NOS 1.000 EUROS !
Les prochaines négociations sur les salaires vont s’ouvrir le 23 Octobre. «Ouvrir» ne veut pas dire «réussir» une négociation. Cela fait quelques années que tout le monde a bien compris cette blague. D’autant que l’an dernier, la négociation a finalement coûté très cher aux salariés en termes d’avantages sociaux soldés à bon compte par certains (signature par le SNB et la CFTC de l’accord sur l’externalisation de l’IP Valmy en 2017, puis de celui sur la diminution significative des médailles du travail et des indemnités de fin de carrière signée en 2018). Il va donc falloir être déterminés pour, non seulement défendre l’idée que nos rémunérations méritent d’être réévaluées, mais également pour ne pas se laisser faire les poches. En début d’année, les 1.000 € de prime Macron lâchés par le gouvernement pour répondre à la colère des «gilets jaunes» s’étaient ratatinés à la SG au très modeste niveau de… 250€ bruts (pour les salaires en dessous de 45 K€). Soit un budget de 10 millions d’euros quand les dividendes approchent les 2 milliards. Comment dire ?... Il y a comme un passif sur le sujet qu’il va être difficile de mettre sous le tapis le 23 octobre !

EN FORMATION
Après l’échec retentissant de la négociation des «CDI d’opération» à la branche AFB (l’accord «CDI Kleenex» signé par le SNB a heureusement été mis en échec par le droit d’opposition de l’ensemble des autres syndicats représentant 66%). L’AFB va devoir démontrer son utilité sur un tout autre sujet, celui de la formation. Cette fois-ci,  les enjeux de la négociation de branche sur la formation sont nettement plus dans l’intérêt de l’ensemble des salariés ... encore faut-il que les fruits de la négociation soient réels, utiles et concrets. En attendant, les dates prévues à la SG pour traiter le sujet ont été reportées…

LA FILIERE BDDF
Une deuxième rencontre avec les syndicats a eu lieu concernant la mise en filière de BDDF et ses conséquences sur les CDS et le siège. André Gardella et Valérie Migrenne sont venus présenter le projet entre 2 visites de sites frappés par les réorganisations passées, présentes et à venir. Ces visites sont ponctuées par des débrayages. La prochaine réunion sur les aspects RH déterminera s’il faut que les salariés interviennent massivement pour peser sur les choix en cours.

CARTON ROUGE
La fin peut-elle justifier les moyens ? Au-delà de l’aspect philosophique, la question se pose aussi en démocratie sociale pour la fin du cycle électoral des CE à la SG. Il n’aura pas suffi au SNB de s’allier avec des ultras-minoritaires dans les centraux pour sortir la CGT des responsabilités du CE (malgré nos 35% de voix sur l’ensemble des salariés). Il ne lui aura pas suffi non plus d’empêcher certains salariés de Bretagne de voter pendant 7 ans pour préserver son pré-carré à Brest. Le mur du çon vient d’être franchi à Lyon où les 2 «têtes de listes» SNB, Sylvie Guillard et Laurent Gallard n’ont eu de cesse depuis la récente parution des listes d’intimider et de faire pression sur nos candidats pour qu’ils se retirent des élections à venir. On peut diverger et débattre. Mais hors des républiques bananières, que des candidats tentent d’intimider des concurrents méritait bien un gros carton rouge… et une noix d’honneur.  

Le fichier PDF avec le dessin 1  Le fichier PDF avec le dessin 2  vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

 cgtnao2

natio48

 

Publié dans Infos 2019

L’OCDE appelle les gouvernements à faire plus attention aux conséquences de leurs politiques. Et à soutenir les parties de la population qui pourraient être confrontés à de nouvelles taxes.

Alors que des mouvements sociaux inspirés des gilets jaunes ont tendance à essaimer, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié des propositions pour mieux calibrer les politiques sociales et la fiscalité.

« Nous devons réellement faire attention à avoir une vision globale », estime  Laurence Boone, économiste en chef à l’OCDE et ex conseillère de François Hollande, qui répondait à des questions sur l’introduction de la taxe sur les carburants en France qui a entrainé la révolte des gilets jaunes.

Il est également « super important » d’identifier les groupes qui doivent être compensés lors de la mise en place de nouvelles taxes, a-t-elle ajouté, lors de la présentation à Bruxelles d’un nouveau rapport sur la fiscalité.

Suite à la grogne populaire, le président français, Emmanuel Macron, a été obligé de hausser les revenus minimaux.

Pour que les politiques réussissent, il faut comprendre comment les dépenses publiques et la fiscalité affectent la population, souligne Laurence Boone.

Un « paquet cohérent » sur les finances publiques, comprenant des réformes fiscales, devrait porter sur la manière dont les règles affectent non seulement la croissance, mais aussi la redistribution des richesses, a-t-elle souligné.

Avant de prendre des décisions, il faut donc « déterminer qui gagnerait et qui perdrait, et comment rendre ces pertes acceptables », a-t-elle ajouté.

Insatisfaction

L’économiste a admis que l’OCDE a commencé à se pencher sur cette question à cause de l’insatisfaction de la population. Au terme de ses recherches, l’organisation a conclu qu’il n’existait aucun lien entre le volume des dépenses publiques et l’efficacité perçue des politiques publiques.

Les spécialistes ont en outre noté que la redistribution des richesses de la population en âge de travailler par les politiques publiques avait diminué depuis le milieu des années 1990.

Niels Christoffer Thygesen, président du Conseil fiscal européen, estime que le problème est surtout l’efficacité des politiques économiques. « Il ne suffit pas de dire que tout le monde est un peu mieux loti », a-t-il déclaré, soulignant que la question de l’égalité devrait jouer un rôle plus important au niveau européen.

Taxe sur les carburants

Une taxe sur les carburants correctement appliquée pourrait non seulement contribuer à atténuer le changement climatique, mais aussi favoriser une meilleure redistribution et des sociétés plus inclusives.

Après avoir effectué diverses simulations, l’OCDE a observé des « effets positifs substantiels » en déplaçant la charge fiscale du travail faiblement rémunéré vers les taxes environnementales.

« Cette adaptation de la fiscalité pourrait produire des revenus disponibles plus élevés pour tous […] et montre les effets positifs de la réduction du coin fiscal du travail auquel sont confrontés les travailleurs à faible revenu sur la production par habitant. Les modestes effets négatifs sur le revenu disponible que crée l’augmentation des taxes environnementales sont complètement éclipsés par les bénéfices de plus d’égalité dans les revenus », assurent les auteurs de l’étude.

Par conséquent, les nouvelles taxes environnementales, comme celles introduites par le gouvernement français, devraient être assorties de compensations adéquates. Ce qui n’est évidemment pas le cas en France, où Emmanuel Macron  est critiqué pour avoir réduit la charge fiscale des riches.

 

Subventions

L’OCDE propose également de réduire les subventions à des secteurs spécifiques, comme l’agriculture ou l’extraction du charbon, afin de réduire plutôt les impôts sur les revenus inférieurs à la moyenne.

Les résultats des modélisations montrent des gains de production par habitant et des effets qui « devraient être positifs dans l’ensemble de la distribution, et particulièrement pour les personnes à faible revenu ».

L’organisation a estimé qu’en réaffectant des subventions à hauteur de 0,5 % du PIB à une réduction de même ampleur du coin fiscal sur le travail des citoyens à faibles revenus engendrerait une augmentation du pouvoir d’achat d’environ 15 % pour les 10 % de la population les plus pauvres dans les pays de l’OCDE.

La réduction des subventions, en particulier celles destinées aux agriculteurs, sera un élément important lors des discussions sur le cadre financier pluriannuel, le budget à long terme de l’UE. La politique agricole commune est actuellement l’un des plus gros coûts de l’UE.

 

 

Source

Publié dans 1 - Salaire / NAO

La négociation piétine, le chantage continu. Signez la pétition avant qu'il ne soit trop tard !

Il aura d'abord fallu attendre 15 minutes pour commencer la négociation sur les salaires et les avantages sociaux. Il est loin le temps où il était de bon ton d'arborer sur les murs de la SG "commencer la réunion à l'heure, est un art". Le directeur des relations sociales est entré dans la salle par un "bon, j'étais en train de rafistoler quelques calculs. J'espère que nous aurons un bon après-midi de négociations, car ça sera la dernière réunion".

 

LE CATECHISME
A l'aide de quelques croquis (toujours les mêmes) et quelques chiffres sur le tableau, il a repris un ton solennel pour représenter les propositions de la direction (que tout le monde connait depuis 15 jours).

  • 7 millions d'euros pour résorber les écarts salariaux ;
  • Mesure salariale pour les salariés en dessous de 28.000 euros (alors qu'à la dernière, il avait déjà lâché en dessous de 32.000), 1% avec un plancher à 250 €.
  • Un supplément d'intéressement de 800 euros "financé par les économies sur les avantages sociaux".
  • A la demande du SNB, une "mesure est en réflexion pour les "Experts" (.. du réseau).

Il a conclu par : "je crois sincèrement que nous avons un menu compliqué… le plan de réduction de coûts n'est pas encore au rendez-vous et nous devons savoir faire les efforts nécessaires. Nous allons pouvoir rassurer les salariés que nous savons faire les choses…. Si nous n'arrivons pas à un accord, je prendrai mes responsabilités (traduire : "dénoncer les acquis")… mais je vais chercher avec vous les portes de sorties."


