Délégué national de la CGT SG

C'EST VOUS L'AVENIR

Depuis la publication du rapport Delevoye en juillet 2019 et le projet de loi du gouvernement présenté par Edouard Philippe en décembre, tout le monde - ou presque – a compris que, sans son retrait, cette réforme s’appliquerait dès 2022. A qui ? cela fait partie de l’enfumage entretenu depuis le début. A la SG, les 1ers concernés sont clairement ceux qui seraient en plus victimes de la suppression de leur poste dans les CDS. «Nous n’allons pas prendre la responsabilité de mettre en risque les collègues qui ne pourraient partir qu’après le 31 décembre 2021. Ils pourraient subir une décote définitive ou temporaire de leur pension» a répondu le directeur des relations sociales lorsque les transitions d’activités (possibilité de départ à 3 ou 4 ans de la retraite en cas de suppression de poste) ont été abordées dans la négociation sur les fermetures de St Quentin et de Viry. C’est aussi cette même population qui va prendre de plein fouet la décote des indemnités de fin de carrière (accord signé en décembre 2018 par 2 syndicats). C’est la «triple peine» avons-nous résumé, en exigeant de la direction de compenser.

NOUS PARTIMES 500…     
En septembre 2019, lors de la première réunion avec BDDF, la direction nous présentait des supports à ses «projets à l’horizon 2025», avec 530 suppressions de postes. Aujourd’hui, à la fin de la négociation en cours, nous en sommes à 1.400 postes supprimés ! … dont 892 salariés qui pourraient bénéficier des mesures élargies (départ volontaire, etc) … et le reste qui sera traité en «gestion courante» (mobilité). Le compte-rendu de chaque réunion et les versions du projet d’accord sont sur notre site. Si vous êtes impactés, il reste peu de temps pour nous faire part de vos réflexions, besoins ou propositions. Une «dernière» grosse réunion est planifiée lundi 20 janvier. Ce sera l’occasion pour l’expert Secafi de venir nous présenter son analyse de la situation et formuler des préconisations. Cette réunion sera suivie, le jour même, d’une nouvelle négociation sur les bases d’un texte qui devrait nous parvenir dans la journée (et que vous pourrez retrouver aussitôt sur notre site pour vous permettre de nous faire partager vos réactions).

50 JOURS

46ème jour de mobilisation contre la réforme des retraites. Des sondages qui désarçonnent toujours l’élite car la majorité des gens continue d’être opposée à la réforme imposée par le gouvernement et une majorité de salariés soutient la mobilisation de la majorité des syndicats (en fait, tous sauf Laurent Berger). Résumer la situation actuelle en caricaturant les grévistes «qui ne comprendraient pas la réforme», «qui refuseraient de discuter», c’est irresponsable après 2 ans de concertation. Depuis 6 mois, tout le monde demande un simulateur pour que chaque salarié puisse se référer à sa propre situation, juger et agir en conséquence. Le nouveau monsieur retraite, Laurent Pietraszewski le promet 6 mois après la publication de loi. Soit dans un an ! Entre le «provisoire» qui sera «définitif» si on ne se mobilise pas plus, l’«universel» qui d’après E. Macron «n’a pas vocation à s’appliquer à tous de la même manière», et les autres promesses sans lendemain, c’est à vous de trancher. Exigez avec nous, comme la quasi-totalité des syndicats en France et à la Société Générale le retrait de cette loi !

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natio59

Jeudi 16 janvier 2020 13H30

MONTPARNASSE – PLACE D’ITALIE

manif16janvier

COST KILLERS OU DIAFOIRUS
De plans de réduction de coût en plans de suppressions de postes, de cessions d’activités en délocalisations et offshoring, le remède préconisé par la direction générale pour préparer la consolidation bancaire a un coût extrêmement élevé. Socialement d’abord, car la rigueur budgétaire qui frappe les salariés contraste avec les taux de distribution des dividendes «hors-sol» dont bénéficient les actionnaires qui vont toucher une année record de dividendes (62 milliards en France !!) alors qu’il faudrait se contenter de l’augmentation du titre restaurant (pour ceux qui en ont!). Et ces milliards de dividendes seraient bien utiles s’ils étaient investis pour construire le champion - qui en a bien besoin - de la fameuse future consolidation bancaire. La CGT a saisi l’occasion de la 7eme réunion sur les réorganisations de BDDF pour protester sur le manque de visibilité quant à la stratégie du groupe. Car c’est devenu une habitude, les salariés et leurs représentants ont appris fin décembre par voie de presse qu’un nouvel accord avait été signé avec les autorités américaines et qu’un cabinet travaillerait sur l’éventuel remplacement de Frédéric Oudéa. Si l’on ajoute l’annonce précipitée de la vente de SG Finans (pour contribuer au coût de la construction du champion bancaire) la coupe est pleine. Une réunion devrait donc avoir lieu en février entre le directeur général et les représentants des syndicats représentatifs. Faute de présenter les vœux, F. Oudéa leur présentera les résultats 2019 et peut-être un peu plus...

