CESSIONS : FIN DE PARTIELe poker menteur de la DG a pris fin ce mercredi : la SG est entrée en négociations exclusives avec Amundi afin de lui vendre Lyxor pour un montant de 825 millions d’euros. Il ne restera pas longtemps dans les caisses car il servira à financer dividendes et rachats d’actions. D’après la direction, la SG ne serait plus «l’actionnaire idéal pour financer la croissance de Lyxor». Il est vrai que la question se pose en repensant à l’abandon dans lequel a été laissée cette ancienne pépite au cours des dernières années : pas ou peu d’investissements, aucune volonté d’imposer ses produits au sein des différents canaux de distribution du Groupe… Mais il est trop tard pour déplorer le choix de la direction. En revanche, il est encore temps de discuter des garanties pour nos collègues concernés par cette opération. La communication des directions de la SG et d’Amundi a beau répéter qu’il n’y aura pas de départs contraints, il n’en reste pas moins que l’acquéreur se vante en même temps de réaliser rapidement 30 millions d’euros d’économies en frais de personnel. Combien est-ce que cela représente de postes supprimés à l’arrivée ? Lesquels ? Quels seront les choix pour les salariés visés par ces suppressions ? Leur sera-t-il possible de revenir à la SG, alors que le gel des mobilités annoncé bloque nos collègues sur des postes peut-être condamnés ? Autant de questions sans réponses, qu’il n’a d’ailleurs pas été possible de poser à Valérie Baudson, future DG d’Amundi lors de la conférence…
A TROP TIRER SUR LA CORDE…A la SG, on se demande souvent s’il y a un pilote dans l’avion. Mais de plus en plus, c’est l’équipage qui fait défaut. Les PSE à répétition ont accoutumé les services centraux à fonctionner en sous-effectifs chroniques, au risque de l’épuisement des salariés. Même chose dans le réseau, désorganisé par des réorganisations empilées sans tenir compte des remontées du terrain. S’ajoute une politique salariale démotivante et c’est sans surprise qu'une vague de démissions enfle au point de devenir un véritable tsunami. Non seulement il s’agit d’une perte de collègues souvent expérimentés, mais le turnover devient tellement important que la transmission des savoirs est de plus en plus difficile à assurer. Et cela d’autant plus que les sous-effectifs criants obligent nombre d’entre vous à endosser plusieurs rôles au cours d’une même journée de travail. Les agences étaient au bord de l’implosion avant même les dernières annonces liées à la Covid. Et voilà que vient s’ajouter le projet de fusion avec le Crédit du Nord, avec un premier impact très concret : le gel presque total des embauches chez BDDF. Dans ce contexte de sous-effectifs, de démissions massives et de crise sanitaire, c’est la recette assurée pour tendre un peu plus (...beaucoup trop ?) la banque de détail. Les salariés épuisés ne vont plus réussir à tenir les lignes. Le manque de reconnaissance dévastateur de la part de la direction ne va pas les inciter à sacrifier leur famille ou leur santé pour financer dividendes et autres…
LE MILLIARD ! Frédéric Oudéa a le sourire. Il est en effet heureux de pouvoir annoncer aux actionnaires le retour du dividende. Certes la BCE le contraint à limiter ce dernier à 0,55 euros par action mais il compte bien y ajouter un programme de rachat d’actions au moins équivalent à l’automne. Le tout pour près d’un milliard d’euros. Et pourtant les résultats sont négatifs ! Et c’est pour cela que notre directeur général nous promet la poursuite de la stratégie de réduction des coûts tous azimuts. Nous vous avons parlé récemment de l’accélération des délocalisations, qui sacrifient la qualité de service et les conditions de travail à quelques économies de façade. S’approchent également à grands pas les coupes sévères liées au rapprochement SG-CdN. Entre-temps, vous aurez le plaisir de découvrir bientôt la division par deux de l’enveloppe consacrée aux augmentations individuelles et de nouvelles coupes dans les enveloppes de variables (de -10% à -30% selon les services). Et comme il n’y a pas de petites économies, le choix de procéder à des rachats d’actions plutôt que de verser un dividende à l’automne permettrait à la direction de ne pas verser près de 15 millions d’euros de P+i supplémentaires. Ce sera un point à garder en mémoire lors de la négociation qui doit s’ouvrir bientôt sur le sujet … CONTRASTÉEn attendant, Frédéric Oudéa est heureux. Pourtant la stratégie des coupes répétées, dans les effectifs et les activités, suivie depuis des années ne produit pas les effets attendus. Alors que nos concurrents qui…
