Infos 2020

Infos 2020 (10)

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Le flash infos de la CGT

Bonjour à tous,

voici le communiqué intersyndical (envoyé à tous les salariés par le SNB cette fois ci). 
Vous trouverez ci-dessous la liste des documents récents publiés sur notre site, qui pourraient vous être utiles et vous intéresser. 

Respectez les consignes / conseils habituels 

Bon courage ! 

L'équipe CGT

La Direction de Société Générale a réuni les 4 Organisations Syndicales Représentatives afin d’examiner l’impact de la crise actuelle et des ordonnances gouvernementales.

Tout d‘abord, elle a tenu à nous rassurer sur la solidité de la banque en nous rappelant que nous avons des fondamentaux robustes. Ensuite, nous avons abordé ensemble les dispositifs gouvernementaux désormais en vigueur donnant aux entreprises les pleins pouvoirs pour décider unilatéralement de certains dispositifs notamment sur le temps de travail.

Nous allons entrer à la Société Générale dans une discussion afin de prévoir des garde-fous et des mesures adaptées aux situations particulières.

Compte tenu d’une baisse prévisible, et probablement assez forte, de l’activité dans les semaines à venir, la Direction nous a présenté les grands principes qu’elle souhaite faire appliquer :

  • demander aux salariés de prendre 2 semaines de congés (10 jours effectifs) avant le 17 mai (fin de la période scolaire)
  • en contrepartie, elle maintient la rémunération sur l’ensemble de la période de confinement pour les salariés, ainsi que tous les dispositifs sociaux actuellement en vigueur à la SG (indemnité de transport, frais de garde….)

Nos 4 organisations syndicales ont exigé que des engagements forts soient pris en termes de rémunérations et d’emploi, et ce bien au-delà des périodes de confinement initialement prévues. Nous avons, par ailleurs, exigé le respect et le maintien de l’accord Emploi de 2019 qui est protecteur pour les salariés et prend l’engagement de ne pas recourir au licenciement.

Nous avons unanimement souligné qu’en échange de ces engagements forts (maintien de rémunération et pas de licenciement), les efforts actuellement fournis par l’ensemble des équipes pour permettre la continuité de l’activité, s’ils devaient s’accompagner d’une contribution sous forme de prises de jours de congé, posait inévitablement la question du versement du dividende. Les efforts doivent en effet être partagés par tous.

La Direction a pris plusieurs engagements dans le cadre de cette réunion et a montré une volonté de discussion avec les partenaires sociaux. Un texte doit être remis aux syndicats lundi matin. Une nouvelle réunion aura lieu le même jour à 17h.

Nos 4 organisations syndicales œuvrent ensemble pour que les meilleurs dispositifs sociaux puissent s’appliquer à l’ensemble des salariés de Société Générale. Nous restons, par ailleurs, extrêmement vigilants et réactifs pour s’assurer que l’ensemble des mesures de sécurité soient strictement appliquées et respectées afin de protéger tous nos collègues exposés d’une façon ou d’une autre, dans le cadre du plan de continuité de l’activité qui nous incombe.

Sachez que nous sommes à vos côtés dans ces moments difficiles. Tous unis pour vaincre le coronavirus et préserver les intérêts de notre entreprise et de ses salariés.


(Rappel : pour pouvoir consulter les documents sur notre site, vous devez vous être connecté avant, sur intranet via votre identifiant + code Sésame ou sur internet, via votre compte privé/personnel/confidentiel ...)
 

 
 
 
 

CoronaVirus - Covid19 :
Covid19 - La nouvelle attestation garde d'enfants - 26 mars 2020
CGT - DLAJ - Indemnités journalières de la sécurité sociale (IJSS) en cas d’isolement, de maintien à domicile et pour les parents en garde d’enfants
PCA Agences - Plan contiuation activité
CGT - Les 3 premières ordonnances COVID19 - 26 mars 2020
LDAJ - L'espace Libertés Droits et Actions Juridiques de la CGT - questions/réponses
Compte rendu de la conf call Coronavirus - services centraux parisiens du 25 mars 2020
Présentation des 25 premières ordonnances prises en application de la loi d’urgence pour faire face à l’épidémie de COVID-19 - Le Gouvernement - 25 mars 2020
Philippe Martinez : « Tous les syndicats sont d'accord pour maintenir les activités indispensables » - 24 mars 2020
INRS - Obligations des employeurs et des salariés en période de pandémie - 25 mars 2020
Nouvelle attestation de déplacement dérogatoire - 25 mars 2020
CGT - Compte rendu de la réunion téléphonique du 23 mars 2020 avec les ministres du Travail et de l’Economie
Covid19 - Q&A Collaborateurs de la DRH - 23 mars 2020
Covid19 - Liens utiles
BDDF - Conf call coronavirus BDDF - les notes de la CGT - 24 Mars 2020
Coronavirus : les assureurs se mobilisent et annoncent de nouvelles mesures exceptionnelles pour protéger les personnes et les entreprises les plus impactées par le virus Covid-19 - 23 mars 20
Lettre aux organisations syndicales sur la sécurité des personnels - F. OUDEA (FBF) 23/03/20
Note CGT sur la Loi d’urgence pour faire face à l’épidémie de Covid-19 - 23 mars 2020

