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C'EST VOUS L'AVENIR

Depuis la publication du rapport Delevoye en juillet 2019 et le projet de loi du gouvernement présenté par Edouard Philippe en décembre, tout le monde - ou presque – a compris que, sans son retrait, cette réforme s’appliquerait dès 2022. A qui ? cela fait partie de l’enfumage entretenu depuis le début. A la SG, les 1ers concernés sont clairement ceux qui seraient en plus victimes de la suppression de leur poste dans les CDS. «Nous n’allons pas prendre la responsabilité de mettre en risque les collègues qui ne pourraient partir qu’après le 31 décembre 2021. Ils pourraient subir une décote définitive ou temporaire de leur pension» a répondu le directeur des relations sociales lorsque les transitions d’activités (possibilité de départ à 3 ou 4 ans de la retraite en cas de suppression de poste) ont été abordées dans la négociation sur les fermetures de St Quentin et de Viry. C’est aussi cette même population qui va prendre de plein fouet la décote des indemnités de fin de carrière (accord signé en décembre 2018 par 2 syndicats). C’est la «triple peine» avons-nous résumé, en exigeant de la direction de compenser.

NOUS PARTIMES 500…     
En septembre 2019, lors de la première réunion avec BDDF, la direction nous présentait des supports à ses «projets à l’horizon 2025», avec 530 suppressions de postes. Aujourd’hui, à la fin de la négociation en cours, nous en sommes à 1.400 postes supprimés ! … dont 892 salariés qui pourraient bénéficier des mesures élargies (départ volontaire, etc) … et le reste qui sera traité en «gestion courante» (mobilité). Le compte-rendu de chaque réunion et les versions du projet d’accord sont sur notre site. Si vous êtes impactés, il reste peu de temps pour nous faire part de vos réflexions, besoins ou propositions. Une «dernière» grosse réunion est planifiée lundi 20 janvier. Ce sera l’occasion pour l’expert Secafi de venir nous présenter son analyse de la situation et formuler des préconisations. Cette réunion sera suivie, le jour même, d’une nouvelle négociation sur les bases d’un texte qui devrait nous parvenir dans la journée (et que vous pourrez retrouver aussitôt sur notre site pour vous permettre de nous faire partager vos réactions).

50 JOURS

46ème jour de mobilisation contre la réforme des retraites. Des sondages qui désarçonnent toujours l’élite car la majorité des gens continue d’être opposée à la réforme imposée par le gouvernement et une majorité de salariés soutient la mobilisation de la majorité des syndicats (en fait, tous sauf Laurent Berger). Résumer la situation actuelle en caricaturant les grévistes «qui ne comprendraient pas la réforme», «qui refuseraient de discuter», c’est irresponsable après 2 ans de concertation. Depuis 6 mois, tout le monde demande un simulateur pour que chaque salarié puisse se référer à sa propre situation, juger et agir en conséquence. Le nouveau monsieur retraite, Laurent Pietraszewski le promet 6 mois après la publication de loi. Soit dans un an ! Entre le «provisoire» qui sera «définitif» si on ne se mobilise pas plus, l’«universel» qui d’après E. Macron «n’a pas vocation à s’appliquer à tous de la même manière», et les autres promesses sans lendemain, c’est à vous de trancher. Exigez avec nous, comme la quasi-totalité des syndicats en France et à la Société Générale le retrait de cette loi !

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natio59

Publié dans Infos 2020

COST KILLERS OU DIAFOIRUS
De plans de réduction de coût en plans de suppressions de postes, de cessions d’activités en délocalisations et offshoring, le remède préconisé par la direction générale pour préparer la consolidation bancaire a un coût extrêmement élevé. Socialement d’abord, car la rigueur budgétaire qui frappe les salariés contraste avec les taux de distribution des dividendes «hors-sol» dont bénéficient les actionnaires qui vont toucher une année record de dividendes (62 milliards en France !!) alors qu’il faudrait se contenter de l’augmentation du titre restaurant (pour ceux qui en ont!). Et ces milliards de dividendes seraient bien utiles s’ils étaient investis pour construire le champion - qui en a bien besoin - de la fameuse future consolidation bancaire. La CGT a saisi l’occasion de la 7eme réunion sur les réorganisations de BDDF pour protester sur le manque de visibilité quant à la stratégie du groupe. Car c’est devenu une habitude, les salariés et leurs représentants ont appris fin décembre par voie de presse qu’un nouvel accord avait été signé avec les autorités américaines et qu’un cabinet travaillerait sur l’éventuel remplacement de Frédéric Oudéa. Si l’on ajoute l’annonce précipitée de la vente de SG Finans (pour contribuer au coût de la construction du champion bancaire) la coupe est pleine. Une réunion devrait donc avoir lieu en février entre le directeur général et les représentants des syndicats représentatifs. Faute de présenter les vœux, F. Oudéa leur présentera les résultats 2019 et peut-être un peu plus...

LA FRACTURE ET LE MEPRIS
La majorité des Français a compris que la soi-disant «réforme» des retraites se ferait à leurs dépens et parmi eux, 72% soutiennent la contestation contre le projet après une quarantaine de jours de grève. Il est grand temps que le gouvernement entende le mécontentement et reparte d’une page blanche. Les oligarques peuvent répéter sans cesse depuis plus d’un mois que les Français contestataires (par essence) ne comprennent rien. Mais, alors que le préavis de grève avait été déposé deux mois avant le 5 décembre, rien n’a été fait pour l’empêcher et la stratégie du pourrissement mène au pire. Profession par profession, des « concessions » sont proposées dès lors qu’elles permettent d’éteindre la contestation et de sauver l’essence même du projet : donner à l’état les mains libres pour décider du montant des pensions et de l’âge de la retraite, mais aussi piller les 70 milliards de réserves accumulés par les caisses des salariés du privé. Le gouvernement se réfugie derrière des pseudo-concertations. Mais chacun est bien conscient que la solution ne pourra pas être le seul retrait de l’âge pivot. C’est l’ensemble de la réforme qui n’est pas juste et socialement responsable. Nous n’en sommes plus au stade de faire une pétition, inutile après 40 jours de grève et de galère. Le mépris reste le même. Face à cela, nous appelons chacun d’entre vous à bien mesurer les enjeux, certes lointains (quoique 2022, c’est demain…) et à participer activement à cette bataille pour que les salariés en sortent rapidement … et gagnants !

NOUVELLE VAGUE
Après 3 ans et 102 élections, le cycle électoral à la SG s’est terminé le 3 décembre. C’est sur ces bases que le nouveau comité central d’entreprise (CSEC) a été constitué le 9 janvier. Avec 22,21% de représentativité au niveau national (dont 35.16% dans les centraux qui représentent la moitié des effectifs), la CGT est devenue la 2éme organisation syndicale à la SG. C’est une progression globale de 4% (dont +6% parmi les cadres). Le SNB a logiquement pris le secrétariat du CSEC et la CGT, le secrétariat adjoint pour les 4 prochaines années.

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moon champion

natio58

Publié dans Infos 2020

MEILLEURS VŒUX 2020
Toute l’équipe de la CGT Société Générale vous souhaite une très bonne année 2020.  Pour notre part, notre résolution sera déterminée et combative : continuer à représenter au mieux les intérêts individuels ou collectifs de l’ensemble des salariés, tous secteurs confondus. D’où notre 1ere proposition : devant les difficultés qui s’annoncent déjà pour 2020, rejoignez-nous et construisons ensemble l’organisation qui vous ressemble. 

