Tout d'abord, nous continuons d'organiser des réunions d'information pour répondre à vos questions :

Secteur Immeuble Lundi 15 avril Mardi 16 avril Mercredi 167avril Jeudi 18 avril Vendredi 19 avril  
Matin 12h-14h Après midi Matin 12h-14h Après midi Matin 12h-14h Après midi Matin 12h-14h Après midi Matin 12h-14h Après midi  
La Défense Granite   Granite 32 Salle 613     Granite 30 Salle 613     Granite 32 Salle 613     Granite 32 Salle 609     Granite 32 Salle 613    
Alicante Permanence CGT: Ascenseur du CE, en descendant au niveau R0.  
Dunes DUNE 4   Dune 4-039           Dune 4-039     Dune 4-021     Dune 4-039    
Perspective
Défense
  Les élus locaux se tiennent à votre disposition Les élus locaux se tiennent à votre disposition Les élus locaux se tiennent à votre disposition Les élus locaux se tiennent à votre disposition Les élus locaux se tiennent à votre disposition Les élus locaux se tiennent à votre disposition Les élus locaux se tiennent à votre disposition Les élus locaux se tiennent à votre disposition Les élus locaux se tiennent à votre disposition Les élus locaux se tiennent à votre disposition Les élus locaux se tiennent à votre disposition Les élus locaux se tiennent à votre disposition Les élus locaux se tiennent à votre disposition Les élus locaux se tiennent à votre disposition Les élus locaux se tiennent à votre disposition  
 

 

La direction avait convoqué les syndicats représentatifs (CGT, CFDT, SNB et CFTC) à une négociation en vue d'obtenir un accord qui prévoit des départs volontaires dans le cadre des RCC. Pour remplir cette obligation légale dans le cadre des RCC, l'accord doit contenir 9 parties :

• Modalités et conditions d'informations du CSE (le CE pour lequel vous devez avoir voté avant le 18 avril 16h00) ;

• Le nombre de suppressions de postes et la durée sur laquelle elles sont effectuées ;

• Les conditions d'éligibilité ;

• Les modalités de présentation et d'examen des candidatures au départ des salariés ;

• Les modalités de conclusion d'une convention individuelle de rupture et d'exercice du droit de rétraction des parties ;

• Les critères de départage entre les potentiels candidats au départ ;

• Les modalités de calcul des indemnités de rupture garanties au salarié ;

• Les mesures visant à faciliter l'accompagnement et le reclassement externe des salariés sur des emplois équivalents ;

• Les modalités de suivi de la mise en œuvre effective de l'accord portant RCC.

La réunion était présidée par Frédéric Clavière Schiele. Le patron de la direction des Métiers avait été convié pour nous présenter le dispositif d'accompagnement opérationnel qui devrait être mis sur pied.
Avant de nous remettre un support de réunion en séance, la direction nous a informés qu'elle n'envisageait pas traiter tous les points en réunion et qu'une bonne partie serait traitée le 23 avril.

Nous lui avons fait remarquer qu'il était hors de question de ne pas traiter sérieusement des questions pratiques et de renvoyer aux calendes grecques la question des modalités financières

Sur les 9 points qui devaient être traités, la direction avait prévu de n'en aborder que 6 aujourd'hui et d'en renvoyer 3 pour la prochaine réunion.

Nous lui avons fait remarquer que nous étions prêts à avancer dans la discussion et qu'il était donc de sa responsabilité d'associer l'ensemble des responsables nécessaires. "Si vous voulez en aborder, vous pouvez.". C'est ce que nous avons fait après la présentation du dispositif "MET" qui remplace le "campus" qu'ont connu les plus anciens en 2012.

Bertrand Lagny a rappelé qu'on était sur l'ampleur des plans de 2012 et 2013 et qu'il fallait que la direction des métiers (MET) s'adapte pour absorber la charge de travail. "Heureusement, on a Hélène Krief et right management qui connaissent parfaitement la SG" nous a-t-il dit avant de décliner un calendrier idéal pour la direction :

Si on est sur un calendrier d'ouverture du plan au 1er juillet, on envoie le 3 juin un courrier aux salariés directement concernés par d'éventuelles suppressions de postes dans leur entité (et un mail aux expat concernés - cf plus loin) et on met en place une plateforme téléphonique/numéro vert le 3 juin pour répondre aux questions (avec anonymat garanti).

Le 11 juin, ouverture d'une plateforme de rendez-vous (type Doctolib) pour prise de RDV à partir du 1er juillet.

Les Rdv auront lieu sur 3 sites (Kupka B, Colline sud et l'immeuble Belvédère).

Pour la CGT, nous avons fait remarquer à la direction qu'elle avait choisi de cumuler 3 difficultés : la disparition du "campus" (seule Hélène Krief est la seule survivante), le calendrier qui se déroule sur juillet et août (avec la difficulté que nous connaissons bien en été de trouver des interlocuteurs capables de trancher nos demandes pour répondre aux salariés) et permettre les départs des RH concernées qui devraient répondre aux sollicitations des salariés.

Dans ce contexte, nous avons demandé que nous soit communiqué le courrier (lettre ou mail) qui sera envoyé aux salariés concernés, pour vérifier qu'il est bien conforme avec nos discussions et toutes les modalités.

Nous avons aussi demandé quel effectif était prévu pour faire face aux multiples demandes des salariés concernant le PSE en plein été.

Bertrand Lagny a précisé que 44 salariés de Right Management étaient prévus.

Pour traiter les RCC et la TA (22/24 personnes) et pour le reclassement 16/18 personnes avec l'aide de la direction des métiers et des HRBP (qui ne peuvent prendre que 15 jours de congés).

Enfin, nous avons demandé à étendre le booster du 1er mois puisque la direction a choisi l'été qui n'est pas la période propice au déploiement d'un plan de cette ampleur.

Nous avons demandé à clarifier la question des "compétences indispensables" qui empêcherait certains salariés dont le poste est supprimé de bénéficier des dispositifs de l'accord.

Frédéric Clavières Schiele (FCS) a précisé qu'il va y avoir 2 courriers (un pour les directs et un autre pour les "directs et indispensables"). Les indispensables pourront alors nous saisir pour faire appel à la commission de recours s'il le souhaitent pour contester leur caractère "indispensables".

Alors que FCS précisait que certains seniors pouvaient être indispensables pour le Run Of, nous avons demandé à la direction combien de salariés ont moins de 3 ans d'ancienneté. Le problème nécessite d'être examiné car quand on est, par exemple, tradeur sur les matières premières et qu'on ferme l'activité, on peut douter des possibilités de reclassement. Nous avons donc demandé à réexaminer la condition de 3 ans d'ancienneté pour bénéficier de l'ensemble des dispositifs de l'accord.

FCS va clarifier pour la prochaine fois. Il nous a informés qu'ils réfléchissaient sur les "salariés directs et volontaires pour un reclassement" dont la démarche mériterait d'être connue des HRBP le plus en amont possible pour permettre d'optimiser le dispositif.

Nous avons exigé que ce soit bien le salarié qui soit à l'origine de la démarche et que la confidentialité soit la plus forte et longue possible.