CGT - Assurance chômage et coronavirus - 23 mars 2020
CGT - Mesures concernant le coronavirus : adaptation du dispositif d’activité partielle - 23 mars 2020
LETTRE OUVERTE DU SYNDICAT DES AVOCATS DE FRANCE A MADAME LA MINISTRE DU TRAVAIL - 18 MARS 2020
CGT - Coronavirus et rupture du contrat de travail - 19 mars 2020
SECAFI - Dispositif de chômage partiel et Covid-19 - Note de présentation technique - 16 mars 2020
Coronavirus - Mesures concernant le coronavirus : adaptation du dispositif d’activité partielle - 19 mars 2020
Coronavirus : Société Générale communiqué CFDT CGT CFTC SNB/CGC - 23 Mars 2020
Coronavirus : communiqué CFDT CGT CFTC SNB/CGC - 23 Mars 2020
Covid19 - Attestation garde d'enfants
BDDF CDS : Compte-rendu CGT de la séance plénière exceptionnelle 13 février 2020

CSEC :
CSEC : Commission EPQS Avril 2020 : statistiques sur les rémunérations au 31/12/2019
CSEC : Commission EPQS Avril 2020, Information GPEC
CSEC : Commission EPQS Avril 2020 : bilan social 2019
CSEC : Commission EPQS avril 2020, Ordre du Jour
CSEC - EPQS - Statistiques salariales - Pyramides (globalement et par statut) des âges 2019 - 31/12/2019
CSEC - EPQS - Statistiques salariales - Rémunération 2019 Part des primes - 31/12/2019
CSEC - EPQS - Statistiques salariales - Décomposition des frais de personnel 2019 - 31/12/2019
CSEC - EPQS - Statistiques salariales - Moyenne des rémunérations annuelles de base - 31/12/2019


CSE - Services Centraux  :
SCE des Services Centraux : La Commission des Restaurants, 2ème semestre 2019
CSE Services Centraux - Réunion ordinaire de mars 2020 - 31 mars - 1er avril 2020
CSE Centraux - CRS - Compte-rendu de la Direction - 18 mars 2020

CSE - CDS :
CDS Bordeaux - compte rendu CGT de la conf Call avec la direction du CDS de Bordeaux du 26/03/2020
CDS Toulouse - COMPTE RENDU CGT/FO - CONF CALL DU 19/03/2020 POINT COVID-19
CDS Toulouse - COMPTE RENDU CGT/FO - CONF CALL DU 19/03/2020 - POINT COVID-19
CDS Lille - Compte-rendu CGT du CSE du 26/03/2020
CDS Lille - Compte-rendu CGT CONF CALL ELUS ET DIRECTION - 24 mars 2020
CDS Lille - Compte-rendu CGT CONF CALL ELUS ET DIRECTION - 20 mars 2020



Droit du travail :
LOI n° 2020-290 du 23 mars 2020 d'urgence pour faire face à l'épidémie de covid-19 (1)


Tuto :
Site - Comment se créer un compte sur ce site? - 26 mars 2020

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Les vidéos @CGT SG:
Prenez le temps de réfléchir à vos objectifs !
Egalité Femme Homme, Une Paille !
 

LA MESSE DU JEUDI NOIR
L’heure n’est pas à la polémique. L’exercice oratoire du Président était annoncé et attendu depuis quelques jours et son discours s’est voulu consensuel dans une période troublée, reconnaissant les mérites de la santé publique (martyrisée par les coupes budgétaires et dont tous les acteurs sont en grève depuis plus d’un an dans l’indifférence quasi-générale… jusqu’à présent). Il aura même salué les mérites de l’«Etat-Providence» qui nous permet de surmonter les différentes crises. Ces revirements sont les bienvenus après une année d’alertes, de manifestations ou de grèves. Il va falloir maintenant que les actes succèdent aux paroles et aux promesses d’un soir, et que cesse le matraquage de tous ceux qui ne font pas partie du cercle de courtisans qui entourent le Président. Ce sont en effet les gens ordinaires et notamment les salariés qui risquent encore de faire les frais des multiples restrictions qui ont frappé ces dernières années la santé publique, l’assurance chômage, les retraites, la protection sociale, etc.

