Cette Assemblée Générale Ordinaire des actionnaires de la Société Générale ne brillait pas par l’originalité de son ordre du jour : Les deux questions essentielles étaient de savoir comment distribuer le résultat annuel de l’entreprise et, surtout, à qui. La réponse était dans les résolutions proposées au vote : d’abord aux actionnaires, et ensuite aux membres actuels et passés de la direction générale.

Signe certainement du mécontentement qui ne cesse de monter parmi les salariés, vous m’avez délégué cette année près de 30% de voix supplémentaires par rapport à l’année dernière : 241'416 exactement contre 187'191. L’idéal serait bien sûr de reprendre le contrôle du fonds E, que la direction parvient toujours à faire voter dans son sens grâce à un tour de passe-passe peu indéfendable, mais ce sera un autre combat… 

En attendant, on ne peut que regretter qu’il semble que seul Frédéric Oudéa ait eu des cours sérieux d’expression en public. Honnêtement, commencer une réunion par une présentation par Lorenzo Bini-Smaghi c’est dur : non seulement il répète les mêmes platitudes chaque année sur les taux bas, la pression réglementaire, le contexte géopolitique, etc. mais en plus il arrive à conclure qu’il s’agit d’un « nouveau contexte » difficile. Je me dis qu’il n’a pas changé ses notes depuis son premiers discours…

  1. Présentation des résultats

Lui succède ensuite Diony Lebot pour la présentation des résultats de l’entreprise. Cette tâche ingrate, qu’elle accomplit cette année pour la première fois, ne contient évidemment pas de nouvelles fracassantes, mais elle a au moins le mérite de poser les bases. Voici donc les chiffres essentiels pour les trois piliers de la banque :

  • Réseaux France : rentabilité de 10,9% pour 7,8 milliards d’euros de revenus
  • Réseaux et Services à l’étranger : rentabilité de 18,1% pour 8,7 milliards de revenus
  • Grande clientèle et BFI : rentabilité de 8,7% pour 8,8 milliards de revenus

Je reste volontairement flou sur les notions de rentabilité et revenus car la présentation des résultats de la SG est devenue au fil des ans un tourbillon d’allers-et-venues entre les ROE, RONE, ROTE… certains parfois sous-jacents et d’autres fois pas. Bref, cette année c’est le ROTE sous-jacent l’indicateur le plus flatteur et il s’établit à 8,4% au T1 2019 contre 10,9% un an auparavant. D’où la nécessité du nouveau plan d’économies.

Mais que les investisseurs soient rassurés, le ratio CET1, lui, va bien : il est remonté à 11,7% à la fin du T1 2019, c’est-à-dire presque à l’objectif de 12% fixé pour rassurer les investisseurs. Que ce niveau ait été atteint en vendant à la hâte des filiales ou en contraignant des activités de BFI rentable à différer ou ignorer de belles affaires n’est évidemment pas mentionné. De même que l’arrêt brutal des activités de CTY en avril devrait également bénéficier au ratio à court-terme, mais doute pas à l’équilibre des activités de la banque.  

  1. One-man show de Frédéric Oudéa

La star, c’est lui. Sans note, désormais très à l’aise devant la foule, Frédéric Oudéa a fait le show. Et il le fait bien, attirant l’attention sur les points qu’il a choisi de mettre en valeur et éludant ceux qu’il souhaite faire oublier. Son intervention doit de ce fait se lire également à la lumière de ce qu’il n’a pas dit.

Passons sur les platitudes habituelles sur le contexte difficile, la remédiation, le contrôle des risque, la culture de la responsabilité partagée au sein de la SG et tutti quanti… Au fait, vous êtes tous formidables, le dialogue social est de qualité mais – et cela n’est pas dit ainsi – vous pouvez vous brosser pour espérer une augmentation : les rémunérations sont en ligne avec le marché (d’après Jean-Bernard Lévy) et le contrôle des coûts est une priorité.

Ce qui est intéressant, c’est comment il qualifie la SG : pas une seule fois il n’a parlé de banque universelle, alors que c’était un leitmotiv des AG les années précédentes. Nous sommes une banque relationnelle de très long terme, tournée vers l’avenir. Qu’est-ce que cela signifie pour les différents pôles ?

En ce qui concerne le réseau en France, la petite dernière est clairement la favorite. Il n’y en a que pour Boursorama. Les réseaux traditionnels sont à peine évoqués, ou alors seulement pour souligner qu’ils sont sources de tracas et en repli. Alors que Boursorama a gagné 400'000 clients en un an et que ces 1,8 millions de clients sont servis par seulement 300 salariés. Boursorama sera un jour la banque la plus rentable de France. L’avenir, c’est ça et les yeux de Frédéric Oudéa brillent quand il en parle.

On ne peut pas dire que ce soit le cas quand il évoque les activités de GBIS. Manifestement, il les considère avant tout comme des gouffres à RWA qui doivent être sacrifiés sur l’autel du ratio CET1. Alors qu’un plan de restructuration de grande ampleur vient d’être lancé avec la suppression de 1600 postes dans le monde et l’arrêt complet d’au moins deux activités, Frédéric Oudéa n’a rien d’autre à dire sur ce piler du groupe qui doit sortir de « sa logique transactionnelle », « construire des relations de long terme » et « améliorer sa rentabilité » en renfonçant ses positions de leader. Lesquelles précisément et comment, on n’en saura rien.

Il reprend ensuite de la verve pour évoquer les activités à l’international, et notamment ALD. C’est son autre pépite favorite, qu’il espère voir se développer maintenant dans le leasing pour les particuliers. Il se lance ensuite dans de belles envolées lyriques d’une part sur le financement du développement de l’Afrique et d’autre part sur la SG comme « banquier entrepreneur » avec son accent mis sur le digital et les start-ups internes. Il est tellement parti dans le futur que j’ai parfois l’impression qu’il a oublié que le présent de la banque est pour beaucoup constitué par BDDF et GBIS ou alors qu’il les considère comme des boulets dont il faut se libérer…

Après le lyrisme, vient ensuite le temps du sérieux. La mine grave, Frédéric Oudéa explique que les marchés se trompent. Non, la banque ne vaut pas 20 milliards d’euros de capitalisation. La preuve, les niveaux des capitaux propres et de l’actif net tangible ne cessent de monter depuis 2014 pour atteindre respectivement 61 milliards d’euros et 55,8 milliards d’euros. Il fait un petit mea culpa : la communication n’a sans pas été bonne, affolant sans raison les investisseurs. Mais que ces derniers se rassurent, le niveau du dividende ne sera pas remis en cause et le ratio CET1 atteindra allégrement les objectifs fixés. Ayez confiance.