Concernant la mobilité, B. Lagny a précisé que la mobilité en cours non finalisée est gelée à la date du 9 avril (sauf banque de détail).
Sauf pour les postes en risque opérationnel, les profils spécifiques et les postes junior. Aujourd'hui, 1200 postes sont préemptés.
Certaines populations spécifiques (expat dont la mission finit en 2019 mais qui n'a pas de point de chute au 1er mai) auront des conseillers dédiés.

Nous avons demandé à avoir communication des postes spécifiques, des spécificités et autres exceptions car on a vu, dans les plans précédents, certaines directions s'exonérer des règles et devoir de reclassement du groupe. Nous devrions donc avoir "les exceptions" par BU et SU …

Sur une intervention de la CGT, la direction a précisé que les expats, les missions et les absents étaient tous traités de la même manière, en fonction de leur dernière affectation, tout comme les salariés des réorganisations précédentes qui n'ont pas trouvé de reclassement avant le 1er mai.

Au SNB qui reprochait à la direction de favoriser les départs et non pas le reclassement, FCS a répondu : "ça n'a jamais posé de problème…et cela permet de multiplier les reclassements".

La CGT a fait remarquer qu'après les 800 démissions qui génèrent des tensions à cause du sous-effectif, les 1200 postes préemptés vont prolonger la souffrance de certaines équipes pendant 4 mois… Le problème de charge de travail est réel. Ca va être très dur pendant 6 mois pour ceux qui restent.

Nous avons déploré qu'aucune information ne soit effectuée auprès des personnes absentes en +ou- longue durée. A part le site syndical, le salarié n'a aucun moyen d'information et nous n'avons pas de moyen de les contacter.

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FCS a précisé qu'il était en attente de l'administration de l'acceptation de la dérogation pour passer directement devant le CSE des centraux et qu'en cas de refus, il convoquerait le 16mai le CSEC. Les délais administratifs feraient que la direction voudrait un accord à envoyer à l'administration le 5 mai (pour un délai de réponse de 15 jours pour valider).

La réunion était prévue pour s'arrêter là. Mais alors que la direction s'apprêtait à conclure : "nous aurons besoin de discuter la semaine prochaine des modalités de calcul des indemnités de ruptures", nous avons prévenu que la ficelle était un peu grosse et qu'il était hors de question de bâcler la suite : 

Attention, sur le calcul des indemnités de rupture et les modalités pratiques, tout comme sur la condition d'ancienneté, ne tentez pas de nous mettre dans un entonnoir pour avoir un accord le 5 mai… nous ne sommes pas d'accord ! Il faut préciser les choses et en discuter sérieusement. Nous ne n’accepterons pas de nous retrouver, dans une seringue, pressurés par le temps. Il y a des sujets et des serpents de mer dont il faut parler : préavis, clause de non concurrence, différé, prise en compte du variable pour les moins de 15 ans d'ancienneté, etc.

FCS a fini par préciser que les problèmes de timing avec l'administration étaient son problème et de sa responsabilité, et que s'il fallait arbitrer entre un timing serré et un accord à trou, ou un dispositif complet qui nécessite plus de temps, il mettrait le temps qu'il faut pour obtenir des délais de grâce auprès de l'administration.

Le SNB et la CFDT ont précisé qu'ils feront leurs demandes la semaine prochaine.

Il y a fort à parier que les résultats des élections en cours pèseront très fortement sur la capacité d'écoute des membres de la direction. 
Plus la CGT aura de voix, plus nous aurons de chance d’obtenir des conditions financières satisfaisantes et des garanties pour ceux qui restent, qui soient dignes et significatives.

 Le document remis en séance est disponible ici 

12e Plan de suppressions de postes

En l’absence de Séverin Cabannes, c’est à Laure Lemagnien et Anne-Catherine Ropers qu’est revenu l’honneur de nous présenter le 12e plan de réduction d’effectif de l’ère Oudéa.
Ceci est une revue rapide de la réunion tenue lundi soir. Le détail du plan sera communiqué mardi matin aux élus et mis à disposition sur notre site internet : www.cgtsocgen.com.

En bref
Environ 1600 postes supprimés dans le monde au total (dont environ 1200 pour GBIS) dont 752 en France.
Détail en France par pôles :

  • GBIS : 504
  • HRCO/GBI : 14
  • IBFS : 171
  • Autres directions centrales : 63

Ces 63 dernières suppressions ne pourront donner lieu qu’à des mesures de reclassement interne. Les départs volontaires se feront dans le cadre d’une rupture conventionnelle collective (RCC).

Les expatriés qui n’auront pas de point de chute identifié au 1er mai et les salariés dont les postes ont été supprimés lors de réorganisations précédentes et n’ont pas encore trouvé de reclassement pourront bénéficier des dispositifs d’accompagnement, y compris des départs volontaires.

La période d’information des salariés et de consultation des instances représentatives du personnel (IRP) s’ouvre dès le 9 avril.

La mise en place du plan de réorganisation et de ses mesures d’accompagnement devrait se faire fin mai ou début juin. C’est à ce moment-là que vous pourrez vous manifester auprès d’un dispositif dédié encore à définir avec la direction.

L’objectif de la direction reste de revenir à un RONE pour GBIS compris entre 11,5% et 12,5% contre 7,9% en 2018. La direction vise un allègement de 10 milliards d’euros des RWA, dont 2 milliards grâce à l’optimisation de l’utilisation des ressources rares. La sélectivité sera de mise dans les relations commerciales.

IBFS
Après une première rencontre avec Philippe HEIM (cf cr ci dessous), Nicolas Eyt pour IBFS et Marie Albanne Pottier sont venus devant les organisations syndicales présenter le bilan de la réflexion d'IBFS. Après quelques circonvolutions sur le contexte, le bilan positif des BU, les espoirs en terme de trajectoire, contrebalancées par les incertitudes géopolitiques et l'évolution des métiers, la présentation de la future structure devrait voir les effectifs passer de 378 postes actuels à 226 à la cibles. C'est une vague massive de 135 suppressions nettes de postes qui devraient concernées 235 salariés éligibles aux mesures complémentaires décrites dans l'accord emploi (171 suppressions de postes dont 17 liés à SGABS et 29 expat, avec par ailleurs 28 tranferts vers d'autres directions centrales et 19 créations de postes en BU).

Pour pouvoir véritablement s'y retrouver dans les chiffres qui nous ont été présentés et challenger la justification de chaque suppression de postes, il faudra analyser précisément le document qui va être remis aux organisations syndicales et instances représentatives du personnel demain à 8h30.

Ce document fera ensuite l'objet d'une consultation du CE des Centraux, tout comme le dossier GBIS. Une prochaine réunion de négociation spécifique aura lieu le 15 avril. 

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Publié dans d - Emploi
05/04/2019 15:40 | Boursier | 261 | Aucun vote sur cette news
 

Les spéculations autour des suppressions de postes chez la Société Générale se font de plus en plus précises...

 Credits Reuters

Les spéculations autour des suppressions de postes chez la Société Générale se font de plus en plus précises. Selon les dernières indiscrétions obtenues par Bloomberg, la banque rouge et noire envisage d'éliminer jusqu'à 700 emplois à Paris et des centaines d'autres à Londres et à New York après avoir connu un premier trimestre pour le moins difficile dans ses activités de marché. Une annonce officielle pourrait intervenir dès la semaine prochaine, selon les sources de l'agence. Parmi les dirigeants, Bruno Benoit, responsable de la division "fixed income and currencies", quitterait le navire.

