Philippe FOURNIL - Le Site Officiel de la CGT de la Société Générale

 Délégué national de la CGT SG

Alors que la 1ère réunion du CE des centraux s’est déroulée jeudi dernier et que l’expert a été désigné pour analyser la motivation économique des projets qui mènent à 752 suppressions de postes, les organisations syndicales représentatives étaient à nouveau réunies pour négocier les particularités apportées au dispositif de départ volontaire dans le cadre des RCC et des plans de transitions d’activités. La première réunion avait eu lieu le 15 avril (cf cr CGT sur le site). Cette nouvelle rencontre aura duré 4 heures. La CGT est venue avec 31 demandes, points de vigilance… et propositions !       

Frédéric Clavière Schiele - FCS - fraîchement nommé officiellement directeur des relations sociales (l’ancien ayant définitivement disparu après 1 an de poste et quelques accords catastrophiques arrachés à quelques syndicats) présidait la séance avec l’appui d’Anne Catherine Ropers (DRH Gbis) et de Bertrand Lagny (le patron de la direction des métiers – MET).

Nous avons donc rebalayé toutes les conditions de départs volontaires, financières ou techniques. Il faut dire que les permanences tenues par nos élus et les entretiens avec les salariés concernés nous ont démontré la nécessité de faire préciser certaines choses et d’en faire acter d’autres.

Conditions d’éligibilité :     
Ancienneté : Anne Catherine Ropers a rappelé que les principes appliqués par le Groupe avaient vocation à perdurer. « On reprend l’ancienneté sans discontinuer », « quand on a des difficultés on regarde de près, mais l’idée, c’est que quelqu’un qui a déjà bénéficié d’indemnités de rupture ne vienne pas nous en redemander au même titre ». « Pas de reprise de l’ancienneté dans certains contrats quand il y a eu sortie de filiales dans le cadre de plans locaux ». La SG ne reprend pas les VIE, mais prend en compte l’alternance (NDLR : et à ce titre devrait prendre en compte les périodes de stages… à confirmer).

Les 3 ans d’ancienneté requis : FCS a précisé qu’«on ne peut pas faire la part des choses entre les compétences et l’ancienneté. La mesure sera la même pour tous. Les – de 3 ans d’ancienneté ont généralement un diplôme généraliste. Ils ont une bonne polyvalence et sont donc facilement recyclables. On peut imaginer certaines exceptions. Là où il y a arrêt complet ou une spécificité particulière. Nous en voyons deux : chez Descartes et Commodities. Soit 10 personnes (8 CTYet 2 Descartes).  

La CGT a demandé à étendre aux autres entités, comme IBFS où les profils sont parfois très spécifiques. La direction va nous revenir sur ce point tout en précisant qu’elle reste pragmatique « si on peut leur faire faire des activités, on ne pas va payer pour les faire partir ».

Activités en extinction :
Pour la direction, l’administration n’est pas opposée à ce que les postes de ces salariés soient considérés comme supprimés. L’administration demande à étendre les 3 mois avec une date certaine. Ils doivent être traités avant décembre 2019. Il faut qu’ils puissent adhérer dans les mêmes délais que les autres. Ils devront avoir un dispositif particulier pour les mois au-delà (clause de rétention). Pour l’administration, il faut une date de départ certaine. Ils sont éligibles à un bonus non contractualisé. Pour la prime de rétention, il faut, pour les régulateurs, des éléments objectifs (présence et qualité). Pour la direction, les seuls 13 commodities et 4 Descartes sont éligibles.
Pour ACR : « les conditions de rétentions sont avantageuses ». Pour la CGT : « Des conditions avantageuses …. Mais soumises à conditions ».
ACR : «C’est une exigence à cause du régulateur… on va la sanctuariser mais la présence et la qualité des opérations sont une nécessité pour tous. Il faut les rassurer, on a besoin d’eux … c’est une des clés du projet ».

Dispense d’activité :
Nous avons demandé la possibilité de dispense d’activité dans certains cas (pour permettre le projet des directement concernés, des salariés dont l’activité est éteinte, etc). Pour la direction, la mesure temporaire, sous la responsabilité de la RH et du management, ne doit pas induire automatiquement l’adhésion à une mesure du plan. La dispense d’activité peut se concevoir si les salariés n’ont plus d’activité. 2 conditions : le missionné ne sera pas privilégié pour le reclassement, la dispense ne doit pas être une obligation au départ volontaire. L’objectif de la direction est de nous présenter un dispositif début mai qui irait jusqu’au mois de juillet. Evidemment la dispense n’ira pas au-delà de la 1ère commission de juillet.  

Procédure des entretiens :
Les salariés non-présents physiquement seront-ils obligés de venir faire les formalités à La Défense ? Non, sauf pour les salariés en dispense d’activité. 
Cas des congés maternité et des congés parentaux : FCS va bosser sur le point, mais ne pourra pas écrire de règles illégales. Il y aura un décalage de la date de départ en fonction de la fin de la protection légale mais ilsdevront bénéficier des conditions optimales. 
Alors que le SNB faisait une digression sur les PTA (possibilité de postuler à un PTA en juillet qui ne serait liquidable qu’en décembre), nous avons demandé si le rachat de trimestres était bien pris en compte pour avancer les conditions requise pour un départ en PTA (avoir l’âge légale de la retraite à taux plein). La direction a confirmé qu’il est possible de racheter des trimestres pour bénéficier du PTA et a précisé que de la même façon, si le salarié est au-delà des 3 ans du PTA, il lui est possible de prendre la prime de départ pour racheter des trimestres et prendre sa retraite après le départ de l’entreprise.

Aides financières :
Pour compenser l’avalanche de bonus à 0 de 2019 et ceux qui sont en forte baisse, la direction a finalement accepté de modifier les 2 bonus de référence et de prendre la moyenne des variables versés en 2018 et 2017. Nous lui avons rappelé que nous voulons la meilleure moyenne des 2 années 2018-2019 ou 2017-2018.
Pour pallier les difficultés du déploiement du plan en plein été la direction a accepté de prolonger le booster du 1er mois jusqu’au 13 septembre. Les périodes du plan sont donc :

Du 1er juillet au 13 septembre = 1 mensualité par semestre d’ancienneté + booster de 20% ;
Du 14 septembre au 29 novembre = 0,8 d’une mensualité ;
En décembre = 0,6 mensualité.

