Pour bien saisir l’enjeu de l’actuelle loi du travail il faut bien comprendre la mécanique de sa mise en œuvre. Prenons par exemple, l’article 2 qui met en place l’inversion des normes juridiques, désormais pour la plupart des sujets comme la suppression des jours de RTT, ce sont les accords d’entreprise qui fixent les règles, de manière totalement autonome, c’est à dire sans protection de la loi !

Cependant on peut nous objecter que l’entreprise ne fixe pas des règles mais elle signe des accords avec les syndicats représentants… Oui mais, c’est exactement là que se joue le second acte, la mise en œuvre : les syndicats qui signent ou signeront les accords les plus pénalisants pour les salariés sont les même qui soutiennent la Loi du Travail

 

Pour nous rafraichir la mémoire et pour illustrer nos propos, nous rappelons que sur les dernière années, la politique de la Société Générale qui vise la suppression de la revalorisation collective des salaires, et la réduction de la participation à une fois tous les 3 ans, a toujours été adoptée par le SNB, la CFTC et CFDT*.

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Pourquoi ont ils signé ces accords qui vont à l'encontre del’intérêt des salariés ? Demandez-leur si vous les croisez !

 

La CGT a depuis longtemps dénoncé ce procédé qui met les salariés dans les situations de plus en plus difficiles et qui jette de la confusion sur la pratique syndicale.

 

 

 

* Sauf l’accord sur le plan d’épargne.

Se moquer des mouvements sociaux, criminaliser la CGT, diviser les syndicats et les salariés, chanter des louanges du néolibéralisme sauvage comme le seul avenir possible...

Les médias projettent leurs délires sur ce qu'on pourrait appeler les parois modernes de la Caverne de Platon. Le font-ils par honnêteté intellectuelle, par pur amour de la fiction ? Non, par intérêt tout simplement !

Un petit antisèche pour nous rappeler qui parle à travers nos médias.

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Des semaines de 45 heures et des journées de 9, voire 11 heures ; les heures supplémentaires facilitées, tout comme le travail en soirée, de nuit et le week-end ; des horaires connus 24 heures à l’avance ; l’intérim comme seule perspective de carrière… Si la réforme du ministre belge de l’Emploi, Kris Peeters (CD&V), passe, le quotidien de tous les travailleurs belges risque d'être bouleversé.

A Bruxelles, ce mardi matin. © DIRK WAEM / Belga / AFP

Après les salariés italiens et le "Jobs Act" de Matteo Renzi, après les travailleurs français et la loi "El Khomri" dite "loi travail", c'est aux ouvriers belges d'être passés à la moulinette des désirs de "BusinessEurope"(*), association patronale européenne qui défend «des politiques intelligentes qui favorisent la compétitivité mondiale de l'industrie européenne en particulier». Le dernier projet de réforme du ministre belge de l’Emploi, Kris Peeters, s’inscrit dans le cadre d’une offensive globale et concomitante de l’Union européenne sur le Travail.Après ses attaques contre l’indexation des salaires, les pensions et les personnes malades, le Ministre belge s’attaque cette fois à la réglementation du temps de travail. L’objectif est, comme en France, de réduire le coût du travail via l’allongement de la journée de travail, la diminution des salaires et l’augmentation de la flexibilité. 

 (*) Elle regroupe 40 organisations nationales d'entreprises de 34 pays d'Europe dont, pour les pays francophones, le MEDEF en France, la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB-VBO) pour les trois régions belges, et la Fédération des entreprises suisses.

L’annualisation du temps de travail

Aujourd’hui, dans de très nombreux secteurs et entreprises, votre semaine de travail est de 38 heures. Sous certaines conditions strictes et négociées avec les organisations syndicales, votre patron peut vous demander d’en faire plus. On appelle cela « les heures supplémentaires ». Il doit les payer plus cher (on appelle cela le sursalaire). Et s’il dépasse certaines limites, il doit en plus vous accorder un « repos compensatoire ». Vous « récupérez » alors vos heures supplémentaires. Ce système de récupération part de l’idée que travailler trop est mauvais pour la santé. Si on dépasse une certaine limite, le travailleur a obligatoirement droit à se reposer. C’est cette limite que le gouvernement veut élargir.Demain, votre temps de travail sera calculé sur l’année. C’est pour cela qu’on parle « d’annualisation ». Concrètement, tant que vous travaillez en moyenne 38 heures par semaine sur l’année, votre patron ne devra pas vous accorder de repos compensatoires. Il pourra par exemple vous faire travailler six mois 45 heures par semaine et six autres mois 31 heures par semaine. En moyenne, vous aurez bien travaillé 38 heures par semaine. Dans la construction, cela signifie travailler beaucoup à la belle saison et rester à la maison en janvier. Dans le commerce, il sera difficile de prendre ses congés en juillet, pour la période des soldes. En revanche, il y aura davantage de congés en mars ou en octobre, quand les enfants sont à l’école et ne peuvent pas partir en vacances.  
Votre patron pourra même vous faire travailler jusqu’à 143 heures supplémentaires, donc en plus de cette moyenne (contre 91 heures jusqu’ici), avant de devoir vous envoyer en récupération. Cela correspond à 17 jours de travail de travail en plus sur une année.