Vient ensuite sans doute la meilleure partie de l’exposé de Frédéric Oudéa. Il affirme clairement qu’à long terme, les conditions des performances futures sont l’innovation et la responsabilité. Cela lui permet d’enchaîner en douceur sur la politique de la SG en matière de financement des énergies fossiles et renouvelables. Chiffres à l’appui, il a montré que la SG était deux fois plus présente sur les secondes que les premières et répété que si l’objectif était un monde sans énergies carbonées, il fallait également tenir compte des réalités, notamment locales, et accompagner les clients. Ce que Séverin Cabannes résumera plus tard un peu plus rudement par « mieux vaut des centrales au gaz de schiste que des centrales au charbon » en attendant que les énergies renouvelables puissent effectivement prendre le relai. Tout cela n’empêchera pas les militants écolos – qui n’avaient sans doute de toute façon pas envie d’être convaincu – de faire leur happening habituel pendant la séance de questions, à une échelle cependant plus importante que les années précédentes.

Frédéric Oudéa a ensuite conclu par quelques mots pour dire qu’il était fier et exalté à l’idée de rempiler pour quatre années de plus.

  1. Gouvernement d’entreprise et politique de rémunération

Transition logique après le discours du candidat Oudéa, Lorenzo Bini-Smaghi (LBS) n’a pu que se féliciter du travail du Conseil d’Administration et de la Direction Générale.

Il a ensuite évoqué la procédure de plans de succession déclenchée par la démission de Didier Valet et la réorganisation de la Direction Générale. Il a notamment remarqué que Bernardo Sanchez-Incera avait considéré que cette réorganisation rognait sur ses prérogatives précédentes et remettait donc en cause son mandat et que, de ce fait, il avait décidé de démissionner. C’est assez difficile de réconcilier cette déclaration avec celle que fera un peu plus tard Jean-Bernard Lévy pour justifier les 2 millions d’indemnités versés à Bernardo : ce serait un « départ contraint » et non une bouderie. Je ne crois malheureusement pas possible de demander au Conseil d’Administration d’accorder 2,5 ans de salaire à tous ceux d’entre nous qui souhaiteraient claquer la porte de l’entreprise en cas de désaccord avec une réorganisation…

Sinon il semblerait que nous ne soyons pas les seuls à critiquer la composition un peu fantaisiste et sentant bon l’entre-soi du Conseil d’Administration puisque cette année LBS s’est senti obligé de la justifier avec un graphique illustrant les nombreuse compétences de ses membres. Nous avons ainsi découvert que Frédéric Oudéa en était l’une des lumières majeures en informatique. Ce qui expliquerait son enthousiasme pour le futurisme digital…

Jean-Bernard Lévy est venu ensuite nous expliquer que les salariés de la SG étaient très bien payés mais que son Directeur Général pas du tout. Surtout que Frédéric Oudéa a « spontanément » renoncé à 15% de sa part variable en raison du coût des litiges américains. Séverin Cabannes, lui, n’a lâché que 7,5%. Comment ces chiffres ont-ils été calculé ? mystère… pour ma part, j’ai tendance à penser que le dirigeant d’une société qui se prend des milliards d’amendes pour des faits survenu alors qu’il était déjà aux commandes devrait au moins renoncer à l’ensemble de sa part variable.

Jean-Bernard Lévy a au contraire proposé des modifications sur les modalités de la rémunération variable des directeurs généraux dont il est malheureusement impossible de mesurer l’impact potentiel. Je ne serais pas surpris qu’il soit positif pour les intéressés. Une fois de plus, il paraît incertain de pouvoir obtenir que les formules utilisées pour déterminer les enveloppes de variables pour les salariés soient adaptées si les résultats sont en-deçà de nos attentes.

Quant au point visiblement le plus disputé des résolutions mises au vote, celui des engagements réglementés en faveur des directeurs généraux (prime de départ « contraint », de non-concurrence, retraites), Jean-Bernard Lévy s’est contenté de rappelé qu’il était en ligne avec le code de conduite du MEDEF. Ces derniers peuvent donc espérer recevoir le même pactole que Bernardo Sanchez-Incera en cas de départ. Il semblerait que la CGT ne soit pas la seule à trouver cela scandaleux puisque près de 32% des voix se sont exprimées contre lors du vote. De toute évidence, il y a de gros investisseurs institutionnels qui ne goûtent guère la gourmandise des dirigeants de la SG.

  1. Résultat des votes
  1. Approbation des comptes consolidés de l’exercice 2018.

Il n'y a pas de raison de ne pas les approuver et nous voterons en faveur de la résolution.

Pour : 99,56

Contre : 0,41

Abstention :

  1. Approbation des comptes annuels de l’exercice 2018.

Il n'y a pas de raison de ne pas les approuver et nous voterons en faveur de la résolution.

Pour : 99,62

Contre : 0,35

Abstention :

  1. Affectation du résultat 2018 ; fixation du dividende.

Premier point de désaccord majeur avec la direction : nous voterons contre cette résolution, qui prévoit une nouvelle fois de distribuer un dividende de 2,20 euros par action, soit un montant estimé d’un peu moins de 1,8 milliard d’euros.

Frédéric Oudéa s’obstine à voir dans ce montant un plancher. Alors que la direction ne cesse de répéter que le capital est une ressource rare, qu’il ne faut l’allouer qu’avec parcimonie aux activités et que la capacité d’investissement est contrainte, voilà qu’elle se prive de presque 2 milliards d’euros ! Et cela quelques mois à peine après que les stress-tests de la BCE aient fait ressortir que nous étions en retard de 1% de ratio CET1 par rapport à nos principaux concurrents européens. Soit l’équivalent de 3 milliards d’euros. Conséquence directe de ce déficit en capital, la réduction drastique des effectifs de GBIS et du siège d’IBFS actuellement en cours. 1600 emplois perdus pour sacrifier au fétichisme du dividende affiché par Frédéric Oudéa.

En-dehors même des questions d’équité dans la répartition de la valeur ajoutée au sein du Groupe, cela ne peut qu’amener à s’interroger sur les objectifs visés par la direction actuelle de la banque.