La signature de la convention de départ doit se faire dans les 30 jours qui suivent la validation du départ (sauf cas particuliers). 
Le bonus 2019 pour ceux qui partiront n’est pas prévu.

Variable, différé, supplément BFI et calcul des indemnités de départ :
Nous sommes venus sur ces différents points.
La direction est prête à baisser le curseur pour l’ancienneté jusqu’à 15 ans et à lever les conditions de présence pour les différés, prête à maintenir jusqu’à 100.000 euros jusqu’aux échéances. Donc il y aurait sacrifice des échéances les plus lointaines.
La sortie en action se ferait sur les 20 derniers cours précédant le 1er juillet. Le montant est capé d’après la direction pour éviter un marché noir et une fuite massive des équipes indirectement concernées par des suppressions de postes.        Le supplément BFI étant réservé aux hautes rémunérations, la direction indique que la formule de calcul légal de licenciement est plus favorable que les dispositions de l’accord.

Pour la CGT, les conditions financières des départs doivent intégrer le variable (meilleure moyenne des 2 années 2018-2019 ou 2017-2018) au minimum pour les salariés directement concernés par des suppressions de postes et pas seulement pour les salariés ayant plus de 15 ans d’ancienneté.

Clause de non concurrence :
Levée de la clause de non-concurrence dans tous les cas de départ volontaire.
A contrario, le préavis n’étant pas prévu (il y a une clause de rétractation de15 jours dans le cadre des RCC) il n’est pas payé.

Avantages bancaires, mutuelle :
Nous avons demandé à ce que soient confirmés le maintien des avantages bancaires en cas de départ de l’entreprise (comme précédemment) et la portabilité de la mutuelle pour 1 an.

Traitement fiscal pour les expatriés :
La SG donnera une réponse fiscale générique aux salariés expatriés rentrant en France pour toucher l’indemnité. A priori, il faut être en France un mois avant la suppression du poste et devenir résident français. Tout autre cas de figure sera à traiter par le salarié lui-même.

PTA :
Pas de passage à 4 ans car ce n’est pas un élément déterminant pour atteindre les objectifs du plan. Cela ne concerne que 20 à 30 salariés. « Elargir le dispositif, le rendra très cher et pas utile »           

Compétence indispensable :
La direction nous a répondu qu’elle avait demandé aux lignes RH d’avoir une liste extrêmement restreinte de salariés ayant des compétences indispensables et surtout les motivations afin de pouvoir éventuellement faire face aux éventuelles contestations. Il sera possible de les demander dans les 15 jours qui suivront la réception de la lettre d’information. Ce sera un sujet à discuter avec la ligne RH en cas de besoin. 

Préemption des postes :
La dépréemption des postes gelés devrait commencer à partir de mi-septembre dit Bertrand Lagny. BDDF va faire connaître les postes ouverts pour les profils vente et marketing adaptés dès le mois de juin.

Départ pour formation longue :

La CGT a fait remarquer que les inscriptions pour les formations longues ont lieu actuellement et génèrent parfois des frais d’inscription – sans certitude quant à la possibilité de sortie de l’entreprise. La direction a répondu : s’il sort, il gagne… s’il ne peut pas sortir, il perd.

Nous avons proposé qu’un examen soit fait, par les RH ou le management, des demandes qui permettraient aux salariés de ne pas perdre une année ou les frais d’inscription.

Gel des mobilités – surcharge de travail :

Nous avons demandé que les pourvois de postes soient effectués là où les équipes souffrent déjà du sous staffing, des démissions et qui parfois sont en risque opérationnel (MAC, GTPS, Etc). Des priorité devraient être accordées au cas par cas.

Nous avons demandé un moratoire sur l’audit des troupes RH effectué par Mc Kinsey sur les ACR, la formation et le recrutement auraient lieu. L'urgence va être de faire face aux demandes des salariés. La direction nous a répondu que les équipes sont sollicitées mais priorisent leurs occupations. Il nous semble indispensable de décider un moratoire en attendant la fin du plan.

Pourvoi de postes – reclassements :

Alors que nous nous interrogions sur la capacité de la direction des métiers de faire face aux demandes de reclassements et que cette activité ne soit pas gérée par des prestataires de Right Management, Bertrand Lagny nous a répondu « 65% seront des départs de l’entreprise». « Il va falloir arrêter de chercher le mouton à 5 pattes… » a surenchérit ACR.

« On va staffer en externe le service de la paye dès le mois de juin » a prévenu ACR, «on va se dégager de la bande passante pour gérer les priorités. »

Transfert vers les Dunes / Val de Fontenay :

Nous avons demandé qu’en cas de transfert d’activité de la Défense vers les Dunes, l’accord et les dispositions que nous avons négociés s’appliquent (comme nous le faisons d’ailleurs appliquer à chaque CE où cette question se pose). La direction nous a répondu : «S'il y a un accord … on va appliquer ». Tant qu’on est là, c’est sûr !

Formation vers des métiers en expansion :

Nous avons demandé la création de formation destinée aux salariés susceptibles de pouvoir travailler sur les métiers en expansion (conformité, audit, etc). La direction a indiqué que le point était en cours de développement.

Conclusion temporaire : un texte reprenant les discussions du 15 et du 23 avril va nous parvenir jeudi matin. Une nouvelle réunion aura lieu lundi à 13h00 pour arriver à un texte qui sera soumis à l’administration et à la signature des syndicats représentatifs.

N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires, suggestions et questions. Vous pouvez le voir, cela fait progresser la négociation très rapidement et dans l’intérêt de tous.

