CIRCULEZ, Y A RIEN A VOIR     
Mark Zuckerberg aura encore une fois défrayé la chronique avec le scandale «Cambridge Analytica». Cette affaire aura mis en lumière la fragilité de nos espaces privés et de nos libertés individuelles face aux nouvelles technologies. C’est justement sur ce registre que la CGT SG se bat depuis quelques années pour que les salariés ne soient les victimes d’une utilisation répressive de technologies invasives. Lors de l’installation de DLP (outil qui scanne tous les mails qui sortent de la SG et donc sur vos boîtes personnelles), nous avions exigé et obtenu grâce à un jugement favorable que des limites et des garanties soient entérinées dans un accord. Depuis, les technologies ont évolué. Cisco, Skype, Osmose, Cast et tant d’autres outils ont été déployés. L’ensemble des posts, mails, conversations, échanges sont enregistrés et peuvent servir lors d’une mesure disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement… Nous avons exigé que ces procédures soient présentées aux organisations syndicales afin qu’elles puissent mesurer si leur objet n’est pas en train de déraper, qu’elles sont bien proportionnées à leur objectif, etc. Il en va de même pour les habilitations de consultation des comptes bancaires. Fermement pistée sur Contact, il semblerait que le déploiement des  nouvelles applications soit moins rigoureux sur ce point. Nous avons exigé de pouvoir avoir la traçabilité des gens qui ont consulté les comptes du personnel. La réponse est attendue depuis quelques mois … Faute de réponses sur ces différents points, nous irons demander à un juge ce qu’il en pense. L’objectif n’est pas d’avoir des excuses a posteriori, mais plutôt des garanties … a priori.

L’ASSEMBLEE GENERALE

Comme chaque année, les actionnaires auront à valider les délibérations proposées par le conseil d’administration. Comme chaque année, ce dernier propose de faire de petits cadeaux aux membres de la Direction Générale, mais pas aux salariés. Plus étonnant encore, la politique de distribution de dividendes à tout va semble en contradiction avec les objectifs de développement affichés par l’entreprise. Si vous souhaitez que vos voix ne soient pas perdues, vous avez la possibilité de les adresser à la CGT via Emeric Uhring (Syndicat CGT SG – 17 Cours Valmy 92972 Paris la Défense) qui nous représentera ou de suivre les préconisations que nous avons mises sur notre site internet.

TABLE RONDE

La DRH réunira les organisations syndicales le 23 mai pour déterminer les axes de travail des prochaines années. Cette première réunion a pour objectif de présenter à la nouvelle équipe de la DRH les priorités des syndicats. Rémunération (collective, variable), emploi, évaluations, parcours professionnel, mobilité, conditions de travail, charge de travail, équilibre vie professionnelle – vie privée… les sujets ne manquent pas et nous nous exprimons très régulièrement sur chacun d’entre eux.  C’est pourquoi nous vous proposons d’ici le 23 mai de prendre la parole – en toute confidentialité – sur notre site ou sur Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour y exprimer ce qui, pour vous, doit forger le pacte social des prochaines années.

19 AVRIL

Le pourrissement. C’est le pari tenu par le gouvernement face aux syndicats sur la question du transport public ferroviaire. Un type de conflit qui n’est jamais populaire. Mais après les retraités, les infirmières, les Ehpad, la question se pose d’un gouvernement qui reste sourd et perclus d’une légitimité dont il devrait se méfier – comme le gouvernement précédent. D’autant que les effets de la loi travail et des ordonnances Macron se font sentir sur la situation des salariés – y compris à la SG. C’est pour cela que nous appelons à participer aux rassemblements prévus dans le cadre de la journée d’actions interprofessionnelle, le 19 avril. 

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cgt672 dlp

Assemblée Générale des actionnaires de la SG – 23 mai 2018

Que voter aux résolutions présentées par le Conseil d’Administration ? Le principal actionnaire de la Société Générale, ce sont ses salariés. Alors faites-vous entendre !

  1. 1.Approbation des comptes consolidés de l’exercice 2017.

Il n'y a pas de raison de ne pas les approuver et nous voterons en faveur de la résolution.

  1. 2.Approbation des comptes annuels de l’exercice 2017.

Il n'y a pas de raison de ne pas les approuver et nous voterons en faveur de la résolution.

  1. 3.Affectation du résultat 2017 ; fixation du dividende.

Pour changer, le dividende proposé n’est pas en hausse d’une année sur l’autre. Il stagne en effet à 2,20 euros par action, soit un montant estimé d’un peu moins de 1,8 milliard d’euros. Avec un résultat net part du groupe en baisse de 27,6% par rapport à 2017, cela fait un taux de distribution de quasiment 65% des bénéfices. Outre que cela accentue le déséquilibre du partage de la valeur ajoutée entre les salariés et les actionnaires au sein de la SG, cela amène à s’interroger.

