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HIGHLANDER
Le CSE des services centraux a été réuni en urgence vendredi 6 mars pour examiner le plan de continuité de l’activité des prochaines semaines à venir. Ségrégation des immeubles, séparation des équipes par activité, télétravail et/ou travail alterné, l’organisation (prestataires compris) est fondamentalement revue et adaptée pour tenir compte du nouveau contexte lié au coronavirus. Au-delà des services centraux, chaque jour connaît son lot d’instructions, de communications ou d’éléments de langage qui évoluent au fil du temps et de l’évolution de la situation. N’hésitez pas à nous solliciter si vous le jugez nécessaire. Les consignes peuvent être claires, précises et pourtant subir une interprétation très locale ou individuelle, qui nécessite une «bonne vieille intervention humaine» d’un délégué CGT. Enfin, chacun commence à prendre conscience que la réalité va modifier - profondément et durablement -le paradigme économique qu’on nous présentait jusqu’à présent, comme certain et inévitable. Ce sera l’occasion de redéfinir les priorités, économiques ou sociales. Et cette réflexion n’épargnera pas le groupe et sa stratégie.

UBER BANK - SUITE
La Cour de cassation a donné un bon argument pour que le projet test de la Caisse d’Epargne de Bretagne visant à ubériser la profession bancaire prenne l’eau. En considérant que les chauffeurs «indépendants» d’Uber ne sont rien d’autre que des salariés à sa disposition, et que l’indépendance est «fictive», la plus haute juridiction française a remis le modèle économique en cause. Profondément. Lui aussi.

… ET PENDANT CE TEMPS LA
Si tout le monde avait compris que le gouvernement ne se posait plus la question de l’utilisation du 49-3, mais s’inquiétait plutôt de trouver le moment adéquat et indolore pour la majorité LREM, peu de monde aurait osé pronostiquer un déclenchement de l’arsenal «anti-opposition» à la réforme des retraites, un samedi soir, en pleine crise du coronavirus. Peu glorieux et condamné par 71% des sondés, l’utilisation du 49-3 dans le cadre de cette réforme des retraites ne clôt pas le sujet. Il ne fait que maintenir l’enfumage soigneusement entretenu depuis le début. Sans pouvoir contenir le mécontentement, qui va donc perdurer, il aura été déclenché juste avant d’examiner la définition de l’âge pivot, du fameux point et des conditions de son évolution. Les sujets devenaient trop sensibles pour le gouvernement, les élections municipales trop proches pour la majorité LREM. Le texte est donc passé en l’état – sans tenir compte des oppositions de toutes parts, syndicales, politiques, Conseil d’Etat compris. Il va bien atterrir au sénat avec quelques amendements. Mais le fond ne change pas. La majorité des organisations syndicales, représentant la majorité des salariés, a donc pris date : Une nouvelle journée d’action nationale et interprofessionnelle est d’ores et déjà fixée au 31 mars. Chacun d’entre nous pourra, à nouveau, peser sur le débat et l’avenir de notre système de retraite, un des piliers de notre modèle social. En attendant, les élections municipales seront passées. Ce sera aussi un bon indicateur du mécontentement réel que les sondages mettent en avant. Décidément, c’est pourtant vrai. L’avenir, c’est vous. Et ça c’est, finalement la vraie bonne nouvelle !

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natio64

 

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Rassemblement à 13h30, place de la république à Paris (direction Concorde - place de la Madeleine)

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE INTERSYNDICAL (CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, Unef, UNL)

PUBLIÉ LE 2 MAR 2020
TEMPS DE LECTURE : 2 MIN.
Les organisations syndicales de salarié.e.s et de jeunesse (CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, FIDL, MNL, Unef, UNL) ont pris acte de l’annonce par le Premier ministre, samedi dernier, en fin d’après-midi, d’utiliser l’article 49-3.

Cette procédure gouvernementale permet de faire passer sans vote, à l’Assemblée nationale, le projet de loi portant sur le système de retraites par points.
Cela démontre l’impuissance du gouvernement à répondre aux interrogations sérieuses et légitimes des parlementaires à propos de ce projet incomplet, très approximatif, aux multiples inconnues.
C'est une nouvelle preuve, si celle-ci était nécessaire, que le gouvernement refuse le débat et veut faire passer en force ce projet de régression sociale minoritaire dans l’opinion publique.
Deux motions de censure sont désormais déposées et imposent au gouvernement de s’expliquer par un discours de politique générale.
Les organisations réaffirment leur opposition à ce projet et la nécessité de créer de nouveaux droits pour les salarié·e·s, les privé·e·s d'emploi, les étudiant·e·s, les lycéen·ne·s, les retraité·e·s.
Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL et Unef appellent à poursuivre les actions sans relâche, sous toutes les formes décidées localement.
Elles appellent à multiplier, partout, localement, des rassemblements dès lundi 2 mars et à organiser des manifestations devant les préfectures et sous-préfectures  le mardi 3 mars, y compris par le recours à la grève, au moment de ce passage en force au parlement, afin de signifier massivement avec force le rejet de ce texte.
Les mobilisations massives très importantes initiées depuis le 5 décembre n'ont pas été entendues par ce gouvernement mais le poussent à la faute.
Elles poursuivent et amplifient, dans ce cadre, la construction d’une grande journée de grève interprofessionnelle et de manifestations dans tout le pays, mardi 31 mars, pour mettre en échec ce projet de loi ainsi que les suites si nécessaire.
Montreuil, le 2 mars 2020

 

 