L'établissement financier a annoncé, début février, un nouveau plan de réduction de coûts de 500 millions d'euros dans sa banque d'investissement et une évaluation de ses activités les moins rentables. Le pôle Global Banking & Investor Solutions (GBIS) du groupe Société Générale emploie plus de 20.000 personnes.

 

La source

05/04/2019 | 18:55
SOCGEN VA SUPPRIMER ENVIRON 600 POSTES DANS SA BFI À PARIS

PARIS (Reuters) - Société générale prévoit de supprimer environ 600 postes à Paris au sein de sa banque de financement et d'investissement (BFI) et plusieurs centaines d'autres à Londres et New York, a dit vendredi une source à Reuters.

Il y a deux mois, le directeur général de la troisième banque française Frédéric Oudéa, a déclaré que celle-ci prévoyait d'économiser 500 millions d'euros dans sa BFI après que le bénéfice de cette division a été divisé par plus de deux au quatrième trimestre 2018.

Au sein de cette BFI, les encours pondérés alloués aux activités de marché seront réduits de quelque huit milliards d'euros et la banque veut désormais se concentrer sur certaines activités comme les dérivés actions en réduisant la voilure sur les taux, les changes, le crédit et les matières premières.

La direction de Société générale doit rencontrer la semaine prochaine les représentants du personnel pour évoquer ce plan de suppression de postes, a ajouté la source.

"Ces suppressions de postes prendront la forme de départs volontaires", a dit de son côté un responsable syndical.

Un porte-parole de la banque a refusé de commenter les informations.

Le titre SocGen a terminé en repli de 1,22% vendredi, ce qui porte son recul à 4,2% depuis le début de l'année après avoir déjà perdu 35,4% en 2018 contre respectivement +9,5% et -28% pour l'indice regroupant les valeurs bancaires européennes.

 

(Matthieu Protard, édité par Dominique Rodriguez)

 

TOUR DE CHAUFFE
Séverin Cabannes est venu devant les représentants syndicaux nationaux pour faire un «point d’étape» sur la revue d’activités en cours sur l’ensemble des activités de GBIS. Il nous a présenté l’analyse du contexte global et les anticipations de la DG. Le compte-rendu complet est sur notre site. Quant aux conclusions en termes de restructurations, elles ne devraient pas nous être présentées avant mi-avril. Quelle stratégie adopter face à l’empilement des contraintes réglementaires depuis 10 ans, une concurrence féroce venue d’outre-Atlantique, un abandon de l’Europe, une profonde modification des attentes des clients ? … Pour l’instant, la direction n’a pas répondu à ces questions. Seules quelques fuites ont déjà animé les rédactions. Une autre manière de préparer les esprits. En tout cas, ce n’est pas l’annonce d’une nouvelle cure d’économies qui peut faire une stratégie convaincante tant vis-à-vis des marchés que des salariés. Il faudra beaucoup plus.        

CDI CHEZ KLEENEX           
Le nouveau monde n’en finit pas de réinventer la roue. S’il y a bien besoin d’aide exceptionnelle sur tel ou tel aspect, ou dans telle ou telle circonstance, le CDD ne suffit plus au MEDEF. Les plus anciens se rappelleront que la SG n’avait pas attendu pour abuser des contrats courts. En 2000, le record SG que nous avions rencontré dans nos locaux était un salarié, dans les salles de marché, qui avait cumulé 51 contrats à durée déterminée, pour faire le même job que son collègue du middle office à coté de lui et qui bénéficiait, lui, pleinement des avantages SG et de la convention collective. Grâce à la CGT, il a été intégré tout comme 300 autres salariés des back et middle offices, après que la SG ait été condamnée pour délit de marchandage et prêt de main d’œuvre illicite. En 2019, un projet d’accord est soumis par l’AFB aux syndicats. Il s’agirait de pourvoir tous types d’activités (sauf commerciale en agence !), avec du personnel virable du jour au lendemain. Cela pourrait concerner 1.200 salariés dans une entreprise comme la SG. Il n’est pas prévu de RTT, juste une «attention» à la pose de congés si le contrat dure plus d’un an. Quid de la mutuelle ? Quid de la prévoyance ? Quid de l’ex IP Valmy ? Le projet d’accord de branche nécessite de sérieux garde fous. Il prévoit même que quelque soit la cause, la rupture du contrat est considérée comme fondée sur une cause réelle et sérieuse … Pas vraiment de quoi améliorer l’engagement des salariés !

LOBBYING
Alors qu’en France seuls les syndicats représentatifs (qui  ont eu plus de 10% lors des élections) peuvent normalement entrer dans une salle de réunion et négocier, la direction a réussi à faire signer un accord SG qui permet d’exclure la CGT du suivi de ce dernier au motif qu’elle n’en est pas signataire. Il s’agit ici de l’accord QVT – que nous avions dénoncé comme un marché de dupes – qui aurait tenu sa première réunion de suivi sans la CGT. «Et alors ?» nous direz-vous. Dommage, car nous aurions pu vous expliquer comment la direction a obtenu que l’enquête QVT soit fusionnée avec le Baromètre Employeur, et que la prestation soit dorénavant effectuée par BVA (par ailleurs détenu par Bolloré et condamné pour discrimination syndicale envers la CGT) au détriment d’Ipsos. Tout se passe entre gens de bonne compagnie. D’où l’exclusion de la CGT de l’invitation ... Certains noteront même un lien direct entre la QVT et la contribution de HRCO/SSA à la liste de candidats d’une organisation syndicale aux élections des services centraux. Alors, indépendants ? Oui. C’est bien. Indépendants de la direction, pour un réel contre pouvoir, c’est mieux et c’est même indispensable !

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cgt rentabilite

natio 24mars2019

Publié dans Infos 2019

EMPLOI 2019-2022
L’accord «emploi» a été signé par l’ensemble des syndicats représentatifs. C’est assez rare pour être souligné. Lors de la signature, nous avons alerté Caroline Guillaumin sur 2 sujets sensibles. Le premier concerne l'attribution des variables. Au-delà des limites même de l'exercice et parfois de la brutalité des annonces, il y a encore trop d'endroits où il est discriminatoire (par l'âge, le sexe, la mobilité). De plus, il est souvent incohérent avec le travail rendu et au final, l'exercice est contre-productif. Nous sommes aussi venus sur la pression subie par les salariés des salles (Mark entre autres) et d'autres «secteurs en tension», pour les pousser à la démission. C’est insupportable. Nous avons négocié pour définir les règles du jeu. Nous les avons signées avec la direction. Ce n'est pas pour accepter que quelques cow-boys s'en exonèrent. Elle nous a répondu qu’elle avait pris des engagements et qu’ils seront tenus, avant d’ajouter : «La prochaine étape sera celle de l’explication de l’accord aux RH et aux managers pour qu’il ne puisse pas y avoir d’interprétation possible».