En effet, le taux de distribution moyen en Europe est de 40% et, si j’en crois le consensus des livres d’économie, « un taux de distribution prudent ne doit pas dépasser 60%. A ce niveau, une société bien gérée peut » notamment « conserver assez de cash pour financer son développement ». Alors que nous sommes dans une période où la SG doit investir massivement dans les nouvelles technologies et la restructuration du réseau en France, il est légitime de se demander quelle stratégie sous-tend ce choix de la direction. A-t-elle fait le choix de la croissance ou de l’attentisme ? est-ce une fuite en avant à court terme pour sauver la position des mandataires sociaux secoués par les résultats mitigés et la répétition des litiges onéreux ? Les salariés vont-ils encore devoir payer par toujours plus de pression et de répression salariale, le retour à un ratio de 50% à niveau de dividende constant ?

En l’absence de réponse claire et au vu de l’orientation clairement anti-sociale de ce choix, la CGT préconise de voter contre cette résolution.

  1. 4.Conventions et engagements réglementés.

Si le rapport ne présente rien de blâmable quant au travail des CaC, nous voterons contre les principes de ces engagements spéciaux.

Par conséquent, nous nous opposerons au vote de cette résolution.

  1. 5.Politique de rémunération du Président du Conseil d’administration

Il ne s’agit pas là d’approuver des montants mais une méthode de détermination. Nous n’avons pas d’opposition de principe sur le fait qu’il perçoive uniquement une rémunération fixe, sans variable ni jetons de présence. C’est même plutôt sain. En revanche, ce qui l’est moins c’est de justifier l’évolution de son niveau de rémunération par celui de ses pairs européens. D’une part, tous n’ont pas le même bilan à présenter et, d’autre part, tout ce petit monde très fermé tend à être lancé dans une course à l’échalote en matière de rémunération déconnectée de la réalité salariale de la masse des salariés.

La CGT votera donc contre cette résolution.

  1. 6.Politique de rémunération du Directeur général et des Directeurs généraux délégués.

Il y aurait beaucoup à dire sur les nombreux critères retenus pour allouer les diverses rémunérations fixes et variables du Directeur Général et des Directeurs Généraux Délégués encore épargnés par les enquêtes en cours. Tous convergent pour leur assurer une rémunération plus que confortable et relativement protégée des aléas économiques. Pas de variable à 0 pour eux s’ils sont simplement « au-niveau des attentes » grâce à des indicateurs soigneusement choisis.

Mais il en est un qui nous dérange particulièrement, c’est le coefficient d’exploitation. Autrement, le variable des mandataires sociaux part à la hausse quand la rémunération des salariés part à la baisse. CQFD.

Pour cette raison et toutes les autres, la CGT votera contre cette résolution.

  1. 7.Rémunération et avantages versée ou attribués à M. Lorenzo Bini Smaghi, Président du Conseil d’administration.

Alors que les salariés sont depuis de longues années réduits à la portion congrue en matière d’évolution salariale, le Conseil d’Administration nous propose de renouveler pour 4 ans le mandat de M. Bini-Smaghi tout en lui octroyant une augmentation de 8,82%. Sa rémunération passerait donc de 850'000 à 925'000 euros. Etant données notamment les interrogations soulevées au sujet de la 3e résolution, cela nous paraît totalement injustifié. Pour nous, M. Bini-Smaghi ne remplit pas correctement son rôle de Président du Conseil d’Administration.

  1. 8.Avis consultatif sur la rémunération due ou attribuée à M. Frédéric Oudéa, Directeur général.

Encore une fois, dure année pour M. Oudéa, dont la rémunération variable va baisser de 10% à 1'305'720 euros (différée et non-différée). Il aura tout de même toujours droit à 35’160 actions gratuites valorisées à 850'000 euros et à un fixe de 1'300'000 euros pour un total de 3'455'720 euros. Il n’est pas invraisemblable que les dirigeants soient rémunérés au niveau de leurs responsabilités mais il est en revanche indécent que l’austérité en termes de rémunération ne s’applique qu’aux salariés, d’autant que sa rémunération représente toujours près de 80 fois le salaire moyen SG. M. Oudéa et les Directeurs généraux délégués bénéficient en effet d’un régime de faveur : leur rémunération variable est fixée par rapport au taux de réalisation de leurs objectifs qui sert de multiplicateur à un montant maximal fixé à l’avance. Combien d’entre nous se sont entendus dire que le fixe rémunérait la réalisation de 100% des objectifs et que le variable pouvait venir récompenser leur dépassement ?

Comme vous pouvez le constater, l’austérité salariale n’est pas valable à tous les échelons de la banque. Par conséquent, nous voterons contre cette résolution.