CAFOUILLAGES ET MEPRIS
Au-delà du mépris et des provocations cumulées ces dernières semaines (les aventures du spécialiste des retraites JP Delevoye, les fakes news, la légion d’honneur du patron de BlackRock France), le rideau de fumée soigneusement entretenu autour du projet de la réforme n’aura pas bougé. Toujours pas de simulateur pour permettre à chacun de se faire une idée précise des conséquences (en dehors des calculettes telles celle sur le site de la CGT SG pour mesurer l’impact du passage pour vous, d’un calcul actuel sur les 25 meilleures années à celui de la réforme basé sur l’ensemble de la carrière ! …. Et la perte peut se chiffrer à plusieurs centaines d’euros par mois pour un salaire moyen avec une évolution moyenne !). L’absence du simulateur s’explique certainement par l’exemple Belge. Dans la même situation, leur gouvernement en avait publié un. Ce qui avait soulevé un tel tollé que la réforme a finalement été abandonnée. Le gouvernement français ne s’y est pas risqué et il est resté sourd face au mécontentement généré par cette réforme. Face au mépris, déjà à l’origine d’un mois tendu, il faut amplifier la mobilisation pour sortir rapidement de ce conflit. Nous renouvelons donc notre appel à participer massivement aux manifestations prévues un peu partout dès le 9 janvier prochain.

LE NOEL DES RAPETOU
Ceux qui ont regardé de près cette réforme imposée par le gouvernement auront pu aussi remarquer que malgré des «déficits estimés par le COR en 2025 entre 7 et 17 milliards», le projet prévoit d’exonérer de cotisations retraites les salariés au-dessus de 10.000 euros par mois. Bien évidemment, la part de la cotisation patronale tombe aussi : Un gros cadeau de 2 à 4 milliards par an, soit 60 milliards d’ici 2040. «Une réforme juste et universelle»… vous y croyez encore ?

C’EST VOUS L’AVENIR
A peine rentrée à Oslo du comité de groupe européen du 11 décembre, Turid, la représentante Norvégienne apprenait que la SG vendait SG Finans qui l’employait avec ses 360 collègues Norvégien, Suédois et Danois. «Nous n’avons pas de souci chez nous» confiait-elle aux autres représentants européens lors de la préparation du comité européen. «Je devrais apprendre le français» continuait-elle. La vente de SG Finans, pourtant cœur de métier et rentable, n’a même pas été abordée devant les représentants européens et Turid aura appris la nouvelle en rentrant. L’année s’est donc terminée par cette 15ème Cession. De banque universelle, la stratégie de «recentrage» déployée à la SG en fait tout juste une «banque diversifiée». Difficile dans ce contexte de donner confiance et de croire qu’elle sera plus à même d’affronter cette nouvelle décennie. En tout cas, après la SGBA, l’avenir sera aussi sans Turid et ses 360 collègues.

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 natio57

 

Publié dans Infos 2020

Caisse de solidarité envers les grévistes

La CGT s'engage auprès des grévistes en créant une caisse en solidarité aux grévistes mobilisés depuis plusieurs semaines

L’engagement dans la grève reconductible de nombreux secteurs professionnels donne confiance et espoir pour gagner l’abandon du projet de réforme du système de retraite. Nombreux sont ceux qui souhaitent apporter leur soutien, leurs encouragements aux salariés en lutte en contribuant financièrement.

Ils montrent, ainsi, combien cette bataille est soutenue dans l’opinion publique.


La solidarité du monde du travail est essentielle pour tisser les liens face au gouvernement qui organise les divisions. La première des solidarités à développer est celle de la syndicalisation et de l’engagement dans la lutte dans son entreprise, avec ses collègues de travail, pour rejoindre en masse les rangs des salariés en lutte pour gagner le retrait de cette loi régressive.

Enfin, et parce que nombre de salariés et des citoyens veulent apporter leur soutien financier aux salariés engagés dans la grève reconductible, la Confédération Générale du Travail organise la solidarité financière qui leur sera entièrement dédiée avec une redistribution transparente entre les divers secteurs professionnels concernés.

Sur ce sujet, la CGT appelle ses organisations à la vigilance concernant certaines collectes dites « caisses de grève » organisées sans accord des secteurs professionnels engagés dans la bataille.

Trois manières de contribuer à la solidarité financière :

Par chèque :

à l'ordre de « Solidarité CGT Mobilisation » adressé à :

"Confédération Générale du Travail Service Comptabilité"
263 rue de Paris 
93100 Montreuil

Par virement (informations bancaires dans le RIB )


 Ou bien  directement par chèque ( à l’ordre de solidarité cgt mobilisation ) déposé auprès de la permanence CGT Tour Société Générale - 17 COURS VALMY – La DEFENSE (ou remis à votre représentant CGT local)

 

Publié dans Grève

LA LIGNE ROUGE
C’est celle que le 1er ministre a réussi à franchir lors de son allocution sur la réforme de la retraite devant le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE). Faire dire à la CFDT que la ligne rouge est franchie, reconstituer un front syndical atomisé depuis 2016, voire revigorer une opposition atone, en 1 heure d’intervention, ça relève de l’exploit ! Quoiqu’il en soit, les 4 organisations syndicales représentatives de la Société Générale sont dorénavant parties prenantes des appels à la mobilisation du 17 décembre. C’est le moment décisif pour contraindre le gouvernement à écouter les Français, condition sine qua non pour que s’arrêtent les grèves (notamment celles des transports) et que la réforme financière et budgétaire des retraites soit remise à plat. Nous ne pouvons donc que vous conseiller vivement, si vous pensez comme nous que cette réforme n’est pas bonne, de participer aux différentes manifestations qui auront lieu le 17 décembre, notamment en vous déclarant gréviste !       

… ET MOI ? ET MOI ?
Nous avons reçu pas mal de mails qui nous interrogent sur les conséquences directes sur chaque situation individuelle. Logique, tant il est difficile de s’y retrouver entre les différentes versions des «pour», des «contre», noyées dans la cacophonie gouvernementale. Nous avons mis en ligne (sur notre site internet) un simulateur maison pour vous permettre de mesurer l’impact du passage d’un calcul basé sur les 25 meilleures années avec celui calculé sur l’ensemble de votre carrière. Il y a aussi des documents pédagogiques, simples, d’horizons divers, parfois même humoristiques (merci Audiard !), pour que chacun puisse se faire une opinion éclairée avant les manifestations du 17 et décide en toute conscience d’y participer.

L’ELECTROCHOC
Plus les présentations du baromètre collaborateurs (ex-«employeur») avancent, plus on comprend le désarroi dans lequel se trouvent les directions des différentes BU et SU pour tenter d’interpréter positivement les scores. Pourtant, les messages sont clairs et nous les avons souvent relayés bien en amont. Non, ce n’est pas que «la stratégie n’est pas comprise», c’est qu’elle n’est pas acceptée. Non, les salariés n’ont pas confiance dans la procédure d’alerte - whistleblowing - (soit par crainte de se prendre un retour de bâton, soit parce qu’ils sont persuadés que leur alerte ne sera pas prise en compte…). Pourtant, les bases sont là. Le personnel reste la pierre angulaire et la conscience professionnelle fait que l’activité tourne et progresse. C’est bien de lui dont dépend l’avenir du groupe. Et pourtant, quelques soient les résultats, au moins 2 milliards partiront vers les dividendes… tandis que les salariés doivent se contenter de l’augmentation du ticket restaurant pour les «privilégiés» qui en bénéficient … pour reprendre une terminologie gouvernementale à la mode !