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UBER BANK
En marge des craintes générées par la propagation du coronavirus, il y a une nouvelle qui serait presque passée inaperçue si elle n’avait pas défrayé la chronique sur certains réseaux sociaux … et n’était pas reprise par quelques médias plus officiels. Le «test» lancé par la Caisse d’Epargne de Bretagne – Pays de Loire afin d’ubériser ses conseillers de clientèle a créé le buzz. Le projet prévoit de faire de ces conseillers des entrepreneurs qui assument, à moindres frais, tous les risques business, juridiques et financiers ! En demandant à l’ACPR une extension d’agrément du statut des IOBSP, MIA et CIF, ce «ballon d’essai» risque bien d’impacter profondément toute la profession. Chaque acteur de la profession a donc son mot à dire dans cette histoire ostensiblement bretonne. Il faut exiger d’être reçus par l’ACPR avant que la décision ne soit prise. Comment justifier sinon «la responsabilité sociale de l’entreprise» affichée par les uns ? Comment accepter qu’il n’y ait plus de contrôle interne ? Quid des contraintes réglementaires ? De la satisfaction clientèle ? Des formations obligatoires ? Du risque de réputation ? etc, etc... Bref, dès lors qu’on affiche que notre «raison d’être» est la «satisfaction clientèle», il faut agir en conséquence et tout mettre en œuvre – patronat bancaire et syndicats - pour que l’ACPR ne valide pas ce projet. Des condamnations par l’AMF ont déjà sanctionné de tels projets (concernant les CIF). La «loi Avenir» prévoyait  même qu’en pareilles circonstances, des chartes devaient s’appliquer aux « travailleurs indépendants », mais chacun d’entre nous est bien placé pour comprendre la différence entre une charte – qui n’engage personne ! - et les garanties d’une convention collective comme la nôtre. Cette partie du nouveau monde n’invente rien de nouveau. Elle recycle des vieilles lunes dans la confusion la plus totale. C'est aussi, par exemple, dans ce contexte tendu qu’à la SG les conseillers «essentiels» sont inquiets pour leur avenir ou que les salariés de la DEC de Drôme Ardèche ont reçu une invitation de la part du directeur pour leur présenter les résultats du baromètre. Réunion à l'issue de laquelle devait se «célébrer la fermeture» de leur agence (Le Teil). Pour éviter la généralisation de telles initiatives, les élus CGT ont alerté Philippe Aymerich lors du comité central le 28 février. Il nous a répondu que «face aux évolutions fondamentales du métier, le projet BPCE n’est pas un modèle pour nous aujourd’hui, que le socle de tout est le contact client et la confiance» et d’ajouter que «le rôle du conseiller est fondamental, qu’il n’a jamais été dit que les conseillers Essentiels allaient disparaître. Mais c’est un métier qui va évoluer».  

CRIS D’ORFRAIE
Après 2 ans de prétendues concertations avec les syndicats, plus de 3 mois de tensions sociales et 10 manifestations nationales, l’opposition de l’opinion publique à la réforme des retraites est toujours aussi nette et élevée. La majorité des syndicats représentant la grosse majorité des salariés mais aussi le Conseil d’Etat l’ont clairement dénoncée. Même les voltefaces de Laurent Berger sèment le trouble. Comment ne pas trouver ridicules les cris d’orfraie poussés au bout d’une semaine de combats parlementaires par les députés sensés défendre le texte, alors que la «conférence sur le financement» s’enlise. D’horizons divers, de plus en plus de voix se font entendre pour contester le projet actuel injuste, non financé, que personne ne comprend plus, et demandent à repartir d’une nouvelle page (y compris le Medef et «les doutes» de la CFDT). Plus que jamais, le retrait du projet actuel que nous réclamons depuis le 5 décembre s’impose.

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natio63

 

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LA MI-TEMPS
C’est ainsi que Frédéric Oudéa qualifie la période actuelle. «Tous nos objectifs sont remplis» d’après lui. «Merci à nos équipes», avant d’ajouter, «affrontons la 2ème mi-temps pour gagner le match». Au-delà de l’habit sportif qu’il se plaît de revêtir en toute occasion, il va en falloir plus pour convaincre en interne. La question n’est pas tant d’avoir «un peu plus de visibilité sur la stratégie retenue par la DG», comme le réclame le seul syndicat représenté au conseil d’administration, mais plutôt de s’assurer que «gagner le match» ne s’adresse pas uniquement aux seuls actionnaires ou à une poignée de survivants. Comment ne pas s’inquiéter pour l’avenir de Lyxor par exemple, longtemps délaissé avant d’être placé «sous revue stratégique» ? A la SG, cela se conclut trop souvent par une cession destinée à «profiter» de l’optimisation de plus-values pour augmenter le ratio CET1 ? Comment accepter la distribution de 60% des résultats sous forme de dividendes et l’évocation de possibles rachats d’actions, alors qu’il faudrait au contraire utiliser les résultats pour augmenter significativement nos investissements et préparer l’avenir ? Sans même parler de la coupe sévère qui s’annonce pour l’intéressement et la participation en 2020.

TELETRAVAIL
Parmi les données très intéressantes de l’enquête télétravail, nous pourrions retenir que «62%» des managers sont «favorables à 2 jours de télétravail par semaine», soit une grande majorité favorable à l’extension. Mais alors pourquoi continuer à refuser cette extension (même sous forme de test) ? Pour la direction, ces 62% traduisent que «les managers restent néanmoins divisés quant au passage à deux jours de télétravail par semaine»… On croirait les éléments de langage du gouvernement !