100 heures sup’ : Travailler plus pour… travailler plus

Le gouvernement a également mis sur pied un tout nouveau système d’heures supplémentaires, qui s’ajoute aux systèmes déjà existant. De quoi s’agit-il ? Le nouveau système accorde au patron le droit de négocier individuellement avec chacun de ses travailleurs un paquet de 100 heures supplémentaires (extensible à 360 heures en fonction des secteurs ou entreprises). Ces heures peuvent être prestées à tout moment, tant que la journée de travail ne dépasse pas 11 heures et la semaine de travail 50 heures. Concrètement, avec 100 heures supplémentaires, cela offre aux patrons la possibilité de vous faire travailler 12 jours en plus par an. Avec 360 heures, cela lui offre la possibilité de vous faire travailler 45 heures par semaine toute l’année.

Négocier les heures supplémentaires seul face à votre employeur

Contrairement au système actuel, ce nouveau système ne nécessite aucune motivation ou justification de l’employeur. Aujourd’hui, le patron doit en effet justifier pourquoi il demande des heures supplémentaires (par exemple une surcharge extraordinaire de travail). Et cela doit correspondre aux critères établis par la loi. En outre, actuellement, le patron doit demander l’accord de la délégation syndicale et du service de contrôle des lois sociales, qui peuvent refuser l’introduction d’heures supplémentaires s’ils estiment que les motivations de l’employeur ne sont pas justifiées. Ici, rien de tout ça. Le syndicat est donc complètement mis de côté. Vous vous retrouvez seul face à votre employeur pour négocier ce paquet d’heures. Il n’y a même pas besoin d’une trace écrite. Un simple accord oral est suffisant. Et, cerise sur le gâteau pour les entreprises, ces heures supplémentaires ne doivent pas être récupérées. Elles seront soit payées directement, soit accumulées sur un « compte carrière », sur lequel on peut accumuler des heures supplémentaires ou des jours de congé « à prendre plus tard ». 

L’horaire connu 24 heures à l’avance

En plus de ces mesures, le gouvernement veut faire négocier les organisations syndicales sur une série de mesures pour des catégories spécifiques de travailleurs. Aujourd’hui, 800 000 travailleurs ont un horaire à temps partiel en Belgique. Beaucoup ont un horaire flexible, qui peut varier d’une semaine à l’autre. Leur horaire doit leur être communiqué au moins cinq jours à l’avance, et les  jours et heures de travail sont convenus dans le contrat ou le règlement de travail. Une compensation est prévue pour les heures qui dépassent le temps de travail prévu. La réforme permettra de communiquer les horaires de travail 24 heures à l’avance, de ne pas spécifier dans le contrat les heures et jours de travail, et de supprimer le sursalaire   dans de nombreux cas de dépassement des heures. C’est l’instauration de ce qu’on appelle le « contrat zéro heure », qui touchera majoritairement les femmes.

L’intérim à durée indéterminée

En 2015, près de 100 000 intérimaires travaillaient à temps plein. Un record. Kris Peeters veut faciliter l’intérim et en faire un système fixe. L’idée serait d’avoir une sorte de CDI (contrat à durée indéterminée) avec l’agence d’intérim, qui enverra le travailleur en mission dans les entreprises.
Le travailleur intérimaire qui signera un tel contrat sera dans une situation d’esclavage moderne. Il ne pourra pas refuser une mission sous peine de rupture de contrat. Avec pour conséquence de perdre tous ses droits au chômage. Le ministre précise également que ce travailleur n’aura pas droit au chômage économique en diminution d’activité. Et l’incertitude est complète sur le montant de sa rémunération en cas d’absence de boulot. Ce type de contrat constituera également une menace pour le contrat de travail normal. Les agences d’intérim fonctionneront encore plus comme des bureaux de ressources humaines externalisées, où on pourra aller piocher des travailleurs quand bon il semble et s’en débarrasser à tout moment. Finalement, ces contrats constituent une menace pour l’action sociale. Les patrons et le gouvernement réclament en effet que les intérimaires puissent travailler en cas de grève. « La production, le chiffre d’affaires et la marge bénéficiaire doivent être accrus, tandis que les coûts doivent être réduits. » Voilà comment Kris Peeters défend sa réforme du travail. En clair : tout doit aller au profit des grandes entreprises, et les travailleurs doivent s’y soumettre à tout prix. C’est bien là le sens de sa réforme. Les travailleurs valent  mieux que ça.

La mise hors-jeu des syndicats

De nombreuses mesures de la réforme du travail impliquent que les travailleurs négocient individuellement avec leur patron, et non plus via des conventions collectives ou des accords négociés avec les syndicats. Or un travailleur n’est individuellement pas l’égal de son patron dans une négociation. Surtout quand il y a 600 000 chômeurs qui attendent pour avoir un emploi. Les négociations individuelles avec le patron instaurent aussi un rapport concurrentiel avec les collègues (entre ceux qui acceptent des heures en plus, entre ceux qui reçoivent des heures en plus…). C’est le type de relation qui prévalait au 19e siècle, avant le développement du mouvement ouvrier organisé. L’organisation collective des travailleurs en syndicats a permis de conquérir de nombreux droits. Ces mêmes droits que le gouvernement est en train de mettre en pièces : allocations de chômage, pensions, congés payés, journée de 8 heures… Pour casser ces acquis, le gouvernement et le patronat veulent aussi casser ce qui les a rendus possibles. C’est pourquoi les syndicats sont mis au maximum hors-jeu, en définissant un cadre légal le plus large et le plus flexible possible pour faire descendre la négociation au niveau le plus bas possible : d’abord les secteurs, ensuite l’entreprise et, enfin, le travailleur lui-même.