O TEMPORA, O MORES
… Et en même temps, les 530 suppressions de postes de BDDF sont en discussion. La terre peut s’arrêter de tourner (ou du moins les transports en Ile-de-France), la direction continue à convoquer les organisations syndicales pour examiner les conditions et les conséquences du dernier projet de suppressions de postes. La CGT, seule délégation gréviste le jour de la réunion du 10 décembre, a fait remarquer à la direction que discuter de la manière dont on met dehors les salariés à 3 ou 4 ans de la retraite dans les plans sociaux depuis 10 ans, devrait amener le patronat à cacher sa joie quand le gouvernement tente de nous faire avaler une retraite à 64 ans !

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 cgt17dec3

natio56

 

Publié dans Infos 2019
De : cgt sg [Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Envoyé : jeudi 12 décembre 2019 11:39
Objet : Le 17 est une journée décisive pour la bataille que nous menons, dont l'issue dépend de notre force collective et de l'investissement sans faille de chacun !
Message aux élus, mandatés et syndiqués de la CGT Société Générale :
Bonjour à tous,
La CGT SG a envoyé une invitation aux 3 autres syndicats représentatifs à la Société Générale pour tenter d’alerter ensemble nos collègues sur la nécessité de réussir la mobilisation du 17 décembre prochain. Cette journée sera décisive et les 4 organisations syndicales représentatives à la Société Générale ont maintenant rejoint le mouvement.
Pour autant, j’attends leur réponse sur un appel commun à la SG.
Il ne faut pas attendre pour autant pour aller voir les représentants syndicaux de vos entités respectives (dans le nord, par exemple, l’appel intersyndical est déjà acté !).
Il faut réussir la mobilisation du 17 Décembre, elle sera déterminante. Il ne faut pas se disperser et y consacrer toute notre énergie d’ici là.
Nous l’avons vu ces derniers jours. Il faut faire preuve de patience et de persuasion. La conviction et la pédagogie devraient nous permettre de gagner la bataille de l’opinion et certainement sortir gagnants de cette bataille !
Nous avons mis sur les réseaux sociaux et sur notre site internet une multitude de documents sur le sujet des retraites (des documents pédagogiques, synthétiques, individualisés … et même humoristiques !).
Regardez les, partagez ceux qui vous plaisent. Si des choses ne vous paraissent pas claires, demandez.
Les derniers communiqués (depuis le discours d’Edouard Philippe) sont déjà sur le site.
Il faut aussi (et surtout) savoir écouter les collègues - même quand ça nous heurte ou ne nous fait pas plaisir. Il faut partager entre nous ces situations et arguments, pour en tenir compte !

Il y a beaucoup de « Il faut … » dans ce message et ils reposent sur vous. Mais je sais pouvoir compter , une nouvelle fois, sur votre détermination !
N’hésitez pas a utiliser les mails et multipliez les rencontres avec les collègues.

C’est aussi le bon moment pour inviter nos collègues à se syndiquer chez nous. Les demandes d’adhésions (que l’on constate dans ces moments là) sont en net augmentation ces derniers jours.
+15 à Rennes sur 1 an.
N’hésitez pas à le proposer à vos collègues (« on a les syndicats qu’on mérite »).

Les explications sur la réforme nécessitent beaucoup de temps. Il en reste suffisamment jusqu’au 17.
5 jours, c’est beaucoup et peu à la fois.
L’issue dépend de nous.
Philippe Fournil
Délégué national de la CGT SG
Bon courage à tous !
 
cgt17dec
Publié dans Retraite

SALAIRES : MERCI PATRON
La direction avait «invité» les 4 organisations syndicales représentatives à une réunion de signature duprojet précipitamment négocié. L’occasion pour elle de mettre l’accent sur l’«inflexion» que donnerait l’accord et qui montrerait que son objectif n’est "pas seulement de faire des économies". Il est vrai que le coût pour le salarié l'an dernier avait été beaucoup plus élevé (coup de rabot sur les primes des médailles du travail et des indemnités de départ à la retraite, ou encore sur la retraite des hors classe). Elle a rappelé que la négociation P+i (participation-intéressement) allait venir "début 2020 compléter le dispositif pour être plus en phase avec le marché". Pour la CGT, conformément aux retours reçus des salariés, le texte n’était pas acceptable en l’état. La direction générale met en avant depuis 10 ans l’argument de la P+i pour justifier l’absence d’augmentation collective et faire avaler la pilule. En attendant, nos primes de P+i vont être en baisse sévère en 2020 (sans être compensées par un supplément d’intéressement) et au final, elles resteront très inférieures au marché. Sans parler du PMAS qui a quasiment disparu. Nous avons regretté que la négociation s’arrête précipitamment, au milieu du gué, alors même que la «prime pouvoir d’achat» (sans cotisation sociale pour la direction et défiscalisée) n’est qu’à la moitié de ce qu’il est légalement possible de faire et ne concernera que la moitié des salariés ! Les 3 autres syndicats, CFTC-CFDT-SNB ont signé le projet d’accord le rendant applicable en l’état. Ils ont jugé le «package suffisant pour ne pas priver les salariés de son bénéfice».

CO-CONSTRUCTION
S’il y en a bien qui avaient de bonnes raisons de faire grève - en plus de la réforme des retraites, ce sont les collègues de Viry dont la direction aimerait bien fermer le site avant la fin 2023. Bilan, 90 grévistes (sur 182 CDI) au compteur de ce CDS ! Le signal est suffisamment audible pour que la direction le prenne au sérieux, et utilise le temps restant jusqu’à la prochaine négociation sur la fermeture des 2 CDS en Ile de France, pour réfléchir aux propositions que nous lui avions transmises la veille de la grève et qui sont sur notre site. D’autant que la date de la réunion (le 10 décembre) risque de voler en éclats si le mouvement contre la réforme des retraites s’amplifie. Ca pourrait laisser du temps pour la réflexion.

LES HAPPY FEW
Au-delà de l’appel de la CGT à manifester pour une réforme des retraites plus juste, nous avons pu observer en interne quelques dérapages significatifs. La CFDT du CDS de Bordeaux et la CFTC du CDS de Rennes occupaient les locaux. En tout cas, les réfectoires, l’une pour distribuer des madeleines le jour de la grève, tandis que l’autre préférait le café et le thé. Le gouvernement a dû trembler et la direction va certainement réfléchir avant de présenter ses projets de réorganisations des CDS. Côté direction, justement, après quelques semaines pour mesurer la bande passante nécessaire pour tenir le rythme du télétravail et des conséquences d’une grève qui pourrait s’installer, elle a dû se résigner dans certaines BU/SU à créer une caste d’«essentiels». Des heureux élus, dont l’activité est jugée primordiale, sont dotés d’un forfait premium au télétravail (5 jours/5). Pour les autres, en dehors de faire grève, le télétravail est récupérable et s’il n’est pas possible, il reste les RTT (pour l’instant), la possibilité de se faire déduire les heures d’absence (autant faire grève), le vélo ou la trottinette pour les plus vaillants.  

