les Infos Hebdo - Le Site Officiel de la CGT de la Société Générale

Le scroll hebdo est disponible ici : L’info Hebdo CGT SG 10 septembre 2021


AGORA : A VOUS LA PAROLE
Après sept réunions de négociation sur les conditions d’intégration des salariés du Crédit du Nord au sein de la SG, la direction a envoyé le 3ème projet d’accord - dit définitif. Celui-ci risque bien d’être le dernier, même si le directeur des relations sociales a pris une ultime précaution en laissant sa porte ouverte. Une réunion de signature est proposée aux syndicats représentatifs le 20 septembre. La CGT a proposé d’étendre la consultation des salariés concernés par le biais d’un référendum organisé par toutes les parties prenantes (direction et syndicats) pour valider les dispositifs proposés. Et les sujets qui seraient ainsi soumis à consultation ne sont pas minces : il y a la participation-intéressement, la rémunération variable et probablement le 13ème mois de tous les salariés (SG et CDN). Cette proposition a rapidement été balayée par la direction. Difficile de concilier ce refus avec l’optimisme de Nicolas Isidore (le directeur des relations sociales du CDN), euphorisé par les « retours des équipes qui sont épatées par ces  engagements très forts ». Comme il est préférable de donner soi-même son avis plutôt que de laisser la direction le faire à votre place, nous vous proposons de participer à notre consultation sur la signature de l’accord portant sur les dispositifs d’intégration proposés. Elle restera ouverte sur notre site jusqu’au 19 septembre au soir. Avec les informations que nous vous avons données tout au long des discussions et votre connaissance directe du terrain et de vos besoins, vous êtes naturellement les mieux placés pour juger le projet final de la direction. Beaucoup mieux que Nicolas Isidore en tous cas. Il nous semble bien logique de laisser le dernier mot aux principaux concernés et impactés par le projet d’accord : les salariés eux-mêmes.

L’ETE INDIEN D’ITHAQUE
Un an après sa présentation aux syndicats, le projet Ithaque (724 suppressions de postes dans 7 BU/SU des services centraux à Paris et Nantes) touche à sa fin. Il y aura eu près de 300 départs volontaires, 150 reclassements et une cinquantaine de départs en retraite anticipée (appelée pudiquement « transition d’activité »). Seule la suppression d’une poignée de 33 postes (concernant 132 salariés) prévue par la direction n’a pu être menée à bien, faute de possibilités de reclassements internes ou de volontaires supplémentaires au départ sur les postes concernés. Chaque situation individuelle va maintenant être regardée à la loupe dans les différentes BU/SU concernées (cf détail sur notre site). A la loupe, ok, mais sans pression. C’est en tous cas l’équilibre de l’accord que nous avons signé avec la direction. Et nous saurons le lui rappeler en cas de difficultés.

LE JOUR J
Ce sera le 4 octobre. C’est la date retenue par la direction pour plonger dans le grand bain. Une « commission de déploiement » a eu lieu ce matin et le compte rendu est disponible sur notre site.  Elle a été l’occasion de traiter vos demandes remontées cette semaine (temps partiel, titres restaurant, choix du nombre de jours, etc). L’apprentissage de cette nouvelle organisation du travail se fera au fil de l’eau. Au passage, la prime forfaitaire de 150 euros va enfin être versée aux collègues de BDDF (paye de fin septembre). Et une clause de revoyure sur la prise en charge des frais de télétravail par la direction est prévue en 2022, à la lumière des économies (notamment immobilières, mais pas que) générées d’ici là côté direction.


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TELETRAVAIL
Alors que le 30 août, la ministre du travail a sifflé précipitamment la fin du télétravail (travail à distance en période covid), à la Société Générale, les syndicats vont être reçus le 10 septembre pour examiner les modalités retenues par les différentes BU/SU dans le cadre de l’accord négocié et signé par tous les syndicats le 7 janvier 2021.  «Cet accord est une bonne base» nous avait dit Caroline Guillaumin lors de la réunion de signature de l’accord qui fait suite à 7 années de télétravail pour quelques milliers de salariés des centraux. Le «nouveau» télétravail ne s’inscrit plus dans un mode artisanal mais va s’industrialiser, avec les espoirs et les risques liés à tout changement radical d’organisation du travail. C’est bien pour cela que la CGT avait exigé et obtenu que les BU/SU viennent plancher devant les signataires de l’accord afin de vérifier que les règles négociées étaient bien appliquées et respectées avant le déploiement. Nous avons déjà observé des dérapages ici ou là et la réunion du 10 septembre sera l’occasion de corriger tout ça. Donc, si d’ici là, vous avez des interrogations sur les modalités de déploiement du nouveau régime de télétravail, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Au-delà de la réunion de septembre, nous avons fait inscrire une clause de revoyure dans l’accord pour  re-discuter de la prise en charge des frais permettant de télétravailler dans de bonnes conditions.

LES RAPETOU
Alors qu’est paru cet été un rapport détaillé du Conseil Consultatif du Secteur Financier (CCSF) sur les nouveaux plans d’épargne retraite (PER) et les enjeux de leurs tarifications, nous avons pu passer cette semaine aux travaux pratiques à la SG à l’occasion d’un conseil de surveillance de l’épargne retraite Valmy. Pour ceux qui auraient suivi les épisodes précédents, la loi PACTE instaure de nouveaux PER individuels et collectifs. A la SG, cela signifie que les contrats qui ont remplacé l’IP Valmy en 2017 vont disparaître à la fin de cette année pour être transformés en PEROB. Peu de changements en pratique pour vous, si ce n’est un toilettage des fonds proposés en « gestion libre » et surtout une grande campagne de promotion de cet instrument d’épargne prévue à la fin de l’année. Ce que nous attendons également, c’est un toilettage de la structure de frais qui pèse sur vos avoirs car leur accumulation rend le coût total du dispositif obscur, sans compter que cela doit peser sur le rendement de votre épargne retraite. Ce constat n’a rien d’exceptionnel puisque le CCSF fait le même pour l’industrie dans son ensemble. Cependant il note aussi l’émergence d’offres plus claires et moins onéreuses et nous avons donc demandé à Sogecap d’être à la pointe en la matière pour les salariés de la SG. Le représentant de la direction a d’ailleurs remarqué qu’il pouvait en effet être temps de revoir les termes du contrat signé en 2017. Il reste maintenant à passer aux actes : l’innovation n’est-elle pas au coeur de la raison d’être du Groupe ?

GANESH – SAISON 2, Ep. 1
Un an après l’annonce du projet SG-CDN, la direction a reçu le 3 septembre les syndicats pour définir le cadre de la gestion de l’emploi lors de ce projet … et au-delà, puisque la discussion qui a eu lieu semble impacter l’ensemble de SGPM. Ce fut l’occasion pour la CGT d’exiger quelques engagements supplémentaires (au-delà de l’absence de licenciement contraint et de la priorité au reclassement interne). Face à l’hémorragie actuelle, il faut notamment acter le maintien des effectifs permettant de faire face à la charge de travail dans des conditions convenables et les compétences indispensables pour répondre aux attentes de la clientèle. C’est aussi l’enjeu principal pour la pérennité de nos emplois.


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LE CASSE TETE DELTA
Le 23 août, la direction avait convié les syndicats pour discuter des changements internes générés par le pass sanitaire, la vaccination obligatoire et la modification de la définition des cas contacts (vaccinés ou pas). Vous pouvez retrouver le compte rendu détaillant cette réunion sur notre site. Nous avons alerté la direction sur la nécessité d’être plus vigilant et restrictif que ne l’impose le gouvernement sur les possibilités de retours sur site. Certes, le vaccin protège mais le variant delta a réduit les espoirs d’avant l’été, les gestes barrières ne suffisent pas toujours… la situation lasse et la colère monte. Ce n’est donc pas le moment de relâcher la garde en faisant revenir sur site d’éventuels cas positifs (sans les tests négatifs nécessaires jusqu’à présent). Sauf à s’en mordre les doigts dans quelques jours une 5ème fois.

GANESH – SAISON 2
Il y a presque un an déjà que Fréderic Oudéa et Sébastien Proto lançaient le projet d’absorption du Crédit du Nord, après une fuite inopinée (mais trop habituelle) dans la presse. Au bout d’un an, une expertise menée par un cabinet indépendant (Secafi) a confirmé les craintes de l’ensemble des syndicats : ce projet défensif vise surtout à faire rapidement des économies. S’il faut partager les frais (informatiques ou autres), les syndicats ont privilégié un scenario alternatif autour du maintien des enseignes auxquelles sont attachés clients et salariés. A y regarder de loin, on pourrait penser que le rythme n’est pas précipité. Les groupes de travail (de la direction) n’ont pas dévoilé les fruits de leurs réflexions, les diverses négociations sont en cours et les premiers projets opérationnels ne devraient pas tomber avant la conclusion de ces négociations. A y regarder de plus près, la direction tient fermement son cap, sans précipitation et tout cela mobilise beaucoup d’énergie. Les négociations progressent un peu. Mais les compensations proposées aux collègues du CDN restent bien éloignées des situations salariales qu’ils connaissent actuellement. D’un côté, la SG peut espérer 400 millions d’économies à l’horizon 2024 (rien qu’avec la tendance actuelle de départs naturels non remplacés) qui pèseront alors sur le périmètre « BDDF et CDN ». De l’autre, elle propose dans le cadre de la négociation une enveloppe sur 3 ans de 40 millions pour compenser les pertes des salariés CDN. Cette proposition ne couvre même pas une année de participation / intéressement au CDN ! Concernant l’emploi, l’expertise de Secafi met en avant le risque de voir disparaître 5.000 postes de travail d’ici 2024. Bien sûr, il est difficile de comparer avec ce que pourrait donner le maintien des réseaux dans un contexte de bouleversement du monde bancaire. Une seconde négociation sur le sujet aura lieu le 3 septembre. Enfin, cerise sur le gâteau, alors que cette transformation majeure va nécessiter d’avoir des représentants sur lesquels on doit pouvoir compter, Secafi met aussi en avant qu’une large partie d’entre eux (SG et CDN) vont «naturellement» disparaître avec la fusion ... Et les reclassements seront parfois difficiles. C’est sans compter sur la volonté de la direction de régionaliser les activités. La mise en place des ordonnances Macron avaient diminué le nombre de représentants à la SG. La fusion des DEC et la fermeture de CDS ont significativement accentué cette diminution. Il va donc falloir être extrêmement vigilants pour qu’à la négociation qui s’ouvre sur le sujet, un nouveau coup de rabot ne vienne diminuer trop fortement la task force de proximité dont les salariés ont tant besoin en période de crises ou de transformations.

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 Info CGT 25 aout 2021

 

CEINTURE ET BRETELLE
Une nouvelle fois, pour se préserver de sanctions de l’AMF, la SG a sorti les contre-feux.  Les salariés concernés (version très élargie, XXL voire, XXXXL) sont appelés à demander l’autorisation préalable à leur manager avant de passer des opérations personnelles … y compris pour le fond E. On voit, d’une part, les dérives que cela peut donner pour couvrir les risques de la banque. Mais les réactions ont été aussi très vives sur les risques d’ingérence que ce type de demandes, non proportionnées à l’objectif recherché fait courir aux collègues concernés. Il faut corriger le tir, en précisant et clarifiant le dispositif, pour ramener la population concernée à une juste proportion et ajuster le tout à l’objectif recherché : l’absence de conflit d’intérêt.

SG – CDN : LA GUERRE DES BLOCS
Il faut rester assidus pour tenter de suivre la série de négociations dans le cadre du projet d’absorption du CDN par la SG. Après l’accord de méthode pour définir comment négocier (6 réunions), 4 autres réunions ont déjà eu lieu sur l’harmonisation des statuts (« bloc 1 »). Après avoir amusé la galerie avec la QVT, les RPS, la mutuelle, la prévoyance ou encore la retraite, la direction a fini son tour de piste sur l’harmonisation des statuts par le « maintien de la rémunération globale » le 1er juillet. Cf les comptes rendus détaillés sur notre site pour ceux qui veulent. En parallèle, pour ne pas perdre de temps, malgré le nombre de réunions, la négociation sur l’emploi et l’accompagnement social a débuté le 28 juin (« bloc 2 »). Ce que nous retenons pour l’instant, ce sont les difficultés qui s’amoncellent, tant sur l’emploi que sur la rémunération (ou le statut) dans le cadre de ce projet. D’autant plus qu’il y a une vraie asymétrie de l’information (les syndicats ne connaissent pas la cible sur laquelle les groupes de travail de la direction doivent officiellement travailler). C’est pratique pour la direction pour avancer sur les sujets qui l’intéressent, mais cela fait monter la défiance et le mécontentement des troupes qu’on envoie la fleur au fusil. La direction commettrait une grave erreur (et ceux qui la suivraient) en pensant que tout ceci peut se régler en pleine période estivale … pendant que les salariés sont en vacances. Les salariés ne le pardonneraient pas.  Et ils auraient bien raison !

BUT ! ... CONTRE SON CAMPS
C’était pourtant bien parti. L’intersyndicale avait pris ses responsabilités et émis une vive protestation dès l’ouverture de la négociation sur le renouvellement de la P+i (Participation, intéressement et Plan d’épargne entreprise). Malheureusement, avec les nouveaux accords signés pour 3 ans par la CFDT, CFTC et le SNB, il semblerait que la faiblesse de notre P+i perdure, même si, en théorie, le montant devrait augmenter. Pourtant, il existe un tel décalage (avec la concurrence, les promesses répétées de la DG et la rémunération des actionnaires) qu’une marge de manœuvre existait. Près d’un milliard va être distribué aux actionnaires (en dividendes et en rachat d’actions !) ... alors que nous devrions nous contenter d’environ une centaine de millions de P+i distribuée à la SG. Sans compter que les collègues du CDN ont 2 ou 3 fois plus. Bref, les signataires des accords semblent avoir marqué contre leur camp, juste avant la fin du match.  Et pourtant, il y a longtemps que la coupe est pleine.

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LE PARTAGE
Entre les dividendes et les rachats d’actions prévus cet automne, ce sont 950 millions d’euros que la direction prévoit de distribuer aux actionnaires cette année, écartant sa formule de distribution habituelle pour les préserver de l’impact des difficultés de 2020. Rien de tel pour les salariés qui, après avoir subi un coup de rabot en mars, doivent maintenant faire avec une participation et un intéressement (P+i) au rabais. C’est pourquoi l’ensemble des syndicats représentatifs de la SG ont pris unanimement position dans le cadre de la négociation sur le renouvellement de l’accord P+i et le plan d’épargne entreprise SG. Cela aura incité la direction à améliorer un tout petit peu sa proposition initiale, mais nous sommes encore très loin du compte. Non seulement vis-à-vis des standards du secteur bancaire, mais aussi vis-à-vis des engagements de la DG, qui nous assure depuis des années vouloir compenser la baisse  des enveloppes de rémunération par le versement d’une rémunération variable collective « musclée ». Sans entrer dans l’aspect technique de la formule de calcul, on reste très dessous des attentes : la proposition de la direction n’ajouterait que 10 millions d’euros là où il en manque au moins 100 pour ne plus être ridicules par rapport à nos collègues des autres enseignes. Et cela avant l’arrivée des 8000 salariés du CDN. Il reste à la DG jusqu’au 30 juin pour entendre la demande unanime des syndicats. Faute de quoi, elle porterait la responsabilité d’être le seul groupe du CAC40 qui n’aurait plus d’accord sur le sujet. Pas très vendeur comme bilan, surtout en pleine fusion des enseignes. D’autant qu’il reste encore à aborder la question de l’abondement lors de la négociation du 21 juin.

L’INVENTAIRE
Après la négociation sur la méthode de négociation (6 réunions quand même !), la direction déroule actuellement la négociation sur l’harmonisation du statut de tous les salariés qui pourrait résulter du rapprochement des enseignes SG et du groupe Crédit du Nord. A nouveau, deux réunions ont permis pour l’instant de lister les différences écarts entre les groupes sur le temps de travail et sur la parentalité La prochaine réunion, le 24 juin, devrait aborder la retraite, la santé, la prévoyance, la QVT. Force est de constater à ce moment de l’histoire que sur les aspects opérationnels, le silence de la direction reste assourdissant. Rien ne filtre des groupes de travail qui, officiellement planchent sur les sujets. Cela tranche avec sa propension habituelle à présenter sous ses meilleurs auspices la moindre petite souris qui sort du chapeau. Comme nous l’avons déjà écrit, plusieurs sujets qui concernent les salariés SG et CDN sont sur la table. Par exemple, l’inversion du calendrier des congés annuels (la SG propose d’anticiper le droit à congé annuel, tout en garantissant le maintien des droits actuels) ou encore le paiement de la rémunération annuelle RAGB sur 12 mensualités (au lieu des 13 à la SG). Fidèles à nos convictions, nous soumettons ce dernier point – qui concerne directement votre budget - à votre avis (et/ou retours d’expérience pour les collègues CDN). Dans la période qui s’ouvre, chacun d’entre nous aura une bonne partie de la tête dans les congés mérités et tant attendus. Pour autant, nous ne saurions trop vous conseiller de continuer à suivre de près les différents sujets. Et en attendant, vous pouvez donner votre avis sur l’éventuelle modification du versement de notre rémunération annuelle : 12 mois ? 13 mois ? autre ? N’hésitez pas, c’est le moment.