Pour : 98,95

Contre : 1,02

Abstention :

  1. Option pour le paiement du dividende en actions nouvelles

Conséquence directe de la précédente, nous voterons également contre cette résolution.

Remarquez au passage que l’existence de cette résolution est une justification indirecte des critiques que nous exprimons ci-dessus : consciente malgré tout de la folie qu’il y a distribuer aussi largement une « ressource rare », la direction espère limiter ainsi les effets de sa prodigalité irresponsable. L’émission d’actions nouvelles en guise de dividende permet en effet de conserver davantage de liquidités indispensables à l’investissement et aux fonctionnement des activités. Decote de 10%

Pour : 98,17

Contre : 1,80

Abstention :

  1. Renouvellement de Frédéric Oudéa en qualité d’administrateur

Nous voterons contre cette résolution.

En 10 ans, le cours de l’action Société Générale s’est effondré. Comme toutes les banques, mais plus que toutes les banques. Les arguments que nous avançons pour nous opposer à la politique de dividendes valent également pour nous opposer au renouvellement de l’équipe qui en est responable. Surtout, nous nous opposons à la politique de la direction qui a consisté depuis 10 ans à faire payer aux salariés l’échec de sa stratégie boursière par des pertes d’emplois (plusieurs milliers de suppressions de postes), d’acquis sociaux propres à la SG, par une politique de régression salariale et enfin par une dégradation générale des conditions de travail.

Pour : 96,22

Contre : 3,75

Abstention :

  1. Renouvellement de Kyra Hazou en qualité d’administrateur 

Nous voterons contre cette résolution.

Membre depuis 8 ans d’un Conseil d’administration dont nous contestons les orientations, nous ne pensons pas que Mme Hazou doive y rester 4 années de plus.

Pour : 97,63

Contre : 2,27

Abstention :

  1. Renouvellement de Gérard Mestrallet en qualité d’administrateur 

Nous voterons contre cette résolution.

Membre depuis 4 ans d’un Conseil d’administration dont nous contestons les orientations, nous ne pensons pas que M. Mestrallet doive y rester 4 années de plus et cela d’autant plus qu’il se distingue par son rôle au Comité des Rémunérations. Nous lui devons à la fois la politique salariale répressive à l’encontre des salariés et la défense de celle beaucoup plus protégée des mandataires sociaux. A 70 ans, il est temps qu’il cesse de sévir au sein des entreprises françaises.

Pour : 97,24

Contre : 2,65

Abstention :

  1. Conventions et engagements réglementés.

Si le rapport ne présente rien de blâmable quant au travail des CaC, nous voterons contre les principes de ces engagements spéciaux.

Par conséquent, nous nous opposerons au vote de cette résolution.

Pour : 70,77

Contre : 29,18

Abstention :

  1. Conventions et engagement réglementés au bénéfice de Frédéric Oudéa

Nous voterons contre cette résolution.

Pour faire simple, il s’agit du parachute doré que toucherait Frédéric Oudéa s’il devait quitter la SG. Etant donné tout ce que nous avons dit plus haut, nous ne voyons rien qui puisse justifier un tel traitement de faveur, d’autant plus qu’un mouvement se dessine très nettement pour l’abandon de ces compléments de rémunération très confortables. Puisque notre direction adore commencer les AG par des petits films vantant les engagements socialement responsables de la SG, ce serait bien que nos dirigeants prennent exemple sur celui de Danone qui a volontairement renoncé à sa retraite-chapeau ainsi qu’à son indemnité de non-concurrence. Non seulement il ne s’en plaint pas, mais il trouve cela parfaitement naturel.

Pour : 68,13

Contre : 31,81

Abstention :

  1. Conventions et engagement réglementés au bénéfice de Séverin Cabannes 

Nous voterons contre cette résolution, pour les mêmes raisons que ci-dessus.

Pour : 68,2

Contre : 31,76

Abstention :

  1. Conventions et engagement réglementés au bénéfice de Philippe Aymerich

Nous voterons contre cette résolution, pour les mêmes raisons que ci-dessus.

Pour : 68,32

Contre : 31,64

Abstention :

  1. Conventions et engagement réglementés au bénéfice de Philippe Heim  

Nous voterons contre cette résolution, pour les mêmes raisons que ci-dessus.

Pour : 68,19

Contre : 31,77

Abstention :

  1. Conventions et engagement réglementés au bénéfice de Diony Lebot 

Nous voterons contre cette résolution, pour les mêmes raisons que ci-dessus.

Pour : 68,19

Contre : 31,77

Abstention :

  1. Politique de rémunération du Président du Conseil d’administration

Il ne s’agit pas là d’approuver des montants mais une méthode de détermination. Nous n’avons pas d’opposition de principe sur le fait qu’il perçoive uniquement une rémunération fixe, sans variable ni jetons de présence. C’est même plutôt sain. En revanche, ce qui l’est moins c’est de justifier l’évolution de son niveau de rémunération par celui de ses pairs européens. D’une part, tous n’ont pas le même bilan à présenter et, d’autre part, tout ce petit monde très fermé tend à être lancé dans une course à l’échalote en matière de rémunération déconnectée de la réalité salariale de la masse des salariés.

La CGT votera donc contre cette résolution.   

Pour : 95,03

Contre : 4,93

Abstention :

  1. Politique de rémunération du Directeur général et des Directeurs généraux délégués.  

Il y aurait beaucoup à dire sur les nombreux critères retenus pour allouer les diverses rémunérations fixes et variables du Directeur Général et des Directeurs Généraux Délégués encore épargnés par les enquêtes en cours. Tous convergent pour leur assurer une rémunération plus que confortable et relativement protégée des aléas économiques. Pas de variable à 0 pour eux s’ils sont simplement « au-niveau des attentes » grâce à des indicateurs soigneusement choisis.

Mais il en est un qui nous dérange particulièrement, c’est le coefficient d’exploitation. Autrement, le variable des mandataires sociaux part à la hausse quand la rémunération des salariés part à la baisse. CQFD.

Pour cette raison et toutes les autres, la CGT votera contre cette résolution.

Pour : 95,12

Contre : 4,84

Abstention :

  1. Rémunération et avantages versée ou attribués à M. Lorenzo Bini Smaghi, Président du Conseil d’administration.

La CGT votera contre cette résolution.