  1. 9.Avis consultatif sur la rémunération due ou attribuée à M. Séverin Cabannes.
  2. 10.Avis consultatif sur la rémunération due ou attribuée à M. Bernardo Sanchez-Incera
  3. 11.Avis consultatif sur la rémunération due ou attribuée à M. Didier Valet

Les Directeurs généraux délégués ont subi tous les trois un recul modéré de leur variable (-10% à 672'998 euros pour M. Cabannes, -8% à 702'438 euros pour M. Sancez-Incera, et 651'360 euros pour M. Valet dont c’était la première année à ce poste). La valeur des actions gratuites qui leur ont été attribuée (570'000 euros chacun) n’a en revanche pas bougé. Tout cela pour des performances comprises entre 70% et 75% des objectifs.

MM. Cabannes et Sanchez-Incera ont bénéficié également d’une rémunération fixe de 800'000 euros tandis que M. Valet plafonnait à 766'667 euros.

La CGT préconise de voter contre ces trois résolutions.

  1. 12.Avis consultatif sur la rémunération versée en 2017 aux personnes régulées visées à l’article L.511-71 du Code monétaire et financier.


Il s’agit de l’application d’une directive complexe à une population plus diverse qu’il n’y paraît au premier abord. Si nous pouvons regretter que 810 personnes (dont les mandataires sociaux) se soient partagé 492,1 millions d’euros (en baisse de 14% par rapport à 2016) alors qu’il a été impossible de trouver 30 millions pour la NAO, qui concerne plus de 42'000 salariés, ce mécanisme est essentiel au maintien d’une salle des marchés en France.

Nous voterons donc pour cette résolution, non sans réserves.

  1. 13.Renouvellement de Mme Lorenzo Bini-Smaghi en qualité d'Administrateur.

Nous avons déjà donné une partie de notre appréciation de la performance de M. Bini-Smaghi en tant qu’administrateur un peu plus haut. Le fait qu’il préside un CA déterminé à détruire les acquis sociaux des salariés de la SG, à maintenir une politique salariale régressive et à détruire un maximum d’emplois en France, ne contribue pas à notre envie de renouveler son mandat.

La CGT votera donc contre cette résolution.

  1. 14.Nomination de M. Jérôme Contamine en qualité d'Administrateur.
  2. 15.Nomination de Mme Diane Côté en qualité d’Administratrice

Le parcours de ces deux candidats est certes brillant mais nous réitérons cependant notre remarque des années précédentes concernant les nouveaux candidats à un poste d’administrateur : ils n’apporteront pas l’expérience des vastes chantiers informatiques qui fait cruellement défaut au niveau du Conseil d’Administration. Ils ne paraissent qui plus est pas en mesure de défendre les intérêts des salariés, actionnaires ou pas, au sein du Conseil d’administration.

Nous voterons contre leurs nominations.

  1. 16.Augmentation de l’enveloppe globale de jetons de présence

Une augmentation de la charge de travail du Conseil d’Administration d’environ 20 heures par an justifierait une augmentation de 13% de l’enveloppe destinée aux jetons de présence (soit 1,7 million d’euros au lieu de 1,5 million).

Etant donné qu’aucun salarié n’a été augmenté de la sorte après que ses objectifs ont été revus à la hausse d’une année sur l’autre, la CGT s’opposera à cette résolution.

  1. 17.Renouvellement de la société Ernst & Young en qualité de commissaire aux comptes titulaires

La CGT ne soutient, ni ne s'oppose à renouvellement qui n’a pas d’incidence sur les salariés. Nous nous abstiendrons.

  1. 18.Renouvellement de la société Deloitte et Associés en qualité de commissaire aux comptes titulaires

La CGT ne soutient, ni ne s'oppose à renouvellement qui n’a pas d’incidence sur les salariés. Nous nous abstiendrons.

  1. 19.Autorisation consentie au Conseil d’administration en vue d’opérer sur les actions ordinaires de la Société dans la limite de 5 % du capital.

La CGT ne soutient, ni ne s'oppose à cette opération purement technique. Pas de vote favorable cependant car ce mécanisme peut permettre la réalisation des opérations d'attribution d'actions gratuites aux mandataires sociaux et nous avons à quels abus cela pouvait mener. La CGT n'est évidemment pas favorable à ce mode de rémunération.

Nous nous abstiendrons.

Partie relevant de la compétence d’une Assemblée générale extraordinaire

  1. 20.Délégation de compétence consentie au Conseil d’administration à l’effet d’augmenter le capital social avec maintien du droit préférentiel de souscription par émission d’actions ordinaires et/ou de valeurs mobilières donnant accès au capital de la Société Générale et/ou de ses filiales et/ou par incorporation.

Il s’agit d’une résolution avant tout technique.

Nous nous abstiendrons.

  1. 21.Délégation de compétence consentie au Conseil d’administration à l’effet d’augmenter le capital social avec suppression du droit préférentiel de souscription par offre au public, par émission d’actions ordinaires et/ou de valeurs mobilières donnant accès au capital de la Société et/ou de ses filiales.

Comme la précédente, il s’agit d’une résolution avant tout technique qui n’a pas d’incidence sur les salariés.

Nous nous abstiendrons.