L’ARNAQUE
Notre opposition au démantèlement de la caisse de retraite «IP Valmy» était forte. Et le bilan actuel de l’accord signé par l’ensemble des autres syndicats nous conforte dans notre opinion. Au-delà de la perte d’une gestion paritaire aux résultats exceptionnels sur la durée, cet accord a marqué le basculement sur un système très rémunérateur…pour les assureurs ! Ainsi Sogecap prélève d’entrée 0,25% de frais sur toutes les nouvelles cotisations, mais aussi 0,50% sur les pensions versées aux retraités. A cela s’ajoutent les frais de gestions sur les unités de compte (les fonds) et plus encore sur le contrat en Euros (95% des encours), sur lequel les frais culminent à 0,61% sur une performance brute de 2,52%. La part de cotisation patronale peut bien augmenter de 0,25%, l’épargne des salariés reste traitée comme une vache à lait pour le Groupe, très loin de la gestion frugale de l’IP Valmy. Mais ce n’est pas fini : le passage éventuel au format PEROB imaginé par la loi PACTE ferait perdre aux salariés l’abondement de leurs versements sur le PERCO. Plus encore, la direction nous présente le nouveau système comme incluant obligatoirement 10% de fonds labellisés PEA-PME dans le cadre de la gestion pilotée par défaut. Or c’est inexact : inclure ces fonds permet simplement à l’employeur de réduire le taux du forfait social payé sur les cotisations versées de 4% (soit une économie de près de 2 millions d’euros pour la SG). Ce ne serait pas grave si ces fonds n’étaient pas à la fois très chargés en frais (quand les gestions passives que nous préconisons sont beaucoup moins onéreuses et tout aussi rentables à long terme) et beaucoup plus risqués que les fonds actions traditionnels. En gros, ce seraient les frais supplémentaires payés par les salariés sur leur épargne retraite qui financeraient l’économie d’impôts de l’entreprise.

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natio61

 

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 Les retraites dans le monde - CGT 3 février 2020 

(rappel : avant de cliquer sur le lien pour obtenir le fichier PDF, il faut être connecté au site. Soit via intranet, c'est à dire votre identifiant et code sésame SG. Soit par internet, avec l'identifiant personnel créé et votre mot passe)

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L’ELECTROCHOC
Il faut savoir apprendre de ses échecs. Celui de la négociation de l’accord d’accompagnement des projets de BDDF à horizon 2023 est riche d’enseignements. Après l’expertise de Secafi sur l’état des lieux après les réorganisations 2016-2020, la consultation des salariés réalisée par la CGT a elle aussi mis en avant la nécessité de remédier à certaines situations avant même d’envisager de déployer les nouveaux projets. La direction en a conscience puisqu’elle a elle-même déclaré que 2020 serait une année de transition et qu’elle a défini un plan d’action (un point d’étape nous en sera fait dans 6 mois). En attendant, 88,46% des salariés concernés par le projet d’accord qui nous ont répondu nous ont demandé de ne pas le signer en l’état. Et nous avons naturellement suivi leur recommandation. Le manque de reconnaissance globale et de garanties solides pour cette nouvelle vague de réorganisation ont motivé la plupart des avis émis par les salariés. La bataille ne va pas s’arrêter avec la signature de 3 organisations syndicales car les besoins sont clairement exprimés et des réponses apportées va dépendre la réussite – ou pas – des projets.

LA MAIN LOURDE
Alors que l’hostilité de l’opinion publique ne faiblit pas et que les cortèges de manifestations déferlent partout en France depuis le 5 décembre, le Conseil d’Etat a lui aussi porté un jugement sévère sur le projet de réforme des retraites. Et il a eu la main lourde ! Le gouvernement tente évidemment de minimiser cette condamnation sans appel d’un projet mal ficelé et pas financé, car son but reste maintenant «d’aller vite» en biaisant le débat parlementaire à l’aide d’estimations fausses voire en l’escamotant totalement. Mépriser les manifestations, l’opinion publique, le Conseil d’Etat et les parlementaires, tout cela commence sérieusement à poser la question de la méthode, voire de la légitimité de ce gouvernement. La question de fond n’a pas varié. Si le statu quo sur le système actuel n’est pas une solution souhaitée, la réforme imposée reste inutile et injuste. Il n’y a donc qu’une option, exiger son retrait le 6 février prochain en participant aux manifestations prévues partout en France.  

L’AVENIR, C’EST FLOU
Hasard du calendrier ou malice ? C’est le jour même de l’ouverture de la «conférence sur le financement des retraites» que la direction a convié les représentants syndicaux de la SG à une réunion sur notre régime spécifique de retraite Valmy. Ce dernier pourrait évoluer dans le cadre de la loi Pacte, qui pousse les entreprises à travailler sur leur «raison d’être» mais aussi réforme une énième fois l’épargne retraite en créant un acronyme de plus : le PEROB. En même temps, on se rend compte que le projet de réforme des retraites gouvernemental commence déjà à entraîner des incertitudes pour les futurs retraités dans un avenir proche. Ainsi les transitions d’activité qui seraient-elles impactées dès 2022 par le nouveau dispositif, soit des salariés nés bien avant 1975 ! La direction a en effet précisé que le contexte actuel ne permettait pas une vision suffisamment éclairée de l'impact de la réforme à partir de 2022 pour valider les nouvelles demandes de «TA» ou de mi-temps senior. Les validations dont la date serait fixée après 2021 sont donc suspendues. A l’exception des 4 cas suivants : le dossier est bien engagé (pièces fournies à fin 2019 et demande faite en 2019) ; le salarié maintient sa demande malgré le contexte (et prend le risque d’une décote temporaire ou définitive, plus ou moins importante) ; le début est compris entre le 1er janvier et 31 Mars 2020 ; la fin du congé intervient au plus tard le 1er janvier 2023.