Alors que les salariés sont depuis de longues années réduits à la portion congrue en matière d’évolution salariale, M. Bini-Smaghi touche chaque année 925'000 euros pour laisser la direction s’obstiner dans une stratégie que nous contestons. Etant données notamment les interrogations soulevées au sujet de la 3e résolution, cela nous paraît totalement injustifié. Pour nous, M. Bini-Smaghi ne remplit pas correctement son rôle de Président du Conseil d’Administration.

Pour : 94,91

Contre : 5,04

Abstention :

  1. Avis consultatif sur la rémunération due ou attribuée à Frédéric Oudéa

Pour : 91,76

Contre : 8,19

Abstention :

  1. Avis consultatif sur la rémunération due ou attribuée à Philippe Aymerich

Pour : 92,12

Contre : 7,83

Abstention :

  1. Avis consultatif sur la rémunération due ou attribuée à Séverin Cabannes.

Pour : 91,8

Contre : 8,16

Abstention :

  1. Avis consultatif sur la rémunération due ou attribuée à Philippe Heim

Pour : 92

Contre : 7,95

Abstention :

  1. Avis consultatif sur la rémunération due ou attribuée à Diony Lebot

Pour : 92,02

Contre : 7,93

Abstention :

  1. Avis consultatif sur la rémunération due ou attribuée Bernardo Sanchez-Incera

Pour : 70,13

Contre : 29,81

Abstention :

  1. Avis consultatif sur la rémunération due ou attribuée à M. Didier Valet

Pour : 96,53

Contre : 3,42

Abstention :

La CGT votera contre toutes ces résolutions.

Pour le détail des rémunérations individuelles, je vais vous laisser vous référer aux documents préparatoires de l’Assemblée Générale. Ce qui nous conduit une fois de plus à nous opposer à la rémunération des mandataires sociaux, c’est que cette dernière est conçue pour qu’ils ne soient jamais réellement perdants quels que soit la santé réelle de l’entreprise. Pour simplifier, disons que sa structure est conçue pour qu’ils bénéficient à plein des bonnes années et ne soient pas trop affectés par les mauvaises. Et pour couronner le tout, ils peuvent partir avec un joli pactole quand cela tourne vraiement mal pour eux. Et ce n’est pas Bernardo Sanchez-Incera qui dira le contraire, poussé dehors certes… mais avec un chèque de 2,2 millions d’euros pour le consoler.

  1. Avis consultatif sur la rémunération versée en 2018 aux personnes régulées visées à l’article L.511-71 du Code monétaire et financier.


Il s’agit de l’application d’une directive européenne complexe à une population plus diverse qu’il n’y paraît au premier abord. Si nous pouvons regretter que quelques centaines de personnes (dont les mandataires sociaux) se partagent 451,4 millions d’euros (en baisse de 8,5% par rapport à 2017) alors qu’il a encore été impossible de trouver 30 millions pour la NAO, qui concerne plus de 42'000 salariés, ce mécanisme est essentiel au maintien d’une salle des marchés en France.

Nous voterons donc pour cette résolution, non sans réserves.

Pour : 97,43

Contre : 2,51

Abstention :

  1. Autorisation consentie au Conseil d’administration en vue d’opérer sur les actions ordinaires de la Société dans la limite de 5 % du capital.

La CGT ne soutient, ni ne s'oppose à cette opération purement technique. Pas de vote favorable cependant car ce mécanisme peut permettre la réalisation des opérations d'attribution d'actions gratuites aux mandataires sociaux et nous avons à quels abus cela pouvait mener. La CGT n'est évidemment pas favorable à ce mode de rémunération.

Nous nous abstiendrons.

Pour : 98

Contre : 1,87

Abstention :

  1. Pouvoirs pour les formalités.

Résolution classique, à laquelle il n'existe pas de raison de s'opposer.

Nous voterons donc pour.

Pour : 99,62

Contre : 0,34

Abstention :

 

FESTIVAL DE PALMES
L’A.G. des actionnaires ne brillait pas par l’originalité de son ordre du jour : les deux questions essentielles étaient de savoir comment distribuer le résultat annuel et, surtout, à qui. La réponse était dans les résolutions soumises au vote : d’abord aux actionnaires, et ensuite aux membres actuels et passés de la DG. Signe du mécontentement qui ne cesse de monter parmi les salariés, vous avez délégué cette année près de 30% de voix supplémentaires à la CGT (241.416). L’idéal serait bien sûr de reprendre le contrôle du fonds E, que la direction parvient toujours à faire voter dans son sens grâce à un tour de passe-passe. La présentation des résultats est une tâche ingrate (faite par Diony Lebot) devenue au fil des ans un tourbillon d’allers-et-venues entre les ROE, RONE, ROTE, parfois sous-jacents et d’autres fois pas, maintenant un flou volontaire sur les notions de rentabilité et revenus. Bref, cette année c’est le ROTE sous-jacent, l’indicateur le plus flatteur qui s’établit à 8,4% au T1 2019 contre 10,9% un an auparavant qui crée la nécessité du nouveau plan d’économies. Le ratio CET1, lui, va bien : il est remonté à 11,7% à la fin du T1 2019, c’est-à-dire presque à l’objectif de 12% fixé pour rassurer les investisseurs. Que ce niveau ait été atteint en vendant à la hâte des filiales ou en contraignant des activités de BFI rentables à différer ou ignorer de belles affaires n’est évidemment pas mentionné. De même que l’arrêt brutal des activités de CTY en avril devrait également bénéficier au ratio à court-terme.

