Délégué national de la CGT SG

LES TRAVAUX CONTINUENT       
Depuis l’annonce du plan GBIS IBFS, nous avons conseillé, accompagné et soutenu de nombreux salariés potentiellement concernés par la suppression de leur poste ou ayant opté pour une reconversion professionnelle via un départ volontaire. Dès le début, nous avions alerté la direction sur la difficulté de déployer le plan pendant les congés d’été, avec le risque que les interlocuteurs indispensables au sein de la RH ne soient pas présents. Malgré les assurances que nous avions alors reçues, force est de constater que le dispositif a été mis en quasi-sommeil pour un mois depuis le 26 juillet. Peut-être cela laissera-t-il le temps de corriger les multiples dérapages qui nous ont été rapportés et pour lesquels nous avons dû intervenir : discrétion absolue des managers sur la validation des « paires » pour les indirects, multiplication des rendez-vous inutiles de la part de Right Management, considérations farfelues sur les projets présentés par les salariés, exigences qui vont bien au-delà de l’accord, projets de formation refusé, traitement de l’ancienneté aléatoire… la liste est bien trop longue pour être détaillée ici. Quoiqu’il en soit la commission de validation du 26 juillet – composée exclusivement par la direction – a validé 379 suppressions de postes. Pour GBIS, sur 405 dossiers présentés, 305 dossiers ont été validés (72 reclassements internes, 215 départs volontaires, 18 transitions d’activité). 8 dossiers ont été refusés et 92 salariés sont en situation de «sursouscription de compteurs». Pour IBFS, sur 84 dossiers présentés, 74 dossiers validés (29 reclassements internes, 40 départs volontaires et 5 transitions d’activité). 2 dossiers ont été refusés et 8 salariés en situation de «sursouscription de compteurs». Il reste donc, pour la direction, 206 suppressions de postes à effectuer. La prochaine commission de validation aura lieu le 13 septembre. D’ici là, plus de 200 rendez-vous ont déjà été positionnés avec Right Management. Une commission paritaire de recours se tiendra le 29 août pour statuer sur les situations ubuesques qui ont amené certains salariés à déposer un recours officiel.

L’ÉTÉ EN PENTE DOUCE
Après avoir joué les Rafletout suite aux élections de juin, la nouvelle majorité qui gère le CSE des centraux a bien du mal à maitriser la nouvelle instance qui remplace le CE des Centraux. Lors de la 1ère réunion, l’ex-secrétaire déclarait : «on a un accord avec plein de pages…c’est la première réunion … c’est compliqué à mettre en place… on verra par la suite pour avoir un fonctionnement plus optimal». Si la première réunion a effectivement été hallucinante (la direction allant jusqu’à refaire des votes jusqu’à ce que le SNB puisse rafler tous les postes à responsabilité), la seconde n’a pas été plus glorieuse. Sur 11 points à l’ordre du jour, 1 seul a été traité. Il aura donc fallu que la direction convoque tous les élus le 30 juillet à 17h30 pour permettre - in extremis – l’embauche d’un nouveau médecin du travail… laissant encore 9 points en suspens ! Même en travaillant à 200%, le fonctionnement de l’instance est pour l’instant catastrophique. La division drastique du nombre d’élus dans les centraux (de 450 en 2016 à 105 en juin 2019) a déjà un impact direct sur la défense de vos droits, alors même qu’aux suppressions de postes en cours s’ajoutent déjà des rumeurs au sujet de nouvelles coupes et réorganisations pour la rentrée.

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LA CONSTITUANTE
Il semblerait que l’on s’oriente vers une coalition pour constituer une majorité au CSE des centraux. Arrivés en tête en 2013, puis en 2016, la CGT et le SNB avaient co-géré le CE depuis. Arrivé en tête avec 16 élus sur 35, le SNB n’est pas majoritaire en 2019. Il a donc 2 possibilités, s’assurer une majorité en formant une coalition avec un syndicat ultra minoritaire ou tenir compte du verdict des urnes et proposer aux syndicats représentatifs de prendre la responsabilité que les salariés ont souhaité leur donner. La réponse sera donnée lors de la réunion de constitution du CSE le 3 juillet.

LE SENS DE L’HISTOIRE
En répondant au représentant CGT du CRC de Lyon, l’Inspection du Travail a apporté une pierre supplémentaire au chantier des rémunérations à la SG. Initialement interrogée sur les quelques salariés qui restent au niveau C malgré l’évolution des parcours professionnels en CRC, l’Inspection du Travail rappelle quelques règles de base à respecter, dont nous exigeons de débattre depuis des lustres. L’engagement a bien été pris (y compris par Fréderic Oudéa) et même inscrit à plusieurs reprises dans des accords, mais force est de constater que l’attribution du variable se fait toujours peu ou prou à la tête du client. Or, le courrier de l’Inspection du Travail rappelle que «les décisions de l’entreprise en matière salariale ne peuvent être discrétionnaires. Ainsi, si l’employeur peut différencier les rémunérations en fonction des résultats obtenus, toute différence entre salariés accomplissant le même travail devra être justifiée par des éléments objectifs et vérifiables». Cela rejoint les jurisprudences qui rappellent que «le calcul de la partie variable d’un salaire ne peut pas dépendre de la seule volonté de l’employeur » ou qu’ «une rémunération variable ne peut être valablement convenue entre l’employeur et son salarié que si la variation envisagée repose sur des éléments objectifs, indépendants de la seule volonté de l’employeur». Quelques expérimentations ont été menées au sein de BDDF, en avril 2019 et devaient être une base de discussion, mais le DRH de BDDF s’est vu récemment proposer une belle proposition de poste et bien malin celui qui sait de quoi ces expérimentations pourront accoucher maintenant. 

