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LES GRANDES MANŒUVRES
Gageons que la paix sociale régnera quelques semaines encore, au moins jusqu’à la fin des élections dans les services centraux. Tandis que se déroule la revue des activités susceptibles de subir des coupes claires, la direction ne va pas mettre le feu aux poudres et les annonces devraient être gelées. Il ne faudrait pas risquer une issue redoutée dans les élections. En 2013, le scrutin a reconnu le travail effectué par les délégués de la CGT lors du PSE «historique» de SGIB et son rôle pour mettre fin au projet Roméo (plan massif de licenciements individuels). En 2016, le projet Mikado (externalisation d’activités B.O) s’était soldé par 70% de voix pour les candidats CGT dans le secteur concerné. Il faut dire qu’a contrario de la CGT qui le combattait et obtenait le droit des salariés de rester à la SG, certains syndicats avaient fait venir le DRH d’Accenture pour vanter les conditions du transfert à ceux qui acceptaient l’aventure. Ils ont largement déchanté depuis. En 2019, après la saignée en cours dans le réseau, les nuages s’amoncellent à nouveau sur les services centraux. Les prochaines élections seront donc un moyen de manifester notre rejet d’une stratégie qui se résume aux économies et suppressions d’emplois. C’est parce qu’en 2019, la direction favorise toujours ces interlocuteurs plus malléables, que nous vous invitons au contraire à vous inscrire, sur notre site, à notre comité de campagne pour soutenir nos candidats qui mèneront la bataille dès le mois prochain… et pour les 4 ans qui viennent. Pour l’heure, la stratégie décroissante de la direction va encore se solder par des annonces de bonus et variables «discrétionnaires» en baisse (en dehors de BDDF). Attention, le variable n’est garanti qu’au moment où il est effectivement versé sur votre compte. Toute velléité de départ entre l’annonce et la paye versée fin mars entraînera la disparition immédiate du variable. Enfin, concernant la négociation Emploi, 7 heures de plus ont permis de revoir l’ensemble du projet sur la mobilité, les départs volontaires, les pré-retraites diverses et variées (cf notre site). En principe, cet accord est censé gérer en douceur les suppressions d’emplois décidées par ailleurs. C’est toute la question quant à la justification de celles à venir. Il reste encore une réunion le 19 février pour fixer les curseurs financiers.    

SALUT L’ARTISTE
Depuis 2003, chaque vendredi, nous attendions de rire de son dessin de la semaine (et pour certains de le comprendre). Son trait de la semaine était élégant, toujours pertinent dans le message et impertinent à souhait. Il avait dit l’an dernier, «j’arrête à 700 dessins». Il avait plein de projets pour la suite, pour lui et ses jeunes enfants. Sans avoir jamais cru à cette menace, ni jamais accepté cette idée, pour couper court à ces discussions, nous lui disions : « tu es compétence indispensable». Il en riait. Il avait donc travaillé à sa relève et commencé à donner quelques enseignements à ses «disciples». Il n’aura jamais failli pendant 15 ans, depuis 2003. Chaque jeudi soir, il nous livrait son dessin de la semaine. La maladie lui aura donné raison une dernière fois. François Ganne est décédé vendredi à 15h53. A l’heure où partent habituellement les infos de la CGT et son dessin. Celles-ci auront maintenant un teinte différente et il nous manquera, bien au-delà de ces publications. C’était un fidèle, parmi les fidèles. Malgré son caractère et sa volonté d’indépendance. Un membre de la famille CGT Société Générale vient de tirer sa révérence. Même s’il n’aurait pas vraiment apprécié que nous soyions tristes, sa brusque disparition est un vrai vide. Certains sont morts à cause de leurs dessins, d’autres ont dessiné jusqu’à bout de force. Celui de cette semaine porte le numéro 701.

