Infos 2021

Infos 2021 (18)

Le scroll hebdo est disponible ici : L’info Hebdo CGT SG 10 septembre 2021


AGORA : A VOUS LA PAROLE
Après sept réunions de négociation sur les conditions d’intégration des salariés du Crédit du Nord au sein de la SG, la direction a envoyé le 3ème projet d’accord - dit définitif. Celui-ci risque bien d’être le dernier, même si le directeur des relations sociales a pris une ultime précaution en laissant sa porte ouverte. Une réunion de signature est proposée aux syndicats représentatifs le 20 septembre. La CGT a proposé d’étendre la consultation des salariés concernés par le biais d’un référendum organisé par toutes les parties prenantes (direction et syndicats) pour valider les dispositifs proposés. Et les sujets qui seraient ainsi soumis à consultation ne sont pas minces : il y a la participation-intéressement, la rémunération variable et probablement le 13ème mois de tous les salariés (SG et CDN). Cette proposition a rapidement été balayée par la direction. Difficile de concilier ce refus avec l’optimisme de Nicolas Isidore (le directeur des relations sociales du CDN), euphorisé par les « retours des équipes qui sont épatées par ces  engagements très forts ». Comme il est préférable de donner soi-même son avis plutôt que de laisser la direction le faire à votre place, nous vous proposons de participer à notre consultation sur la signature de l’accord portant sur les dispositifs d’intégration proposés. Elle restera ouverte sur notre site jusqu’au 19 septembre au soir. Avec les informations que nous vous avons données tout au long des discussions et votre connaissance directe du terrain et de vos besoins, vous êtes naturellement les mieux placés pour juger le projet final de la direction. Beaucoup mieux que Nicolas Isidore en tous cas. Il nous semble bien logique de laisser le dernier mot aux principaux concernés et impactés par le projet d’accord : les salariés eux-mêmes.

L’ETE INDIEN D’ITHAQUE
Un an après sa présentation aux syndicats, le projet Ithaque (724 suppressions de postes dans 7 BU/SU des services centraux à Paris et Nantes) touche à sa fin. Il y aura eu près de 300 départs volontaires, 150 reclassements et une cinquantaine de départs en retraite anticipée (appelée pudiquement « transition d’activité »). Seule la suppression d’une poignée de 33 postes (concernant 132 salariés) prévue par la direction n’a pu être menée à bien, faute de possibilités de reclassements internes ou de volontaires supplémentaires au départ sur les postes concernés. Chaque situation individuelle va maintenant être regardée à la loupe dans les différentes BU/SU concernées (cf détail sur notre site). A la loupe, ok, mais sans pression. C’est en tous cas l’équilibre de l’accord que nous avons signé avec la direction. Et nous saurons le lui rappeler en cas de difficultés.

LE JOUR J
Ce sera le 4 octobre. C’est la date retenue par la direction pour plonger dans le grand bain. Une « commission de déploiement » a eu lieu ce matin et le compte rendu est disponible sur notre site.  Elle a été l’occasion de traiter vos demandes remontées cette semaine (temps partiel, titres restaurant, choix du nombre de jours, etc). L’apprentissage de cette nouvelle organisation du travail se fera au fil de l’eau. Au passage, la prime forfaitaire de 150 euros va enfin être versée aux collègues de BDDF (paye de fin septembre). Et une clause de revoyure sur la prise en charge des frais de télétravail par la direction est prévue en 2022, à la lumière des économies (notamment immobilières, mais pas que) générées d’ici là côté direction.


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TELETRAVAIL
Alors que le 30 août, la ministre du travail a sifflé précipitamment la fin du télétravail (travail à distance en période covid), à la Société Générale, les syndicats vont être reçus le 10 septembre pour examiner les modalités retenues par les différentes BU/SU dans le cadre de l’accord négocié et signé par tous les syndicats le 7 janvier 2021.  «Cet accord est une bonne base» nous avait dit Caroline Guillaumin lors de la réunion de signature de l’accord qui fait suite à 7 années de télétravail pour quelques milliers de salariés des centraux. Le «nouveau» télétravail ne s’inscrit plus dans un mode artisanal mais va s’industrialiser, avec les espoirs et les risques liés à tout changement radical d’organisation du travail. C’est bien pour cela que la CGT avait exigé et obtenu que les BU/SU viennent plancher devant les signataires de l’accord afin de vérifier que les règles négociées étaient bien appliquées et respectées avant le déploiement. Nous avons déjà observé des dérapages ici ou là et la réunion du 10 septembre sera l’occasion de corriger tout ça. Donc, si d’ici là, vous avez des interrogations sur les modalités de déploiement du nouveau régime de télétravail, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Au-delà de la réunion de septembre, nous avons fait inscrire une clause de revoyure dans l’accord pour  re-discuter de la prise en charge des frais permettant de télétravailler dans de bonnes conditions.