CORONAVIRUS
En écho à l’allocution présidentielle, le message de Frédéric Oudéa - pourtant envoyé quelques heures plus tôt – aura finalement suscité moins de réactions que la suspension du télétravail dans les Centraux ou que le plan de continuité de l’activité qui se met progressivement en place. Il faut reconnaître qu’en telle période de crise, la communication peut rapidement être périmée.  La suspension du télétravail a d’abord monopolisé l’attention dans les Centraux et soulevé nombre de questions légitimes. Puis c’est la fermeture des établissements scolaires qui en a suscité de nouvelles. Des instructions par BU / SU, puis un nouveau mail adressé à tous vendredi après-midi tente de clarifier quelques points pour répondre simultanément à deux objectifs : préserver la santé des collègues, notamment les plus menacés par le virus, et maintenir l’activité. Si vous êtes fragilisés par des maladies chroniques ou respiratoires, vous restez chez vous et rémunérés. Votre manager gère votre travail à distance ou votre dispense d’activité. Les activités critiques seront sauvegardées et les gardes d’enfants gérées. Plus encore que l’utilisation de la «bande passante», c’est d’équiper rapidement les salariés en matériel portable qui pose problème. Les instructions pour garde d’enfants doivent encore être précisées pour tenir compte des instructions gouvernementales, mais il n’est pas question d’avoir un impact sur la rémunération (quel que soit l’âge de vos enfants). Au-delà de ces points urgents, nous avons demandé quelles actions menaient les banques pour faire face à la crise actuelle.

ET PENDANT CE TEMPS LA … suite
Dans tout ce brouhaha, les priorités de l’«avant crise» sont souvent reléguées au second plan. Les réunions se font à distance, les formations en présentiel sont suspendues. Il en est une que la direction entend maintenir pour l’instant : la consultation du conseil de surveillance qui gère les fonds des salariés actionnaires. Sous couvert de la loi Pacte et du Code monétaire, la direction entend bien faire voter jeudi un projet qui lui permet de garder la gouvernance du fonds E. Qui décidera des votes du Fonds E (celui des salariés, 1er actionnaire) notamment des résolutions aux AG ? Si la question n’est pas anecdotique, elle ne peut être traitée dans la précipitation.
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HIGHLANDER
Le CSE des services centraux a été réuni en urgence vendredi 6 mars pour examiner le plan de continuité de l’activité des prochaines semaines à venir. Ségrégation des immeubles, séparation des équipes par activité, télétravail et/ou travail alterné, l’organisation (prestataires compris) est fondamentalement revue et adaptée pour tenir compte du nouveau contexte lié au coronavirus. Au-delà des services centraux, chaque jour connaît son lot d’instructions, de communications ou d’éléments de langage qui évoluent au fil du temps et de l’évolution de la situation. N’hésitez pas à nous solliciter si vous le jugez nécessaire. Les consignes peuvent être claires, précises et pourtant subir une interprétation très locale ou individuelle, qui nécessite une «bonne vieille intervention humaine» d’un délégué CGT. Enfin, chacun commence à prendre conscience que la réalité va modifier - profondément et durablement -le paradigme économique qu’on nous présentait jusqu’à présent, comme certain et inévitable. Ce sera l’occasion de redéfinir les priorités, économiques ou sociales. Et cette réflexion n’épargnera pas le groupe et sa stratégie.

UBER BANK - SUITE
La Cour de cassation a donné un bon argument pour que le projet test de la Caisse d’Epargne de Bretagne visant à ubériser la profession bancaire prenne l’eau. En considérant que les chauffeurs «indépendants» d’Uber ne sont rien d’autre que des salariés à sa disposition, et que l’indépendance est «fictive», la plus haute juridiction française a remis le modèle économique en cause. Profondément. Lui aussi.

… ET PENDANT CE TEMPS LA
Si tout le monde avait compris que le gouvernement ne se posait plus la question de l’utilisation du 49-3, mais s’inquiétait plutôt de trouver le moment adéquat et indolore pour la majorité LREM, peu de monde aurait osé pronostiquer un déclenchement de l’arsenal «anti-opposition» à la réforme des retraites, un samedi soir, en pleine crise du coronavirus. Peu glorieux et condamné par 71% des sondés, l’utilisation du 49-3 dans le cadre de cette réforme des retraites ne clôt pas le sujet. Il ne fait que maintenir l’enfumage soigneusement entretenu depuis le début. Sans pouvoir contenir le mécontentement, qui va donc perdurer, il aura été déclenché juste avant d’examiner la définition de l’âge pivot, du fameux point et des conditions de son évolution. Les sujets devenaient trop sensibles pour le gouvernement, les élections municipales trop proches pour la majorité LREM. Le texte est donc passé en l’état – sans tenir compte des oppositions de toutes parts, syndicales, politiques, Conseil d’Etat compris. Il va bien atterrir au sénat avec quelques amendements. Mais le fond ne change pas. La majorité des organisations syndicales, représentant la majorité des salariés, a donc pris date : Une nouvelle journée d’action nationale et interprofessionnelle est d’ores et déjà fixée au 31 mars. Chacun d’entre nous pourra, à nouveau, peser sur le débat et l’avenir de notre système de retraite, un des piliers de notre modèle social. En attendant, les élections municipales seront passées. Ce sera aussi un bon indicateur du mécontentement réel que les sondages mettent en avant. Décidément, c’est pourtant vrai. L’avenir, c’est vous. Et ça c’est, finalement la vraie bonne nouvelle !