 

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PRENEZ LE POUVOIR !
Malgré la raréfaction des Plans Mondiaux d’Actionnariat Salarié (PMAS), vous restez les premiers actionnaires de la Société Générale avec 10,91% des droits de vote. De quoi faire entendre votre voix dans la détermination de la stratégie, de la politique de rémunération, etc. ? Pas si vous laissez le Fonds E exercer vos droits de vote à votre place. Par un tour de passe-passe dont elle a le secret, la direction a en effet réussi à garder la haute main sur le Fonds E et sa politique de vote à l’Assemblée Générale des actionnaires. Alors qu’elle nous inflige son 12e plan de restructuration et de suppressions de postes en 10 ans, qu’elle s’obstine à distribuer la majeure partie des résultats de l’entreprise au lieu de les réinvestir pour soutenir l’emploi et la croissance et qu’elle ne cesse de s’attaquer aux acquis négociés depuis des dizaines d’années, le cours de l’action est toujours orienté à la baisse. Ce ne sont plus seulement les salariés qui expriment - à travers notamment du baromètre employeur - leur défiance à l’égard de la stratégie suivie par la direction actuelle, ce sont aussi les investisseurs. Dans ces conditions, est-il possible de laisser voter les résolutions reconduisant les administrateurs responsables d’une stratégie dont vous êtes les premières victimes en termes notamment de dégradations des conditions de travail et de rémunération ? Est-il possible de laisser voter les résolutions protégeant les avantages et parachutes dorés des directeurs généraux ? Si comme nous, vous pensez que non, alors vous pouvez exercer directement vos droits de vote sur Esalia ou alors les déléguer comme chaque année au représentant de la CGT à l’Assemblée Générale, Emeric Uhring (domicilié pour l’occasion à la permanence CGT, Tour SG, 17 cours Valmy, 92972 PARIS LA DEFENSE).

LES EXPERTS, C’EST VOUS
Un premier examen par le CE des Services Centraux Parisiens des 344 pages du projet de réorganisation de GBIS et IBFS – avec ses 752 suppressions de postes prévues – a eu lieu ce jeudi. Un expert a été missionné afin d’en étudier les motivations économiques avancées par la direction et la justification des suppressions de postes. Il dispose d’un petit mois de Mai pour produire son rapport. Mais quelles que soient ses qualités, il a aussi besoin des experts de terrain c’est-à-dire de vous. Les élus CGT sont là pour recueillir vos remarques, questions et suggestions afin de les lui transmettre et nourrir ainsi des contre-propositions destinées à sauvegarder un maximum d’emplois et d’activités. C’est aussi comme ça que nous préserverons la banque des coupes provoquées par l’obsession du rendement à court terme et que nous pourrons contribuer à construire l’avenir.

DES ELECTIONS MARQUANTES
Merci à vous qui avez voté lors du 1er tour des élections du futur CSE des centraux. La CGT SG continue sa progression avec 35,16% des voix exprimées (et même 35.82% parmi les cadres). C’est d’ailleurs la seule organisation syndicale qui progresse. 7 syndicats se présentaient à cette élection. L’UNSA rate son entrée et ne sera pas représentatif. La CFTC perd sa représentativité dans ce périmètre qui représente la moitié des effectifs de la SG en France. Le SNB, secrétaire du CE sortant, perd 0,67%. La CGT fait donc une belle progression (+4% !) avec un taux de participation qui augmente lui aussi de 5,60%. C’est un véritable encouragement à continuer notre syndicalisme combatif et proche de tous les salariés ! Merci !

Le fichier PDF avec le dessin   (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

 moon notre dame

 

Tout d'abord, nous continuons d'organiser des réunions d'information pour répondre à vos questions :

Secteur Immeuble Lundi 15 avril Mardi 16 avril Mercredi 167avril Jeudi 18 avril Vendredi 19 avril  
Matin 12h-14h Après midi Matin 12h-14h Après midi Matin 12h-14h Après midi Matin 12h-14h Après midi Matin 12h-14h Après midi  
La Défense Granite   Granite 32 Salle 613     Granite 30 Salle 613     Granite 32 Salle 613     Granite 32 Salle 609     Granite 32 Salle 613    
Alicante Permanence CGT: Ascenseur du CE, en descendant au niveau R0.  
Dunes DUNE 4   Dune 4-039           Dune 4-039     Dune 4-021     Dune 4-039    
Perspective
Défense
  Les élus locaux se tiennent à votre disposition Les élus locaux se tiennent à votre disposition Les élus locaux se tiennent à votre disposition Les élus locaux se tiennent à votre disposition Les élus locaux se tiennent à votre disposition Les élus locaux se tiennent à votre disposition Les élus locaux se tiennent à votre disposition Les élus locaux se tiennent à votre disposition Les élus locaux se tiennent à votre disposition Les élus locaux se tiennent à votre disposition Les élus locaux se tiennent à votre disposition Les élus locaux se tiennent à votre disposition Les élus locaux se tiennent à votre disposition Les élus locaux se tiennent à votre disposition Les élus locaux se tiennent à votre disposition  
 

 

La direction avait convoqué les syndicats représentatifs (CGT, CFDT, SNB et CFTC) à une négociation en vue d'obtenir un accord qui prévoit des départs volontaires dans le cadre des RCC. Pour remplir cette obligation légale dans le cadre des RCC, l'accord doit contenir 9 parties :

• Modalités et conditions d'informations du CSE (le CE pour lequel vous devez avoir voté avant le 18 avril 16h00) ;

• Le nombre de suppressions de postes et la durée sur laquelle elles sont effectuées ;

• Les conditions d'éligibilité ;

• Les modalités de présentation et d'examen des candidatures au départ des salariés ;

• Les modalités de conclusion d'une convention individuelle de rupture et d'exercice du droit de rétraction des parties ;

• Les critères de départage entre les potentiels candidats au départ ;

• Les modalités de calcul des indemnités de rupture garanties au salarié ;

• Les mesures visant à faciliter l'accompagnement et le reclassement externe des salariés sur des emplois équivalents ;

• Les modalités de suivi de la mise en œuvre effective de l'accord portant RCC.

La réunion était présidée par Frédéric Clavière Schiele. Le patron de la direction des Métiers avait été convié pour nous présenter le dispositif d'accompagnement opérationnel qui devrait être mis sur pied.
Avant de nous remettre un support de réunion en séance, la direction nous a informés qu'elle n'envisageait pas traiter tous les points en réunion et qu'une bonne partie serait traitée le 23 avril.

