PLOUTOCRATIE        Le propre d’un suffrage censitaire est que le poids d’un électeur dans ce système est directement fonction de sa richesse. Ainsi en a-t-il été pour l’élection du représentant des salariés dans le cadre de l’ARSA, qui a permis d’écarter les représentants des salariés du tour final et au candidat de la direction d’arriver largement en tête en nombre d’actions – sinon de voix - exprimées. Malgré cela, nous avons des raisons de nous réjouir. Nous voudrions tout d’abord remercier tous ceux d’entre vous qui ont apporté leurs voix aux candidats soutenus par la CGT. Grâce à vous, Morgane et Filip ont réuni près de 1 million de suffrages, affichant ainsi de loin la plus forte progression entre le nombre de sponsors et celui d’électeurs (un multiple de 9, ou presque). C’est le résultat d’une belle campagne de leur part, et de l’intérêt suscité par les questions qu’ils ont soulevées au sujet des décisions prises ces dernières années au Conseil d’Administration. C’est également porteur d’espoir pour la prochaine élection de vos vrais représentants au Conseil d’Administration qui se déroulera au mois de janvier et qui, elle, sera réellement démocratique : un salarié = une voix. Mais d’ici là, il y aura une autre élection au suffrage censitaire prévue par la loi PACTE qui, décidément, aime ce mode de scrutin : ce sera celle de vos représentants au Conseil de Surveillance du fonds E, celui qui gère les titres SG de votre épargne salariale. Comme il s’agit d’un scrutin de liste et non…
COUP SUR COUP  En moins d’une semaine, la Société Générale aura encore défrayé la chronique, par deux fois. Les rumeurs de la vente de Lyxor puis l’annonce «fuitée» d’un projet de nouveau réseau bancaire sont venus alimenter tour à tour le doute et la défiance. En dehors de l’«étude» en vue de la création d’une nouvelle banque, Frédéric Oudéa a appelé à ne pas donner crédit aux «rumeurs farfelues» dont le groupe est régulièrement victime. Cela met en lumière tout l’intérêt d’avoir des représentants du personnel dans les différentes instances qui rendent compte des vrais sujets pour la période qui arrive. Cela vaut pour les IRP nationales ou locales, où souvent les représentants de la direction brident les échanges et réduisent le dialogue nécessaire à peau de chagrin. Mais cela vaut aussi pour l’élection de l’ARSA (du 28 septembre au 9 octobre) qui est une de ces occasions pour les salariés de peser vers plus de transparence, en votant pour nos candidats. SCIER LA BRANCHEEn attendant de savoir ce qu’il adviendra de l’«étude» du nouveau réseau bancaire, BDDF continu les travaux. Suite à la nouvelle segmentation entre clients Essentiels et Premium d’ici un an, il est prévu 103 suppressions nettes de postes de conseillers (-354 postes sur 2858 conseillers Essentiels Vs +251 créations de Premium et 31 ADA) dans 370 agences. La direction tire arguments de gains de temps venant d’outils «facilitants» mais aussi par la vague de souscription «full on line», officiellement sans que le conseiller n’ait à intervenir. Pourtant, la…
KÉSAKO ARSA   Pourquoi, malgré le contexte actuel, s’intéresser de près à l'élection du représentant des salariés actionnaires au conseil d'administration – ARSA ? Notre dessinateur François illustrait déjà en 2010 les inquiétudes liées à la stratégie déployée par la DG (cf dessin ci-dessous). Les plans stratégiques successifs, destinés à rassurer les actionnaires, ont rapidement tourné court au gré des crises. Et les salariés ont payé cash la facture des promesses irréalistes faites aux actionnaires. Ce constat d’échec n'est plus réservé aux habituels contestataires et ronchons que nous sommes. Il traverse l'ensemble des strates hiérarchiques, top management compris. La sortie du titre SG de l’indice Euro Stoxx 50 le 21 septembre prochain illustre bien le parcours de notre entreprise au sein de l’industrie. En quelques années, la stratégie nous a fait passer d'une des 2 grandes banques en France à un établissement dont la capitalisation n’est plus que le quart de sa rivale d’hier. Bref, une proie facile dans le cadre d'une future consolidation française ou européenne. Pour les salariés qui n’ont pas seulement investi leur temps et leurs efforts mais aussi leurs économies dans la SG, le bilan est là. La DG a beau répéter que le marché se trompe, mais l’action vaut aujourd’hui 13€. L’échec est donc industriel et financier. Bien que notre entreprise ait eu son lot d’aléas, cette situation n’est pas le fait du hasard. EIle est la conséquence directe des choix stratégiques de la direction générale, qui a sacrifié le développement équilibré des activités pour une recherche illusoire…
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