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Publié dans Infos 2019

+2,9%
Ce n’est pas l’augmentation collective que nous avons réussie à vous obtenir, malheureusement ! C’est par contre l’augmentation du poids électoral de la CGT au sein de la SG en 2 ans. Le cycle électoral qui y définit la représentativité de chaque organisation syndicale pour les 4 prochaines années est désormais terminé. Vos élus de proximité dans les 105 établissements, tout comme les 4 syndicats habilités à entrer dans une salle de négociation pour vous défendre et représenter vos intérêts sont donc connus. Quels enseignements tirer de ce cycle électoral ? Avant tout que la CGT continue sa progression, constante depuis des années, sans avoir tenté d’acheter votre vote à coups de goodies (calendriers, chocolats, clés usb,… ou même préservatifs !). Alors que nos candidats n’ont pas été épargnés, la CGT se hisse pour la première fois en 2ème position des organisations syndicales au niveau national à la SG. Nous avons publié sur notre site tous les résultats, établissement par établissement, pour qu’il n’y ait pas de contestation possible. L’autre syndicat qui a revendiqué par mail sa seconde place n’aurait pas dû faire confiance à la direction et vérifier les chiffres transmis par cette dernière car, lapsus directorial révélant un désir inconscient ou erreur de calcul, sauf à compter 2 fois certains établissements, les résultats sont clairs et nous placent en 2ème position à la SG. Au-delà de la bataille des chiffres, nous retiendrons l’énorme responsabilité, dans le contexte actuel, tous secteurs confondus, que vous avez donnée à la CGT SG – y compris parmi les cadres dont 1 électeur sur 4 a choisi la CGT !

SALAIRES - ACTE 4
La «dernière» négociation salariale aura été très rapide. Escamotées les protestations contre la politique de la direction, place à la précipitation pour éviter toute contagion possible avec la grève du 5 décembre. Bilan, les retours que vous nous avez faits sont unanimes : le compte n’y est pas ! La quasi-totalité des services centraux et des cadres du réseau sont exclus des différents dispositifs (en-dehors de ceux qui sont au titre restaurant) et c’est une belle occasion manquée de retisser un pacte social mis à mal par ces dernières années marquées par la succession de plans sociaux et les vaches maigres infligées aux salariés. La réunion de signature est fixée le 2 décembre. Si les 4 syndicats s’accordaient pour refuser ce simulacre d’accord salarial, la direction serait bien obligée de revoir sa copie et de proposer une mesure générale digne de ce nom. Mais serons-nous suivis sur cette ligne ?

RETRAITE
Une chose peut être partagée avec le gouvernement et ses divers affidés : nous sommes bien sur un enjeu de société concernant la «place» donnée à la retraite. Doit-elle être encadrée par une procédure bureaucratique et budgétaire contrainte gérée par Bercy (avec un plafond fixé à 14% du PIB) ou notre système de retraite par répartition doit-il être modernisé pour permettre une vie active «post-activité professionnelle» dans des conditions dignes du 21ème siècle ? La réponse à cette question naïvement basique va dépendre en grande partie du niveau de la mobilisation du 5 décembre, dans laquelle nous vous invitons à vous inscrire …. car, à la SG, c’est vous l’avenir !

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Publié dans Infos 2019

 PS : Ca marche aussi, si on ne s'appelle pas Omar, Jeannine ou Andrée.... 

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Publié dans Retraite

extrait du Parisien

Notre journal a reçu vendredi le numéro un de la CGT. Loi Travail, grèves, fonctionnement des syndicats, violences sociales... Philippe Martinez a répondu, sans esquives, aux questions de sept de nos lecteurs.

C'est peu direqu'il était attendu de pied ferme. Alors que la grève à la SNCF en était, vendredi, à sa dixième journée d'affilée, queles mouvements des pilotes d'Air France et des éboueurs crispent un peu plus le climat social, nos sept lecteurs avaient hâte de découvrir — et d'en découdre — avec l'homme qui tient tête au gouvernement et mène la fronde contre la loi Travail depuis le mois de mars. Décontracté, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, est arrivé dans nos locaux vendredi matin à 10 heures pour un entretien d'une heure et demie parfois animé, mais toujours cordial. Très ferme quand il s'agit de défendre la position de son syndicat, Philippe Martinez sait aussi manier l'humour pour détendre l'atmosphère quand les esprits s'échauffent.

LA LOI TRAVAIL

JULIEN PEYRAFITTE. Je ne sais pas où va la CGT. J’ai même l’impression que vous vous tirez une balle dans le pied...

PHILIPPE MARTINEZ. La colonne vertébrale du projet de loi va remettre en cause un principe essentiel du droit social : la hiérarchie des normes. Aujourd’hui, il y a un Code du travail qui s’applique à tous, puis des conventions collectives signées au niveau de chaque branche, et, enfin, il y a des accords d’entreprise. Le principe de la loi El Khomri, c’est d’inverser cette hiérarchie. Le Code du travail et la convention collective resteront une référence, mais une loi différente pourra s’appliquer dans les entreprises. Sur la majoration des heures sup par exemple, la loi prévoit qu’elles sont majorées de 25 %. Demain, avec cette loi, on pourra décider que dans tel endroit, elles seront payées 10 % de plus, et dans tel autre 15 ou 20 %. Plus les accords d’entreprise seront bas, plus on fera pression sur les salariés.

EMMANUELLE DE RAUCOURT. Que voulez-vous ?  La suspension, le retrait ?

C’est au gouvernement de décider. On demande qu’il retire les cinq articles qui font la colonne vertébrale du texte. Et qu’on rediscute. C’est-à-dire l’article 2, celui sur les plans de sauvegarde de l’emploi, notamment. Il y a aussi la question du référendum d’entreprise et celle de la médecine du travail.

JULIEN PEYRAFITTE. Les syndicats sont surtout présents dans les grandes entreprises. L’article 2, n’est-ce pas une opportunité de l’être davantage dans les PME ?
 

Cela n’a rien à voir. La négociation d’entreprise, elle existe. La CGT signe d’ailleurs 85 % des accords dans les entreprises. Le dialogue social, il existe. La question est : dans quelles conditions on négocie, et la négociation est-elle loyale ? Vous avez vu ce qui s’est passé chez Smart, c’est typiquement ce que pourrait donner l’application de l’article 2 : la possibilité, pour les employeurs, de négocier le passage aux 39 heures payées 35. On dit aux salariés que c’est une négociation, mais si vous n’acceptez pas, on ferme l’entreprise. C’est du chantage.

JEAN-SIMON MEYER. Selon vous, réformer la durée légale du temps de travail est de nature à favoriser l’emploi et notamment celui des jeunes ?

Au regard des évolutions technologiques et notamment numériques, on produit de plus en plus de richesse en France. Cette richesse doit aussi bénéficier aux salariés. Si on passe à 32 heures par semaine, cela débouchera, arithmétiquement, sur la création de 4,5 millions d’emplois. On pense qu’il faut travailler moins pour travailler mieux. Il y a des entreprises où les 32 heures existent, en Suède par exemple. Pourquoi ça ne serait pas possible en France ?

LES GRÈVES

JULIEN PEYRAFITTE. La grève touche les transports, le carburant, le ramassage des ordures ménagères. Ça vous fait quoi de voir tous ces gens qui galèrent ?

Les grèves pénalisent forcément tout le monde. Moi aussi, je suis touché par les bouchons. Oui, je me mets dans les pompes de ces gens, je ne vis pas dans ma bulle. Je discute avec eux. On a commencé par des manifestations, On en a fait une, deux, trois, quatre. On n’a pas été écoutés. Au bout d’un moment, les salariés s’agacent et font grève.

QUENTIN HEILMAN. Vous ne vous dites pas que vous allez trop loin ?

Non. La grève, ce n’est pas Martinez qui la décrète. Il y a des assemblées générales, les salariés votent. On parle beaucoup à Paris du centre d’incinération des ordures d’Ivry-sur-Seine, mais ils sont 95 % à y avoir voté la grève.

SABRINA ALLAGUE. Il a beaucoup plu. Les Français ont rencontré des difficultés pour se déplacer et aller travailler. Forcément, les grèves dans les transports n’ont pas aidé. Pourquoi la CGT n’a pas appelé à suspendre les mouvements ?