LA FRACTURE ET LE MEPRIS
La majorité des Français a compris que la soi-disant «réforme» des retraites se ferait à leurs dépens et parmi eux, 72% soutiennent la contestation contre le projet après une quarantaine de jours de grève. Il est grand temps que le gouvernement entende le mécontentement et reparte d’une page blanche. Les oligarques peuvent répéter sans cesse depuis plus d’un mois que les Français contestataires (par essence) ne comprennent rien. Mais, alors que le préavis de grève avait été déposé deux mois avant le 5 décembre, rien n’a été fait pour l’empêcher et la stratégie du pourrissement mène au pire. Profession par profession, des « concessions » sont proposées dès lors qu’elles permettent d’éteindre la contestation et de sauver l’essence même du projet : donner à l’état les mains libres pour décider du montant des pensions et de l’âge de la retraite, mais aussi piller les 70 milliards de réserves accumulés par les caisses des salariés du privé. Le gouvernement se réfugie derrière des pseudo-concertations. Mais chacun est bien conscient que la solution ne pourra pas être le seul retrait de l’âge pivot. C’est l’ensemble de la réforme qui n’est pas juste et socialement responsable. Nous n’en sommes plus au stade de faire une pétition, inutile après 40 jours de grève et de galère. Le mépris reste le même. Face à cela, nous appelons chacun d’entre vous à bien mesurer les enjeux, certes lointains (quoique 2022, c’est demain…) et à participer activement à cette bataille pour que les salariés en sortent rapidement … et gagnants !

NOUVELLE VAGUE
Après 3 ans et 102 élections, le cycle électoral à la SG s’est terminé le 3 décembre. C’est sur ces bases que le nouveau comité central d’entreprise (CSEC) a été constitué le 9 janvier. Avec 22,21% de représentativité au niveau national (dont 35.16% dans les centraux qui représentent la moitié des effectifs), la CGT est devenue la 2éme organisation syndicale à la SG. C’est une progression globale de 4% (dont +6% parmi les cadres). Le SNB a logiquement pris le secrétariat du CSEC et la CGT, le secrétariat adjoint pour les 4 prochaines années.

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moon champion

natio58

Société Générale : Frédéric Oudéa veut participer à la consolidation du secteur

 06/01/2020 11:46 |  Boursier |  

Frédéric Oudéa ne veut pas rater la vague de consolidation qui pourrait enfin avoir lieu en Europe...

Société Générale : Frédéric Oudéa veut participer à la consolidation du secteurCredits Reuters

Frédéric Oudéa ne veut pas rater la vague de consolidation qui pourrait enfin avoir lieu en Europe. Dans un entretien accordé au 'Financial Times', le patron de la Société Générale affirme : "si cette consolidation, qui est une conséquence logique d'une union bancaire achevée, se produit, vous aurez très peu de combinaisons. N'imaginez pas une rafale de transactions, mais la Société Générale devrait en faire partie".

Alors que les dirigeants des grands établissements bancaires européens évitent de parler fusions, voire se montrent réticents à toute opération d'envergure, découragés par la réglementation et par le souvenir de la combinaison ratée entre RBS et ABN Amro au plus fort de la dernière crise financière, Frédéric Oudéa ne cache pas ses ambitions : "à ce moment-là, qui pourrait être le tournant pour l'Europe, je veux pouvoir saisir l'opportunité".