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UBER BANK
En marge des craintes générées par la propagation du coronavirus, il y a une nouvelle qui serait presque passée inaperçue si elle n’avait pas défrayé la chronique sur certains réseaux sociaux … et n’était pas reprise par quelques médias plus officiels. Le «test» lancé par la Caisse d’Epargne de Bretagne – Pays de Loire afin d’ubériser ses conseillers de clientèle a créé le buzz. Le projet prévoit de faire de ces conseillers des entrepreneurs qui assument, à moindres frais, tous les risques business, juridiques et financiers ! En demandant à l’ACPR une extension d’agrément du statut des IOBSP, MIA et CIF, ce «ballon d’essai» risque bien d’impacter profondément toute la profession. Chaque acteur de la profession a donc son mot à dire dans cette histoire ostensiblement bretonne. Il faut exiger d’être reçus par l’ACPR avant que la décision ne soit prise. Comment justifier sinon «la responsabilité sociale de l’entreprise» affichée par les uns ? Comment accepter qu’il n’y ait plus de contrôle interne ? Quid des contraintes réglementaires ? De la satisfaction clientèle ? Des formations obligatoires ? Du risque de réputation ? etc, etc... Bref, dès lors qu’on affiche que notre «raison d’être» est la «satisfaction clientèle», il faut agir en conséquence et tout mettre en œuvre – patronat bancaire et syndicats - pour que l’ACPR ne valide pas ce projet. Des condamnations par l’AMF ont déjà sanctionné de tels projets (concernant les CIF). La «loi Avenir» prévoyait  même qu’en pareilles circonstances, des chartes devaient s’appliquer aux « travailleurs indépendants », mais chacun d’entre nous est bien placé pour comprendre la différence entre une charte – qui n’engage personne ! - et les garanties d’une convention collective comme la nôtre. Cette partie du nouveau monde n’invente rien de nouveau. Elle recycle des vieilles lunes dans la confusion la plus totale. C'est aussi, par exemple, dans ce contexte tendu qu’à la SG les conseillers «essentiels» sont inquiets pour leur avenir ou que les salariés de la DEC de Drôme Ardèche ont reçu une invitation de la part du directeur pour leur présenter les résultats du baromètre. Réunion à l'issue de laquelle devait se «célébrer la fermeture» de leur agence (Le Teil). Pour éviter la généralisation de telles initiatives, les élus CGT ont alerté Philippe Aymerich lors du comité central le 28 février. Il nous a répondu que «face aux évolutions fondamentales du métier, le projet BPCE n’est pas un modèle pour nous aujourd’hui, que le socle de tout est le contact client et la confiance» et d’ajouter que «le rôle du conseiller est fondamental, qu’il n’a jamais été dit que les conseillers Essentiels allaient disparaître. Mais c’est un métier qui va évoluer».  

CRIS D’ORFRAIE
Après 2 ans de prétendues concertations avec les syndicats, plus de 3 mois de tensions sociales et 10 manifestations nationales, l’opposition de l’opinion publique à la réforme des retraites est toujours aussi nette et élevée. La majorité des syndicats représentant la grosse majorité des salariés mais aussi le Conseil d’Etat l’ont clairement dénoncée. Même les voltefaces de Laurent Berger sèment le trouble. Comment ne pas trouver ridicules les cris d’orfraie poussés au bout d’une semaine de combats parlementaires par les députés sensés défendre le texte, alors que la «conférence sur le financement» s’enlise. D’horizons divers, de plus en plus de voix se font entendre pour contester le projet actuel injuste, non financé, que personne ne comprend plus, et demandent à repartir d’une nouvelle page (y compris le Medef et «les doutes» de la CFDT). Plus que jamais, le retrait du projet actuel que nous réclamons depuis le 5 décembre s’impose.

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RENCONTRE AU 35
Accompagné comme toujours par Caroline Guillaumin (DRH Groupe) et de Frédéric Clavière-Schiele (Directeur des Relations Sociales), Frédéric Oudéa s’est prêté à l’exercice plus ou moins semestriel de la rencontre avec les syndicats représentatifs de la SG. Avec les vagues de réorganisations qui déferlent un peu partout et les rumeurs qui entourent la banque depuis des mois, nous avions évidemment beaucoup de questions à lui poser. Mais le rituel est de commencer par une présentation de la situation par le Directeur Général. Il s’est d’abord félicité que notre ratio de capital CET1 ne suscitait désormais plus d’inquiétude sur les marchés, contrairement à la fin de l’année 2018. Ce point est pour lui globalement réglé. En revanche, il a insisté sur la nécessité d’améliorer la rentabilité de la banque, qui reste trop faible à ses yeux et doit se redresser autant que l’a été le niveau de capitalisation. Il est ensuite revenu sur la politique de dividende, qui sera adaptée : suppression du plancher au profit d’un taux de distribution du résultat aux actionnaires de 50% qui est «un standard au sein de l’industrie bancaire». Nous sommes ensuite passés aux enjeux stratégiques de la préparation du «plan de développement pour la période 2021-2025». L’année 2020 sera une «année de préparation», au cours de laquelle des choix seront faits en termes de métiers et de zones géographiques.