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EPISTOLAIRE
Dans le cadre du projet SG CDN, les relations épistolaires continuent. En tout cas, côté direction. Car la CGT est toujours blacklistée des échanges mails directs avec les salariés du CDN. De son côté, S. Proto a donc répondu (par lettre) à l'ensemble des élus. L’unanimité a voté contre le projet et lui avait surtout demandé de travailler un «scenario alternatif à la fusion» basé sur la coopération plutôt que l’absorption (un système informatique au service des différentes enseignes). Sa réponse de 4 pages (cf site CGTSG) balaye ce scenario alternatif qui, d'après lui, a bien été examiné et conclut par la nécessité d’une fusion par absorption. Le «projet alternatif» aurait aussi eu des impacts sociaux plus importants sans cette fusion. Certaines enseignes, faute de taille critique, n'auraient pas pu faire face aux investissements nécessaires (au-delà de l'informatique, comme la réglementation, la digitalisation ou l'expertise). Enfin, le courrier fait surtout la part belle à l'opportunité que représenterait ce projet. Le plaidoyer repose principalement sur l'ambition clientèle PRO, premium et patrimoniale, voire assurancielle. En attendant, aucune transparence sur l'évolution des groupes de travail de la direction. Bref, il faut des garanties, bien sûr. Mais au-delà de ces exigences sociales (emploi, mobilité, statut, etc), il faut aussi des actes concrets qui, sans attendre, démontrent aux équipes qu’elles auront bien les moyens d’une ambition tournée vers le développement et pas seulement vers la réduction de coûts de la stratégie du déclin. Or, pour l'instant,  la situation actuelle dans les deux enseignes et les enseignements des réorganisations précédentes ne prêtent pas à rendre audible l'ambition "d'offrir le meilleur des 2 enseignes aux 10 millions de clients" dans le cadre d’ "une dynamique de conquête". Une série de réunions devrait avoir lieu. Elles seront autant d’occasions de mettre carte sur table.

BALLON D’ESSAI
En attendant d’avoir des explications claires et précises sur les nouvelles ambitions de délocalisation de GTPS, la CGT a retoqué les consultations des CSE des centraux et de Lille Rihour. D’autant que la direction de GTPS déclarait en juillet 2020, qu’ «à ce stade, il n’y a pas d’offshorisations supplémentaires prévues». Bien sûr, depuis la situation a changé. Le travail à distance est bien rôdé (et la distance peut être très longue). Mais c’est surtout, comme l’a rappelé la direction de GTPS, «l’importance de plus en plus grande que prend la nécessité de maîtriser les coûts » qui impose à GTPS d’«être solidaire des efforts du Groupe». Alors que la BU est rentable et contribue favorablement aux résultats SG, elle ambitionne de délocaliser plusieurs centaines de postes ! Ca mérite bien quelques sérieuses explications ! Et pas une simple formalité devant les CSE (sans impact sur le projet). D’autant que le bilan des réorgs précédentes n’a même pas été attendu et que tout ceci se fait sans plan social. Ce qui ne veut pas dire sans heurts ! Laisser passer ce type de projet en douce serait donner une carte blanche à la direction pour traiter des BU - SU dont les résultats sont loin d’être aussi bons.

LES MOTS BLEUS
Rien à voir avec la célèbre chanson, ni avec la crise sanitaire actuelle. Il s’agit d’une formation interne dont l’ambition est de «redonner l’espoir» ou de «relancer une dynamique positive après un plan de départs volontaires» (sic). Mystique ou comique, l’initiative interne – à retrouver sur notre site - donne quelques conseils aux managers désarçonnés par la démobilisation et la désertion des troupes après une réorg saignante. En attendant, pour soigner les états d’âmes, il reste la chanson de Christophe. C’est bon ? Vous l’avez bien en tête ?

…. Sinon, à part ça, et la crise sanitaire, tout va bien. Portez vous bien.

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GARANTIES SUR ORION
La partie de poker menteur de la direction au sujet de la cession de Lyxor a eu un effet collatéral : les salariés concernés peinent à prendre pour argent comptant les déclarations leur annonçant un avenir radieux chez Amundi (dans ce projet baptisé Orion). La P+i y est certes alléchante (2 mois de RAGB) mais beaucoup se demandent s’il n’y a pas un loup caché quelque part. C’est pourquoi l’ouverture - réclamée depuis longtemps par la CGT - de discussions sur cette cession est une bonne nouvelle. Aucun sujet n’est tabou, même si certains posent d’évidentes difficultés. C’est le cas par exemple d’un éventuel droit au retour des salariés transférés. Pour la direction, il ne serait possible qu’avec l’accord d’Amundi et à condition que des postes adéquats soient encore disponibles à la SG. En cette période de pénurie et reclassements à faire en provenance d’autres entités victimes de coupes, ce ne sera pas simple. Il en est de même pour les mobilités, gelées «de» et «vers» les équipes concernées par la vente à Amundi. Un certain pragmatisme pourrait cependant prévaloir dans certains cas. Autre sujet d’inquiétude, comment va être déterminée l’enveloppe des variables pour l’année 2021 ? Payée par la SG, sera-t-elle réduite à la portion congrue ? La DRH de GBIS s’est voulue rassurante : «Elle sera en ligne avec les résultats de l’activité». Encore faudra-t-il s’assurer que les objectifs auront été revus pour prendre en compte cette situation nouvelle. Il ne faudrait pas que l’effondrement des variables vienne «compenser» le droit à une P+i enfin digne de ce nom ! En attendant, il reste une foule de sujets opérationnels à régler. Nous verrons si les groupes de travail annoncés permettront d’y voir rapidement plus clair.

EXIGENCES SUR GANESH
Après la consultation des IRP sur la fusion-absorption du Crédit du Nord et la fin proche de la négociation d’un accord de méthode (pour aborder les conséquences de ce projet), les choses vont entrer dans le dur. La proposition intersyndicale de travailler à une alternative moins risquée et moins coûteuse socialement n’a pas encore reçu de réponse de la part de la DG. En tout cas, c’est ce qu’a rappelé la CGT lors de la réunion du 19 avril. Nous avons aussi protesté contre les méthodes de la direction (qui a coupé les accès des salariés Crédit du Nord aux informations par mail de la CGT SG) et exigé à nouveau une réunion pour traiter notamment du sous-effectif actuel de BDDF. Une rencontre devrait avoir lieu le 26 mai.

SURCHAUFFE CHEZ GTPS
C’est, encore une fois, en pleine crise sanitaire (et de congés) que les salariés de GTPS auront appris la mauvaise nouvelle : la délocalisation d’une bonne partie de leur activité (une cinquantaine de postes). De quoi être en colère, mais aussi inquiets, car le projet remis aux CSE des centraux et Lille Rihour parle de «poursuivre la mise en œuvre de son fonctionnement dual équilibré (sic), visant à maintenir à terme au moins 50% de la charge de traitement de ces fonctions en France ». On est bien loin du ratio d’activités actuellement offshorées par GTPS (8% !) présenté aux syndicats quelques jours avant le dépôt de ce projet (pour les rassurer et peut être les endormir ?). Comme les délocalisations vont concerner plusieurs CSE, nous avons renvoyé l’examen du projet au niveau du CSEC (comité central). Ce sera l’occasion de faire préciser les engagements sociaux pris auprès des syndicats, alors même que le dossier était présenté devant les IRP à Paris et Lille. Mais aussi d’examiner les enjeux de satisfaction clientèle qui ne sont pas à la marge, avec des exigences extrêmement fortes !

…. Sinon, à part ça, et la crise sanitaire, tout va bien. Portez vous bien.


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CESSIONS : FIN DE PARTIE
Le poker menteur de la DG a pris fin ce mercredi : la SG est entrée en négociations exclusives avec Amundi afin de lui vendre Lyxor pour un montant de 825 millions d’euros. Il ne restera pas longtemps dans les caisses car il servira à financer dividendes et rachats d’actions. D’après la direction, la SG ne serait plus «l’actionnaire idéal pour financer la croissance de Lyxor». Il est vrai que la question se pose en repensant à l’abandon dans lequel a été laissée cette ancienne pépite au cours des dernières années : pas ou peu d’investissements, aucune volonté d’imposer ses produits au sein des différents canaux de distribution du Groupe… Mais il est trop tard pour déplorer le choix de la direction. En revanche, il est encore temps de discuter des garanties pour nos collègues concernés par cette opération. La communication des directions de la SG et d’Amundi a beau répéter qu’il n’y aura pas de départs contraints, il n’en reste pas moins que l’acquéreur se vante en même temps de réaliser rapidement 30 millions d’euros d’économies en frais de personnel. Combien est-ce que cela représente de postes supprimés à l’arrivée ? Lesquels ? Quels seront les choix pour les salariés visés par ces suppressions ? Leur sera-t-il possible de revenir à la SG, alors que le gel des mobilités annoncé bloque nos collègues sur des postes peut-être condamnés ? Autant de questions sans réponses, qu’il n’a d’ailleurs pas été possible de poser à Valérie Baudson, future DG d’Amundi lors de la conférence visio organisée jeudi. Aujourd’hui comme depuis déjà plusieurs semaines, la CGT demande que des discussions sérieuses s’engagent.  

FUSION : LA GRANDE MUETTE
Il aura encore fallu 3 heures pour «négocier un accord de méthode de négociations» dans le cadre du projet de fusion SG-CDN. C’est au cours de cette 3ème réunion que l’annonce a été faite du passage de 13 à 12 mensualités pour l’ensemble des salariés SG. La fin du 13ème mois (qui serait donc payé en avance chaque mois) a généré pas mal de tumultes chez nos concurrents qui l’ont déjà adopté et serait, d’après la direction, la solution pour éviter une perte de rémunération mensuelle pour les salariés du CDN, actuellement déjà payés sur 12 mensualités. Au-delà de cet effet collatéral, l’ensemble du projet d’absorption du CDN (du choix stratégique aux conséquences prévisibles en termes d’emplois) va maintenant être examiné et soumis au vote du CSEC (comité central) via l’expertise remise par SECAFI. Les 3 tomes de l’expertise de 1600 pages ont toutes été estampillées «confidentiel défense» par la direction … une stratégie contestable lorsqu’on affiche l’ambition, malgré la complexité du projet,  de fonder une culture commune. Pour l’instant, elle est plus proche de la grande muette.

FINANCE RESPONSABLE
L’Assemblée Générale des actionnaires de la SG approche et, comme tous les ans, vous pouvez déléguer vos droits de vote à Emeric Uhring (N° et libellé de rue : 17, cours Valmy, localité : Paris la Défense) qui représentera la CGT. C’est l’occasion notamment de dire non aux dividendes injustifiés mais aussi plus généralement aux choix de gouvernance défaillants de notre entreprise.  

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A TROP TIRER SUR LA CORDE…
A la SG, on se demande souvent s’il y a un pilote dans l’avion. Mais de plus en plus, c’est l’équipage qui fait défaut. Les PSE à répétition ont accoutumé les services centraux à fonctionner en sous-effectifs chroniques, au risque de l’épuisement des salariés. Même chose dans le réseau, désorganisé par des réorganisations empilées sans tenir compte des remontées du terrain. S’ajoute une politique salariale démotivante et c’est sans surprise qu'une vague de démissions enfle au point de devenir un véritable tsunami. Non seulement il s’agit d’une perte de collègues souvent expérimentés, mais le turnover devient tellement important que la transmission des savoirs est de plus en plus difficile à assurer. Et cela d’autant plus que les sous-effectifs criants obligent nombre d’entre vous à endosser plusieurs rôles au cours d’une même journée de travail. Les agences étaient au bord de l’implosion avant même les dernières annonces liées à la Covid. Et voilà que vient s’ajouter le projet de fusion avec le Crédit du Nord, avec un premier impact très concret : le gel presque total des embauches chez BDDF. Dans ce contexte de sous-effectifs, de démissions massives et de crise sanitaire, c’est la recette assurée pour tendre un peu plus (...beaucoup trop ?) la banque de détail. Les salariés épuisés ne vont plus réussir à tenir les lignes. Le manque de reconnaissance dévastateur de la part de la direction ne va pas les inciter à sacrifier leur famille ou leur santé pour financer dividendes et autres rachats d’actions. La DG semble croire que la remontée du cours de l’action suffit à booster le moral et que quelques CDD seniors ici et là permettent de boucher les trous les plus béants. Lourde erreur sur laquelle la CGT a interpellé à nouveau la direction de BDDF et la DRH Groupe afin de mettre en place une concertation rapide qui permettrait de redresser la barre, et éviter bien des risques opérationnels. L’urgence est grande !

FINANCE FICTION
D’après la direction, des concurrents malveillants et des journalistes désœuvrés alimentent les «rumeurs» sur la vente imminente de Lyxor. Mais plus le temps passe et plus le scénario devient crédible, précis et détaillé. Sauf malheureusement en ce qui concerne le dialogue social. Si la CGT déplore qu’une fois de plus la stratégie consiste à se séparer d’une activité plutôt que d’investir pour la faire prospérer, elle insiste aussi depuis de longs mois pour que des discussions s’ouvrent afin d’éviter qu’une telle cession se fasse aux dépens des salariés concernés, notamment via un repreneur américain. Le temps presse pour l’ouverture du dialogue sur le sujet.  

AU BOULOT !
Grâce à vous, un membre de la CGT va bientôt siéger au sein du conseil d’administration. Tout en haut de la pile de devoirs qui l’attend se trouve le renouvellement de l’accord sur la participation et l’intéressement (P+i), très maigres cette année et pas aidés par un mode de calcul très défavorable, qu’il soit comparé à celui des autres sociétés du secteur financier ou à celui du variable des directeurs généraux. Pourquoi ont-ils droit au RBE comme indicateur financier alors que nous devons faire avec un REX très pénalisant ? Pourquoi 40% de leur variable est-il basé sur des indicateurs qualitatifs flous toujours atteints à près de 90% quand la P+i ne comporte qu’une minuscule partie RSE ? Il est grand temps que F. Oudéa tienne sa promesse et fasse de la P+i un véritable outil de rémunération et d’engagement.

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LE MILLIARD !
Frédéric Oudéa a le sourire. Il est en effet heureux de pouvoir annoncer aux actionnaires le retour du dividende. Certes la BCE le contraint à limiter ce dernier à 0,55 euros par action mais il compte bien y ajouter un programme de rachat d’actions au moins équivalent à l’automne. Le tout pour près d’un milliard d’euros. Et pourtant les résultats sont négatifs ! Et c’est pour cela que notre directeur général nous promet la poursuite de la stratégie de réduction des coûts tous azimuts. Nous vous avons parlé récemment de l’accélération des délocalisations, qui sacrifient la qualité de service et les conditions de travail à quelques économies de façade. S’approchent également à grands pas les coupes sévères liées au rapprochement SG-CdN. Entre-temps, vous aurez le plaisir de découvrir bientôt la division par deux de l’enveloppe consacrée aux augmentations individuelles et de nouvelles coupes dans les enveloppes de variables (de -10% à -30% selon les services). Et comme il n’y a pas de petites économies, le choix de procéder à des rachats d’actions plutôt que de verser un dividende à l’automne permettrait à la direction de ne pas verser près de 15 millions d’euros de P+i supplémentaires. Ce sera un point à garder en mémoire lors de la négociation qui doit s’ouvrir bientôt sur le sujet …

CONTRASTÉ
En attendant, Frédéric Oudéa est heureux. Pourtant la stratégie des coupes répétées, dans les effectifs et les activités, suivie depuis des années ne produit pas les effets attendus. Alors que nos concurrents qui ont maintenu un mix d’activités diversifié engrangent de beaux bénéfices, la SG court après les profits. Mais la direction continue de distribuer des milliards de dividendes comme si de rien n’était. Il faut dire qu’à défaut de réaliser des bénéfices grâce au développement des activités, elle use et abuse de deux sources de numéraire : les plans d’économie au détriment des salariés et la vente à la découpe du Groupe. Les 600 millions attendus cette année grâce à Lyxor ne seront pas réinvestis, ils serviront à financer les largesses aux actionnaires. Dans ces conditions, il est plus que jamais urgent d’avoir des représentants CGT combatifs au Conseil d’Administration. Rendez-vous du 19 au 26 mars pour glisser vos bulletins dans les urnes !

NOUVELLES DU FRONT
Au moment même où les résultats étaient présentés, se déroulait la séance du CSE des Centraux qui examinait le plan de 724 suppressions de postes dans 7 BU et SU. Après la négociation qui aurait permis de traiter l’accompagnement social de cette nouvelle saignée des effectifs dans les centraux, le cabinet Sécafi venait présenter l’expertise menée sur ces réorganisations, leurs logiques et leurs conséquences en termes de charge de travail. « Ce n’est franchement pas sérieux ! » aura déclaré la CGT après 10 heures de réunion quasiment non stop. Et ce premier jour aura permis de ne «traiter» superficiellement que 2 entités (MARK et GBSU) ! Il en restait 5 autres à examiner lorsque les élus se sont connectés le lendemain … Qui peut croire que tout ceci est sérieux et au niveau exigé par une telle  situation ? En tout cas pas la CGT, qui a déposé le jour-même, une requête au juge pour qu’il dénonce l’accord sur la mise en place du CSE des services centraux parisiens signé par tous les autres syndicats et qui permet ce genre de simulacre. Avec un CSE pour 20.000 salariés, une vingtaine de BU SU… et seulement une poignée d’élus, comment travailler sérieusement sur les conséquences pour chacune des activités concernées ? Comment éviter une surcharge de travail pour ceux qui restent ? Bref, autant de questions qui sont restées confinées.