  1. 22.Délégation de compétence consentie au Conseil d’administration à l’effet d’augmenter le capital social sans droit préférentiel de souscription pour rémunérer des apports en nature consentis à la Société.

Même chose que précédemment.

Nous nous abstiendrons.

  1. 23.Délégation de compétence consentie au Conseil d’administration à l’effet de procéder à l’émission d’obligations super-subordonnées convertibles contingentes, avec suppression du droit préférentiel de souscription, par placement privé visé au II de l’article L.411-2 du Code monétaire et financier.

Même chose que précédemment.

Nous nous abstiendrons.

  1. 24.Autorisation consentie au Conseil d’administration à l’effet de procéder avec suppression du droit préférentiel de souscription à des opérations d’augmentation de capital ou de cession d’actions réservées aux adhérents à un Plan d’épargne d’entreprise ou de Groupe.

Enfin une mesure potentiellement en votre faveur. Ce n’est pas spécifié dans l’énoncé, mais les adhérents à un Plan d’Epargne ce sont évidemment les salariés. Notons que dans le Rapport du CA sur les résolutions soumises à l’AG, ce dernier semble se réjouir du fait qu’en 2015 la part des salariés dans le capital de l’entreprise soit repassé sous la barre des 7% pour la première fois depuis 1998 (mais en plus en proportion des droits de vote, car l’actionnariat salarié est beaucoup plus stable que la moyenne et bénéficie de ce fait des dispositions augmentant son poids dans la prise de décision).

C’est sans doute la crainte que le poids des salariés dans le capital ne remonte trop rapidement qui pousse la direction à proposer qu’une éventuelle future augmentation de capital dans le cadre d’un prochain PMAS se fasse sur la base d’émission d’actions sans droit préférentiel de souscription. C’est mesquin, mais nous n’allons pas refuser le retour du PMAS. Même s’il manque de muscles…

Par conséquent, nous voterons en faveur de cette résolution.

  1. 25.Autorisation consentie au Conseil d’administration à l’effet de procéder à des attributions gratuites d’actions de performance existantes ou à émettre sans droit préférentiel de souscription, au profit des personnes régulées visées à l’article L.511-71 du Code monétaire et financier ou assimilées.

Cette résolution est perverse. Perverse car elle mêle des éléments rendus obligatoires par l’évolution de la réglementation (le paiement d’une partie des variables des personnes régulées sous formes d’actions différées) avec une partie de la rémunération des mandataires sociaux. Et pour ces derniers, la vie est belle : il faudrait vraiment que leur performance soit lamentable pour qu’ils soient privés de cette partie de leur rémunération variable. Encore une fois, deux poids deux mesures.

Par conséquent, nous voterons contre cette résolution.

  1. 26.Autorisation consentie au Conseil d’administration à l’effet de procéder à des attributions gratuites d’actions de performance existantes ou à émettre sans droit préférentiel de souscription, au profit des salariés autres que les personnes régulées visées à l’article L.511-71 du Code monétaire et financier et assimilées.

Cette résolution vise à pérenniser la pratique de la distribution d’actions gratuites à quelques happy few (6000 au niveau mondial) que nous avons déjà dénoncée les années précédentes. Le coût de cette distribution est supérieur à celui de ce que serait une augmentation collective telle qu’elle se pratiquait en moyenne jusqu’en 2011.

Nous voterons donc contre cette résolution.

  1. 27.Autorisation consentie au Conseil d’administration à l’effet d’annuler des actions propres détenues par la Société dans la limite de 5 % par période de 24 mois.

Il s’agit d’une résolution avant tout technique. Nous nous abstiendrons.

  1. 28.Pouvoirs pour les formalités.

Résolution classique, à laquelle il n'existe pas de raison de s'opposer.

Nous voterons donc pour.

Bonjour,

Je viens d’avoir les chiffres du calcul de la participation et de l’intéressement pour cette année et je dois dire que je suis révoltée.

La direction se glorifie de nous filer 1000€ de participation supplémentaire comme si ça leur arrachait un bras sauf que, quand on reprend les chiffres de l’année dernière, le pourcentage de  l’intéressement est quasiment divisé de moitié (2,49621% cette année contre 4,09453 l’année dernière) et celui de la participation est inférieur d’un tiers (0,4055% cette année, 0,6689% l’année dernière).

Résultat, si on grappille 200€ de plus, ce sera le bout du monde…

Ras le bol !
A côté de ça ils demandent toujours plus de production aux équipes dans le réseau en leur refilant de plus en plus clients à gérer puisqu’on ferme les agences ou qu’on supprime des postes de CA avec la création des accueils partagés. Nos outils de travail sont pourris, il faut faire 50 manipulations pour une ouverture de compte quand nos concurrents ont tout automatisé… Hier nous étions dans une agence avec François, le DA nous disait qu’il préfère faire les ouvertures de compte en deux temps, un premier ou il recueille les docs et où il les scanne et un deuxième ou il fait revenir le client pour finaliser l’ouverture de compte afin que le client ne passe pas 3 heures dans son bureau… On marche sur le tête !