Source :

http://ptb.be/articles/pas-touche-la-semaine-de-38-heures

Auteurs : Benjamin Pestieau et Alice Bernard

http://ptb.be/articles/5-raisons-pour-dire-non-la-loi-peeters

La Loi Travail continue de secouer toutes les couches de la société. Interrogées, trois personnes sur quatre se sont exprimées contre cette loi. Sept syndicats, la CGT, FO, FSU, Solidaires, l'Unef, l'UNL et Fidl, ont appelé à manifester le 17 et le 19 mai, pour son retrait et pour montrer leur opposition au passage en force du gouvernement en utilisant le 49.3.

Silence radio du côté de la CFTC, CFDT et du SNB-CGC, qui ont soutenu cette loi dès les premières heures, tout en faisant mine de vouloir renégocier des points mineurs dans le texte, points convenus à l’avance avec le MEDEF. Mais personne n’a été dupe, certains membres  de ces syndicats ont même rejoint les manifestations contre l’avis de leurs dirigeants.

Mais que contient exactement la Loi Travail et quels sont les impacts sur les salariés si elle est adoptée dans l’état actuel ? Sans prétendre à l’exhaustivité, voici  une synthèse de la CGT sur les impacts les plus importants pour les salariés.

A lire également Que signifie être pragmatique et  progressiste aujourd’hui

Lien vers le projet de la Loi Travail ici

Aujourd’hui il est de bon ton de se réclamer « pragmatique » mais que signifie vraiment ce terme lorsqu’il qualifie Macon de réformateur pragmatique ou quand Valls plaidoie pour une Gauche pragmatique et réformiste ?

A première vue, est pragmatique celui qui saisit la réalité d’une situation à travers le bon sens et qui est alors gage d’efficacité. Epistémologiquement, le pragmatisme s’oppose à toute forme d'idéalisme. Cependant si l’on souhaite appréhender précisément la signification actuelle du mot, ce n’est pas du côté de l’étymologie que l’on trouvera une réponse mais il faut la chercher dans la pratique politique elle-même.

En effet, à quel moment ou dans quelle situation, un homme politique se met à se prétendre pragmatique ? Prenons comme exemples Macron et Valls, tous deux se proclament pragmatiques alors qu’ils mettent en place, de manière autoritaire, la loi Macron et celle du travail (Loi El Khomri). Rappelons qu’il a fallu pas moins de 3 articles 49.3 pour que la première passe, la seconde provoque toujours la grogne sociale d’une ampleur rare et il n’est pas dit que le gouvernement ne devra pas faire machine arrière. Un autre point commun, plus fondamental de ces deux lois est leur contenu. Un contenu que l’on peut appeler le choix du « moins » : moins d’état, moins de protection sociale. Un virage à180° par rapport aux promesses pour lesquelles le gouvernement actuel été élu en 2012 (sauf Macron qui n’a jamais été élu)

Il est donc vraisemblable qu’aujourd’hui, lorsqu’un homme politique se réclame pragmatique c’est qu’il est sur le point de mettre en œuvre des mesures contraires aux idées qu’il prétend porter. Pour Valls et Macron c’est même une évidence.

Que certains continuent à gober l’idée qu’une société doit sa survie à un homme providentiel, talentueux et pragmatique n’est pas étonnant, c’est même une constance dans l’histoire mais voir le SNB, en cette période de crise économique majeure, reprendre le même slogan politicien à son compte, cela doit susciter la question : S’agit-il d’un coup de marketing électoral vide de contenu ? ou existe-il une réelle proximité idéologique entre le SNB et nos dirigeants politiques lorsqu’ils se prétendent réformistes ?

La réponse contient sans doute un mixte des deux aspects :

Marketing ? En cette période d’élection dans les Services Centraux comme celle de la présidentielle de 2017, chacun veut paraître moderniste en surfant sur ce nouveau mot d’ordre vide de sens mais surmédiatisé. De plus, au sein de la SG, Il permet à peu de frais, de dénigrer la CGT qui construit depuis toujours, sa ligne de conduite à partir des revendications des salariés et qui est régulièrement accusée de rétrograde, ou non-progressiste pour ses méthodes.

Proximité idéologique ? Une fois de plus, la réponse viendra non pas du côté des discours mais du côté des faits :

-       Lors de la mise en place du projet d’externalisation des back office OPER vers Accenture(MIKADO, 2013) l’organe dirigeant du SNB était venu, en compagnie des managers d’Accenture, vendre l’aventure aux salariés d’OPER et les pousser vers la sortie de la SG. On ne connait pas le nombre de personnes qui ont fait confianceau SNB à l’époque, mais ellesont de bonnes raisons delui en vouloir aujourd’hui car le projet Mikado n’a jamais atteint ses objectifs et le décommissionnementdes outils de gestion de la SG a été totalement gelé.

-       L'appel à la grève nationale du 5 décembre 2014 avait été lancé par les 5 organisations syndicales de la SG (CGT, CFTC, CFDT, SNB, FO) qui réclamaientune augmentation salariale de 2 % et une prime de 750 euros pour l'ensemble des salariés, tout en dénonçant l'absence d'augmentation collective générale, qui courait depuis trois ans. Le mouvement a été bien suivi avec plus de 12% des salariés du réseau et 10% des agences fermées. Malgré la mobilisation des salariés, la Direction refuse d’écouter leurs revendications. Elle fait pression sur les syndicats dits d’accompagnement. Le17 décembre, le SNB et la CFTC validaient en signant le texte de la direction.

En tant que slogans, les termes pragmatique et progressiste appellent plus à une adhésion qu’à donner un sens. Pour notre compréhension, il est peut être utile de les redéfinir : Progressiste comme l’intérêt économique avant tout ! Et Pragmatisme comme le devoir de s’aligner sur la position du pouvoir quand celui-ci l’ordonne.