La direction a donné la parole au SNB "pour commencer par les femmes". C'est en fait Michel Bernard qui a déclaré que "le compte n'y était pas et que les salariés avaient besoin de reconnaissance". La déléguée nationale du SNB a nuancé en rajoutant que "ça fait 7 ans qu'on a rien. Nous voulons 1.200 euros de supplément d'intéressement".

Idem, le seuil de 30.000 euros est jugé trop bas… et le SNB a "noté l'effort significatif sur les écarts salariaux, on ne revient pas sur cette demande". Le SNB a demandé d'"harmoniser les 2 dates pour les avantages sociaux et de prendre l'ancienneté groupe (et pas seulement SG) pour calculer les médailles".

LE CHANTAGE

Pour la CGT, nous avons d'emblée fait remarquer à la direction qu'il manquait les éléménts de transparence sur les sommes en jeu. Le catéchisme de la direction sonne faux. On ne peut pas dire d'un côté, "nous voulons construire une solution socialement acceptable" et de l'autre, refuser de nous donner les éléments chiffrés qui permettent de ne pas faire l'autruche. Nous avions demandé par mail, le détail de certains chiffres pour analyser les prétentions de la direction à court et long terme. Aucun élément qui permette de réellement mesurer les sommes en jeux n'aura été transmis aux syndicats.

Que représente le paiement de 1.000 ou 1.200 euros (one shot) par rapport aux sommes que la direction entend prélever sur les 2 avantages sociaux de manière récurrente ? … une belle économie de plusieurs dizaines de millions par an !

Nous avons noté qu'il n'y avait rien de neuf (à part le chantage au passage en force) dans le panier à provisions de la direction. Pour nous, l'avenir, c'est défaire et refaire le monde … sans se faire avoir !

Le blocage et le mépris sont très répandus et se retrouvent un peu partout. La résonnance avec les événements qui ont émaillé tout le week-end est flagrante sauf pour la Direction (et le gouvernement).

Concernant la mesure catégorielle, nous sommes typiquement dans le marché de dupes. C'est une mesure de politique de gestion qui n'a rien à voir dans le cadre d'une négociation collective pour l'ensemble des salariés. C'est pourquoi nous avons averti la direction (et les syndicats qui seraient tentés par l'aventure) que la pente était dangereuse car elle joue sur le mépris et les oppositions (réseau Vs Centraux, senior Vs Jeune, Homme Vs Femme, etc.).

Nous avons rappelé que le budget de 7 millions d'euros ne suffit même pas pour corriger les 2/3 des discriminations salariales dont sont victimes les femmes … et que la direction reconnaît elle-même !

Enfin, c'est un message contre productif que de dénoncer les avantages qui toucheront en priorité les - de 50 ans (puisque l'avenir, c'est eux) en pleine transformation. C'est un anticoagulant qui va accélerer l'hémorragie observée dans la plupart des métiers !


La CFTC a pris note de l'augmentation de votre proposition (salaire en-dessous de 28.000 à 30.000), tout en demandant une mesure jusqu'à 32.000.

Le supplément à 800 euros est insuffisant. Il ne doit pas être en-dessous de 1.200 euros.

Elle a pris note de la proposition pour les experts, demandé que l'ancienneté groupe soit retenue pour la médaille du travail et que "les plus de 55 ans puissent bénéficier de façon complète aux avantages sociaux".


La CFDT a rappelé que "l'égalité c'est la loi…." et qu'elle n'allait pas accompagner la direction dans une attaque sans précédent … qui s'apparente à du chantage. "Même si vous pensez que nous ne pourrons pas mobiliser, nous misons sur le long terme. "


Après ce premier tour de table, le directeur des relations sociales a déclaré :

"Il y a la volonté forte de trouver une solution. Nous regardons ce que nous voulons comme avantages sociaux pour les prochaines générations. Nous n'avons pas le choix…"


La CGT lui a fait remarquer que les avantages des plus jeunes sont bradés sur l'autel de la réduction des coûts. Nous lui avons d'ailleurs demandé quels étaient les efforts et la contribution à l'effort collectif de la DG et du conseil d'administration ?

Nous avons rappelé au directeur des relations sociales, l'amateurisme avec lequel les dernières discussions sur les rémunérations se sont crashées ces dernières années (investissement des avoirs dans le fond de l'entreprise la veille du Brexit - bilan -20%, mise en place d'un PMAS musclé - finalement crashé fin 2017 .. Pour finir sur la proposition de supplément d'intéressement de 1.000 euros que la CGT avait demandé, pétition à l'appui ! …).


Après une pause réclamée par la direction, il a déclaré "me battre pour un accord me va bien, mais je prendrai mes responsabilités. Je passe le salaire plafond à 31.000 euros soit 6.700 salariés éligibles. Pour les avantages sociaux : gel des droits acquis à fin 2020 pour les IFC. C'est très significatif, vous pourrez faire vous-mêmes les calculs (sic). Sur la médaille du travail ma marge est très faible. Il faut faire des choix…je repousse à janvier 2021. (soit un décalage de 8 mois de la même mesure… ). En faisant ça, je reviens sur l'intéressement : 1.200 €, on ne peut pas. Mais 1.000 euros, oui. On vous transmettra demain le document, j'attends votre retour pour vendredi 7 décembre Midi.


Avant de partir, la CFTC a parlé de la mesure catégorielle de 6 à 7 millions d euros qui disparait.

La direction a répondu : "ça devrait se faire dans le cadre du variable… Au final, on a un sujet qui n'est pas facile mais je dois compter sur vous. L'équilibre social n'est pas parfait pour tout le monde mais c'est le mieux que ce qu'on pouvait faire."


L'équilibre social n'est pas respecté. Les éléments financiers sont cachés. L'autisme de la direction n'a jamais été aussi important. 
Testez vous même la calculette pour chiffrer votre perte : calculette .... et signez la pétition ! 

blanche neige

Et si l'on faisait un autre usage des profits ?
JY Le Duigou, Humanité dimanche (jeudi 23 août au samedi 7 janvier 2018)
Et si l'on faisait un autre usage des profits ?
Les plus grandes entreprises cotées à la Bourse de Paris sont en situation de retrouver le niveau de profit d'avant la crise. Certes, manquent encore les comptes du premier semestre 2018 de sept grandes entreprises, et non des moindres, comme Bouygues, Safran, Sodexo Malgré cela, le constat est sans appel : les profits augmentent, même si l'évolution est bien moins importante que les années précédentes.
Nous ne sommes plus en 2016 et 2017, qui furent des années exceptionnelles de rattrapage ! Mais les 33 sociétés concernées affichent pour le premiersemestre, àellesseules,plus de 43,5 milliards d'euros de profit, soit encore 500 millions de mieux que l'année dernière. Deux sociétés sur trois annoncent des bénéfices en hausse, les palmes de la croissance revenant à Accor, Kering, STMicroelectronics, Saint-Gobain et Total. La barredes100milliardsdeprofitpour l'année entière pourrait être atteinte cetteannée.Unrecordenperspective !
Les salariés risquent de ne pas voir la couleur de cet argent, dont une part majoritaire sera accaparée par les détenteurs d'actions. La France, comme l'avait montré une récente étude de l'ONG Oxfam, est en effet avec la Belgique et la Suède l'un des trois champions de la distribution de dividendes et du rachat d'actions. Avec les intérêts versés aux banques, le prélèvement financier sur les entreprises y est considérable. Il représente aujourd'hui plus du double des cotisations sociales effectives versées par ces entreprises. Première conséquence,l'argent qui bénéficie aux actionnaires n'est pas réinjecté dans les investissements. Nettement supérieurs aux dividendes il y a vingt ans, ces derniers sont désormais sensiblement inférieurs aux profits distribués. Avec la sur-rémunération des dirigeants, cela donne une première idée du « coût du capital ».
Mais, aussi important soit-il, on ne peutenresteràceseulconstat.L'obsession du rendement financier fait des dégâts bien en amont sur l'emploi, la qualification, les capacités de développement. Le « coût du capital », c'est aussi l'expression d'un pouvoir, de fait et de droit, particulièrement élaboré. Il impose ses choix dans l'entreprise tels le niveau de l'emploi, l'orientation desinvestissements et au-delà la stratégie globale de la firme. Il impose aussi un type de croissance fait de pressions sans cesse accrues sur les salaires, sur le développement des capacités hu
maines, sur l'environnement, sur la pérennité des services publics. L'industrie,parnaturegourmandeeninvestissements, est la première victime de ces choix de gestion guidés par la recherche du taux de profit maximal.
L'enjeu revendicatif et politique est celui de la réduction du « coût du capital ». Mais pas seulement. Le mouvement social a besoin de marcher sur ses deux pieds. En même temps que la dénonciation des coûts parasitaires du capital, il importe de faire reconnaître l'importance des dépenses de développement et les besoins de financement correspondants. Ceux liés à la formation, à la santé, à la culture, à la recherche, bref à l'ensemble des dépenses pour les hommes. C'est bien la promotion d'unenouvellelogiquededéveloppement, et elle seule, qui permettra de rassembler.
Jean CHristophe
Le Duigou économiste
et syndicaliste
L'industrie est la première victime de ces choix de gestion guidés par la recherche du taux de profit maximal.■