Je me doutais que vous me poseriez la question. Je vous ai ramené un tract de la CGT Energie du Loiret, département qui a été très gravement touché. L’ensemble des grévistes s’est autoréquisitionné pour remettre le courant chez les usagers privés d’électricité. Chaque fois que se présentent des situations telles que cel les que vous décrivez, il n’y a pas même besoin de mot d’ordre. Les salariés ont une conscience professionnelle. Ils savent ce qu’ils ont à faire.

STÉPHANE WULLEMAN. Les gens qui travaillent sont pris en otage. Ça ne vous dérange pas ?

« Prise d’otage », cette formule est à la mode, mais il faut peser ses mots. En France, nous savons ce que cela signifie.

JEAN-RÉGIS DE VAUPLANE. Vous n’avez pas peur de nuire à l’image de la France ?

Je sais bien que la CGT pèse beaucoup dans ce pays mais que la France ait des problèmes d’attractivité à cause de nous, c’est une fable. Tous les rapports, toutes les études des chambres d’industrie et de commerce disent que la France a trois atouts : les infrastructures, le niveau de formation des salariés et la flexibilité du travail.

QUENTIN HEILMAN. Votre action ne conduit-elle pas les jeunes à quitter la France ?

Je ne pense pas. Certains estiment que tous les jeunes veulent devenir milliardaires. Ce n’est pas notre avis. Nous, on pense que ce que cherchent les jeunes , c’est avoir du boulot. Or, de plus en plus de jeunes sont très diplômés et font des boulots qui ne correspondent pas à leurs diplômes. Certains partent à l’étranger, c’est vrai. Mais c’est un problème qui ne touche pas que la France. En Espagne, si le chômage baisse, c’est parce que les jeunes partent.

JEAN-SIMON MEYER. Quel est votre objectif pour la manifestation de mardi prochain ?

Il faut qu’on fasse plus fort que le 31 mars. Nous étions 1,2 million dans toute la France. Là ce sera pareil, avec un temps fort à Paris. Mais nous avons un problème avec les patrons de compagnies de cars, qui ne veulent pas mettre à disposition des cars pour les manifs.

LA CGT

STÉPHANE WULLEMAN. Les principaux meneurs de la grève, les permanents syndicaux, sont souvent des privilégiés...

« Privilégiés », il faut peser ses mots. Puisque vous parlez de moi, je suis comme les autres, en grève, et donc tous les mois, ma paye est amputée de l’équivalent des jours de grève de mes camarades. Cela alimente nos caisses de solidarité.

EMMANUELLE DE RAUCOURT. Vous n’avez pas peur d’être débordé par votre base ?

La CGT n’est pas une organisation militaire. On me décrit comme le patron de la CGT. Il n’y a pas de lien de subordination entre un militant et le secrétaire général de la CGT. Mais si vous dites quelque chose, vous êtes entendus ? Pas toujours. Il y a une vision fausse du mode de fonctionnement de la CGT où je siffle et tout le monde est au garde-à-vous. C’est plus compliqué que ça.

 JULIEN PEYRAFITTE. S’il y a bien un syndicat où il y a de la discipline, c’est bien le vôtre !

C’est mon rêve, ce que vous racontez ! FO siffle, ça peut marcher comme ça chez eux. Pas chez nous. Certains militants ne partagent pas le point de vue du chef mais il s’agit d’une infime minorité. Je reçois des lettres d’insultes de certains syndiqués de la CGT qui considèrent que je suis mou. Je l’assume. Pour certains, je suis un dur, pour d’autres, je suis un mou.

VIDEO. Philippe Martinez : « Pour certains je suis un dur pour d’autres je suis un mou »

STÉPHANE WULLEMAN. Ne faut-il pas limiter la durée de détachement des syndicalistes ?

Il faut donner la possibilité aux permanents syndicaux — je le suis depuis 2008 — de retourner en entreprise. C’est un vrai problème. Mais il faut des règles et des accords d’entreprise qui le permettent. Moi, je le peux. Si je n’avais pas été secrétaire général de la CGT, je pense que j’y serais retourné. Mon mandat dure normalement trois ans. Et puis, j’ai 55 ans, j’espère bien partir à la retraite pas trop tard. Il m’arrive de retourner dans mon établissement, j’ai une carte d’accès. J’y vais quand je veux, même si la direction nous demande de la prévenir. Je vais aussi dans beaucoup d’entreprises. Quand ils voient le moustachu, en général, les salariés se défoulent. Oui, il faut que les permanents, les responsables syndicaux aillent sur le terrain, car la vraie vie elle est là. Et ce dont souffrent les syndicalistes et encore plus les hommes politiques, c’est de parler d’un monde qu’ils ne connaissent pas toujours.

L’EURO 2016

JEAN-SIMON MEYER. Vous soutenez l’équipe de France de football ?

J’adore le foot, j’y ai joué pendant quarante ans, j’ai même été entraîneur. Je soutiens l’équipe de France. Si elle est éliminée avant l’Espagne — ce que je ne souhaite pas —, ma deuxième équipe est l’Espagne. Votre pronostic ? Il y a une très bonne équipe de France, même s’il y a eu des blessures et des polémiques malvenues. Je suis un optimiste alors, la France championne d’Europe, il faut y croire !

LE SYNDICAT ET LA POLITIQUE

EMMANUELLE DE RAUCOURT. Vous avez longtemps adhéré au PCF. Est-ce normal ?

Je n’y suis plus. Je fais donc partie, en France, des 87 % de personnes syndiquées n’adhérant pas à un parti politique. Après, je suis syndicaliste et citoyen. Quand on adhère à la CGT, on ne demande pas aux gens s’ils sont membres d’un parti politique, quelle est leur religion...

STÉPHANE WULLEMAN. Historiquement, l’un des symboles des travailleurs français et même européens, c’étaient le marteau et la faucille. Vous portez un pin’s contre le racisme. En quoi ça intéresse les travailleurs ?

C’est un symbole contre le racisme et l’extrême droite. La CGT a des valeurs et cela fait cent vingt ans que c’est ainsi. Dans l’article 1 des statuts de la CGT figure l’antiracisme. On ne peut pas être à la CGT et être un élu du Front national. C’est contre les valeurs de la CGT. Vous êtes pour l’accueil des migrants... N’est-ce pas au détriment des travailleurs français ? Parlons du problème des migrants et de l’immigration. Quand on s’appelle Martinez, on a eu ses parents, voire ses grands-parents, qui ont entendu les mêmes mots que certains lancent aujourd’hui aux immigrés : « Ils viennent piquer le pain et le boulot des Français. » Moi, j’ai eu la chance de travailler chez Renault, sur l’île Seguin de Boulogne-Billancourt. Il y avait près de 40 nationalités différentes. Ils travaillaient tous pour le développement de la France et ils ne piquaient le boulot de personne. Contrairement à ce que soutient le Front national, et même un porteparole des Républicains qui n’hésite pas à parler de hordes de migrants qui déferleraient sur la France. Nous, on considère qu’il y a du boulot pour tout le monde.

QUENTIN HEILMAN. Vous faites grève contre la gauche. Contre un gouvernement de droite très libéral, vous iriez jusqu’où ?

Ce n’est pas le gouvernement qui importe, c’est la loi. La démocratie politique et la démocratie sociale, ce n’est pas la même chose. Si nous considérons une loi comme mauvaise, on le dira. Mais si les salariés la jugent bonne — même si elle est encore plus libérale —, eh bien ils ne suivront pas la CGT si elle appelle à faire grève ! On n’a pas affaire à des robots qui se mettent au garde à vous et défilent quand on appuie sur un bouton. Il y a des lois sur lesquelles on a essayé de mobiliser, sans succès. Quitte à ce que les salariés se rendent compte deux ou trois ans plus tard qu’on avait raison de les alerter...