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Publié dans Infos 2019

LA VAGUE DE TROP ?
La veille de l’annonce des résultats et de la nouvelle purge, Frédéric Oudéa recevait les organisations syndicales. Après une rapide présentation des résultats des 3 pôles, la discussion a essentiellement porté sur la nouvelle vague d’économies. Il s’est appesanti un peu plus sur les résultats de GBIS, très bons sur les financements et le conseil, mais en recul de 19% pour les activités de marché (-30% chez FICC et -15% pour les dérivés actions). Le recul est encore plus brutal à la BNP, - 40% sur les activités de marché, avec une répartition inverse -70% sur les actions mais seulement -15% pour FICC. Le DG s’est ensuite étendu sur les anticipations de la direction concernant la conjoncture économique et les contraintes réglementaires qui génèrent des craintes pour 2019 (et plus encore pour 2020) et aboutissent à l’«ajustement stratégique» présenté au marché. Si la trajectoire pour les réseaux français ne va pas être infléchie, en revanche le DG nous a annoncé un changement de stratégie dans les activités de marché. Ces dernières devront réaliser 500 millions d’euros d’économies supplémentaires d’ici à 2020 et l’effort portera avant tout sur les activités FICC et les fonctions supports associées. Si la revue des activités frappées et son impact sur l’emploi ne sont pas encore achevés, nul doute que cela pourrait générer un désengagement très significatif de ces activités. L’impact sur l’emploi sera certainement important, mais nous ne disposons pas encore de vue sur le sujet. Le directeur général a promis une série de réunions de concertation afin de discuter non seulement des perspectives économiques mais aussi de la gestion sociale de ce choc. Il a réitéré son engagement à ne pas procéder à des départs contraints mais n’a encore donné aucune indication pour le reste. Il va sans dire que la CGT va peser, comme en 2012, pour éviter des coupes injustifiées, veiller à ce que les conditions des «mobilités externes volontaires» (sic) soient les meilleures possibles et que les directions ne choisissent pas au cas par cas quels services pourront bénéficier des dispositions d’un futur accord emploi et lesquels seront contraints à des mobilités vers des fonctions qui recrutent en interne. Plus généralement, alors que nous faisions remarquer que les plans d’économie se succédaient sans que la situation ne se redresse vraiment, ni que les marchés soient convaincus par ces annonces, Frédéric Oudéa nous a répondu que le problème ne venait pas des réductions de coûts - toujours atteintes - mais des objectifs de croissance des revenus - toujours en-dessous des attentes. Mais c’est peut-être bien là que le bât blesse : les coupes successives ne seraient-elles pas justement la cause de cette incapacité à générer davantage d’activité et de revenus? En médecine, il y a bien longtemps que la saignée a été reconnue nocive pour les patients. Sans doute en est-il de même en matière sociale…

LA BANQUE DU DIGITAL
Si vous êtes abonné à notre newsletter et que vous attendiez impatiemment le compte-rendu de la négociation sur l’emploi de lundi, vous avez pu attendre parfois jusqu’à 4 jours pour recevoir le mail pourtant fait le soir même. C’est une vieille habitude de la maison. Dès lors qu’un plan social est dans l’air, la technique dérape suffisamment pour ralentir la diffusion des informations. Par 2 fois déjà, les serveurs SG où était logé notre site intranet ont crashé (malencontreusement ou opportunément..) sous le poids des consultations en ligne. Cette fois-ci, ce sont les mails qui mettent plusieurs jours à arriver aux abonnés. En attendant, les informations sont toujours disponibles sur notre site. Il faut préciser qu’échaudés, nous les avons logés sur nos propres serveurs.

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Publié dans Infos 2019

CFDT – CFTC – CGT – FO – SNB
Délégations nationales Société Générale

Les organisations syndicales ont fait le point de la situation en conclusion de la réunion de négociation du 1er décembre sur un « plan d’adaptation des effectifs ».

Elles ont annoncé au cours de cette réunion à la direction leur décision d’engager une action auprès du Tribunal de Grande Instance de Nanterre pour obtenir l’annulation des évaluations dans la branche SGCIB et la destruction de tous les fichiers afférents.