Pour la banque de la Défense, un rapprochement avec un rival continental aurait beaucoup de sens, lui donnant la puissance de feu nécessaire pour investir dans les nouvelles technologies et mieux concurrencer les grands groupes de Wall Street, souligne le quotidien financier. Pour Jérôme Legras, responsable de la recherche chez 'Axiom Alternative Investments', les régulateurs bancaires européens ont clairement indiqué que "la meilleure façon de lutter contre les taux négatifs est la fusion, la solution aux banques non rentables est la consolidation, alors combien de temps les Français peuvent-ils résister?", se demande-t-il dans le FT.

Si de nombreux obstacles subsistent encore à l'union bancaire compte tenu des diverses réglementations nationales, le fait que l'Allemagne, historiquement récalcitrante aux opérations transfrontalières, a dernièrement abandonné son opposition à un système commun de garantie des dépôts, a peut-être ouvert la voie à la consolidation tant attendue. M. Oudéa voit pour sa part les problèmes restants être résolus dans les trois ans à venir...

Par ailleurs, alors que les rumeurs concernant l'avenir de Lyxor vont bon train, M.Oudéa reconnaît que l'activité subit une revue stratégique, mais souligne qu'elle "n'est pas en vente aujourd'hui".

MEILLEURS VŒUX 2020
Toute l’équipe de la CGT Société Générale vous souhaite une très bonne année 2020.  Pour notre part, notre résolution sera déterminée et combative : continuer à représenter au mieux les intérêts individuels ou collectifs de l’ensemble des salariés, tous secteurs confondus. D’où notre 1ere proposition : devant les difficultés qui s’annoncent déjà pour 2020, rejoignez-nous et construisons ensemble l’organisation qui vous ressemble. 

CAFOUILLAGES ET MEPRIS
Au-delà du mépris et des provocations cumulées ces dernières semaines (les aventures du spécialiste des retraites JP Delevoye, les fakes news, la légion d’honneur du patron de BlackRock France), le rideau de fumée soigneusement entretenu autour du projet de la réforme n’aura pas bougé. Toujours pas de simulateur pour permettre à chacun de se faire une idée précise des conséquences (en dehors des calculettes telles celle sur le site de la CGT SG pour mesurer l’impact du passage pour vous, d’un calcul actuel sur les 25 meilleures années à celui de la réforme basé sur l’ensemble de la carrière ! …. Et la perte peut se chiffrer à plusieurs centaines d’euros par mois pour un salaire moyen avec une évolution moyenne !). L’absence du simulateur s’explique certainement par l’exemple Belge. Dans la même situation, leur gouvernement en avait publié un. Ce qui avait soulevé un tel tollé que la réforme a finalement été abandonnée. Le gouvernement français ne s’y est pas risqué et il est resté sourd face au mécontentement généré par cette réforme. Face au mépris, déjà à l’origine d’un mois tendu, il faut amplifier la mobilisation pour sortir rapidement de ce conflit. Nous renouvelons donc notre appel à participer massivement aux manifestations prévues un peu partout dès le 9 janvier prochain.

LE NOEL DES RAPETOU
Ceux qui ont regardé de près cette réforme imposée par le gouvernement auront pu aussi remarquer que malgré des «déficits estimés par le COR en 2025 entre 7 et 17 milliards», le projet prévoit d’exonérer de cotisations retraites les salariés au-dessus de 10.000 euros par mois. Bien évidemment, la part de la cotisation patronale tombe aussi : Un gros cadeau de 2 à 4 milliards par an, soit 60 milliards d’ici 2040. «Une réforme juste et universelle»… vous y croyez encore ?

C’EST VOUS L’AVENIR
A peine rentrée à Oslo du comité de groupe européen du 11 décembre, Turid, la représentante Norvégienne apprenait que la SG vendait SG Finans qui l’employait avec ses 360 collègues Norvégien, Suédois et Danois. «Nous n’avons pas de souci chez nous» confiait-elle aux autres représentants européens lors de la préparation du comité européen. «Je devrais apprendre le français» continuait-elle. La vente de SG Finans, pourtant cœur de métier et rentable, n’a même pas été abordée devant les représentants européens et Turid aura appris la nouvelle en rentrant. L’année s’est donc terminée par cette 15ème Cession. De banque universelle, la stratégie de «recentrage» déployée à la SG en fait tout juste une «banque diversifiée». Difficile dans ce contexte de donner confiance et de croire qu’elle sera plus à même d’affronter cette nouvelle décennie. En tout cas, après la SGBA, l’avenir sera aussi sans Turid et ses 360 collègues.