JEAN-SIMON MEYER. En 2012, Bernard Thibault avait appelé à voter pour Hollande. En 2017 que ferez-vous ? En 2012, la CGT a appelé à battre Nicolas Sarkozy. Quand on appelle à battre l’un, la traduction c’est qu’on appelle à voter pour l’autre. Ma position, c’est que la CGT ne doit pas donner de consigne de vote. Les salariés sont assez grands pour savoir ce qu’ils ont à faire dans les urnes.

EMMANUELLE DE RAUCOURT. Même vis-à-vis du FN ?

Je me suis suffisamment expliqué sur le FN : là, on touche à des valeurs de la CGT. Donc nous sommes contre. D’ailleurs, au FN, certains veulent interdire la CGT !

SABRINA ALLAGUE. On vous présente comme le premier opposant à Hollande et à Valls. Votre objectif est d’obtenir la démission du gouvernement ?

Non. Je m’oppose à la politique d’un gouvernement sur telle ou telle mesure, mais pas à un gouvernement. Ce n’est pas un problème de casting. Je ne suis pas le premier opposant de Manuel Valls. Qu’il démissionne et qu’on en mette un autre qui fera la même chose, ça ne sert à rien ! Notre souhait, c’est que le président de la République tienne ses engagements de candidat : « je m’attaque au monde de la finance ; je favorise le dialogue social », etc. Quand on présente un programme et qu’on est élu, le respect pour les électeurs, c’est de tenir le programme pour lequel on est élu.

VIDEO. Philippe Martinez : «La CGT ne doit pas donner de consigne de vote»

L’HOMME

SABRINA ALLAGUE. Quel est votre salaire ?

Je gagne 2 900 € net par mois. C’est le salaire que j’avais chez Renault. Je n’ai pas eu d’augmentation individuelle depuis 2000.

JEAN-SIMON MEYER. Quel est votre métier ?

Je suis technicien supérieur. J’ai démarré dans l’approvisionnement entre les usines d’Espagne et l’usine française. Ça a même été un premier sujet de conflit, parce qu’il y avait des primes quand on parlait une langue. Mais manque de pot, quand je suis arrivé, ils m’ont dit que c’est valable pour les vieux mais pas pour les jeunes ! Vous avez un logement de fonction, comme Thierry Le Paon ? Non, j’ai un appartement que je n’ai pas fini de payer.

LE CLIMAT DE VIOLENCE

STÉPHANE WULLEMAN. Depuis le début de la grève, avez-vous reçu des menaces ?

Oui, je dois faire un peu attention. Quelques bandes organisées envoient des courriers, avec Philippe Martinez au bout d’une corde ou « on aura ta peau ». Au bureau, les insultes pleuvent sur les standardistes et plusieurs dirigeants ont reçu des lettres anonymes avec des cercueils.

Vous ne pensez pas que c’est vous qui faites peur aussi ?

Certains entretiennent cette peur. Quand Pierre Gattaz nous traite de terroristes, ça ne fait pas rêver. Il faut arrêter d’entretenir l’idée selon laquelle le délégué CGT est là pour mettre le bordel. On a de très bonnes relations avec des patrons de PME. Je vous rappelle que l’Union professionnelle des artisans et la Confédérations générale des petites et moyennes entreprises sont aussi contre l’article 2 de la loi Travail.

Vous parliez de poids des mots. J’ai moi-même été syndiqué, mais j’ai été très choqué de la violence des tracts de la CGT contre la police...

J’ai réagi. J’ai même dit publiquement que la deuxième fois où cela a eu lieu, c’était une fois de trop. C’était une erreur. Sur la première affiche, nous avons dit qu’il fallait dénoncer toutes les violences. D’où qu’elles viennent. Il y a des vidéos sur Internet montrant que des gens ont été bousculés par la police. Nous avons dit aussi qu’il y avait un problème d’effectifs dans les services publics. Et la police est un service public. On y a supprimé 13 000 emplois et, malgré ce que dit le ministre de l’Intérieur, on n’a pas compensé toutes ces réductions d’effectifs.

Publié dans La Presse

Source: http://www.cbanque.com/actu/49544/societe-generale-deux-syndicats-signent-un-accord-salarial

 

Deux syndicats de la Société Générale ont signé un accord salarial pour 2015, malgré l'absence d'augmentation collective réclamée par l'intersyndicale, qui avait mené une grève début décembre, a-t-on appris jeudi de sources syndicales.

L'accord signé par le SNB/CFE-CGC et la CFTC, respectivement première et troisième organisations syndicales à la Société Générale, prévoit une enveloppe de 18 millions d'euros en supplément d'intéressement, ont indiqué ces mêmes sources. La prime variera entre 200 et 400 euros par personne, les plus bas salaires empochant la plus grande part, selon un document consulté jeudi par l'AFP.

Contactée, la direction n'était pas en mesure de commenter ces informations dans l'immédiat.

CFDT : « on tenait le bon bout »

L'intersyndicale (SNB/CFE-CGC, CFDT, CFTC, CGT, FO) réclamait une augmentation salariale collective et pérenne de 2% et le versement d'une prime de 750 euros. Elle avait mené le 8 décembre une grève qui avait conduit à la fermeture d'une agence sur dix. Une pétition lancée auprès des salariés pour réclamer une augmentation collective a par ailleurs recueilli entre 15.000 et 20.000 signatures.

« On avait réussi à mener un front syndical et on tenait le bon bout », s'est désolé Mathieu Pué, délégué national de la CFDT (2e syndicat), qui a « refusé en bloc la proposition » de la direction. L'accord salarial « ne correspond absolument pas aux exigences » portées par l'intersyndicale, a ajouté le responsable CFDT, déçu que deux organisations syndicales aient « plié au chantage de la direction ».

Le SNB/CFE-CGC a accepté l'offre car « c'était ça ou rien », a indiqué Daniel Petrucci, son secrétaire général qui salue une « prime d'intéressement correcte pour les classes intermédiaires ». Selon le syndicaliste, la Société Générale a augmenté son offre initiale, qui était de 13 millions d'euros.

Par la rédaction avec AFP

Publié dans A - Rémunération

Source: http://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/societe-generale-accord-salarial-signe-par-deux-syndicats_1633886.html#33t50kMqsmJZ131O.99

 

Paris, 18 déc 2014
Par AFP, publié le 18/12/2014 à  12:06, mis à jour à  12:06

Paris, 18 déc 2014 - Deux syndicats de la Société Générale ont signé un accord salarial pour 2015, malgré l'absence d'augmentation collective réclamée par l'intersyndicale, qui avait mené une grève début décembre, a-t-on appris jeudi de sources syndicales. 


 

L'accord signé par le SNB/CFE-CGC et la CFTC, respectivement première et troisième organisations syndicales à la Société Générale, prévoit une enveloppe de 18 millions d'euros en supplément d'intéressement, ont indiqué ces mêmes sources. 

La prime variera entre 200 et 400 euros par personne, les plus bas salaires empochant la plus grande part, selon un document consulté jeudi par l'AFP. 

Contactée, la direction n'était pas en mesure de commenter ces informations dans l'immédiat. 

L'intersyndicale (SNB/CFE-CGC, CFDT, CFTC, CGT, FO) réclamait une augmentation salariale collective et pérenne de 2% et le versement d'une prime de 750 euros.  