LES FERMEURS      
C’est aussi à BDDF que la valse des nominations de ces derniers jours a suscité des inquiétudes. Dans le jeu de taquin, généré par le départ (ou le retour) de Laurent Goutard chez AFMO, Marie Christine Ducholet va être secondée par Philippe Amestoy et André Gardella. La parcours de ce dernier, nommé directeur des opérations et transformation de la banque de détail en France, n’est pas plus rassurant que le contexte actuel et les perspectives réunis. Il aura été depuis 2012, Directeur de Banco Cacique et Banco Pecunia, puis plus récemment, directeur général de SKB. Les 3 filiales ne sont plus dans le Groupe depuis. Banco Cacique et Banco Pecunia sont fermées et SKB est vendue. En écho, Fréderic Oudéa a tenté de convaincre les élus – inquiets - du comité européen, réunis mercredi 26 juin, qu’«il n’y a plus d’autres cessions » (de filiales ou d’activités ndlr). Mais après les dernières cessions, arrêt d’activités, l’inquiétude subsiste. Ainsi à Bordeaux, les collègues ont vu débarquer des groupes de visiteurs inhabituels, visiter la salle des coffres et l’immeuble prestigieux, 28 boulevard de l’Intendance, dont la SG est propriétaire depuis 152 ans, qui fut la 1ère succursale SG ouverte en province. Ce n’est qu’après, intrigué par ce va et vient, que le délégué CGT a appris que la direction envisageait de liquider ce patrimoine et de le mettre en vente en toute discrétion. Ca, c’est raté !

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cgtmarche

Après 6 mois de campagne électorale, avec un premier tour en avril et le second en juin, les 35 nouveaux élus du CSE des Services Centraux Parisiens étaient convoqués pour constituer la nouvelle instance.

 Election du bureau du CSEE des SCP : exclusion de la CGT et de la CFDT

Sans surprise, puisque nous l’écrivions dans nos infos de la semaine,

 « Arrivés en tête en 2013, puis en 2016, la CGT et le SNB avaient co-géré le CE depuis. Arrivé en tête avec 16 élus sur 35, le SNB n’est pas majoritaire en 2019. Il a donc 2 possibilités, s’assurer une majorité en formant une coalition avec un syndicat ultra minoritaire ou tenir compte du verdict des urnes et proposer aux syndicats représentatifs de prendre la responsabilité que les salariés ont souhaité leur donner. La réponse sera donnée lors de la réunion de constitution du CSE le 3 juillet. »

Le SNB a proposé à l’ouverture de la séance des candidats SNB/CFTC pour constituer le bureau.

Les salariés ont placé la CGT en seconde position (avec 35% des voix et 13 élus), c’est donc en toute légitimité que nous avons proposé de reconduire la candidature de Murielle BENAROUCH comme secrétaire adjointe.

Mais la nouvelle coalition « SNB (16 élus 44%) /CFTC (2 élus 5,95%) » accompagnée du vote de l’élu UNSA (4%) a voté pour le bureau suivant :         
Secrétaire SNB (Thiry), secrétaire adjoint SNB (Brousse), trésorier SNB (Rosalie) et trésorier adjoint CFTC (Ancé). Le premier acte du nouveau bureau aura été de reçevoir une salariée détachée à la billeterie du CE pour l'informer de la fin de sa mission et qu'elle allait voir avec la RH la suite... ce que n'importe quel manager ne se permettrait pas à la SG. La CGT s'était d'ailleurs refusée ce type de chasse aux sorcières lors de son arrivée à la gestion du CE des centraux en 2013. Le SNB aura eu moins d'états d'ame. 

Notre candidature n’ayant pas recueilli la majorité, la CGT n’est plus représentée au bureau du CSE des centraux. Le SNB arrivé en tête des élections a préféré exclure les organisations syndicales représentatives (CGT et CFDT 3ème) pour constituer un bureau avec la CFTC non représentative (5,65%).

Le vote exprimé par les salariés n’est donc pas pris en compte dans cette nouvelle équipe.

La CFDT a regretté que la 1ère organisation syndicale n’ait pas contacté les autres syndicats représentatifs pour constituer le bureau en tenant compte des souhaits des salariés.

 Désignation des 105 Représentants de Proximité (RP)

La CGT détient 37 sièges de RP (sur 105), soit 37 personnes qui seront à vos cotés pour continuer à vous accompagner et vous conseiller pendant  4 ans (cf liste sur notre site).

 Désignation des membres des commissions santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT).

La direction a fait une déclaration comme quoi elle se réserve le droit de contester des candidatures non conformes à l’accord. Il s’avère que l’UNSA avait positionné une personne sur un périmètre qui ne correspondait pas aux termes de l’accord et la direction a donc proposé de voter pour le retrait de cette candidature qui ne rentrait pas dans les clous.

Bien que la CGT n’ait pas signé l’accord pour toutes les raisons que nous avons expliquées, nous avons fait l’effort de respecter le cadre et le positionnement de nos candidats. A ce titre, nous avons donc voté pour le retrait du candidat UNSA mal positionné, tout comme les élus CFDT.

Les élus SNB et CFTC se sont abstenus. La candidature UNSA a donc été retirée.

Désignation des secrétaires et des secrétaires adjoints des CSSCT

Après avoir voté les membres de la CSSCT pôle Ouest 1, Pôle Ouest 2,  CSSCT pôle Est, et CSSCT Transversale, il a fallu voter pour les mandats de secrétaire et secrétaire adjoint de chaque instance.

Et là, nous avons eu droit à du grand n’importe quoi. A savoir que le SNB s’est rendu compte que les membres qu’il avait désignés étaient suppléants au CSE et qu’à ce titre ne pouvaient pas être secrétaires.

Bien que nous ayons légitimement proposé des candidats pour assumer la fonction de secrétaire dans les différents SSCT, candidats qui respectaient les critères pour assumer la fonction (être élus titulaires), et qui avaient déjà assumé la fonction de secrétaires des CHSCT par le passé, le SNB a refait faire les votes des membres des CSSCT, afin de pouvoir proposer des candidats conformes aux règles édictées par l’accord.