EN DESSOUS DES ATTENTES
Nous sommes donc ensuite passés à la séance de questions, organisée de manière à éviter les redites mais aussi d’en noyer certaines dans des réponses globales. En termes de rémunération, alors que nous avons une nouvelle fois remonté votre mécontentement, la DG répond que le niveau des fixes et des variables serait en ligne avec les niveaux observés sur le marché du travail. Interpellé sur le niveau très faible de l’intéressement et de la participation (p+i) par rapport aux autres établissements financiers, Frédéric Oudéa nous a répondu que, dans le cadre de la négociation à venir au cours du 1er semestre, un benchmark serait regardé. Mais il a aussi ajouté qu’il pensait augmenter la partie RSE de la p+i. Etant donné qu’on part d’un niveau de 3 millions d’euros pour plus de 40.000 salariés, il faudrait au moins une progression de 1.000% pour que l’impact soit significatif. 

RUMEURS ET EMPLOI
Les rumeurs sont nombreuses et portent aussi bien sur la consolidation, la vente de Lyxor, les coupes dans les services centraux, etc. Alors que les salariés s’inquiètent (cf. Baromètre), la direction pense qu’«il s’agit avant tout d’un problème de communication» et promet de faire des efforts sur le sujet en 2020. Pas sûr que cela suffise. Les réponses du DG à nos questions sur le devenir de Lyxor ou le point de chute des 700 salariés qui seront rapatriés d’Adamas sont restées extrêmement évasives. Pour lui, les enjeux pour 2020 concernent l’exécution de la stratégie en place.  Relancé sur le projet Ithaque, il a répété qu’il y avait un «travail sur les possibles gains d’efficacité effectué entité par entité». Il a été plus disert sur la finalisation de la configuration après l’échéance des accords en cours avec Amundi. Cela concerne naturellement Lyxor et c’est l’un des derniers chantiers à terminer pour la détermination du périmètre d’activités de la banque. Dans ce «monde post-remédiation», la DG mise sur une cartographie précise des compétences de chacun, une gestion «presque industrielle» et une accélération des mobilités, y compris géographiques au sein de l’Ile de France. 

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natio62

 

 

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LA MI-TEMPS
C’est ainsi que Frédéric Oudéa qualifie la période actuelle. «Tous nos objectifs sont remplis» d’après lui. «Merci à nos équipes», avant d’ajouter, «affrontons la 2ème mi-temps pour gagner le match». Au-delà de l’habit sportif qu’il se plaît de revêtir en toute occasion, il va en falloir plus pour convaincre en interne. La question n’est pas tant d’avoir «un peu plus de visibilité sur la stratégie retenue par la DG», comme le réclame le seul syndicat représenté au conseil d’administration, mais plutôt de s’assurer que «gagner le match» ne s’adresse pas uniquement aux seuls actionnaires ou à une poignée de survivants. Comment ne pas s’inquiéter pour l’avenir de Lyxor par exemple, longtemps délaissé avant d’être placé «sous revue stratégique» ? A la SG, cela se conclut trop souvent par une cession destinée à «profiter» de l’optimisation de plus-values pour augmenter le ratio CET1 ? Comment accepter la distribution de 60% des résultats sous forme de dividendes et l’évocation de possibles rachats d’actions, alors qu’il faudrait au contraire utiliser les résultats pour augmenter significativement nos investissements et préparer l’avenir ? Sans même parler de la coupe sévère qui s’annonce pour l’intéressement et la participation en 2020.

TELETRAVAIL
Parmi les données très intéressantes de l’enquête télétravail, nous pourrions retenir que «62%» des managers sont «favorables à 2 jours de télétravail par semaine», soit une grande majorité favorable à l’extension. Mais alors pourquoi continuer à refuser cette extension (même sous forme de test) ? Pour la direction, ces 62% traduisent que «les managers restent néanmoins divisés quant au passage à deux jours de télétravail par semaine»… On croirait les éléments de langage du gouvernement !