Elles ont exigé que la direction de SGCIB vienne discuter :
- de ses méthodes de management par la peur, de l’élimination répétée par quota d’une partie du personnel,
- des motivations économiques du projet de suppression d’emplois, de leur localisation et du devenir des activités, particulièrement celles liées au dollar.

Tant que ces discussions n’auront pas été engagées, les organisations syndicales considèrent inopportun de discuter gentiment des mesures d’accompagnement en laissant les mains libres à la direction pour agir dans le même temps.

Le Directeur des relations sociales a pris note, en rappelant que le principe de la réunion avec la direction de SGCIB était acté, et que ce serait Michel Pérétié qui viendrait devant les organisations syndicales.

Les organisations syndicales rappellent que la participation du personnel aux débrayages du 6 et du 9 décembre prochains sera déterminante pour faire avancer les négociations.

Paris la Défense, le 2 décembre 2011.

FRANCE INTOX

Le représentant du MEDEF à la négociation Unedic tentait mercredi matin, sur France Info, de justifier la menace de son patron Pierre Gattaz de quitter la négociation si l’on ne revenait pas à la version originelle du projet de loi El Khomri. «Nous sommes attachés au paritarisme… mais il nous semble suffisant de pouvoir négocier avec un simple représentant du personnel du moment qu’il est élu, pas besoin qu’il soit attaché à une grosse centrale» (suivez mon regard). Au moins les choses sont clairement dites. Cela signifie qu’en tentant de contourner le syndicat (en tant qu’outil à disposition des salariés), le patronat pense trouver des âmes complaisantes pour négocier au cas par cas des sujets qui peuvent être sensiblement pointus et à risque pour les salariés. Isolé, il sera évidemment plus difficile pour l’élu de résister à la pression qu’une négociation sous-tend, d’autant plus si elle est d’ampleur, voire déterminante pour l’emploi. Et que faire si, en cas de tempête ou de tourmente, le fameux élu indépendant a déguerpi et disparu ? Les salariés de la Société Générale sont bien placés pour mesurer la nécessité d’avoir des représentants syndicaux stables et présents par tous les temps. C’est d’ailleurs l’un des enseignements des élections du CE des Centraux. 31,17% des salariés qui se sont exprimés, ont confirmé la confiance qu’ils ont dans le travail des représentants et candidats de la CGT Société Générale. 30,79% des techniciens et plus encore parmi les cadres 31,26 % (voire 42.39% pour les cadres des Tours SG - Basalte). Depuis les crises successives et la fermeture de la SGAM, nos listes au CE ont progressé, au global, de 9,94% à 31%. C’est le résultat du travail effectué pendant les PSE (lors des négociations mais aussi par l’accompagnement quotidien des salariés dans la tourmente), d’une présence quotidienne sur le terrain et d’une transparence de l’information qui concerne les salariés. Le tout n’est possible qu’à la condition d’avoir un outil stable, puissant et efficace. Et pour l’instant, personne n’a inventé mieux que le syndicat dans l’entreprise… n’en déplaise à Monsieur Gattaz. Nous ne pouvons que regretter la division syndicale qui dessert l’intérêt des salariés… et ça ce n’est pas pour déplaire au patron du MEDEF !

PSC : C’EST BALLOT

La 4ème réunion de négociation sur les fermetures de PSC s’est effectuée sur la base d’un projet de la direction extrapolé de l’accord emploi du 18 février 2016 (cf compte rendu et document sur nos sites). Alors que, face à l’exigence de la CGT, l’ensemble des autres syndicats et la direction avaient exprimé par trois fois (SGAM en 2008, négo emploi en 2013 et celle de 2016) leur refus d’intégrer le variable dans le calcul des indemnités de départ, la question est revenue une nouvelle fois sur le tapis lors de la réunion du 18 avril. La direction a confirmé sa position, en rappelant aux autres syndicats leur opposition lors des précédentes négociations, notamment celles qui concernaient les services centraux…

ENVOYE SPECIAL A L’A.G.