A la question de savoir comment s’est positionnée la direction, à notre grande surprise, elle a proposé de faire un vote pour savoir si les élus voulaient voter à nouveau pour les membres des commissions. Pour notre part, nous avons expliqué que les votes avaient eu lieu et  validés au PV, que nous ne comprenions pas pourquoi nous re-procéderions à un nouveau vote (si ce n’est pour offrir l’opportunité au SNB de rafler les postes de secrétaires et toutes les responsabilités de toutes les instances !).

La majorité étant acquise à la coalition SNB/CFTC avec 18 voix, nous avons donc dû revoter avec des listes modifiées (candidats SNB).

Ça pose quand même la question de l’indépendance de la direction, qui sous couvert de laisser la démocratie s’exprimer (« c’est l’instance qui décide ») a permis au SNB de modifier ses listes, afin de présenter ses candidats… sic !

Le résultat est donc évident, les secrétariats des CSSCT seront assumés par le seul SNB.

Nous avons quand même voulu acter que l’accord était très complexe et que même les organisations syndicales signataires et la direction le maîtrisaient mal, alors qu’ils l’ont défendu devant le juge qui statuait sur notre demande d’annulation et d’organisation de CSE par pôles (ce qui permettrait d’avoir une proximité salariés/élus).

Désignation des 10 membres de la Commission Réclamations Sociales

Les résultats du 1er tour font que la CGT a 3 membres sur 10 (1 CFDT, 1 CFTC, 4 SNB, 1 UNSA) dans cette nouvelle instance.      
Le rôle de cette nouvelle instance est de porter des réclamations auprès de la direction (sorte de Délégation du Personnel, sauf que jusqu’à maintenant, les salariés des centraux étaient accompagnés par 450 DP sur tous les immeubles)… bienvenue dans le nouveau monde !

Désignation des 15 membres de la Commission économique et emploi

Ce sont les membres qui rencontrent les salariés dont le service est touché par des réorganisations présentées au CE (CSE maintenant). Cette désignation a été reportée à une prochaine séance car la modification du règlement intérieur pourrait avoir un impact sur la répartition des sièges, tout comme la désignation des membres de la Commission Egalité, Formation et Restauration.

Dévolution des biens du CE des Centraux et affectations au CSE

Comme le prévoit la loi, les élus de l’ancien CE avaient voté lors de la séance de juin, la dévolution des biens afin qu’ils soient transférés vers la nouvelle instance. La dévolution des biens a recueilli un vote favorable unanime.

Le SNB a demandé en instance de migrer une partie du budget « fonctionnement » vers les activités sociales comme les ordonnances Macron le permettent. Vous aurez droit à des tickets de cinéma en plus mais risquez de ne pas avoir le budget pour financer une expertise lors d’une prochaine réorganisation.

Pour finir, la CGT est intervenue sur plusieurs choses :

-          Le maintien des locaux DP/CHSCT afin que les nouveaux élus (RP notamment) puissent travailler dans des locaux existants par immeuble à proximité des salariés,

-          Que le secrétariat informe rapidement les élus des outils dont ils disposeront pour travailler dans de bonnes conditions (matériel informatique, formations, abonnement à des revues juridiques…), puisque le budget de fonctionnement est prévu à cet effet,

-          Nous avons émis des réserves sur les modalités de re-votes (à la majorité et non à l’unanimité) pour invalider  les désignations des CSSCT.  La direction a répondu que les résolutions du CSE se faisaient à la majorité et que la loi ne prévoyait pas de vote à l’unanimité.

Nous avons également fait une déclaration :    
« Avec notre présente déclaration, nous réaffirmons les principes de notre activité syndicales basée sur la proximité, la transparence et la disponibilité de nos représentants choisis par les salariés. L’accord de la mise en place du Comité Social et Economique du 5 décembre 2018 qui a divisé le nombre d’élus par trois, a été signé par les trois organisations syndicales, le SNB, La CFTC et la CFDT. Nous n’étions pas favorables à mettre en place une instance représentative du personnel de 35 élus pour 28.000 salariés, 20 immeubles, 2 pôles immobiliers et 27 BU/SU.

Les signataires de l’accord et la direction en portent la responsabilité. D’autant que les enjeux et projets qui s’annoncent sont lourds de menaces : PSE, réorganisations et délocalisations à venir.

Il suffit de suivre l’actualité et de lire un article du jour dans lequel, L. Bini Smaghi président du Conseil d’administration, a annoncé que le Plan de suppression de postes actuel (GBIS/IBFS) n’est pas suffisant et mis en place trop tard.

Concernant la séance du jour, 3 points nous ont parus importants à souligner :

1.       La CGT, avec 35% des votes, est la deuxième force syndicale dans les centraux, mais cela ne vous a pas échappé, elle n’a plus aucun poste à responsabilité dans les instances. Ni dans le bureau du CSE ni dans les différentes Commissions. Les décisions prises par le SNB n’ont pas respecté le suffrage exprimé par les salariés et c’est un véritable détournement de la démocratie auquel nous avons assisté, alors que le contexte nécessiterait une unité des organisations syndicales face aux mauvais coups de la direction.

2.       Lors des récentes rencontres avec la direction, elle a exprimé sa position dans la mise en place du CSE : défendre les positions et les termes de l’accord. Or, c’est sans aucune protestation que la direction a appelé à revoter une décision du CSE, invalidant ainsi le précédent vote. Quid de l’indépendance de la direction ?

3.       Le déroulement de cette présente séance a été une première démonstration de la «complexité» imposée à la représentation du personnel, que nous dénoncions dans les négociations et dans l’accord signé. Avec la disparition des CHSCT et des DP, la concentration des rôles dans un CSE unique va entraîner une grande confusion dans le fonctionnement, voire des difficultés à défendre et représenter les salariés des centraux (puisque ce sont les signataires qui ne maitrisaient pas les exigences qu’ils se sont fixé en signant l’accord…).