Les salariés n’ont pas encore les attributions de l’intéressement et de la participation mais je pense que, quand il seront connus, ça risque de grincer des dents …

 

LE BONNETEAU
Il fallait avoir pris des notes pour s’y retrouver sur l’intéressement-participation (P+i). Pour résumer, l’opération «PMAS musclé» avortée fin 2017 a été remplacée par une prime de 1.000 euros de supplément d’intéressement pour tous (non proratée pour les temps partiel) versée en même temps que la P+i 2018. Mais parallèlement, compte tenu des résultats, l’enveloppe globale 2018 est en baisse de 16 millions d’euros (-13,7% !). Soit un total de 140 millions. Heureusement que nous avions renégocié la formule en juin 2017, sinon l’ancien accord (que seule la CGT avait alors refusé de signer) aurait fait fondre l’enveloppe de 14 millions supplémentaires… ! La direction a trouvé que c’était «finalement une enveloppe de bon niveau» qui «permet une bonne comparaison avec nos concurrents ». Nous avons demandé que les benchmarks P+i (qui les rendent si confiants) nous soient transmis. Et nous lui avons fait remarquer qu’elle devait confondre avec les actionnaires, pour qui, malgré les résultats, le plancher du dividende sera de 2,20 € par action. Soit une enveloppe supplémentaire d’environ 600 millions d’euros !  
 

LA RELATIVITÉ
Les projets additionnels de réorganisation du réseau pour 2018 et le programme 2019 vont être officiellement présentés en avril et juin. C’est en vertu du principe qu’«il est toujours plus difficile de faire rentrer le dentifrice dans le tube» que nous avons exigé de la direction de BDDF qu’elle tienne compte des enseignements, du bilan des opérations  déjà effectuées depuis 2015, des préconisations émises par le cabinet Sécafi dans le rapport qui vient d’être remis aux syndicats et à la direction, tout comme des signaux émis par l’ensemble des salariés concernés. Sous couvert de rétablir une rentabilité du réseau (difficilement compatible avec les investissements massifs qui sont nécessaires et une coûteuse politique de distribution de dividendes), la direction emboite les briques de sa transformation au risque d’une rupture. Un risque qui s’accroît si les renforts ne sont pas mis là où ils sont indispensables, sans réserve de gestion (qui viendrait palier le sous-effectif ponctuel ou régulier), et si les décisions nationales d’organisation sont déclinées en règles universelles (sans possibilité d’adapter en fonction des besoins et des situations). Cela vaut pour les accueils partagés, pour lesquels il faut  savoir adapter : parfois en l’arrêtant (agence en flux tendu), parfois en le renforçant (agence à fort potentiel). Cela vaut aussi pour les fermetures d’agence. C’est de notre capacité à gérer ces points que dépendra l’impact réel sur l’emploi … et la rentabilité du réseau.

VAS-Y LOUISON !
Décidément, après les intempéries (inondations et neige), la gestion des perturbations liées à la défense d’un service public des transports continue de faire couler beaucoup d’encre. La souplesse permet dans la plupart des cas de trouver des solutions. Mais il faut souvent intervenir localement contre les initiatives hasardeuses de la direction. En dehors de rappeler les possibilités de télétravail, de poser des RTT et de s’en remettre à la bienveillance du manager (véritable couteau suisse du groupe), la communication RH a généré quelques initiatives plus ou moins adéquates. Le pompon revient certainement, pour l’instant, à un RRHL de Lille qui demande à chacun de ses jeunes collègues de récupérer les retards constatés à concurrence de 15 minutes par jour. 1h de retard, ça vous prend déjà une semaine pour récupérer. 1h par jour, sur une semaine, ça prend 1 mois. 3 mois, ca fait 1 an de récup….en toute bienveillance et s’il ne reneige pas entre-temps.

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CGT671 Actionariat

A 147 VOIX PRÈS !

Il n’aura manqué que 139 voix pour que la CGT représente l’intérêt des cadres de la Société Générale au sein du Conseil d’Administration et seulement 8 voix dans le collège techniciens ! Les deux sièges reviennent au SNB qui ravit donc le siège TMB détenu jusqu’à présent par la CFDT. Nous remercions l’ensemble des électeurs et notamment ceux qui nous ont exprimé leur confiance en nous plaçant très nettement comme seconde organisation syndicale au niveau national. Avec une progression de 7,35% depuis 2015, nous dépassons le seuil symbolique des 30% dans les 2 collèges de cette élection, qui reste la seule au niveau national où chaque salarié peut voter pour un candidat de la CGT. Nous vous remercions aussi pour les nombreux mails d’encouragements que nous avons reçus ces derniers mois. Nous mesurons pleinement l’espoir et la responsabilité que cela implique. Du côté de la Direction Générale, c’est plutôt le soulagement qui domine de ne pas avoir d’élu CGT au Conseil d’Administration. Qu’à cela ne tienne, il y a d’autres forums et nous continuerons à défendre avec force et conviction l’ensemble des salariés. Et nous savons tous que les occasions ne vont pas manquer.