LES RAPETOU
Alors qu’est paru cet été un rapport détaillé du Conseil Consultatif du Secteur Financier (CCSF) sur les nouveaux plans d’épargne retraite (PER) et les enjeux de leurs tarifications, nous avons pu passer cette semaine aux travaux pratiques à la SG à l’occasion d’un conseil de surveillance de l’épargne retraite Valmy. Pour ceux qui auraient suivi les épisodes précédents, la loi PACTE instaure de nouveaux PER individuels et collectifs. A la SG, cela signifie que les contrats qui ont remplacé l’IP Valmy en 2017 vont disparaître à la fin de cette année pour être transformés en PEROB. Peu de changements en pratique pour vous, si ce n’est un toilettage des fonds proposés en « gestion libre » et surtout une grande campagne de promotion de cet instrument d’épargne prévue à la fin de l’année. Ce que nous attendons également, c’est un toilettage de la structure de frais qui pèse sur vos avoirs car leur accumulation rend le coût total du dispositif obscur, sans compter que cela doit peser sur le rendement de votre épargne retraite. Ce constat n’a rien d’exceptionnel puisque le CCSF fait le même pour l’industrie dans son ensemble. Cependant il note aussi l’émergence d’offres plus claires et moins onéreuses et nous avons donc demandé à Sogecap d’être à la pointe en la matière pour les salariés de la SG. Le représentant de la direction a d’ailleurs remarqué qu’il pouvait en effet être temps de revoir les termes du contrat signé en 2017. Il reste maintenant à passer aux actes : l’innovation n’est-elle pas au coeur de la raison d’être du Groupe ?

GANESH – SAISON 2, Ep. 1
Un an après l’annonce du projet SG-CDN, la direction a reçu le 3 septembre les syndicats pour définir le cadre de la gestion de l’emploi lors de ce projet … et au-delà, puisque la discussion qui a eu lieu semble impacter l’ensemble de SGPM. Ce fut l’occasion pour la CGT d’exiger quelques engagements supplémentaires (au-delà de l’absence de licenciement contraint et de la priorité au reclassement interne). Face à l’hémorragie actuelle, il faut notamment acter le maintien des effectifs permettant de faire face à la charge de travail dans des conditions convenables et les compétences indispensables pour répondre aux attentes de la clientèle. C’est aussi l’enjeu principal pour la pérennité de nos emplois.


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LE CASSE TETE DELTA
Le 23 août, la direction avait convié les syndicats pour discuter des changements internes générés par le pass sanitaire, la vaccination obligatoire et la modification de la définition des cas contacts (vaccinés ou pas). Vous pouvez retrouver le compte rendu détaillant cette réunion sur notre site. Nous avons alerté la direction sur la nécessité d’être plus vigilant et restrictif que ne l’impose le gouvernement sur les possibilités de retours sur site. Certes, le vaccin protège mais le variant delta a réduit les espoirs d’avant l’été, les gestes barrières ne suffisent pas toujours… la situation lasse et la colère monte. Ce n’est donc pas le moment de relâcher la garde en faisant revenir sur site d’éventuels cas positifs (sans les tests négatifs nécessaires jusqu’à présent). Sauf à s’en mordre les doigts dans quelques jours une 5ème fois.

GANESH – SAISON 2
Il y a presque un an déjà que Fréderic Oudéa et Sébastien Proto lançaient le projet d’absorption du Crédit du Nord, après une fuite inopinée (mais trop habituelle) dans la presse. Au bout d’un an, une expertise menée par un cabinet indépendant (Secafi) a confirmé les craintes de l’ensemble des syndicats : ce projet défensif vise surtout à faire rapidement des économies. S’il faut partager les frais (informatiques ou autres), les syndicats ont privilégié un scenario alternatif autour du maintien des enseignes auxquelles sont attachés clients et salariés. A y regarder de loin, on pourrait penser que le rythme n’est pas précipité. Les groupes de travail (de la direction) n’ont pas dévoilé les fruits de leurs réflexions, les diverses négociations sont en cours et les premiers projets opérationnels ne devraient pas tomber avant la conclusion de ces négociations. A y regarder de plus près, la direction tient fermement son cap, sans précipitation et tout cela mobilise beaucoup d’énergie. Les négociations progressent un peu. Mais les compensations proposées aux collègues du CDN restent bien éloignées des situations salariales qu’ils connaissent actuellement. D’un côté, la SG peut espérer 400 millions d’économies à l’horizon 2024 (rien qu’avec la tendance actuelle de départs naturels non remplacés) qui pèseront alors sur le périmètre « BDDF et CDN ». De l’autre, elle propose dans le cadre de la négociation une enveloppe sur 3 ans de 40 millions pour compenser les pertes des salariés CDN. Cette proposition ne couvre même pas une année de participation / intéressement au CDN ! Concernant l’emploi, l’expertise de Secafi met en avant le risque de voir disparaître 5.000 postes de travail d’ici 2024. Bien sûr, il est difficile de comparer avec ce que pourrait donner le maintien des réseaux dans un contexte de bouleversement du monde bancaire. Une seconde négociation sur le sujet aura lieu le 3 septembre. Enfin, cerise sur le gâteau, alors que cette transformation majeure va nécessiter d’avoir des représentants sur lesquels on doit pouvoir compter, Secafi met aussi en avant qu’une large partie d’entre eux (SG et CDN) vont «naturellement» disparaître avec la fusion ... Et les reclassements seront parfois difficiles. C’est sans compter sur la volonté de la direction de régionaliser les activités. La mise en place des ordonnances Macron avaient diminué le nombre de représentants à la SG. La fusion des DEC et la fermeture de CDS ont significativement accentué cette diminution. Il va donc falloir être extrêmement vigilants pour qu’à la négociation qui s’ouvre sur le sujet, un nouveau coup de rabot ne vienne diminuer trop fortement la task force de proximité dont les salariés ont tant besoin en période de crises ou de transformations.