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natio60b

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C'EST VOUS L'AVENIR

Depuis la publication du rapport Delevoye en juillet 2019 et le projet de loi du gouvernement présenté par Edouard Philippe en décembre, tout le monde - ou presque – a compris que, sans son retrait, cette réforme s’appliquerait dès 2022. A qui ? cela fait partie de l’enfumage entretenu depuis le début. A la SG, les 1ers concernés sont clairement ceux qui seraient en plus victimes de la suppression de leur poste dans les CDS. «Nous n’allons pas prendre la responsabilité de mettre en risque les collègues qui ne pourraient partir qu’après le 31 décembre 2021. Ils pourraient subir une décote définitive ou temporaire de leur pension» a répondu le directeur des relations sociales lorsque les transitions d’activités (possibilité de départ à 3 ou 4 ans de la retraite en cas de suppression de poste) ont été abordées dans la négociation sur les fermetures de St Quentin et de Viry. C’est aussi cette même population qui va prendre de plein fouet la décote des indemnités de fin de carrière (accord signé en décembre 2018 par 2 syndicats). C’est la «triple peine» avons-nous résumé, en exigeant de la direction de compenser.

NOUS PARTIMES 500…     
En septembre 2019, lors de la première réunion avec BDDF, la direction nous présentait des supports à ses «projets à l’horizon 2025», avec 530 suppressions de postes. Aujourd’hui, à la fin de la négociation en cours, nous en sommes à 1.400 postes supprimés ! … dont 892 salariés qui pourraient bénéficier des mesures élargies (départ volontaire, etc) … et le reste qui sera traité en «gestion courante» (mobilité). Le compte-rendu de chaque réunion et les versions du projet d’accord sont sur notre site. Si vous êtes impactés, il reste peu de temps pour nous faire part de vos réflexions, besoins ou propositions. Une «dernière» grosse réunion est planifiée lundi 20 janvier. Ce sera l’occasion pour l’expert Secafi de venir nous présenter son analyse de la situation et formuler des préconisations. Cette réunion sera suivie, le jour même, d’une nouvelle négociation sur les bases d’un texte qui devrait nous parvenir dans la journée (et que vous pourrez retrouver aussitôt sur notre site pour vous permettre de nous faire partager vos réactions).

50 JOURS

46ème jour de mobilisation contre la réforme des retraites. Des sondages qui désarçonnent toujours l’élite car la majorité des gens continue d’être opposée à la réforme imposée par le gouvernement et une majorité de salariés soutient la mobilisation de la majorité des syndicats (en fait, tous sauf Laurent Berger). Résumer la situation actuelle en caricaturant les grévistes «qui ne comprendraient pas la réforme», «qui refuseraient de discuter», c’est irresponsable après 2 ans de concertation. Depuis 6 mois, tout le monde demande un simulateur pour que chaque salarié puisse se référer à sa propre situation, juger et agir en conséquence. Le nouveau monsieur retraite, Laurent Pietraszewski le promet 6 mois après la publication de loi. Soit dans un an ! Entre le «provisoire» qui sera «définitif» si on ne se mobilise pas plus, l’«universel» qui d’après E. Macron «n’a pas vocation à s’appliquer à tous de la même manière», et les autres promesses sans lendemain, c’est à vous de trancher. Exigez avec nous, comme la quasi-totalité des syndicats en France et à la Société Générale le retrait de cette loi !

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natio59

Publié dans Infos 2020

 

Tu déconnes, on se laisse pas faire
tu nous prends toutes pour des connes
Ton sale plan retraite, nous jette
dans la pré-carité
Ta retraite à points n’aime pas
les p’tits jobs en pointillés
Moi tu vois, je veux être autonome

A cause de Macron
C’est la chute des pensions
pour Fatou et Marion
A cause de Macron
Grandes perdantes nous serons
faut t’le dire sur quel ton ?!
A cause de Macron
On crie révolution
À cause de Macron
À cause de Macron

La déprime, c’est le mot qui m’vient
quand je pense à mes copines
En mode gilet jaune, vénère
pour nous c’est la galère
J’hallucine, pour nos gosses on trime
ça vaudrait pas un centime ?!
Fais ton film, mais la lutte oui
c’est notr’ style

À cause de Macron
BlackRock prend mon pognon
Capitalisation
À cause de Macron
Ma moitié meurt c’est con
moins d’pension d’réversion
À cause de Macron
On aura moins de ronds
À cause de Macron
À cause de Macron

C’est d’la faute de Macron et sa team
si c’est surtout, les femmes qui triment
APL, chômage, les plus précaires
c’est les fem’ d’aujourd’hui comme d’hier
C’est la faute de Macron et sa team
Delevoye, maint’nant Pietraszewski
C’est quoi ce hic, y’en trop marre
Du défilé de ces tocards

À cause de Macron
Nous on cumule pas
les emplois comme Delevoye
À cause de Macron
Les filles sont sous pression
bien plus que les garçons
À cause de Macron
On crie RÉ-VO-LU-TION !
À cause de Macron

 

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COST KILLERS OU DIAFOIRUS
De plans de réduction de coût en plans de suppressions de postes, de cessions d’activités en délocalisations et offshoring, le remède préconisé par la direction générale pour préparer la consolidation bancaire a un coût extrêmement élevé. Socialement d’abord, car la rigueur budgétaire qui frappe les salariés contraste avec les taux de distribution des dividendes «hors-sol» dont bénéficient les actionnaires qui vont toucher une année record de dividendes (62 milliards en France !!) alors qu’il faudrait se contenter de l’augmentation du titre restaurant (pour ceux qui en ont!). Et ces milliards de dividendes seraient bien utiles s’ils étaient investis pour construire le champion - qui en a bien besoin - de la fameuse future consolidation bancaire. La CGT a saisi l’occasion de la 7eme réunion sur les réorganisations de BDDF pour protester sur le manque de visibilité quant à la stratégie du groupe. Car c’est devenu une habitude, les salariés et leurs représentants ont appris fin décembre par voie de presse qu’un nouvel accord avait été signé avec les autorités américaines et qu’un cabinet travaillerait sur l’éventuel remplacement de Frédéric Oudéa. Si l’on ajoute l’annonce précipitée de la vente de SG Finans (pour contribuer au coût de la construction du champion bancaire) la coupe est pleine. Une réunion devrait donc avoir lieu en février entre le directeur général et les représentants des syndicats représentatifs. Faute de présenter les vœux, F. Oudéa leur présentera les résultats 2019 et peut-être un peu plus...