OPACITE DU VARIABLE
Chaque année, les annonces des variables sont l’occasion de mauvaises surprises. Non seulement les évolutions sont erratiques (surtout vers le bas), mais nous sommes frappés par l’opacité dans laquelle se déroule l’exercice. 95% des salariés qui ont répondu à notre enquête sur le sujet nous ont déclaré ne pas avoir connaissance de l’évolution de l’enveloppe de leur propre secteur. Comment dès lors juger si notre travail a été reconnu à sa juste valeur ? ou si au contraire, notre mobilité, notre maternité, notre absence, notre franchise ... ou notre faciès ont été sources de discrimination ? Il est temps de mettre un peu d’ordre et de transparence dans cet exercice, alors que tout le monde - ou presque - pense qu’ «il n’est pas normal que cette part importante de la rémunération soit déterminée à la tête du client» ! A contrario, l’accord signé (sauf par la CGT) sur la mise en place des IRP a généré l’affichage du niveau de classification de tout le monde à tous les étages ! De quoi mettre encore un peu plus d’ambiance et d’épices dans les Tours qui n’en manquent pas ces jours-ci !

EVALUATIONS
C’est quand on rentre dans un restaurant que l’on choisit le menu et en sortant que l’on règle l’addition. Pour les évaluations, c’est pareil. Si vous voulez éviter d’avoir une addition trop salée, il faut prendre un soin tout particulier pour bien calibrer les objectifs. L’exercice débute à peine dans la plupart des secteurs et dans d’autres il est mis en suspens en attendant de savoir si le poste «disparaît en juin». Vous pouvez utilement retrouver sur notre site le compte-rendu de la commission du 12 février sur le sujet. Il existe une instruction SG 13.672 et une aide à ne pas sous-estimer  pour éviter des dérapages : celle d’un représentant du personnel CGT. Un conseil avisé et une petite précaution permettent souvent de s’épargner des gros tracas.

LES URGENTISTES 
La liste de la CGT SG est représentative des différentes activités, issue de toutes origines sociales ou culturelles… et surtout indépendante de la direction ! Elle s’offre aux suffrages des salariés des centraux pour l’élection de leurs représentants pour les 4 ans qui viennent. C’est aussi la seule liste complète qui respecte la parité. L’objectif affiché : être utiles, concrets et efficaces dans la période qui s’annonce dans les services centraux. Cela repose sur beaucoup de travail, de la transparence et pas mal de responsabilité. Mais avant tout, cela n’est possible qu’avec votre vote dès le 11 avril. Bloquez bien la date, on compte sur vous !

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natio23mars2019

cgtbosscash

Publié dans Infos 2019

BONUS : LE PAQUET DE MALUS
Après l’annonce des 500 millions d’euros  d’économies supplémentaires qui viendraient s’ajouter au 1,1 milliard d’euros déjà communiqué fin 2017 à horizon 2020, le traditionnel exercice de l’annonce des évolutions du variable ou du bonus était redouté, tant par les salariés que par la plupart des managers envoyés au casse-pipe et les RH surbookés. Quant aux éventuelles augmentations de salaire, elles ont été réservées à quelques happy few. Malgré les bons résultats globaux en 2018 (3,9 milliards d’euros), les enveloppes ont au mieux été stables (dans le réseau) et au pire ont plongé de 40% (chez MARK/FICC). Les annonces, parfois brutales, ont de plus généré un florilège de dérapages ou de discriminations. Si besoin, vous pouvez retrouver les  dernières statistiques publiées sur le sujet (fixe et variable) sur notre site. Des comportements parfois inappropriés prohibés par le nouveau règlement intérieur de la SG (publié le 1er mars) et dont certains pourraient générer des sanctions : «Tu rentres de congé maternité… tu ne veux pas du variable en plus ?», «Tu étais en mobilité», «Je dois cutter 10% de l’activité…ton bonus va t’aider à réfléchir ! Tu sais ce qu’il te reste à faire !»… Bref, une nouvelle démonstration du célébrissime Esprit d’équipe. Et nous allons donc intervenir auprès des responsables concernés, à chaque fois que vous le jugerez nécessaire, pour leur permettre de corriger leur erreur, avant qu’elle ne devienne une faute qui pourrait générer une sanction… et pas financière, celle-là !          

SG LOW COST
Y aurait-il un lien direct entre les économies espérées par la Direction Générale et le fait que nombre d’entre nous n’ont plus de remboursement de frais de transport ? La question a sérieusement été posée dès mi-février lorsque nous nous sommes aperçus que la direction avait coupé – sans avertissement préalable - les remboursements plutôt que de demander éventuellement des explications nécessaires sur les justificatifs. D’autant que les justificatifs sont bons la plupart du temps. «C’est une question technique…» nous avait répondu la direction. C’est bien ce qui nous inquiète, au-delà de la radinerie, il y a la « technique » (qui a souvent bon dos !). Elle coûte également cher aux salariés qui en subissent en plus les aléas.

IRRESPONSABLES
C’est le terme repris dans le communiqué  interne pour qualifier l’annonce des chiffres de suppressions de postes qui ont fuité dans la presse il y a 15 jours et qui ont animé quelques rédactions pendant plusieurs jours. En attendant, la CGT a rédigé un «4 pages» – factuel et synthétique – des différents dispositifs contenus dans l’accord emploi soumis à la signature le 13 mars. Ces dispositifs sont un «socle» des mesures qui pourraient être déclenchées en fonction des «échanges» direction – syndicats dans le cadre des réorganisations à venir sur quelques activités et qui vont se tenir en amont des consultations obligatoires des instances représentatives du personnel. Ce « 4 pages» (disponible sur le site ou sur simple demande) a généré une multitude de questions-réponses que nous allons publier sous forme de  FAQ sur notre site internet/intranet. Enfin, au-delà de la transparence et de l’utilité que beaucoup y ont trouvées, il sert aussi à permettre la consultation organisée par la CGT pour savoir s’il faut – ou pas – signer cet accord. Conformément à sa pratique constante, la CGT vous donne la parole avant de signer quoi que ce soit. Et c’est bien votre propre avis qui fera que nous serons signataires ou pas, puisque c’est bien vous qui êtes concernés au premier chef.

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natio 22 mars 2019 v3

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Publié dans Infos 2019

LA GRANDE REVUE
Les activités de la BFI sont toutes passées au crible pour marquer celles qui vont être revues, réduites ou fermées. Tels que présentés par Séverin Cabanes au CSEC, les critères de tri sont un joyeux mélange d’analyse fine de l’allocation de capital au regard du rendement (sans plus de précisions), de maintien de la relation générale avec le client et d’attention aux synergies possibles avec le Groupe. En arrière-salle, la situation semble plus compliquée. Comme toujours, ce serait plutôt la foire d’empoigne habituelle. Les activités de marché ont en effet déjà subi plusieurs coupes claires ces dernières années et nombreuses sont celles qui ont déjà du mal à maintenir une taille critique permettant d’être crédible auprès de leurs clients. Les discussions sont donc serrées. Lors du PSE de 2012, il avait fallu peser très lourdement pour maintenir certaines activités de financement qui font aujourd’hui les beaux jours de la banque. Les coupes de 2016 ont quant à elles déstabilisé l’équilibre général des salles de marché, en concentrant davantage le poids de coûts fixes toujours plus lourds. Il est à craindre que les 500 millions d’économies supplémentaires n’aggravent encore la situation. Séverin Cabanes a répondu à la CGT – sans préciser l’ampleur, ni le périmètre du séisme qui se prépare - que la direction nous reviendra dans 4 à 8 semaines avec des plans plus précis. Comme l’a écrit J-F Grégoire aux équipes concernées : «Si une bonne stratégie de gestion des coûts est essentielle, elle doit aller de pair avec une stratégie d’augmentation des revenus ». Or au cours des dernières années, la première s’est faite au détriment de la seconde. Il a aussi prévenu : « Les mois à venir seront difficiles, mais aussi excitants ». Il n’est pas certain que les annonces des éventuelles révisions individuelles de salaires et l’évolution des variables le soient dans le bon sens.     