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 Info CGT 25 aout 2021

 

CEINTURE ET BRETELLE
Une nouvelle fois, pour se préserver de sanctions de l’AMF, la SG a sorti les contre-feux.  Les salariés concernés (version très élargie, XXL voire, XXXXL) sont appelés à demander l’autorisation préalable à leur manager avant de passer des opérations personnelles … y compris pour le fond E. On voit, d’une part, les dérives que cela peut donner pour couvrir les risques de la banque. Mais les réactions ont été aussi très vives sur les risques d’ingérence que ce type de demandes, non proportionnées à l’objectif recherché fait courir aux collègues concernés. Il faut corriger le tir, en précisant et clarifiant le dispositif, pour ramener la population concernée à une juste proportion et ajuster le tout à l’objectif recherché : l’absence de conflit d’intérêt.

SG – CDN : LA GUERRE DES BLOCS
Il faut rester assidus pour tenter de suivre la série de négociations dans le cadre du projet d’absorption du CDN par la SG. Après l’accord de méthode pour définir comment négocier (6 réunions), 4 autres réunions ont déjà eu lieu sur l’harmonisation des statuts (« bloc 1 »). Après avoir amusé la galerie avec la QVT, les RPS, la mutuelle, la prévoyance ou encore la retraite, la direction a fini son tour de piste sur l’harmonisation des statuts par le « maintien de la rémunération globale » le 1er juillet. Cf les comptes rendus détaillés sur notre site pour ceux qui veulent. En parallèle, pour ne pas perdre de temps, malgré le nombre de réunions, la négociation sur l’emploi et l’accompagnement social a débuté le 28 juin (« bloc 2 »). Ce que nous retenons pour l’instant, ce sont les difficultés qui s’amoncellent, tant sur l’emploi que sur la rémunération (ou le statut) dans le cadre de ce projet. D’autant plus qu’il y a une vraie asymétrie de l’information (les syndicats ne connaissent pas la cible sur laquelle les groupes de travail de la direction doivent officiellement travailler). C’est pratique pour la direction pour avancer sur les sujets qui l’intéressent, mais cela fait monter la défiance et le mécontentement des troupes qu’on envoie la fleur au fusil. La direction commettrait une grave erreur (et ceux qui la suivraient) en pensant que tout ceci peut se régler en pleine période estivale … pendant que les salariés sont en vacances. Les salariés ne le pardonneraient pas.  Et ils auraient bien raison !

BUT ! ... CONTRE SON CAMPS
C’était pourtant bien parti. L’intersyndicale avait pris ses responsabilités et émis une vive protestation dès l’ouverture de la négociation sur le renouvellement de la P+i (Participation, intéressement et Plan d’épargne entreprise). Malheureusement, avec les nouveaux accords signés pour 3 ans par la CFDT, CFTC et le SNB, il semblerait que la faiblesse de notre P+i perdure, même si, en théorie, le montant devrait augmenter. Pourtant, il existe un tel décalage (avec la concurrence, les promesses répétées de la DG et la rémunération des actionnaires) qu’une marge de manœuvre existait. Près d’un milliard va être distribué aux actionnaires (en dividendes et en rachat d’actions !) ... alors que nous devrions nous contenter d’environ une centaine de millions de P+i distribuée à la SG. Sans compter que les collègues du CDN ont 2 ou 3 fois plus. Bref, les signataires des accords semblent avoir marqué contre leur camp, juste avant la fin du match.  Et pourtant, il y a longtemps que la coupe est pleine.

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LE PARTAGE
Entre les dividendes et les rachats d’actions prévus cet automne, ce sont 950 millions d’euros que la direction prévoit de distribuer aux actionnaires cette année, écartant sa formule de distribution habituelle pour les préserver de l’impact des difficultés de 2020. Rien de tel pour les salariés qui, après avoir subi un coup de rabot en mars, doivent maintenant faire avec une participation et un intéressement (P+i) au rabais. C’est pourquoi l’ensemble des syndicats représentatifs de la SG ont pris unanimement position dans le cadre de la négociation sur le renouvellement de l’accord P+i et le plan d’épargne entreprise SG. Cela aura incité la direction à améliorer un tout petit peu sa proposition initiale, mais nous sommes encore très loin du compte. Non seulement vis-à-vis des standards du secteur bancaire, mais aussi vis-à-vis des engagements de la DG, qui nous assure depuis des années vouloir compenser la baisse  des enveloppes de rémunération par le versement d’une rémunération variable collective « musclée ». Sans entrer dans l’aspect technique de la formule de calcul, on reste très dessous des attentes : la proposition de la direction n’ajouterait que 10 millions d’euros là où il en manque au moins 100 pour ne plus être ridicules par rapport à nos collègues des autres enseignes. Et cela avant l’arrivée des 8000 salariés du CDN. Il reste à la DG jusqu’au 30 juin pour entendre la demande unanime des syndicats. Faute de quoi, elle porterait la responsabilité d’être le seul groupe du CAC40 qui n’aurait plus d’accord sur le sujet. Pas très vendeur comme bilan, surtout en pleine fusion des enseignes. D’autant qu’il reste encore à aborder la question de l’abondement lors de la négociation du 21 juin.