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SG - CdN : LES NOUVELLES DU FRONT
Après les premières rencontres avec les syndicats, le dépôt du dossier de fusion SG-CDN devant les instances, les nominations croisées entre les deux groupes, vient le temps de l’expertise de Sécafi (dont les résultats seront présentés fin mars). Pendant ce temps, Sébastien Proto continue la tournée des popotes pour convaincre sur son projet. La direction a aussi pris contact avec les fédérations syndicales pour proposer de définir le cadre d’une future négociation d’un socle social (statuts différents, les conséquences sur l’emploi, etc). Le dossier est donc bien avancé. Mais les principaux éléments vont maintenant dépendre de notre capacité à s’opposer et peser sur les choix à venir et les arbitrages qui seront faits. A noter, que si le SNB et la CFDT sont représentatifs dans les 2 groupes, la CGT sera représentée autour de la table puisqu’elle pèse 18% des voix sur l’ensemble du périmètre (dont 22,21% à la SG). Nous avons d’ailleurs proposé, dès l’annonce de l’étude aux autres syndicats, d’adopter une plateforme de travail commune pour faire face aux multiples enjeux générés par ce projet. L’union fait la force. Mais cette proposition n’a pas été retenue par tous les autres syndicats pour l’instant. Nous allons donc continuer à y travailler, tout en donnant la transparence, sur les différents sujets qui les concernent, directement à l’ensemble des salariés impactés … quelle que soit la couleur du maillot.

DOCTOLIB SYNDICAL : BookMe!
Alors qu’il y a un an, la crise sanitaire nous plongeait dans un confinement plus ou moins étanche, nous avions mis sur pied un nouvel outil à la disposition des salariés pour maintenir un lien avec leurs représentants et obtenir les informations indispensables en temps réel malgré l’éloignement et la «distanciation sociale». Notre application CGT SG est maintenant un outil bien utile aux collègues qui l’ont déjà téléchargée. A nouveau, dans le contexte actuel, la CGT SG propose une innovation supplémentaire pour aider les collègues concernés par l’ouverture du plan dans les centraux de Nantes à Paris : BookMe! un «doctolib» syndical. Vous avez besoin d’un RDV (ou une réponse, un conseil, etc... sur votre situation personnelle) ? sur tel ou tel aspect du plan ? ou sur les réorganisations ? Vous pouvez maintenant prendre RDV sur les plateformes mises à votre disposition sur notre site internet et/ou sur les réseaux internes (confidentialité garantie). Parallèlement, Skype est aussi mis à contribution. Nous y organisons des points d’information thématiques et réguliers dont le calendrier est disponible ici.

URGENCES
Il y a encore quelques années, la CGT SG assumait la présidence d’une commission logement interne à la SG. La direction, malgré notre très forte opposition et dans un silence assourdissant (voire ouvertement complice), a «externalisé» la gestion du «logement social» en supprimant la gestion paritaire interne. Nous sommes souvent revenus dans nos infos sur ce sujet et nous venons de publier sur notre site un état de la situation. Alors que la crise sanitaire s’est déjà transformée en crise sociale pour pas mal de salariés en France, les associations font un constat alarmant des conséquences des décisions et réformes gouvernementales sur le sujet depuis plus de 10 ans. Au bout de la chaîne, le nombre de SDF a tout simplement doublé entre deux enquêtes de l’INSEE. Le fléau ne frappe pas seulement à l’extérieur de la SG. C’est pourquoi, si vous (ou un collègue) avez une difficulté de logement, ne restez pas seul. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. En attendant, vous pouvez lire le point d’actualité mis sur notre site.

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LE BRUIT ET LES RUMEURS
En attendant « LA » décision ou « LES » annonces, la situation est pesante. Le manque de visibilité sur la stratégie du gouvernement cache mal ses propres déboires sur les insuffisances de vaccins. A la SG, le buzz, qui commence à prendre le dessus sur les aspects sanitaires, vient des informations contradictoires qui bruissent sur la distribution du variable 2021. Certains diront que «c’est déjà bien de parler de distribution en pleine crise», mais cela ne suffira pas à calmer les esprits si les rumeurs s’avèrent exactes. On parle ici ou là d’une baisse de 25% pour les variables au-dessus de 3000 euros et de 10 à 12% en dessous de 3KE. A BDDF, on parle d’une grille d’attribution, -25% pour les collègues au niveau des attentes, une baisse de -10% pour les rares au-dessus des attentes en 2020, quant à ceux qui sont au-dessous des attentes, la baisse pourrait atteindre 40 à 100%. Bref, on parle beaucoup, mais personne ne sait vraiment. La cacophonie, organisée par le manque de clarté et de transparence, résonne d’autant plus que malgré nos demandes répétées (doux euphémisme) depuis 2 décennies, il n’y a aucun critère objectif qui permette de distribuer le variable à la SG, autre que ce que tout le monde appelle « la prime de gueule ». C’est malheureusement une situation inconfortable pour les managers, pris entre le marteau et l’enclume, envoyés au charbon sur les évaluations et les annonces difficiles à venir. C’est une année horribilis qui s’annonce en termes d’attribution de variable. Mais ce serait une véritable provocation, si l’empressement de la DG de verser des dividendes venait troubler un peu plus le climat social, déjà bien attaqué par les projets et les réorganisations.

KEZ- AZQORE ?
Il n’y a pas que les délocalisations au sein du Groupe qui alimentent le mirage de la profitabilité par le low-cost de la direction. Malgré l’échec retentissant de l’expérience APTP – au point que certaines de ses activités sont en phase d’être réintégrées – voici que vient d’être annoncée l’externalisation des back-offices et d’une partie de l’IT de la banque privée vers une filiale d’Indosuez Wealth Management appelée Azqore. Quel impact cela aura-t-il sur les équipes en France et ailleurs en Europe ? des salariés risqueront-ils d’être transférés vers cette entité ?  Pour l’instant, c’est malheureusement très obscur et nous attendons une clarification rapide de la part de la direction sur le sujet.  

VITESSE ET PRECIPITATION
Ce dossier est un nouvel exemple de l’accélération des chantiers lancés par la direction, accélération qui, quelles que soient ses dénégations, la conduit à négliger le dialogue avec vos représentants. Qu’il s’agisse d’Azqore, de Lyxor ou du rapprochement BDDF/CDN, il est très difficile de nouer une discussion franche sur les dossiers structurants en cours et c’est trop souvent par la presse ou à l’occasion de mails de communication interne que nous sommes d’abord informés des évolutions. Quoi qu’en puissent penser les technocrates, ce n’est pas un gage de réussite. C’est pourquoi il sera plus que jamais nécessaire d’avoir une voix forte au sein du Conseil d’Administration et que le 2e tour de cette élection en mars sera primordial pour canaliser les velléités destructrices d’emplois – et peut-être même d’activités – de la direction. A trop se précipiter vers le retour des dividendes, cette dernière risque une nouvelle fois de prendre des décisions dommageables pour l’avenir de la banque et l’emploi de ses salariés.

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LA QUETE DU GRAAL
Autrefois, c’était simple : tous les trois ans, vous votiez pour désigner vos deux représentants au Conseil d’Administration (CA) de la banque selon un principe démocratique pur (1 salarié = 1 voix). Trop simple pour l’énarque de l’Elysée qui, par la grâce de la loi Avenir, a créé en plus un représentant des salariés actionnaires (ARSA, élection de septembre dernier) et a ajouté, pour faire bonne mesure, une élection des représentants des salariés au Conseil de Surveillance du Fonds E. En bon ploutocrate, notre énarque en chef n’a pas oublié de pondérer les votes en fonction du nombre d’actions détenues… c’est ainsi que les candidats de la CGT, arrivés en 2e position en nombre de votants, ont été relégués à la 4e place en nombre d’actions exprimées. Et de ce fait, exclus du second tour au profit du candidat de la Direction version « Canal Inspection » et de celui de l’ASSACT, qui rêve depuis longtemps d’un strapontin au Conseil d’Administration. Ce rêve risque cependant d’être compromis par le ralliement à celui arrivé en tête, du candidat Direction version « Canal RESG » - arrivé en 3e position et dont l’autre casquette est l’accélération des délocalisations (cf compte rendu sur notre site). Mais peut-être que l’ASSACT, dans ce nouveau contexte de mercato, va se rabattre sur la bonne vieille élection des représentants réels des salariés, dont le 2e tour se tiendra en mars ?

LA FINALE
En attendant, nous ne pouvons que nous féliciter de la progression de la participation au 1er tour qui s’est tenu ces derniers jours. Certes 19% ce n’est pas encore assez mais c’est mieux qu’en 2018, alors même que la multiplication des scrutins aurait pu porter à confusion. Un autre motif de satisfaction est évidemment la progression des scores obtenus par les candidats présentés par la CGT : ils sont arrivés en tête avec 36% des voix dans le collège TMB et en seconde position avec 29% des voix dans le collège cadre. De quoi envisager venir troubler l’entre-soi confortable du CA après le mois de mars … pour mieux peser sur les décisions qui affectent votre quotidien (organisation du travail, politique salariale, etc.) !

MERCATO 2021 & VISION 2025
Maintenant que la fusion SG/CDN a été annoncée, il va falloir la mettre en musique. L’avalanche de nominations croisées SG–CDN dans le réseau a été rendue publique cette semaine. Maintenant, c’est le CSEC qui va plancher sur les conséquences de ce projet, notamment sur le modèle opérationnel et sur les CDS. Les projets qui étaient prévus n’étaient pas satisfaisants, qu’il s’agisse des problèmes de taille critique ou des conséquences de la mise en filière. Ils sont gelés et la fusion rebat les cartes. Ce qui pourrait même être positif avec notamment, on peut l’espérer, moins de suppressions de postes et plus de proximité. Mais cela reste à confirmer, tout comme l’éventuel impact sur le dispositif d’accompagnement prévu par l’accord du 30 janvier 2020.

DETOURNER L’ATTENTION
C’est ce que le gouvernement pourrait être tenté de faire pour rendre moins visible sa gestion chaotique de la crise sanitaire depuis un an. Et, l’un des contre-feux pourrait être la relance des hold-up sur les retraites et l’assurance chômage. En attendant que les improvisations gouvernementales se stabilisent, à la SG, les dispositifs de départs seniors prévus par les accords en vigueur devraient être étendus d’un semestre pour permettre aux salariés éligibles de partir plus tôt, s’ils le souhaitent … et de laisser une place aux jeunes. Encore faudrait-il que le CA ne bloque pas leurs embauches !

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OBJECTIFS LUNE
Alors que les patrons des banques (dont F. Oudéa) ont eu leur part belle dans la promo de la légion d’honneur et de l’ordre national du mérite, et malgré les assurances données par la direction lors des réunions au niveau national, c’est bien ce qui est demandé aux salariés de BDDF pour 2021. L’épidémie a beau repartir de plus belle, les mesures restrictives être de plus en plus contraignantes et les effets de la crise économique s’approfondir, les objectifs individuels qui ont commencé à tomber dans les agences et le reste du réseau sont, au vu des retours que nous avons reçus, complètement lunaires et hors-sol. Non seulement, les instructions concernant les PGE étaient en décalage avec les dernières instructions gouvernementales, mais en outre les objectifs commerciaux sont affichés en  progression en dépit du contexte économique et sanitaire difficile. On assiste aussi, sous couvert ou pas d’expérimentation, à la floraison de fichiers de contrôle de l’activité des salariés en test «télétravail». Jamais présentés à vos représentants et certainement pas déclarés auprès de la CNIL, ils n’ont pas d’existence légale et devraient être supprimés. Maintenant que l’accord-cadre sur le télétravail a été signé, nous continuons à veiller à ce que son application sur le terrain soit favorable aux salariés.

TOUJOURS MOINS
Ce n’est pas un scoop : la direction a pour principal objectif de dépenser toujours moins pour les mêmes prestations. Les victimes les plus récentes de cette politique du moins-disant sont les salariés des entreprises prestataires dans nos tours d’ivoire (sièges sociaux) dont des contrats ont été dénoncés et qui risquent de se retrouver au chômage. Il y a quelques années, nous avions défendu le principe que chaque salarié de la «communauté de travail» SG méritait le respect du droit social dès lors qu’il travaillait sous la responsabilité du Groupe (qu’il reçoive une feuille de paye de la SG ou pas). Contrairement aux engagements pris à l’époque par Daniel Bouton, nous voyons ces derniers temps des contrats rompus, dont les salariés concernés sont informés au dernier moment et pour lesquels, les syndicats n’ont pas été prévenus en amont pour éviter ce fiasco social. Autre domaine du toujours moins, les délocalisations. Le plan de départs volontaires qui se met en place dans les services centraux parisiens et nantais est en partie dû à l’extension de la délocalisation à de nouvelles activités (RISQ, CPLE, etc.). En-dehors de l’impact sur l’emploi en France, cela n’est pas non plus sans poser des questions importantes en termes de qualité de service (bien que la direction s’en défende) et surtout de risques opérationnels. C’est pour cela que la CGT avait insisté pour avoir un état des lieux sur le sujet et quelques engagements avant d’envisager de signer l’accord d’accompagnement des RCC. Cela nous a permis d’apprendre que près de 13.000 postes étaient actuellement offshorés entre le Maroc, la Roumanie et l’Inde et de mesurer le désir d’en poursuivre le mouvement. Un salarié indien ne coûterait que le tiers d’un salarié français, un Roumain la moitié … Mais le coût n’est qu’une part de la problématique et ne fait pas une vraie stratégie d’avenir. C’est pour cela qu’il est prévu de poursuivre les échanges (cf compte rendu sur notre site) et de se retrouver avec la direction avant la mi-février sur le sujet. 

AUX URNES !
Le marathon électoral n’est pas terminé : vous avez jusqu’à mercredi 20 Janvier 14h pour élire votre représentant au Conseil d’Administration. L’actualité de la SG suffit à souligner que son rôle sera particulièrement important au cours des prochains mois. Un ou deux élus CGT, c’est l’assurance que vous serez enfin entendus au Conseil d’Administration !


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3 MILLIONS
On ne parle pas ici de la rémunération du Directeur Général mais du nombre de connexions sur notre site www.cgtsocgen.fr. Le franchissement de cette barre symbolique n’est pas anecdotique, nourri par la forte densité de l’actualité de l’entreprise ces derniers mois. Fidèles à notre devoir d’information, nous avons multiplié dernièrement les documents et comptes-rendus sur les réorganisations, les projets d’accords (télétravail, formation, etc.), les protocoles COVID et naturellement les réunions d’instances locales et nationales. Ces derniers mois, notre application Android et Apple a aussi pris son envol et commence à avoir aussi un beau succès. Accessible de partout, elle permet d’être notifié dès lors qu’un document important paraît, que l’on soit sur site, en télétravail ou éloigné de son activité. En période d’intenses réorganisations, de situation sanitaire erratique et d’incertitudes stratégiques, c’est pour vous l’assurance de ne rien rater de l’actualité de votre employeur. Vous pouvez y suivre par exemple, l’évolution de la négociation sur le Télétravail (entre autres). Mais ces outils ne servent pas seulement à faire redescendre les informations. Ils sont également à votre disposition pour Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., partager vos propositions ou remarques.  Et faire vivre ainsi votre syndicat. Alors n’hésitez pas à nous contacter pour échanger ou transmettre vos remarques et suggestions. Vous serez toujours les bienvenus à la CGT !

ET L’ARGENT ?
A l’heure où les banques ont recruté le gouverneur de la Banque de France pour justifier une reprise du versement de dividendes, qu’en est-il de votre rémunération ? La direction a multiplié les messages pour féliciter les troupes de leur bonne tenue au feu face à la crise sanitaire et économique qui frappe le pays, mais quelle en sera la manifestation concrète ? Une médaille en chocolat de Noël (ou un tournoi esport international SG «Fortnite») ne saurait suffire à récompenser le travail des salariés qui, à tous les niveaux, se sont démenés aussi bien en présentiel qu’en télétravail pour que l’activité continue de tourner malgré les difficultés. C’est pourquoi la Négociation Annuelle Obligatoire (NAO) qui va s’ouvrir mardi 8 décembre avec la direction sera un moment important… à suivre sur notre site et notre application !

AUX URNES !
Enième conséquence de la loi PACTE, vous avez sans doute reçu un mail le 25 novembre vous appelant à voter pour élire vos représentants au Conseil de Surveillance du fonds. Vous avez jusqu’au 15 décembre pour voter pour la liste CGT qui défendra vos intérêts en matière de gestion et de politique de vote lors de l’Assemblée Générale des actionnaires de la SG. Et comme la saison électorale n’est pas terminée, vous aurez également l’occasion d’élire votre représentant au Conseil d’Administration au mois de janvier. Son rôle sera d’autant plus important avec le rapprochement annoncé des réseaux et les nouvelles coupes dans les fonctions centrales. De plus, contrairement à ce qui se passe actuellement, son rôle sera en particulier d’être actif dans la défense de vos salaires et autres avantages au sein du Comité des rémunérations du CA. Cela facilitera les NAO futures ! 