LES PÉPETTES
La direction a confirmé aux élus du CSEC qu’un PMAS avait été validé par le Conseil d’Administration et devrait être possible en 2019. La communication reste très contrainte, mais tout devrait être précisé bientôt. La CGT a aussi saisi l’occasion de la présence de Séverin Cabanes et de Caroline Guillaumin au CSEC pour demander le déplafonnement de l’avance logement. Vu le cours de l’action SG, les salariés, qui ne peuvent pas compter sur leur PEE pour financer leur acquisition, pourraient bénéficier d’un plafond plus élevé du dispositif d’avance logement. Déjà utilisé notamment en 2012, ce dispositif avait été bien utile et apprécié. Qui a dit qu’on ne contribuait pas à l’amélioration du baromètre employeur ?

CONSTRUIRE L’AVENIR
Le projet d’accord Emploi « finalisé » a été envoyé le 20 février (cf notre site). Beaucoup de blabla dans les 48 pages, mais aussi des dispositifs qui encadrent les PSE, les indemnités de départ, la mobilité, l’amélioration des départs en retraite anticipés en tous genres. Nous y avons fait inscrire le cadre dans lequel une mission peut être effectuée et fait préciser la nécessité d’un avenant si elle modifie les éléments du contrat de travail. Nous sommes revenus, bien seuls, sur la nécessité de prendre en compte le variable dans le calcul des indemnités de départ. Il y a 10 ans, les autres syndicats s’y étaient opposés. Petit progrès depuis, les salariés qui ont plus de 20 ans d’ancienneté en bénéficient. Mais ils sont les seuls. La direction a toutefois précisé : «c’est un point qui fera l’objet des négociations locales en cas de départs volontaires». Un message clair pour bien choisir vos représentants lors des élections.

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Publié dans Infos 2019

LES GRANDES MANŒUVRES
Gageons que la paix sociale régnera quelques semaines encore, au moins jusqu’à la fin des élections dans les services centraux. Tandis que se déroule la revue des activités susceptibles de subir des coupes claires, la direction ne va pas mettre le feu aux poudres et les annonces devraient être gelées. Il ne faudrait pas risquer une issue redoutée dans les élections. En 2013, le scrutin a reconnu le travail effectué par les délégués de la CGT lors du PSE «historique» de SGIB et son rôle pour mettre fin au projet Roméo (plan massif de licenciements individuels). En 2016, le projet Mikado (externalisation d’activités B.O) s’était soldé par 70% de voix pour les candidats CGT dans le secteur concerné. Il faut dire qu’a contrario de la CGT qui le combattait et obtenait le droit des salariés de rester à la SG, certains syndicats avaient fait venir le DRH d’Accenture pour vanter les conditions du transfert à ceux qui acceptaient l’aventure. Ils ont largement déchanté depuis. En 2019, après la saignée en cours dans le réseau, les nuages s’amoncellent à nouveau sur les services centraux. Les prochaines élections seront donc un moyen de manifester notre rejet d’une stratégie qui se résume aux économies et suppressions d’emplois. C’est parce qu’en 2019, la direction favorise toujours ces interlocuteurs plus malléables, que nous vous invitons au contraire à vous inscrire, sur notre site, à notre comité de campagne pour soutenir nos candidats qui mèneront la bataille dès le mois prochain… et pour les 4 ans qui viennent. Pour l’heure, la stratégie décroissante de la direction va encore se solder par des annonces de bonus et variables «discrétionnaires» en baisse (en dehors de BDDF). Attention, le variable n’est garanti qu’au moment où il est effectivement versé sur votre compte. Toute velléité de départ entre l’annonce et la paye versée fin mars entraînera la disparition immédiate du variable. Enfin, concernant la négociation Emploi, 7 heures de plus ont permis de revoir l’ensemble du projet sur la mobilité, les départs volontaires, les pré-retraites diverses et variées (cf notre site). En principe, cet accord est censé gérer en douceur les suppressions d’emplois décidées par ailleurs. C’est toute la question quant à la justification de celles à venir. Il reste encore une réunion le 19 février pour fixer les curseurs financiers.    

SALUT L’ARTISTE
Depuis 2003, chaque vendredi, nous attendions de rire de son dessin de la semaine (et pour certains de le comprendre). Son trait de la semaine était élégant, toujours pertinent dans le message et impertinent à souhait. Il avait dit l’an dernier, «j’arrête à 700 dessins». Il avait plein de projets pour la suite, pour lui et ses jeunes enfants. Sans avoir jamais cru à cette menace, ni jamais accepté cette idée, pour couper court à ces discussions, nous lui disions : « tu es compétence indispensable». Il en riait. Il avait donc travaillé à sa relève et commencé à donner quelques enseignements à ses «disciples». Il n’aura jamais failli pendant 15 ans, depuis 2003. Chaque jeudi soir, il nous livrait son dessin de la semaine. La maladie lui aura donné raison une dernière fois. François Ganne est décédé vendredi à 15h53. A l’heure où partent habituellement les infos de la CGT et son dessin. Celles-ci auront maintenant un teinte différente et il nous manquera, bien au-delà de ces publications. C’était un fidèle, parmi les fidèles. Malgré son caractère et sa volonté d’indépendance. Un membre de la famille CGT Société Générale vient de tirer sa révérence. Même s’il n’aurait pas vraiment apprécié que nous soyions tristes, sa brusque disparition est un vrai vide. Certains sont morts à cause de leurs dessins, d’autres ont dessiné jusqu’à bout de force. Celui de cette semaine porte le numéro 701.

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LA VAGUE DE TROP ?
La veille de l’annonce des résultats et de la nouvelle purge, Frédéric Oudéa recevait les organisations syndicales. Après une rapide présentation des résultats des 3 pôles, la discussion a essentiellement porté sur la nouvelle vague d’économies. Il s’est appesanti un peu plus sur les résultats de GBIS, très bons sur les financements et le conseil, mais en recul de 19% pour les activités de marché (-30% chez FICC et -15% pour les dérivés actions). Le recul est encore plus brutal à la BNP, - 40% sur les activités de marché, avec une répartition inverse -70% sur les actions mais seulement -15% pour FICC. Le DG s’est ensuite étendu sur les anticipations de la direction concernant la conjoncture économique et les contraintes réglementaires qui génèrent des craintes pour 2019 (et plus encore pour 2020) et aboutissent à l’«ajustement stratégique» présenté au marché. Si la trajectoire pour les réseaux français ne va pas être infléchie, en revanche le DG nous a annoncé un changement de stratégie dans les activités de marché. Ces dernières devront réaliser 500 millions d’euros d’économies supplémentaires d’ici à 2020 et l’effort portera avant tout sur les activités FICC et les fonctions supports associées. Si la revue des activités frappées et son impact sur l’emploi ne sont pas encore achevés, nul doute que cela pourrait générer un désengagement très significatif de ces activités. L’impact sur l’emploi sera certainement important, mais nous ne disposons pas encore de vue sur le sujet. Le directeur général a promis une série de réunions de concertation afin de discuter non seulement des perspectives économiques mais aussi de la gestion sociale de ce choc. Il a réitéré son engagement à ne pas procéder à des départs contraints mais n’a encore donné aucune indication pour le reste. Il va sans dire que la CGT va peser, comme en 2012, pour éviter des coupes injustifiées, veiller à ce que les conditions des «mobilités externes volontaires» (sic) soient les meilleures possibles et que les directions ne choisissent pas au cas par cas quels services pourront bénéficier des dispositions d’un futur accord emploi et lesquels seront contraints à des mobilités vers des fonctions qui recrutent en interne. Plus généralement, alors que nous faisions remarquer que les plans d’économie se succédaient sans que la situation ne se redresse vraiment, ni que les marchés soient convaincus par ces annonces, Frédéric Oudéa nous a répondu que le problème ne venait pas des réductions de coûts - toujours atteintes - mais des objectifs de croissance des revenus - toujours en-dessous des attentes. Mais c’est peut-être bien là que le bât blesse : les coupes successives ne seraient-elles pas justement la cause de cette incapacité à générer davantage d’activité et de revenus? En médecine, il y a bien longtemps que la saignée a été reconnue nocive pour les patients. Sans doute en est-il de même en matière sociale…