… AND THE WINNER IS
La star, c’est lui. Sans note, très à l’aise devant la foule, Frédéric Oudéa a fait le show. Et il le fait bien, attirant l’attention sur les points qu’il a choisi de mettre en valeur et éludant ceux qu’il souhaite faire oublier … Au fait, vous êtes tous formidables, le dialogue social est de qualité mais – et cela n’est pas dit ainsi – vous pouvez vous brosser pour espérer une augmentation : les rémunérations sont en ligne avec le marché et le contrôle des coûts est une priorité. On ne parle plus de banque universelle, nous sommes devenus une banque relationnelle de très long terme, tournée vers l’avenir. Après le lyrisme, vient ensuite le temps du sérieux. La mine grave, Frédéric Oudéa explique que les marchés se trompent. Non, la banque ne vaut pas 20 milliards d’euros de capitalisation. Un petit mea culpa : la communication n’a sans doute pas été bonne, affolant sans raison les investisseurs. Mais que ces derniers se rassurent, le niveau du dividende ne sera pas remis en cause. Lorenzo Bini-Smaghi n’a pu que se féliciter du travail du Conseil d’Administration et de la DG. Il a rappelé que Bernardo Sanchez-Incera avait démissionné considérant que la réorganisation rognait sur ses prérogatives. Difficile de réconcilier cette déclaration avec celle que fera un peu plus tard J.-B. Lévy pour justifier les 2 millions d’indemnités versés à Bernardo : ce serait un «départ contraint» et non une bouderie. Peut-on demander au Conseil d’Administration d’accorder 2,5 ans de salaire à tous ceux d’entre nous qui souhaiteraient claquer la porte de l’entreprise en cas de désaccord avec une réorganisation ? Quant au point visiblement le plus disputé des résolutions en faveur des directeurs généraux (prime de départ « contraint », de non-concurrence, retraites), Jean-Bernard Lévy s’est contenté de rappeler qu’il était en ligne avec le code de conduite du MEDEF. Ces derniers peuvent donc espérer recevoir le même pactole que Bernardo Sanchez-Incera en cas de départ. Il semblerait que la CGT ne soit pas la seule à trouver cela scandaleux puisque près de 32% des voix se sont exprimées contre lors du vote. De toute évidence, il y a aussi de gros investisseurs institutionnels qui ne goûtent guère la gourmandise des dirigeants de la SG.

APPARITION FURTIVE
La notification de votre intéressement participation 2019 va être accessible le 27 mai sur le Self service RH … qui ferme dès le 29 pour une semaine ! C’est du furtif !

Le fichier PDF avec le dessin 1  Le fichier PDF avec le dessin 2    (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

natio32mai2019

cgtbanana

 

 

 

Publié dans Infos 2019

Message de la Mutuelle à l'attention de ses adhérents (nos préconisations de vote sont en dessous)

Chaque année, la Mutuelle du groupe Société Générale vous sollicite pour améliorer ses prestations et assurer son bon fonctionnement.

En 2018, votre vote a permis l’amélioration des garanties, l’adhésion facultative à de nouvelles prestations ou encore la nomination des administrateurs.

Cette année encore, nous comptons sur votre participation pour construire l’avenir de votre Mutuelle.

Votez avant mardi 4 juin 10h en cliquant sur le lien :

https://vote.ag.mutuellesg.com

Vous recevrez prochainement vos codes* soit par courrier postal à votre domicile, soit par e-mail de convocation si vous avez choisi l’e-convocation.

Le rapport de gestion avec le texte des résolutions est disponible sur www.mutuelle-sg.com.

En votant, vous contribuez au versement de 30 centimes d’euro en faveur de l’Association « Ensemble contre l’Amyotrophie Spinale de type I ».

Merci pour votre participation.

 

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Première résolution : Approbation du procès verbal de l’Assemblée Générale qui s’est tenue le 26 juin 2018.

POUR

Deuxième résolution: Approbation du rapport de gestion du Conseil d’Administration et des comptes de l’exercice 2018. Quitus aux administrateurs pour leur gestion.

POUR
 

Troisième résolution : Affectation aux réserves du résultat de l’exercice 2018, soit -4951 074€.

POUR (opérations techniques et légales)

 
Quatrième résolution : Prélèvement de 1 767 402.21€ à opérer entre le fonds de dotation sans droit de reprise et les réserves libres.

POUR (opérations techniques et légales)
 

Cinquième résolution : Prélèvement exceptionnel de 470 873,67€ à opérer entre le fonds de dotation sans droit de reprise et les réserves libres.

POUR (opérations techniques et légales)

 

Sixième résolution : Ratification de la prestation « décès » 2020.

POUR (la CGT est intervenue pour demander son application aux enfants du Régime Obligatoire à l’avenir)

 

Septième résolution : Pouvoir au Conseil d’Administration pour adapter certaines prestations.

POUR (c’est le Conseil qui décide dans l’intérêt des adhérents)

 

Huitième résolution : ratification du règlement mutualiste de l’offre surcomplémentaire.

POUR (surcomplémentaire santé facultative proposée aux adhérents concernant des améliorations de prestations ne pouvant être inclues dans le contrat de base dit responsable)

 

Neuvième résolution : Pouvoirs généraux.

POUR (indispensable au bon fonctionnement de la Mutuelle)

Les résolutions 6 et 7 nécessitent un quorum et une majorité renforcée pour être adoptées.

 

cgt461 elections deuxieme

VARIABLES ET PERSEVERANCE
A quoi reconnaît-on le succès d’une lutte ? Ce n’est pas seulement quand elle aboutit, mais aussi lorsque tous s’attribuent la paternité de cette réussite. Y compris les résistants de la dernière heure qui font plus de bruit que d'ouvrage… Mais ne boudons pas notre plaisir : l’inclusion - même incomplète - du variable dans l’indemnité de départ volontaire constitue un précédent très important qui vient récompenser 10 années de demandes constantes de la part de la CGT. De la même façon, nous continuerons à insister sur la mise en place de règles claires et équitables pour la répartition de l’enveloppe de variables pour les salariés qui resteront à la SG. Et c’est cette même vision de l’intérêt des salariés à long terme qui nous fait défendre régulièrement vos droits à la retraite, qu’il s’agisse de la défense de l’IP Valmy, des indemnités de fin de carrière (IFC) - bradées l’année dernière contre 1000 euros alors qu’elles en valaient 10 fois plus - ou encore de la compensation de la nouvelle décote AGIRC-ARRCO (héritée d’un accord national interprofessionnel CGC, CFTC et CFDT) pour les salariés partant dans le cadre d’un PTA et qui leur coûtera 10% de leur retraite complémentaire pendant 3 ans, soit en moyenne 1500 euros par an. Un simple calcul permet de comprendre la position que nous avons défendue sur ce point (augmentation de 70% à 80% de la rémunération du PTA). Maintenant, il nous faut définir notre position par rapport au texte que nous soumet la direction et qui va compléter les dispositions de l’accord d’entreprise du 13 mars dernier en matière d’accompagnement des suppressions de postes chez GBIS et IBFS. Comme nous l’écrivons ci-dessus, des avancées ont été obtenues. Mais sont-elles assez significatives pour justifier d’une signature de notre part ? C’est à vous de nous le dire en votant sur l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou à partir de notre site.