LA FRACTURE ET LE MEPRIS
La majorité des Français a compris que la soi-disant «réforme» des retraites se ferait à leurs dépens et parmi eux, 72% soutiennent la contestation contre le projet après une quarantaine de jours de grève. Il est grand temps que le gouvernement entende le mécontentement et reparte d’une page blanche. Les oligarques peuvent répéter sans cesse depuis plus d’un mois que les Français contestataires (par essence) ne comprennent rien. Mais, alors que le préavis de grève avait été déposé deux mois avant le 5 décembre, rien n’a été fait pour l’empêcher et la stratégie du pourrissement mène au pire. Profession par profession, des « concessions » sont proposées dès lors qu’elles permettent d’éteindre la contestation et de sauver l’essence même du projet : donner à l’état les mains libres pour décider du montant des pensions et de l’âge de la retraite, mais aussi piller les 70 milliards de réserves accumulés par les caisses des salariés du privé. Le gouvernement se réfugie derrière des pseudo-concertations. Mais chacun est bien conscient que la solution ne pourra pas être le seul retrait de l’âge pivot. C’est l’ensemble de la réforme qui n’est pas juste et socialement responsable. Nous n’en sommes plus au stade de faire une pétition, inutile après 40 jours de grève et de galère. Le mépris reste le même. Face à cela, nous appelons chacun d’entre vous à bien mesurer les enjeux, certes lointains (quoique 2022, c’est demain…) et à participer activement à cette bataille pour que les salariés en sortent rapidement … et gagnants !

NOUVELLE VAGUE
Après 3 ans et 102 élections, le cycle électoral à la SG s’est terminé le 3 décembre. C’est sur ces bases que le nouveau comité central d’entreprise (CSEC) a été constitué le 9 janvier. Avec 22,21% de représentativité au niveau national (dont 35.16% dans les centraux qui représentent la moitié des effectifs), la CGT est devenue la 2éme organisation syndicale à la SG. C’est une progression globale de 4% (dont +6% parmi les cadres). Le SNB a logiquement pris le secrétariat du CSEC et la CGT, le secrétariat adjoint pour les 4 prochaines années.

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moon champion

natio58

Publié dans Infos 2020

MEILLEURS VŒUX 2020
Toute l’équipe de la CGT Société Générale vous souhaite une très bonne année 2020.  Pour notre part, notre résolution sera déterminée et combative : continuer à représenter au mieux les intérêts individuels ou collectifs de l’ensemble des salariés, tous secteurs confondus. D’où notre 1ere proposition : devant les difficultés qui s’annoncent déjà pour 2020, rejoignez-nous et construisons ensemble l’organisation qui vous ressemble. 

CAFOUILLAGES ET MEPRIS
Au-delà du mépris et des provocations cumulées ces dernières semaines (les aventures du spécialiste des retraites JP Delevoye, les fakes news, la légion d’honneur du patron de BlackRock France), le rideau de fumée soigneusement entretenu autour du projet de la réforme n’aura pas bougé. Toujours pas de simulateur pour permettre à chacun de se faire une idée précise des conséquences (en dehors des calculettes telles celle sur le site de la CGT SG pour mesurer l’impact du passage pour vous, d’un calcul actuel sur les 25 meilleures années à celui de la réforme basé sur l’ensemble de la carrière ! …. Et la perte peut se chiffrer à plusieurs centaines d’euros par mois pour un salaire moyen avec une évolution moyenne !). L’absence du simulateur s’explique certainement par l’exemple Belge. Dans la même situation, leur gouvernement en avait publié un. Ce qui avait soulevé un tel tollé que la réforme a finalement été abandonnée. Le gouvernement français ne s’y est pas risqué et il est resté sourd face au mécontentement généré par cette réforme. Face au mépris, déjà à l’origine d’un mois tendu, il faut amplifier la mobilisation pour sortir rapidement de ce conflit. Nous renouvelons donc notre appel à participer massivement aux manifestations prévues un peu partout dès le 9 janvier prochain.

LE NOEL DES RAPETOU
Ceux qui ont regardé de près cette réforme imposée par le gouvernement auront pu aussi remarquer que malgré des «déficits estimés par le COR en 2025 entre 7 et 17 milliards», le projet prévoit d’exonérer de cotisations retraites les salariés au-dessus de 10.000 euros par mois. Bien évidemment, la part de la cotisation patronale tombe aussi : Un gros cadeau de 2 à 4 milliards par an, soit 60 milliards d’ici 2040. «Une réforme juste et universelle»… vous y croyez encore ?

C’EST VOUS L’AVENIR
A peine rentrée à Oslo du comité de groupe européen du 11 décembre, Turid, la représentante Norvégienne apprenait que la SG vendait SG Finans qui l’employait avec ses 360 collègues Norvégien, Suédois et Danois. «Nous n’avons pas de souci chez nous» confiait-elle aux autres représentants européens lors de la préparation du comité européen. «Je devrais apprendre le français» continuait-elle. La vente de SG Finans, pourtant cœur de métier et rentable, n’a même pas été abordée devant les représentants européens et Turid aura appris la nouvelle en rentrant. L’année s’est donc terminée par cette 15ème Cession. De banque universelle, la stratégie de «recentrage» déployée à la SG en fait tout juste une «banque diversifiée». Difficile dans ce contexte de donner confiance et de croire qu’elle sera plus à même d’affronter cette nouvelle décennie. En tout cas, après la SGBA, l’avenir sera aussi sans Turid et ses 360 collègues.