L’INVENTAIRE
Après la négociation sur la méthode de négociation (6 réunions quand même !), la direction déroule actuellement la négociation sur l’harmonisation du statut de tous les salariés qui pourrait résulter du rapprochement des enseignes SG et du groupe Crédit du Nord. A nouveau, deux réunions ont permis pour l’instant de lister les différences écarts entre les groupes sur le temps de travail et sur la parentalité La prochaine réunion, le 24 juin, devrait aborder la retraite, la santé, la prévoyance, la QVT. Force est de constater à ce moment de l’histoire que sur les aspects opérationnels, le silence de la direction reste assourdissant. Rien ne filtre des groupes de travail qui, officiellement planchent sur les sujets. Cela tranche avec sa propension habituelle à présenter sous ses meilleurs auspices la moindre petite souris qui sort du chapeau. Comme nous l’avons déjà écrit, plusieurs sujets qui concernent les salariés SG et CDN sont sur la table. Par exemple, l’inversion du calendrier des congés annuels (la SG propose d’anticiper le droit à congé annuel, tout en garantissant le maintien des droits actuels) ou encore le paiement de la rémunération annuelle RAGB sur 12 mensualités (au lieu des 13 à la SG). Fidèles à nos convictions, nous soumettons ce dernier point – qui concerne directement votre budget - à votre avis (et/ou retours d’expérience pour les collègues CDN). Dans la période qui s’ouvre, chacun d’entre nous aura une bonne partie de la tête dans les congés mérités et tant attendus. Pour autant, nous ne saurions trop vous conseiller de continuer à suivre de près les différents sujets. Et en attendant, vous pouvez donner votre avis sur l’éventuelle modification du versement de notre rémunération annuelle : 12 mois ? 13 mois ? autre ? N’hésitez pas, c’est le moment.

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EPISTOLAIRE
Dans le cadre du projet SG CDN, les relations épistolaires continuent. En tout cas, côté direction. Car la CGT est toujours blacklistée des échanges mails directs avec les salariés du CDN. De son côté, S. Proto a donc répondu (par lettre) à l'ensemble des élus. L’unanimité a voté contre le projet et lui avait surtout demandé de travailler un «scenario alternatif à la fusion» basé sur la coopération plutôt que l’absorption (un système informatique au service des différentes enseignes). Sa réponse de 4 pages (cf site CGTSG) balaye ce scenario alternatif qui, d'après lui, a bien été examiné et conclut par la nécessité d’une fusion par absorption. Le «projet alternatif» aurait aussi eu des impacts sociaux plus importants sans cette fusion. Certaines enseignes, faute de taille critique, n'auraient pas pu faire face aux investissements nécessaires (au-delà de l'informatique, comme la réglementation, la digitalisation ou l'expertise). Enfin, le courrier fait surtout la part belle à l'opportunité que représenterait ce projet. Le plaidoyer repose principalement sur l'ambition clientèle PRO, premium et patrimoniale, voire assurancielle. En attendant, aucune transparence sur l'évolution des groupes de travail de la direction. Bref, il faut des garanties, bien sûr. Mais au-delà de ces exigences sociales (emploi, mobilité, statut, etc), il faut aussi des actes concrets qui, sans attendre, démontrent aux équipes qu’elles auront bien les moyens d’une ambition tournée vers le développement et pas seulement vers la réduction de coûts de la stratégie du déclin. Or, pour l'instant,  la situation actuelle dans les deux enseignes et les enseignements des réorganisations précédentes ne prêtent pas à rendre audible l'ambition "d'offrir le meilleur des 2 enseignes aux 10 millions de clients" dans le cadre d’ "une dynamique de conquête". Une série de réunions devrait avoir lieu. Elles seront autant d’occasions de mettre carte sur table.

BALLON D’ESSAI
En attendant d’avoir des explications claires et précises sur les nouvelles ambitions de délocalisation de GTPS, la CGT a retoqué les consultations des CSE des centraux et de Lille Rihour. D’autant que la direction de GTPS déclarait en juillet 2020, qu’ «à ce stade, il n’y a pas d’offshorisations supplémentaires prévues». Bien sûr, depuis la situation a changé. Le travail à distance est bien rôdé (et la distance peut être très longue). Mais c’est surtout, comme l’a rappelé la direction de GTPS, «l’importance de plus en plus grande que prend la nécessité de maîtriser les coûts » qui impose à GTPS d’«être solidaire des efforts du Groupe». Alors que la BU est rentable et contribue favorablement aux résultats SG, elle ambitionne de délocaliser plusieurs centaines de postes ! Ca mérite bien quelques sérieuses explications ! Et pas une simple formalité devant les CSE (sans impact sur le projet). D’autant que le bilan des réorgs précédentes n’a même pas été attendu et que tout ceci se fait sans plan social. Ce qui ne veut pas dire sans heurts ! Laisser passer ce type de projet en douce serait donner une carte blanche à la direction pour traiter des BU - SU dont les résultats sont loin d’être aussi bons.

LES MOTS BLEUS
Rien à voir avec la célèbre chanson, ni avec la crise sanitaire actuelle. Il s’agit d’une formation interne dont l’ambition est de «redonner l’espoir» ou de «relancer une dynamique positive après un plan de départs volontaires» (sic). Mystique ou comique, l’initiative interne – à retrouver sur notre site - donne quelques conseils aux managers désarçonnés par la démobilisation et la désertion des troupes après une réorg saignante. En attendant, pour soigner les états d’âmes, il reste la chanson de Christophe. C’est bon ? Vous l’avez bien en tête ?