Mais quoi qu’il arrive, la CGT de la SG sera là pour vous dans la nouvelle mandature et continuera son travail de défense des intérêts individuels et collectifs de l’ensemble des salariés».

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(traduction du Financial Times du 3 juillet 2019)

Le président de la Société Générale admet qu'il était trop lent pour licencier les traders.

Les actions de la banque française sont parmi les moins performantes du secteur bancaire européen. 

a déclaré que les conditions difficiles du marché à la fin de 2018 avaient incité SocGen à prendre des mesures "radicales" pour réduire sa banque d'investissement

Le président de la Société Générale a concédé que la banque française était trop lente pour supprimer des emplois dans son unité de négociation de titres en difficulté, alors qu'elle tentait de regagner la confiance des investisseurs à la suite de l'effondrement du cours de son action. Le prêteur basé à Paris a annoncé 1 600 suppressions de postes en avril, après plusieurs trimestres de mauvaises performances de sa banque d'investissement dans le cadre d'une réduction des coûts annuels de 500 millions d'euros.

Les actions de SocGen ont chuté de près de 40% au cours de l’année écoulée, sous-performant la quasi-totalité des prêteurs européens, même son rival allemand en difficulté, la Deutsche Bank.

Interrogé sur sa réaction face aux investisseurs qui pensaient que le prêteur français aurait dû commencer à rétrécir sa banque d'investissement plus tôt, Lorenzo Bini Smaghi a déclaré au Financial Times: "C'est vrai: peut-être que ce n'était pas assez rapide."

 M. Bini Smaghi a déclaré que les conditions difficiles du marché à la fin de 2018 avaient incité le prêteur à prendre des mesures «radicales» pour réduire sa banque d'investissement, notamment en se retirant totalement de certaines activités et en réduisant d'autres, telles que son unité de négociation d'obligations. M. Bini Smaghi a déclaré que le prêteur "apportait une correction" et "était maintenant à toute vitesse", bien qu'il n'ait pas agi assez rapidement pour réduire la banque d'investissement dans le passé. Il a ajouté: «Le plan allait déjà dans cette direction.

Mais nous voulions l'accélérer. Malheureusement, cela a coïncidé avec le choc de marché de fin 2018, qui a entraîné un avertissement sur les bénéfices. Donc, le marché était confus; peut-être n'avons-nous pas assez bien communiqué. «Notre plan triennal [initial], rendu public à la fin de 2017, reposait clairement sur des hypothèses trop optimistes. Nous avons donc vu cela et nous l'avons résolu. »SocGen est l'une des nombreuses banques européennes en train de restructurer ses opérations de négociation, car elle doit faire face à des taux d'intérêt record, à des conditions de marché médiocres et à une concurrence féroce de la part de ses concurrents américains. Deutsche Bank a élaboré des projets de suppression de 20 000 emplois qui pourraient être annoncés dès ce mois-ci, tandis que BNP Paribas, le prêteur français, s'est engagé à accélérer son programme de réduction des coûts. M. Bini Smaghi a déclaré que la plupart des 1 600 banquiers licenciés quitteraient l'entreprise d'ici la fin du troisième trimestre et a laissé entendre que le prêteur était prêt à procéder à de nouvelles réductions si les conditions du marché continuaient à se détériorer. "Je pense que si nous sommes en mesure de montrer que nous pouvons livrer, c’est une méthode que nous pouvons appliquer si l’environnement se détériore", at-il déclaré.

Le président de SocGen a déclaré que les compressions à la banque d'investissement libéreraient des fonds pour investir dans des segments de son activité plus rentables tels que ses activités internationales en Europe orientale et en Afrique, son unité de financement adossée à des actifs et ses assurances. L’économiste italien, qui siégeait au conseil d’administration de la Banque centrale européenne entre 2005 et 2011, avait prédit que les banques d’investissement américaines seraient également confrontées à des décisions difficiles en matière d’effectifs si la Réserve fédérale baissait les taux ce mois-ci, comme le prévoient les marchés. «L’environnement devient relativement pire pour les États-Unis que nous [en Europe]. Les taux d'intérêt vont baisser. Ils pénètrent dans notre environnement, dans lequel nous vivons depuis plusieurs années maintenant », a-t-il déclaré. Il a déclaré qu'il n'y avait "pas de discussions à l'heure actuelle" sur une fusion entre SocGen et UniCredit, dont on dit depuis longtemps qu'ils envisagent un rapprochement. Il a ajouté qu'une consolidation bancaire majeure en Europe était improbable pendant au moins deux ans. Et il a insisté sur le fait que le directeur général de SocGen, Frédéric Oudéa, qui dirige la banque depuis 2008, était la bonne personne pour diriger la banque après que son contrat ait été prolongé de quatre ans avec le soutien de plus de 96% des investisseurs. Il a déclaré: «Pour faire le genre de travail nécessaire, vous devez connaître le système bancaire et la banque. . . Je pense franchement qu'il serait fou de changer maintenant. "