TABLE RONDE

C’est la proposition du nouveau directeur des relations sociales et de la DRH. L’organisation d’une table ronde au cours de laquelle seraient déterminés les sujets  à traiter en priorité en négociations notamment. Il est certain que l’urgence maintenant va être de doter les salariés de la Société Générale d’une capacité de représentation efficace et adéquate après que les ordonnances Macron aient mis à terre toutes les instances qui avaient pourtant démontré leur efficacité. Le harcèlement et les discriminations, les licenciements, les évaluations, les réorganisations, et tant d’autres sujets de la vie quotidienne étaient jusqu’à présent traités par les membres des CHSCT, les délégués du personnel ou les élus du comité d’établissement à l’échelon le plus adapté. Les ordonnances ont fusionné toutes ces instances, au risque de créer une confusion ingérable. La mise en place du nouveau cadre au sein de la SG doit faire l’objet d’une prochaine négociation avec la direction. En agissant ainsi, il est probable que le gouvernement se soit aussi tiré une balle dans le pied car chaque salarié devra mesurer que les «syndicats», ce n’est pas seulement pour distribuer du chocolat ou faire des voyages, mais c’est surtout utile quand les orages arrivent…. Autre point à traiter en priorité pour la CGT, la « part variable », souvent qualifiée de « prime de gueule » en raison de son caractère discrétionnaire, pour ne pas dire franchement arbitraire. Or il s’agit d’une partie plus ou moins importante de notre rémunération annuelle et il n’est pas normal qu’elle échappe ainsi à toute règle objective d’attribution. Nous avons obtenu de Frédéric Oudéa l’engagement d’ouvrir une négociation sur ce point. Mais il date de 2014 et même s’il est renouvelé régulièrement, il n’engage que ceux qui y croient – tout en permettant à ceux qui s’en exonèrent de discriminer sans garde-fou. Il est donc temps de mettre fin à l’omerta qui règne sur les mécanismes d’attribution du variable afin d’y imposer des règles d’attribution claires, une transparence sur l’évolution des enveloppes, une explication des attributions individuelles et enfin, une réelle possibilité de recours (comme celui que nous avons obtenu pour les discriminations liées, par exemple, à la maternité !). 

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Elections ca resultats

Merci à tous les électeurs qui se sont exprimés au second tour des élections des représentants du personnel au Conseil d'Administration

Avec une nouvelle progression de la CGT de +2,92% tous collèges confondus et 518 voix supplémentaires sur le 1er tour, les candidats de la CGT sont passés extrèmement près d'un siège pour représenter l'intérêt du personnel cadre ou technicien au sein du Conseil d'Administration.
Finalement, le SNB emporte le siège du collège techniciens avec seulement 8 voix d'avance sur la CGT (sur 18.192 inscrits) et le siège représentant les cadres à seulement 139 voix de la CGT (sur 25.579 inscrits).

secondtour

 

Dans le contexte actuel, la progression significative et constante de la CGT Société Générale est un formidable encouragement à être toujours plus proche des préoccupations de l'ensemble des salariés et déterminée à défendre leurs intérêts partout avec la même conviction.

evolution 2015 2018 

Depuis 2015, la CGT Société Générale est l'organisation syndicale qui progresse le plus (+7,55% !) et qui gagne près de 500 voix, malgré 400 votants en moins.

Avec 30,71% % des voix parmi les Techniciens et 30,03% des voix cadres, la CGT SG confirme sa seconde position au niveau national, à 147 voix seulement de la première organisation syndicale (pour 44.000 salariés) et 800 voix devant la CFDT. 

Là encore, après les ordonnances Macron, ces résultats sont un formidable socle pour mener la bataille qui arrive pour constituer des instances représentatives du personnel, proches des salariés et en capacité de  bien représenter les intérêts des salariés.

Nous mesurons combien est grande la responsabilité de l'ensemble des organisations syndicales - et la CGT plus particulièrement - face aux enjeux et le contexte auxquels vont devoir faire face l'ensemble des salariés.

Merci à tous les électeurs.