…. Sinon, à part ça, et la crise sanitaire, tout va bien. Portez vous bien.

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GARANTIES SUR ORION
La partie de poker menteur de la direction au sujet de la cession de Lyxor a eu un effet collatéral : les salariés concernés peinent à prendre pour argent comptant les déclarations leur annonçant un avenir radieux chez Amundi (dans ce projet baptisé Orion). La P+i y est certes alléchante (2 mois de RAGB) mais beaucoup se demandent s’il n’y a pas un loup caché quelque part. C’est pourquoi l’ouverture - réclamée depuis longtemps par la CGT - de discussions sur cette cession est une bonne nouvelle. Aucun sujet n’est tabou, même si certains posent d’évidentes difficultés. C’est le cas par exemple d’un éventuel droit au retour des salariés transférés. Pour la direction, il ne serait possible qu’avec l’accord d’Amundi et à condition que des postes adéquats soient encore disponibles à la SG. En cette période de pénurie et reclassements à faire en provenance d’autres entités victimes de coupes, ce ne sera pas simple. Il en est de même pour les mobilités, gelées «de» et «vers» les équipes concernées par la vente à Amundi. Un certain pragmatisme pourrait cependant prévaloir dans certains cas. Autre sujet d’inquiétude, comment va être déterminée l’enveloppe des variables pour l’année 2021 ? Payée par la SG, sera-t-elle réduite à la portion congrue ? La DRH de GBIS s’est voulue rassurante : «Elle sera en ligne avec les résultats de l’activité». Encore faudra-t-il s’assurer que les objectifs auront été revus pour prendre en compte cette situation nouvelle. Il ne faudrait pas que l’effondrement des variables vienne «compenser» le droit à une P+i enfin digne de ce nom ! En attendant, il reste une foule de sujets opérationnels à régler. Nous verrons si les groupes de travail annoncés permettront d’y voir rapidement plus clair.

EXIGENCES SUR GANESH
Après la consultation des IRP sur la fusion-absorption du Crédit du Nord et la fin proche de la négociation d’un accord de méthode (pour aborder les conséquences de ce projet), les choses vont entrer dans le dur. La proposition intersyndicale de travailler à une alternative moins risquée et moins coûteuse socialement n’a pas encore reçu de réponse de la part de la DG. En tout cas, c’est ce qu’a rappelé la CGT lors de la réunion du 19 avril. Nous avons aussi protesté contre les méthodes de la direction (qui a coupé les accès des salariés Crédit du Nord aux informations par mail de la CGT SG) et exigé à nouveau une réunion pour traiter notamment du sous-effectif actuel de BDDF. Une rencontre devrait avoir lieu le 26 mai.

SURCHAUFFE CHEZ GTPS
C’est, encore une fois, en pleine crise sanitaire (et de congés) que les salariés de GTPS auront appris la mauvaise nouvelle : la délocalisation d’une bonne partie de leur activité (une cinquantaine de postes). De quoi être en colère, mais aussi inquiets, car le projet remis aux CSE des centraux et Lille Rihour parle de «poursuivre la mise en œuvre de son fonctionnement dual équilibré (sic), visant à maintenir à terme au moins 50% de la charge de traitement de ces fonctions en France ». On est bien loin du ratio d’activités actuellement offshorées par GTPS (8% !) présenté aux syndicats quelques jours avant le dépôt de ce projet (pour les rassurer et peut être les endormir ?). Comme les délocalisations vont concerner plusieurs CSE, nous avons renvoyé l’examen du projet au niveau du CSEC (comité central). Ce sera l’occasion de faire préciser les engagements sociaux pris auprès des syndicats, alors même que le dossier était présenté devant les IRP à Paris et Lille. Mais aussi d’examiner les enjeux de satisfaction clientèle qui ne sont pas à la marge, avec des exigences extrêmement fortes !

…. Sinon, à part ça, et la crise sanitaire, tout va bien. Portez vous bien.


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CESSIONS : FIN DE PARTIE
Le poker menteur de la DG a pris fin ce mercredi : la SG est entrée en négociations exclusives avec Amundi afin de lui vendre Lyxor pour un montant de 825 millions d’euros. Il ne restera pas longtemps dans les caisses car il servira à financer dividendes et rachats d’actions. D’après la direction, la SG ne serait plus «l’actionnaire idéal pour financer la croissance de Lyxor». Il est vrai que la question se pose en repensant à l’abandon dans lequel a été laissée cette ancienne pépite au cours des dernières années : pas ou peu d’investissements, aucune volonté d’imposer ses produits au sein des différents canaux de distribution du Groupe… Mais il est trop tard pour déplorer le choix de la direction. En revanche, il est encore temps de discuter des garanties pour nos collègues concernés par cette opération. La communication des directions de la SG et d’Amundi a beau répéter qu’il n’y aura pas de départs contraints, il n’en reste pas moins que l’acquéreur se vante en même temps de réaliser rapidement 30 millions d’euros d’économies en frais de personnel. Combien est-ce que cela représente de postes supprimés à l’arrivée ? Lesquels ? Quels seront les choix pour les salariés visés par ces suppressions ? Leur sera-t-il possible de revenir à la SG, alors que le gel des mobilités annoncé bloque nos collègues sur des postes peut-être condamnés ? Autant de questions sans réponses, qu’il n’a d’ailleurs pas été possible de poser à Valérie Baudson, future DG d’Amundi lors de la conférence visio organisée jeudi. Aujourd’hui comme depuis déjà plusieurs semaines, la CGT demande que des discussions sérieuses s’engagent.  