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Société Générale chairman admits it was too slow to fire traders French bank’s shares are one of the worst performers in Europe’s banking sector Lorenzo Bini Smaghi said the torrid market conditions at the end of 2018 prompted SocGen to implement 'drastic' steps to shrink its investment bank © Bloomberg Share on Twitter (opens new window) Share on Facebook (opens new window) Share on LinkedIn (opens new window) Share on Whatsapp (opens new window) Save Save to myFT David Crow, Banking Editor YESTERDAY 19 The chairman of Société Générale has conceded the French bank was too slow to cut jobs at its struggling securities trading unit, as it tries to regain investor confidence following a collapse in its share price. The Paris-based lender announced 1,600 job cuts in April following several quarters of poor performance at its investment bank as part of a push to reduce its annual costs by €500m. Shares in SocGen have fallen almost 40 per cent over the past year, underperforming almost all European lenders even including its ailing German rival Deutsche Bank. Asked how he would respond to investors who think the French lender should have started shrinking its investment bank sooner, Lorenzo Bini Smaghi told the Financial Times: “It’s true: maybe it was not quick enough.” SocGen shares suffered a sharp sell-off following a profit warning in January. Mr Bini Smaghi said the torrid market conditions at the end of 2018 prompted the lender to implement “drastic” steps to shrink its investment bank, including pulling out of some businesses entirely and shrinking others, such as its bond trading unit. Despite not moving quickly enough to pare back the investment bank in the past, Mr Bini Smaghi said the lender was “making [a] correction” and was “now at full speed”. He added: “The plan was already going in that direction. But we wanted to accelerate it. Unfortunately it coincided with the market shock at the end of 2018, which led to a profit warning. So the market was confused; maybe we did not communicate well enough. “Clearly our [initial] three-year plan, which was made public at the end of 2017, was based on assumptions that were too optimistic. So we saw this, and we addressed it.” SocGen is one of several European banks in the throes of restructuring its trading operations as they contend with record-low interest rates, poor trading conditions and stiff competition from US-based rivals. Deutsche Bank has drawn up plans to cut up to 20,000 jobs, which could be announced as early as this month, while BNP Paribas, the French lender, has pledged to accelerate its cost-cutting programme. Mr Bini Smaghi said most of the 1,600 bankers made redundant would leave the company by the end of the third quarter and hinted the lender was prepared to make further cuts if market conditions continue to deteriorate. “I think if we’re able to show we can deliver, this is a method we can apply if the environment changes for the worse,” he said. The SocGen chairman said that the cuts at the investment bank would free up funds to invest in higher-returning parts of its business such as its international operations in eastern Europe and Africa, its asset-backed financing unit, and insurance. The Italian economist, who was on the executive board of the European Central Bank between 2005 and 2011, forecast that US investment banks would also face tough decisions on headcount if the Federal Reserve cuts rates this month as markets expect. “The environment is getting relatively worse for the US than us [in Europe]. Interest rates are going to go down. They are getting into our environment, in which we have been living for quite some years now,” he said. He said there were “no talks at present” about a merger between SocGen and UniCredit, which have long been rumoured to be exploring a tie-up. He added that major banking consolidation in Europe was unlikely for at least two years. And he insisted that SocGen chief executive Frédéric Oudéa, who has led the bank since 2008, was the right person to run the bank after his contract was extended by four years with the backing of more than 96 per cent of investors. He said: “To do the kind of job that is needed, you have to know the banking system, and you have to know the bank . . . I think frankly it would be crazy to change now.”

radeau méduse

LES RAFLETOUT
Arrivée en seconde position avec 35% des voix (à seulement une petite centaine de voix du SNB  lors du 1er tour), la CGT a légitimement brigué le secrétariat adjoint du nouveau CSE des services centraux parisiens (ex CE). Le SNB, arrivé en tête, aura choisi la pire des options puisque, pour écarter les autres organisations syndicales représentatives (CGT et CFDT) de toutes responsabilités dans les instances, il s’est livré à un calcul politicien d’échanges de postes en sous-main avec les ultra minoritaires (CFTC à 5,96% et UNSA à 4%) pour conserver sa mainmise désormais totale des instances représentatives du personnel. Pour mémoire, seul le SNB est présent au conseil d’administration, avec toute la transparence que chacun peut mesurer. En dehors du déni démocratique de ce nouvel épisode, c’est donc un risque élevé pour les salariés dans la période de fortes turbulences qui s’annonce et qui aurait plutôt nécessité l’unité des syndicats représentatifs majoritairement choisis par les salariés. Quoiqu’il en soit, les 58 élus et représentants de la CGT dans les Services Centraux Parisiens seront sur le pont pendant les 4 prochaines années pour continuer notre syndicalisme de proximité, de transparence, pour combattre les mauvais coups en préparation et défendre les intérêts individuels et collectifs de l’ensemble des salariés.

LA LIGNE DURE DES COST KILLERS
D’ailleurs, Lorenzo Bini Smaghi, le président du conseil d’administration n’a pas attendu longtemps pour lâcher quelques menaces à peine voilées dans le Financial Times et jouer les boutefeux en laissant entendre au marché de possibles nouvelles saignées. «Nous avons été trop lents pour licencier des traders», «Nos hypothèses ont été trop optimistes en 2017», «nous sommes prêts à procéder à de nouvelles économies si les conditions du marché continuent à se dégrader ». L’article du 3 juillet s’est répandu en interne comme une traînée de poudre et a été perçu comme une véritable provocation. Il ne pouvait en être autrement, à quelques heures seulement de l’ouverture des premiers rendez-vous fixés aux salariés dont le poste est supprimé et alors que l’ensemble des salariés subissent ce nouveau plan depuis plus de 5 mois dans les centraux et que le réseau est en réorganisation permanente depuis quelques années. En tout cas, ces propos représentant la ligne dure de certains membres du conseil d’administration sont d’une autre teneur que ceux avancés par Frédéric Oudéa devant les élus du Comité Européen à qui il disait qu’il expliquait «avec difficultés à nos investisseurs que la SG veut construire son adaptation sans licenciement». Il a d’ailleurs «remercié les partenaires sociaux de renouveler des accords qui permettent de gérer la mobilité et de saisir des opportunités de départs naturels ou volontaires ». En attendant, ce sont près de 900 salariés qui ont pris rendez-vous en juillet dans le cadre du plan GBIS IBFS (dont 2/3 directement concernés par une suppression de poste et 80% pour des demandes de départ). L’article du FT démontre qu’une partie du Conseil ne comprend même pas qu’avec de telles déclarations le doute parmi les salariés augmente. Ils savent pourtant qu’une  saignée promise au marché n’est jamais une promesse en l’air et se paye cash. Nous ne sommes pas encore partis en congé que le décor de la rentrée vient d’être planté !

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Importancehaute, moyenne, basse              Temps de lecture : 3 mn

​Frédéric Clavière, directeur des relations sociales, était très encadré pour cette première réunion de négociation. La délégation patronale était quasiment plus nombreuse que celle des organisations syndicales.