L’ARNAQUE
Notre opposition au démantèlement de la caisse de retraite «IP Valmy» était forte. Et le bilan actuel de l’accord signé par l’ensemble des autres syndicats nous conforte dans notre opinion. Au-delà de la perte d’une gestion paritaire aux résultats exceptionnels sur la durée, cet accord a marqué le basculement sur un système très rémunérateur…pour les assureurs ! Ainsi Sogecap prélève d’entrée 0,25% de frais sur toutes les nouvelles cotisations, mais aussi 0,50% sur les pensions versées aux retraités. A cela s’ajoutent les frais de gestions sur les unités de compte (les fonds) et plus encore sur le contrat en Euros (95% des encours), sur lequel les frais culminent à 0,61% sur une performance brute de 2,52%. La part de cotisation patronale peut bien augmenter de 0,25%, l’épargne des salariés reste traitée comme une vache à lait pour le Groupe, très loin de la gestion frugale de l’IP Valmy. Mais ce n’est pas fini : le passage éventuel au format PEROB imaginé par la loi PACTE ferait perdre aux salariés l’abondement de leurs versements sur le PERCO. Plus encore, la direction nous présente le nouveau système comme incluant obligatoirement 10% de fonds labellisés PEA-PME dans le cadre de la gestion pilotée par défaut. Or c’est inexact : inclure ces fonds permet simplement à l’employeur de réduire le taux du forfait social payé sur les cotisations versées de 4% (soit une économie de près de 2 millions d’euros pour la SG). Ce ne serait pas grave si ces fonds n’étaient pas à la fois très chargés en frais (quand les gestions passives que nous préconisons sont beaucoup moins onéreuses et tout aussi rentables à long terme) et beaucoup plus risqués que les fonds actions traditionnels. En gros, ce seraient les frais supplémentaires payés par les salariés sur leur épargne retraite qui financeraient l’économie d’impôts de l’entreprise.

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natio61

 

L’ELECTROCHOC
Il faut savoir apprendre de ses échecs. Celui de la négociation de l’accord d’accompagnement des projets de BDDF à horizon 2023 est riche d’enseignements. Après l’expertise de Secafi sur l’état des lieux après les réorganisations 2016-2020, la consultation des salariés réalisée par la CGT a elle aussi mis en avant la nécessité de remédier à certaines situations avant même d’envisager de déployer les nouveaux projets. La direction en a conscience puisqu’elle a elle-même déclaré que 2020 serait une année de transition et qu’elle a défini un plan d’action (un point d’étape nous en sera fait dans 6 mois). En attendant, 88,46% des salariés concernés par le projet d’accord qui nous ont répondu nous ont demandé de ne pas le signer en l’état. Et nous avons naturellement suivi leur recommandation. Le manque de reconnaissance globale et de garanties solides pour cette nouvelle vague de réorganisation ont motivé la plupart des avis émis par les salariés. La bataille ne va pas s’arrêter avec la signature de 3 organisations syndicales car les besoins sont clairement exprimés et des réponses apportées va dépendre la réussite – ou pas – des projets.

LA MAIN LOURDE
Alors que l’hostilité de l’opinion publique ne faiblit pas et que les cortèges de manifestations déferlent partout en France depuis le 5 décembre, le Conseil d’Etat a lui aussi porté un jugement sévère sur le projet de réforme des retraites. Et il a eu la main lourde ! Le gouvernement tente évidemment de minimiser cette condamnation sans appel d’un projet mal ficelé et pas financé, car son but reste maintenant «d’aller vite» en biaisant le débat parlementaire à l’aide d’estimations fausses voire en l’escamotant totalement. Mépriser les manifestations, l’opinion publique, le Conseil d’Etat et les parlementaires, tout cela commence sérieusement à poser la question de la méthode, voire de la légitimité de ce gouvernement. La question de fond n’a pas varié. Si le statu quo sur le système actuel n’est pas une solution souhaitée, la réforme imposée reste inutile et injuste. Il n’y a donc qu’une option, exiger son retrait le 6 février prochain en participant aux manifestations prévues partout en France.  

L’AVENIR, C’EST FLOU
Hasard du calendrier ou malice ? C’est le jour même de l’ouverture de la «conférence sur le financement des retraites» que la direction a convié les représentants syndicaux de la SG à une réunion sur notre régime spécifique de retraite Valmy. Ce dernier pourrait évoluer dans le cadre de la loi Pacte, qui pousse les entreprises à travailler sur leur «raison d’être» mais aussi réforme une énième fois l’épargne retraite en créant un acronyme de plus : le PEROB. En même temps, on se rend compte que le projet de réforme des retraites gouvernemental commence déjà à entraîner des incertitudes pour les futurs retraités dans un avenir proche. Ainsi les transitions d’activité qui seraient-elles impactées dès 2022 par le nouveau dispositif, soit des salariés nés bien avant 1975 ! La direction a en effet précisé que le contexte actuel ne permettait pas une vision suffisamment éclairée de l'impact de la réforme à partir de 2022 pour valider les nouvelles demandes de «TA» ou de mi-temps senior. Les validations dont la date serait fixée après 2021 sont donc suspendues. A l’exception des 4 cas suivants : le dossier est bien engagé (pièces fournies à fin 2019 et demande faite en 2019) ; le salarié maintient sa demande malgré le contexte (et prend le risque d’une décote temporaire ou définitive, plus ou moins importante) ; le début est compris entre le 1er janvier et 31 Mars 2020 ; la fin du congé intervient au plus tard le 1er janvier 2023.