 

Nous avions demandé à la Direction, une réunion exceptionnelle dans chacun des CHSCT des Services Centraux sur le point suivant :

 

   Mesures prises lors de la fermeture d’une partie des transports en commun d’Ile de France
pour divers travaux au cours des sept prochains étés rendant quasiment inaccessibles les immeubles des services centraux parisiens.

 

 

En effet, le tronçon central du RER A va être partiellement fermé cet été (Station Charles de Gaulle) et les 6 étés suivants par tronçons successifs.  D’autres travaux sont prévus simultanément (Ligne L, RER C…).

De ce fait, la circulation de/vers l’Ouest parisien va être très perturbée , et la circulation d’Est en Ouest va être coupée à Auber.

Même si ces travaux sont effectués durant la période estivale, nous savons tous que la Défense et par la suite une grande partie des services centraux parisiens (notamment Val De Fontenay)  vont être difficilement accessibles.

 

 

Les élus CGT des CHSCT des Services Centraux Parisiens ont demandé une réunion exceptionnelle de l’ensemble des CHSCT des Centraux Parisiens sur ce point précis à la Direction afin de connaitre précisément les mesures complémentaires pouvant être mises en place pour faciliter le quotidien des collaborateurs.

 

Nous avons déjà pensé à plusieurs pistes :

  • Augmentation dérogatoire lors de cette période du nombre de jours de télétravail accordé
  • Travail en horaires décalés
  • Navette de ramassage
  • Promotion du covoiturage
  • ...

 

=> Le fascicule RATP sur le sujet se trouve ici et l'information disponible sur RH Online se trouve en suivant ce lien

 

Vous êtes invités à participer à la réflexion des solutions à mettre en place et à les proposer à la Direction.Toutes les idées sont bonnes à prendre pour nous permettre d’être constructif et de faciliter la vie des collaborateurs durant cette période.

 

 Les Elus CGT des CHSCT des Centraux Parisiens

Docs joints :

Prime 2015 !  -  Accord NAO  -  Compte rendu CGT VDEF

Après la pétition et la grève du 5 décembre, les 5 organisations syndicales attendaient donc une réponse à leur demande d’entretien adressée à Fréderic Oudéa, concernant les salaires 2015 – puisqu’ « officiellement la direction avait définitivement clos la discussion ».

PROLOGUE : « Un cadre normal au dialogue social »
Depuis la grève du 5 décembre et cette lettre du 8 décembre, aucun signe de vie de la DG n’avait été donné aux organisations syndicales. C’est pourquoi, les syndicats avaient convenu de se saisir de la séance plénière du comité central d’entreprise pour interpeller sur le sujet Séverin Cabannes, représentant la direction générale.

Une déclaration commune a donc été lue en préalable à la réunion «ordinaire» pour demander que les délégués nationaux soient reçus, sans délai. Séverin Cabannes a répondu en précisant qu’il était « favorable à la poursuite du dialogue social dans son cadre normal» et que par conséquent, il mandatait immédiatement le directeur des relations sociales pour qu’il ré-ouvre la négociation annuelle sur les salaires et qu’il fasse part de la nouvelle proposition de la direction.

La CGT a répondu que le directeur des relations avait été au bout de son mandat, qu’il avait atteint la limite de la légitimité pour reprendre la négociation et qu’en tout état de cause, s’il revenait avec une mesure insuffisante, c’était prendre le risque de maintenir le conflit ouvert.

Le comité central d’entreprise a donc été suspendu, le temps de cette nouvelle réunion. Accessoirement, Séverin Cabannes en aura profité pour se faire la belle, en précisant qu’il ne sera plus disponible pour une reprise de la réunion.

Acte 1 :  « Rappel des propositions »
Mandaté par la direction générale, le directeur des relations sociales a donc reçu les 5 délégués nationaux pour leur faire part de la «proposition significative».

Après avoir rappelé les propositions, que tous avaient jugées insuffisantes (cf cr précédents, déclaration à 5 et courrier à Frédéric Oudéa), la direction a déclaré être prête à avancer sur 2 points (attention les cardiaques, ça décoiffe !...) :

-          Passage du supplément d’intéressement de 200 euros (en moyenne) à 300 euros. Cette enveloppe de 14 millions d’euros (soit 18 fiscalement et socialement chargés)  serait soumise au Conseil d’administration en février. Il est donc du ressort des organisations syndicales d’en discuter le mode de répartition. Donc, soit 300 euros pour tous, soit 2 propositions de répartition travaillées par la direction :

·       Un plancher à 450 euros pour les salaires inférieurs à 28.000 euros (9.000 salariés), puis dégréssif jusqu’à 38.000 euros, et 200 euros au-delà ;

·       Un plancher à 400 euros pour les salaires inférieurs à 28.000 euros, puis dégressif jusqu’à 49.000 euros et 200 euros au-delà.

Pour mémoire, la proposition suite à la grève du 5 décembre, était de 200 euros en moyenne, ce qui permettait un versement entre 350 et 100 euros. La nouvelle proposition double donc pour les salaires au dessus de 49.000 euros et n’apporte « que » 50 euros de plus pour les plus bas salaires.

-          Une communication plus large sur le variable : La direction accepte de communiquer la médiane par catégorie, pour 8 métiers du réseau.

La direction a précisé que « l’ensemble de ces points » feront l’objet d’un accord salarial 2015 (cf pj) et qu’ensuite, en cas de signatures, 2 autres accords seront soumis à la signature (avenant à l’accord social et accord sur le supplément d’intéressement).