LES GENDARMES DU MONDE
Même si l’on pouvait s’y attendre depuis quelques semaines, l’annonce du départ d’un directeur général délégué tel que Didier Valet a créé la stupeur et l’inquiétude. Il faut dire qu’il avait un leadership et que son parcours suscitait le respect de ses équipes. Mais tout cela ne pèse pas bien lourd devant la justice américaine qui enchaîne les contrôles et s’apprête à installer dans nos locaux 150 personnes pour éplucher sans aucune restriction tous les documents internes. Même si l’effet immédiat du départ de Didier Valet sur le cours de l’action SG aura finalement été limité, il ne faut pas oublier que celui-ci anticipait déjà une bonne partie des ces mauvaises nouvelles. Plus inquiétant à nos yeux, Frédéric Oudéa avait déjà rassuré les marchés lors de l’Investor Day en garantissant aux actionnaires 50% du résultat net du groupe et donc un dividende à 2,2€ « quoiqu’il arrive ». Quid du personnel dans ces circonstances ? Au-delà de la gouvernance de la BFI, qu’il faut clarifier très rapidement, nous serons exigeants pour que ce ne soient pas les salariés qui fassent une nouvelle fois les frais des amendes, des litiges et autres frasques dont ils ne sont pas responsables. On nous bassine déjà assez avec les vertus du code de conduite dans les formations et dans les évaluations. Nous allons également pouvoir constater si l’organisation en BU/SU augmente autant la résilience des diverses activités à ce genre de turbulences que nous le clame la direction. D’après cette dernière, une telle organisation limiterait l’effet du départ impromptu d’un directeur général délégué sur la gouvernance du groupe. Au niveau de la direction, «Ils sont soudés et solidaires» nous a affirmé un membre du CODIR. Pour autant, une organisation ne fait pas une stratégie. Et la nécessité d’avancer sur la gouvernance vise aussi à clarifier rapidement si les chantiers et les expérimentations mis en place par le «démissionnaire» sont toujours d’actualité. Enfin, comment ne pas avoir en tête que les premiers actionnaires du Groupe sont les salariés eux-mêmes. Et que le meilleur remède contre les aléas du marché, les OPA, mais aussi contre les exigences de rentabilité à court terme qui ressortent régulièrement en Conseil d’Administration, c’est encore une fois de ne pas limiter l’accès des salariés au Fonds E. Il est tout aussi important de prendre soin d’eux, car ce sont eux qui font tourner la boutique et qui sont le principal rempart face à une position agressive des marchés. Dans un tel contexte, la présence d’un administrateur CGT au Conseil d’Administration serait utile pour les salariés. Mais ça ne dépend que de vous. Il vous reste jusqu’à mardi 14h00 pour voter.

UN ZÈLE TROP LOIN
Sûrement frétillants des nouvelles dispositions législatives qui permettent de justifier le licenciement après qu'on eût écrit la lettre le notifiant, et encore « sur demande », les concepteurs et signataires des lettres façon SG se sont emmêlés les pieds avec la convention collective. Bref, ils parlent en même temps d'un possible recours interne (CPRI) et d'un éventuel exposé des motifs post-licenciement. L'ennui c'est que, sauf à violer un accord interne, la CPRI est justement là pour examiner ces motifs. Comme quoi, le zèle conduit à écrire des choses pas très subtiles, pour rester polis. On recommandera donc aux salariés menacés d'un licenciement pour motif disciplinaire (art. 25 et 27 de la Convention) de systématiquement prévenir la CGT et de saisir avec elle la CPRI. Cette dernière possède un droit d'enquête sur le terrain et le pouvoir de dire si le licenciement lui paraît justifié ou pas. Ce sont quand même là des garanties solides et les zélotes locaux de Jupiter seraient bien inspirés de se souvenir de la persistance de leur effectivité.

Il ne vous reste plus qu’a élire un représentant CGT au Conseil d’Administration pour en savoir un peu plus sur ce qui se discute en votre nom. Les élections ont lieu du 13 au 20 Mars 14h00 !

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CGT669 sparadrap

De : CHERIKH Souhila - DP CGT 
Envoyé : jeudi 8 mars 2018 17:07
À : Direction SGSS
Cc : RSO
Objet : [IRP] DP-CHSCT Discrimination des femmes de retour de congé maternité

 Bonjour,

Lors de la fameuse journée des annonces, certaines femmes de retour de congé maternité se sont fait expliquer leur proratisation pour cause de maternité.

L’accord sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes prévoit en son article 8.3.4 que «  s’agissant de la part variable de rémunération , la survenance du congé maternité ou d’adoption pendant une partie de l’année ne peut en aucun cas constituer un motif d’exclusion. L’attribution de la part variable de rémunération, résulte notamment de la contribution individuelle des salariés en tenant compte des objectifs et du travail réalisés pendant la période de présence.il est précisé que le temps de présence ne peut être un critère de détermination de part de la rémunération.

La situation des salarié(e)s en congés légal ou conventionnel de maternité ou d’adoption , et ayant eu une activité au cours de l’année civile de référence, est examinée au regard des objectifs fixés selon les mêmes conditions et les mêmes critères d’appréciation que les autres salariés. Le montant de la part variable tient en compte également de la moyenne des évolutions de la part variable perçue par les salariés relevant de la même catégorie professionnelle (TMB/Cadres), lors de l’échéance annuelle d’examen des situations. »

Le code pénal prévoit en son article L225-1 que « Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques sur le fondement de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de la particulière vulnérabilité résultant de leur situation économique, apparente ou connue de son auteur, de leur patronyme, de leur lieu de résidence, de leur état de santé, de leur perte d'autonomie, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur capacité à s'exprimer dans une langue autre que le français, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une Nation, une prétendue race ou une religion déterminée.