SG - CdN : LES NOUVELLES DU FRONTAprès les premières rencontres avec les syndicats, le dépôt du dossier de fusion SG-CDN devant les instances, les nominations croisées entre les deux groupes, vient le temps de l’expertise de Sécafi (dont les résultats seront présentés fin mars). Pendant ce temps, Sébastien Proto continue la tournée des popotes pour convaincre sur son projet. La direction a aussi pris contact avec les fédérations syndicales pour proposer de définir le cadre d’une future négociation d’un socle social (statuts différents, les conséquences sur l’emploi, etc). Le dossier est donc bien avancé. Mais les principaux éléments vont maintenant dépendre de notre capacité à s’opposer et peser sur les choix à venir et les arbitrages qui seront faits. A noter, que si le SNB et la CFDT sont représentatifs dans les 2 groupes, la CGT sera représentée autour de la table puisqu’elle pèse 18% des voix sur l’ensemble du périmètre (dont 22,21% à la SG). Nous avons d’ailleurs proposé, dès l’annonce de l’étude aux autres syndicats, d’adopter une plateforme de travail commune pour faire face aux multiples enjeux générés par ce projet. L’union fait la force. Mais cette proposition n’a pas été retenue par tous les autres syndicats pour l’instant. Nous allons donc continuer à y travailler, tout en donnant la transparence, sur les différents sujets qui les concernent, directement à l’ensemble des salariés impactés … quelle que soit la couleur du maillot. DOCTOLIB SYNDICAL : BookMe!Alors qu’il y a un an, la crise sanitaire nous plongeait dans…
LE BRUIT ET LES RUMEURSEn attendant « LA » décision ou « LES » annonces, la situation est pesante. Le manque de visibilité sur la stratégie du gouvernement cache mal ses propres déboires sur les insuffisances de vaccins. A la SG, le buzz, qui commence à prendre le dessus sur les aspects sanitaires, vient des informations contradictoires qui bruissent sur la distribution du variable 2021. Certains diront que «c’est déjà bien de parler de distribution en pleine crise», mais cela ne suffira pas à calmer les esprits si les rumeurs s’avèrent exactes. On parle ici ou là d’une baisse de 25% pour les variables au-dessus de 3000 euros et de 10 à 12% en dessous de 3KE. A BDDF, on parle d’une grille d’attribution, -25% pour les collègues au niveau des attentes, une baisse de -10% pour les rares au-dessus des attentes en 2020, quant à ceux qui sont au-dessous des attentes, la baisse pourrait atteindre 40 à 100%. Bref, on parle beaucoup, mais personne ne sait vraiment. La cacophonie, organisée par le manque de clarté et de transparence, résonne d’autant plus que malgré nos demandes répétées (doux euphémisme) depuis 2 décennies, il n’y a aucun critère objectif qui permette de distribuer le variable à la SG, autre que ce que tout le monde appelle « la prime de gueule ». C’est malheureusement une situation inconfortable pour les managers, pris entre le marteau et l’enclume, envoyés au charbon sur les évaluations et les annonces difficiles à venir. C’est une année horribilis qui s’annonce en termes d’attribution…
LA QUETE DU GRAALAutrefois, c’était simple : tous les trois ans, vous votiez pour désigner vos deux représentants au Conseil d’Administration (CA) de la banque selon un principe démocratique pur (1 salarié = 1 voix). Trop simple pour l’énarque de l’Elysée qui, par la grâce de la loi Avenir, a créé en plus un représentant des salariés actionnaires (ARSA, élection de septembre dernier) et a ajouté, pour faire bonne mesure, une élection des représentants des salariés au Conseil de Surveillance du Fonds E. En bon ploutocrate, notre énarque en chef n’a pas oublié de pondérer les votes en fonction du nombre d’actions détenues… c’est ainsi que les candidats de la CGT, arrivés en 2e position en nombre de votants, ont été relégués à la 4e place en nombre d’actions exprimées. Et de ce fait, exclus du second tour au profit du candidat de la Direction version « Canal Inspection » et de celui de l’ASSACT, qui rêve depuis longtemps d’un strapontin au Conseil d’Administration. Ce rêve risque cependant d’être compromis par le ralliement à celui arrivé en tête, du candidat Direction version « Canal RESG » - arrivé en 3e position et dont l’autre casquette est l’accélération des délocalisations (cf compte rendu sur notre site). Mais peut-être que l’ASSACT, dans ce nouveau contexte de mercato, va se rabattre sur la bonne vieille élection des représentants réels des salariés, dont le 2e tour se tiendra en mars ? LA FINALEEn attendant, nous ne pouvons que nous féliciter de la progression de la participation au 1er tour qui…
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