FUSION : LA GRANDE MUETTE
Il aura encore fallu 3 heures pour «négocier un accord de méthode de négociations» dans le cadre du projet de fusion SG-CDN. C’est au cours de cette 3ème réunion que l’annonce a été faite du passage de 13 à 12 mensualités pour l’ensemble des salariés SG. La fin du 13ème mois (qui serait donc payé en avance chaque mois) a généré pas mal de tumultes chez nos concurrents qui l’ont déjà adopté et serait, d’après la direction, la solution pour éviter une perte de rémunération mensuelle pour les salariés du CDN, actuellement déjà payés sur 12 mensualités. Au-delà de cet effet collatéral, l’ensemble du projet d’absorption du CDN (du choix stratégique aux conséquences prévisibles en termes d’emplois) va maintenant être examiné et soumis au vote du CSEC (comité central) via l’expertise remise par SECAFI. Les 3 tomes de l’expertise de 1600 pages ont toutes été estampillées «confidentiel défense» par la direction … une stratégie contestable lorsqu’on affiche l’ambition, malgré la complexité du projet,  de fonder une culture commune. Pour l’instant, elle est plus proche de la grande muette.

FINANCE RESPONSABLE
L’Assemblée Générale des actionnaires de la SG approche et, comme tous les ans, vous pouvez déléguer vos droits de vote à Emeric Uhring (N° et libellé de rue : 17, cours Valmy, localité : Paris la Défense) qui représentera la CGT. C’est l’occasion notamment de dire non aux dividendes injustifiés mais aussi plus généralement aux choix de gouvernance défaillants de notre entreprise.  

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A TROP TIRER SUR LA CORDE…
A la SG, on se demande souvent s’il y a un pilote dans l’avion. Mais de plus en plus, c’est l’équipage qui fait défaut. Les PSE à répétition ont accoutumé les services centraux à fonctionner en sous-effectifs chroniques, au risque de l’épuisement des salariés. Même chose dans le réseau, désorganisé par des réorganisations empilées sans tenir compte des remontées du terrain. S’ajoute une politique salariale démotivante et c’est sans surprise qu'une vague de démissions enfle au point de devenir un véritable tsunami. Non seulement il s’agit d’une perte de collègues souvent expérimentés, mais le turnover devient tellement important que la transmission des savoirs est de plus en plus difficile à assurer. Et cela d’autant plus que les sous-effectifs criants obligent nombre d’entre vous à endosser plusieurs rôles au cours d’une même journée de travail. Les agences étaient au bord de l’implosion avant même les dernières annonces liées à la Covid. Et voilà que vient s’ajouter le projet de fusion avec le Crédit du Nord, avec un premier impact très concret : le gel presque total des embauches chez BDDF. Dans ce contexte de sous-effectifs, de démissions massives et de crise sanitaire, c’est la recette assurée pour tendre un peu plus (...beaucoup trop ?) la banque de détail. Les salariés épuisés ne vont plus réussir à tenir les lignes. Le manque de reconnaissance dévastateur de la part de la direction ne va pas les inciter à sacrifier leur famille ou leur santé pour financer dividendes et autres rachats d’actions. La DG semble croire que la remontée du cours de l’action suffit à booster le moral et que quelques CDD seniors ici et là permettent de boucher les trous les plus béants. Lourde erreur sur laquelle la CGT a interpellé à nouveau la direction de BDDF et la DRH Groupe afin de mettre en place une concertation rapide qui permettrait de redresser la barre, et éviter bien des risques opérationnels. L’urgence est grande !

FINANCE FICTION
D’après la direction, des concurrents malveillants et des journalistes désœuvrés alimentent les «rumeurs» sur la vente imminente de Lyxor. Mais plus le temps passe et plus le scénario devient crédible, précis et détaillé. Sauf malheureusement en ce qui concerne le dialogue social. Si la CGT déplore qu’une fois de plus la stratégie consiste à se séparer d’une activité plutôt que d’investir pour la faire prospérer, elle insiste aussi depuis de longs mois pour que des discussions s’ouvrent afin d’éviter qu’une telle cession se fasse aux dépens des salariés concernés, notamment via un repreneur américain. Le temps presse pour l’ouverture du dialogue sur le sujet.  

AU BOULOT !
Grâce à vous, un membre de la CGT va bientôt siéger au sein du conseil d’administration. Tout en haut de la pile de devoirs qui l’attend se trouve le renouvellement de l’accord sur la participation et l’intéressement (P+i), très maigres cette année et pas aidés par un mode de calcul très défavorable, qu’il soit comparé à celui des autres sociétés du secteur financier ou à celui du variable des directeurs généraux. Pourquoi ont-ils droit au RBE comme indicateur financier alors que nous devons faire avec un REX très pénalisant ? Pourquoi 40% de leur variable est-il basé sur des indicateurs qualitatifs flous toujours atteints à près de 90% quand la P+i ne comporte qu’une minuscule partie RSE ? Il est grand temps que F. Oudéa tienne sa promesse et fasse de la P+i un véritable outil de rémunération et d’engagement.