Pour entamer ce vaste chantier, il a souhaité « partager une vision à peu près cohérente de ce que la loi Avenir va changer ». Puis tout en mettant en avant la volonté d’ « échanger ensemble », il a commencé par nous faire part des thématiques dont la direction entend discuter dans le cadre de la négociation.

Il existe un accord et un dispositif interne qui vont être fortement challengés par cette loi Avenir. Pour la direction, partir de la situation présente n’aurait pas beaucoup de sens.

 

Bertrand Lagny, responsable de la direction des métiers, a décrit à nouveau la loi Avenir et tracé ses conséquences.

Pour lui, «la loi est axée autour du salarié qui devient le 1er acteur de son employabilité, même s'il doit disposer des outils et des conseils nécessaires. Il doit être en mesure d'être plus autonome. »

De même, « les circuits de financement sont complètement remis en cause, même si les montants des subventions restent les mêmes ».

Cette loi est faite pour les profils les moins formés et les plus en difficultés, ce qui n'est pas le cœur de cible de la SG. Promulguée en septembre 2018, 2019 est une année de transition. On attend encore des décrets et la loi doit entrer en application en 2020. La mise en place des OPCO (ex OPCA) est en cours et il nous a présenté Alexandra qui est présente dans l'OPCO Atlas.

En résumé, il met en avant 2 aspects importants :

· On parle de "Plan de développement de compétences" (et non plus de formation…) obtenu par des "parcours" ;

· Le CPF (converti en euros) est un outil à disposition du collaborateur qui est pour l'instant sous-utilisé. 10% des salariés SG ont utilisé leur CPF…. Situation qui s’expliquerait principalement par la méconnaissance des dispositifs.

La loi permet d'abonder un peu, beaucoup ou pas du tout le CPF. C’est un objet de négociation. Enfin, il rappelle que le CPF est mobilisable en cas de transition d'activité.

 

Paul Jeorger, « au cœur du réacteur » d’après le directeur des relations sociales (mais qui quitterait ses fonctions, a-t-on appris après la réunion…) a achevé de dresser le tableau de la nouvelle loi :

Disparition de la période de professionnalisation, remplacée par un nouveau dispositif de reconversion par l’alternance, appelé Pro A ;

Maintien de l'alternance ;

Simplification des critères des entretiens professionnels ;

Regroupement des dispositifs de branche ;

Loi Rebsamen qui regroupe les consultations.

 

La complexité de cette vaste loi pose un problème aux entreprises : elles versent des subventions, mais elles ne maîtrisent plus leur ROE en terme de formation. Ce qui se résume par une négociation dont un des objectifs sera " I want my money back ! " (comment je récupère l’argent versé pour la formation ?).

La direction propose de travailler sur 5 thématiques :

-       Quels sont les besoins de formation, pour l'entreprise et le collaborateur ?
-       Redéfinition de l'action de formation, la loi est pragmatique
-       Comment on mobilise sur les enjeux du CPF
-       Entretien professionnel
-       Notion de gestion des compétences et dialogue social

 

Pour la CGT, nous avons confirmé qu’il fallait entrer dans le cœur de la négociation, tout en rappelant que cette loi est une arnaque. Derrière les formules léchées et politiquement correctes ("le collaborateur est au centre du dispositif"), les vraies difficultés commencent. Avec quels moyens le salarié peut être au centre du dispositif ? Nous sommes passés d’un droit individuel à la formation (négocié et obtenu par la CGT) à un « compte personnel de formation », en heures, hors temps de travail, à la situation actuelle en 2019 où le CPF a été converti en euros. « Mais avec 500 euros par an vous faites quoi ? » avons-nous demandé aux représentants de la direction.

La loi contient d’autres inconvénients. La nouvelle définition même de l’ « action de formation»  va permettre d’y mettre tout et n'importe quoi (un conseil d'un manager sur un outil ou une application vont être décomptés comme une  action de formation). Il est facile de doubler les heures de formation si on fait ça. Mais ça ne va pas combler la nécessité de former réellement les salariés et remplir ce qui reste une obligation pour l’employeur de veiller à l’évolution des compétences et à la bonne adaptabilité de ses salariés.

Par ailleurs, la fusion des OPCA, devenus des OPCO, va défavoriser les salariés du secteur bancaire. En fusionnant plusieurs secteurs d’activité dans Atlas (qui regroupe 2 millions de salariés !), on n'est pas là d'être prioritaires à la SG !

 

Pour animer un débat qu’il devait trouver trop mou, Frédéric Clavière a lancé quelques pistes de réflexion de la direction :

Les outils de diagnostics doivent-ils être facultatifs ? « Est-ce qu’au nom de la liberté, on ne génère pas de la marginalisation »? .. « La liberté des outils de diagnostics va-t-elle générer une marginalisation ? »… ou encore plus basiquement : «Que fait-on des résultats ? »

 

Les interrogations philosophiques, pour la CGT, nous les avons eues, nous en avons déjà discuté et nous avons obtenu des engagements. Si vous voulez changer vos engagements (par exemple, l’utilisation des nouveaux outils de diagnostics des compétences n’est pas obligatoire), il va falloir nous associer à la conception de ces outils car il y a beaucoup de choses à changer et améliorer.

Pour l’heure, l’engagement de la direction de ne pas générer un système à deux vitesses est là, même pour les salariés qui n’utilisent pas les outils d’auto diagnostics et la SG maintient le dispositif RH historique pour ces salariés.

 

Toujours un brin provocateur, Frédéric Clavière nous a répondu : «vous serez associés, si nous y avons un intérêt», avant de rappeler que «si quelqu'un (un informaticien par exemple) ne participe pas à ces outils (ex LinkedIn), il se prive d'opportunités car les choses évoluent vite.»