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LA PEAU DE CHAGRIN
Tel le héros de Balzac, la direction espère échapper à ses échecs en hypothéquant l’avenir. Après les coupes annoncées dans les services centraux parisiens et nantais, celles probablement à venir dans les réseaux SG et CDN, voici que Lyxor devrait être vendu au plus offrant d’ici à la fin de l’année ! Il suffit donc de lire les grands titres : le rapprochement SG/CDN sera acté par le conseil d’administration du 30 novembre et Lyxor bradé avant Noël (les boules…). Ce sera aussi l’occasion de mesurer l’impact des représentants des salariés au conseil d’administration ! Car vous aurez ensuite l’occasion de voter pour des candidats CGT en janvier. Une occasion à ne pas rater pour freiner une direction qui ne connaît que la saignée comme stratégie.

ECHOS DES COUPES ANNONCEES
Si la saignée est la stratégie, l’avalanche est la tactique. Lors des deux derniers mois de l’année ce sont donc deux ou trois réorganisations majeures qui sont lancées sans concertation préalable. Et quand l’on voit la foule d’interrogations opérationnelles que les dossiers concernant le réseau BDDF, puis des services centraux soulèvent, il y a de quoi être inquiet au sujet de leur mise en œuvre. Que ce soit chez SGSS, GBSU, CPLE, etc. les nombreux salariés qui ont échangé avec les représentants CGT lors des conférences en ligne de cette semaine se demandent comment leurs équipes vont pouvoir encaisser de nouvelles réductions d’effectifs SG et prestataires. Et ce d’autant plus qu’elles viennent souvent s’ajouter à des réorganisations antérieures dont l’impact n’a pas encore été complètement absorbé. Les risques opérationnels, mais aussi psychosociaux sont réels et d’autant plus importants qu’une grande majorité de salariés ne croit plus les discours volontaristes de la direction (cf les retours des enquêtes Pulse). Les chiffres du bilan social et les comptes de la caisse de prévoyance SG montrent aussi une explosion du mal-être des salariés et sa traduction en termes d’impact sur leur santé. Menés à la hussarde, ces nouveaux plans d’économie ne feront qu’empirer la situation.

DISCOURS DE LA METHODE
En attendant, les 724 suppressions de postes dans les services centraux nantais et parisiens vont dicter le calendrier social. La 1ère réunion de négociation s’est déroulée ce matin (le compte rendu complet est ici). Dans les périmètres concernés, toute nouvelle mobilité est gelée depuis le 9 novembre et tout nouveau poste préempté pour constituer un réservoir pour les salariés dont le poste sera supprimé à partir du printemps 2021. Les modalités de départ volontaire et de reclassement seront basées sur les mêmes principes que précédemment, à savoir l’absence de départs contraints, la priorité au reclassement et l’aménagement de fin de carrière pour les seniors. Dans le contexte actuel, économiquement sinistré et sanitairement hasardeux, nous avons exigé de la direction qu’elle n’en rajoute pas en voulant maintenir le processus habituel d’évaluations ou d’entretiens professionnels (dont l’intérêt est limité mais dont chacun peut mesurer les dangers lorsqu’il s’agit dans les entités impactées par les suppressions de postes de dévoiler ses projets pour l’an prochain…. Et de prendre le risque de voir son variable s’envoler ou fondre au soleil.

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DISTRIBUTION DE RICHESSE   
Bien sûr, tout le monde ne peut que se féliciter des «bons résultats». On peut relever la baisse spectaculaire du coût du risque, qui aurait pu permettre de rassurer la BCE et l’inciter à lever l’interdiction de distribuer des dividendes, mais cette dernière a déclaré dans la foulée qu’elle n’entendait pas encore bouger sur ce point. Des communications publiées en interne, on retiendra que derrière les jolis éléments de com, l’ancien monde tente une nouvelle percée. Le niveau de capital est devenu pour F. Oudéa une «flexibilité en matière de distribution aux actionnaires », formule bizarrement reprise par le syndicat qui représente les salariés au Conseil d’Administration et qui juge qu’il est important de « rémunérer les créateurs de richesse. ». D’autant que survient une autre flexibilité patronale, une facture de 700 suppressions de postes supplémentaires dans les Services Centraux qui va tomber lundi. En attendant celle du rapprochement entre BDDF et le CdN… 

ZERO TOLERANCE
…. Difficile de faire un point statistique sur la question du harcèlement (sexuel ou pas) et sur les comportements inappropriés 2 ans après la nouvelle procédure interne. Certes, l’objectif affiché d’une «tolérance zéro» face à ce type de comportements était louable. Mais nous avions déjà émis des doutes sur la procédure interne. Tout d’abord, elle permet d’exclure les représentants du personnel (alors que la loi l’impose) puisque la référente en chef pilotait directement de HRCO/SSA les 40 experts cooptés. Caroline Guillaumin avait pourtant validé notre demande de pouvoir assister un salarié durant toute la procédure. Mais malgré cet engagement, force est de constater que les pressions sont très importantes pour nous évincer. Sur environ 150 procédures en 2 ans, les représentants de la CGT ont néanmoins pu aider dans de nombreuses situations. Il devient flagrant – comme nous le mettions en avant il y a déjà 2 ans - pour tous ceux qui connaissent de près cette procédure qu’elle n’est ni impartiale, ni indépendante, ni neutre. En outre, des délais convenables sont extrêmement difficiles à tenir. Face à ces constats, la direction (en tout cas une partie) nous a présenté 3 modifications très contestables de la procédure : pour tenter de réduire les délais, elle propose de ne pas retenir certains témoins (« trop nombreux à ses yeux »), d’accroître l’entre-soi via l’extension du périmètre d’investigation de ses propres référents (co-optés par la DRH y compris un cabinet externe sans appel d’offre, ni lettre de mission….) et de former les managers proches des protagonistes et qui le vivent mal eux aussi. Mais, pour l’instant, il n’existe pas de mesures concrètes de mise à l’abri des victimes (ou des accusés). Enfin, pour nous, il faut travailler sur la prévention… car le déploiement de la procédure n’est que la voiture balai.

13 NOVEMBRE 2015
La SG a payé un lourd tribut lors des attentats de novembre 2015. Parmi les victimes se trouvaient des collègues et des proches de certains collègues. En 5 ans, les questions restent les mêmes :  il y a l’Humanité d’un côté, nous tous, avec le désordre du monde, les conflits et les crises, et de l’autre le visage hideux de quelque chose qui n’appartient plus à l’espèce humaine. Les assassinats du 13 novembre ont visé une société dans son ensemble, sans distinction d’aucune sorte. Saint-Just reste d’une cruelle actualité : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ».

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PLOUTOCRATIE       
Le propre d’un suffrage censitaire est que le poids d’un électeur dans ce système est directement fonction de sa richesse. Ainsi en a-t-il été pour l’élection du représentant des salariés dans le cadre de l’ARSA, qui a permis d’écarter les représentants des salariés du tour final et au candidat de la direction d’arriver largement en tête en nombre d’actions – sinon de voix - exprimées. Malgré cela, nous avons des raisons de nous réjouir. Nous voudrions tout d’abord remercier tous ceux d’entre vous qui ont apporté leurs voix aux candidats soutenus par la CGT. Grâce à vous, Morgane et Filip ont réuni près de 1 million de suffrages, affichant ainsi de loin la plus forte progression entre le nombre de sponsors et celui d’électeurs (un multiple de 9, ou presque). C’est le résultat d’une belle campagne de leur part, et de l’intérêt suscité par les questions qu’ils ont soulevées au sujet des décisions prises ces dernières années au Conseil d’Administration. C’est également porteur d’espoir pour la prochaine élection de vos vrais représentants au Conseil d’Administration qui se déroulera au mois de janvier et qui, elle, sera réellement démocratique : un salarié = une voix. Mais d’ici là, il y aura une autre élection au suffrage censitaire prévue par la loi PACTE qui, décidément, aime ce mode de scrutin : ce sera celle de vos représentants au Conseil de Surveillance du fonds E, celui qui gère les titres SG de votre épargne salariale. Comme il s’agit d’un scrutin de liste et non plus d’une élection uninominale, nous invitons d’ailleurs les autres candidats à l’ARSA à venir travailler avec nous pour cette nouvelle élection.

GANESH
Pendant que la direction s’affaire à verrouiller l’accès au Conseil d’Administration ou à communiquer à tout va que la situation est sous contrôle, les médias et les analystes se montrent beaucoup plus sceptiques. Ils rejoignent en cela les critiques que la CGT formule depuis des années, par exemple sur son obsession à vouloir tailler sans cesse dans le réseau et les salles de marché. Résultat, ces dernières sont aujourd’hui sous-dimensionnées par rapport à la concurrence et ce ne sont pas les 450 millions d’économies supplémentaires annoncées en juillet qui vont améliorer les choses. Il semblerait d’ailleurs que ces coupes soient difficiles à trouver dans une entité déjà sévèrement éprouvée par les plans précédents. Que dire par ailleurs du projet Ganesh de fusionner les réseaux de BDDF et du Crédit du Nord alors que le premier n’a pas encore absorbé le choc des dernières réorganisations et que les différences entre les deux entités sont très importantes à tous les niveaux ? La très brève période d’étude officielle qui se terminera fin novembre est cependant l’occasion pour la CGT de faire remonter vos remarques, questions et observations sur ce projet. Ce sont elles qui nous permettront de nourrir un débat utile et constructif. Pendant ce temps, le cours de l’action fluctue au gré des rumeurs de vente de nouveaux bijoux de famille (Lyxor), ou carrément d’absorption par des concurrents plus gros. Dans ce contexte incertain, il est plus que jamais nécessaire pour les salariés d’avoir des représentants en mesure de contester les faux pas économiques et sociaux, et de défendre fermement la pérennité de nos emplois.

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 tif ganesh

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cgt ganesh

COUP SUR COUP  
En moins d’une semaine, la Société Générale aura encore défrayé la chronique, par deux fois. Les rumeurs de la vente de Lyxor puis l’annonce «fuitée» d’un projet de nouveau réseau bancaire sont venus alimenter tour à tour le doute et la défiance. En dehors de l’«étude» en vue de la création d’une nouvelle banque, Frédéric Oudéa a appelé à ne pas donner crédit aux «rumeurs farfelues» dont le groupe est régulièrement victime. Cela met en lumière tout l’intérêt d’avoir des représentants du personnel dans les différentes instances qui rendent compte des vrais sujets pour la période qui arrive. Cela vaut pour les IRP nationales ou locales, où souvent les représentants de la direction brident les échanges et réduisent le dialogue nécessaire à peau de chagrin. Mais cela vaut aussi pour l’élection de l’ARSA (du 28 septembre au 9 octobre) qui est une de ces occasions pour les salariés de peser vers plus de transparence, en votant pour nos candidats.

SCIER LA BRANCHE
En attendant de savoir ce qu’il adviendra de l’«étude» du nouveau réseau bancaire, BDDF continu les travaux. Suite à la nouvelle segmentation entre clients Essentiels et Premium d’ici un an, il est prévu 103 suppressions nettes de postes de conseillers (-354 postes sur 2858 conseillers Essentiels Vs +251 créations de Premium et 31 ADA) dans 370 agences. La direction tire arguments de gains de temps venant d’outils «facilitants» mais aussi par la vague de souscription «full on line», officiellement sans que le conseiller n’ait à intervenir. Pourtant, la plupart des souscriptions se font encore à l’agence où le conseiller a pour objectif «de posture» de faire signer le client sur son smartphone. Au final, ce sont plutôt les contraintes de rentabilité qui pèsent une nouvelle fois.

DES GAMELLES ET DES BIDONS
En première ligne ! C’est bien le rôle que nos collègues téléconseillers ont rempli depuis le début de la crise sanitaire. Aux conditions du métier, déjà pénibles, s’est ajoutée la pression de la crise sanitaire. La possibilité de travail distant, rendue possible pendant la crise, a laissé place au retour sur site,  au masque obligatoire, réfectoire surchargé et le nombre d’appels à prendre est maintenu. Les représentants CGT ont alerté à plusieurs reprises la direction de BDDF pour laisser cette soupape qu’est le travail distant, stopper les menaces et la pression. «La bienveillance est de rigueur» a rappelé la direction. Pas sûr que cela suffise. En plus, au lieu du travail à distance demandé, la direction souhaite offrir des gourdes.  En plein Covid, c’est une brillante idée… pour finir d’y mettre le feu.

MOBILITÉ 2.0
Les nouvelles orientations de la mobilité dans les centraux sont actuellement présentées en amphi … et génèrent déjà des «incompréhensions». Le pilote présenté devra pourtant respecter les grands principes de l’accord emploi – cf dispositif mobilité et accord emploi sur notre site – et en priorité, la mobilité nécessite l’accord du salarié. A l’issue du pilote, il sera nécessaire d’en faire le bilan partagé et de bien préciser les règles par écrit avec les organisations syndicales signataires de l’accord emploi (via un avenant par exemple). Les dérives constatées dans certaines BU/SU, qui s’exonèrent des règles du jeu, devraient donc cesser. Ces BU/SU vont devoir changer de discours et de posture pour arrêter de refuser des candidatures hors département si elles veulent respecter et se conformer aux nouvelles orientations …

 Le fichier PDF avec le dessin de Tif  
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KÉSAKO ARSA  
Pourquoi, malgré le contexte actuel, s’intéresser de près à l'élection du représentant des salariés actionnaires au conseil d'administration – ARSA ? Notre dessinateur François illustrait déjà en 2010 les inquiétudes liées à la stratégie déployée par la DG (cf dessin ci-dessous). Les plans stratégiques successifs, destinés à rassurer les actionnaires, ont rapidement tourné court au gré des crises. Et les salariés ont payé cash la facture des promesses irréalistes faites aux actionnaires. Ce constat d’échec n'est plus réservé aux habituels contestataires et ronchons que nous sommes. Il traverse l'ensemble des strates hiérarchiques, top management compris. La sortie du titre SG de l’indice Euro Stoxx 50 le 21 septembre prochain illustre bien le parcours de notre entreprise au sein de l’industrie. En quelques années, la stratégie nous a fait passer d'une des 2 grandes banques en France à un établissement dont la capitalisation n’est plus que le quart de sa rivale d’hier. Bref, une proie facile dans le cadre d'une future consolidation française ou européenne. Pour les salariés qui n’ont pas seulement investi leur temps et leurs efforts mais aussi leurs économies dans la SG, le bilan est là. La DG a beau répéter que le marché se trompe, mais l’action vaut aujourd’hui 13€. L’échec est donc industriel et financier. Bien que notre entreprise ait eu son lot d’aléas, cette situation n’est pas le fait du hasard. EIle est la conséquence directe des choix stratégiques de la direction générale, qui a sacrifié le développement équilibré des activités pour une recherche illusoire d'économies et le paiement à court terme de dividendes disproportionnés. De cessions en cessions d'activités, la stratégie a été celle du déclin. Ce constat est largement diffusé dans les troupes, et l'espoir devient une denrée rare. Il ne faut pas chercher plus loin pour comprendre la hausse stratosphérique des démissions (1ere cause de rupture des CDI loin devant les différents plans sociaux, les retraites, les licenciements, etc). Quel rapport avec l'élection de l'ARSA ? C'est simple, toutes ces décisions stratégiques – y compris la politique de rémunération - sont validées par le conseil d'administration. Il est donc indispensable d'y avoir des représentants des salariés (actionnaires ou pas…) qui y représentent véritablement vos intérêts, qui soient aptes à contester les choix de la direction quand c’est nécessaire et qui soient en capacité de vous rendre compte des débats et des enjeux. Force est de constater que ce n'est pas le cas actuellement. Il ne tient qu'à vous de changer la donne, en votant du 28 septembre au 9 octobre pour Morgane Ernoux et Filip Plasqui, les candidats soutenus par la CGT SG.

LE PETIT LIVRE ROUGE
20 ans après la signature de l’accord RTT à la SG et alors que les 35H sont régulièrement attaquées (comme étant la source de tous les maux), une nouvelle page s’ouvrira à la SG, le 1er Octobre avec la négociation sur le télétravail. Le livre blanc de la direction (disponible sur notre site) fera l’objet d’une présentation aux syndicats le 17 septembre. Complet, il contient toutes les questions que la crise a mises en avant, des demandes restées en suspens depuis trop longtemps et avance quelques préconisations. Bref, même si les études sur le sujet ne manquent pas, celui-ci est à lire avec attention car il risque bien d’être une bonne partie de la prochaine négociation qui va s’ouvrir sur le sujet !