 trait050318
Publié dans 1 - Salaire / NAO

+5,51%

Il faut dire que l’annonce des résultats se voulait rassurante et destinée aux marchés. L’effet a donc été sans surprise. L’envolée du cours de l’action (+5,51%) aura salué, le jour même, des résultats du T3 «meilleurs que prévus dans un contexte difficile». On notera au passage dans le communiqué interne que la banque universelle est devenue la «banque diversifiée». Le ton général du message est d’un optimisme circonstancié qui détonne avec la posture de la direction lors de la 1ère négociation annuelle obligatoire (NAO) sur les salaires. Elle s’est tenue quelques jours avant la publication des résultats mais la direction s’est bien gardée de prendre position dès la 1ère rencontre ! Pour l’heure, l’ouverture de la négociation a respecté le protocole habituel :   examen des statistiques annuelles, revendications des syndicats, discours de clôture alarmiste par la direction. Jean François Climent directeur des relations sociales a officié. Il a précisé qu’une prochaine réunion se tiendrait le 28 novembre et qu’entretemps, Frédéric Oudéa recevrait les organisations syndicales le 8 novembre. Il est revenu sur l’enveloppe de 1,7 million attribuée à 854 femmes (dont 517 chez BDDF) dans le cadre de la résorption des écarts salariaux H/F. C’est une mesure qui découle d’un accord signé avec les organisations syndicales, ce qui laisse perplexe lorsque la direction parle de cette attribution comme résultant d’«une mesure unilatérale de la direction» ! Il faut dire que c’était bien la seule l’an dernier. En dehors des éléments repris dans nos dernières infos hebdo, nous avons retenu que sur 268,7 millions de rémunération variable distribués, 103 correspondaient au Réseau et aux services centraux - hors GBIS. Aux organisations syndicales qui réclamaient une augmentation collective, le directeur des relations sociales a répondu que «ce n’est pas le chemin que la direction souhaite prendre. Sans augmentation collective, le salaire moyen augmente déjà de 1,8%». Si la Direction Générale fait ses comptes, nous aussi. Nous n’avons pas de compte à rendre aux actionnaires, mais plutôt à défendre l’intérêt des salariés qui sont, sur ce point, très divergents. L’explosion des dividendes est sans commune mesure avec l’évolution des salaires. Juste l’arrondi décidé en conseil d’administration de 3 centimes du dividende pour faire un chiffre rond (à 2 €) coûte 25 millions d’euros !... c’est pile poil ce que coûte une augmentation de 1% pour 40.000 salariés. Après 5 ans sans augmentation collective, ce n’est pas trop. Et dans le contexte de transformation tout azimut, ce serait un juste retour sur investissement… pour les salariés. Nous avons aussi exigé d’achever enfin les négociations avortées à 2 reprises sur l’attribution du variable. Près de 300 millions sont distribués sans critère d’attribution et dans l’opacité la plus totale. Nous avons demandé à rendre pérenne le paiement des jours de carence (en cas d’arrêt maladie) garanti jusqu’en 2017. Ce dispositif est renouvelé  par accord tous les 2 ou 3 ans depuis l’an 2000. Sur l’épineuse question de l’investissement dans le fond la veille du Brexit, la compensation de l’écart entre les 2 cours (plus de 10 millions d’euros pour les salariés qui ont investi) pourrait passer par l’attribution d’actions gratuites. La direction avait dans un premier temps augmenté l’avance logement jusqu’à fin août, nous avons aussi demandé son extension. Enfin, même si la BNP a donné le ton en proposant une prime de 1.000 euros, il nous semble qu’il y a nécessité de travailler sur une mesure pérenne car malgré les craintes exprimées par le directeur des relations sociales, les chiffres et les faits sont têtus : Les « résultats semestriels sont bons », ceux du « 2ème trimestre sont solides » et ceux du 3ème trimestre sont maintenant connus de tous. 

 

Les infos sous format PDF

cgt612 t3 2016

Publié dans Infos 2016

TELETRAVAIL
Ca y est ! L’accord télétravail est signé ! On  retiendra que l’accouchement aura été long mais pas trop difficile. Testé pendant 3 ans sur un périmètre de 4.500 salariés de différentes directions et activités, son bilan était globalement positif pour l’ensemble des parties. Sans surprise, il est jugé « positif » par les bénéficiaires. Mais l’organisation semble aussi bien gérée côté managers, ce qui n’était pas gagné. Quelques aménagements ont été apportés au nouvel accord. Notamment la possibilité, que nous avions demandée, de télétravailler dans un endroit différent du domicile habituel. Ceux qui voudront profiter plus longtemps d’un week end chez la belle-mère pourront le faire dès lors que le lieu permettra techniquement le télétravail. L’accord aurait dû être signé avant le 30 septembre, mais l’espace temps RH étant résolument différent des autres, le projet d’accord a mûri pendant 3 semaines avant de nous parvenir dans sa version quasi définitive. En fait, la direction n’a pu s’empêcher de caviarder le préambule pour replacer cet accord dans le cadre de la QVT (qualité de vie au travail)  et de la RSE (responsabilité sociale et environnementale). Nous avons préconisé, en vain, de faire l’économie de ce genre de considérations pompeuses et inutiles dans un accord censé définir les possibilités, droits et devoirs concernant le télétravail. Et parler de RSE, au motif que l’accord permettra la « réduction de l’impact carbone des transports », c’est agiter la corde dans la maison du pendu, au moment où migrent 5.000 salariés vers l’Est parisien.

DIFFRACTION DES SALAIRES
Traditionnellement, il est prévu quelques dates pour les négociations. Il est assez rare que tout le monde soit d’accord dès la première rencontre. Les négociations annuelles obligatoires (sur les salaires, entre autres) respectaient ce rituel. A la première réunion, un bilan des mesures d’augmentation était fait et les syndicats faisaient part de leurs demandes. Lors de la seconde, la direction expliquait pourquoi elle refusait et parfois à la 3ème ou 4ème un consensus était trouvé, ou pas. Mais ça, c’était avant… Cette année, une seule date est fixée, le 27 Octobre. Il faut dire que le bilan est simple à établir en l’absence de mesure collective l’an dernier … Fin juin 2016, le  salaire moyen a évolué de 1,8% - exclusivement sur des mesures individuelles (1,3% révisions, 0,4% promotions et 0,1% pour les examens). Le variable a augmenté de 11% en 2016 (avec +14,5% pour les services centraux et +6,85% pour le réseau). Tout ceci est plus que relatif, puisque les statistiques remises aux syndicats ne comportent pas, suivant les rubriques, les salariés de SGCIB … soit quasiment 10.000 personnes. C’est ce que l’on appelle une marge d’erreur conséquente, que l’on pourrait qualifier de stratosphérique. Enfin, la promesse de compenser l’absence de mesure d’augmentation collective par une évolution significative de la P+i (participation/intéressement) ne se vérifie pas dans les statistiques : des 101 millions en 2014, l’accord P+i  aura généré 92,2 millions en 2015 et environ 95,4 en 2016. On est loin des +30 % vendus en cas de signature de l’accord. Nous ne l’avons pas cru à l’époque, nous le vérifions maintenant... et tout ça met de côté, la suppression des augmentations de capital réservées aux salariés, et la décôte du Brexit (l’investissement des versements dans les fonds, passé par la direction  la veille du Brexit, d’où les -20% dès le lendemain).

 Les infos sous format PDF

CGT611 mon salaire et moi

Publié dans Infos 2016

NEGO SALARIALE : 1ER ROUND
La date de la Nao (négociation annuelle obligatoire sur les salaires) débutera le 27 octobre. Après 5 années de régime sec (pas d’augmentation collective des salaires depuis le 1er janvier 2012, hypersélectivité des mesures individuelles sur le fixe et le variable), ce sera l’occasion dans un premier temps, de faire le bilan de l’évolution des différentes composantes de la masse salariale. Traditionnellement, des statistiques nous sont remises quelques jours avant. Nous les publierons sur notre intranet et site Web…avec notre analyse. En attendant, concernant le télétravail, nous restons dans l’attente du projet d’accord qui devait pourtant être renouvelé avant le 1er octobre. Il ne devrait pas y avoir de surprise dans la version définitive (le dernier projet est aussi disponible sur nos sites) et l’accord devrait être signé rapidement. Enfin, une réunion de négociation est prévue sur l’accord handicap le 11 Octobre.

LES NOUVELLES DU FRONT
Dans le cadre des réorganisations des PSC, les rapports d’expertises ont été publiés. L’un sur les aspects économiques, puis un autre sur les impacts sur la santé et les conditions de travail. Après le comité central d’entreprise, les instances locales vont être consultées. En attendant, les RH ont été formées à la tenue des entretiens de recueil de souhait des salariés qui vont se tenir ensuite. Comme toujours, il vaut mieux prévenir que guérir et c’est pourquoi nous préférons rappeler quelques règles qui ont déjà démontré leur efficacité dans de telles circonstances. L’entretien doit être tenu par la seule RH, sans le manager. L’objectif de cet entretien est de permettre aux salariés de formuler leurs souhaits. C’est au salarié de définir ses attentes (géographique, fonctionnel, salarial, temps plein/temps partiel, etc.). Il ne doit surtout pas s’autocensurer, ni se plier aux éventuelles exigences de la DRH. Si « c’est rester sur place », le souhait doit être enregistré. Il n’y a pas non plus d’obligation à émettre plusieurs souhaits. Enfin, si tel n’était pas le cas, il ne faut pas hésiter à nous en parler. Nous ferons alors corriger le tir, si besoin.