Acte 2 : «Les réactions syndicales» Scène 1 : la CGT

La CGT a alors formulé 3 observations. La première aura été de demander à la direction de renoncer au chantage fait aux organisations syndicales (tu as les améliorations au statut social, si tu signes la primette).

La seconde aura été pour qualifier de « notoirement insuffisante » la nouvelle proposition. Elle est sensiblement à la même hauteur que les mesures de l’an dernier qui avaient suscité dans le personnel un véritable sentiment d’injustice. Depuis, l’annonce de la suppression de la décote lors du PMAS, la baisse de l’intéressement 2014, n’ont fait qu’exacerber les tensions et conduit directement au conflit. Nous avons prévenu la direction que le personnel n’allait pas accepter l’austérité dans laquelle la direction tente d’enfermer les organisations syndicales, d’autant que la suppression de la décote finance à elle seule la proposition sur la table (bien au-delà même puisque notre estimation tourne autour de 30 millions). Si l’on y ajoute le fait que les mandataires sociaux se sont octroyés une belle augmentation du fixe pour se préserver des nouvelles contraintes sur l’attribution de leur variable… le climat ne risque pas de s’améliorer.

Enfin, la troisième réaction à chaud aura concerné le variable. Nous avons rappelé que nous devions avoir une négociation – ou même une discussion – sur le sujet pour permettre aux salariés d’avoir une visibilité sur les critères d’attribution de leur part variable et sur le montant qu’il leur est attribué. Il est donc hors de propos de se contenter de la grande avancée concernant la communication de la médiane de 8 métiers du réseau…

Scène 2 : la réponse de la direction

«Ce n’est pas du chantage de notre part, mais nous respectons les textes juridiques sur la négociation annuelle obligatoire».

Bah … c’est au bas mot, une « condition forte » avons-nous rétorqué.

Le directeur des relations sociales aura rappelé que « la proposition de la direction se veut être une mesure de protection qui vise les plus bas salaires » et que «la grille des minimas est la seule du secteur, en tout cas, avec des montants aussi élevés – y compris pour les cadres de + de 50 ans». En tout état de cause, ces mesures restent très symboliques et ne touchent (« heureusement ») que très peu de monde.

Sur le variable, après avoir rappelé que nous étions passé au fil des années d’une « vision très comptable » (provision, reprise de provision, etc), les montants communiqués sont maintenant plus précis, tant dans les centraux que dans le réseau (en global par PSC, Crcm et DEC). « Nous savons qu’en diminuant les attributions collectives, nous devons donner plus de visibilité sur le variable des métiers réels (Vs les métiers repères de la convention collective – ndlr).

Scène 3 : Les autres organisations

La CFDT a demandé le coût de la proposition de la direction en cas de mesure pérenne collective. La direction a chiffré à une évolution de la masse salariale de 0,66%.

La CFTC, après avoir pris acte que la mesure n’était pas suffisante, s’est déclarée favorable à un plancher à 450 euros.

Le SNB a qualifiée la proposition de « pas inintéressante» et a précisé qu’ils allaient consulter.

FO a précisé qu’ils allaient consulter.

Acte 3 : Pour la CGT

Dans le contexte où l’on annonce déjà des enveloppes de variables en baisse, d’une suppression de la décote lors du PMAS, nous avons redit à la direction, que le choix de proposer cette mesure salariale, tant sur le fond et sur le montant, ne nous permettrait pas de signer l’accord salarial.

Epilogue :
Conformément à nos habitudes et à notre pratique syndicale constante, nous demandons à chaque salarié de se positionner sur la signature ou non de ces propositions.

Mais au-delà de cette consultation, il est bon de rappeler que sans la pétition, la grève et le soutien du personnel, la pièce n’aura pas eu la même fin. Il était clairement prévu et assumé par la direction qu’aucune mesure salariale ne soit prise pour 2015. Nous pouvons déjà remercier à nouveau tous ceux, parmi les salariés, qui ont contribué à faire bouger cette première ligne.

Ensuite, tout ceci n’aurait pas été possible sans le travail intersyndical qui, même si les manœuvres de la direction auront finalement réussi à créer une brèche sur la fin de la négociation salariale, sera un point d’appui nécessaire dans les prochaines discussions à venir sur les réorganisations de l’entreprise. Après consultation, nous allons voir la position des uns et des autres. Ce qui déterminera s’il y a possibilité de maintenir cette intersyndicale sur les salaires.

Pour autant, cette proposition de la direction est un message qui ne s’adresse qu’au réseau, ajoutant au manque de réponse satisfaisante en terme salarial, une division dans l’entreprise qui n’a pas besoin de ça en ce moment.

Dans l’attente de vos retours,
Bon courage à tous !

Philippe FOURNIL
Délégué national de la CGT SG

Voici un court message afin de vous rappeler que l’ensemble des organisations syndicales de la SG a appelé à un mouvement de grève national ce vendredi, mais aussi à des rassemblements le 8 décembre suivant afin de prolonger l’écho de votre mécontentement quant à la politique salariale menée par la direction depuis quelques années. Vous connaissez tous l’évolution de votre situation personnelle. Voici les chiffres illustrant la politique de répression salariale à la SG depuis 2007 :

·        De 27 millions à 0 : le budget consacré aux augmentations pérennes de la RAGB est passé d’une moyenne annuelle de 27 millions d’euros sur la période 2004-2007 à 0 sur la période 2012-2015 si la direction maintient sa position lors de la dernière séance de négociation le 8 décembre. A mettre en regard avec les plus de 36 millions d’euros d’actions gratuites distribuées à 6000 privilégiés dans le monde. Mais comme le dit le DRH du Groupe, « 6000 euros par personne, ce n’est pas beaucoup »…

·        6,6% < 13,0% : c’est la différence entre l’évolution de la rémunération mensuelle moyenne d’un salarié des centraux et l’inflation entre 2007 et 2013. Soit une perte de pouvoir d’achat de 6,4%, matraquage fiscal non compris. Qui va oser dire que la politique salariale de ces dernières années a été follement expansionniste ? pas à la SG en tout cas. Sauf au plus haut niveau : sur la période 2009-2013, la rémunération totale de notre PDG a bondi de 142% (http://www.journaldunet.com/business/salaire/patron/frederic-oudea).