Les membres de la direction et du conseil d’administration vont bien. Ils prévoient de s’octroyer mutuellement de belles augmentations cette année (résolution 6, 7, 12 et 20) lors de l’Assemblée Générale des actionnaires du 18 mai prochain. Si vous êtes actionnaires vous aussi, vous devez avoir reçu la brochure de convocation et si vous voulez que votre voix pèse du bon côté, nous vous proposons de donner vos pouvoirs à Emeric UHRING (17 cours Valmy, Paris La Défense) avant le 17 mai. En dehors d’être l’actuel secrétaire CGT du CE des Centraux, c’est aussi notre fidèle envoyé spécial à l’AG depuis plusieurs années.

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Publié dans Infos 2016

Bonjour,

C’est la rentrée, et l’actualité sociale interne s’annonce déjà chargée. A la plage ou encore au bureau, vous avez sans doute remarqué le communiqué de presse de la SG annonçant le 5 août dernier les résultats du premier semestre de l’année 2015. Avec un résultat net part du groupe en progression de près de 1 milliard d’euros par rapport à l’année précédente (soit +77%), nous aurions pu croire que les années de vaches maigres pour les salariés étaient désormais derrière nous. D’autant que le ROE approche enfin le chiffre magique de 10% que s’était donné comme objectif le conseil d’administration. Or il n’en est rien. Dans le même mouvement, notre bien-aimé Directeur général a annoncé un nouveau plan d’économie de 850 millions d’euros avec à la clef de nouvelles suppressions de postes. et combien, nous l’apprendrons au cours du mois de septembre dans le cadre des réunions de concertation prévues par l’accord du 13 février 2013. Je vous tiendrai informé dès que j'aurai les détails de ces discussions.  

Jeudi et vendredi dernier s’est également tenu la séance de reprise du CE des services centraux. Parmi les morceaux de bravoure, nous avons eu droit à la présentation de la réorganisation de SIOP - qui sera désormais connu sous le nom de ITIM -  prévue par M. Delas. Après la fin abrupte de Convergence, ce projet semble a priori cohérent et nous accueillons évidemment positivement l’annonce de la création de 26 postes, qui seront disponibles dans la bourse des emplois à compter du 1er octobre. Il reste cependant des interrogations sur la transition vers la nouvelle organisation et, plus généralement, l’externalisation des tâches jugées de peu de valeur ajoutée. Cette parcellisation du travail pose à nos yeux deux problèmes. Le premier est que ce mouvement ne cesse de réduire les postes d’entrée dans la banque pour les jeunes n’ayant pas au moins un bac+4. Et c’est dommage que la SG ne joue plus le rôle d’ascenseur social qu’elle a eu autrefois. Le second est qu’en réduisant toujours plus le champ d’expertise des salariés, elle les risque de les transformer en travailleurs à la chaîne en col blanc poussés à la course à la productivité dans des tâches répétitives. Et ce n’est pas sans conséquences sur leur santé (cf. plus bas).

La séance de jeudi après-midi a également été l’occasion de confronter deux attitudes extrêmement différentes des directions vis-à-vis des salariés dont elles ont la charge. D’un côté nous avons eu la présentation du plan d’action mis en place par les responsables et la RH de GTPS/GTB/TRA pour améliorer la situation au sein du service de traitement des crédits documentaires. Ce dernier était en cours d’implosion il y a 18 mois. Une action des salariés soutenue par leurs représentants du personnel a fait prendre conscience à leur hiérarchie qu’il fallait les entendre et agir. La situation est encore loin d’être idyllique, mais elle progresse. Il reste toutefois une pierre d’achoppement : la rémunération en berne, pour laquelle les crédits sont trop rares. Il en est de même chez SIOP/DSI/PLT/COU (le service courrier pour les non-initiés), où une nouvelle réorganisation va bouleverser le rythme de vie d’une douzaine de salariés. Plus grave, elle va amputer leurs rémunérations de primes d’horaires décalés qui représentaient jusqu’à 15% de leur salaire mensuel pour certains (soit de 50 à 200 euros brut selon les situations). Sur des petits salaires, ce sont des montants non négligeables. Pour la SG, cela représente des miettes de cacahuètes. Et pourtant la direction s’est arc-boutée sur son opposition à l’intégration de ces primes. Il est vrai qu’une augmentation annuelle moyenne de même pas 1000 euros pour une douzaine de salariés (dont près de la moitié proches de la retraite après plus de 30 années de maison), c’est quand même beaucoup demander. Il faut s’appeler Bernardo Sanchez-Incera pour pouvoir s’accorder une augmentation 100 fois supérieure. Parce que la vie est dure quand on est Directeur général délégué (et qualifié de "manager kamikaze » en 2003 par Les Echos - c’est rassurant!).