LA MATRICE
La maitrise de la matrice d’Eisenhower risque de devenir une des compétences indispensables pour l’activité commerciale dans les DEC restructurées. Au delà de la montée en expertise requise pour répondre aux exigences accrues de la clientèle, jongler dans l’urgence entre «l’important» et «la priorité» pourrait encore s’accentuer. Les projets de réorganisations sont aussi paradoxalement des projets de développement de l’activité, dont  les suppressions de postes aboutissent à des tailles de portefeuilles excessives, pour ne pas dire délirantes. Pas sûr que le client y trouve son compte et qu’on soit dans le sens de la qualité de vie au travail.

#AVERTISSEMENT
Le 5 octobre, 57% de PRGE a débrayé pour exprimer les inquiétudes et les attentes face au projet de réorganisation / relocalisation qui touche 2 Agences Entreprises parisiennes. Lors de la présentation du projet au CCE, la CGT avait exigé et obtenu que l’ensemble des salariés sans exception (PRGE et Opéra) soient reçus par la direction. Ce sera l’occasion de mesurer si l’avertissement a été entendu et pris en compte. 


Les infos sous format PDF

CGT609 NAO 2016

Publié dans Infos 2016

Bonjour,

L’Assemblée Générale des actionnaires s’est tenue mardi dernier. Et s’il y a bien un point qu’elle a établi sans contestation possible, c’est que les résultats de l’année 2014 étaient bons, voire très bons pour le pôle GBIS. Qui plus est, le 1er trimestre 2015 annonce également une très bonne cuvée pour cette année. Cela pourrait vous surprendre si vous vous souvenez des discours qui ont été tenus lors des discussions salariales, qu’elles aient été individuelles ou collectives. A travers les différentes réunions qui se sont tenues cette semaine, nous pouvons avoir une idée de l’affectation des résultats de votre travail :

  • La plus grande part va être affectée à la distribution d’un dividende, en hausse de 20% cette année. Le taux de distribution du résultat net sera de 40%, avec un objectif de 50% pour les années suivantes.
  • Une part également très importante est destinée aux dépenses d’investissement, et en particulier au chantier de la révolution digitale dont il a été beaucoup question tant au CCE que lors de l’AG de mardi.
  • Une part plus restreinte que les années passées va être consacrée au renforcement des fonds propres, mais ceux-ci sont désormais réputés très solides suite au stress test de la BCE l’été dernier.  
  • Le top management va également toucher  sa part, tandis que celle des 6000+ bénéficiaires d’actions dites « de performance » (sur 145'000 salariés dans le monde) va augmenter en moyenne de 25% par rapport à l’année dernière.

Mais il manque une ligne : celle concernant la rémunération – fixe et variable, individuelle et collective – des salariés. Et pour cause : comme tous les frais fixes, elle a vocation à baisser afin d’atteindre le plus rapidement possible le chiffre magique de 10% de rendement du capital (ROE). Or ce dernier n’était encore que de 8,8% au 1er trimestre 2015, malgré des résultats excellents. Séverin Cabannes a donc pu se féliciter que les frais fixes aient baissé de 2% en 2014, et tous les intervenants de la direction répéter en chœur que l’effort devait se poursuivre. Il ne faut donc pas se laisser tromper par les chiffres partiels qui nous ont été distribué lors de la réunion de concertation sur la rémunération variable. Ils excluent ainsi toute la BFI où, si l’on en croit les déclarations en AG, les bonus ont baissé de 35% l’année même où les résultats augmentaient de près de 40%. Plus généralement, la disparition de l’augmentation de capital réservée a également permis à la direction d’économiser environ 40 millions d’euros.

La réponse à la question initiale est donc claire. Les bons résultats ne profitent certainement pas aux salariés. Nos objectifs dans les discussions au sujet de la rémunération variable sont notamment d’assurer un partage plus équitable et plus transparent de la valeur ajoutée créée par l’entreprise. Et dans le même ordre d’idée, puisque le transfert de près de 2800 de nos collègues de La Défense vers Val de Fontenay à l’horizon 2016-17 doit permettre des économies annuelles d’environ 20 millions d’euros, nous estimons qu’il est normal et équitable que la direction fasse des efforts significatifs pour les accompagner dans ce bouleversement. Nous attendons donc de sa part des propositions enfin sérieuses sur le sujet. Peut-être mercredi prochain…

Bon week-end !

Emeric

Secrétaire du CE des Service Centraux Parisiens

Délégué du Personnel CGT

Publié dans Tribune des Salariés

Bonjour,

 

Les annonces annuelles concernant votre rémunération fixe et variable ont commencé vendredi et, si j’espère que vous en êtes tous extrêmement satisfaits, je doute cependant que ce soit le cas. Les quelques éléments qui avaient filtrés avant cet exercice laissaient en effet présager une enveloppe très réduite pour les augmentations individuelles pérennes et en baisse de 10% à 15% pour les variables. Pas de quoi de faire de folies donc, surtout si l’on se souvient que l’enveloppe destinée aux augmentations collectives approche le 0 le plus absolu pour les salariés des services centraux. Selon toute vraisemblance, ce n’est pas près de s’améliorer quelle que soit notre activité au sein de SGPM de BDDF à MARK. Si je prends l’exemple de GBIS, il suffit de se reporter au dernier message de Didier Valet pour s’en convaincre. Manifestement, la fréquentation de Frédéric Oudéa a déteint sur lui car, malgré des résultats de toute évidence à son goût (8,7 mds d’euros de PNB en 2014, stable dans un marché en contraction), tout ce à quoi nous avons droit ce sont des félicitations et la promesse de nouveaux efforts. La feuille de route est claire : en 2015-16, le PNB devra croître de plus de 11% et le coefficient d’exploitation baisser de 6%. Pour vous, cela signifiera concrètement une hausse de vos objectifs et une poursuite de l’austérité salariale.

 

Cela est le résultat d’une politique globale décidée en Conseil d’Administration : les coûts salariaux constituent la variable d’ajustement privilégiée par les administrateurs cooptés par la direction pour atteindre l’objectif d’un ROE supérieur à 10%. Cela reflète à la fois leur incapacité à questionner la pertinence de cet objectif, leur méconnaissance des autres variables (au hasard, les investissements informatiques à fonds perdus dans Convergence?) et la trop grande discrétion des administrateurs salariés actuellement élus. Que leur voix ne soit que consultative est une chose, mais qu’elle soit totalement inaudible et inopérante en est une autre. C’est la raison pour laquelle j’ai choisi de me présenter avec mes collègues de la CGT pour remplacer les sortants : afin que vos représentants au Conseil d’Administration ne se contentent pas de murmures de désapprobation mais soient aussi bien capables d’élever le ton que de participer concrètement aux débats sur la stratégie de la SG et notamment sur sa politique de ressources humaines et de rémunérations. Du 12 au 19 mars prochains, cette élection sera l’occasion de vous faire entendre au plus haut niveau de l’entreprise. Je compte sur vous!

 

A propos de variables d’ajustement, vous avez peut-être aperçu ces dernières semaines divers articles concernant les enquêtes en cours sur les marchés des changes (par exemple, celui-ci : http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/20150228trib33e192d58/manipulation-des-changes-bnp-paribas-et-societe-generale-dans-la-tourmente.html ). Le problème, c’est que les régulateurs américains et britanniques exigent des banques des données parfois très anciennes et des échanges de mails de plus de 5 ans pourraient servir de base pour sacrifier des salariés qui ne faisaient que respecter les consignes de l’époque. Si l’on peut comprendre qu’elles n’aient pas envie de lâcher des milliards supplémentaires au procureur de l’Etat de New York, cette logique pose d’importantes questions du point de vue du droit du travail français. D’abord celle de la durée de conservation des mails, sms, bandes téléphoniques et enregistrements de messageries. SAFE est toujours très embarrassé quand on l’interroge car rien ne semble justifier en France une durée supérieure à 5 ans. Ensuite celle de la rétroactivité des règles actuelles, qui semble être la base des réclamations des régulateurs. Enfin de la consultation de messages qui pourraient être à caractère privé. Sur ce point, c’est un arrêt de la Cour de Cassation concernant un litige entre Newedge et GFI qui a mis en émoi les journalistes. Il faut pourtant le relativiser.