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 natio57

 

Caisse de solidarité envers les grévistes

La CGT s'engage auprès des grévistes en créant une caisse en solidarité aux grévistes mobilisés depuis plusieurs semaines

L’engagement dans la grève reconductible de nombreux secteurs professionnels donne confiance et espoir pour gagner l’abandon du projet de réforme du système de retraite. Nombreux sont ceux qui souhaitent apporter leur soutien, leurs encouragements aux salariés en lutte en contribuant financièrement.

Ils montrent, ainsi, combien cette bataille est soutenue dans l’opinion publique.


La solidarité du monde du travail est essentielle pour tisser les liens face au gouvernement qui organise les divisions. La première des solidarités à développer est celle de la syndicalisation et de l’engagement dans la lutte dans son entreprise, avec ses collègues de travail, pour rejoindre en masse les rangs des salariés en lutte pour gagner le retrait de cette loi régressive.

Enfin, et parce que nombre de salariés et des citoyens veulent apporter leur soutien financier aux salariés engagés dans la grève reconductible, la Confédération Générale du Travail organise la solidarité financière qui leur sera entièrement dédiée avec une redistribution transparente entre les divers secteurs professionnels concernés.

Sur ce sujet, la CGT appelle ses organisations à la vigilance concernant certaines collectes dites « caisses de grève » organisées sans accord des secteurs professionnels engagés dans la bataille.

Trois manières de contribuer à la solidarité financière :

Par chèque :

à l'ordre de « Solidarité CGT Mobilisation » adressé à :

"Confédération Générale du Travail Service Comptabilité"
263 rue de Paris 
93100 Montreuil

Par virement (informations bancaires dans le RIB )


 Ou bien  directement par chèque ( à l’ordre de solidarité cgt mobilisation ) déposé auprès de la permanence CGT Tour Société Générale - 17 COURS VALMY – La DEFENSE (ou remis à votre représentant CGT local)

 

Jean-François Cirelli, BlackRock : "Permettre aux français d'enfin s'approprier l'épargne-retraite".

Invité de Jean-Paul Chapel dans ":l'éco", Jean-François Cirelli, président de BlackRock France, est venu parler de l'épargne-retraite.

 voir la vidéo : https://www.francetvinfo.fr/economie/retraite/reforme-des-retraites/video-jean-francois-cirelli-permettre-aux-francais-d-enfin-s-approprier-l-epargne-retraite_3506417.html

Votre groupe BlackRock représente plus de 6000 milliards de dollars d'actifs, c'est plus de deux fois la richesse nationale française. Vous avez un poids vraiment important dans le jeu économique mondial...

 

"C'est vrai parce que nous avons beaucoup de clients qui nous ont fait confiance notamment pour gérer leur retraite"

Les trois quarts de ces fonds sont économisés en vue de la retraite, c'est ce que l'on appelle la retraite par capitalisation. En France ce n'est pas très développé...

"C'est pas développé du tout parce que nous avons un autre système qui ne va pas changer et qui est un bon système qui évolue au cours du temps. C'est le consensus français et il est très bon mais à coté de cela il faut aussi épargner pour sa retraite car il y a un très grand paradoxe aujourd'hui dans la société française : le français épargne beaucoup, il a la préoccupation de sa retraite et pour autant il ne s'est pas approprié l'épargne-retraite. Je crois que c'est l'intéret du nouveau texte de loi du gouvernement, c'est de permettre aux français de s'approprier enfin l'épargne retraite

La question AFP :  Les taux d’intérêt très bas poussent certains gérants à prendre de gros risques. Les déboires récents de plusieurs fonds vont ils se multiplier ? 

"Je crois que la question c'est pas que l'on prend des gros risques c'est qu'aujourd'hui nous sommes dans une situation qui n'a pas de précédent où nous avons des taux à intérêt négatif. Donc il n'y a pas de rendement, si vous voulez des rendements il faut aller dans des produits plus risqués. L'essentiel c'est que les gens qui font cela soient très avisés sur ce qu'ils font" répond Jean-François Cirelli. 

L'interview s'est conclue sur la chanson "To France" de Mike Oldfield.