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LE MILLIARD !
Frédéric Oudéa a le sourire. Il est en effet heureux de pouvoir annoncer aux actionnaires le retour du dividende. Certes la BCE le contraint à limiter ce dernier à 0,55 euros par action mais il compte bien y ajouter un programme de rachat d’actions au moins équivalent à l’automne. Le tout pour près d’un milliard d’euros. Et pourtant les résultats sont négatifs ! Et c’est pour cela que notre directeur général nous promet la poursuite de la stratégie de réduction des coûts tous azimuts. Nous vous avons parlé récemment de l’accélération des délocalisations, qui sacrifient la qualité de service et les conditions de travail à quelques économies de façade. S’approchent également à grands pas les coupes sévères liées au rapprochement SG-CdN. Entre-temps, vous aurez le plaisir de découvrir bientôt la division par deux de l’enveloppe consacrée aux augmentations individuelles et de nouvelles coupes dans les enveloppes de variables (de -10% à -30% selon les services). Et comme il n’y a pas de petites économies, le choix de procéder à des rachats d’actions plutôt que de verser un dividende à l’automne permettrait à la direction de ne pas verser près de 15 millions d’euros de P+i supplémentaires. Ce sera un point à garder en mémoire lors de la négociation qui doit s’ouvrir bientôt sur le sujet …

CONTRASTÉ
En attendant, Frédéric Oudéa est heureux. Pourtant la stratégie des coupes répétées, dans les effectifs et les activités, suivie depuis des années ne produit pas les effets attendus. Alors que nos concurrents qui ont maintenu un mix d’activités diversifié engrangent de beaux bénéfices, la SG court après les profits. Mais la direction continue de distribuer des milliards de dividendes comme si de rien n’était. Il faut dire qu’à défaut de réaliser des bénéfices grâce au développement des activités, elle use et abuse de deux sources de numéraire : les plans d’économie au détriment des salariés et la vente à la découpe du Groupe. Les 600 millions attendus cette année grâce à Lyxor ne seront pas réinvestis, ils serviront à financer les largesses aux actionnaires. Dans ces conditions, il est plus que jamais urgent d’avoir des représentants CGT combatifs au Conseil d’Administration. Rendez-vous du 19 au 26 mars pour glisser vos bulletins dans les urnes !

NOUVELLES DU FRONT
Au moment même où les résultats étaient présentés, se déroulait la séance du CSE des Centraux qui examinait le plan de 724 suppressions de postes dans 7 BU et SU. Après la négociation qui aurait permis de traiter l’accompagnement social de cette nouvelle saignée des effectifs dans les centraux, le cabinet Sécafi venait présenter l’expertise menée sur ces réorganisations, leurs logiques et leurs conséquences en termes de charge de travail. « Ce n’est franchement pas sérieux ! » aura déclaré la CGT après 10 heures de réunion quasiment non stop. Et ce premier jour aura permis de ne «traiter» superficiellement que 2 entités (MARK et GBSU) ! Il en restait 5 autres à examiner lorsque les élus se sont connectés le lendemain … Qui peut croire que tout ceci est sérieux et au niveau exigé par une telle  situation ? En tout cas pas la CGT, qui a déposé le jour-même, une requête au juge pour qu’il dénonce l’accord sur la mise en place du CSE des services centraux parisiens signé par tous les autres syndicats et qui permet ce genre de simulacre. Avec un CSE pour 20.000 salariés, une vingtaine de BU SU… et seulement une poignée d’élus, comment travailler sérieusement sur les conséquences pour chacune des activités concernées ? Comment éviter une surcharge de travail pour ceux qui restent ? Bref, autant de questions qui sont restées confinées.

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moon11022021

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SG - CdN : LES NOUVELLES DU FRONT
Après les premières rencontres avec les syndicats, le dépôt du dossier de fusion SG-CDN devant les instances, les nominations croisées entre les deux groupes, vient le temps de l’expertise de Sécafi (dont les résultats seront présentés fin mars). Pendant ce temps, Sébastien Proto continue la tournée des popotes pour convaincre sur son projet. La direction a aussi pris contact avec les fédérations syndicales pour proposer de définir le cadre d’une future négociation d’un socle social (statuts différents, les conséquences sur l’emploi, etc). Le dossier est donc bien avancé. Mais les principaux éléments vont maintenant dépendre de notre capacité à s’opposer et peser sur les choix à venir et les arbitrages qui seront faits. A noter, que si le SNB et la CFDT sont représentatifs dans les 2 groupes, la CGT sera représentée autour de la table puisqu’elle pèse 18% des voix sur l’ensemble du périmètre (dont 22,21% à la SG). Nous avons d’ailleurs proposé, dès l’annonce de l’étude aux autres syndicats, d’adopter une plateforme de travail commune pour faire face aux multiples enjeux générés par ce projet. L’union fait la force. Mais cette proposition n’a pas été retenue par tous les autres syndicats pour l’instant. Nous allons donc continuer à y travailler, tout en donnant la transparence, sur les différents sujets qui les concernent, directement à l’ensemble des salariés impactés … quelle que soit la couleur du maillot.