D’une part parce qu’il s’agissait d’un litige commercial entre deux sociétés et non d’un litige social entre une société et un de ses salariés, et d’autre part parce que cet arrêt n’apporte rien de nouveau en ce qui nous concerne. Il faut donc savoir que :

  • A priori, des moyens de communication mis à disposition par l’entreprise sont des outils de travail et elle y a donc accès par défaut
  • Mais (et c’est consacré à la SG par la Charte d’utilisation des moyens de communication électronique) les messages explicitement signalés comme ayant un caractère privé sont exclus du champ de la curiosité de l’employeur
  • Sauf si ce dernier démontre qu’il peut avoir un intérêt légitime à consulter ces messages. Alors cette autorisation peut être donnée par un juge (et c’est le sens de l’arrêt de la Cour de Cassation)

En résumé, n’oubliez jamais que vos messageries, Blackberry et autres moyens fournis par la SG sont sous surveillance. Cela vaudra naturellement aussi pour les fameuses tablettes de la « révolution numérique ». Je ne peux donc que vous recommander d’être vigilants si vous ne voulez pas servir de variables d’ajustement dans le futur. Cordialement,

Emeric

Secrétaire du CE des Service Centraux Parisiens

Délégué du Personnel CGT

http://192.16.214.12/espacesyndicalcgt/

www.cgtsocgen.fr


PS : Vous trouverez en pièces jointes deux questions très pertinentes posées en délégation du personnel par mon collègue Jean-Pierre S., qui permettent de creuser les thèmes abordés ci-dessus.

Et toujours en prime les infos de la semaine, qu’il vous est possible de recevoir directement dans votre boîte mail en vous abonnant sur le site www.cgtsocgen.fr

 

 

 

Copie : Correspondant Informatique et Libertés.

Monsieur,

L’instruction 13842, « Enregistrement des conversations téléphoniques de SGCIB France », rappelle avec exactitude dans son chapitre 1 « fondement règlementaire » que, conformément à l’article 313-52 du Règlement Général de l’AMF,  « la durée de conservation des enregistrements téléphoniques requis [par le règlement général de l’AMF] est d’au moins six mois. Elle ne peut être supérieure à cinq ans. »

L’instruction précise au chapitre 7 : « La durée de conservation des enregistrements téléphoniques relatifs aux activités de Banque de Financement et d’Investissement de Société Générale est de trois ans, à l’exception de l’activité de MARK/FIC/NET pour laquelle la durée de conservation est portée à cinq ans. »

Les seules exceptions prévues par l’instruction sont « relatifs à des transactions précises et sensibles en termes de risque commercial. L’accord de SEGL/CFT qui en précisera les conditions est alors requis au cas par cas. A réception par Société Générale d’une demande spécifique des autorités de tutelle ou judicaires relative à la conservation des enregistrements des conversations téléphoniques au-delà des délais ci-dessus déterminés, SEGL/CFT demande au service de téléphonie d’assurer la conservation des enregistrements visés et fixe la durée de conservation desdits enregistrements. »

Je vous demande de respecter les dispositions du règlement général de l’AMF, ainsi que vos propres décisions, en faisant détruire immédiatement tous les enregistrements téléphoniques quels qu’ils soient sur la base des critères ci-dessus énoncés, et de vous abstenir de les consulter ou de les utiliser pour quelque raison que ce soit.

 

 

 

 

 

Monsieur,

Dans l’instruction 13842 jointe, « enregistrements des conversations téléphoniques de SGCIB France », il est précisé que SEGL/CFT est garant du dispositif d’enregistrement et de réécoute des enregistrements, eu égard aux obligations relatives à la protection de la vie privée.

1/ Je vous prie de me confirmer que SEGL/CFT est également garant de la protection de la vie privée en ce qui concerne l’enregistrement et la consultation de la messagerie (Outlook, Arpège, etc…) et de la messagerie instantanée (Lync, Bloomberg, etc..). Si tel n’est pas le cas, je vous remercie de désigner le service garant de la protection de la vie privée des collaborateurs pour ces dispositifs, et quelle instruction règle la relecture de ces messages.

2/ L’instruction dit :

« SEGL/CFT ainsi que les « délégués de réécoutes » s’engagent à garder strictement confidentielle toute information à caractère ostensiblement privé et/ou sans rapport avec l’objet de la réécoute à laquelle ils auraient pu accéder de manière incidente à l’occasion des réécoutes techniques ou de contrôle.

De la même façon si des informations relatives à la vie privée devaient être entendues par les personnes présentes lors de la réécoute (hiérarchie…), ces personnes sont tenues de ne pas communiquer ces informations à qui que ce soit sous réserve de dispositions légales et réglementaires qui s’y opposeraient. […] Les éléments de nature privée seront éliminés autant que les moyens techniques le permettent. »

Pour être bien clair :

 

a/ il ne s’agit pas ici de l’interdiction de consultation par l’employeur des messages ou conversations préalablement identifiés comme privés. Il s’agit des informations à caractère ostensiblement privé, telles par exemple que les informations concernant des tierces personnes membres de la famille du salarié, et n’ayant aucun rapport avec l’affaire motivant la réécoute ou la relecture, mais qui apparaîtraient fortuitement au cours de la réécoute ;

b/ ces éléments privés et sans aucun rapport avec le dossier ayant causé la relecture doivent être éliminés à la source, et n’ont lieu d’être divulgués par la ou les personnes en charge de la réécoute ni à l’inspection, ni aux avocats de la Société Générale, ni à la Direction des Ressources Humaines, ni à qui que ce soit n’ayant pas qualité pour les recevoir.

èJe vous demande lors de toute réécoute de faire appliquer cette instruction,

èJe vous demande lors de la consultation des messages enregistrés (messagerie et messagerie instantanée) d’appliquer les mêmes règles, afin de vous conformer à la loi, en l’espèce à l’article 226-22 du code pénal interdisant de porter atteinte à l’intimité de la vie privée par la divulgation de données à caractère personnel à la connaissance d’un tiers qui n’a pas qualité pour les recevoir, sous peine d’emprisonnement et d’amende, et à l’article L1121-1 du code du travail rappelé ci-dessous.

Cordialement.

Publié dans Tribune des Salariés

Selon une étude publiée par Glassdoor, 77 % des salariés interrogés estiment que les employeurs devraient être contraints à communiquer davantage sur les rémunérations de l'ensemble des collaborateurs de l'entreprise.

par Hélène Truffaut 23/02/2015 Entreprise & Carrières

Les salariés demandent plus de transparence sur les salaires

© fotolia.com

 
 
Seuls 37 % des salariés savent combien gagnent leurs collègues. Essentiellement parce que lesdits collègues sont très ouverts à la discussion sur les rémunérations et avantages sociaux (dans 58 % des cas). Ce peut être aussi parce qu’ils ont capté des bruits de couloirs (16 %), vu traîner des informations sensibles (6 %) ou été renseignés par « quelqu’un des RH » (4 %). C’est, du moins, ce qu’indique une étude* réalisée par Harris Interactive pour Glassdoor, le site d’emploi permettant le dépôt et la consultation d’avis sur les employeurs.
 
 

 

 

 

Relation de confiance

Toujours selon cette étude, 77 % des salariés estiment d’ailleurs que les employeurs devraient être contraints à communiquer davantage sur le sujet. Ce qui les obligerait à respecter une plus grande égalité des salaires (52 % des réponses), voire aboutirait à l’élimination des écarts de rémunération entre les hommes et les femmes (50 %). 42 % jugent qu’une plus grande transparence améliorerait la relation de confiance entre employeur et salariés. Actuellement, précise Glassdoor, un employeur sur cinq communique sur les salaires en interne, un sur dix le font à l’extérieur.

* Étude réalisée en novembre 2014 auprès de 1 002 adultes interrogés en ligne en France

 

Source: http://www.wk-rh.fr/actualites/detail/82857/les-salaries-demandent-plus-de-transparence-sur-les-salaires.html

 

Publié dans La Presse

Les mesures d’augmentation générale sont devenues l’exception.

Les établissements privilégient les bas salaires et les mesures créatives.

 

Les négociations annuelles obligatoires (NAO) dans les grandes banques françaises touchent à leur fin, et elles s’avèrent moins fructueuses que l’an passé. Une inflation au plancher et les performances peu dynamiques des réseaux bancaires français au deuxième semestre 2014 ont pesé pour 2015.

 

De rares mesures pérennes

Seules deux banques ont à ce jour accordé une augmentation générale de salaire à leurs équipes. Le  Crédit Mutuel-CIC, qui est traditionnellement le mieux-disant, a signé un accord prévoyant une augmentation de 0,8 % au 1er janvier 2015, avec un plancher de 300 euros. Il s’agit toutefois d’une proposition en retrait par rapport à la hausse de + 1,1 % de l’an dernier. A l’inverse,  BNP Paribas, qui s’était refusé en 2014 à toute mesure pérenne, a signé pour une augmentation générale de 0,5 % au 1er avril 2015, assortie d’un montant plancher de 250 euros brut, à laquelle s’ajoute une prime de 450 euros au titre de supplément d’intéressement. S’étant vu infliger cet l’été une amende record de 9 milliards de dollars, la direction de la banque s’était engagée à ce que celle-ci n’ait  « pas de conséquence sur la politique de rémunération ». Ce qui avait donné un levier aux organisations syndicales.

 

Les plus bas salaires privilégiés

Si certaines banques, comme  Crédit Agricole SA,  LCL ou  la Société Générale se sont refusées à toute mesure d’augmentation pour 2015, d’autres ont choisi de limiter leur effort aux salaires les plus bas. C’est notamment le cas de Natixis, qui répartira des augmentations annuelles allant de 200 à 270 euros brut en fonction des tranches de salaires (voir le tableau ci-dessus). De même, La Banque Postale propose d’accorder une augmentation de 400 euros aux salariés dont la rémunération brute annuelle ne dépasse pas 40.000 euros, et une hausse de 0,5 % pour les salaires compris entre 40.000 et 50.000 euros. Les Banques Populaires ont de leur côté proposé une prime brute de 200 euros aux salariés aux revenus inférieurs à 35.000 euros. Une mesure jugée  « indécente et scandaleuse » par l’intersyndicale CFDT-CFTC-CGT-FO-SNB-Unsa.