 Le fichier PDF avec le dessin de François (2 avril 2010)  
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DU BON SENS 
La position du gouvernement face à l’épidémie est toujours aussi confuse, entre la pression du Medef pour alléger les protocoles (pour soi-disant «remettre» tout le monde au travail) et l'augmentation exponentielle des contaminations. Difficile dans ces conditions de croire au «bon sens» mis en avant par la ministre du travail surtout quand on se rappelle des précédentes déclarations gouvernementales («les masques ne servent pas au grand public», «les espaces de travail sont suffisamment larges avec 4m2 par salarié», etc). Côté travaux pratiques, le bon sens en action a très rapidement montré ses limites. Interrogé le jour même sur le cas de parents dont l’enfant est symptomatique ou dont la classe (ou l’école) est fermée, le porte-parole du gouvernement use de son «bon sens» pour répondre : «on ne laissera pas les parents sans solution». Mais force est de constater que pour l’heure aucun dispositif n’existe. Nous avons en effet immédiatement remonté à la direction la parole du gouvernement pour acter la réhabilitation du «congé parent». Mais, comme ce sont les textes réglementaires qui fixent les obligations des employeurs et rarement la bonne volonté, la direction nous a répondu qu’«elle était en attente des textes». Par ailleurs, les tests dont les résultats seraient disponibles en 24h … nécessitent quasi une semaine d’attente en zone rouge. En attendant, en cas de symptôme ou de cas contact, la quatorzaine s’impose. La position du Groupe de sécuriser les salariés en privilégiant le télétravail était une bonne chose. L’évolution sanitaire pose cependant la question d’un retour plus massif au télétravail en zone rouge - ne serait-ce que pour laisser la priorité des transports aux salariés qui en France n’ont pas cette possibilité. Les consignes données en plein été, sous des cieux (trop ?) optimistes mériteraient d’être revues.

EMPLOI : MOBILITÉ 2.0
A côté de l’aspect sanitaire et de la priorité donnée à la sécurité de chaque collègue, l’emploi va occuper une grande place dans le calendrier social. La direction n’a en effet toujours pas précisé où tomberaient les coupes induites par les 450 millions d’économies supplémentaires annoncées lors de la présentation des résultats du T2. Tout en s’entêtant dans une stratégie perdante depuis 10 ans, la direction fait plancher les représentants du personnel sur l’évolution de la mobilité (dans les centraux dans un premier temps). Le document disponible sur notre site a l’avantage de présenter les aspects volontaristes de la mobilité, tout en occultant ce qui pourrait poser rapidement problème, si les choses ne sont pas clairement cadrées. Oui, la mobilité est une bonne chose, dès lors qu’elle n’est pas imposée au salarié. Elle mériterait aussi d’être valorisée à nouveau. La réunion du 7 septembre aura le mérite de confirmer – ou pas – si un cercle vertueux peut enfin être enclenché sur le sujet ou si nous avons affaire à l’ultime bouée de secours …

ARSA : REPRÉSENTANTS AU CONSEIL
Alors que le Conseil d’Administration s’apprête à plancher sur les coupes à venir sans remettre en cause la stratégie désastreuse menée depuis plus de 10 ans, nous n’avons toujours pas de visibilité sur le programme et les engagements des autres candidats s’ils étaient élus pour y représenter vos intérêts. L’élection a lieu à partir du 28 septembre. «Et les enjeux sont très importants» comme le souligne notre candidat Filip Plasqui, «la sortie de la SG de l’Euro stoXX 50 n’est pas un signal faible». C’est la conséquence directe des multiples saignées imposées par la direction dans tous les métiers de la banque. Pour vous y opposer, votez pour des candidats capables de défendre votre entreprise et votre emploi !


  Le fichier PDF avec le dessin de TiF    Le fichier PDF avec le dessin de Moon  
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bouee

dilemne

CAPTAIN SPEAKING         
Donner la main aux différentes BU et SU pour appliquer les consignes sanitaires Groupe, c’est bien…  à condition que les consignes soient claires et que leur interprétation locale ne donne pas lieu à des excès malvenus ! Si dans les centraux, les incitations au retour sur site ont généralement pris en compte les difficultés liées aux transports collectifs et à la canicule, on a vu aussi des aberrations (par exemple, des collègues poussés à venir le 13 juillet sans autre justification que celle de gonfler le taux de présence sur site). GBSU et le BSC auraient ainsi été contraints d’augmenter leur présence sur site car les autres seraient considérés «meilleurs élèves». On y perd son latin. D’autant que les scénarios résolument optimistes de fin juin commencent à prendre du plomb dans l’aile. Et à l’inverse, on a aussi déploré parfois le manque de réactivité face aux cas suspects et même avérés qui n’ont pas entraîné automatiquement et sans tergiversation une mise en quatorzaine de tous les cas contacts en attendant les résultats des tests. Bien que ceux-ci soient de plus en plus difficiles à faire rapidement, ils restent le passage obligé. De son côté, le gouvernement a opéré un Nième revirement sur la situation des personnes fragiles. Le dispositif qui devait s’arrêter au 31 août est prolongé… du moins, tant qu’un nouveau décret ne paraît pas pour sonner le glas de ce dispositif sanitaire. Dans ces conditions, nous avons demandé à la direction de reprendre rapidement les échanges pour éviter que la rentrée ne dérape et remette tout le monde dans une situation que personne ne souhaite. D’autant qu’avec la recrudescence des cas de contamination et la situation sanitaire préoccupante, le gouvernement a fait évoluer les protocoles sanitaires et rappeler que le télétravail doit rester une pratique recommandée en tant qu’outil de prévention. Ce rappel vient après que nous ayons noté l’absence des mots « télétravail » ou « travail à distance » dans la dernière communication Groupe, laissant un flou artistique sur la question de la présence sur site et donc une place aux dérives citées plus haut. Bref, une nouvelle «conf call» direction – syndicats représentatifs est donc prévue mercredi 26 août pour «échanger sur le dispositif sanitaire applicable à la rentrée». D’ici là, n’hésitez pas à partager avec nous vos remarques, préoccupations ou propositions.

TRANSPARENCE 2.0
Morgane, dont nous soutenons la candidature (avec son co-listier Filip) au poste d’Administrateur Représentant les Salariés Actionnaires (ARSA), a partagé avec les 13 autres candidats son constat du manque de lisibilité des différentes candidatures. Quels objectifs se fixent chacun d’entre eux ? Quels intérêts représenteront-ils et s’apprêtent-ils à défendre une fois élu ? Pour permettre aux électeurs de s’exprimer en toute connaissance de cause, elle a proposé de clarifier leur positionnement sur les principaux enjeux débattus au Conseil d’Administration. Quelles positions vis-à-vis de l’évolution de l’emploi au sein du groupe ? sur la stratégie industrielle de la banque ? sur la politique de rémunération ? la distribution des dividendes ? ou sur les réorganisations annoncées par la DG en filigrane des nouvelles cures d’économies ? Quel avenir pour Mark et pour les réseaux de banque de détail ? Enfin, elle a proposé de clarifier aussi les engagements que chacun pouvait prendre pour rendre compte aux collègues du mandat qu’ils leur auront donné. Un peu de transparence qui devrait permettre d’avoir une élection qui ne soit pas au niveau de celle du délégué de classe.

  Le fichier PDF avec le dessin de TiF  
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nationpilote 

DIAFOIRUS, LE RETOUR
Dans la torpeur estivale covidée, l’annonce des résultats du groupe ont montré que le patient SG était bien affaibli. Surtout au regard de ses concurrents directs, dont aucun n’accuse le même niveau de pertes et provisions et ne suscite autant d’interrogations. La réaction de la direction est inquiétante, avec l’annonce d’un énième plan d’économies coulé dans le même moule que ceux qui ont affaibli la banque ces dernières années. Car le constat est clair : si la BFI est un poids sur les résultats de la SG alors qu’elle porte ceux de nos concurrents, c’est purement et simplement parce que son équilibre a été mis à mal par les multiples plans d’économies précédents. Une nouvelle saignée de 450 millions d’euros – dans quels services, c’est le flou total ? - va-t-elle rétablir la situation ? Pas plus qu’en 2012, 2014, 2016, 2019, etc. En attendant, les couteaux sont de sortie dans les hautes sphères. L’élimination de deux directeurs généraux délégués va permettre à Frédéric Oudéa de raffermir son emprise sur le groupe. Pour le meilleur… ou pour le pire ? 

UN DUO DE CHOC AU CONSEIL !      
Alors que les résultats illustrent l’impact de cette stratégie déployée depuis des années par la direction avec le soutien du Conseil d’Administration, vous allez avoir deux occasions de secouer ce dernier. En effet, tandis qu’aura lieu en janvier le renouvellement traditionnel des deux administrateurs élus par les salariés SGPM, la loi PACTE prévoit la création d’un administrateur représentant les salariés détenant des actions SG. Cette nouvelle élection aura lieu du 28 septembre au 8 octobre prochain. Différence majeure avec l´élection de janvier, chaque électeur disposera d’autant de voix qu’il dispose d’actions. Le retour du suffrage censitaire, c’est la démocratie version Macron ! En attendant, il y a 14 listes sur la ligne de départ. Certains sont évidemment soutenus en sous-main par la direction qui veut éviter d’être mise sur la sellette en Conseil. C’est précisément ce que se proposent de faire nos candidats, Morgane Ernoux et Filip Plasqui. Armés de leur expérience professionnelle et syndicale, et plus encore de votre soutien, ils comptent bien s’opposer à la stratégie destructrice de valeurs et d’emplois.  

TELETRAVAIL  
La première réunion de négociation aura eu comme principal mérite d’exister. Elle aura aussi démontré l’énorme déséquilibre sur le sujet entre les activités BDDF et les services centraux. La crise sanitaire a permis de déployer rapidement, pendant le confinement, plus de 10.000 accès distants dans le réseau, ce qui était jusqu’alors impossible pour plein de raisons. Il va falloir maintenir une bonne pression pour répondre à la forte attente légitime des collègues sur ce point. Le travail de négociation ne va pas être plus facile dans les services centraux, même s’il va être d’une autre nature. Si chaque collègue voit bien l’intérêt personnel qu’il pourrait (ou pas) trouver dans un déploiement plus massif du télétravail, la direction pense surtout aux euros d’économies possibles grâce à la fonte miraculeuse des ratios d’occupation des immeubles. L’équilibre ne va pas être simple à trouver. D’autant qu’il faut espérer que la crise ne durera pas ad vitam aeternam. Par ailleurs, chacun comprendra qu’on n’a pas intérêt à démontrer que son travail peut être effectué à distance en permanence. Ce serait prendre le risque de retrouver son poste loin, voire très loin … à Bangalore par exemple.

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natio6aout2020

 

L’ORACLE du 35e ETAGE 
Vous avez sans doute déjà vu le texte de l’intersyndicale au sujet de notre rencontre avec F. Oudéa vendredi dernier, ainsi que le compte-rendu complémentaire de la CGT sur les aspects purement économiques (cf. notre site). Que faut-il en retenir pour l’avenir ? Avant tout que nous devrons être attentifs aux évolutions qui se présenteront au cours des prochains mois. En bon oracle, notre directeur général a souligné les menaces qui pesaient sur l’avenir mais il est resté très flou sur bien des points importants. La réflexion serait en cours. A nous de l’influer afin que vos intérêts soient bien préservés !

MOBILITE ET FLEXIBILITE
Dans toute cette incertitude, un point est en revanche très clair : les économies passent par le gel des recrutements et la réduction du recours aux prestataires externes. Cela crée des problèmes dans les secteurs en surtension, où à la surcharge de travail vient s’ajouter la vacance de nombreux postes. Et certaines BU/SU compliquent encore la situation en gelant les mobilités ! Alors que de nombreux salariés commencent à montrer des signes d’épuisement, cette démarche est totalement incompréhensible ! Et comment concilier cela avec l’engagement pris par la DRHG de multiplier les passerelles entre les métiers – ainsi que les formations qui vont avec ? De même, la période de transition entre l’organisation du travail avant la pandémie et celle qui résultera de l’accord qui sera négocié à l’automne devra être gérée avec doigté. Or certaines directions n’ont pas très bien compris ce que cela signifiait. Toujours sur le thème de la transition, le déploiement du flex office dans les Services Centraux doit être suspendu afin qu’une réflexion approfondie puisse avoir lieu. La combinaison de la généralisation du télétravail et des exigences de lutte contre la pandémie ne pourra avoir qu’un impact très profond sur l’organisation immobilière.

ACCUEILLIR L’AUSTERITE       
Vous l’avez entendu, la période est à l’austérité : des centaines de millions d’euros d’économie sont prévues. Elles sont même en cours de réalisation, comme peuvent le constater tous ceux d’entre vous qui voient des départs non-remplacés ou le non-renouvellement de prestataires externes assurant un rôle opérationnel parfois important. Et la charge de travail augmente, parfois considérablement dans certains services. Ce qui dégrade nettement la qualité de vie au travail (QVT). Heureusement, la SG dispose d’un service dédié à la QVT ! Que fait-il en cette période difficile ? Il organise des conférences, à grands coûts de cabinets, sur le «partage des émotions» par exemple, ou la «sérénité dans un environnement incertain». Si vous espérez une amélioration concrète de vos conditions de travail ou une approche efficace contre les comportements dits «inappropriés», ne comptez pas dessus. «Le sens perd-il son sens dans l’urgence ?». C’est à 11h00, le 7 juillet.

SALARIES EN ACTIONS
La loi PACTE a créé un nouveau type de représentant des salariés actionnaires au Conseil d’Administration. On vous passe les détails sur l’usine à gaz créée par un texte de loi flou, mais nous allons donc encore avoir besoin de vous. Deux fois. La première pour parrainer nos candidats, Morgane Ernoux (BDDF, Bordeaux) et Filip Plasqui (RISQ, La Défense) en remplissant le formulaire ARSA (à retourner à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.). La seconde en votant pour eux lors de l’élection qui se tiendra du 28 septembre au 9 octobre. Puisque la direction célèbre la diversité, il est grand temps de mettre des administrateurs qui osent penser autrement au Conseil d’Administration !

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cgtcabinetvf

A VOUS LA PAROLE !
Une nouvelle fois ! Après le maintien de la rémunération pour tous, la prise de congés, puis le prolongement des dispositifs de « gardes d’enfants » et « pour les personnes fragiles ou vivant avec une personne fragile », la 3eme négociation depuis le 17 mars vient de s’achever. Comme toute négociation, elle débouche sur des avancées mais aussi des frustrations. Conformément à son habitude constante, la CGT se tourne maintenant vers vous, qui êtes les 1ers concernés, pour vous demander votre avis sur la dernière proposition : « pour ou contre » la signature (votre avis => ici). C’est lui qui déterminera notre signature – comme nous le préconisons – ou pas de cet accord. Et si ses dispositifs s’appliqueront ou pas. Votez ici !

DEVOIRS DE VACANCES
Les dernières négociations et les nombreux échanges avec vous ont démontré l’importance de la future négociation sur le télétravail. Dans les centraux, il faudra en définir les modalités, ses limites et les indispensables accompagnements à une industrialisation (sans être une obligation). Les gains en termes d’économies (ne seraient-ce qu’immobilières) devront aussi permettre un défraiement jusqu’alors inexistant pour télétravailler dans de bonnes conditions. Il en sera de même dans le réseau où ce qui était réclamé depuis longtemps et n’était «pas possible» l’est brusquement devenu en 3 semaines avec le Covid19. Cette possibilité de télétravailler dans le réseau doit être maintenue, sans être obligatoire, et doit donc être négociée. Vous pouvez nous remonter vos idées, propositions, réflexions sur notre site (un lien a été créé pour ça) ou par mail (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.). Ce partage de votre expérience personnelle avec ceux qui vont négocier «le télétravail de demain» est indispensable pour dessiner un dispositif digne d’une entreprise comme la nôtre et adaptée à vos souhaits … dans le contexte que tout le monde connaît.

VOS DROITS POUR CET ÉTÉ
La décision de la direction d’obliger tout le monde à prendre tous ses congés en 2020 impose aussi de son côté, le respect absolu des règles définies dans l’accord RTT de décembre 2000. L’existence de ce dernier est ainsi réaffirmée, au moment où quelques think tank et députés réclament la fin des RTT et où le MEDEF veut supprimer des congés. Nous pouvons donc nous féliciter de cette réaffirmation de notre accord de RTT. Pour autant, nous avons exigé - devant quelques dérapages déjà repérés ! - que ses règles soient réaffirmées et viennent corriger les excès de pouvoirs de quelques BU/SU ou managers zélés (parfois malheureusement toxiques, ce qui rend la situation encore plus compliquée pour les collègues). Il faut donc planifier la prise de vos congés et RTT avant le 31 Janvier 2021 (et avant le 31 mars pour les RTT des cadres au forfait). Pour cet été, le code du travail impose (ou permet) 15 jours de congés - dont 10 consécutifs - entre juin et septembre. La demande de congés est faite par le salarié dans Gershwin en fonction de sa situation et après concertation avec ses collègues. Le manager peut alors refuser pour « nécessité de services » si elle est dûment justifiée.  Mais il ne peut pas poser des congés à votre place. La responsabilité du manager est souvent extrêmement compliquée pour tenir compte de l’intérêt et de la volonté de tous (surtout quand on est déjà en sous-effectif constant !), mais c’est à ces conditions que les choses peuvent bien se passer pour tous, tout en permettant la continuité nécessaire de l’activité … ce que les salariés ont brillamment permis (par conscience professionnelle) pendant la période de crise sanitaire.