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natio60b

C'EST VOUS L'AVENIR

Depuis la publication du rapport Delevoye en juillet 2019 et le projet de loi du gouvernement présenté par Edouard Philippe en décembre, tout le monde - ou presque – a compris que, sans son retrait, cette réforme s’appliquerait dès 2022. A qui ? cela fait partie de l’enfumage entretenu depuis le début. A la SG, les 1ers concernés sont clairement ceux qui seraient en plus victimes de la suppression de leur poste dans les CDS. «Nous n’allons pas prendre la responsabilité de mettre en risque les collègues qui ne pourraient partir qu’après le 31 décembre 2021. Ils pourraient subir une décote définitive ou temporaire de leur pension» a répondu le directeur des relations sociales lorsque les transitions d’activités (possibilité de départ à 3 ou 4 ans de la retraite en cas de suppression de poste) ont été abordées dans la négociation sur les fermetures de St Quentin et de Viry. C’est aussi cette même population qui va prendre de plein fouet la décote des indemnités de fin de carrière (accord signé en décembre 2018 par 2 syndicats). C’est la «triple peine» avons-nous résumé, en exigeant de la direction de compenser.

NOUS PARTIMES 500…     
En septembre 2019, lors de la première réunion avec BDDF, la direction nous présentait des supports à ses «projets à l’horizon 2025», avec 530 suppressions de postes. Aujourd’hui, à la fin de la négociation en cours, nous en sommes à 1.400 postes supprimés ! … dont 892 salariés qui pourraient bénéficier des mesures élargies (départ volontaire, etc) … et le reste qui sera traité en «gestion courante» (mobilité). Le compte-rendu de chaque réunion et les versions du projet d’accord sont sur notre site. Si vous êtes impactés, il reste peu de temps pour nous faire part de vos réflexions, besoins ou propositions. Une «dernière» grosse réunion est planifiée lundi 20 janvier. Ce sera l’occasion pour l’expert Secafi de venir nous présenter son analyse de la situation et formuler des préconisations. Cette réunion sera suivie, le jour même, d’une nouvelle négociation sur les bases d’un texte qui devrait nous parvenir dans la journée (et que vous pourrez retrouver aussitôt sur notre site pour vous permettre de nous faire partager vos réactions).

50 JOURS

46ème jour de mobilisation contre la réforme des retraites. Des sondages qui désarçonnent toujours l’élite car la majorité des gens continue d’être opposée à la réforme imposée par le gouvernement et une majorité de salariés soutient la mobilisation de la majorité des syndicats (en fait, tous sauf Laurent Berger). Résumer la situation actuelle en caricaturant les grévistes «qui ne comprendraient pas la réforme», «qui refuseraient de discuter», c’est irresponsable après 2 ans de concertation. Depuis 6 mois, tout le monde demande un simulateur pour que chaque salarié puisse se référer à sa propre situation, juger et agir en conséquence. Le nouveau monsieur retraite, Laurent Pietraszewski le promet 6 mois après la publication de loi. Soit dans un an ! Entre le «provisoire» qui sera «définitif» si on ne se mobilise pas plus, l’«universel» qui d’après E. Macron «n’a pas vocation à s’appliquer à tous de la même manière», et les autres promesses sans lendemain, c’est à vous de trancher. Exigez avec nous, comme la quasi-totalité des syndicats en France et à la Société Générale le retrait de cette loi !

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natio59

COST KILLERS OU DIAFOIRUS
De plans de réduction de coût en plans de suppressions de postes, de cessions d’activités en délocalisations et offshoring, le remède préconisé par la direction générale pour préparer la consolidation bancaire a un coût extrêmement élevé. Socialement d’abord, car la rigueur budgétaire qui frappe les salariés contraste avec les taux de distribution des dividendes «hors-sol» dont bénéficient les actionnaires qui vont toucher une année record de dividendes (62 milliards en France !!) alors qu’il faudrait se contenter de l’augmentation du titre restaurant (pour ceux qui en ont!). Et ces milliards de dividendes seraient bien utiles s’ils étaient investis pour construire le champion - qui en a bien besoin - de la fameuse future consolidation bancaire. La CGT a saisi l’occasion de la 7eme réunion sur les réorganisations de BDDF pour protester sur le manque de visibilité quant à la stratégie du groupe. Car c’est devenu une habitude, les salariés et leurs représentants ont appris fin décembre par voie de presse qu’un nouvel accord avait été signé avec les autorités américaines et qu’un cabinet travaillerait sur l’éventuel remplacement de Frédéric Oudéa. Si l’on ajoute l’annonce précipitée de la vente de SG Finans (pour contribuer au coût de la construction du champion bancaire) la coupe est pleine. Une réunion devrait donc avoir lieu en février entre le directeur général et les représentants des syndicats représentatifs. Faute de présenter les vœux, F. Oudéa leur présentera les résultats 2019 et peut-être un peu plus...