Paul Jeorger a repris la posture du sage philosophe : « je préfère qu’on ait cette discussion qui montre qu’on est dans le sens de l'histoire et qu’on a déjà de l'avance, qu’on est dans le bon rythme. On a des outils et nos discussions sur la gestion des compétences ne commencent pas aujourd'hui ».

 

Avant de fixer les nouvelles dates de négociation, Frédéric Clavière nous a aussi confirmé que conformément aux engagements obtenus, certains dispositifs (cursus cadre par exemple) feront l'objet d’une présentation, même si au final, on ne les intègre pas dans l’accord.

 

 

Voir aussi le support de la direction 

cgt569 code du travail

ALEA JACTA EST
Nous tenons d’abord à féliciter les salariés qui auront voté lors de ce très long processus électoral dans les services centraux, débuté en janvier et qui s’est achevé le 19 juin. Très long, et surtout sans doute trop long puisque  le nombre de votants a reculé de 500 voix par rapport au mois d’avril. Malgré ce taux de participation extrêmement faible (inférieur à 30%), inquiétant dans le contexte actuel, nous remercions tout particulièrement les 35% d’entre vous qui nous ont renouvelé leur confiance. C’est un score remarquable et un formidable encouragement pour nos équipes à continuer notre travail et notre pratique syndicale basée sur la proximité, la transparence et la disponibilité. Cette proximité de l’ensemble des élus va néanmoins être bien amoindrie puisque le 18 juin, le juge a donné raison à la direction et aux autres syndicats (CFTC, CFDT et SNB). Nous avions dénoncé l’accord qui accentue l’effet des ordonnances Macron fusionnant l’ensemble des instances représentatives du personnel dans un CSE unique dans les centraux. Le juge semble considérer que, dès lors qu’un accord majoritaire est signé, il s’applique, peu importe si les salariés sont représentés, aidés et conseillés par 450 représentants ou 150 … L’actuel «plan» dans les centraux et les précédentes réorganisations ont démontré que ce n’était pas possible de travailler efficacement dans ces conditions. Nous allons donc faire appel de cette décision. En attendant, en dehors des 13 élus CGT qui siégeront au CSE unique des centraux, 16 élus SNB, 3 CFDT, 2 CFTC, 1 UNSA vont constituer la nouvelle instance le 3 juillet. Au-delà des promesses électoralistes sur papier glacé, le travail de fond va devoir se poursuivre dans les mois et les années à venir. Il est à craindre que la direction n’en ait pas fini avec ses décisions malheureuses et ses envies de régression sociale.

I WANT MY MONEY BACK 
C’est encore un gros pavé auquel s’est attaqué le gouvernement concernant la réforme de la formation professionnelle. Une réforme de plus, car après celle du 100% santé (« reste à charge zéro » sur l’optique, le dentaire et les prothèses audio) qui va immanquablement avoir un impact sur notre mutuelle, celle sur le handicap, l’actuelle concernant l’assurance-chômage (dont les cadres sont les 1ères victimes, mais pas les seules), la réforme de la formation remet tous les dispositifs à plat. Et pas seulement ceux liés au financement pour lesquels les entreprises se posent la question de savoir «comment récupérer au mieux leur contribution financière à la formation». Après la mise en place d’un OPCO (Atlas) noyé dans plusieurs branches professionnelles, une négociation s’est donc ouverte à la SG pour s’attaquer au très vaste chantier. Pour l’heure, elle a accouché d’un calendrier à la rentrée.

PAS DE BOL
Décidément avec le PMAS, on n’a pas de bol. Après le naufrage lié au Brexit en 2016, le fiasco du «PMAS musclé avorté» à cause des litiges en 2017, le crû 2019 a rencontré quelques problèmes techniques. Après la semaine de maintenance du Self-Service RH à l’ouverture de la souscription, l’avertissement «En maintenance» mis sur le site Esalia a donné des sueurs froides aux salariés qui voulaient investir leur intéressement et participation  le dernier jour. Nous avons demandé l’ouverture du site de souscription une journée de plus. La direction a fait la demande à l’AMF et finalement, il y aura eu plus de peur (ou de sueurs froides) que de mal. Enfin presque, car les «interrogations» sur le cours de l’action SG historiquement bas subsistent.

Le fichier PDF avec le dessin 1      Le fichier PDF avec le dessin 1  (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

cgtmaintenancev2

natio35

Merci aux électeurs qui ont voté au second tour et plus particulièrement pour celles et ceux qui ont soutenu notre liste.
Le taux de participation est en baisse (-3% , soit 482 électeurs en moins).

Avec 35%, la CGT arrive donc en seconde position derrière le SNB qui atteint 44% des suffrages exprimés (soit +8% par rapport au 1er tour).

Nous obtenons 13 élus sur les 35 qui formeront la future instance qui remplacera le CE actuel.

 

resultatssecondtour

 

 

 

 

 

mardi 14h00

 

appelauvote

 

De : UHRING Emeric LyxrCpsMkg  
Envoyé : dimanche 16 juin 2019 23:46
Objet : IRP - Le fond et la com

Bonjour à tous, 

Tout ceux qui ont eu l’occasion de voir Frédéric Oudéa sur scène ont certainement eu la même impression que moi : c’est le Johnny Hallyday de la finance française, avec une présence et une aisance devant le public que beaucoup doivent lui envier. Il en a également presque la longévité. Pour le contenu en revanche, le moins que l’on puisse dire c’est qu’il ne fait pas non plus l’unanimité. Les critiques que nous lui adressons à la CGT sont - je pense - désormais bien connues : politiques sociales et salariales régressives, suppressions d’emplois utilisées comme variable d’ajustement financière, stratégie intenable de coupes incessantes d’activités et surtout culte des indicateurs financiers à court terme au détriment de la construction à long terme d’un groupe financier équilibré adapté au nouvel environnement réglementaire et économique. Mais que valent les critiques d’un syndicat après tout? Les directeurs généraux ne sont-ils pas mieux placés pour savoir ce qui convient à l’entreprise? Mais manifestement, les marchés ne sont pas même avis : l’action plonge sans discontinuer et se situe même sous les niveaux du PMAS! Ce qui est le plus inquiétant, c’est qu’il s’agit d’un phénomène propre à la SG. A titre d’exemple l’action BNP Paribas est en hausse de presque 5% depuis le début de l’année tandis que la nôtre dévisse de plus de 20%. Il ne suffit pas d’être un beau parleur… 