Mais le sujet qui nous a finalement tenu le plus longtemps en séance est celui de la santé au travail, à travers l’examen du rapport annuel du service de santé au travail de la SG. Nous avons eu un débat intéressant sur l’indépendance des médecins vis-à-vis de la direction, que tous les présents se sont attachés à affirmer. Et un autre sur leur charge de travail très importante (chacun couvre en moyenne plus de 2500 salariés sur une base de temps plein) qui ne leur permet pas de définir et mener à bien les tâches de prévention qui sont aussi de leur ressort. De ce fait, la « prévention » est avant tout pilotée par DRHG dans le cadre de ce qu’on appelle désormais la Qualité de Vie au Travail (QVT pour les intimes). Donc par des profanes, sans notion de médecine du travail ni de prévention des maladies professionnelles. Alors qu’environ 20% d’entre vous déclarent spontanément lors des visites périodiques à la médecine du travail qu’ils sont soumis à des niveaux de stress plus ou moins importants et que les cas de syndromes d’épuisement professionnel (appelé aussi burn-out) se multiplient, ce n’est pas forcément rassurant. Et la direction a beau tenter de minimiser le sujet ou répéter qu’elle remplit ses obligations en matière de préservation de la santé de ses employés, les chiffres sont là pour montrer que les actions entreprises sont nettement insuffisantes : entre 2006 et 2014, par exemple, la durée des arrêts de travail pour maladie des cadres en CDI a augmenté de 50% dans les services centraux. La CGT a demandé à ce que les causes de cette hausse soient recherchées et traitées, d’autant qu’elle est fortement corrélée avec les vagues de réorganisation (un pic a été constaté en 2012 lors du PSE chez SGCIB par exemple) ou l’introduction du nouveau système d'évaluation. La direction s’est retranchée derrière l’accord QVT, celui que nous n’avons pas signé car conçu précisément pour l’inaction. Pensez-vous qu’une semaine par an de pièces de théâtre, d’ateliers sur la parentalité ou l’art de la respiration abdominale permettront d'améliorer vos conditions de travail? Nous en doutons fortement.

Et comme la rentrée est la période des inscriptions dans les associations, je vous invite à venir adhérer en masse à la CGT! ;-) vos droits ne sont jamais mieux défendus que par vous-mêmes. Que vous souhaitiez être candidats au prochaines élections ou simplement prendre part aux débats sur les différents sujets en cours (de la restauration collective au transfert vers Val de Fontenay, ou les différentes réorganisations), vous êtes toujours les bienvenus!

A bientôt!

Emeric

Secrétaire du CE des Service Centraux Parisiens

Délégué du Personnel CGT

http://192.16.214.12/espacesyndicalcgt/

www.cgtsocgen.fr

Publié dans Tribune des Salariés

LE RETOUR DU VEAU D’OR

Frédéric Oudéa, dans son nouveau costume de DG, a parlé de « changement de culture » pour la Société Générale. Ce n’est pas d’une nouvelle culture dont il est porteur. C’est d’un culte très ancien, celui du veau d’or. Le communiqué annonçant un plan d’économie a été accueilli par une hausse sans précédent du cours de l’action. Message reçu de la part de ceux à qui il était destiné : les encaisseurs de dividendes à qui sont promis par leur grand prêtre la moitié des bénéfices 2015.