De : FOURNIL Philippe DfinCooDir
Envoyé : lundi 16 décembre 2019 10:25
À : CLAVIERE-SCHIELE Frederic HrcoSsaDir 
Objet : Les premiers effets du projet de réforme des retraites à la Société Générale

Monsieur le directeur des relations sociales,

Bonjour,

Malgré les discours rassurants du gouvernement sur la réforme des retraites, nos dispositifs internes Société Générale seraient touchés de plein fouet dès 2022.

Les dispositifs négociés depuis 2013 (dans l’accord emploi et dans tous les plans qui ont concerné l’ensemble des activités) reposent sur notre volonté réciproque de ne pas faire peser sur la collectivité les transitions d’activité entre la vie active et le départ en retraite à taux plein.

Les salariés Société Générale pouvaient donc partir 3 ans (voire 4 ans) avant la « date de retraite à taux plein ». Cette notion pourrait disparaître pour être remplacée par l’âge de départ possible en retraite (62 ans, avec malus) et l’âge pivot (ou âge d’équilibre selon les versions, fixé à 64 ans).

Si la réforme passe, il va falloir pour l’avenir renégocier ces dispositifs (dans l’accord emploi) pour que les salariés ne perdent pas 10% de leur retraite à vie.

En effet, nos dispositifs devraient (toujours si la réforme passe) se baser sur l’âge pivot (fixé à 64 ans !). Sans quoi, le salarié aurait un malus de 5% par année prise avant les 64 ans …. pour toute la durée de sa retraite !

Nous avions déjà dénoncé le fait que l’application de l’accord Agirc Arrco (signé entre d’une part, le Medef, l’UPA, la CGPME, et d’autre part, la CFDT, la CFTC et la CGC) faisait perdre sur ce régime actuellement 10% aux salariés SG pendant 3 ans.

L’équilibre de nos dispositifs serait rompu dans de telles conditions.

Notre organisation syndicale  et dorénavant, l’ensemble des syndicats représentant les salariés appellent à la journée de mobilisation de demain. Nous verrons si le gouvernement reste sourd à la grogne profonde générée par l’injustice de cette réforme.

Cette réforme va heurter de plein fouet les négociations actuelles sur les projets de BDDF. La réunion cet après-midi permettra peut-être de faire un point sur ce sujet en suspens.

Nous devrions pouvoir aussi examiner les conditions qui vont impacter les salariés qui viennent de signer un PTA ou un congé de fin de carrière, basé sur la retraite à taux plein.

Cordialement,

Philippe Fournil

Délégué national de la CGT Société Générale

 

LA LIGNE ROUGE
C’est celle que le 1er ministre a réussi à franchir lors de son allocution sur la réforme de la retraite devant le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE). Faire dire à la CFDT que la ligne rouge est franchie, reconstituer un front syndical atomisé depuis 2016, voire revigorer une opposition atone, en 1 heure d’intervention, ça relève de l’exploit ! Quoiqu’il en soit, les 4 organisations syndicales représentatives de la Société Générale sont dorénavant parties prenantes des appels à la mobilisation du 17 décembre. C’est le moment décisif pour contraindre le gouvernement à écouter les Français, condition sine qua non pour que s’arrêtent les grèves (notamment celles des transports) et que la réforme financière et budgétaire des retraites soit remise à plat. Nous ne pouvons donc que vous conseiller vivement, si vous pensez comme nous que cette réforme n’est pas bonne, de participer aux différentes manifestations qui auront lieu le 17 décembre, notamment en vous déclarant gréviste !       

… ET MOI ? ET MOI ?
Nous avons reçu pas mal de mails qui nous interrogent sur les conséquences directes sur chaque situation individuelle. Logique, tant il est difficile de s’y retrouver entre les différentes versions des «pour», des «contre», noyées dans la cacophonie gouvernementale. Nous avons mis en ligne (sur notre site internet) un simulateur maison pour vous permettre de mesurer l’impact du passage d’un calcul basé sur les 25 meilleures années avec celui calculé sur l’ensemble de votre carrière. Il y a aussi des documents pédagogiques, simples, d’horizons divers, parfois même humoristiques (merci Audiard !), pour que chacun puisse se faire une opinion éclairée avant les manifestations du 17 et décide en toute conscience d’y participer.