 
 

Un coup de pouce pour le logement chez LCL

Dans un  « contexte économique contraignant », à défaut d’augmentations, la direction de LCL veut aider ses collaborateurs dans leur accession au logement. La direction propose l’écrêtement de leurs prêts immobiliers, moyennant des frais de dossiers « discount ». L’opération sera menée au siège et non en agence, et devrait concerner plus de 70 % des prêts en cours. En outre, la banque s’engage à ouvrir une réflexion globale sur le logement, et notamment sur la mise en place par LCL d’une caution bancaire pour ses salariés. D’autres banques ont eu recours aux « mesures annexes ». Pour 2015, la Société Générale s’est par exemple engagée à accorder deux jours de congé paternité supplémentaires. Pour calmer les esprits après la grève qui a secoué l’établissement en fin d’année, elle a aussi accordé un supplément d’intéressement à l’ensemble de ses salariés, qui varie entre 200 à 400 euros en fonction du salaire.

 

L’AFB à pas mesurés

Fin décembre, l’Association française des banques (AFB) a proposé dans le cadre des NAO 2015 de revaloriser de 1,5 % les salaires minimums de la branche et de créer un salaire minimum de base de 33.000 euros pour les cadres de plus de 50 ans. Les syndicats soulignent toutefois que ces mesures ne ciblent qu’une toute petite minorité de salariés.

Véronique Chocron, Les Echos
Sharon Wajsbrot, Les Echos

 

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/0204064873036-les-negociations-salariales-dans-les-banques-patissent-de-la-crise-1081651.php?xtor=RSS37&xmksZ4fyYb8rhmAX.99
Publié dans La Presse

Source: http://www.cbanque.com/actu/49544/societe-generale-deux-syndicats-signent-un-accord-salarial

 

Deux syndicats de la Société Générale ont signé un accord salarial pour 2015, malgré l'absence d'augmentation collective réclamée par l'intersyndicale, qui avait mené une grève début décembre, a-t-on appris jeudi de sources syndicales.

L'accord signé par le SNB/CFE-CGC et la CFTC, respectivement première et troisième organisations syndicales à la Société Générale, prévoit une enveloppe de 18 millions d'euros en supplément d'intéressement, ont indiqué ces mêmes sources. La prime variera entre 200 et 400 euros par personne, les plus bas salaires empochant la plus grande part, selon un document consulté jeudi par l'AFP.

Contactée, la direction n'était pas en mesure de commenter ces informations dans l'immédiat.

CFDT : « on tenait le bon bout »

L'intersyndicale (SNB/CFE-CGC, CFDT, CFTC, CGT, FO) réclamait une augmentation salariale collective et pérenne de 2% et le versement d'une prime de 750 euros. Elle avait mené le 8 décembre une grève qui avait conduit à la fermeture d'une agence sur dix. Une pétition lancée auprès des salariés pour réclamer une augmentation collective a par ailleurs recueilli entre 15.000 et 20.000 signatures.

« On avait réussi à mener un front syndical et on tenait le bon bout », s'est désolé Mathieu Pué, délégué national de la CFDT (2e syndicat), qui a « refusé en bloc la proposition » de la direction. L'accord salarial « ne correspond absolument pas aux exigences » portées par l'intersyndicale, a ajouté le responsable CFDT, déçu que deux organisations syndicales aient « plié au chantage de la direction ».

Le SNB/CFE-CGC a accepté l'offre car « c'était ça ou rien », a indiqué Daniel Petrucci, son secrétaire général qui salue une « prime d'intéressement correcte pour les classes intermédiaires ». Selon le syndicaliste, la Société Générale a augmenté son offre initiale, qui était de 13 millions d'euros.

Par la rédaction avec AFP

Publié dans A - Rémunération

Source: http://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/societe-generale-accord-salarial-signe-par-deux-syndicats_1633886.html#33t50kMqsmJZ131O.99

 

Paris, 18 déc 2014
Par AFP, publié le 18/12/2014 à  12:06, mis à jour à  12:06

Paris, 18 déc 2014 - Deux syndicats de la Société Générale ont signé un accord salarial pour 2015, malgré l'absence d'augmentation collective réclamée par l'intersyndicale, qui avait mené une grève début décembre, a-t-on appris jeudi de sources syndicales. 


 

L'accord signé par le SNB/CFE-CGC et la CFTC, respectivement première et troisième organisations syndicales à la Société Générale, prévoit une enveloppe de 18 millions d'euros en supplément d'intéressement, ont indiqué ces mêmes sources. 

La prime variera entre 200 et 400 euros par personne, les plus bas salaires empochant la plus grande part, selon un document consulté jeudi par l'AFP. 

Contactée, la direction n'était pas en mesure de commenter ces informations dans l'immédiat. 

L'intersyndicale (SNB/CFE-CGC, CFDT, CFTC, CGT, FO) réclamait une augmentation salariale collective et pérenne de 2% et le versement d'une prime de 750 euros.  

Elle avait mené le 8 décembre une grève qui avait conduit à la fermeture d'une agence sur dix. Une pétition lancée auprès des salariés pour réclamer une augmentation collective a par ailleurs recueilli entre 15.000 et 20.000 signatures. 

"On avait réussi à mener un front syndical et on tenait le bon bout", s'est désolé Mathieu Pué, délégué national de la CFDT (2e syndicat), qui a "refusé en bloc la proposition" de la direction. 

L'accord salarial "ne correspond absolument pas aux exigences" portées par l'intersyndicale, a ajouté le responsable CFDT, déçu que deux organisations syndicales aient "plié au chantage de la direction". 

Le SNB/CFE-CGC a accepté l'offre car "c'était ça ou rien", a indiqué Daniel Petrucci, son secrétaire général, qui salue une "prime d'intéressement correcte pour les classes intermédiaires". 

Selon le syndicaliste, la Société Générale a augmenté son offre initiale, qui était de 13 millions d'euros. 

jta/bow/it


En savoir plus sur http://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/societe-generale-accord-salarial-signe-par-deux-syndicats_1633886.html#0hTreE4jHohYBiLu.99
Publié dans 1 - Salaire / NAO

Docs joints :

Prime 2015 !  -  Accord NAO  -  Compte rendu CGT VDEF

Après la pétition et la grève du 5 décembre, les 5 organisations syndicales attendaient donc une réponse à leur demande d’entretien adressée à Fréderic Oudéa, concernant les salaires 2015 – puisqu’ « officiellement la direction avait définitivement clos la discussion ».

PROLOGUE : « Un cadre normal au dialogue social »
Depuis la grève du 5 décembre et cette lettre du 8 décembre, aucun signe de vie de la DG n’avait été donné aux organisations syndicales. C’est pourquoi, les syndicats avaient convenu de se saisir de la séance plénière du comité central d’entreprise pour interpeller sur le sujet Séverin Cabannes, représentant la direction générale.

Une déclaration commune a donc été lue en préalable à la réunion «ordinaire» pour demander que les délégués nationaux soient reçus, sans délai. Séverin Cabannes a répondu en précisant qu’il était « favorable à la poursuite du dialogue social dans son cadre normal» et que par conséquent, il mandatait immédiatement le directeur des relations sociales pour qu’il ré-ouvre la négociation annuelle sur les salaires et qu’il fasse part de la nouvelle proposition de la direction.

La CGT a répondu que le directeur des relations avait été au bout de son mandat, qu’il avait atteint la limite de la légitimité pour reprendre la négociation et qu’en tout état de cause, s’il revenait avec une mesure insuffisante, c’était prendre le risque de maintenir le conflit ouvert.

Le comité central d’entreprise a donc été suspendu, le temps de cette nouvelle réunion. Accessoirement, Séverin Cabannes en aura profité pour se faire la belle, en précisant qu’il ne sera plus disponible pour une reprise de la réunion.

Acte 1 :  « Rappel des propositions »
Mandaté par la direction générale, le directeur des relations sociales a donc reçu les 5 délégués nationaux pour leur faire part de la «proposition significative».

Après avoir rappelé les propositions, que tous avaient jugées insuffisantes (cf cr précédents, déclaration à 5 et courrier à Frédéric Oudéa), la direction a déclaré être prête à avancer sur 2 points (attention les cardiaques, ça décoiffe !...) :

-          Passage du supplément d’intéressement de 200 euros (en moyenne) à 300 euros. Cette enveloppe de 14 millions d’euros (soit 18 fiscalement et socialement chargés)  serait soumise au Conseil d’administration en février. Il est donc du ressort des organisations syndicales d’en discuter le mode de répartition. Donc, soit 300 euros pour tous, soit 2 propositions de répartition travaillées par la direction :

·       Un plancher à 450 euros pour les salaires inférieurs à 28.000 euros (9.000 salariés), puis dégréssif jusqu’à 38.000 euros, et 200 euros au-delà ;

·       Un plancher à 400 euros pour les salaires inférieurs à 28.000 euros, puis dégressif jusqu’à 49.000 euros et 200 euros au-delà.