TOUR DE VIS EN PRIME

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour avoir les premiers éléments de la nouvelle vague d’efforts que la Direction Générale nous prépare. Malgré «des résultats très satisfaisants», la Direction vient d’annoncer aux marchés un nouveau tour de vis à hauteur de 850 millions d’euros d’économie à horizon 2017. Cette politique de réduction des coûts en vigueur depuis 2008 s’accélère au travers du transfert à Val de Fontenay de milliers d’emplois, de délocalisations, d’externalisations, de suppressions d’emplois par centaines et de la réduction de la présence d’agences et de personnel dans le réseau. Elle va s’attaquer une nouvelle fois aux processus opérationnels. La politique salariale est déjà réduite à son strict minimum : plus d’augmentation collective, hyper-sélectivité des mesures de révisions individuelles, variable hyper discriminant. Il reste donc au Groupe (là, c’est vous aussi) à «poursuivre ses efforts de simplification et d’efficacité opérationnelle». Ces choix stratégiques et leurs conséquences sociales – tant dans le réseau que dans les centraux - seront débattus en septembre prochain, « dans le cadre du dialogue social et de la solidarité » d’après Frédéric Oudéa, si l’on s’en tient aux propos qu’il a tenus devant nous en juillet. Il est cependant très clair qu’après l’annonce de ce nouveau plan, le « dialogue social » consistera surtout à tenter de nous faire avaler la pilule. La CGT ne cautionnera pas et ne se prêtera pas à un simulacre de dialogue dont le seul objectif serait de gérer la suppression de centaines d’emplois supplémentaires pour le seul bénéfice des actionnaires alors qu’au contraire, il conviendrait d’investir dans l’emploi et la formation notamment dans le réseau pour préparer l’avenir.

VOYAGE AU TRAVERS DES DUNES

Ce qui est toujours étonnant, ce n’est pas de découvrir que la direction contourne les dispositifs d’un accord qu’elle vient de signer… mais comment elle le fait. L’imagination est au pouvoir. Après avoir passé des dizaines d’heures pour définir le cadre dans lequel les salariés concernés par le transfert vers Val de Fontenay pourraient faire valoir une situation personnelle ou un temps de transport qui s’allonge un peu trop à leur gout, les bonnes vieilles habitudes de la RH ont repris le dessus. La liste des salariés prioritaires n’est basée que sur les temps de transports. Il faut que nous intervenions pour faire accepter un rdv demandé par un salarié qui voudrait faire valoir une situation particulière. Le calcul même des temps de transport dépend d’une usine à gaz mise à disposition par une filiale de la RATP (et donc, non accessible au salarié concerné !). Le «nouvel immeuble n’ayant pas d’adresse», le calcul est effectué jusqu’à la gare de VDF, ce qui permet de gratter les 1 ou 2 min qui excluent des dizaines de prioritaires. Nous intervenons sur des temps de transports sous estimés et pour les salariés qui voudraient faire valoir leur situation particulière, à qui on fixe des rdv en octobre, alors que des rdv sont possibles en août. Mais le périple continue.