Nous lui avons fait remarquer qu'il était hors de question de ne pas traiter sérieusement des questions pratiques et de renvoyer aux calendes grecques la question des modalités financières

Sur les 9 points qui devaient être traités, la direction avait prévu de n'en aborder que 6 aujourd'hui et d'en renvoyer 3 pour la prochaine réunion.

Nous lui avons fait remarquer que nous étions prêts à avancer dans la discussion et qu'il était donc de sa responsabilité d'associer l'ensemble des responsables nécessaires. "Si vous voulez en aborder, vous pouvez.". C'est ce que nous avons fait après la présentation du dispositif "MET" qui remplace le "campus" qu'ont connu les plus anciens en 2012.

Bertrand Lagny a rappelé qu'on était sur l'ampleur des plans de 2012 et 2013 et qu'il fallait que la direction des métiers (MET) s'adapte pour absorber la charge de travail. "Heureusement, on a Hélène Krief et right management qui connaissent parfaitement la SG" nous a-t-il dit avant de décliner un calendrier idéal pour la direction :

Si on est sur un calendrier d'ouverture du plan au 1er juillet, on envoie le 3 juin un courrier aux salariés directement concernés par d'éventuelles suppressions de postes dans leur entité (et un mail aux expat concernés - cf plus loin) et on met en place une plateforme téléphonique/numéro vert le 3 juin pour répondre aux questions (avec anonymat garanti).

Le 11 juin, ouverture d'une plateforme de rendez-vous (type Doctolib) pour prise de RDV à partir du 1er juillet.

Les Rdv auront lieu sur 3 sites (Kupka B, Colline sud et l'immeuble Belvédère).

Pour la CGT, nous avons fait remarquer à la direction qu'elle avait choisi de cumuler 3 difficultés : la disparition du "campus" (seule Hélène Krief est la seule survivante), le calendrier qui se déroule sur juillet et août (avec la difficulté que nous connaissons bien en été de trouver des interlocuteurs capables de trancher nos demandes pour répondre aux salariés) et permettre les départs des RH concernées qui devraient répondre aux sollicitations des salariés.

Dans ce contexte, nous avons demandé que nous soit communiqué le courrier (lettre ou mail) qui sera envoyé aux salariés concernés, pour vérifier qu'il est bien conforme avec nos discussions et toutes les modalités.

Nous avons aussi demandé quel effectif était prévu pour faire face aux multiples demandes des salariés concernant le PSE en plein été.

Bertrand Lagny a précisé que 44 salariés de Right Management étaient prévus.

Pour traiter les RCC et la TA (22/24 personnes) et pour le reclassement 16/18 personnes avec l'aide de la direction des métiers et des HRBP (qui ne peuvent prendre que 15 jours de congés).

Enfin, nous avons demandé à étendre le booster du 1er mois puisque la direction a choisi l'été qui n'est pas la période propice au déploiement d'un plan de cette ampleur.

Nous avons demandé à clarifier la question des "compétences indispensables" qui empêcherait certains salariés dont le poste est supprimé de bénéficier des dispositifs de l'accord.

Frédéric Clavières Schiele (FCS) a précisé qu'il va y avoir 2 courriers (un pour les directs et un autre pour les "directs et indispensables"). Les indispensables pourront alors nous saisir pour faire appel à la commission de recours s'il le souhaitent pour contester leur caractère "indispensables".

Alors que FCS précisait que certains seniors pouvaient être indispensables pour le Run Of, nous avons demandé à la direction combien de salariés ont moins de 3 ans d'ancienneté. Le problème nécessite d'être examiné car quand on est, par exemple, tradeur sur les matières premières et qu'on ferme l'activité, on peut douter des possibilités de reclassement. Nous avons donc demandé à réexaminer la condition de 3 ans d'ancienneté pour bénéficier de l'ensemble des dispositifs de l'accord.

FCS va clarifier pour la prochaine fois. Il nous a informés qu'ils réfléchissaient sur les "salariés directs et volontaires pour un reclassement" dont la démarche mériterait d'être connue des HRBP le plus en amont possible pour permettre d'optimiser le dispositif.

Nous avons exigé que ce soit bien le salarié qui soit à l'origine de la démarche et que la confidentialité soit la plus forte et longue possible.

Concernant la mobilité, B. Lagny a précisé que la mobilité en cours non finalisée est gelée à la date du 9 avril (sauf banque de détail).
Sauf pour les postes en risque opérationnel, les profils spécifiques et les postes junior. Aujourd'hui, 1200 postes sont préemptés.
Certaines populations spécifiques (expat dont la mission finit en 2019 mais qui n'a pas de point de chute au 1er mai) auront des conseillers dédiés.

Nous avons demandé à avoir communication des postes spécifiques, des spécificités et autres exceptions car on a vu, dans les plans précédents, certaines directions s'exonérer des règles et devoir de reclassement du groupe. Nous devrions donc avoir "les exceptions" par BU et SU …

Sur une intervention de la CGT, la direction a précisé que les expats, les missions et les absents étaient tous traités de la même manière, en fonction de leur dernière affectation, tout comme les salariés des réorganisations précédentes qui n'ont pas trouvé de reclassement avant le 1er mai.

Au SNB qui reprochait à la direction de favoriser les départs et non pas le reclassement, FCS a répondu : "ça n'a jamais posé de problème…et cela permet de multiplier les reclassements".

La CGT a fait remarquer qu'après les 800 démissions qui génèrent des tensions à cause du sous-effectif, les 1200 postes préemptés vont prolonger la souffrance de certaines équipes pendant 4 mois… Le problème de charge de travail est réel. Ca va être très dur pendant 6 mois pour ceux qui restent.

Nous avons déploré qu'aucune information ne soit effectuée auprès des personnes absentes en +ou- longue durée. A part le site syndical, le salarié n'a aucun moyen d'information et nous n'avons pas de moyen de les contacter.

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FCS a précisé qu'il était en attente de l'administration de l'acceptation de la dérogation pour passer directement devant le CSE des centraux et qu'en cas de refus, il convoquerait le 16mai le CSEC. Les délais administratifs feraient que la direction voudrait un accord à envoyer à l'administration le 5 mai (pour un délai de réponse de 15 jours pour valider).