Elle avait mené le 8 décembre une grève qui avait conduit à la fermeture d'une agence sur dix. Une pétition lancée auprès des salariés pour réclamer une augmentation collective a par ailleurs recueilli entre 15.000 et 20.000 signatures. 

"On avait réussi à mener un front syndical et on tenait le bon bout", s'est désolé Mathieu Pué, délégué national de la CFDT (2e syndicat), qui a "refusé en bloc la proposition" de la direction. 

L'accord salarial "ne correspond absolument pas aux exigences" portées par l'intersyndicale, a ajouté le responsable CFDT, déçu que deux organisations syndicales aient "plié au chantage de la direction". 

Le SNB/CFE-CGC a accepté l'offre car "c'était ça ou rien", a indiqué Daniel Petrucci, son secrétaire général, qui salue une "prime d'intéressement correcte pour les classes intermédiaires". 

Selon le syndicaliste, la Société Générale a augmenté son offre initiale, qui était de 13 millions d'euros. 

jta/bow/it


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« Il aura fallu remonter à 2009 pour retrouver un niveau comparable de grévistes».

Cet état des lieux est celui dressé par le directeur des relations sociales lors de la « dernière » réunion de négociation salariale 2015.

«Une plus forte mobilisation qu’en 2009 sur les DEC et les plateformes téléphoniques, un peu moins sur les PSC et comparable dans les centraux» aura-t-il ajouté.

Le chiffre de grévistes que nous avons recensé est sensiblement supérieur aux 12% de salariés reconnus grévistes par la direction.

Le rassemblement qui a précédé la dernière réunion de négociation aura permis à plusieurs centaines de salariés de manifester en brandissant un carton rouge. Ce fut l’occasion d’un peu de « son et lumières » pour compenser l’absence de sapin de Noel, jugé cette année trop ostentatoire dans le hall de l’Agora des Tours SG de la défense, ce lieu habitué aux manifestations de la chorale mais pas vraiment à celle cacophonique organisée par les syndicats.

 

La comparaison avec la grève de 2009, s’arrête là.

Il était question en 2009 du montant d’une mesure salariale. En 2014, il est question de contester un choix stratégique et éminemment politique. Celui de faire renoncer aux syndicats la possibilité de négocier une mesure d’augmentation collective des salaires.  En 2009, avec 6.000 grévistes, le nouveau PDG Frédéric Oudéa avait fini par proposer 1% et 1000 euros de supplément d’intéressement. Proposition jugée trop faible à l’époque… il faut se rappeler que l’inflation n’était effectivement pas au même niveau (2,8% en 2008).

Le 5 décembre 2014, ce sont bien plus des 12% de grévistes recensés par la direction qui auront manifesté leur volonté d’un juste retour sur leur propre investissement au travail. Certes, la DRH juge nos demandes « déraisonnables »  et brandi l’accord intéressement – participation (P+I) qui devrait donner des résultats dès 2015. Les arguments étaient déjà les mêmes avec l’accord P+I précédent (« Les effets de Bâle 3 sont neutralisés pour 92% des salariés et si les résultats augmentent la P+I va augmenter de manière très significative » juin 2011). Sauf qu’au cours des 3 années suivantes les primes d’intéressement ont fondu. Le versement 2014 aura été compensé en partie par la signature in extremis d’un supplément d’intéressement (200 euros par salariés, soit 8 millions d’euros).

Ainsi face aux promesses des retombées de la nouvelle formule, il y a bien déjà un bilan négatif sur les 3 dernières années ( Rémunération financière en 2009=125 millions, 2010=110 millions, 2011=100 millions, 2012=69 millions, 2013=61,7millions …. Source bilan social).

A ce bilan négatif en terme de P+I, s’ajoute la suppression annoncée du plan d’actionnariat salarié et donc du montant de la décote. Cette économie pour la direction couvre déjà, à elle seule, la proposition de supplément d’intéressement faite lors de la réunion du 8 décembre (une enveloppe de 15 millions, entre 100 et 350 euros par salarié).

 

Le mélange des genres et le chantage

Au-delà de ce bilan sur l’aspect salarial, la direction a décidé, pour faire passer la pilule, de faire un chantage à la signature : si vous signez un accord salarial avec nous, nous y mettrons le paiement des jours de carence et tout ce qui jusqu’à présent faisait partie de l’accord social SG. Etre en désaccord sur la politique salariale de la SG est une chose. C’est une autre affaire que de mettre dans la balance (pour faire passer le vide d’un accord salarial) les accords SG qui ont été signés et qui auront permis d’acter des droits et garanties supérieurs à ceux inscrits dans notre convention collective.

Les 5 organisations syndicales se sont donc retournées vers Fréderic Oudéa pour qu’il les reçoive rapidement et qu’il entende ainsi, à nouveau, la nécessité de revoir sa réponse aux revendications syndicales, la pétition des 15.000 salariés et la grève du 5 décembre (cf pj). En attendant une réponse officielle, le directeur des relations sociales tente de jouer la division syndicale, en s’empressant de proposer quelques rencontres bilatérales avec certains syndicats.

 

Bon courage à tous,

Philippe FOURNIL, Ludovic LEFEBVRE

Délégués nationaux de la CGT

Nous reviendrons dans les infos de la semaine pour une expression plus large. Mais vous pouvez, bien sûr, diffuser ce message sans restriction.

Bonjour,

 

Après la pétition signée par 15.000 salariés et la grève du 5 décembre, nous étions donc conviés à cette « dernière » réunion de négociation sur les salaires.

Tout d’abord, nous tenons à remercier les salariés qui se sont déclarés grévistes et qui auront permis ainsi à la direction de mesurer le malaise ambiant. Entre 13h00 et 14h30, les 5 syndicats avaient invité à un rassemblement dans les tours de la SG pour redonner à l’Agora(*) son sens originel : la place du peuple.

Quelques 300 personnes ont pu brandir un carton rouge (« salarié en colère », « pas content ») au milieu des cornes de brumes et des sifflets, un vacarme inhabituel dans ces lieux.

La réunion officielle a donc ensuite commencé à quelques encablures du rassemblement. D’entrée, le directeur des relations sociales, Jean Francois Climent, a confirmé la position de la direction : « pas de mesure collective ni pérenne, ni sous forme de prime ».

Il a rappelé ses propositions à la marge :

- augmentation des minimas salariaux de 1,5%, « mesure dont les effets sont assez significatifs» (sic) …. Sur 400 salariés maximum.

- augmentation de 2 jours de congé paternité (de 7 à 9 par naissance, de 13 à 15 pour les naissances multiples) ;

- passage du salaire minimal des cadres de plus de 50 ans à 37.500 euros. Il a également précisé que « ces mesures ne s’appliqueraient qu’en cas de signature d’accord, tout comme le prolongement du paiement des jours de carence pour les deux prochaines années (**)».

Cette menace remet en cause le fondement même du pacte social de l’entreprise, puisque cette mesure est partie intégrante du statut SG, accord négocié et signé en juillet 2000.

Cet accord complète notre convention collective et notre contrat de travail, en y ajoutant des garanties spécifiques à l’entreprise, forgeant ainsi l’identité sociale de la maison. Au passage, pour justifier sa position, il aura souligné que les salaires de la SG étaient 6 à 7 % supérieurs à ceux de nos concurrents.

Nous lui avons rappelé que, très récemment encore, les représentants de la direction parlaient d’un écart de 15%.... Par ailleurs, le directeur des relations sociales a ouvert la possibilité d’un supplément d’intéressement entre 100 et 300 euros… dont les syndicats pourraient discuter du mode de répartition, mais qui nécessite de toute façon l’accord du conseil d’administration. Cette disposition se monterait aux alentours d’une quinzaine de millions d’euros. Nous avons bien sûr dénoncé le chantage de la direction qui ne reflète que l’aveuglement dans lequel elle s’enferme.