LA BANQUE DU DIGITAL
Si vous êtes abonné à notre newsletter et que vous attendiez impatiemment le compte-rendu de la négociation sur l’emploi de lundi, vous avez pu attendre parfois jusqu’à 4 jours pour recevoir le mail pourtant fait le soir même. C’est une vieille habitude de la maison. Dès lors qu’un plan social est dans l’air, la technique dérape suffisamment pour ralentir la diffusion des informations. Par 2 fois déjà, les serveurs SG où était logé notre site intranet ont crashé (malencontreusement ou opportunément..) sous le poids des consultations en ligne. Cette fois-ci, ce sont les mails qui mettent plusieurs jours à arriver aux abonnés. En attendant, les informations sont toujours disponibles sur notre site. Il faut préciser qu’échaudés, nous les avons logés sur nos propres serveurs.

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CFDT – CFTC – CGT – FO – SNB
Délégations nationales Société Générale

Les organisations syndicales ont fait le point de la situation en conclusion de la réunion de négociation du 1er décembre sur un « plan d’adaptation des effectifs ».

Elles ont annoncé au cours de cette réunion à la direction leur décision d’engager une action auprès du Tribunal de Grande Instance de Nanterre pour obtenir l’annulation des évaluations dans la branche SGCIB et la destruction de tous les fichiers afférents.

Elles ont exigé que la direction de SGCIB vienne discuter :
- de ses méthodes de management par la peur, de l’élimination répétée par quota d’une partie du personnel,
- des motivations économiques du projet de suppression d’emplois, de leur localisation et du devenir des activités, particulièrement celles liées au dollar.

Tant que ces discussions n’auront pas été engagées, les organisations syndicales considèrent inopportun de discuter gentiment des mesures d’accompagnement en laissant les mains libres à la direction pour agir dans le même temps.

Le Directeur des relations sociales a pris note, en rappelant que le principe de la réunion avec la direction de SGCIB était acté, et que ce serait Michel Pérétié qui viendrait devant les organisations syndicales.

Les organisations syndicales rappellent que la participation du personnel aux débrayages du 6 et du 9 décembre prochains sera déterminante pour faire avancer les négociations.

Paris la Défense, le 2 décembre 2011.

FRANCE INTOX

Le représentant du MEDEF à la négociation Unedic tentait mercredi matin, sur France Info, de justifier la menace de son patron Pierre Gattaz de quitter la négociation si l’on ne revenait pas à la version originelle du projet de loi El Khomri. «Nous sommes attachés au paritarisme… mais il nous semble suffisant de pouvoir négocier avec un simple représentant du personnel du moment qu’il est élu, pas besoin qu’il soit attaché à une grosse centrale» (suivez mon regard). Au moins les choses sont clairement dites. Cela signifie qu’en tentant de contourner le syndicat (en tant qu’outil à disposition des salariés), le patronat pense trouver des âmes complaisantes pour négocier au cas par cas des sujets qui peuvent être sensiblement pointus et à risque pour les salariés. Isolé, il sera évidemment plus difficile pour l’élu de résister à la pression qu’une négociation sous-tend, d’autant plus si elle est d’ampleur, voire déterminante pour l’emploi. Et que faire si, en cas de tempête ou de tourmente, le fameux élu indépendant a déguerpi et disparu ? Les salariés de la Société Générale sont bien placés pour mesurer la nécessité d’avoir des représentants syndicaux stables et présents par tous les temps. C’est d’ailleurs l’un des enseignements des élections du CE des Centraux. 31,17% des salariés qui se sont exprimés, ont confirmé la confiance qu’ils ont dans le travail des représentants et candidats de la CGT Société Générale. 30,79% des techniciens et plus encore parmi les cadres 31,26 % (voire 42.39% pour les cadres des Tours SG - Basalte). Depuis les crises successives et la fermeture de la SGAM, nos listes au CE ont progressé, au global, de 9,94% à 31%. C’est le résultat du travail effectué pendant les PSE (lors des négociations mais aussi par l’accompagnement quotidien des salariés dans la tourmente), d’une présence quotidienne sur le terrain et d’une transparence de l’information qui concerne les salariés. Le tout n’est possible qu’à la condition d’avoir un outil stable, puissant et efficace. Et pour l’instant, personne n’a inventé mieux que le syndicat dans l’entreprise… n’en déplaise à Monsieur Gattaz. Nous ne pouvons que regretter la division syndicale qui dessert l’intérêt des salariés… et ça ce n’est pas pour déplaire au patron du MEDEF !

PSC : C’EST BALLOT

La 4ème réunion de négociation sur les fermetures de PSC s’est effectuée sur la base d’un projet de la direction extrapolé de l’accord emploi du 18 février 2016 (cf compte rendu et document sur nos sites). Alors que, face à l’exigence de la CGT, l’ensemble des autres syndicats et la direction avaient exprimé par trois fois (SGAM en 2008, négo emploi en 2013 et celle de 2016) leur refus d’intégrer le variable dans le calcul des indemnités de départ, la question est revenue une nouvelle fois sur le tapis lors de la réunion du 18 avril. La direction a confirmé sa position, en rappelant aux autres syndicats leur opposition lors des précédentes négociations, notamment celles qui concernaient les services centraux…

ENVOYE SPECIAL A L’A.G.

Les membres de la direction et du conseil d’administration vont bien. Ils prévoient de s’octroyer mutuellement de belles augmentations cette année (résolution 6, 7, 12 et 20) lors de l’Assemblée Générale des actionnaires du 18 mai prochain. Si vous êtes actionnaires vous aussi, vous devez avoir reçu la brochure de convocation et si vous voulez que votre voix pèse du bon côté, nous vous proposons de donner vos pouvoirs à Emeric UHRING (17 cours Valmy, Paris La Défense) avant le 17 mai. En dehors d’être l’actuel secrétaire CGT du CE des Centraux, c’est aussi notre fidèle envoyé spécial à l’AG depuis plusieurs années.