·        +20,4% : c’est l’évolution du nombre de jours d’arrêt de travail par salarié des services centraux entre 2007 et 2013. Cette augmentation est constante au fil des années, reflétant la dégradation des conditions de travail et la pression toujours accrue exercée sur les salariés de tous niveaux pour que les objectifs ambitieux soient atteints avec moins de moyens.

Je pourrais encore citer beaucoup de chiffres édifiants, tirés pour la plupart du bilan social qui nous est remis chaque année en CE. Ils ne font que refléter ce que vous ressentez sur votre lieu de travail. Alors que ce soit pour une heure ou pour la journée, faites-vous entendre vendredi ! la richesse de la SG, c’est vous !

Cordialement,

Emeric Uhring

Secrétaire du CE des Service Centraux Parisiens

Délégué du Personnel CGT

http://192.16.214.12/espacesyndicalcgt/

www.cgtsocgen.fr

Grève, mode d’emploi rapide

D’abord, la grève est un droit absolu qui ne doit faire l’objet d’aucune pression, d’aucune rétorsion ni d’aucune sanction. Celles-ci ont légèrement tendance à être des délits.

Qui peut faire grève ?

Tous les salariés, syndiqués ou pas. Le 5 décembre, c'est simple : une journée de grève, c'est une journée sans travail et sans les transports qui vont avec..

Faut-il vous déclarer avant ?

Non, vous faites grève quand vous avez décidé de le faire, c’est l’ennui de cette forme de protestation, elle a tendance à gêner la production et à rendre son organisation difficile.
En somme, si votre manager vous demande si vous faites grève, vous pouvez lui dire qu’il verra bien, ce n’est d’ailleurs pas parce que vous aurez dit non que vous serez engagé. Un droit absolu vous dit-on.

Faut-il vous déclarer après ?

On connaît des managers qui, pour éviter la « honte » d’avoir des protestataires dans leurs équipes « omettent » de les déclarer. Ce n’est d’ailleurs pas légal, mais ça diminue évidemment les statistiques qui remontent à la direction, laquelle connaît quand même la combine mais autant ne pas la laisser se bercer d’illusions. Vérifiez simplement que vous avez bien été comptabilisés.

Qui a la charge de vous déclarer gréviste ?

C’est l’employeur, autrement dit la hiérarchie (si tant est qu’elle ne fasse pas grève elle aussi J).

Peut-on vous retirer plus de salaire que vous n’avez cessé de travailler ?

Non. On ne peut déduire de votre salaire que le temps effectif de cessation du travail.

De :  
Envoyé : jeudi 20 novembre 2014 14:10
À : FOURNIL Philippe DevlCooDir
Objet : [IRP] communiqué du 19 novembre 2014 : appel à la grève pour le vendredi 5 décembre

Salut Philippe,

Ce qu’il y a de bien c’est que le mois dernier, la direction a remis aux membres des CE la « Base de Données Economiques et Sociales » sur laquelle les rémunérations de nos dirigeants sont clairement indiquées…

Ca permettra au personnel de pouvoir comparer par rapport à leur situation propre… c’est édifiant !

Bonne journée

Bises

 

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Voir également Les salaires des banquiers ont fortement augmenté en 2013 (Source Le Figaro)

 

De : FOURNIL Philippe 
Objet : RE: [IRP] Négociation annuelle sur les salaires - NAO : le Cran au dessus

Bonjour XXXXX,

merci de cette contribution à la réflexion sur la situation actuelle. La question avec les autres syndicats n'est pas tranchée (grève, pas grève, quelles suites, etc).

L'enjeu auquel nous sommes confrontés n'est pas habituel. Nous ne cherchons à obtenir un peu plus que ce qui est proposé, mais à modifier une decision stratégique. Nous ne cherchons à communiquer à la direction un début de mécontentement, mais à faire face au choix politique de celle ci de ne recourir qu'aux augmentations individuelles - et encore !

Il est difficile de trouver le mode universel de manifester son mécontentement.

Nous sommes convenus d'une journée de grève en intersyndical. Après chaque salarié prendra ses responsabilités et y mettra les moyens qu'il peut. L'important est que ce jour là, les salariés puissent manifester leur mécontement.

La question des conséquences économiques d'une journée de grève est toute relative cette fois ci, car la direction a clairement affiché le fait que dorénavant il n'y aura plus d'augmentation collective. Nous n'agissons pas seulement pour 2015, mais bien au delà.

Sans parler des conséquences sur l'emploi du réseau et des centraux, des conditions de travail (transfert géographique de l'ouest à l'est de Paris, etc)

J'ai bien noté la proposition et vais tenter de trouver une bonne combinaison dans les différents moyens d'expression.

slm,

       
 

Philippe Fournil

 
 

 


De :
[>]  Envoyé : mardi 18 novembre 2014 15:00
Objet : RE: [IRP] Négociation annuelle sur les salaires - NAO : le Cran au dessus

Bonjour,

Je me permets de vous écrire afin de revenir sur votre décision d’une journée de grève comme conséquence à ces négociations qui n’ont que le nom.