Pour mémoire, la proposition suite à la grève du 5 décembre, était de 200 euros en moyenne, ce qui permettait un versement entre 350 et 100 euros. La nouvelle proposition double donc pour les salaires au dessus de 49.000 euros et n’apporte « que » 50 euros de plus pour les plus bas salaires.

-          Une communication plus large sur le variable : La direction accepte de communiquer la médiane par catégorie, pour 8 métiers du réseau.

La direction a précisé que « l’ensemble de ces points » feront l’objet d’un accord salarial 2015 (cf pj) et qu’ensuite, en cas de signatures, 2 autres accords seront soumis à la signature (avenant à l’accord social et accord sur le supplément d’intéressement).

Acte 2 : «Les réactions syndicales» Scène 1 : la CGT

La CGT a alors formulé 3 observations. La première aura été de demander à la direction de renoncer au chantage fait aux organisations syndicales (tu as les améliorations au statut social, si tu signes la primette).

La seconde aura été pour qualifier de « notoirement insuffisante » la nouvelle proposition. Elle est sensiblement à la même hauteur que les mesures de l’an dernier qui avaient suscité dans le personnel un véritable sentiment d’injustice. Depuis, l’annonce de la suppression de la décote lors du PMAS, la baisse de l’intéressement 2014, n’ont fait qu’exacerber les tensions et conduit directement au conflit. Nous avons prévenu la direction que le personnel n’allait pas accepter l’austérité dans laquelle la direction tente d’enfermer les organisations syndicales, d’autant que la suppression de la décote finance à elle seule la proposition sur la table (bien au-delà même puisque notre estimation tourne autour de 30 millions). Si l’on y ajoute le fait que les mandataires sociaux se sont octroyés une belle augmentation du fixe pour se préserver des nouvelles contraintes sur l’attribution de leur variable… le climat ne risque pas de s’améliorer.

Enfin, la troisième réaction à chaud aura concerné le variable. Nous avons rappelé que nous devions avoir une négociation – ou même une discussion – sur le sujet pour permettre aux salariés d’avoir une visibilité sur les critères d’attribution de leur part variable et sur le montant qu’il leur est attribué. Il est donc hors de propos de se contenter de la grande avancée concernant la communication de la médiane de 8 métiers du réseau…

Scène 2 : la réponse de la direction

«Ce n’est pas du chantage de notre part, mais nous respectons les textes juridiques sur la négociation annuelle obligatoire».

Bah … c’est au bas mot, une « condition forte » avons-nous rétorqué.

Le directeur des relations sociales aura rappelé que « la proposition de la direction se veut être une mesure de protection qui vise les plus bas salaires » et que «la grille des minimas est la seule du secteur, en tout cas, avec des montants aussi élevés – y compris pour les cadres de + de 50 ans». En tout état de cause, ces mesures restent très symboliques et ne touchent (« heureusement ») que très peu de monde.

Sur le variable, après avoir rappelé que nous étions passé au fil des années d’une « vision très comptable » (provision, reprise de provision, etc), les montants communiqués sont maintenant plus précis, tant dans les centraux que dans le réseau (en global par PSC, Crcm et DEC). « Nous savons qu’en diminuant les attributions collectives, nous devons donner plus de visibilité sur le variable des métiers réels (Vs les métiers repères de la convention collective – ndlr).

Scène 3 : Les autres organisations

La CFDT a demandé le coût de la proposition de la direction en cas de mesure pérenne collective. La direction a chiffré à une évolution de la masse salariale de 0,66%.

La CFTC, après avoir pris acte que la mesure n’était pas suffisante, s’est déclarée favorable à un plancher à 450 euros.

Le SNB a qualifiée la proposition de « pas inintéressante» et a précisé qu’ils allaient consulter.

FO a précisé qu’ils allaient consulter.

Acte 3 : Pour la CGT

Dans le contexte où l’on annonce déjà des enveloppes de variables en baisse, d’une suppression de la décote lors du PMAS, nous avons redit à la direction, que le choix de proposer cette mesure salariale, tant sur le fond et sur le montant, ne nous permettrait pas de signer l’accord salarial.

Epilogue :
Conformément à nos habitudes et à notre pratique syndicale constante, nous demandons à chaque salarié de se positionner sur la signature ou non de ces propositions.

Mais au-delà de cette consultation, il est bon de rappeler que sans la pétition, la grève et le soutien du personnel, la pièce n’aura pas eu la même fin. Il était clairement prévu et assumé par la direction qu’aucune mesure salariale ne soit prise pour 2015. Nous pouvons déjà remercier à nouveau tous ceux, parmi les salariés, qui ont contribué à faire bouger cette première ligne.

Ensuite, tout ceci n’aurait pas été possible sans le travail intersyndical qui, même si les manœuvres de la direction auront finalement réussi à créer une brèche sur la fin de la négociation salariale, sera un point d’appui nécessaire dans les prochaines discussions à venir sur les réorganisations de l’entreprise. Après consultation, nous allons voir la position des uns et des autres. Ce qui déterminera s’il y a possibilité de maintenir cette intersyndicale sur les salaires.

Pour autant, cette proposition de la direction est un message qui ne s’adresse qu’au réseau, ajoutant au manque de réponse satisfaisante en terme salarial, une division dans l’entreprise qui n’a pas besoin de ça en ce moment.

Dans l’attente de vos retours,
Bon courage à tous !

Philippe FOURNIL
Délégué national de la CGT SG

LES ECHOS | LE 07/12 À 16:36, MIS À JOUR À 17:05

Les attentes sont fortes après les augmentations générales chez BNP Paribas.

L’augmentation collective est au cœur de la négociation salariale de la Société Générale. Les salariés seront fixés ce lundi sur les mesures pour 2015. La banque a annoncé qu’elle consentirait à revaloriser de 1% la grille des salaires minimum et à augmenter le salaire minimum des cadres de plus de 50 ans. Elle ne s’est pas engagée à accorder une augmentation collective ; privilégiant un plan de participation et d’intéressement (P+I) lié aux résultats de l’entreprise.

Les cinq syndicats sont en désaccord : « on a l’impression que le consensus est rompu, indique Philippe Fournil, délégué national CGT à la Société Générale.La direction doit entendre le mécontentement et respecter le pacte social qui a permis de traverser ces 150 dernières années », plaide t-il.

Appel à la grève

Pour faire entendre leur voix, les syndicats de la banque avaient appelé à la grève vendredi. Le mouvement a été plutôt suivi dans les agences et très peu au siège. Pour la Société Générale, la pression est d’autant plus forte que BNP Paribas a accordé une augmentation générale de 0,5% à ses salariés. Une mesure qui vise certainement à fédérer ses troupes après le choc de l’amende record versée aux Etats-Unis l’été dernier.

Edouard-Malo Henry, directeur des ressources humaines de la Société Générale, considère que les demandes des syndicats, soit 2% d’augmentation générales, sont « déraisonnables ». « Elles pourraient constituer une menace pour l’emploi. Une augmentation de 1,6% de la masse salariale et un accroissement de la participation/intéressement sont déjà de nature à consolider le pacte social », explique t-il. Il est vrai qu’on assiste en Europe à des suppressions d’emplois massives au Royaume-Uni à l’heure d’un engouement pour la banque digitale.

Pour les dirigeants du groupe, cette politique est en ligne avec le contexte économique  : 0,5% de croissance , 0,5% de inflation et 0,5% de taux d’intérêt. «Nous tenons compte d’un environnement de très faible inflation et de pression à la baisse des revenus de la banque de détail», nous assure Frédéric Oudéa.

Ce contexte pèse de fait sur une grande partie des entreprises du CAC 40, engagées elles aussi dans des négociations salariales tendues pour 2015. BNP Paribas a mis la barre très haut alors que le Crédit agricole et le groupe BPCE n’ont pas encore achevé leurs négociations. A la Société Générale, la décision prise aujourd’hui devraient influencer à leur tour les pratiques des autres grands groupes bancaires.

Frank Bournois

ESCP Europe - Directeur général

Publié dans A - Rémunération

Grève, mode d’emploi rapide

D’abord, la grève est un droit absolu qui ne doit faire l’objet d’aucune pression, d’aucune rétorsion ni d’aucune sanction. Celles-ci ont légèrement tendance à être des délits.

Qui peut faire grève ?

Tous les salariés, syndiqués ou pas. Le 5 décembre, c'est simple : une journée de grève, c'est une journée sans travail et sans les transports qui vont avec..

Faut-il vous déclarer avant ?

Non, vous faites grève quand vous avez décidé de le faire, c’est l’ennui de cette forme de protestation, elle a tendance à gêner la production et à rendre son organisation difficile.
En somme, si votre manager vous demande si vous faites grève, vous pouvez lui dire qu’il verra bien, ce n’est d’ailleurs pas parce que vous aurez dit non que vous serez engagé. Un droit absolu vous dit-on.

Faut-il vous déclarer après ?

On connaît des managers qui, pour éviter la « honte » d’avoir des protestataires dans leurs équipes « omettent » de les déclarer. Ce n’est d’ailleurs pas légal, mais ça diminue évidemment les statistiques qui remontent à la direction, laquelle connaît quand même la combine mais autant ne pas la laisser se bercer d’illusions. Vérifiez simplement que vous avez bien été comptabilisés.