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moonvacs

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nationtelet

 

DES ACTES, DES ACTES, DES ACTES  
Une 3ème réunion de négociation est prévue cet après midi sur la «sortie de crise sanitaire» tant espérée que redoutée car la vigilance doit rester de mise et le respect des règles de sécurité une priorité absolue ! Mais il faudra sans doute attendre mardi, l’ultime réunion pour connaître les propositions définitives de la direction sur la prime Covid à la SG, mais aussi sur le gel temporaire des investissements en CET fin 2020, la prise en charge des frais de restauration et de télétravail, les conditions du maintien du dispositif des gardes d’enfants, et quelques autres sujets (Cf les comptes rendus des premières réunions sur www.cgtsocgen.fr ).

TETES BAISSÉES
Il y aura vraisemblablement plus de monde en France cette été, faute de pouvoir partir à l’étranger. Cette hausse de la clientèle dans les zones touristiques (ou de forte affluence) devrait contribuer à redémarrer l’activité. Si tant est qu’on s’en donne les moyens.  Dès lors que les «incitations» à prendre au moins 3 semaines de congés cet été ont été rappelées, qu’il subsistera des difficultés de gardes d’enfants et des personnes sensibles en nombre, il convient de veiller aux conditions nécessaires pour faire face à cette activité indispensable. Nous avons alerté à plusieurs reprises la direction de BDDF sur la nécessité de ne pas diminuer les auxiliaires d’été dans ce contexte. La DRH de BDDF nous a répondu que, vu des directions régionales, elle ne voyait pas les choses comme nous, qu’il suffisait de mieux les répartir et que « la ligne managériale était en phase ». En fait, en Bretagne par exemple, les arbitrages tombent de la DR et les managers, qui se sont insurgés contre ces décisions, doivent faire avec. Même si tout le monde est conscient qu’on va dans le mur tête baissée. Ces économies sont dérisoires quand on sait ce qui nous attend sur le coût du risque et les conséquences sur les salariés concernés. Décidément, les recettes de l’ancien monde sont encore plus indigestes après la crise. Il n’y avait pas assez de monde « avant » … il y en aura moins après, avec un risque accru de plomber les résultats. C’est le risque quand on est complètement déconnecté des réalités du terrain. Cela n’augure rien de bon pour l’avenir et d’autres arbitrages qui se feront sur le dos des salariés.

#EtMaintenant ?
Il y a encore peu de temps, certains voulaient nous imposer une retraite à point indexée sur la création de la richesse en France. Le PIB devrait chuter de 11% en 2020. De quoi rabattre leur caquet ? Même pas. Il y a encore peu de temps, lorsque le personnel de santé demandait désespérément des moyens pour soigner et sauver des vies, leurs manifestations étaient saluées par les bombes lacrymogènes. Depuis, la crise a démontré l’utilité sociale des salariés les moins payés en France. A t’on tiré les enseignements de ces constats ? Pas vraiment si l’on en juge par l’ouverture du « Ségur de la santé » alors qu’à Tours, St Etienne et ailleurs, le personnel de santé a repris le chemin des manifestations pour exiger l’arrêt des suppressions de postes, de lits ou d’activités, qui ont déjà repris. Les jours radieux ne se feront pas sans l’intervention des salariés et des citoyens. L’intérêt général n’est pas la somme des intérêts individuels et c’est bien là toute la difficulté pour construire le monde d’après… et l’enjeu principal.

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LA PRIORITE ABSOLUE
Après les volte-face du gouvernement sur les masques (« déconseillés » dans un premier temps, « obligatoires » dans quelques jours), personne n’est dupe. Sortir les enfants en premier du déconfinement a surtout vocation à permettre de déconfiner les parents indispensables à une reprise plus large de l’activité … au risque de renvoyer tout le monde en mode confinement ou pire de créer de nouveaux clusters. Quoiqu’il en soit, la priorité absolue reste la sécurité des salariés et à la Société Générale, un avenant d’accord devrait permettre aux salariés de garder leurs enfants jusqu’au 1er juin sans perte de rémunération. Il en va de même pour les salariés vivant avec une personne à risque. Au 1er juin, c’est la Ministre du Travail qui aura la responsabilité de maintenir (… ou pas) ce dispositif comme le lui ont demandé les syndicats jeudi dernier. La SG n’ira pas chercher le remboursement du chômage partiel auprès de l’Etat, tout en prenant en charge la rémunération tant que le dispositif sera maintenu par le gouvernement. En attendant, la priorité des priorités reste la sécurité des salariés. Le déconfinement sera extrêmement lent et progressif. La priorité du télétravail est maintenue partout où c’est possible et les équipes IT travaillent à son développement. De nombreuses réunions ont permis à la direction de définir son plan de déconfinement en étant à l’écoute des propositions des organisations syndicales. Le processus de cadrage établi, il va être décliné localement, avant le 11 mai, pour tenir compte des spécificités des activités et du contexte local. Le dispositif devra permettre le stop and go indispensable localement en cas de cas suspects ou de nouvelles décisions des autorités en cas de 2ème vague.     

QUEL REMEDE POUR LA SG ?    
Les résultats de la banque pour le T1 2020 sont tombés ce jeudi et, sans surprise, ils ne sont pas bons. L’impact de la crise sanitaire se fait fortement ressentir, ne serait-ce que dans l’augmentation importante du coût du risque. Et ce bien que le scénario principal de la SG ne prévoie qu’un recul de -5,8% du PIB français en 2020 contre plus de -8% pour le gouvernement… dans ces conditions, quelles indications donne la direction aux marchés financiers ? c’est simple : du dividende et des mesures d’économie. Elle paraît en effet prête à sacrifier jusqu’à 150 bps du fameux ratio CET1 – au nom duquel tant d’efforts nous ont été demandés - pour pouvoir distribuer un éventuel dividende exceptionnel en fin d’année. Et pour compenser, elle promet également jusqu’à 700 millions d’euros d’économies supplémentaires rien que pour l’année 2020. Le tout en respectant bien entendu l’accord signé début avril gelant toutes les restructurations en France. Alors d’où viendraient ces économies ? 4 sources sont listées dans la présentation des résultats : 1/ sans surprise les voyages et les événements ; 2/ des coupes chez les prestataires externes ; 3/ plus obscur, l’optimisation des coûts de transformation ; et 4/ un gel des embauches et des coupes dans la rémunération variable. En l’absence d’indications plus précises, nous avons demandé dès jeudi matin des explications à la direction. Frédéric Oudéa avait proposé le 16 avril de se revoir après la publication des résultats. Ce sera une bonne occasion d’avoir quelques explications. 

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CHAPEAU !
Les coups de chapeau aux salariés et personnel des banques sont extrêmement rares. Pourtant, leur rôle et leur responsabilité auront été très importants dès le début du confinement pour assumer l’«activité essentielle» qui leur a été dévolue et avoir été sur le pont sans que les conditions sanitaires ne soient prévues par les autorités. Dans les centraux, notre avance prise en termes d’expérience sur le télétravail – débutée en 2012 - aura été très utile et décisive pour basculer près de 90% des salariés hors site (en travail distant ou en dispense d’activité rémunérée). On peut saluer le travail titanesque des équipes qui rendent cela possible et au final, la situation sanitaire satisfaisante. Dans le réseau, où le télétravail était jusqu’à présent impossible, les frontières ont été repoussées et l’«artisanat de guerre» (fourniture de tablettes, utilisation des moyens personnels, etc) nécessitera encore beaucoup de travail pour ne pas «revenir en arrière» sur cette ouverture au télétravail. Il faudra se surpasser, mais il ne serait pas souhaitable de refermer cette parenthèse liée à la crise.     

LE MOMENT DE VERITE
Au-delà des remerciements que nous n’aurons pas, il y a aussi des coups à prendre ou à éviter. La décision concernant les dividendes nous aura épargné une belle polémique et il faut la saluer. Tout comme le choix de ne pas recourir aux aides de l’Etat ou au chômage partiel. Mais durant cette période, une bonne part de notre réputation est en jeu… et pour longtemps. La présence physique ou distante aura rendu bien des services aux clients qui avaient besoin de leur banque. Le rôle joué par nos centres de relation clients (CRC) a été, reste et sera très important. Avec 55% de présence actuellement, ce n’est pas le moment de mettre tout le monde en congés pendant 10 jours. Ils doivent bénéficier de possibilité de repos mérité, mais on ne doit pas leur imposer 10 jours. La situation est similaire à l’ensemble de la filière PRO. Le gouvernement a demandé aux banques de soutenir l’économie du pays en distribuant 300 milliards de prêts aux entreprises (garantis à hauteur de 90%, sans commission, sans frais). Pour l’heure, on fait le job. Si les premiers prêts ont commencé à être décaissés, ce sont plus de 1000 dossiers reçus par jour. Avec une capacité de traitement de 500 dossiers jours, il va falloir une mobilisation hors normes pour répondre présent pour ne pas perdre bêtement notre réputation sur ce sujet extrêmement sensible, socialement, politiquement et médiatiquement. Là encore, il serait hallucinant de mettre les acteurs de la filière pro et entreprises en congés pendant 2 semaines ! Ils doivent pouvoir bénéficier des repos mais aussi des dérogations prévues à l’article 5 de l’accord que nous avons négocié et signé sur les jours de repos et le maintien de la rémunération à la SG.   

VERS UN NEW DEAL ?
Si la crise sanitaire a figé le monde entier, il est encore trop tôt pour certains, déjà trop tard pour d’autres, pour se poser les questions de fond. Pourtant, le monde d’après sera obligatoirement différent. Nous avons appris sur nous et sur nos organisations en un mois plus qu’en 2 ou 3 décennies. Les urgences et les priorités du «monde d’après» sont à redéfinir. A nous de le construire, de ne pas se laisser enfermer dans l’effervescence de l’après confinement…et de ne pas se tromper.  

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LA MESSE DU JEUDI NOIR
L’heure n’est pas à la polémique. L’exercice oratoire du Président était annoncé et attendu depuis quelques jours et son discours s’est voulu consensuel dans une période troublée, reconnaissant les mérites de la santé publique (martyrisée par les coupes budgétaires et dont tous les acteurs sont en grève depuis plus d’un an dans l’indifférence quasi-générale… jusqu’à présent). Il aura même salué les mérites de l’«Etat-Providence» qui nous permet de surmonter les différentes crises. Ces revirements sont les bienvenus après une année d’alertes, de manifestations ou de grèves. Il va falloir maintenant que les actes succèdent aux paroles et aux promesses d’un soir, et que cesse le matraquage de tous ceux qui ne font pas partie du cercle de courtisans qui entourent le Président. Ce sont en effet les gens ordinaires et notamment les salariés qui risquent encore de faire les frais des multiples restrictions qui ont frappé ces dernières années la santé publique, l’assurance chômage, les retraites, la protection sociale, etc.

CORONAVIRUS
En écho à l’allocution présidentielle, le message de Frédéric Oudéa - pourtant envoyé quelques heures plus tôt – aura finalement suscité moins de réactions que la suspension du télétravail dans les Centraux ou que le plan de continuité de l’activité qui se met progressivement en place. Il faut reconnaître qu’en telle période de crise, la communication peut rapidement être périmée.  La suspension du télétravail a d’abord monopolisé l’attention dans les Centraux et soulevé nombre de questions légitimes. Puis c’est la fermeture des établissements scolaires qui en a suscité de nouvelles. Des instructions par BU / SU, puis un nouveau mail adressé à tous vendredi après-midi tente de clarifier quelques points pour répondre simultanément à deux objectifs : préserver la santé des collègues, notamment les plus menacés par le virus, et maintenir l’activité. Si vous êtes fragilisés par des maladies chroniques ou respiratoires, vous restez chez vous et rémunérés. Votre manager gère votre travail à distance ou votre dispense d’activité. Les activités critiques seront sauvegardées et les gardes d’enfants gérées. Plus encore que l’utilisation de la «bande passante», c’est d’équiper rapidement les salariés en matériel portable qui pose problème. Les instructions pour garde d’enfants doivent encore être précisées pour tenir compte des instructions gouvernementales, mais il n’est pas question d’avoir un impact sur la rémunération (quel que soit l’âge de vos enfants). Au-delà de ces points urgents, nous avons demandé quelles actions menaient les banques pour faire face à la crise actuelle.

ET PENDANT CE TEMPS LA … suite
Dans tout ce brouhaha, les priorités de l’«avant crise» sont souvent reléguées au second plan. Les réunions se font à distance, les formations en présentiel sont suspendues. Il en est une que la direction entend maintenir pour l’instant : la consultation du conseil de surveillance qui gère les fonds des salariés actionnaires. Sous couvert de la loi Pacte et du Code monétaire, la direction entend bien faire voter jeudi un projet qui lui permet de garder la gouvernance du fonds E. Qui décidera des votes du Fonds E (celui des salariés, 1er actionnaire) notamment des résolutions aux AG ? Si la question n’est pas anecdotique, elle ne peut être traitée dans la précipitation.
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HIGHLANDER
Le CSE des services centraux a été réuni en urgence vendredi 6 mars pour examiner le plan de continuité de l’activité des prochaines semaines à venir. Ségrégation des immeubles, séparation des équipes par activité, télétravail et/ou travail alterné, l’organisation (prestataires compris) est fondamentalement revue et adaptée pour tenir compte du nouveau contexte lié au coronavirus. Au-delà des services centraux, chaque jour connaît son lot d’instructions, de communications ou d’éléments de langage qui évoluent au fil du temps et de l’évolution de la situation. N’hésitez pas à nous solliciter si vous le jugez nécessaire. Les consignes peuvent être claires, précises et pourtant subir une interprétation très locale ou individuelle, qui nécessite une «bonne vieille intervention humaine» d’un délégué CGT. Enfin, chacun commence à prendre conscience que la réalité va modifier - profondément et durablement -le paradigme économique qu’on nous présentait jusqu’à présent, comme certain et inévitable. Ce sera l’occasion de redéfinir les priorités, économiques ou sociales. Et cette réflexion n’épargnera pas le groupe et sa stratégie.

UBER BANK - SUITE
La Cour de cassation a donné un bon argument pour que le projet test de la Caisse d’Epargne de Bretagne visant à ubériser la profession bancaire prenne l’eau. En considérant que les chauffeurs «indépendants» d’Uber ne sont rien d’autre que des salariés à sa disposition, et que l’indépendance est «fictive», la plus haute juridiction française a remis le modèle économique en cause. Profondément. Lui aussi.

… ET PENDANT CE TEMPS LA
Si tout le monde avait compris que le gouvernement ne se posait plus la question de l’utilisation du 49-3, mais s’inquiétait plutôt de trouver le moment adéquat et indolore pour la majorité LREM, peu de monde aurait osé pronostiquer un déclenchement de l’arsenal «anti-opposition» à la réforme des retraites, un samedi soir, en pleine crise du coronavirus. Peu glorieux et condamné par 71% des sondés, l’utilisation du 49-3 dans le cadre de cette réforme des retraites ne clôt pas le sujet. Il ne fait que maintenir l’enfumage soigneusement entretenu depuis le début. Sans pouvoir contenir le mécontentement, qui va donc perdurer, il aura été déclenché juste avant d’examiner la définition de l’âge pivot, du fameux point et des conditions de son évolution. Les sujets devenaient trop sensibles pour le gouvernement, les élections municipales trop proches pour la majorité LREM. Le texte est donc passé en l’état – sans tenir compte des oppositions de toutes parts, syndicales, politiques, Conseil d’Etat compris. Il va bien atterrir au sénat avec quelques amendements. Mais le fond ne change pas. La majorité des organisations syndicales, représentant la majorité des salariés, a donc pris date : Une nouvelle journée d’action nationale et interprofessionnelle est d’ores et déjà fixée au 31 mars. Chacun d’entre nous pourra, à nouveau, peser sur le débat et l’avenir de notre système de retraite, un des piliers de notre modèle social. En attendant, les élections municipales seront passées. Ce sera aussi un bon indicateur du mécontentement réel que les sondages mettent en avant. Décidément, c’est pourtant vrai. L’avenir, c’est vous. Et ça c’est, finalement la vraie bonne nouvelle !

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Le flash infos de la CGT

Bonjour à tous,

voici le communiqué intersyndical (envoyé à tous les salariés par le SNB cette fois ci). 
Vous trouverez ci-dessous la liste des documents récents publiés sur notre site, qui pourraient vous être utiles et vous intéresser. 

Respectez les consignes / conseils habituels 

Bon courage ! 

L'équipe CGT

La Direction de Société Générale a réuni les 4 Organisations Syndicales Représentatives afin d’examiner l’impact de la crise actuelle et des ordonnances gouvernementales.

Tout d‘abord, elle a tenu à nous rassurer sur la solidité de la banque en nous rappelant que nous avons des fondamentaux robustes. Ensuite, nous avons abordé ensemble les dispositifs gouvernementaux désormais en vigueur donnant aux entreprises les pleins pouvoirs pour décider unilatéralement de certains dispositifs notamment sur le temps de travail.

Nous allons entrer à la Société Générale dans une discussion afin de prévoir des garde-fous et des mesures adaptées aux situations particulières.

Compte tenu d’une baisse prévisible, et probablement assez forte, de l’activité dans les semaines à venir, la Direction nous a présenté les grands principes qu’elle souhaite faire appliquer :

  • demander aux salariés de prendre 2 semaines de congés (10 jours effectifs) avant le 17 mai (fin de la période scolaire)
  • en contrepartie, elle maintient la rémunération sur l’ensemble de la période de confinement pour les salariés, ainsi que tous les dispositifs sociaux actuellement en vigueur à la SG (indemnité de transport, frais de garde….)