LA FRACTURE ET LE MEPRIS
La majorité des Français a compris que la soi-disant «réforme» des retraites se ferait à leurs dépens et parmi eux, 72% soutiennent la contestation contre le projet après une quarantaine de jours de grève. Il est grand temps que le gouvernement entende le mécontentement et reparte d’une page blanche. Les oligarques peuvent répéter sans cesse depuis plus d’un mois que les Français contestataires (par essence) ne comprennent rien. Mais, alors que le préavis de grève avait été déposé deux mois avant le 5 décembre, rien n’a été fait pour l’empêcher et la stratégie du pourrissement mène au pire. Profession par profession, des « concessions » sont proposées dès lors qu’elles permettent d’éteindre la contestation et de sauver l’essence même du projet : donner à l’état les mains libres pour décider du montant des pensions et de l’âge de la retraite, mais aussi piller les 70 milliards de réserves accumulés par les caisses des salariés du privé. Le gouvernement se réfugie derrière des pseudo-concertations. Mais chacun est bien conscient que la solution ne pourra pas être le seul retrait de l’âge pivot. C’est l’ensemble de la réforme qui n’est pas juste et socialement responsable. Nous n’en sommes plus au stade de faire une pétition, inutile après 40 jours de grève et de galère. Le mépris reste le même. Face à cela, nous appelons chacun d’entre vous à bien mesurer les enjeux, certes lointains (quoique 2022, c’est demain…) et à participer activement à cette bataille pour que les salariés en sortent rapidement … et gagnants !

NOUVELLE VAGUE
Après 3 ans et 102 élections, le cycle électoral à la SG s’est terminé le 3 décembre. C’est sur ces bases que le nouveau comité central d’entreprise (CSEC) a été constitué le 9 janvier. Avec 22,21% de représentativité au niveau national (dont 35.16% dans les centraux qui représentent la moitié des effectifs), la CGT est devenue la 2éme organisation syndicale à la SG. C’est une progression globale de 4% (dont +6% parmi les cadres). Le SNB a logiquement pris le secrétariat du CSEC et la CGT, le secrétariat adjoint pour les 4 prochaines années.

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natio58

MEILLEURS VŒUX 2020
Toute l’équipe de la CGT Société Générale vous souhaite une très bonne année 2020.  Pour notre part, notre résolution sera déterminée et combative : continuer à représenter au mieux les intérêts individuels ou collectifs de l’ensemble des salariés, tous secteurs confondus. D’où notre 1ere proposition : devant les difficultés qui s’annoncent déjà pour 2020, rejoignez-nous et construisons ensemble l’organisation qui vous ressemble. 

CAFOUILLAGES ET MEPRIS
Au-delà du mépris et des provocations cumulées ces dernières semaines (les aventures du spécialiste des retraites JP Delevoye, les fakes news, la légion d’honneur du patron de BlackRock France), le rideau de fumée soigneusement entretenu autour du projet de la réforme n’aura pas bougé. Toujours pas de simulateur pour permettre à chacun de se faire une idée précise des conséquences (en dehors des calculettes telles celle sur le site de la CGT SG pour mesurer l’impact du passage pour vous, d’un calcul actuel sur les 25 meilleures années à celui de la réforme basé sur l’ensemble de la carrière ! …. Et la perte peut se chiffrer à plusieurs centaines d’euros par mois pour un salaire moyen avec une évolution moyenne !). L’absence du simulateur s’explique certainement par l’exemple Belge. Dans la même situation, leur gouvernement en avait publié un. Ce qui avait soulevé un tel tollé que la réforme a finalement été abandonnée. Le gouvernement français ne s’y est pas risqué et il est resté sourd face au mécontentement généré par cette réforme. Face au mépris, déjà à l’origine d’un mois tendu, il faut amplifier la mobilisation pour sortir rapidement de ce conflit. Nous renouvelons donc notre appel à participer massivement aux manifestations prévues un peu partout dès le 9 janvier prochain.

LE NOEL DES RAPETOU
Ceux qui ont regardé de près cette réforme imposée par le gouvernement auront pu aussi remarquer que malgré des «déficits estimés par le COR en 2025 entre 7 et 17 milliards», le projet prévoit d’exonérer de cotisations retraites les salariés au-dessus de 10.000 euros par mois. Bien évidemment, la part de la cotisation patronale tombe aussi : Un gros cadeau de 2 à 4 milliards par an, soit 60 milliards d’ici 2040. «Une réforme juste et universelle»… vous y croyez encore ?

C’EST VOUS L’AVENIR
A peine rentrée à Oslo du comité de groupe européen du 11 décembre, Turid, la représentante Norvégienne apprenait que la SG vendait SG Finans qui l’employait avec ses 360 collègues Norvégien, Suédois et Danois. «Nous n’avons pas de souci chez nous» confiait-elle aux autres représentants européens lors de la préparation du comité européen. «Je devrais apprendre le français» continuait-elle. La vente de SG Finans, pourtant cœur de métier et rentable, n’a même pas été abordée devant les représentants européens et Turid aura appris la nouvelle en rentrant. L’année s’est donc terminée par cette 15ème Cession. De banque universelle, la stratégie de «recentrage» déployée à la SG en fait tout juste une «banque diversifiée». Difficile dans ce contexte de donner confiance et de croire qu’elle sera plus à même d’affronter cette nouvelle décennie. En tout cas, après la SGBA, l’avenir sera aussi sans Turid et ses 360 collègues.

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