La réunion était prévue pour s'arrêter là. Mais alors que la direction s'apprêtait à conclure : "nous aurons besoin de discuter la semaine prochaine des modalités de calcul des indemnités de ruptures", nous avons prévenu que la ficelle était un peu grosse et qu'il était hors de question de bâcler la suite : 

Attention, sur le calcul des indemnités de rupture et les modalités pratiques, tout comme sur la condition d'ancienneté, ne tentez pas de nous mettre dans un entonnoir pour avoir un accord le 5 mai… nous ne sommes pas d'accord ! Il faut préciser les choses et en discuter sérieusement. Nous ne n’accepterons pas de nous retrouver, dans une seringue, pressurés par le temps. Il y a des sujets et des serpents de mer dont il faut parler : préavis, clause de non concurrence, différé, prise en compte du variable pour les moins de 15 ans d'ancienneté, etc.

FCS a fini par préciser que les problèmes de timing avec l'administration étaient son problème et de sa responsabilité, et que s'il fallait arbitrer entre un timing serré et un accord à trou, ou un dispositif complet qui nécessite plus de temps, il mettrait le temps qu'il faut pour obtenir des délais de grâce auprès de l'administration.

Le SNB et la CFDT ont précisé qu'ils feront leurs demandes la semaine prochaine.

Il y a fort à parier que les résultats des élections en cours pèseront très fortement sur la capacité d'écoute des membres de la direction. 
Plus la CGT aura de voix, plus nous aurons de chance d’obtenir des conditions financières satisfaisantes et des garanties pour ceux qui restent, qui soient dignes et significatives.

 Le document remis en séance est disponible ici 

LA 12e LAME
Alors que les détails du 12e plan de suppressions de postes de l’ère Oudéa viennent de sortir, il faut prendre un peu de recul. 1600 emplois perdus dans le monde, dont plus de 750 à Paris et près de 300 à Londres, ce n’est pas rien. Nous sommes presque au niveau de 2012, mais avec une différence de taille : pas de crise systémique menaçant l’existence de la banque. Tandis que les efforts étaient alors partagés par tous, ils ne sont maintenant supportés que par les salariés. Et au lieu de servir à renforcer le niveau de capital ou de financer les investissements nécessaires à la transformation de la banque, les bénéfices réalisés grâce à votre travail sont dilapidés par la distribution de dividendes excessifs. Comment la direction générale peut-elle parler de rareté du capital pour justifier la fermeture d’activités alors même que le taux de distribution aux actionnaires est de 50% ? C’est le genre de question que devraient poser les représentants des salariés qui siègent au Conseil d’Administration.

ESCAPE GAME, MODE D’EMPLOI
Il paraît que la nouvelle promotion d’inspecteurs sera choisie sur la base d’un escape game. Pour sortir de celui ouvert par le nouveau plan de réorganisation, il y a deux voies. La première est la contestation économique des coupes envisagées. Pour cela, nous avons besoin de vos retours, de vos arguments que nous irons défendre auprès de la direction pour demander le maintien de votre activité. La seconde est la négociation – qui commence le lundi 15 avril – au sujet de la mise en place du dispositif d’accompagnement RH des réorganisations. Nos revendications sont de deux ordres : d’abord la mise en place d’un dispositif à la hauteur des enjeux, et ensuite l’amélioration des dispositions prévue par l’accord-cadre. Ainsi la CGT est pour l’instant la seule à exiger que le variable soit pris en compte pour le calcul de la prime de départ volontaire de tous les salariés optant pour cette solution, et pas seulement pour ceux ayant seulement 20 ans d’ancienneté. Pour que ces revendications puissent aboutir, il est important que nous obtenions le maximum de voix à l’issue du scrutin en cours. La direction en tiendra compte ! 

VOTEZ POUR VOUS
Jusqu’au 18 avril, les salariés des Services Centraux Parisiens élisent les 35 membres du CSE qui se mettra en place le 1er juillet. Juste à temps pour accompagner la 1ère vague de départs et de reclassements du nouveau plan de réorganisation. Seulement 35 élus contre plus de 400 actuellement et près de 2000 salariés directement concernés. Pour avoir un maximum d’élus CGT sur le terrain pour vous accompagner, votez et faites voter pour notre liste !

VICTOIRE !
Suite de notre série sur les «congés jeunes parents» (cf nos infos du 29 Mars). La direction a enfin confirmé à nos représentants qu’elle allait appliquer le dispositif étendu en 2016… mais qu’il fallait pour ça revoir Gerhswin. Le logiciel de paye et de gestion RH étant une application «fragile», il va certainement falloir quelques temps pour qu’il intègre le dispositif. En attendant, si vous avez des enfants, vous avez droit à 2 jours de congés supplémentaires par enfant à charge (dans la limite de 30 jours de congés par an) selon la loi.

Le fichier PDF avec le 1er dessin  / le fichier PDF avec le second dessin (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

 natio 27 mois davril 2019

cgt20095

De :
Envoyé : jeudi 11 avril 2019 17:06 À : PHAM Phu-Cuong DfinDtoTrf <
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.>; SCHILTZ Jean Pierre IrbaClt <Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.>
Objet : [PRIV] - VOTE
Bonjour
Pour information : j’ai voté pour la CGT, et je vous soutiens à fonds !
Merci pour votre soutien, en ces temps difficiles !
IRBS/IRB

 

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Bonjour,

J’ai voté pour vous sans souci technique et j’encourage mes collègues à être cohérents car les seuls qui mettent le doigt sur les vrais sujets depuis que je suis là ce sont vous.

Perso la dimension « CE et copain cool », sur laquelle semble miser le SNB selon moi, ne m’intéresse pas.

C’est le message que je fais passer car je le pense.

Il ne faut pas attendre d’être dans un plan social pour être sympathisant cégétiste (dans la banque en tous cas).

Cdlt

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De :  OperFin
Envoyé : jeudi 11 avril 2019 12:29
À : ERNOUX-ROLLAND Morgane 
Objet : RE: [PRV] 1 fois tous les 4 ans, c'est moi qui ai besoin de vous... maintenant
A (bien) voté!

Bon courage, et merci pour la constance de votre action !

XXX

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De : salariée 
Envoyé : jeudi 11 avril 2019 11:38
À : CGT
Objet : Re 

Bonjour Philippe,

C'est déjà fait en ce qui me concerne.