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Publié dans Infos 2015

TRANSFORMERS
Les rumeurs filaient bon train depuis quelques semaines (voire plusieurs mois). La dernière rencontre trimestrielle avec le PDG datait de mars dernier ... de quoi nous étonner de ne pas être reçus «au 35ème» avant la traditionnelle trêve estivale, comme d’habitude. La convocation n’aura pas tardé et nous voilà donc, une nouvelle fois, conviés le 9 juillet à 17h00 par l’ex Président, devenu Directeur Général. Les résultats du T2 pas encore connus, c’est un discours positif que F. Oudéa a voulu délivrer. La Grèce ? «Tout le monde me demande ! …. Mais non ! On n’y est plus depuis 2013 !» dit-il d’un air satisfait. «Personne n’en connaît l’issue. Il faudrait une réponse politique forte … je crains un accord insuffisant, et que l’on entende encore parler de la Grèce dans 6 mois». La Chine ? «J’en reviens !... bon, le ralentissement est logique, après une période de grosse croissance». La Russie ? «Il n’y a pas eu de surprise… le dialogue avec les Européens continue». «Toutes ses incertitudes n’ont pas pour autant entraîné une grande volatilité sur les marchés». Le DG a martelé son credo contre le compromis qui se mettait en place au niveau européen contre les banques universelles. La situation est tellement hallucinante pour lui qu’en visant ce compromis, les exceptions faites aux banques GB et aux filiales US présentes en GB, «on découpait tellement chirurgicalement qu’à la fin, la séparation des activités touchait 10 banques – dont 4 françaises ! Ce qui laisse la place aux banques US». Bilan : «Il ne faut pas relâcher la transformation et continuer à travailler sur nos coûts». Sur le Réseau ? «C’est notre obsession !» … «On doit réfléchir sans tabou et trouver le dispositif cohérent, avec des processus plus efficaces». Pour la Direction, les process sont lourds, avec un nombre d’intervenants dans les décisions beaucoup trop important. Pour le DG, «ça va pas être facile… mais ne rien faire, c’est aller au drame dans 5 / 10 ans». Ce n’est pas le seul sujet de réflexions de la Direction. Les fonctions support vont être remodelées. «Nous avons une réflexion sur l’optimisation pour aller vers plus d’efficacité. Notre horizon est sur 5 ans». La CGT est intervenue sur «la transformation». Chaque projet, chaque réorganisation sont précédés d’une vague de rumeurs, plus ou moins alarmistes les unes que les autres. Nous avons déjà été informés d’éventuels PSE dans tous les secteurs de la maison, d’une fusion avec Dexia, etc. Le projet de Val de Fontenay a aussi suscité la crainte de vente des activités regroupées en silo, de délocalisation. Nous avons rappelé à F. Oudéa la nécessité de rencontres plus fréquentes avec L.Goutard – qu’il avait lui-même acceptée. Nous sommes aussi intervenus sur les enquêtes US en cours sur les embargos et la procédure concernant les “US person”. Pour notre hôte du 35ème, les rumeurs ? «Certaines sont fantaisistes !… Dexia, externalisation de VdF»,... Il a appuyé son discours en rappelant que « les transformations se sont faites dans le cadre du dialogue social et de la solidarité... que ceci va continuer». Des concertations sur ces différents projets sont prévus pour la rentrée avec les représentants nationaux des syndicats. En attendant, nous avons appris la nomination du big boss de Bangalore (depuis 2011) comme patron de la transformation ... que nous ne souhaitons pas voir rimer avec délocalisation.

 

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Publié dans Infos 2015

Les salariés de la Société générale montent au créneau
Publié le 06/12/2011 | BFM BUSINESS |

Un débrayage était organisé mardi à 11h00 au siège de la banque, à la Défense. En cause : un ras le bol généralisé.

C'est une rupture radicale au sein de la Société Générale. Les débrayages ont certes toujours été dans la tradition de la maison. Mais auparavant, quand les salariés du siège se mobilisaient, c'était pour soutenir leur direction...

Et c'est là que le bât blesse : aujourd'hui, les salariés ont le sentiment de s'être beaucoup investis pour sauver leur maison. Et à en croire les syndicats, ils n'ont reçu rien en retour.

La direction procède selon eux à des licenciements personnels injustifiés. Près de 80 personnes auraient ainsi été évincées depuis juillet.

Autre point d'achoppement : les salaires ont été gelés pour l'an prochain. Une pilule qui passe mal dans un contexte de ras le bol généralisé.

Une réunion est prévue mercredi avec la direction, mais les syndicats ont déjà prévu d'autres débrayages dans les jours à venir. Le divorce semble d'ores et déjà consommé.