En effet, je ne suis pas contre cette idée mais l’immense majorité du personnel ne la suivra pas pour deux raisons :

-          Ces conséquences économiques… vous parlez d’augmentation de salaire mais la grève n’occasionnera qu’une baisse de revenu pour chacun,

-          Sa portée limitée… ok pour une journée. Mais ensuite, quelle est la prochaine étape ? Une autre journée ? A la fin du mois, il faut bien payer son crédit, son loyer, la cantine des enfants, etc…

Par conséquent, conscient de ces différents retours par mes collègues,  pourquoi ne pas proposer une journée de mobilisation générale différente ?

Une mobilisation du type « bureaux vides à 16h »… tout le monde à la maison !

Ne connaissant pas les chiffres, je pense qu’une grande partie du personnel sont des cadres prêts à raccourcir leur journée pour signifier leur mécontentement.

En tant que cadres au forfait, ils n’ont pas à respecter un horaire rigide (merci les heures supp. non payées) et par conséquent ce départ massif à 16h n’engendrera aucune sanction financière à personne, sauf à la Direction de se retrouver bien seule à 16h.

Pour ce qui des techniciens, en commençant exceptionnellement plus tôt, ils pourraient suivre à 17h… dans les mêmes conditions (je ne sais malheureusement pas s’il y a des contraintes horaires).

L’avantage de cette idée c’est qu’elle ne sacrifie aucun euro à personne, surtout dans une période où les fins de mois sont difficiles pour tous.

2ème avantage, c’est sa portée… cette opération peut bien être répétée en cas de surdité de la Direction.

Cordialement,

la nouvelle réunion de négociation salariale s’est tenue cet après midi.

Face aux 15.000 pétitions recensées par l’ensemble des organisations syndicales, Jean Francois Climent, le directeur des relations sociales avait pour mission de venir nous présenter le fruit de la réflexion côté direction et l’addition pour 2015.

Après quelques propositions sur l’accord social (qui pourraient toucher près de 300 personnes..), il nous a précisé qu’il travaillait dans le cadre d’une enveloppe globale NAO.

La direction serait donc prête à augmenter la grille des salaires minimas de 1%, de passer le minima pour les cadres de + de 50 ans à 37.500 euros et de passer le congé paternité de 7 à 9 jours (15 jours en cas de naissances multiples).

Le Cran au dessus

« Vous avez entendu Monsieur Oudéa lors de votre dernière rencontre » aura dit d’entrée de jeu Jean Francois Climent pour expliquer que la direction maintenait son choix de ne pas augmenter les salaires en 2015, ni sous forme pérenne, ni sous forme de prime. Pour la direction, à partir de cette année, le choix est clairement assumé de n’attribuer aucune mesure d’augmentation collective.

Seules des mesures collectives, liées aux résultats de l’entreprise, par l’intermédiaire de la « participation-intéressement » pourraient donner des «bonnes primes».

Les mesures individuelles et les promotions continueront à récompenser les plus méritants, au bon vouloir de la direction. Pour le reste, c’est niet.

Nous avons demandé pourquoi la direction parlait d’enveloppe globale NAO puisqu’elle n’avait aucune proposition à nous faire.

Le directeur des relations sociales aura démenti avoir une « enveloppe prédéterminée » mais a expliqué que les impacts du statut social étaient déjà du collectif et que cela pesait à hauteur de 0,5% dans l’évolution des salaires (+2.6%).

Contrairement aux belles promesses d’augmentation significative du futur « participation intéressement », nous avons rappelé que pour l’instant sur les 6 dernières années, elle avait économisé environ 40 millions d’euros.

Ce fut aussi l’occasion de contester à nouveau le choix politique de la direction d’individualiser les augmentations de salaires … désormais à 100%.

Ce choix est pleinement assumé par la direction. Le directeur des relations sociales aura ramé pendant quelques minutes pour tenter de nous convaincre qu’il était le mal nécessaire pour palier la crise de confiance des analystes financiers. Nous lui avons donc rétorqué que ce qui aura permis à la SG de survivre ces 150 dernières années aura souvent été son personnel.

L’enjeu de cette discussion est d’apporter, ou non, un minimum d’évolution pour chaque salarié. Les « sur-performants » continueront de toute façon à bénéficier de mesures personnelles. C’est d’ailleurs pour cela que 6082 salariés ont bénéficié d’1,2 million d’actions gratuites… (soit environ 42 millions d’euros !).

Nous avons vu ces dernières années, s’inverser la proportion des «augmentations collectives » et des « augmentations individuelles ». Maintenant, ces dernières disparaissent même parfois lors des changements d’affectation (poste/métier). Par ailleurs, les variables sont de plus en plus discriminants.

La pilule de trop

Au bout d’une heure de réunion, la messe était dite. Les 5 organisations syndicales, outrées du « jusqu’au-boutisme » de la direction, ont décidé une journée de grève. Une intersyndicale devrait confirmer ce point rapidement et fixer la date.

Il faut bien que chacun comprenne que c’est l’ultime possibilité pour mettre à mal ce virage politique de la direction. Après la suppression des plans d’actionnariat salariés, l’augmentation du variable individuel au détriment des primes collectives, la suppression des augmentations collectives sera-t-elle la pilule de trop ?

Chers Collègues, Bonjour à tous.

Je rebondis sur un mail qui m’a été routé par un collègue IBFS.

J’ai signé cette pétition.

Je tiens à remercier tous les membres des Instances Représentatives du Personnel, tous délégués du personnel et tous syndicats confondus pour cette démarche commune.