C'est naturellement vers la CGT que je me suis tournée pour les deux seules occasions où j'en ai eu personnellement "besoin". J'ai reçu à ces occasions une écoute active et compréhensive et un soutien appuyé. Si ma situation personnelle n avait rien d'"alarmant", j'ai perçu le volonté de mes interlocuteurs de la resituer et l'analyser dans une perspective plus générale et commune à d'autres salariés.

Les tracts distribués offrent souvent des points de vue éclairants et instructifs sur les grandes manoeuvres du management qu'on ne percevrait pas à la seule aune des informations dont chacun dispose à son petit niveau.

Récemment, j'ai trouvé particulièrement pertinente l'interview du salarié démissionnaire qui illustre très bien le phénomene grandissant et inquiétant de la baisse de l'engagement des salariés dans leur travail et de celle de leur attachement à cette banque qui jadis était source de fierté avec un fort sentiment d'appartenance. Celui-ci s'est delité au fil des plans successifs et surtout d'une politique RH qui, sur la durée, ne reconnaît pas la valeur de la loyauté du plus grand nombre, pour pouvoir continuer de servir à la fois toujours la même minorité de privilegiés et à la fois les actionnaires, aux dépens de la solidité du groupe à long terme. La CGT a exprimé la gravité de cette situation et attiré l'attention du management sur ce point qu'elle analyse, à juste titre à mon avis, comme une "bombe à retardement".

Plus globalement, j'ai toujours confié ma voix à la CGT pour des raisons d'opinions politiques et de conception de l'équilibre qui doit exister entre la rémuneration du travail et celle du capital, et plus généralement du rôle de l'entreprise et de la place de l'humain dans la société. La CGT a une emprise nationale sur ces sujets et un long "track-record" (comme on dit dans la banque) en la matière.

De manière pragmatique, je sais que les positions fermes de la CGT et pro-salariés permettent des avancées plus intéressantes que ce que la position plus "consensuelle" d'autres syndicats ne permettrait. En s'appuyant sur sa conscience du dédéséquilibre du rapport de force et son idéal d'une société plus juste, elle place ses exigences un cran plus haut au bénéfice des salariés, et cela sans compromettre la bonne marche de la banque dans un environnement qui pose en effet de nombreux défis.

En bref, la CGT c'est pour moi un rempart important contre le recul graduel des acquis sociaux arrachés de haute lutte par nos aïeux.

Amicalement,

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De : RocsRmf
Envoyé : jeudi 11 avril 2019 12:14
À : ERNOUX-ROLLAND Morgane 
Objet : RE: [PRV] 1 fois tous les 4 ans, c'est moi qui ai besoin de vous... maintenant

Hello,

J’ai voté.

Tu as toujours été disponible afin de répondre à mes questions. De plus vous êtes les seuls à défendre nos intérêts sans compromissions

 Merci

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De : SALARIEE

Envoyé : jeudi 11 avril 2019 10:42
À : CGT
Objet : RE: 
Bonjour Philippe
J’ai peu voter sans problème à l’instant. Cela sera mon dernier vote, je quitte la SG le 24/05/2019
Je n’ai pas d’exemple marquant où la CGT SG a pu m’aider, j’ai en effet eu la chance de n’avoir jamais été en conflits avec la direction/management
Cependant, j’ai toujours pu poser des questions à Jean-Pierre SCHILTZ sur les droits des salariés (que j’ai rencontré à l’époque de BHFM)
Idem lors de mon passage au CRC comme manager, j’ai toujours pu avoir des discutions constructives avec Ludovic
Pour conclure, même si je suis le plus souvent en désaccord avec les positions nationales de la CGT (Mr Martinez), je trouve l’action de la CGT SG efficace.
Bonne continuation

merci

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De : XX
Envoyé : jeudi 11 avril 2019 15:07
À : CGT
Objet : RE: 

Bonjour,

Je viens de voter.
J’ai voté CGT parce que :

  • j’apprécie son action d’une façon générale et que je considère que c’est un syndicat plus combatif que les autres
  • j’ai demandé une aide à un délégué du personnel CGT qui suit toujours mon dossier et que j’apprécie ses conseils et son engagement.

Cordialement,

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J’ai voté CGT bien évidemment. Vous êtes toujours disponible pour écouter et aider. On ne vous remerciera jamais assez surtout quand on sait tout ce que ça implique.

Bon courage pour l’élection.

 

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Pour les élections, oui, ce sera d’autant plus facile que je suis hautement convaincu de l’utilité et de l’efficacité de votre soutien.

 
Je vais aussi me permettre de t’adresser quelques cas... les “désignés volontaires” sont nombreux en ce moment, à tous les niveaux !
 

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De l’artisanat à l’ère industrielle

Après les 16 années d’immobilisme du binôme SNB-CFTC, tant en matière de communication que de prestations, l’arrivée de la CGT à la tête du CE des Services Centraux Parisiens en 2013 a fait souffler un vent de renouveau. Le plus visible a été le passage au numérique (site web totalement rénové, newsletters électroniques, page Facebook, paiement en ligne…), avec en back-office une professionnalisation marquée de la gestion et de la transparence des attributions des prestations – notamment en matière de voyages. Ce chantier a été long et compliqué, mais vous en voyez aujourd’hui les effets. Le CE est enfin entré dans le XXIe siècle.

Alors qu’auparavant les prestations proposées ne touchaient qu’un public restreint et qui ne se renouvelait pas, notre but a été d’ouvrir l’accès aux prestations du CE au plus large public possible. En plus du passage à la communication électronique – qui a également permis de réduire drastiquement la consommation de papier et contribuer ainsi à la préservation de l’environnement, nous avons eu à cœur de diversifier les offres et de permettre plus de souplesse dans les choix individuels. Pour cela, nous avons donc élargi le périmètre des prestataires et des partenaires en négociant des tarifs préférentiels.

