Infos 2021

Infos 2021 (8)

LE MILLIARD !
Frédéric Oudéa a le sourire. Il est en effet heureux de pouvoir annoncer aux actionnaires le retour du dividende. Certes la BCE le contraint à limiter ce dernier à 0,55 euros par action mais il compte bien y ajouter un programme de rachat d’actions au moins équivalent à l’automne. Le tout pour près d’un milliard d’euros. Et pourtant les résultats sont négatifs ! Et c’est pour cela que notre directeur général nous promet la poursuite de la stratégie de réduction des coûts tous azimuts. Nous vous avons parlé récemment de l’accélération des délocalisations, qui sacrifient la qualité de service et les conditions de travail à quelques économies de façade. S’approchent également à grands pas les coupes sévères liées au rapprochement SG-CdN. Entre-temps, vous aurez le plaisir de découvrir bientôt la division par deux de l’enveloppe consacrée aux augmentations individuelles et de nouvelles coupes dans les enveloppes de variables (de -10% à -30% selon les services). Et comme il n’y a pas de petites économies, le choix de procéder à des rachats d’actions plutôt que de verser un dividende à l’automne permettrait à la direction de ne pas verser près de 15 millions d’euros de P+i supplémentaires. Ce sera un point à garder en mémoire lors de la négociation qui doit s’ouvrir bientôt sur le sujet …

CONTRASTÉ
En attendant, Frédéric Oudéa est heureux. Pourtant la stratégie des coupes répétées, dans les effectifs et les activités, suivie depuis des années ne produit pas les effets attendus. Alors que nos concurrents qui ont maintenu un mix d’activités diversifié engrangent de beaux bénéfices, la SG court après les profits. Mais la direction continue de distribuer des milliards de dividendes comme si de rien n’était. Il faut dire qu’à défaut de réaliser des bénéfices grâce au développement des activités, elle use et abuse de deux sources de numéraire : les plans d’économie au détriment des salariés et la vente à la découpe du Groupe. Les 600 millions attendus cette année grâce à Lyxor ne seront pas réinvestis, ils serviront à financer les largesses aux actionnaires. Dans ces conditions, il est plus que jamais urgent d’avoir des représentants CGT combatifs au Conseil d’Administration. Rendez-vous du 19 au 26 mars pour glisser vos bulletins dans les urnes !

NOUVELLES DU FRONT
Au moment même où les résultats étaient présentés, se déroulait la séance du CSE des Centraux qui examinait le plan de 724 suppressions de postes dans 7 BU et SU. Après la négociation qui aurait permis de traiter l’accompagnement social de cette nouvelle saignée des effectifs dans les centraux, le cabinet Sécafi venait présenter l’expertise menée sur ces réorganisations, leurs logiques et leurs conséquences en termes de charge de travail. « Ce n’est franchement pas sérieux ! » aura déclaré la CGT après 10 heures de réunion quasiment non stop. Et ce premier jour aura permis de ne «traiter» superficiellement que 2 entités (MARK et GBSU) ! Il en restait 5 autres à examiner lorsque les élus se sont connectés le lendemain … Qui peut croire que tout ceci est sérieux et au niveau exigé par une telle  situation ? En tout cas pas la CGT, qui a déposé le jour-même, une requête au juge pour qu’il dénonce l’accord sur la mise en place du CSE des services centraux parisiens signé par tous les autres syndicats et qui permet ce genre de simulacre. Avec un CSE pour 20.000 salariés, une vingtaine de BU SU… et seulement une poignée d’élus, comment travailler sérieusement sur les conséquences pour chacune des activités concernées ? Comment éviter une surcharge de travail pour ceux qui restent ? Bref, autant de questions qui sont restées confinées.

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moon11022021

tif11022021

SG - CdN : LES NOUVELLES DU FRONT
Après les premières rencontres avec les syndicats, le dépôt du dossier de fusion SG-CDN devant les instances, les nominations croisées entre les deux groupes, vient le temps de l’expertise de Sécafi (dont les résultats seront présentés fin mars). Pendant ce temps, Sébastien Proto continue la tournée des popotes pour convaincre sur son projet. La direction a aussi pris contact avec les fédérations syndicales pour proposer de définir le cadre d’une future négociation d’un socle social (statuts différents, les conséquences sur l’emploi, etc). Le dossier est donc bien avancé. Mais les principaux éléments vont maintenant dépendre de notre capacité à s’opposer et peser sur les choix à venir et les arbitrages qui seront faits. A noter, que si le SNB et la CFDT sont représentatifs dans les 2 groupes, la CGT sera représentée autour de la table puisqu’elle pèse 18% des voix sur l’ensemble du périmètre (dont 22,21% à la SG). Nous avons d’ailleurs proposé, dès l’annonce de l’étude aux autres syndicats, d’adopter une plateforme de travail commune pour faire face aux multiples enjeux générés par ce projet. L’union fait la force. Mais cette proposition n’a pas été retenue par tous les autres syndicats pour l’instant. Nous allons donc continuer à y travailler, tout en donnant la transparence, sur les différents sujets qui les concernent, directement à l’ensemble des salariés impactés … quelle que soit la couleur du maillot.