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 natio57

 

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Jean-François Cirelli, BlackRock : "Permettre aux français d'enfin s'approprier l'épargne-retraite".

Invité de Jean-Paul Chapel dans ":l'éco", Jean-François Cirelli, président de BlackRock France, est venu parler de l'épargne-retraite.

 voir la vidéo : https://www.francetvinfo.fr/economie/retraite/reforme-des-retraites/video-jean-francois-cirelli-permettre-aux-francais-d-enfin-s-approprier-l-epargne-retraite_3506417.html

Votre groupe BlackRock représente plus de 6000 milliards de dollars d'actifs, c'est plus de deux fois la richesse nationale française. Vous avez un poids vraiment important dans le jeu économique mondial...

 

"C'est vrai parce que nous avons beaucoup de clients qui nous ont fait confiance notamment pour gérer leur retraite"

Les trois quarts de ces fonds sont économisés en vue de la retraite, c'est ce que l'on appelle la retraite par capitalisation. En France ce n'est pas très développé...

"C'est pas développé du tout parce que nous avons un autre système qui ne va pas changer et qui est un bon système qui évolue au cours du temps. C'est le consensus français et il est très bon mais à coté de cela il faut aussi épargner pour sa retraite car il y a un très grand paradoxe aujourd'hui dans la société française : le français épargne beaucoup, il a la préoccupation de sa retraite et pour autant il ne s'est pas approprié l'épargne-retraite. Je crois que c'est l'intéret du nouveau texte de loi du gouvernement, c'est de permettre aux français de s'approprier enfin l'épargne retraite

La question AFP :  Les taux d’intérêt très bas poussent certains gérants à prendre de gros risques. Les déboires récents de plusieurs fonds vont ils se multiplier ? 

"Je crois que la question c'est pas que l'on prend des gros risques c'est qu'aujourd'hui nous sommes dans une situation qui n'a pas de précédent où nous avons des taux à intérêt négatif. Donc il n'y a pas de rendement, si vous voulez des rendements il faut aller dans des produits plus risqués. L'essentiel c'est que les gens qui font cela soient très avisés sur ce qu'ils font" répond Jean-François Cirelli. 

L'interview s'est conclue sur la chanson "To France" de Mike Oldfield.

Publié dans Retraite

LA LIGNE ROUGE
C’est celle que le 1er ministre a réussi à franchir lors de son allocution sur la réforme de la retraite devant le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE). Faire dire à la CFDT que la ligne rouge est franchie, reconstituer un front syndical atomisé depuis 2016, voire revigorer une opposition atone, en 1 heure d’intervention, ça relève de l’exploit ! Quoiqu’il en soit, les 4 organisations syndicales représentatives de la Société Générale sont dorénavant parties prenantes des appels à la mobilisation du 17 décembre. C’est le moment décisif pour contraindre le gouvernement à écouter les Français, condition sine qua non pour que s’arrêtent les grèves (notamment celles des transports) et que la réforme financière et budgétaire des retraites soit remise à plat. Nous ne pouvons donc que vous conseiller vivement, si vous pensez comme nous que cette réforme n’est pas bonne, de participer aux différentes manifestations qui auront lieu le 17 décembre, notamment en vous déclarant gréviste !       

… ET MOI ? ET MOI ?
Nous avons reçu pas mal de mails qui nous interrogent sur les conséquences directes sur chaque situation individuelle. Logique, tant il est difficile de s’y retrouver entre les différentes versions des «pour», des «contre», noyées dans la cacophonie gouvernementale. Nous avons mis en ligne (sur notre site internet) un simulateur maison pour vous permettre de mesurer l’impact du passage d’un calcul basé sur les 25 meilleures années avec celui calculé sur l’ensemble de votre carrière. Il y a aussi des documents pédagogiques, simples, d’horizons divers, parfois même humoristiques (merci Audiard !), pour que chacun puisse se faire une opinion éclairée avant les manifestations du 17 et décide en toute conscience d’y participer.

L’ELECTROCHOC
Plus les présentations du baromètre collaborateurs (ex-«employeur») avancent, plus on comprend le désarroi dans lequel se trouvent les directions des différentes BU et SU pour tenter d’interpréter positivement les scores. Pourtant, les messages sont clairs et nous les avons souvent relayés bien en amont. Non, ce n’est pas que «la stratégie n’est pas comprise», c’est qu’elle n’est pas acceptée. Non, les salariés n’ont pas confiance dans la procédure d’alerte - whistleblowing - (soit par crainte de se prendre un retour de bâton, soit parce qu’ils sont persuadés que leur alerte ne sera pas prise en compte…). Pourtant, les bases sont là. Le personnel reste la pierre angulaire et la conscience professionnelle fait que l’activité tourne et progresse. C’est bien de lui dont dépend l’avenir du groupe. Et pourtant, quelques soient les résultats, au moins 2 milliards partiront vers les dividendes… tandis que les salariés doivent se contenter de l’augmentation du ticket restaurant pour les «privilégiés» qui en bénéficient … pour reprendre une terminologie gouvernementale à la mode !

O TEMPORA, O MORES
… Et en même temps, les 530 suppressions de postes de BDDF sont en discussion. La terre peut s’arrêter de tourner (ou du moins les transports en Ile-de-France), la direction continue à convoquer les organisations syndicales pour examiner les conditions et les conséquences du dernier projet de suppressions de postes. La CGT, seule délégation gréviste le jour de la réunion du 10 décembre, a fait remarquer à la direction que discuter de la manière dont on met dehors les salariés à 3 ou 4 ans de la retraite dans les plans sociaux depuis 10 ans, devrait amener le patronat à cacher sa joie quand le gouvernement tente de nous faire avaler une retraite à 64 ans !