Constitue également une discrimination toute distinction opérée entre les personnes morales sur le fondement de l'origine, du sexe, de la situation de famille, de la grossesse, de l'apparence physique, de la particulière vulnérabilité résultant de la situation économique, apparente ou connue de son auteur, du patronyme, du lieu de résidence, de l'état de santé, de la perte d'autonomie, du handicap, des caractéristiques génétiques, des mœurs, de l'orientation sexuelle, de l'identité de genre, de l'âge, des opinions politiques, des activités syndicales, de la capacité à s'exprimer dans une langue autre que le français, de l'appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une Nation, une prétendue race ou une religion déterminée des membres ou de certains membres de ces personnes morales. » (c’est moi qui souligne)

Je vous réclame une revue systématique de l’ensemble des situations de femmes concernées par une maternité durant l’année 2017.

Je vous réclame le respect de  l'accord Egalité  (Art. 8.3.4)
Je vous réclame le respect de l'accord AFB ( Art 7.1 )
Je vous réclame de cesser de violer l’article L225-1 du code pénal

Bien cordialement,

Souhila CHERIKH

DP-CE-CHSCT CGT Perspective Défense

Déléguée syndicale CGT

AU DESSUS D’UN NID DE COUCOU
«Je ne suis pas sur le départ ! » a répondu, amusé, Frédéric Oudéa au représentant syndical qui lui parlait de «la rumeur de son départ qui enfle à la cantine» (sic). «C’est le Conseil de mai 2019 qui décidera de mon sort » aura-t-il clos ce point lors de la rencontre trimestrielle avec les représentants nationaux des syndicats. Il faut dire que, plus sérieusement, les sujets de préoccupations ne manquent pas en ce moment : fixation des objectifs, annonce des variables et des éventuelles augmentations, le tout dans un contexte de transformation du réseau et de réorganisations de quelques BU/SU des services centraux. C’est dans cette situation pour le moins tendue que va s’ouvrir la prochaine enquête sur la qualité de vie au travail (QVT). Nous avons donc rappelé à F. Oudéa qu’il fallait arrêter de «faire de la com» et s’attaquer réellement aux sujets de fond. Piquée au vif, la DRHG, responsable de la Com, nous a répondu : «Je ne suis pas là pour repeindre les murs en blanc et dire que tout va bien. On va renégocier l’accord et j’ai besoin de vous autour de la table». Ca tombe bien, nous ne manquons pas de propositions et la CGT n’a pas l’habitude de déserter quand il s’agit de défendre les intérêts des salariés et leurs conditions de travail.

DANS LES NUAGES
Nous avons profité de l’entretien au 35ème étage pour faire part de notre inquiétude concernant les infrastructures logées à Tigery. En fait, notre data center est situé dans un établissement mis en service en 1975. Un audit a été effectué pour justifier la migration des données vers des clouds internes ou externes. En-dehors du fait que l’épouse d’un ex-cadre influent travaille pour le cabinet retenu pour l’audit, celui-ci est purement à charge pour justifier le transfert vers une solution plus économique. «Possibilité de feu de forêt (faible mais existante)», «mouvement social interne (menace d’accès au site», etc. Des arguments superficiels concernant un enjeu aussi stratégique pour l’entreprise. L’audit a juste oublié de citer les lapins, véritables fléaux dans la région pour les câbles informatiques. Notre hôte du 35ème découvrait l’audit et a conclu sa réponse en se voulant rassurant : «Après tout, celui qui gère ça, est brillant ». Le problème, c’est que l’audit bidouillé à charge sur le site (rien sur l’activité) n’en est pas franchement une démonstration. 

WHISTLEBLOWING
La CGT a aussi saisi l’occasion de cette rencontre pour revenir, dans le contexte des litiges qui planent encore au-dessus de nos têtes, sur le déploiement du code de conduite. Découlant des multiples obligations réglementaires et de la nécessité d’exemplarité, il a généré un rejet tout particulier lorsque les salariés ont constaté qu’il était devenu une rubrique des évaluations. Une occasion de jouer du bâton et une tentation répressive qui ne sont pas pour nous le meilleur moyen de faire de la pédagogie et de la com. D’autant qu’en face, il faut donner les moyens aux salariés de faire face à ces injonctions parfois contradictoires. On pourrait se rassurer en pensant que le dispositif de recueil d’alertes ouvert aux membres du personnel (whistleblowing) pourrait servir de filet de sécurité, mais l’anonymat n’étant pas garanti à 100%, il n’est pas ou peu utilisé et surtout connu de personne. «C’est un sujet de vigilance pour le Conseil » nous a dit C. Guillaumin. Il ne vous reste plus qu’a élire un représentant CGT au Conseil d’Administration pour en savoir un peu plus sur ce qui se discute en votre nom. Les élections ont lieu du 13 au 20 Mars !

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