UNITE SYNDICALE
Qu’est-ce qu’un contrat d’opération, tel que prévu par les ordonnances Macron ? Tout simplement un CDI pouvant s’arrêter à tout moment si l’employeur estime – unilatéralement - que le projet est terminé. Imaginez la négociation de votre PPi avec votre « employeur banquier» à la place de votre avance logement. Précarité à la sortie, mais aussi à l’entrée puisque la période d’essai est celle d’un CDI classique. Ce dispositif aurait pu concerner tous les métiers de la banque (sauf commercial dans le réseau). S’appuyant sur une seule organisation syndicale, le patronat bancaire a essayé d’imposer ce contrat jetable dans la branche. Unis dans la contestation de ce projet profondément contraire aux intérêts des salariés, la CGT, la CFDT, la CFTC et FO ont heureusement fait échouer cette manœuvre. En ce lendemain de 1er mai, voilà une belle illustration de la réunion de sensibilités syndicales diverses pour contrer « l’accompagnement » des oukases de la direction que préconisent certains. En cette période difficile pour la SG, c’est bien dans cet esprit rassembleur et combatif que la CGT inscrit son engagement auprès de vous.

UTILISEZ VOTRE CAPITAL
Et puisqu’il est question d’engagement, c’est le moment d’utiliser les droits de vote attachés aux actions SG que vous détenez dans votre PEE. Alors que le PDG de Danone montre l’exemple en renonçant à la fois à sa retraite-chapeau et à sa prime de non-concurrence, les dirigeants de notre banque s’inscrivent à contre-courant de cette «insoutenable concentration des richesses dans le monde». Pour les aider à retrouver le sens commun, votez via Esalia ou confiez vos voix au représentant de la CGT à l’AG (Emeric Uhring, 17 cours valmy, 92972 Paris la Défense) qui se tiendra le 21 mai prochain.

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Publié dans Infos 2019

PRENEZ LE POUVOIR !
Malgré la raréfaction des Plans Mondiaux d’Actionnariat Salarié (PMAS), vous restez les premiers actionnaires de la Société Générale avec 10,91% des droits de vote. De quoi faire entendre votre voix dans la détermination de la stratégie, de la politique de rémunération, etc. ? Pas si vous laissez le Fonds E exercer vos droits de vote à votre place. Par un tour de passe-passe dont elle a le secret, la direction a en effet réussi à garder la haute main sur le Fonds E et sa politique de vote à l’Assemblée Générale des actionnaires. Alors qu’elle nous inflige son 12e plan de restructuration et de suppressions de postes en 10 ans, qu’elle s’obstine à distribuer la majeure partie des résultats de l’entreprise au lieu de les réinvestir pour soutenir l’emploi et la croissance et qu’elle ne cesse de s’attaquer aux acquis négociés depuis des dizaines d’années, le cours de l’action est toujours orienté à la baisse. Ce ne sont plus seulement les salariés qui expriment - à travers notamment du baromètre employeur - leur défiance à l’égard de la stratégie suivie par la direction actuelle, ce sont aussi les investisseurs. Dans ces conditions, est-il possible de laisser voter les résolutions reconduisant les administrateurs responsables d’une stratégie dont vous êtes les premières victimes en termes notamment de dégradations des conditions de travail et de rémunération ? Est-il possible de laisser voter les résolutions protégeant les avantages et parachutes dorés des directeurs généraux ? Si comme nous, vous pensez que non, alors vous pouvez exercer directement vos droits de vote sur Esalia ou alors les déléguer comme chaque année au représentant de la CGT à l’Assemblée Générale, Emeric Uhring (domicilié pour l’occasion à la permanence CGT, Tour SG, 17 cours Valmy, 92972 PARIS LA DEFENSE).

LES EXPERTS, C’EST VOUS
Un premier examen par le CE des Services Centraux Parisiens des 344 pages du projet de réorganisation de GBIS et IBFS – avec ses 752 suppressions de postes prévues – a eu lieu ce jeudi. Un expert a été missionné afin d’en étudier les motivations économiques avancées par la direction et la justification des suppressions de postes. Il dispose d’un petit mois de Mai pour produire son rapport. Mais quelles que soient ses qualités, il a aussi besoin des experts de terrain c’est-à-dire de vous. Les élus CGT sont là pour recueillir vos remarques, questions et suggestions afin de les lui transmettre et nourrir ainsi des contre-propositions destinées à sauvegarder un maximum d’emplois et d’activités. C’est aussi comme ça que nous préserverons la banque des coupes provoquées par l’obsession du rendement à court terme et que nous pourrons contribuer à construire l’avenir.

DES ELECTIONS MARQUANTES
Merci à vous qui avez voté lors du 1er tour des élections du futur CSE des centraux. La CGT SG continue sa progression avec 35,16% des voix exprimées (et même 35.82% parmi les cadres). C’est d’ailleurs la seule organisation syndicale qui progresse. 7 syndicats se présentaient à cette élection. L’UNSA rate son entrée et ne sera pas représentatif. La CFTC perd sa représentativité dans ce périmètre qui représente la moitié des effectifs de la SG en France. Le SNB, secrétaire du CE sortant, perd 0,67%. La CGT fait donc une belle progression (+4% !) avec un taux de participation qui augmente lui aussi de 5,60%. C’est un véritable encouragement à continuer notre syndicalisme combatif et proche de tous les salariés ! Merci !

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 moon notre dame

 

Publié dans Infos 2019

Proposition de votes pour les résolutions pour l'Assemblée Générale de la Mutuelle - 31 mai 2018

Résolution n° 1 :                                                                                        OUI

Résolution n° 2 :                                                                                        OUI

Résolution n ° 3 :                                                                                       OUI

Résolution n° 4 :                                                                                        OUI

Résolution n° 5 :                                                                                        OUI

Résolution n° 6 :                                                                                        OUI

Résolution n° 7 :                                                                                        OUI

Résolution n ° 8 :                                                                                       OUI

Résolution n° 9 :                                                                                        OUI

Résolution n° 10 :                                                                                      OUI

Résolution n° 11 :                                                                                      NON

Résolution n° 12 :                                                                                      NON

Résolution n° 13 :                                                                                      OUI

Résolution n° 14 :                                                                                      OUI

Résolution n ° 15 :                                                                                     OUI

Résolution n° 16 :                                                                                      OUI N'oubliez pas de voter pour Jean Paul Josset et Jean Pierre Schiltz

Nous préconisons de voter pour les résolutions 1, 2,3,4 qui sont des modifications permettant l’adaptation des règles statutaires aux évolutions de la législation.