DOCTOLIB SYNDICAL : BookMe!
Alors qu’il y a un an, la crise sanitaire nous plongeait dans un confinement plus ou moins étanche, nous avions mis sur pied un nouvel outil à la disposition des salariés pour maintenir un lien avec leurs représentants et obtenir les informations indispensables en temps réel malgré l’éloignement et la «distanciation sociale». Notre application CGT SG est maintenant un outil bien utile aux collègues qui l’ont déjà téléchargée. A nouveau, dans le contexte actuel, la CGT SG propose une innovation supplémentaire pour aider les collègues concernés par l’ouverture du plan dans les centraux de Nantes à Paris : BookMe! un «doctolib» syndical. Vous avez besoin d’un RDV (ou une réponse, un conseil, etc... sur votre situation personnelle) ? sur tel ou tel aspect du plan ? ou sur les réorganisations ? Vous pouvez maintenant prendre RDV sur les plateformes mises à votre disposition sur notre site internet et/ou sur les réseaux internes (confidentialité garantie). Parallèlement, Skype est aussi mis à contribution. Nous y organisons des points d’information thématiques et réguliers dont le calendrier est disponible ici.

URGENCES
Il y a encore quelques années, la CGT SG assumait la présidence d’une commission logement interne à la SG. La direction, malgré notre très forte opposition et dans un silence assourdissant (voire ouvertement complice), a «externalisé» la gestion du «logement social» en supprimant la gestion paritaire interne. Nous sommes souvent revenus dans nos infos sur ce sujet et nous venons de publier sur notre site un état de la situation. Alors que la crise sanitaire s’est déjà transformée en crise sociale pour pas mal de salariés en France, les associations font un constat alarmant des conséquences des décisions et réformes gouvernementales sur le sujet depuis plus de 10 ans. Au bout de la chaîne, le nombre de SDF a tout simplement doublé entre deux enquêtes de l’INSEE. Le fléau ne frappe pas seulement à l’extérieur de la SG. C’est pourquoi, si vous (ou un collègue) avez une difficulté de logement, ne restez pas seul. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. En attendant, vous pouvez lire le point d’actualité mis sur notre site.

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LE BRUIT ET LES RUMEURS
En attendant « LA » décision ou « LES » annonces, la situation est pesante. Le manque de visibilité sur la stratégie du gouvernement cache mal ses propres déboires sur les insuffisances de vaccins. A la SG, le buzz, qui commence à prendre le dessus sur les aspects sanitaires, vient des informations contradictoires qui bruissent sur la distribution du variable 2021. Certains diront que «c’est déjà bien de parler de distribution en pleine crise», mais cela ne suffira pas à calmer les esprits si les rumeurs s’avèrent exactes. On parle ici ou là d’une baisse de 25% pour les variables au-dessus de 3000 euros et de 10 à 12% en dessous de 3KE. A BDDF, on parle d’une grille d’attribution, -25% pour les collègues au niveau des attentes, une baisse de -10% pour les rares au-dessus des attentes en 2020, quant à ceux qui sont au-dessous des attentes, la baisse pourrait atteindre 40 à 100%. Bref, on parle beaucoup, mais personne ne sait vraiment. La cacophonie, organisée par le manque de clarté et de transparence, résonne d’autant plus que malgré nos demandes répétées (doux euphémisme) depuis 2 décennies, il n’y a aucun critère objectif qui permette de distribuer le variable à la SG, autre que ce que tout le monde appelle « la prime de gueule ». C’est malheureusement une situation inconfortable pour les managers, pris entre le marteau et l’enclume, envoyés au charbon sur les évaluations et les annonces difficiles à venir. C’est une année horribilis qui s’annonce en termes d’attribution de variable. Mais ce serait une véritable provocation, si l’empressement de la DG de verser des dividendes venait troubler un peu plus le climat social, déjà bien attaqué par les projets et les réorganisations.

KEZ- AZQORE ?
Il n’y a pas que les délocalisations au sein du Groupe qui alimentent le mirage de la profitabilité par le low-cost de la direction. Malgré l’échec retentissant de l’expérience APTP – au point que certaines de ses activités sont en phase d’être réintégrées – voici que vient d’être annoncée l’externalisation des back-offices et d’une partie de l’IT de la banque privée vers une filiale d’Indosuez Wealth Management appelée Azqore. Quel impact cela aura-t-il sur les équipes en France et ailleurs en Europe ? des salariés risqueront-ils d’être transférés vers cette entité ?  Pour l’instant, c’est malheureusement très obscur et nous attendons une clarification rapide de la part de la direction sur le sujet.  

VITESSE ET PRECIPITATION
Ce dossier est un nouvel exemple de l’accélération des chantiers lancés par la direction, accélération qui, quelles que soient ses dénégations, la conduit à négliger le dialogue avec vos représentants. Qu’il s’agisse d’Azqore, de Lyxor ou du rapprochement BDDF/CDN, il est très difficile de nouer une discussion franche sur les dossiers structurants en cours et c’est trop souvent par la presse ou à l’occasion de mails de communication interne que nous sommes d’abord informés des évolutions. Quoi qu’en puissent penser les technocrates, ce n’est pas un gage de réussite. C’est pourquoi il sera plus que jamais nécessaire d’avoir une voix forte au sein du Conseil d’Administration et que le 2e tour de cette élection en mars sera primordial pour canaliser les velléités destructrices d’emplois – et peut-être même d’activités – de la direction. A trop se précipiter vers le retour des dividendes, cette dernière risque une nouvelle fois de prendre des décisions dommageables pour l’avenir de la banque et l’emploi de ses salariés.

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