 Le fichier PDF avec le dessin de Moon  Le fichier PDF avec le dessin de Tif   
(Attention, vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

 cgt17dec3

natio56

 

Publié dans Infos 2019
De : cgt sg [Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Envoyé : jeudi 12 décembre 2019 11:39
Objet : Le 17 est une journée décisive pour la bataille que nous menons, dont l'issue dépend de notre force collective et de l'investissement sans faille de chacun !
Message aux élus, mandatés et syndiqués de la CGT Société Générale :
Bonjour à tous,
La CGT SG a envoyé une invitation aux 3 autres syndicats représentatifs à la Société Générale pour tenter d’alerter ensemble nos collègues sur la nécessité de réussir la mobilisation du 17 décembre prochain. Cette journée sera décisive et les 4 organisations syndicales représentatives à la Société Générale ont maintenant rejoint le mouvement.
Pour autant, j’attends leur réponse sur un appel commun à la SG.
Il ne faut pas attendre pour autant pour aller voir les représentants syndicaux de vos entités respectives (dans le nord, par exemple, l’appel intersyndical est déjà acté !).
Il faut réussir la mobilisation du 17 Décembre, elle sera déterminante. Il ne faut pas se disperser et y consacrer toute notre énergie d’ici là.
Nous l’avons vu ces derniers jours. Il faut faire preuve de patience et de persuasion. La conviction et la pédagogie devraient nous permettre de gagner la bataille de l’opinion et certainement sortir gagnants de cette bataille !
Nous avons mis sur les réseaux sociaux et sur notre site internet une multitude de documents sur le sujet des retraites (des documents pédagogiques, synthétiques, individualisés … et même humoristiques !).
Regardez les, partagez ceux qui vous plaisent. Si des choses ne vous paraissent pas claires, demandez.
Les derniers communiqués (depuis le discours d’Edouard Philippe) sont déjà sur le site.
Il faut aussi (et surtout) savoir écouter les collègues - même quand ça nous heurte ou ne nous fait pas plaisir. Il faut partager entre nous ces situations et arguments, pour en tenir compte !

Il y a beaucoup de « Il faut … » dans ce message et ils reposent sur vous. Mais je sais pouvoir compter , une nouvelle fois, sur votre détermination !
N’hésitez pas a utiliser les mails et multipliez les rencontres avec les collègues.

C’est aussi le bon moment pour inviter nos collègues à se syndiquer chez nous. Les demandes d’adhésions (que l’on constate dans ces moments là) sont en net augmentation ces derniers jours.
+15 à Rennes sur 1 an.
N’hésitez pas à le proposer à vos collègues (« on a les syndicats qu’on mérite »).

Les explications sur la réforme nécessitent beaucoup de temps. Il en reste suffisamment jusqu’au 17.
5 jours, c’est beaucoup et peu à la fois.
L’issue dépend de nous.
Philippe Fournil
Délégué national de la CGT SG
Bon courage à tous !
 
cgt17dec
Publié dans Retraite

"Ligne rouge", "Le compte n'y est pas", "C'est se moquer du monde"... Les réactions des syndicats aux annonces d'Edouard Philippe sur les retraites

Plusieurs organisations syndicales appellent d'ores et déjà à "renforcer la grève".

franceinfo

Radio France

Mis à jour le 11/12/2019 | 16:07 

Laurent Berger (CFDT) : "La ligne rouge est franchie"

"Il y avait une ligne rouge dans cette réforme, a déclaré le numéro un de la CFDT Laurent Berger, c'était le fait de ne pas mélanger la nécessité d'une réforme systémique (...) et la réforme paramétrique qui demanderait aux travailleurs de travailler plus longtemps, cette ligne rouge est franchie."

"On nous montre un chemin dont on aurait soi-disant les manettes pour le choisir, mais on sait finalement qu'il y aura un âge d'équilibre à 64 ans fixé par cette réforme", ajoute Laurent Berger, qui annonce une réunion des instances de son syndicat dans l'après-midi, mercredi, pour "décider des actions dans les jours et les semaines à venir".

Didier Aubert (CFDT-Cheminots) : "Le compte n'y est pas"

Didier Aubert, le secrétaire général de la CFDT-Cheminots a pointé lui aussi l'âge pivot de 64 ans, une "ligne rouge" qu'il ne fallait pas franchir, selon lui. Il estime que "le compte n'y est pas". S'il reconnaît des avancées, notamment sur la pénibilité, il les considère "insuffisantes". "Par rapport à cet âge pivot de 64 ans, c'est un dispositif qui ne nous satisfait pas. Je ne me vois pas entrer dans les dépôts et dire que la CFDT accepte les propositions du Premier mininstre et lève le préavis (…) Je crois que l'âge pivot n'est bon pour personne. Le décalage de l'âge pivot à 64 ans, c'était une ligne rouge." Conclusion : "Pas question qu'on se satisfasse des négociations".

Philippe Martinez (CGT) : "C'est se moquer de ceux qui sont en lutte"

"Le gouvernement s'est moqué du monde", réagit mercredi le numéro un de la CGT Philippe Martinez. "C'est surtout se moquer de ceux qui sont en lutte aujourd'hui et de l'opinion publique qui est largement défavorable à ce projet". Il "ne croit pas que les cheminots seront satisfaits" par le discours d'Edouard Philippe sur la réforme des retraites. "Le gouvernement veut individualiser le système de retraite (...). Tout le monde va travailler plus longtemps, c'est inacceptable."

Laurent Brun (CGT-Cheminots) : "Cela doit encourager à renforcer la grève"

"Pour la fédération CGT des cheminots, les annonces du Premier ministre doivent encourager les salariés à renforcer la grève", estime Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots. Edouard Philippe "confirme le régime injuste par points, la suppression des régimes spéciaux, et aggrave encore le projet en annonçant un âge pivot à 64 ans", énumère le responsable du premier syndicat de la SNCF, en appelant "tous les salariés [à] poser la question de la grève dans leur entreprise" et les cheminots à "reconduire le mouvement".