La résolution n° 5 est motivée par l’harmonisation du régime facultatif avec le régime obligatoire des actifs. Il en est de même de la résolution n° 6 ainsi que pour pallier aux restrictions du gouvernement.

Les résolutions n° 7, 8 et 9 sont rendues nécessaires par des modifications du code de la mutualité.

La résolution n° 10 valide l’adhésion à UGM à laquelle nous sommes favorables.

Nous sommes par contre fortement opposés aux résolutions n° 11 et 12 qui regroupent des propositions du Conseil d’Administration qui remettent en cause les droits des membres et qui prévoient une première hausse en 2019 tout à fait injustifiée de 8% de la cotisation du régime facultatif et qui donne le pouvoir exorbitant au Conseil d’Administration de décider de futures augmentations sans les soumettre à l’accord de l’Assemblée Générale. Autant la CGT était favorable à une amélioration des prestations qui aurait entraîné une hausse modérée de la cotisation autant nous ne pouvons cautionner la décision du Conseil d’y ajouter plus de 2% de hausse sans aucune motivation.

Les résolutions 13,14 et 16 portent sur l’approbation de la désignation des membres du Conseil d’Administration soumise à l’Assemblée Générale.

La résolution n° 15 porte sur les pouvoirs généraux que nous approuvons traditionnellement.

PETIT FOUR

Frédéric Oudéa avait certes soigné son bronzage pour l’Assemblée Générale des actionnaires, cela n’a pas suffi à donner des couleurs à une réunion bien terne. Il est vrai que les résultats affichés par la banque pour 2017 ont été fraîchement accueillis lors de leur publication et que certains analystes reprochent à la direction son « manque d’inspiration stratégique ». La présentation du Directeur Général n’a rien fait pour dissiper cette impression tant son discours n’a fait que recycler des thèmes généraux déjà entendus les années précédentes (digital, satisfaction client, maîtrise des coûts…). Mais bon, il a affirmé que dans 10 ans nous verrions que les orientations actuelles sont les bonnes. En attendant, la priorité est donnée à la distribution de dividendes : l’objectif d’un taux de distribution de 50% est désormais assorti d’un niveau plancher de 2,20 euros par action. De quoi rassurer les rentiers, mais qui n’est pas un marqueur de dynamisme exubérant. Les applaudissements de la salle ont d’ailleurs été bien mous. Cette dernière ne s’est réveillée que pour ricaner lorsque Jean-Bernard Lévy a essayé de nous apitoyer sur la faiblesse de la rémunération des dirigeants de la banque par rapport aux autres grands patrons européens. Pas de joli graphique pour montrer la NAO à 0 depuis 2011 en revanche. Forts des 187.191 voix déléguées par ceux d’entre vous qui avaient mandaté notre représentant pour voter à l’AG (+7.000 par rapport à 2017 alors que l’actionnariat salarié a fortement reculé en l’absence de PMAS), nous nous sommes opposés aux résolutions organisant les petits cadeaux entre amis en terme de rémunération des membres de la Direction Générale et du Conseil d’Administration. Il suffit de voir comment ces clauses ont bénéficié à Bernardo Sanchez-Incera… Il est vrai que, avec ses 76,35% de taux de réussite de ses objectifs, il caracole en tête du classement des mandataires sociaux. Tout cela n’a guère impressionné les quelques actionnaires qui ont posé des questions gênantes : quand la saga des sanctions – toujours annoncée comme devant se résoudre « dans les prochaines semaines, voire les prochains mois » - se terminera-t-elle enfin ? quand les marchés cesseront-ils de sanctionner le cours de l’action ? Les réponses ont été plus embarrassées que celles de Séverin Cabannes à celles de l’ONG qui est venue fort opportunément l’interroger sur un sujet qui lui a permis d’illustrer à quel point la SG était une entreprise socialement responsable. Cela aurait été plus crédible si la direction n’avait pas décidé, par exemple, de vendre les appartements destinés au logement d’urgence de salariés en situation de détresse.

CASE DEPART

Bernardo Sanchez-Incéra n’aura pas touché les 20.000 en passant par la case départ, mais un parachute doré d’environ 2 millions d’euros. Les indemnités de départ en 2017 avaient déjà fait exploser le montant moyen des 10 plus hautes rémunérations (+34% !). Concernant BSI, le parachute doré est d’autant plus voyant qu’il sera certainement la seule personne à la SG qui aura bénéficié d’environ 2 millions d’euros… pour démissionner.

O TEMPORA, O MORES

Il y a eu comme une frénésie côté direction pour organiser des réunions d’information avant les représentants du personnel sur les projets 2019 de BDDF qui seront soumis aux instances représentatives des salariés les 7 et 8 juin prochains. Webex, petits déjeuners, réunions à 17h … tout a été mûri en amont pour préparer, en douce, l’addition des réorganisations 2019. En droit, ça s’appelle du délit d’entrave. Un peu comme ce qui se passe dans les centraux avec les dossiers de délocalisations qui mûrissent dans certains secteurs. Côté BDDF, les premières opérations auront lieu début 2019 (cf notre site internet). D’ici là, la direction planchera début juin devant le CCE. Si besoin, vous pouvez contacter vos représentants CGT locaux.

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Publié dans Infos 2018

Bonjour à tous,

 

Vous avez reçu le mail pour l’assemblée générale de la mutuelle SG. Certains d’entre vous nous ont demandé ce que nous votions. Voici nos propositions :

 

  • voter Pour à toutes les résolutions qui sont pour la plupart réglementaires ou des évolutions pour s'adapter aux nouvelles réglementations et pour quelques unes des améliorations que la CGT a souhaité, de même à l'augmentation des cotisations du régime facultatif qui est due en partie aux taxes mises en place par le gouvernement depuis plusieurs années.
  • Par contre, voter Contre la 16 ème résolution qui est du ressort d'une assemblée générale extraordinaire au cas où nos gouvernants veulent encore changer la réglementation pour charger les mutuelles.
  • Pour le renouvellement des administrateurs : Carayol et Viala 

 

Bonne journée

Bonjour,

L’Assemblée Générale des actionnaires s’est tenue mardi dernier. Et s’il y a bien un point qu’elle a établi sans contestation possible, c’est que les résultats de l’année 2014 étaient bons, voire très bons pour le pôle GBIS. Qui plus est, le 1er trimestre 2015 annonce également une très bonne cuvée pour cette année. Cela pourrait vous surprendre si vous vous souvenez des discours qui ont été tenus lors des discussions salariales, qu’elles aient été individuelles ou collectives. A travers les différentes réunions qui se sont tenues cette semaine, nous pouvons avoir une idée de l’affectation des résultats de votre travail :

  • La plus grande part va être affectée à la distribution d’un dividende, en hausse de 20% cette année. Le taux de distribution du résultat net sera de 40%, avec un objectif de 50% pour les années suivantes.
  • Une part également très importante est destinée aux dépenses d’investissement, et en particulier au chantier de la révolution digitale dont il a été beaucoup question tant au CCE que lors de l’AG de mardi.
  • Une part plus restreinte que les années passées va être consacrée au renforcement des fonds propres, mais ceux-ci sont désormais réputés très solides suite au stress test de la BCE l’été dernier.  
  • Le top management va également toucher  sa part, tandis que celle des 6000+ bénéficiaires d’actions dites « de performance » (sur 145'000 salariés dans le monde) va augmenter en moyenne de 25% par rapport à l’année dernière.