DOCTOLIB SYNDICAL : BookMe!
Alors qu’il y a un an, la crise sanitaire nous plongeait dans un confinement plus ou moins étanche, nous avions mis sur pied un nouvel outil à la disposition des salariés pour maintenir un lien avec leurs représentants et obtenir les informations indispensables en temps réel malgré l’éloignement et la «distanciation sociale». Notre application CGT SG est maintenant un outil bien utile aux collègues qui l’ont déjà téléchargée. A nouveau, dans le contexte actuel, la CGT SG propose une innovation supplémentaire pour aider les collègues concernés par l’ouverture du plan dans les centraux de Nantes à Paris : BookMe! un «doctolib» syndical. Vous avez besoin d’un RDV (ou une réponse, un conseil, etc... sur votre situation personnelle) ? sur tel ou tel aspect du plan ? ou sur les réorganisations ? Vous pouvez maintenant prendre RDV sur les plateformes mises à votre disposition sur notre site internet et/ou sur les réseaux internes (confidentialité garantie). Parallèlement, Skype est aussi mis à contribution. Nous y organisons des points d’information thématiques et réguliers dont le calendrier est disponible ici.

URGENCES
Il y a encore quelques années, la CGT SG assumait la présidence d’une commission logement interne à la SG. La direction, malgré notre très forte opposition et dans un silence assourdissant (voire ouvertement complice), a «externalisé» la gestion du «logement social» en supprimant la gestion paritaire interne. Nous sommes souvent revenus dans nos infos sur ce sujet et nous venons de publier sur notre site un état de la situation. Alors que la crise sanitaire s’est déjà transformée en crise sociale pour pas mal de salariés en France, les associations font un constat alarmant des conséquences des décisions et réformes gouvernementales sur le sujet depuis plus de 10 ans. Au bout de la chaîne, le nombre de SDF a tout simplement doublé entre deux enquêtes de l’INSEE. Le fléau ne frappe pas seulement à l’extérieur de la SG. C’est pourquoi, si vous (ou un collègue) avez une difficulté de logement, ne restez pas seul. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. En attendant, vous pouvez lire le point d’actualité mis sur notre site.

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LE BRUIT ET LES RUMEURS
En attendant « LA » décision ou « LES » annonces, la situation est pesante. Le manque de visibilité sur la stratégie du gouvernement cache mal ses propres déboires sur les insuffisances de vaccins. A la SG, le buzz, qui commence à prendre le dessus sur les aspects sanitaires, vient des informations contradictoires qui bruissent sur la distribution du variable 2021. Certains diront que «c’est déjà bien de parler de distribution en pleine crise», mais cela ne suffira pas à calmer les esprits si les rumeurs s’avèrent exactes. On parle ici ou là d’une baisse de 25% pour les variables au-dessus de 3000 euros et de 10 à 12% en dessous de 3KE. A BDDF, on parle d’une grille d’attribution, -25% pour les collègues au niveau des attentes, une baisse de -10% pour les rares au-dessus des attentes en 2020, quant à ceux qui sont au-dessous des attentes, la baisse pourrait atteindre 40 à 100%. Bref, on parle beaucoup, mais personne ne sait vraiment. La cacophonie, organisée par le manque de clarté et de transparence, résonne d’autant plus que malgré nos demandes répétées (doux euphémisme) depuis 2 décennies, il n’y a aucun critère objectif qui permette de distribuer le variable à la SG, autre que ce que tout le monde appelle « la prime de gueule ». C’est malheureusement une situation inconfortable pour les managers, pris entre le marteau et l’enclume, envoyés au charbon sur les évaluations et les annonces difficiles à venir. C’est une année horribilis qui s’annonce en termes d’attribution de variable. Mais ce serait une véritable provocation, si l’empressement de la DG de verser des dividendes venait troubler un peu plus le climat social, déjà bien attaqué par les projets et les réorganisations.

KEZ- AZQORE ?
Il n’y a pas que les délocalisations au sein du Groupe qui alimentent le mirage de la profitabilité par le low-cost de la direction. Malgré l’échec retentissant de l’expérience APTP – au point que certaines de ses activités sont en phase d’être réintégrées – voici que vient d’être annoncée l’externalisation des back-offices et d’une partie de l’IT de la banque privée vers une filiale d’Indosuez Wealth Management appelée Azqore. Quel impact cela aura-t-il sur les équipes en France et ailleurs en Europe ? des salariés risqueront-ils d’être transférés vers cette entité ?  Pour l’instant, c’est malheureusement très obscur et nous attendons une clarification rapide de la part de la direction sur le sujet.  

VITESSE ET PRECIPITATION
Ce dossier est un nouvel exemple de l’accélération des chantiers lancés par la direction, accélération qui, quelles que soient ses dénégations, la conduit à négliger le dialogue avec vos représentants. Qu’il s’agisse d’Azqore, de Lyxor ou du rapprochement BDDF/CDN, il est très difficile de nouer une discussion franche sur les dossiers structurants en cours et c’est trop souvent par la presse ou à l’occasion de mails de communication interne que nous sommes d’abord informés des évolutions. Quoi qu’en puissent penser les technocrates, ce n’est pas un gage de réussite. C’est pourquoi il sera plus que jamais nécessaire d’avoir une voix forte au sein du Conseil d’Administration et que le 2e tour de cette élection en mars sera primordial pour canaliser les velléités destructrices d’emplois – et peut-être même d’activités – de la direction. A trop se précipiter vers le retour des dividendes, cette dernière risque une nouvelle fois de prendre des décisions dommageables pour l’avenir de la banque et l’emploi de ses salariés.

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