La position jusqu’au-boutiste, qui vise a refuser d’augmenter collectivement les salaires, s’accompagne maintenant du chantage au paiement des jours de carence. Refusant de subir ce chantage, les 5 organisations syndicales ont convenu de se tourner vers Frédéric Oudéa, pour lui demander un entretien et tenter de débloquer ainsi la situation périlleuse dans laquelle il aura largement contribué à nous mettre.

Les 5 organisations syndicales vont s’exprimer dans un communiqué commun et dans l’attente de cet entretien avec le PDG, elles ne tiendront plus aucune réunion avec la direction. Il faut que chacun comprenne bien qu’une rupture est en train de se manifester de plus en plus clairement. Après la suppression du plan d’actionnariat salarié, la suppression des augmentations collectives, la menace de supprimer le paiement des jours de carence, ne laisse pas de place au doute. Les enveloppes du variable sont déjà affichées à la baisse et les enveloppes d’augmentation individuelle sont quasi inexistantes. Il faut que le personnel soit prêt à se manifester, sous une forme ou sous une autre, si la direction n’entend pas clairement le message.

Nous vous ferons passer les informations au fur et à mesure. Bon courage. (*) hall d’entrée des Tours SG à la Défense (**) la SG paye les 2 jours de maladie que la sécu ne prend pas en charge. La convention collective prévoit le paiement de ces jours pour les 2 premiers arrêts. Au delà, le statut social a permis jusqu’a maintenant de maintenir le salaire.

 

Philippe FOURNIL

Ludovic LEFEVBRE

Délégués Nationaux Syndicat CGT

17, cours Valmy 92800 Puteaux

Tel.: 33 (0)1 42 14 30 68 Fax: 33 (0)1 42 13 08 71

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. http://192.16.214.12/espacesyndicalcgt/

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Sharon Wajsbrot / Journaliste | Le 09/12 à 06:00

BANQUE :Lundi, la dernière séance de négociation annuelle obligatoire à la Société Générale n'a donné lieu à  « aucune avancée », a indiqué l'intersyndicale de la banque. Selon la CGT, l'entreprise aurait conditionné le maintien d'un accord sur le paiement des jours de carence à la signature des mesures proposées. L'intersyndicale réclame désormais un rendez-vous  « dans les plus brefs délais » avec le patron de la Société Générale, Frédéric Oudéa. 

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/journal20141209/lec2_finance_et_marches/0204001151397-societe-generale-les-negociations-salariales-se-corsent-1072871.php?ECZiV60mPErz4M3q.99
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Les Echos | Le 07/12 à 16:36, mis à jour à 17:05

Les attentes sont fortes après les augmentations générales chez BNP Paribas.

 
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L’augmentation collective est au cœur de la négociation salariale de la Société Générale. Les salariés seront fixés ce lundi sur les mesures pour 2015. La banque a annoncé qu’elle consentirait à revaloriser de 1% la grille des salaires minimum et à augmenter le salaire minimum des cadres de plus de 50 ans. Elle ne s’est pas engagée à accorder une augmentation collective ; privilégiant un plan de participation et d’intéressement (P+I) lié aux résultats de l’entreprise.

Les cinq syndicats sont en désaccord : « on a l’impression que le consensus est rompu, indique Philippe Fournil, délégué national CGT à la Société Générale.La direction doit entendre le mécontentement et respecter le pacte social qui a permis de traverser ces 150 dernières années », plaide t-il.

 
 

Appel à la grève

Pour faire entendre leur voix, les syndicats de la banque avaient appelé à la grève vendredi. Le mouvement a été plutôt suivi dans les agences et très peu au siège. Pour la Société Générale, la pression est d’autant plus forte que BNP Paribas a accordé une augmentation générale de 0,5% à ses salariés. Une mesure qui vise certainement à fédérer ses troupes après le choc de l’amende record versée aux Etats-Unis l’été dernier.

Edouard-Malo Henry, directeur des ressources humaines de la Société Générale, considère que les demandes des syndicats, soit 2% d’augmentation générales, sont « déraisonnables ». « Elles pourraient constituer une menace pour l’emploi. Une augmentation de 1,6% de la masse salariale et un accroissement de la participation/intéressement sont déjà de nature à consolider le pacte social », explique t-il. Il est vrai qu’on assiste en Europe à des suppressions d’emplois massives au Royaume-Uni à l’heure d’un engouement pour la banque digitale.

Pour les dirigeants du groupe, cette politique est en ligne avec le contexte économique  : 0,5% de croissance , 0,5% de inflation et 0,5% de taux d’intérêt. «Nous tenons compte d’un environnement de très faible inflation et de pression à la baisse des revenus de la banque de détail», nous assure Frédéric Oudéa.

Ce contexte pèse de fait sur une grande partie des entreprises du CAC 40, engagées elles aussi dans des négociations salariales tendues pour 2015. BNP Paribas a mis la barre très haut alors que le Crédit agricole et le groupe BPCE n’ont pas encore achevé leurs négociations. A la Société Générale, la décision prise aujourd’hui devraient influencer à leur tour les pratiques des autres grands groupes bancaires.

Frank Bournois

ESCP Europe - Directeur général.

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Paris, 8 déc 2014

Société générale: "Aucune avancée" dans les négociations salariales (syndicats)

Par AFP, publié le 08/12/2014 à  19:16, mis à jour à  19:16

Paris, 8 déc 2014 - "Aucune avancée" n'a été faite lundi lors de l'ultime négociation annuelle sur les salaires à la Société générale, regrettent les syndicats, la CGT dénonçant le "chantage" de la direction, qui refuse toute augmentation collective en 2015. 

 

 

L'intersyndicale (CFDT, CFTC, FO, CGT, SNB/CFE-CGC) réclame une augmentation salariale collective de 2% et une prime de 750 euros, des demandes rejetées par l'entreprise. Les organisations syndicales avaient appelé l'ensemble des salariés à faire grève vendredi. 

"La direction ne bouge pas et reste sur ses propositions", qui ne prévoient "aucune mesure collective et pérenne" sur les salaires, a indiqué à l'AFP Mathieu Pué, délégué central CFDT. 

Lundi, la dernière séance de négociation annuelle obligatoire (NAO) n'a donné lieu à "aucune avancée", malgré une grève jugée "plus que significative" par le responsable du deuxième syndicat de la banque. Une agence sur dix était restée fermée vendredi. 

L'entreprise s'est engagée à augmenter les minima salariaux, ce qu'elle avait "déjà proposé à la réunion précédente", a déploré Philippe Fournil de la CGT, qui fait état du "chantage" de la direction. 

Selon le responsable syndical, l'entreprise aurait conditionné le maintien d'un accord sur le paiement des jours de carence à la signature des mesures proposées (augmentation des minimas salariaux, du congé paternité, du salaire minimal des cadres de plus de 50 ans). 

Supprimer cet accord serait une "remise en cause du socle social" de la Société générale, plus généreuse que la convention collective des banques, selon M. Fournil. 

L'intersyndicale réclame désormais un rendez-vous "dans les plus brefs délais" avec le patron de la Société générale, Frédéric Oudéa. "Dans l'attente de cet entretien avec le PDG", prévient la CGT, les syndicats "ne tiendront plus aucune réunion avec la direction". 

jta/db/ei 


En savoir plus sur http://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/societe-generale-aucune-avancee-dans-les-negociations-salariales-syndicats_1630389.html#8AKuRglyEl5xjE7l.99
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