Nathalie Verdeil (CGT) : "Hors de question de négocier un âge pivot" 

"Ce n'est pas en nous disant que la transformation des régimes spéciaux sera progressive que le Premier ministre a fait la démonstration du progrès de cette réforme à points", estime Nathalie Verdeil, secrétaire confédérale de la CGT. Y a -t-il dans les annonces des choses qui peuvent inciter les cheminots à lever le mouvement ? "Ça m'étonnerait fort", répond Nathalie Verdeil. Elle dénonce "la mise en œuvre contrainte d'une réforme paramétrique". "La réforme, elle n'est pas passée, et on va être nombreux à se mobiliser pur que les choses n'en restent pas là." Elle aussi parle de "ligne rouge franchie depuis le début". "Il est hors de question de négocier un âge pivot ou une réforme paramétrique quelle qu'elle soit."

Laurent Escure (Unsa) : "Je suis assez déçu"

Le secrétaire général de l'Unsa, Laurent Escure, a exprimé mercredi sa "déception" après les annonces d'Edouard Philippe. Selon lui, une "ligne rouge" a été franchie avec l'âge pivot. "On va réfléchir à la façon dont on va continuer, annonce-t-il, à la fois à négocier pour arracher de nouvelles choses mais également à la façon dont dans les jours qui viennent on va se mobiliser." À la question d'une participation de l'Unsa à la prochaine journée d'action, programmée mardi prochain, il répond : "On n'exclut rien." "On va faire le tour avec l'ensemble de nos fédérations (...) mais aujourd'hui, il y a beaucoup d'inquiétude."

François Hommeril (CFE-CGC) : "Je reste officiellement (...) dans le camp des opposants"

"Je continue à considérer que cette réforme est inutile et surtout dangereuse"estime François Hommeril, président confédéral de la CFE-CGC, le syndicat des cadres, qui annonce qu'il "reste officiellement, avec [s]on organisation, dans le camp des opposants". Le Premier ministre "n'a rien fait d'autre que de confirmer ce que nous savons déjà sur les paramètres importants, il ne revient pas sur l'âge pivot, il ne revient pas sur l'assiette de cotisation", constate le président de la CFE-CGC. "Si ce régime est si merveilleux que cela, alors pourquoi on le décale ? Ça n'a pas de sens, questionne-t-il. Et s'il est plus mauvais, comme nous le pensons, alors pourquoi le faire peser sur une nouvelle génération qui nous en voudra un petit peu de ne pas avoir suffisamment défendu un système qu'on considère comme un système solide aujourd'hui ?".

François Hommeril n'a pas voulu s'avancer sur un appel à durcir le mouvement.Ce sera une "décision souveraine de l'organisation à travers ses instances, dit-il. Mais les conditions qui nous on fait rentrer dans le mouvement le 5 décembre, sont toujours présentes aujourd'hui, il n'y a aucune raison pour qu'on en sorte".

Yves Lefebvre (Unité SGP-Police) : "Revoir votre copie, travail à refaire"

S’il était "l’enseignant d’Édouard Philippe", Yves Lefebvre, secrétaire général d’Unité SGP-Police écrirait : "Revoir votre copie, travail à refaire". Le syndicaliste n'est "absolument pas" satisfait de la présentation du Premier ministre. Il salue le "maintien d’un régime dérogatoire, avec la faisabilité d’une ouverture de droits à 52 [ans] et d’un départ à la retraite à 57 [ans]" et "le maintien des bonifications" qui permettent aux policiers de bénéficier d’une annuité (quatre trimestres) de cotisation tous les cinq ans. "Mais", a-t-il nuancé, "c’est là qu’il y a un mais", il a dénoncé l’instauration "d’une période minimum d’emploi dit dangereux""Cela revient à dire que nous aurions des carrières différentes, a-t-il déploré. À partir du moment où nous sommes sur une mission de soutien, mais pour laquelle on peut être appelé à travailler à tout moment sur la voie publique, on ne serait pas assujetti à la bonification, ni aux mêmes droits d’ouverture de départ à la retraite". Yves Lefevbre réclame donc "le même régime pour tous les policiers, comme ça l’est pour les gendarmes", et rejette "l’usine à gaz" proposée par la réforme "ultra-compliquée." Le secrétaire général d’Unité SGP-Police regrette aussi le manque d’annonces pour les "policiers qui travaillent de nuit", et en plus, "ont une dangerosité palpable." Il demande donc que l’intersyndicale des policiers soit reçue "sans délai" par Édouard Philippe à qui il demande "des garanties écrites."

En attentant, il propose la poursuite des actions de protestation "en route depuis presque deux semaines pour les effectifs de nuit, huit jours pour les effectifs de jours, et depuis ce matin pour les CRS."

Geoffroy Roux de Bézieux (Medef) : "Un bon équilibre, un vrai progrès social"

"Du côté des entrepreneurs, je pense que c'est un bon équilibre", a déclaré le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, après avoir écouté les annonces du Premier ministre sur la réforme des retraites. "C'est un équilibre entre une réforme redistributive, quand on donne 85% du smic à tous les retraités, pour les petites retraites, les indépendants, artisans et agriculteurs, c'est un vrai progrès social, et la nécessité que tout ça doit être financé par quelqu'un, et donc, que quand c'est possible on travaille plus longtemps", détaille le patron des patrons.

"On a, je pense, perdu six mois, il était important de sortir d'une forme d'ambiguïté qui durait depuis le mois de juillet, là les principaux éléments sont sur la table et en tout cas les principaux", ajoute Geoffroy Roux de Bézieux.

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