Quelques exemples :

  • Rénovation de l’offre vacances : destinations plus variées, avec des partenaires plus adaptés
  • Journées récréatives pour les enfants : recours à un prestataire spécialisé pour assurer le bien-être et la sécurité de vos enfants
  • Sports : avec les abonnements PSG, rugby et basket, ce sont plus de 3500 places qui sont désormais disponibles chaque année en plus des matchs internationaux ; accès privilégié à Rolland-Garros :

Escapades et sorties en tous genres : offres spas, restaurants gastronomiques, offres variées (en voucher ou avec des partenaires voyages) pour des week-ends en amoureux ou en famille…

  • Développement de la politique de partenariats :

Notre but sera toujours de faire au mieux et de vous proposer les meilleures prestations possibles avec le budget étriqué dont dispose le CE des Services Centraux Parisiens.      
Car la différence avec ce que vous pouvez lire par ailleurs est là : la CGT ne vous fera pas de promesses mirifiques impossibles à tenir et aussitôt oubliées après les élections.

Vous faire miroiter des chèques-vacances, des subventions ou des services en tous genres est aisé. Mais le CE est confronté à une dure réalité financière : il dispose d’à peine 180 euros par salarié et par an. Difficile d’avoir ainsi le beurre, l’argent du beurre et les prestations du crémier… Les CE des autres grandes entreprises ont des budgets au moins 5 à 10 fois plus élevés. Pourquoi ?

Parce qu’un arrangement d’entreprise antédiluvien oriente plus de la moitié de la subvention de toute la SG pour les activités sociales et culturelles (ASC) vers le comité central d’entreprise (CSEC, qui gère des villages vacances, colonies) et que le reste est ensuite redistribué en priorité vers les petits établissements. Avec près de la moitié de l’effectif de SGPM, les Services Centraux doivent donc se contenter d’à peine 15% du budget total …
Seule la CGT a demandé, à plusieurs reprises, à ce que cette répartition qui vous lèse tous soit revue ! L’ensemble des autres syndicats et la direction ont refusé à chaque fois.

Et pour rien n’arranger, la dotation spécifique sport n’a pas été indexée sur la croissance de la masse salariale comme la direction l’avait promis en 1993. Encore une fois, seule la CGT rappelle la direction à ses obligations !   Mais faute de soutien de nos partenaires syndicaux, la direction peut se permettre de continuer à faire la sourde oreille.

Pour les activités sociales et culturelles, comme pour les autres sujets, la CGT est indépendante de la direction et défend vos droits !

Société Générale: le plan de restructuration présenté dans "une ambiance d’enterrement"

Par Guillaume Allier et Thiébault Dromard le 10.04.2019 à 15h14 ABONNÉS

 

Le nouveau plan de restructuration de la Société Générale prévoit la suppression de 1.600 postes dans le monde, dont 752 en France. Il a été présenté cette semaine aux salariés dans "une ambiance d'enterrement". Une atmosphère délétère qui se répand dans toutes les équipes de la banque depuis maintenant plusieurs années.

 

La Société Générale ne fait plus rêver. Surnommée ironiquement la "Société Géniale" dans le milieu bancaire, l'image de l'entreprise a beaucoup souffert des "affaires" successives : Kerviel, manipulation des taux d'intérêt du Libor, violation d'embargo américain mais aussi par la multiplication des plans de restructuration. Le dernier en date, annoncé en février dernier et présenté cette semaine aux salariés dans "une ambiance d'enterrement", rapporte Philippe Fournil, responsable CGT de la banque, n'est autre que le 12e depuis l'arrivée de Frédéric Oudéa en 2008 (soit en moyenne plus d'un par an). "Avec ce nouveau plan, la banque risque de basculer, s'inquiète encore Philippe Fournil, c'est peut-être celui de trop". Cette nouvelle politique de départs volontaires prévoit en effet la suppression d'environ 1.600 postes dans le monde, dont 752 en France (essentiellement dans la banque de financement et d'investissement, ou BFI). De quoi nourrir encore le désamour des collaborateurs pour le Groupe SG et plomber un peu plus l'ambiance dans les équipes.

 

"La great loose"

Comme chaque année depuis trois ans, la Société Générale a réalisé son "baromètre employeur" en septembre dernier. Sauf que contrairement aux épisodes précédents, cette fois-ci la direction n'a pas souhaité le rendre public. Il faut dire que les chiffres sont particulièrement mauvais. D'après ce document classé confidentiel mais que Challenges a pu consulter 34% du personnel interrogé dit ne pas avoir confiance dans les décisions prises par leur direction et 50% se disent confiants, contre 16% et 68% respectivement en 2017. Soit une perte de 18 points de confiance en un an. Une chute tout aussi spectaculaire lorsqu'il s'agit d'évoquer les orientations stratégiques du groupe. Du côté des changements au cours des 12 mois précédents, 39% des salariés estiment qu'ils ont des impacts négatifs, 27% pensent au contraire qu'ils sont positifs, et 34% demeurent incertains. Une incertitude qui se ressent sur leur vision de l'avenir : 46% se disent ainsi pessimistes quant à leur propre avenir, contre 45% d'optimistes (11 points de moins qu'en 2017). Leur motivation est également en nette baisse, tout comme leur fierté de travailler pour la Société Générale : ils sont à peine plus de la moitié à recommander le Groupe SG comme employeur, une chute de 16 points en un an.

"C'est une situation paradoxale, analyse Philippe Fournil : les chiffres font état d'un désengagement des salariés, alors qu'avec tout ce qu'on leur fait subir, ils font preuve d'un grand professionnalisme dans les périodes difficiles". Un désengagement qui se ressent dans l'ambiance de travail et dans les propos des salariés. "On ne peut pas dire si l'ambiance est bonne ou mauvaise car il n'y en a pas !", ironise ainsi Victor*, un analyste de la BFI, principale concernée par le plan de départs. "En revanche dans mon ancienne équipe, que j'ai quittée il y a environ un an, c'est encore pire, c'est carrément la great loose ! continue-t-il. Une seule de mes anciens collègues est restée, et elle s'est mise en mobilité". Nadia* a, quant à elle, quitté Lyxor Asset Management, le gestionnaire d'actifs filiale de la Société Générale, récemment : "C'est un faible mot de dire que j'en avais marre", nous dit-elle. Dans son ancien service, elle a vu se succéder les nouvelles têtes et le travail était devenu de moins en moins intéressant depuis que certaines fonctions ont été délocalisées en Inde. "Le management intermédiaire est totalement déboussolé, il ne comprend pas la stratégie du groupe et reporte totalement son stress sur les équipes multipliant les risques psycho sociaux", raconte Amélie* qui aurait aimé faire partie du plan de départ.