Nos 4 organisations syndicales ont exigé que des engagements forts soient pris en termes de rémunérations et d’emploi, et ce bien au-delà des périodes de confinement initialement prévues. Nous avons, par ailleurs, exigé le respect et le maintien de l’accord Emploi de 2019 qui est protecteur pour les salariés et prend l’engagement de ne pas recourir au licenciement.

Nous avons unanimement souligné qu’en échange de ces engagements forts (maintien de rémunération et pas de licenciement), les efforts actuellement fournis par l’ensemble des équipes pour permettre la continuité de l’activité, s’ils devaient s’accompagner d’une contribution sous forme de prises de jours de congé, posait inévitablement la question du versement du dividende. Les efforts doivent en effet être partagés par tous.

La Direction a pris plusieurs engagements dans le cadre de cette réunion et a montré une volonté de discussion avec les partenaires sociaux. Un texte doit être remis aux syndicats lundi matin. Une nouvelle réunion aura lieu le même jour à 17h.

Nos 4 organisations syndicales œuvrent ensemble pour que les meilleurs dispositifs sociaux puissent s’appliquer à l’ensemble des salariés de Société Générale. Nous restons, par ailleurs, extrêmement vigilants et réactifs pour s’assurer que l’ensemble des mesures de sécurité soient strictement appliquées et respectées afin de protéger tous nos collègues exposés d’une façon ou d’une autre, dans le cadre du plan de continuité de l’activité qui nous incombe.

Sachez que nous sommes à vos côtés dans ces moments difficiles. Tous unis pour vaincre le coronavirus et préserver les intérêts de notre entreprise et de ses salariés.


(Rappel : pour pouvoir consulter les documents sur notre site, vous devez vous être connecté avant, sur intranet via votre identifiant + code Sésame ou sur internet, via votre compte privé/personnel/confidentiel ...)
 

 
 
 
 

CoronaVirus - Covid19 :
Covid19 - La nouvelle attestation garde d'enfants - 26 mars 2020
CGT - DLAJ - Indemnités journalières de la sécurité sociale (IJSS) en cas d’isolement, de maintien à domicile et pour les parents en garde d’enfants
PCA Agences - Plan contiuation activité
CGT - Les 3 premières ordonnances COVID19 - 26 mars 2020
LDAJ - L'espace Libertés Droits et Actions Juridiques de la CGT - questions/réponses
Compte rendu de la conf call Coronavirus - services centraux parisiens du 25 mars 2020
Présentation des 25 premières ordonnances prises en application de la loi d’urgence pour faire face à l’épidémie de COVID-19 - Le Gouvernement - 25 mars 2020
Philippe Martinez : « Tous les syndicats sont d'accord pour maintenir les activités indispensables » - 24 mars 2020
INRS - Obligations des employeurs et des salariés en période de pandémie - 25 mars 2020
Nouvelle attestation de déplacement dérogatoire - 25 mars 2020
CGT - Compte rendu de la réunion téléphonique du 23 mars 2020 avec les ministres du Travail et de l’Economie
Covid19 - Q&A Collaborateurs de la DRH - 23 mars 2020
Covid19 - Liens utiles
BDDF - Conf call coronavirus BDDF - les notes de la CGT - 24 Mars 2020
Coronavirus : les assureurs se mobilisent et annoncent de nouvelles mesures exceptionnelles pour protéger les personnes et les entreprises les plus impactées par le virus Covid-19 - 23 mars 20
Lettre aux organisations syndicales sur la sécurité des personnels - F. OUDEA (FBF) 23/03/20
Note CGT sur la Loi d’urgence pour faire face à l’épidémie de Covid-19 - 23 mars 2020

CGT - Assurance chômage et coronavirus - 23 mars 2020
CGT - Mesures concernant le coronavirus : adaptation du dispositif d’activité partielle - 23 mars 2020
LETTRE OUVERTE DU SYNDICAT DES AVOCATS DE FRANCE A MADAME LA MINISTRE DU TRAVAIL - 18 MARS 2020
CGT - Coronavirus et rupture du contrat de travail - 19 mars 2020
SECAFI - Dispositif de chômage partiel et Covid-19 - Note de présentation technique - 16 mars 2020
Coronavirus - Mesures concernant le coronavirus : adaptation du dispositif d’activité partielle - 19 mars 2020
Coronavirus : Société Générale communiqué CFDT CGT CFTC SNB/CGC - 23 Mars 2020
Coronavirus : communiqué CFDT CGT CFTC SNB/CGC - 23 Mars 2020
Covid19 - Attestation garde d'enfants
BDDF CDS : Compte-rendu CGT de la séance plénière exceptionnelle 13 février 2020

CSEC :
CSEC : Commission EPQS Avril 2020 : statistiques sur les rémunérations au 31/12/2019
CSEC : Commission EPQS Avril 2020, Information GPEC
CSEC : Commission EPQS Avril 2020 : bilan social 2019
CSEC : Commission EPQS avril 2020, Ordre du Jour
CSEC - EPQS - Statistiques salariales - Pyramides (globalement et par statut) des âges 2019 - 31/12/2019
CSEC - EPQS - Statistiques salariales - Rémunération 2019 Part des primes - 31/12/2019
CSEC - EPQS - Statistiques salariales - Décomposition des frais de personnel 2019 - 31/12/2019
CSEC - EPQS - Statistiques salariales - Moyenne des rémunérations annuelles de base - 31/12/2019


CSE - Services Centraux  :
SCE des Services Centraux : La Commission des Restaurants, 2ème semestre 2019
CSE Services Centraux - Réunion ordinaire de mars 2020 - 31 mars - 1er avril 2020
CSE Centraux - CRS - Compte-rendu de la Direction - 18 mars 2020

CSE - CDS :
CDS Bordeaux - compte rendu CGT de la conf Call avec la direction du CDS de Bordeaux du 26/03/2020
CDS Toulouse - COMPTE RENDU CGT/FO - CONF CALL DU 19/03/2020 POINT COVID-19
CDS Toulouse - COMPTE RENDU CGT/FO - CONF CALL DU 19/03/2020 - POINT COVID-19
CDS Lille - Compte-rendu CGT du CSE du 26/03/2020
CDS Lille - Compte-rendu CGT CONF CALL ELUS ET DIRECTION - 24 mars 2020
CDS Lille - Compte-rendu CGT CONF CALL ELUS ET DIRECTION - 20 mars 2020



Droit du travail :
LOI n° 2020-290 du 23 mars 2020 d'urgence pour faire face à l'épidémie de covid-19 (1)


Tuto :
Site - Comment se créer un compte sur ce site? - 26 mars 2020

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Les vidéos @CGT SG:
Prenez le temps de réfléchir à vos objectifs !
Egalité Femme Homme, Une Paille !
 

UBER BANK
En marge des craintes générées par la propagation du coronavirus, il y a une nouvelle qui serait presque passée inaperçue si elle n’avait pas défrayé la chronique sur certains réseaux sociaux … et n’était pas reprise par quelques médias plus officiels. Le «test» lancé par la Caisse d’Epargne de Bretagne – Pays de Loire afin d’ubériser ses conseillers de clientèle a créé le buzz. Le projet prévoit de faire de ces conseillers des entrepreneurs qui assument, à moindres frais, tous les risques business, juridiques et financiers ! En demandant à l’ACPR une extension d’agrément du statut des IOBSP, MIA et CIF, ce «ballon d’essai» risque bien d’impacter profondément toute la profession. Chaque acteur de la profession a donc son mot à dire dans cette histoire ostensiblement bretonne. Il faut exiger d’être reçus par l’ACPR avant que la décision ne soit prise. Comment justifier sinon «la responsabilité sociale de l’entreprise» affichée par les uns ? Comment accepter qu’il n’y ait plus de contrôle interne ? Quid des contraintes réglementaires ? De la satisfaction clientèle ? Des formations obligatoires ? Du risque de réputation ? etc, etc... Bref, dès lors qu’on affiche que notre «raison d’être» est la «satisfaction clientèle», il faut agir en conséquence et tout mettre en œuvre – patronat bancaire et syndicats - pour que l’ACPR ne valide pas ce projet. Des condamnations par l’AMF ont déjà sanctionné de tels projets (concernant les CIF). La «loi Avenir» prévoyait  même qu’en pareilles circonstances, des chartes devaient s’appliquer aux « travailleurs indépendants », mais chacun d’entre nous est bien placé pour comprendre la différence entre une charte – qui n’engage personne ! - et les garanties d’une convention collective comme la nôtre. Cette partie du nouveau monde n’invente rien de nouveau. Elle recycle des vieilles lunes dans la confusion la plus totale. C'est aussi, par exemple, dans ce contexte tendu qu’à la SG les conseillers «essentiels» sont inquiets pour leur avenir ou que les salariés de la DEC de Drôme Ardèche ont reçu une invitation de la part du directeur pour leur présenter les résultats du baromètre. Réunion à l'issue de laquelle devait se «célébrer la fermeture» de leur agence (Le Teil). Pour éviter la généralisation de telles initiatives, les élus CGT ont alerté Philippe Aymerich lors du comité central le 28 février. Il nous a répondu que «face aux évolutions fondamentales du métier, le projet BPCE n’est pas un modèle pour nous aujourd’hui, que le socle de tout est le contact client et la confiance» et d’ajouter que «le rôle du conseiller est fondamental, qu’il n’a jamais été dit que les conseillers Essentiels allaient disparaître. Mais c’est un métier qui va évoluer».  

CRIS D’ORFRAIE
Après 2 ans de prétendues concertations avec les syndicats, plus de 3 mois de tensions sociales et 10 manifestations nationales, l’opposition de l’opinion publique à la réforme des retraites est toujours aussi nette et élevée. La majorité des syndicats représentant la grosse majorité des salariés mais aussi le Conseil d’Etat l’ont clairement dénoncée. Même les voltefaces de Laurent Berger sèment le trouble. Comment ne pas trouver ridicules les cris d’orfraie poussés au bout d’une semaine de combats parlementaires par les députés sensés défendre le texte, alors que la «conférence sur le financement» s’enlise. D’horizons divers, de plus en plus de voix se font entendre pour contester le projet actuel injuste, non financé, que personne ne comprend plus, et demandent à repartir d’une nouvelle page (y compris le Medef et «les doutes» de la CFDT). Plus que jamais, le retrait du projet actuel que nous réclamons depuis le 5 décembre s’impose.

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RENCONTRE AU 35
Accompagné comme toujours par Caroline Guillaumin (DRH Groupe) et de Frédéric Clavière-Schiele (Directeur des Relations Sociales), Frédéric Oudéa s’est prêté à l’exercice plus ou moins semestriel de la rencontre avec les syndicats représentatifs de la SG. Avec les vagues de réorganisations qui déferlent un peu partout et les rumeurs qui entourent la banque depuis des mois, nous avions évidemment beaucoup de questions à lui poser. Mais le rituel est de commencer par une présentation de la situation par le Directeur Général. Il s’est d’abord félicité que notre ratio de capital CET1 ne suscitait désormais plus d’inquiétude sur les marchés, contrairement à la fin de l’année 2018. Ce point est pour lui globalement réglé. En revanche, il a insisté sur la nécessité d’améliorer la rentabilité de la banque, qui reste trop faible à ses yeux et doit se redresser autant que l’a été le niveau de capitalisation. Il est ensuite revenu sur la politique de dividende, qui sera adaptée : suppression du plancher au profit d’un taux de distribution du résultat aux actionnaires de 50% qui est «un standard au sein de l’industrie bancaire». Nous sommes ensuite passés aux enjeux stratégiques de la préparation du «plan de développement pour la période 2021-2025». L’année 2020 sera une «année de préparation», au cours de laquelle des choix seront faits en termes de métiers et de zones géographiques.

EN DESSOUS DES ATTENTES
Nous sommes donc ensuite passés à la séance de questions, organisée de manière à éviter les redites mais aussi d’en noyer certaines dans des réponses globales. En termes de rémunération, alors que nous avons une nouvelle fois remonté votre mécontentement, la DG répond que le niveau des fixes et des variables serait en ligne avec les niveaux observés sur le marché du travail. Interpellé sur le niveau très faible de l’intéressement et de la participation (p+i) par rapport aux autres établissements financiers, Frédéric Oudéa nous a répondu que, dans le cadre de la négociation à venir au cours du 1er semestre, un benchmark serait regardé. Mais il a aussi ajouté qu’il pensait augmenter la partie RSE de la p+i. Etant donné qu’on part d’un niveau de 3 millions d’euros pour plus de 40.000 salariés, il faudrait au moins une progression de 1.000% pour que l’impact soit significatif. 

RUMEURS ET EMPLOI
Les rumeurs sont nombreuses et portent aussi bien sur la consolidation, la vente de Lyxor, les coupes dans les services centraux, etc. Alors que les salariés s’inquiètent (cf. Baromètre), la direction pense qu’«il s’agit avant tout d’un problème de communication» et promet de faire des efforts sur le sujet en 2020. Pas sûr que cela suffise. Les réponses du DG à nos questions sur le devenir de Lyxor ou le point de chute des 700 salariés qui seront rapatriés d’Adamas sont restées extrêmement évasives. Pour lui, les enjeux pour 2020 concernent l’exécution de la stratégie en place.  Relancé sur le projet Ithaque, il a répété qu’il y avait un «travail sur les possibles gains d’efficacité effectué entité par entité». Il a été plus disert sur la finalisation de la configuration après l’échéance des accords en cours avec Amundi. Cela concerne naturellement Lyxor et c’est l’un des derniers chantiers à terminer pour la détermination du périmètre d’activités de la banque. Dans ce «monde post-remédiation», la DG mise sur une cartographie précise des compétences de chacun, une gestion «presque industrielle» et une accélération des mobilités, y compris géographiques au sein de l’Ile de France. 

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natio62

 

 

r200221m

LA MI-TEMPS
C’est ainsi que Frédéric Oudéa qualifie la période actuelle. «Tous nos objectifs sont remplis» d’après lui. «Merci à nos équipes», avant d’ajouter, «affrontons la 2ème mi-temps pour gagner le match». Au-delà de l’habit sportif qu’il se plaît de revêtir en toute occasion, il va en falloir plus pour convaincre en interne. La question n’est pas tant d’avoir «un peu plus de visibilité sur la stratégie retenue par la DG», comme le réclame le seul syndicat représenté au conseil d’administration, mais plutôt de s’assurer que «gagner le match» ne s’adresse pas uniquement aux seuls actionnaires ou à une poignée de survivants. Comment ne pas s’inquiéter pour l’avenir de Lyxor par exemple, longtemps délaissé avant d’être placé «sous revue stratégique» ? A la SG, cela se conclut trop souvent par une cession destinée à «profiter» de l’optimisation de plus-values pour augmenter le ratio CET1 ? Comment accepter la distribution de 60% des résultats sous forme de dividendes et l’évocation de possibles rachats d’actions, alors qu’il faudrait au contraire utiliser les résultats pour augmenter significativement nos investissements et préparer l’avenir ? Sans même parler de la coupe sévère qui s’annonce pour l’intéressement et la participation en 2020.

TELETRAVAIL
Parmi les données très intéressantes de l’enquête télétravail, nous pourrions retenir que «62%» des managers sont «favorables à 2 jours de télétravail par semaine», soit une grande majorité favorable à l’extension. Mais alors pourquoi continuer à refuser cette extension (même sous forme de test) ? Pour la direction, ces 62% traduisent que «les managers restent néanmoins divisés quant au passage à deux jours de télétravail par semaine»… On croirait les éléments de langage du gouvernement !

L’ARNAQUE
Notre opposition au démantèlement de la caisse de retraite «IP Valmy» était forte. Et le bilan actuel de l’accord signé par l’ensemble des autres syndicats nous conforte dans notre opinion. Au-delà de la perte d’une gestion paritaire aux résultats exceptionnels sur la durée, cet accord a marqué le basculement sur un système très rémunérateur…pour les assureurs ! Ainsi Sogecap prélève d’entrée 0,25% de frais sur toutes les nouvelles cotisations, mais aussi 0,50% sur les pensions versées aux retraités. A cela s’ajoutent les frais de gestions sur les unités de compte (les fonds) et plus encore sur le contrat en Euros (95% des encours), sur lequel les frais culminent à 0,61% sur une performance brute de 2,52%. La part de cotisation patronale peut bien augmenter de 0,25%, l’épargne des salariés reste traitée comme une vache à lait pour le Groupe, très loin de la gestion frugale de l’IP Valmy. Mais ce n’est pas fini : le passage éventuel au format PEROB imaginé par la loi PACTE ferait perdre aux salariés l’abondement de leurs versements sur le PERCO. Plus encore, la direction nous présente le nouveau système comme incluant obligatoirement 10% de fonds labellisés PEA-PME dans le cadre de la gestion pilotée par défaut. Or c’est inexact : inclure ces fonds permet simplement à l’employeur de réduire le taux du forfait social payé sur les cotisations versées de 4% (soit une économie de près de 2 millions d’euros pour la SG). Ce ne serait pas grave si ces fonds n’étaient pas à la fois très chargés en frais (quand les gestions passives que nous préconisons sont beaucoup moins onéreuses et tout aussi rentables à long terme) et beaucoup plus risqués que les fonds actions traditionnels. En gros, ce seraient les frais supplémentaires payés par les salariés sur leur épargne retraite qui financeraient l’économie d’impôts de l’entreprise.