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Publié dans Infos 2016

Bonjour,

C’est la rentrée, et l’actualité sociale interne s’annonce déjà chargée. A la plage ou encore au bureau, vous avez sans doute remarqué le communiqué de presse de la SG annonçant le 5 août dernier les résultats du premier semestre de l’année 2015. Avec un résultat net part du groupe en progression de près de 1 milliard d’euros par rapport à l’année précédente (soit +77%), nous aurions pu croire que les années de vaches maigres pour les salariés étaient désormais derrière nous. D’autant que le ROE approche enfin le chiffre magique de 10% que s’était donné comme objectif le conseil d’administration. Or il n’en est rien. Dans le même mouvement, notre bien-aimé Directeur général a annoncé un nouveau plan d’économie de 850 millions d’euros avec à la clef de nouvelles suppressions de postes. et combien, nous l’apprendrons au cours du mois de septembre dans le cadre des réunions de concertation prévues par l’accord du 13 février 2013. Je vous tiendrai informé dès que j'aurai les détails de ces discussions.  

Jeudi et vendredi dernier s’est également tenu la séance de reprise du CE des services centraux. Parmi les morceaux de bravoure, nous avons eu droit à la présentation de la réorganisation de SIOP - qui sera désormais connu sous le nom de ITIM -  prévue par M. Delas. Après la fin abrupte de Convergence, ce projet semble a priori cohérent et nous accueillons évidemment positivement l’annonce de la création de 26 postes, qui seront disponibles dans la bourse des emplois à compter du 1er octobre. Il reste cependant des interrogations sur la transition vers la nouvelle organisation et, plus généralement, l’externalisation des tâches jugées de peu de valeur ajoutée. Cette parcellisation du travail pose à nos yeux deux problèmes. Le premier est que ce mouvement ne cesse de réduire les postes d’entrée dans la banque pour les jeunes n’ayant pas au moins un bac+4. Et c’est dommage que la SG ne joue plus le rôle d’ascenseur social qu’elle a eu autrefois. Le second est qu’en réduisant toujours plus le champ d’expertise des salariés, elle les risque de les transformer en travailleurs à la chaîne en col blanc poussés à la course à la productivité dans des tâches répétitives. Et ce n’est pas sans conséquences sur leur santé (cf. plus bas).

La séance de jeudi après-midi a également été l’occasion de confronter deux attitudes extrêmement différentes des directions vis-à-vis des salariés dont elles ont la charge. D’un côté nous avons eu la présentation du plan d’action mis en place par les responsables et la RH de GTPS/GTB/TRA pour améliorer la situation au sein du service de traitement des crédits documentaires. Ce dernier était en cours d’implosion il y a 18 mois. Une action des salariés soutenue par leurs représentants du personnel a fait prendre conscience à leur hiérarchie qu’il fallait les entendre et agir. La situation est encore loin d’être idyllique, mais elle progresse. Il reste toutefois une pierre d’achoppement : la rémunération en berne, pour laquelle les crédits sont trop rares. Il en est de même chez SIOP/DSI/PLT/COU (le service courrier pour les non-initiés), où une nouvelle réorganisation va bouleverser le rythme de vie d’une douzaine de salariés. Plus grave, elle va amputer leurs rémunérations de primes d’horaires décalés qui représentaient jusqu’à 15% de leur salaire mensuel pour certains (soit de 50 à 200 euros brut selon les situations). Sur des petits salaires, ce sont des montants non négligeables. Pour la SG, cela représente des miettes de cacahuètes. Et pourtant la direction s’est arc-boutée sur son opposition à l’intégration de ces primes. Il est vrai qu’une augmentation annuelle moyenne de même pas 1000 euros pour une douzaine de salariés (dont près de la moitié proches de la retraite après plus de 30 années de maison), c’est quand même beaucoup demander. Il faut s’appeler Bernardo Sanchez-Incera pour pouvoir s’accorder une augmentation 100 fois supérieure. Parce que la vie est dure quand on est Directeur général délégué (et qualifié de "manager kamikaze » en 2003 par Les Echos - c’est rassurant!).

Mais le sujet qui nous a finalement tenu le plus longtemps en séance est celui de la santé au travail, à travers l’examen du rapport annuel du service de santé au travail de la SG. Nous avons eu un débat intéressant sur l’indépendance des médecins vis-à-vis de la direction, que tous les présents se sont attachés à affirmer. Et un autre sur leur charge de travail très importante (chacun couvre en moyenne plus de 2500 salariés sur une base de temps plein) qui ne leur permet pas de définir et mener à bien les tâches de prévention qui sont aussi de leur ressort. De ce fait, la « prévention » est avant tout pilotée par DRHG dans le cadre de ce qu’on appelle désormais la Qualité de Vie au Travail (QVT pour les intimes). Donc par des profanes, sans notion de médecine du travail ni de prévention des maladies professionnelles. Alors qu’environ 20% d’entre vous déclarent spontanément lors des visites périodiques à la médecine du travail qu’ils sont soumis à des niveaux de stress plus ou moins importants et que les cas de syndromes d’épuisement professionnel (appelé aussi burn-out) se multiplient, ce n’est pas forcément rassurant. Et la direction a beau tenter de minimiser le sujet ou répéter qu’elle remplit ses obligations en matière de préservation de la santé de ses employés, les chiffres sont là pour montrer que les actions entreprises sont nettement insuffisantes : entre 2006 et 2014, par exemple, la durée des arrêts de travail pour maladie des cadres en CDI a augmenté de 50% dans les services centraux. La CGT a demandé à ce que les causes de cette hausse soient recherchées et traitées, d’autant qu’elle est fortement corrélée avec les vagues de réorganisation (un pic a été constaté en 2012 lors du PSE chez SGCIB par exemple) ou l’introduction du nouveau système d'évaluation. La direction s’est retranchée derrière l’accord QVT, celui que nous n’avons pas signé car conçu précisément pour l’inaction. Pensez-vous qu’une semaine par an de pièces de théâtre, d’ateliers sur la parentalité ou l’art de la respiration abdominale permettront d'améliorer vos conditions de travail? Nous en doutons fortement.

Et comme la rentrée est la période des inscriptions dans les associations, je vous invite à venir adhérer en masse à la CGT! ;-) vos droits ne sont jamais mieux défendus que par vous-mêmes. Que vous souhaitiez être candidats au prochaines élections ou simplement prendre part aux débats sur les différents sujets en cours (de la restauration collective au transfert vers Val de Fontenay, ou les différentes réorganisations), vous êtes toujours les bienvenus!

A bientôt!

Emeric

Secrétaire du CE des Service Centraux Parisiens

Délégué du Personnel CGT

http://192.16.214.12/espacesyndicalcgt/

www.cgtsocgen.fr

Publié dans Tribune des Salariés

LE RETOUR DU VEAU D’OR

Frédéric Oudéa, dans son nouveau costume de DG, a parlé de « changement de culture » pour la Société Générale. Ce n’est pas d’une nouvelle culture dont il est porteur. C’est d’un culte très ancien, celui du veau d’or. Le communiqué annonçant un plan d’économie a été accueilli par une hausse sans précédent du cours de l’action. Message reçu de la part de ceux à qui il était destiné : les encaisseurs de dividendes à qui sont promis par leur grand prêtre la moitié des bénéfices 2015.