Mais il manque une ligne : celle concernant la rémunération – fixe et variable, individuelle et collective – des salariés. Et pour cause : comme tous les frais fixes, elle a vocation à baisser afin d’atteindre le plus rapidement possible le chiffre magique de 10% de rendement du capital (ROE). Or ce dernier n’était encore que de 8,8% au 1er trimestre 2015, malgré des résultats excellents. Séverin Cabannes a donc pu se féliciter que les frais fixes aient baissé de 2% en 2014, et tous les intervenants de la direction répéter en chœur que l’effort devait se poursuivre. Il ne faut donc pas se laisser tromper par les chiffres partiels qui nous ont été distribué lors de la réunion de concertation sur la rémunération variable. Ils excluent ainsi toute la BFI où, si l’on en croit les déclarations en AG, les bonus ont baissé de 35% l’année même où les résultats augmentaient de près de 40%. Plus généralement, la disparition de l’augmentation de capital réservée a également permis à la direction d’économiser environ 40 millions d’euros.

La réponse à la question initiale est donc claire. Les bons résultats ne profitent certainement pas aux salariés. Nos objectifs dans les discussions au sujet de la rémunération variable sont notamment d’assurer un partage plus équitable et plus transparent de la valeur ajoutée créée par l’entreprise. Et dans le même ordre d’idée, puisque le transfert de près de 2800 de nos collègues de La Défense vers Val de Fontenay à l’horizon 2016-17 doit permettre des économies annuelles d’environ 20 millions d’euros, nous estimons qu’il est normal et équitable que la direction fasse des efforts significatifs pour les accompagner dans ce bouleversement. Nous attendons donc de sa part des propositions enfin sérieuses sur le sujet. Peut-être mercredi prochain…

Bon week-end !

Emeric

Secrétaire du CE des Service Centraux Parisiens

Délégué du Personnel CGT

Publié dans Tribune des Salariés

Bonjour,

S’il y a bien un domaine où la com’ ne chôme pas à la SG, c’est bien celui du social. Depuis quelques années, nous sommes littéralement ensevelis sous un flot de messages vantant la QVT, le RSE, le label Top Employer, les ateliers Life at Work, etc. Mais parallèlement, et de façon inversement proportionnelle, nous avons clairement le sentiment que la situation des salariés au sein de l’entreprise se dégrade : objectifs, rythmes de travail, rémunérations, disparition des augmentations de capital… tous les indicateurs objectifs sont en recul, à l’inverse des résultats de la banque. Nous pouvons protester lors des élections et dans le cadre des instances représentatives du personnel (CE, etc.), mais nous pouvons également le faire lors de l’Assemblée Générale des actionnaires en nous exprimant sur les résolutions soumises au vote. Comme la direction confisque les votes du fonds E, la CGT vous invite comme tous les ans à confier vos pouvoirs à son représentant. En l’occurrence, cette année encore, ce sera moi. Vous trouverez la démarche à suivre un peu plus bas.

Une fois muni de vos pouvoirs, que vais-je en faire ? Le détail de nos votes et leur explication est donné dans la pièce jointe à ce message. Mais il y a des points saillants : la politique de rémunération des mandataires sociaux par exemple, avec Bernardo Sanchez-Incera qui se fait offrir une augmentation de plus de 14% de son salaire fixe (soit 100'000 euros de plus annuellement) au prétexte qu’ils ne sont plus que deux directeurs délégués au lieu de trois. Quand il y a des suppressions de poste dans un service ou une agence, le salaire des collègues qui restent n’est pas augmenté que je sache. Il leur est demandé de faire des gains de productivité. Pourquoi cela ne s’appliquerait-il pas à nos chers directeurs ? Quant à la proposition de nommer Gérard Mestrallet au Conseil d’Administration, j’espère qu’il s’agit d’une erreur de jugement involontaire. Comment peut-on parler de responsabilité sociale de l’entreprise et envisager d’accueillir ainsi un homme dont la retraite-chapeau de près de 900'000 euros par an a généré une telle polémique ? qui plus est alors qu’il s’apprête à laisser GDF-Suez dans une situation assez moyenne après avoir détruit autant d’emplois ? quelle exemplarité !

Pour résumer, il est important de faire entendre votre voix à l’Assemblée Générale des actionnaires le 19 mai prochain. Car c’est là que seront entérinées les décisions stratégiques de la direction, dont sa politique de rémunération. Si vous êtes en désaccord avec la politique menée ces dernières années, faites-le savoir !

 

Cordialement,

 

Emeric Uhring

Secrétaire du CE des Service Centraux Parisiens

Délégué du Personnel CGT

http://192.16.214.12/espacesyndicalcgt/

www.cgtsocgen.fr

 

PS : procédure de délégation

http://cgtsocgen.fr/1219-votez-utile-a-l-assemblee-generale-donnez-pouvoir-a-un-elu-cgt

 

ATTENTION ! IL Y A DEUX MANIPULATIONS A FAIRE

Vous pouvez donc, dès maintenant, et jusqu’au 18 mai lui donner vos pouvoirs en vous rendant sur

Sur Nominet / Sharinbox(pour vos 40 actions gratuites)

Oubli des codes :https://sharinbox.societegenerale.com/obtenirCodesChoix.do

ET

Sur Esalia(pour le fond E)

Oubli des codes : 09 69 32 15 21

 

 

Informations utiles pour donner les pouvoirs

Emeric UHRING - syndicat CGT SG, 17 cours Valmy - Paris la Défense

Publié dans Tribune des Salariés