Qui a la charge de vous déclarer gréviste ?

C’est l’employeur, autrement dit la hiérarchie (si tant est qu’elle ne fasse pas grève elle aussi J).

Peut-on vous retirer plus de salaire que vous n’avez cessé de travailler ?

Non. On ne peut déduire de votre salaire que le temps effectif de cessation du travail.

la nouvelle réunion de négociation salariale s’est tenue cet après midi.

Face aux 15.000 pétitions recensées par l’ensemble des organisations syndicales, Jean Francois Climent, le directeur des relations sociales avait pour mission de venir nous présenter le fruit de la réflexion côté direction et l’addition pour 2015.

Après quelques propositions sur l’accord social (qui pourraient toucher près de 300 personnes..), il nous a précisé qu’il travaillait dans le cadre d’une enveloppe globale NAO.

La direction serait donc prête à augmenter la grille des salaires minimas de 1%, de passer le minima pour les cadres de + de 50 ans à 37.500 euros et de passer le congé paternité de 7 à 9 jours (15 jours en cas de naissances multiples).

Le Cran au dessus

« Vous avez entendu Monsieur Oudéa lors de votre dernière rencontre » aura dit d’entrée de jeu Jean Francois Climent pour expliquer que la direction maintenait son choix de ne pas augmenter les salaires en 2015, ni sous forme pérenne, ni sous forme de prime. Pour la direction, à partir de cette année, le choix est clairement assumé de n’attribuer aucune mesure d’augmentation collective.

Seules des mesures collectives, liées aux résultats de l’entreprise, par l’intermédiaire de la « participation-intéressement » pourraient donner des «bonnes primes».

Les mesures individuelles et les promotions continueront à récompenser les plus méritants, au bon vouloir de la direction. Pour le reste, c’est niet.

Nous avons demandé pourquoi la direction parlait d’enveloppe globale NAO puisqu’elle n’avait aucune proposition à nous faire.

Le directeur des relations sociales aura démenti avoir une « enveloppe prédéterminée » mais a expliqué que les impacts du statut social étaient déjà du collectif et que cela pesait à hauteur de 0,5% dans l’évolution des salaires (+2.6%).

Contrairement aux belles promesses d’augmentation significative du futur « participation intéressement », nous avons rappelé que pour l’instant sur les 6 dernières années, elle avait économisé environ 40 millions d’euros.

Ce fut aussi l’occasion de contester à nouveau le choix politique de la direction d’individualiser les augmentations de salaires … désormais à 100%.

Ce choix est pleinement assumé par la direction. Le directeur des relations sociales aura ramé pendant quelques minutes pour tenter de nous convaincre qu’il était le mal nécessaire pour palier la crise de confiance des analystes financiers. Nous lui avons donc rétorqué que ce qui aura permis à la SG de survivre ces 150 dernières années aura souvent été son personnel.

L’enjeu de cette discussion est d’apporter, ou non, un minimum d’évolution pour chaque salarié. Les « sur-performants » continueront de toute façon à bénéficier de mesures personnelles. C’est d’ailleurs pour cela que 6082 salariés ont bénéficié d’1,2 million d’actions gratuites… (soit environ 42 millions d’euros !).

Nous avons vu ces dernières années, s’inverser la proportion des «augmentations collectives » et des « augmentations individuelles ». Maintenant, ces dernières disparaissent même parfois lors des changements d’affectation (poste/métier). Par ailleurs, les variables sont de plus en plus discriminants.

La pilule de trop

Au bout d’une heure de réunion, la messe était dite. Les 5 organisations syndicales, outrées du « jusqu’au-boutisme » de la direction, ont décidé une journée de grève. Une intersyndicale devrait confirmer ce point rapidement et fixer la date.

Il faut bien que chacun comprenne que c’est l’ultime possibilité pour mettre à mal ce virage politique de la direction. Après la suppression des plans d’actionnariat salariés, l’augmentation du variable individuel au détriment des primes collectives, la suppression des augmentations collectives sera-t-elle la pilule de trop ?

Publié dans A - Rémunération

Chers Collègues, Bonjour à tous.

Je rebondis sur un mail qui m’a été routé par un collègue IBFS.

J’ai signé cette pétition.

Je tiens à remercier tous les membres des Instances Représentatives du Personnel, tous délégués du personnel et tous syndicats confondus pour cette démarche commune.

Pour ma part, je réagis à ce que je considère être de la « mauvaise foi » de la part de la Direction du Personnel (cf. éléments suivants) :

Lors de la "Négociation Annuelle sur les Salaires" du 29 octobre 2014, Le Directeur des Relations Sociales Jean Francois Climent a affirmé que le personnel ne souffre pas en terme de rémunération et « d’ailleurs le personnel ne s’en plaint pas ».

Peut-être serait-il souhaitable d’inviter M. Jean François CLIMENT à prendre connaissance :

1.       Des résultats du dernier baromètre employeur (cf. mail Frédéric OUDEA)

Vous avez exprimé certains points d’attention.

…  Après six années d’environnement difficile, le niveau de confiance demeure élevé, même si l’enquête révèle un essoufflement et une baisse de motivation,

… Après cinq années de crise économique et financière, l’engagement des équipes s’érode légèrement ... 

2.       Des résultats d’un Séminaire IBFS/DSI réalisé le 6 février 2O14 et animé par une société extérieure : Nextmodernity.

Le DSI IBFS s’est engagé à remonter la demande des salariés concernant une augmentation de salaire vers la direction du Groupe.

Session 4 : Reconnaissance, sous quelle(s) forme(s) l’attendez-vous ?

·         Salaire/prime : 143 points =>100% des participants ont attribué la note maximum à une augmentation de salaire comme reconnaissance du travail accompli et nécessaire pour remotiver les salariés.

•Augmentation salaire (x23)

• Augmentation prime/bonus (x15)

• Prime exceptionnelle (x2)

• Actions gratuites

• Une augmentation de salaire progressive et non arbitraire

·         Carrière : 91 points

• Evolution de carrière/ promotion (x7)

• Evolution de responsabilités (x5)

• Evolution de poste, changer de métier (x3)

·         Echanges/feedbacks : 21 points

• Ecoute (x2)

• Recevoir un feedback positif et/ou négatif régulier par son manager

·         Remerciements : 15 points

3.       Des 22 commentairesde collaborateurs du groupe concernant les résultats du Groupe 1er Trimestre sur l’intranet, dont vous trouverez ci-dessous le lien intranet et quelques exemples fort représentatif de l’état d’esprit des salariés du groupe.

https://mysocietegenerale-news.safe.socgen/fr/resultats-du-premier-trimestre-2014 

Le 07/05/14 08:35 :

Dommage que le personnel ne soit pas récompensé et que les salaires ne soient plus augmentés depuis plus de 3 ans consécutifs !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! sans parler de la participation et de l'intéressement...........  

Le 07/05/14 08:38 :

C'est sans doute ça "l'esprit d'équipe Société Générale"

Le 07/05/14 09:38 :

DES REVENUS EN HAUSSE pour qui?

Le 09/05/14 10:28 :

Je partage cet avis : on demande toujours plus aux salariés en terme de vérifications et de procédures.

En revanche, quand on parle de rémunération, il n'y a plus personne.

Sauf pour la direction qui s'augmente royalement avec le principe du vote des actionnaires en circuit fermé, donc intouchable

Il y a le seigneur et ses vassaux.

Le 09/05/14 17:00 :

Tout à fait d'accord avec tous mes collègues. C 'est scandaleux on nous épuise chaque jour(suppression de postes, réduction de frais généraux)mais surement pas pour nos chers dirigeants. Mais de qui se moque t on??A quel moment la direction va t elle arrêter de se moquer de nous????????Réveillez vous collègues

….

Le 14/05/14 10:32, en réponse à ces différents commentaires de la part des salariés – La direction de la communication ferme le site aux commentaires.

Bonjour

Nous avons bien compris vos points me semble t’il.( ? A priori par M. Jean François CLIMENT ?)

Cet intranet n’est pas une tribune pour exposer vos griefs personnels […]

Nous allons donc malheureusement être dans l’obligation de désactiver les commentaires sur cette page

--------------------------------

En vous remerciant, ainsi que tous les membres de vos équipes,  pour l’ensemble de votre travail au service de tous les salariés du Groupe,

Sincèrement,

Une collègue,

Cordialement / Best Regards,

Publié dans Tribune des Salariés

Voici la pétition sur les salaires, à signer et à faire signer.

Un cap nécessaire à franchir massivement !

Il est suffisamment rare d’avoir une démarche intersyndicale, pour que celle ci n’aboutisse pas.

La réussite de cette initiative pour permettre de la prolonger vers d’autres modes de manifestation du mécontentement.

 

Signez en ligne votre pétition !

 

ou

 

Cliquez sur l'image ci-dessous pour télécharger la pétition à signer et à faire signer avant de nous la retourner avant le 17 novembre, date de la prochaine réunion de la NAO

 

Merci de nous la retourner par :

 

  • email, en scannant votre pétition, à : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • fax 01.42.13.08.71
  • courrier interne : CGT Société Générale, Paris La Défense 92972 CX

 

 

petition

Publié dans Public