"Nous avons passé les 48 dernières heures à soutenir les salariés, raconte Philippe Fournil. Ils ne sont pas complètement désespérés dans la mesure où il n'y aura pas de licenciements secs et où les conditions de départ sont satisfaisantes. Mais ils n'ont en revanche aucune visibilité sur la stratégie du groupe". Un manque de visibilité que rapporte également Béatrice*, salariée chez Société Générale Securities Services (SGSS), la branche des métiers titres de la banque rouge et noir : "Ici l'ambiance c'est wait and see. SGSS perd quelques emplois mais reste assez épargnée comparé à la BFI". Pour le moment. Elle, qui a vu sa situation professionnelle rester au point mort depuis des années, ajoute, complètement résignée : "Je ne suis qu'un petit pion… Ils vont me mettre à la porte mais ce sera une grossière erreur car je ne coûte rien et rapporte beaucoup". Un sacrifice au nom de la rentabilité mais qui concerne en priorité d'autres activités : "Le pôle IBFS [banque internationale et services financiers, NDLR] va subir de lourdes suppressions d'emplois alors que ses résultats sont salués depuis des années", ajoute Philippe Fournil.

« C’est vous l’avenir »... ou pas !

Ces restructurations permanentes ont aussi pour conséquence d'écorner encore un peu l'image de la Société Générale, qui devient moins attractive au profit de ses concurrents. "La Société Générale a beaucoup perdu en dynamisme et en inventivité, estime un consultant travaillant pour la banque. Il faut se souvenir du sens de l'initiative de l'établissement, dans les années 2000, lors de la création de Boursorama ou du lancement des premiers services de leasing auto. Aujourd'hui, cette innovation est plutôt à chercher du côté de BNP Paribas. D'ailleurs, en dehors de Frédéric Oudéa, le groupe n'est plus incarné. Il n'y a pas de personnalité visible capable de porter l'image de la banque."

Une image et une attractivité dont s'inquiète le responsable CGT : "Nous avons récemment tiré la sonnette d'alarme sur ce point-là, nous précise Philippe Fournil : ces derniers mois, on a enregistré plus de 800 démissionnaires !". Depuis quelques temps, la direction essaie pourtant tant bien que mal de se racheter un nom et de tirer un trait sur les heures sombres de sa récente histoire : "Les litiges sur le Libor [manipulation de taux d'intérêt, NDLR] et ceux liés aux autorités américaines étant désormais clôturés, la paralysie autour de la communication s'efface", affirmait ainsi en novembre 2018 Caroline Guillaumin, qui occupe la double fonction de directrice des ressources humaines et de directrice de la communication. En lançant le nouveau slogan de la Société Générale ("C'est vous l'avenir"), elle espérait redorer la "marque employeur" de la banque. Mais "en interne, ce nouveau slogan fait grincer des dents", assure Philippe Fournil. Un changement de communication qui arrive peut-être un peu tard, le mal étant dans la maison depuis déjà bien longtemps.

En externe, l'image de l'entreprise et surtout celle de son dirigeant Frédéric Oudéa ne s'est pas améliorée non plus. Le PDG de la Société Générale figure dans les 5 plus fortes baisses de l'étude annuelle Cac 40 de Vincent de la Vaissière qui fait autorité sur le marché. Les 180 journalistes interrogés devaient répondre cette année à trois questions : incarnation interne/externe, vision stratégique et capacité du dirigeant à délivrer et gestion des crises. Sur ces trois items, le patron de la banque n'a pas convaincu. Contactée par Challenges, la Société Générale n'était pas disposée à commenter le sujet.  

(*) : les prénoms ont été changés

 

Accès total au site réservé aux salariés : Sur intranet, cliquer sur Connexion INTRANET (en haut à droite - connexion via votre code Sésame).  Sur internet, il vous faut une inscription (gratuite et confidentielle). 

 

LA NEGOCIATION - LES ACCORDS - LES TEXTES - LES EXPLICATIONS :
L'accord Emploi du 13 mars 2019  -   notre 4 pages de synthèse des dispositifs  -   la FAQ sur l'accord et sur les réorganisations  
La calculette 
 -  Quel régime fiscal ?

Le calendrier tel que connu à ce jour

Les négociations spécifiques au dispositif de RCC : réunion de négociation du 15 avril - réunion du 23 avril 
L'homologation de la DIRECCTE 92

 

LES DOCUMENTS DE LA REORGANISATION - LA CONSULTATION DES INSTANCES REPRESENTATIVES DU PERSONNEL :
Les dossiers de réorganisations GBIS - IBFS - directions centrales 
Notre compte rendu de la réunion précédent la remise des documents officiels 

Notre compte rendu de la rencontre avec Séverin Cabannes
Notre compte rendu de la rencontre avec Philippe Heim

Le CE des centraux se réunira le 18 avril matin :
Consultation sur le Projet de Réorganisation et Adaptation des effectifs : GBIS/TRS, GBIS/CCO, HRCO/GBI, MARK, CORI-GLFI, WAAM, SGSS, GBS, AFMO, EURO, RUSS, URBS, IRBA
Intervention de Mme L. LEMAIGNEN (GBIS/TRS), Mme A. C. ROPERS (HRCO/GBI), Me N EYT (IRBA/RBD) et Mme POTTIER (AFMO/HQE/HUM)
- Matrice de passage de MARK 

Consultation sur le Projet de Réorganisation de : COMM, CPLE, DFIN, SEGL.
Intervention de Mme L. LEMAIGNEN (GBIS/TRS), Mme A. C. ROPERS (HRCO/GBI).

Le comité européen se réunira le 26 avril :
PRESENTATION DU PROJET DE REORGANISATION ET D’ADAPTATION DES EFFECTIFS DES LIGNES METIERS ET FONCTIONS SUPPORT DE LA BANQUE DE GRANDE CLIENTELE ET SOLUTIONS INVESTISSEURS ET SES IMPACTS DANS LES PAYS EUROPEENS

 

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