L’ELECTROCHOC
Plus les présentations du baromètre collaborateurs (ex-«employeur») avancent, plus on comprend le désarroi dans lequel se trouvent les directions des différentes BU et SU pour tenter d’interpréter positivement les scores. Pourtant, les messages sont clairs et nous les avons souvent relayés bien en amont. Non, ce n’est pas que «la stratégie n’est pas comprise», c’est qu’elle n’est pas acceptée. Non, les salariés n’ont pas confiance dans la procédure d’alerte - whistleblowing - (soit par crainte de se prendre un retour de bâton, soit parce qu’ils sont persuadés que leur alerte ne sera pas prise en compte…). Pourtant, les bases sont là. Le personnel reste la pierre angulaire et la conscience professionnelle fait que l’activité tourne et progresse. C’est bien de lui dont dépend l’avenir du groupe. Et pourtant, quelques soient les résultats, au moins 2 milliards partiront vers les dividendes… tandis que les salariés doivent se contenter de l’augmentation du ticket restaurant pour les «privilégiés» qui en bénéficient … pour reprendre une terminologie gouvernementale à la mode !

O TEMPORA, O MORES
… Et en même temps, les 530 suppressions de postes de BDDF sont en discussion. La terre peut s’arrêter de tourner (ou du moins les transports en Ile-de-France), la direction continue à convoquer les organisations syndicales pour examiner les conditions et les conséquences du dernier projet de suppressions de postes. La CGT, seule délégation gréviste le jour de la réunion du 10 décembre, a fait remarquer à la direction que discuter de la manière dont on met dehors les salariés à 3 ou 4 ans de la retraite dans les plans sociaux depuis 10 ans, devrait amener le patronat à cacher sa joie quand le gouvernement tente de nous faire avaler une retraite à 64 ans !

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 cgt17dec3

natio56

 

De : cgt sg [Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Envoyé : jeudi 12 décembre 2019 11:39
Objet : Le 17 est une journée décisive pour la bataille que nous menons, dont l'issue dépend de notre force collective et de l'investissement sans faille de chacun !
Message aux élus, mandatés et syndiqués de la CGT Société Générale :
Bonjour à tous,
La CGT SG a envoyé une invitation aux 3 autres syndicats représentatifs à la Société Générale pour tenter d’alerter ensemble nos collègues sur la nécessité de réussir la mobilisation du 17 décembre prochain. Cette journée sera décisive et les 4 organisations syndicales représentatives à la Société Générale ont maintenant rejoint le mouvement.
Pour autant, j’attends leur réponse sur un appel commun à la SG.
Il ne faut pas attendre pour autant pour aller voir les représentants syndicaux de vos entités respectives (dans le nord, par exemple, l’appel intersyndical est déjà acté !).
Il faut réussir la mobilisation du 17 Décembre, elle sera déterminante. Il ne faut pas se disperser et y consacrer toute notre énergie d’ici là.
Nous l’avons vu ces derniers jours. Il faut faire preuve de patience et de persuasion. La conviction et la pédagogie devraient nous permettre de gagner la bataille de l’opinion et certainement sortir gagnants de cette bataille !
Nous avons mis sur les réseaux sociaux et sur notre site internet une multitude de documents sur le sujet des retraites (des documents pédagogiques, synthétiques, individualisés … et même humoristiques !).
Regardez les, partagez ceux qui vous plaisent. Si des choses ne vous paraissent pas claires, demandez.
Les derniers communiqués (depuis le discours d’Edouard Philippe) sont déjà sur le site.
Il faut aussi (et surtout) savoir écouter les collègues - même quand ça nous heurte ou ne nous fait pas plaisir. Il faut partager entre nous ces situations et arguments, pour en tenir compte !

Il y a beaucoup de « Il faut … » dans ce message et ils reposent sur vous. Mais je sais pouvoir compter , une nouvelle fois, sur votre détermination !
N’hésitez pas a utiliser les mails et multipliez les rencontres avec les collègues.

C’est aussi le bon moment pour inviter nos collègues à se syndiquer chez nous. Les demandes d’adhésions (que l’on constate dans ces moments là) sont en net augmentation ces derniers jours.
+15 à Rennes sur 1 an.
N’hésitez pas à le proposer à vos collègues (« on a les syndicats qu’on mérite »).

Les explications sur la réforme nécessitent beaucoup de temps. Il en reste suffisamment jusqu’au 17.
5 jours, c’est beaucoup et peu à la fois.
L’issue dépend de nous.
Philippe Fournil
Délégué national de la CGT SG
Bon courage à tous !
 
cgt17dec
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