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L’ELECTROCHOC
Il faut savoir apprendre de ses échecs. Celui de la négociation de l’accord d’accompagnement des projets de BDDF à horizon 2023 est riche d’enseignements. Après l’expertise de Secafi sur l’état des lieux après les réorganisations 2016-2020, la consultation des salariés réalisée par la CGT a elle aussi mis en avant la nécessité de remédier à certaines situations avant même d’envisager de déployer les nouveaux projets. La direction en a conscience puisqu’elle a elle-même déclaré que 2020 serait une année de transition et qu’elle a défini un plan d’action (un point d’étape nous en sera fait dans 6 mois). En attendant, 88,46% des salariés concernés par le projet d’accord qui nous ont répondu nous ont demandé de ne pas le signer en l’état. Et nous avons naturellement suivi leur recommandation. Le manque de reconnaissance globale et de garanties solides pour cette nouvelle vague de réorganisation ont motivé la plupart des avis émis par les salariés. La bataille ne va pas s’arrêter avec la signature de 3 organisations syndicales car les besoins sont clairement exprimés et des réponses apportées va dépendre la réussite – ou pas – des projets.

LA MAIN LOURDE
Alors que l’hostilité de l’opinion publique ne faiblit pas et que les cortèges de manifestations déferlent partout en France depuis le 5 décembre, le Conseil d’Etat a lui aussi porté un jugement sévère sur le projet de réforme des retraites. Et il a eu la main lourde ! Le gouvernement tente évidemment de minimiser cette condamnation sans appel d’un projet mal ficelé et pas financé, car son but reste maintenant «d’aller vite» en biaisant le débat parlementaire à l’aide d’estimations fausses voire en l’escamotant totalement. Mépriser les manifestations, l’opinion publique, le Conseil d’Etat et les parlementaires, tout cela commence sérieusement à poser la question de la méthode, voire de la légitimité de ce gouvernement. La question de fond n’a pas varié. Si le statu quo sur le système actuel n’est pas une solution souhaitée, la réforme imposée reste inutile et injuste. Il n’y a donc qu’une option, exiger son retrait le 6 février prochain en participant aux manifestations prévues partout en France.  

L’AVENIR, C’EST FLOU
Hasard du calendrier ou malice ? C’est le jour même de l’ouverture de la «conférence sur le financement des retraites» que la direction a convié les représentants syndicaux de la SG à une réunion sur notre régime spécifique de retraite Valmy. Ce dernier pourrait évoluer dans le cadre de la loi Pacte, qui pousse les entreprises à travailler sur leur «raison d’être» mais aussi réforme une énième fois l’épargne retraite en créant un acronyme de plus : le PEROB. En même temps, on se rend compte que le projet de réforme des retraites gouvernemental commence déjà à entraîner des incertitudes pour les futurs retraités dans un avenir proche. Ainsi les transitions d’activité qui seraient-elles impactées dès 2022 par le nouveau dispositif, soit des salariés nés bien avant 1975 ! La direction a en effet précisé que le contexte actuel ne permettait pas une vision suffisamment éclairée de l'impact de la réforme à partir de 2022 pour valider les nouvelles demandes de «TA» ou de mi-temps senior. Les validations dont la date serait fixée après 2021 sont donc suspendues. A l’exception des 4 cas suivants : le dossier est bien engagé (pièces fournies à fin 2019 et demande faite en 2019) ; le salarié maintient sa demande malgré le contexte (et prend le risque d’une décote temporaire ou définitive, plus ou moins importante) ; le début est compris entre le 1er janvier et 31 Mars 2020 ; la fin du congé intervient au plus tard le 1er janvier 2023.

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C'EST VOUS L'AVENIR

Depuis la publication du rapport Delevoye en juillet 2019 et le projet de loi du gouvernement présenté par Edouard Philippe en décembre, tout le monde - ou presque – a compris que, sans son retrait, cette réforme s’appliquerait dès 2022. A qui ? cela fait partie de l’enfumage entretenu depuis le début. A la SG, les 1ers concernés sont clairement ceux qui seraient en plus victimes de la suppression de leur poste dans les CDS. «Nous n’allons pas prendre la responsabilité de mettre en risque les collègues qui ne pourraient partir qu’après le 31 décembre 2021. Ils pourraient subir une décote définitive ou temporaire de leur pension» a répondu le directeur des relations sociales lorsque les transitions d’activités (possibilité de départ à 3 ou 4 ans de la retraite en cas de suppression de poste) ont été abordées dans la négociation sur les fermetures de St Quentin et de Viry. C’est aussi cette même population qui va prendre de plein fouet la décote des indemnités de fin de carrière (accord signé en décembre 2018 par 2 syndicats). C’est la «triple peine» avons-nous résumé, en exigeant de la direction de compenser.

NOUS PARTIMES 500…     
En septembre 2019, lors de la première réunion avec BDDF, la direction nous présentait des supports à ses «projets à l’horizon 2025», avec 530 suppressions de postes. Aujourd’hui, à la fin de la négociation en cours, nous en sommes à 1.400 postes supprimés ! … dont 892 salariés qui pourraient bénéficier des mesures élargies (départ volontaire, etc) … et le reste qui sera traité en «gestion courante» (mobilité). Le compte-rendu de chaque réunion et les versions du projet d’accord sont sur notre site. Si vous êtes impactés, il reste peu de temps pour nous faire part de vos réflexions, besoins ou propositions. Une «dernière» grosse réunion est planifiée lundi 20 janvier. Ce sera l’occasion pour l’expert Secafi de venir nous présenter son analyse de la situation et formuler des préconisations. Cette réunion sera suivie, le jour même, d’une nouvelle négociation sur les bases d’un texte qui devrait nous parvenir dans la journée (et que vous pourrez retrouver aussitôt sur notre site pour vous permettre de nous faire partager vos réactions).

50 JOURS

46ème jour de mobilisation contre la réforme des retraites. Des sondages qui désarçonnent toujours l’élite car la majorité des gens continue d’être opposée à la réforme imposée par le gouvernement et une majorité de salariés soutient la mobilisation de la majorité des syndicats (en fait, tous sauf Laurent Berger). Résumer la situation actuelle en caricaturant les grévistes «qui ne comprendraient pas la réforme», «qui refuseraient de discuter», c’est irresponsable après 2 ans de concertation. Depuis 6 mois, tout le monde demande un simulateur pour que chaque salarié puisse se référer à sa propre situation, juger et agir en conséquence. Le nouveau monsieur retraite, Laurent Pietraszewski le promet 6 mois après la publication de loi. Soit dans un an ! Entre le «provisoire» qui sera «définitif» si on ne se mobilise pas plus, l’«universel» qui d’après E. Macron «n’a pas vocation à s’appliquer à tous de la même manière», et les autres promesses sans lendemain, c’est à vous de trancher. Exigez avec nous, comme la quasi-totalité des syndicats en France et à la Société Générale le retrait de cette loi !

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natio59

COST KILLERS OU DIAFOIRUS
De plans de réduction de coût en plans de suppressions de postes, de cessions d’activités en délocalisations et offshoring, le remède préconisé par la direction générale pour préparer la consolidation bancaire a un coût extrêmement élevé. Socialement d’abord, car la rigueur budgétaire qui frappe les salariés contraste avec les taux de distribution des dividendes «hors-sol» dont bénéficient les actionnaires qui vont toucher une année record de dividendes (62 milliards en France !!) alors qu’il faudrait se contenter de l’augmentation du titre restaurant (pour ceux qui en ont!). Et ces milliards de dividendes seraient bien utiles s’ils étaient investis pour construire le champion - qui en a bien besoin - de la fameuse future consolidation bancaire. La CGT a saisi l’occasion de la 7eme réunion sur les réorganisations de BDDF pour protester sur le manque de visibilité quant à la stratégie du groupe. Car c’est devenu une habitude, les salariés et leurs représentants ont appris fin décembre par voie de presse qu’un nouvel accord avait été signé avec les autorités américaines et qu’un cabinet travaillerait sur l’éventuel remplacement de Frédéric Oudéa. Si l’on ajoute l’annonce précipitée de la vente de SG Finans (pour contribuer au coût de la construction du champion bancaire) la coupe est pleine. Une réunion devrait donc avoir lieu en février entre le directeur général et les représentants des syndicats représentatifs. Faute de présenter les vœux, F. Oudéa leur présentera les résultats 2019 et peut-être un peu plus...

LA FRACTURE ET LE MEPRIS
La majorité des Français a compris que la soi-disant «réforme» des retraites se ferait à leurs dépens et parmi eux, 72% soutiennent la contestation contre le projet après une quarantaine de jours de grève. Il est grand temps que le gouvernement entende le mécontentement et reparte d’une page blanche. Les oligarques peuvent répéter sans cesse depuis plus d’un mois que les Français contestataires (par essence) ne comprennent rien. Mais, alors que le préavis de grève avait été déposé deux mois avant le 5 décembre, rien n’a été fait pour l’empêcher et la stratégie du pourrissement mène au pire. Profession par profession, des « concessions » sont proposées dès lors qu’elles permettent d’éteindre la contestation et de sauver l’essence même du projet : donner à l’état les mains libres pour décider du montant des pensions et de l’âge de la retraite, mais aussi piller les 70 milliards de réserves accumulés par les caisses des salariés du privé. Le gouvernement se réfugie derrière des pseudo-concertations. Mais chacun est bien conscient que la solution ne pourra pas être le seul retrait de l’âge pivot. C’est l’ensemble de la réforme qui n’est pas juste et socialement responsable. Nous n’en sommes plus au stade de faire une pétition, inutile après 40 jours de grève et de galère. Le mépris reste le même. Face à cela, nous appelons chacun d’entre vous à bien mesurer les enjeux, certes lointains (quoique 2022, c’est demain…) et à participer activement à cette bataille pour que les salariés en sortent rapidement … et gagnants !

NOUVELLE VAGUE
Après 3 ans et 102 élections, le cycle électoral à la SG s’est terminé le 3 décembre. C’est sur ces bases que le nouveau comité central d’entreprise (CSEC) a été constitué le 9 janvier. Avec 22,21% de représentativité au niveau national (dont 35.16% dans les centraux qui représentent la moitié des effectifs), la CGT est devenue la 2éme organisation syndicale à la SG. C’est une progression globale de 4% (dont +6% parmi les cadres). Le SNB a logiquement pris le secrétariat du CSEC et la CGT, le secrétariat adjoint pour les 4 prochaines années.

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natio58

MEILLEURS VŒUX 2020
Toute l’équipe de la CGT Société Générale vous souhaite une très bonne année 2020.  Pour notre part, notre résolution sera déterminée et combative : continuer à représenter au mieux les intérêts individuels ou collectifs de l’ensemble des salariés, tous secteurs confondus. D’où notre 1ere proposition : devant les difficultés qui s’annoncent déjà pour 2020, rejoignez-nous et construisons ensemble l’organisation qui vous ressemble. 

CAFOUILLAGES ET MEPRIS
Au-delà du mépris et des provocations cumulées ces dernières semaines (les aventures du spécialiste des retraites JP Delevoye, les fakes news, la légion d’honneur du patron de BlackRock France), le rideau de fumée soigneusement entretenu autour du projet de la réforme n’aura pas bougé. Toujours pas de simulateur pour permettre à chacun de se faire une idée précise des conséquences (en dehors des calculettes telles celle sur le site de la CGT SG pour mesurer l’impact du passage pour vous, d’un calcul actuel sur les 25 meilleures années à celui de la réforme basé sur l’ensemble de la carrière ! …. Et la perte peut se chiffrer à plusieurs centaines d’euros par mois pour un salaire moyen avec une évolution moyenne !). L’absence du simulateur s’explique certainement par l’exemple Belge. Dans la même situation, leur gouvernement en avait publié un. Ce qui avait soulevé un tel tollé que la réforme a finalement été abandonnée. Le gouvernement français ne s’y est pas risqué et il est resté sourd face au mécontentement généré par cette réforme. Face au mépris, déjà à l’origine d’un mois tendu, il faut amplifier la mobilisation pour sortir rapidement de ce conflit. Nous renouvelons donc notre appel à participer massivement aux manifestations prévues un peu partout dès le 9 janvier prochain.

LE NOEL DES RAPETOU
Ceux qui ont regardé de près cette réforme imposée par le gouvernement auront pu aussi remarquer que malgré des «déficits estimés par le COR en 2025 entre 7 et 17 milliards», le projet prévoit d’exonérer de cotisations retraites les salariés au-dessus de 10.000 euros par mois. Bien évidemment, la part de la cotisation patronale tombe aussi : Un gros cadeau de 2 à 4 milliards par an, soit 60 milliards d’ici 2040. «Une réforme juste et universelle»… vous y croyez encore ?

C’EST VOUS L’AVENIR
A peine rentrée à Oslo du comité de groupe européen du 11 décembre, Turid, la représentante Norvégienne apprenait que la SG vendait SG Finans qui l’employait avec ses 360 collègues Norvégien, Suédois et Danois. «Nous n’avons pas de souci chez nous» confiait-elle aux autres représentants européens lors de la préparation du comité européen. «Je devrais apprendre le français» continuait-elle. La vente de SG Finans, pourtant cœur de métier et rentable, n’a même pas été abordée devant les représentants européens et Turid aura appris la nouvelle en rentrant. L’année s’est donc terminée par cette 15ème Cession. De banque universelle, la stratégie de «recentrage» déployée à la SG en fait tout juste une «banque diversifiée». Difficile dans ce contexte de donner confiance et de croire qu’elle sera plus à même d’affronter cette nouvelle décennie. En tout cas, après la SGBA, l’avenir sera aussi sans Turid et ses 360 collègues.

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LA LIGNE ROUGE
C’est celle que le 1er ministre a réussi à franchir lors de son allocution sur la réforme de la retraite devant le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE). Faire dire à la CFDT que la ligne rouge est franchie, reconstituer un front syndical atomisé depuis 2016, voire revigorer une opposition atone, en 1 heure d’intervention, ça relève de l’exploit ! Quoiqu’il en soit, les 4 organisations syndicales représentatives de la Société Générale sont dorénavant parties prenantes des appels à la mobilisation du 17 décembre. C’est le moment décisif pour contraindre le gouvernement à écouter les Français, condition sine qua non pour que s’arrêtent les grèves (notamment celles des transports) et que la réforme financière et budgétaire des retraites soit remise à plat. Nous ne pouvons donc que vous conseiller vivement, si vous pensez comme nous que cette réforme n’est pas bonne, de participer aux différentes manifestations qui auront lieu le 17 décembre, notamment en vous déclarant gréviste !       

… ET MOI ? ET MOI ?
Nous avons reçu pas mal de mails qui nous interrogent sur les conséquences directes sur chaque situation individuelle. Logique, tant il est difficile de s’y retrouver entre les différentes versions des «pour», des «contre», noyées dans la cacophonie gouvernementale. Nous avons mis en ligne (sur notre site internet) un simulateur maison pour vous permettre de mesurer l’impact du passage d’un calcul basé sur les 25 meilleures années avec celui calculé sur l’ensemble de votre carrière. Il y a aussi des documents pédagogiques, simples, d’horizons divers, parfois même humoristiques (merci Audiard !), pour que chacun puisse se faire une opinion éclairée avant les manifestations du 17 et décide en toute conscience d’y participer.

L’ELECTROCHOC
Plus les présentations du baromètre collaborateurs (ex-«employeur») avancent, plus on comprend le désarroi dans lequel se trouvent les directions des différentes BU et SU pour tenter d’interpréter positivement les scores. Pourtant, les messages sont clairs et nous les avons souvent relayés bien en amont. Non, ce n’est pas que «la stratégie n’est pas comprise», c’est qu’elle n’est pas acceptée. Non, les salariés n’ont pas confiance dans la procédure d’alerte - whistleblowing - (soit par crainte de se prendre un retour de bâton, soit parce qu’ils sont persuadés que leur alerte ne sera pas prise en compte…). Pourtant, les bases sont là. Le personnel reste la pierre angulaire et la conscience professionnelle fait que l’activité tourne et progresse. C’est bien de lui dont dépend l’avenir du groupe. Et pourtant, quelques soient les résultats, au moins 2 milliards partiront vers les dividendes… tandis que les salariés doivent se contenter de l’augmentation du ticket restaurant pour les «privilégiés» qui en bénéficient … pour reprendre une terminologie gouvernementale à la mode !

O TEMPORA, O MORES
… Et en même temps, les 530 suppressions de postes de BDDF sont en discussion. La terre peut s’arrêter de tourner (ou du moins les transports en Ile-de-France), la direction continue à convoquer les organisations syndicales pour examiner les conditions et les conséquences du dernier projet de suppressions de postes. La CGT, seule délégation gréviste le jour de la réunion du 10 décembre, a fait remarquer à la direction que discuter de la manière dont on met dehors les salariés à 3 ou 4 ans de la retraite dans les plans sociaux depuis 10 ans, devrait amener le patronat à cacher sa joie quand le gouvernement tente de nous faire avaler une retraite à 64 ans !

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