TOUR DE VIS EN PRIME

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour avoir les premiers éléments de la nouvelle vague d’efforts que la Direction Générale nous prépare. Malgré «des résultats très satisfaisants», la Direction vient d’annoncer aux marchés un nouveau tour de vis à hauteur de 850 millions d’euros d’économie à horizon 2017. Cette politique de réduction des coûts en vigueur depuis 2008 s’accélère au travers du transfert à Val de Fontenay de milliers d’emplois, de délocalisations, d’externalisations, de suppressions d’emplois par centaines et de la réduction de la présence d’agences et de personnel dans le réseau. Elle va s’attaquer une nouvelle fois aux processus opérationnels. La politique salariale est déjà réduite à son strict minimum : plus d’augmentation collective, hyper-sélectivité des mesures de révisions individuelles, variable hyper discriminant. Il reste donc au Groupe (là, c’est vous aussi) à «poursuivre ses efforts de simplification et d’efficacité opérationnelle». Ces choix stratégiques et leurs conséquences sociales – tant dans le réseau que dans les centraux - seront débattus en septembre prochain, « dans le cadre du dialogue social et de la solidarité » d’après Frédéric Oudéa, si l’on s’en tient aux propos qu’il a tenus devant nous en juillet. Il est cependant très clair qu’après l’annonce de ce nouveau plan, le « dialogue social » consistera surtout à tenter de nous faire avaler la pilule. La CGT ne cautionnera pas et ne se prêtera pas à un simulacre de dialogue dont le seul objectif serait de gérer la suppression de centaines d’emplois supplémentaires pour le seul bénéfice des actionnaires alors qu’au contraire, il conviendrait d’investir dans l’emploi et la formation notamment dans le réseau pour préparer l’avenir.

VOYAGE AU TRAVERS DES DUNES

Ce qui est toujours étonnant, ce n’est pas de découvrir que la direction contourne les dispositifs d’un accord qu’elle vient de signer… mais comment elle le fait. L’imagination est au pouvoir. Après avoir passé des dizaines d’heures pour définir le cadre dans lequel les salariés concernés par le transfert vers Val de Fontenay pourraient faire valoir une situation personnelle ou un temps de transport qui s’allonge un peu trop à leur gout, les bonnes vieilles habitudes de la RH ont repris le dessus. La liste des salariés prioritaires n’est basée que sur les temps de transports. Il faut que nous intervenions pour faire accepter un rdv demandé par un salarié qui voudrait faire valoir une situation particulière. Le calcul même des temps de transport dépend d’une usine à gaz mise à disposition par une filiale de la RATP (et donc, non accessible au salarié concerné !). Le «nouvel immeuble n’ayant pas d’adresse», le calcul est effectué jusqu’à la gare de VDF, ce qui permet de gratter les 1 ou 2 min qui excluent des dizaines de prioritaires. Nous intervenons sur des temps de transports sous estimés et pour les salariés qui voudraient faire valoir leur situation particulière, à qui on fixe des rdv en octobre, alors que des rdv sont possibles en août. Mais le périple continue.

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Publié dans Infos 2015

TRANSFORMERS
Les rumeurs filaient bon train depuis quelques semaines (voire plusieurs mois). La dernière rencontre trimestrielle avec le PDG datait de mars dernier ... de quoi nous étonner de ne pas être reçus «au 35ème» avant la traditionnelle trêve estivale, comme d’habitude. La convocation n’aura pas tardé et nous voilà donc, une nouvelle fois, conviés le 9 juillet à 17h00 par l’ex Président, devenu Directeur Général. Les résultats du T2 pas encore connus, c’est un discours positif que F. Oudéa a voulu délivrer. La Grèce ? «Tout le monde me demande ! …. Mais non ! On n’y est plus depuis 2013 !» dit-il d’un air satisfait. «Personne n’en connaît l’issue. Il faudrait une réponse politique forte … je crains un accord insuffisant, et que l’on entende encore parler de la Grèce dans 6 mois». La Chine ? «J’en reviens !... bon, le ralentissement est logique, après une période de grosse croissance». La Russie ? «Il n’y a pas eu de surprise… le dialogue avec les Européens continue». «Toutes ses incertitudes n’ont pas pour autant entraîné une grande volatilité sur les marchés». Le DG a martelé son credo contre le compromis qui se mettait en place au niveau européen contre les banques universelles. La situation est tellement hallucinante pour lui qu’en visant ce compromis, les exceptions faites aux banques GB et aux filiales US présentes en GB, «on découpait tellement chirurgicalement qu’à la fin, la séparation des activités touchait 10 banques – dont 4 françaises ! Ce qui laisse la place aux banques US». Bilan : «Il ne faut pas relâcher la transformation et continuer à travailler sur nos coûts». Sur le Réseau ? «C’est notre obsession !» … «On doit réfléchir sans tabou et trouver le dispositif cohérent, avec des processus plus efficaces». Pour la Direction, les process sont lourds, avec un nombre d’intervenants dans les décisions beaucoup trop important. Pour le DG, «ça va pas être facile… mais ne rien faire, c’est aller au drame dans 5 / 10 ans». Ce n’est pas le seul sujet de réflexions de la Direction. Les fonctions support vont être remodelées. «Nous avons une réflexion sur l’optimisation pour aller vers plus d’efficacité. Notre horizon est sur 5 ans». La CGT est intervenue sur «la transformation». Chaque projet, chaque réorganisation sont précédés d’une vague de rumeurs, plus ou moins alarmistes les unes que les autres. Nous avons déjà été informés d’éventuels PSE dans tous les secteurs de la maison, d’une fusion avec Dexia, etc. Le projet de Val de Fontenay a aussi suscité la crainte de vente des activités regroupées en silo, de délocalisation. Nous avons rappelé à F. Oudéa la nécessité de rencontres plus fréquentes avec L.Goutard – qu’il avait lui-même acceptée. Nous sommes aussi intervenus sur les enquêtes US en cours sur les embargos et la procédure concernant les “US person”. Pour notre hôte du 35ème, les rumeurs ? «Certaines sont fantaisistes !… Dexia, externalisation de VdF»,... Il a appuyé son discours en rappelant que « les transformations se sont faites dans le cadre du dialogue social et de la solidarité... que ceci va continuer». Des concertations sur ces différents projets sont prévus pour la rentrée avec les représentants nationaux des syndicats. En attendant, nous avons appris la nomination du big boss de Bangalore (depuis 2011) comme patron de la transformation ... que nous ne souhaitons pas voir rimer avec délocalisation.

 

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Les salariés de la Société générale montent au créneau
Publié le 06/12/2011 | BFM BUSINESS |

Un débrayage était organisé mardi à 11h00 au siège de la banque, à la Défense. En cause : un ras le bol généralisé.

C'est une rupture radicale au sein de la Société Générale. Les débrayages ont certes toujours été dans la tradition de la maison. Mais auparavant, quand les salariés du siège se mobilisaient, c'était pour soutenir leur direction...

Et c'est là que le bât blesse : aujourd'hui, les salariés ont le sentiment de s'être beaucoup investis pour sauver leur maison. Et à en croire les syndicats, ils n'ont reçu rien en retour.

La direction procède selon eux à des licenciements personnels injustifiés. Près de 80 personnes auraient ainsi été évincées depuis juillet.

Autre point d'achoppement : les salaires ont été gelés pour l'an prochain. Une pilule qui passe mal dans un contexte de ras le bol généralisé.

Une réunion est prévue mercredi avec la direction, mais les syndicats ont déjà prévu d'autres débrayages dans les jours à venir. Le divorce semble d'ores et déjà consommé.