Pour ma part, je réagis à ce que je considère être de la « mauvaise foi » de la part de la Direction du Personnel (cf. éléments suivants) :

Lors de la "Négociation Annuelle sur les Salaires" du 29 octobre 2014, Le Directeur des Relations Sociales Jean Francois Climent a affirmé que le personnel ne souffre pas en terme de rémunération et « d’ailleurs le personnel ne s’en plaint pas ».

Peut-être serait-il souhaitable d’inviter M. Jean François CLIMENT à prendre connaissance :

1.       Des résultats du dernier baromètre employeur (cf. mail Frédéric OUDEA)

Vous avez exprimé certains points d’attention.

…  Après six années d’environnement difficile, le niveau de confiance demeure élevé, même si l’enquête révèle un essoufflement et une baisse de motivation,

… Après cinq années de crise économique et financière, l’engagement des équipes s’érode légèrement ... 

2.       Des résultats d’un Séminaire IBFS/DSI réalisé le 6 février 2O14 et animé par une société extérieure : Nextmodernity.

Le DSI IBFS s’est engagé à remonter la demande des salariés concernant une augmentation de salaire vers la direction du Groupe.

Session 4 : Reconnaissance, sous quelle(s) forme(s) l’attendez-vous ?

·         Salaire/prime : 143 points =>100% des participants ont attribué la note maximum à une augmentation de salaire comme reconnaissance du travail accompli et nécessaire pour remotiver les salariés.

•Augmentation salaire (x23)

• Augmentation prime/bonus (x15)

• Prime exceptionnelle (x2)

• Actions gratuites

• Une augmentation de salaire progressive et non arbitraire

·         Carrière : 91 points

• Evolution de carrière/ promotion (x7)

• Evolution de responsabilités (x5)

• Evolution de poste, changer de métier (x3)

·         Echanges/feedbacks : 21 points

• Ecoute (x2)

• Recevoir un feedback positif et/ou négatif régulier par son manager

·         Remerciements : 15 points

3.       Des 22 commentairesde collaborateurs du groupe concernant les résultats du Groupe 1er Trimestre sur l’intranet, dont vous trouverez ci-dessous le lien intranet et quelques exemples fort représentatif de l’état d’esprit des salariés du groupe.

https://mysocietegenerale-news.safe.socgen/fr/resultats-du-premier-trimestre-2014 

Le 07/05/14 08:35 :

Dommage que le personnel ne soit pas récompensé et que les salaires ne soient plus augmentés depuis plus de 3 ans consécutifs !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! sans parler de la participation et de l'intéressement...........  

Le 07/05/14 08:38 :

C'est sans doute ça "l'esprit d'équipe Société Générale"

Le 07/05/14 09:38 :

DES REVENUS EN HAUSSE pour qui?

Le 09/05/14 10:28 :

Je partage cet avis : on demande toujours plus aux salariés en terme de vérifications et de procédures.

En revanche, quand on parle de rémunération, il n'y a plus personne.

Sauf pour la direction qui s'augmente royalement avec le principe du vote des actionnaires en circuit fermé, donc intouchable

Il y a le seigneur et ses vassaux.

Le 09/05/14 17:00 :

Tout à fait d'accord avec tous mes collègues. C 'est scandaleux on nous épuise chaque jour(suppression de postes, réduction de frais généraux)mais surement pas pour nos chers dirigeants. Mais de qui se moque t on??A quel moment la direction va t elle arrêter de se moquer de nous????????Réveillez vous collègues

….

Le 14/05/14 10:32, en réponse à ces différents commentaires de la part des salariés – La direction de la communication ferme le site aux commentaires.

Bonjour

Nous avons bien compris vos points me semble t’il.( ? A priori par M. Jean François CLIMENT ?)

Cet intranet n’est pas une tribune pour exposer vos griefs personnels […]

Nous allons donc malheureusement être dans l’obligation de désactiver les commentaires sur cette page

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En vous remerciant, ainsi que tous les membres de vos équipes,  pour l’ensemble de votre travail au service de tous les salariés du Groupe,

Sincèrement,

Une collègue,

Cordialement / Best Regards,

Voici la pétition sur les salaires, à signer et à faire signer.

Un cap nécessaire à franchir massivement !

Il est suffisamment rare d’avoir une démarche intersyndicale, pour que celle ci n’aboutisse pas.

La réussite de cette initiative pour permettre de la prolonger vers d’autres modes de manifestation du mécontentement.

 

Signez en ligne votre pétition !

 

ou

 

Cliquez sur l'image ci-dessous pour télécharger la pétition à signer et à faire signer avant de nous la retourner avant le 17 novembre, date de la prochaine réunion de la NAO

 

Merci de nous la retourner par :

 

  • email, en scannant votre pétition, à : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • fax 01.42.13.08.71
  • courrier interne : CGT Société Générale, Paris La Défense 92972 CX

 

 

petition

« La révolution managériale », une entrevue avec Vincent de Gaulejac, sociologue, directeur du Laboratoire de changement social à l'Université de Paris-Diderot et auteur de plusieurs livres très connus : Le coût de l'excellence, La lutte des places, Travail, les raisons de la colère et plus récemment (avec le journaliste Antoine Mercier) Manifeste pour sortir du mal-être au travail.

Le sociologue Vincent de Gaulejac

 

 La vidéo, ci dessous, a été présentée, en mai 2013,aux Journées de réflexion sur la santé mentale, Agir en prévention sur l'organisation du travail, organisées par la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ).

Vous trouvez d'autres documents sur l'Organisation du travavail et la Santé au travail dans notre Documentaires Vidéo & Audio

A vos commentaires !

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