De la même façon, il ne suffit de réaliser de jolis magazines sur papier glacé pour être un syndicat efficace et au service des salariés. Sinon nous serions mal barrés à la CGT… et si nous avions les moyens de faire de telles dépenses, je pense que nous opterions plutôt pour le recours à des experts pour nous accompagner dans l’élaboration de propositions alternatives aux initiatives malheureuses de la direction. En attendant, nous nous reposons uniquement sur notre bonne volonté, notre disponibilité en tous temps et en tous lieux et surtout sur l’aide et l’énergie que vous nous apportez au quotidien. Elles sont indispensables pour nous permettre d’être toujours sur la brèche et de pouvoir opposer des arguments tirés de votre expérience de terrain aux élucubrations de consultants vantant les derniers concepts à la mode. Et votre aide, nous en avons encore besoin en ce début de semaine : pour avoir le maximum de représentants au cours des quatre prochaines années, votre voix est indispensable! Vous avez jusqu’à mercredi 16h pour vous connecter sur https://vote.election-europe.com/Elections-SGFaites-vous entendre haut et fort afin que la direction ne saisisse pas encore la chute du cours de l’action comme un prétexte pour encore supprimer des emplois et brader des activités. 

On compte sur vous, et vous pouvez compter sur nous!

A bientôt


Emeric UHRING
Délégué du Personnel CGT

Trésorier du CE des Services Centraux Parisiens

+33 684 49 83 42

e-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

http://www.cgtsocgen.fr

http://go/cgt

https://www.facebook.com/groups/211829551927/

P  Article L1121-1 CT : Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché

mardi9h00

appelauvote

 

De : UHRING Emeric LyxrCpsMkg  
Envoyé : dimanche 16 juin 2019 23:46
Objet : IRP - Le fond et la com

Bonjour à tous, 

Tout ceux qui ont eu l’occasion de voir Frédéric Oudéa sur scène ont certainement eu la même impression que moi : c’est le Johnny Hallyday de la finance française, avec une présence et une aisance devant le public que beaucoup doivent lui envier. Il en a également presque la longévité. Pour le contenu en revanche, le moins que l’on puisse dire c’est qu’il ne fait pas non plus l’unanimité. Les critiques que nous lui adressons à la CGT sont - je pense - désormais bien connues : politiques sociales et salariales régressives, suppressions d’emplois utilisées comme variable d’ajustement financière, stratégie intenable de coupes incessantes d’activités et surtout culte des indicateurs financiers à court terme au détriment de la construction à long terme d’un groupe financier équilibré adapté au nouvel environnement réglementaire et économique. Mais que valent les critiques d’un syndicat après tout? Les directeurs généraux ne sont-ils pas mieux placés pour savoir ce qui convient à l’entreprise? Mais manifestement, les marchés ne sont pas même avis : l’action plonge sans discontinuer et se situe même sous les niveaux du PMAS! Ce qui est le plus inquiétant, c’est qu’il s’agit d’un phénomène propre à la SG. A titre d’exemple l’action BNP Paribas est en hausse de presque 5% depuis le début de l’année tandis que la nôtre dévisse de plus de 20%. Il ne suffit pas d’être un beau parleur… 

De la même façon, il ne suffit de réaliser de jolis magazines sur papier glacé pour être un syndicat efficace et au service des salariés. Sinon nous serions mal barrés à la CGT… et si nous avions les moyens de faire de telles dépenses, je pense que nous opterions plutôt pour le recours à des experts pour nous accompagner dans l’élaboration de propositions alternatives aux initiatives malheureuses de la direction. En attendant, nous nous reposons uniquement sur notre bonne volonté, notre disponibilité en tous temps et en tous lieux et surtout sur l’aide et l’énergie que vous nous apportez au quotidien. Elles sont indispensables pour nous permettre d’être toujours sur la brèche et de pouvoir opposer des arguments tirés de votre expérience de terrain aux élucubrations de consultants vantant les derniers concepts à la mode. Et votre aide, nous en avons encore besoin en ce début de semaine : pour avoir le maximum de représentants au cours des quatre prochaines années, votre voix est indispensable! Vous avez jusqu’à mercredi 16h pour vous connecter sur https://vote.election-europe.com/Elections-SGFaites-vous entendre haut et fort afin que la direction ne saisisse pas encore la chute du cours de l’action comme un prétexte pour encore supprimer des emplois et brader des activités. 

On compte sur vous, et vous pouvez compter sur nous!

A bientôt


Emeric UHRING
Délégué du Personnel CGT

Trésorier du CE des Services Centraux Parisiens

+33 684 49 83 42

e-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

http://www.cgtsocgen.fr

http://go/cgt

https://www.facebook.com/groups/211829551927/

P  Article L1121-1 CT : Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché

DURA LEX, SED LEX
Les commissions de travail du CSEC auront été l’occasion d’avancées concrètes sur quelques sujets. La direction nous a confirmé que les outils permettant d’accéder aux « congés jeunes parents » vont enfin être mis en place fin juin (pour ce qui concerne l’année 2018). Si d’aventure, vous étiez éligibles au dispositif précédemment (cf la page dédiée sur RH Online et sur notre site), la direction a précisé qu’il faudra «traiter au cas par cas». Il faudra donc, dans ce cas, faire remonter les demandes au fil RH et ne pas hésiter à nous saisir si vous rencontrez des difficultés. La direction a confirmé qu’il n’était « pas question pour elle que la SG n’applique pas la loi » … même si ce n’était pas a priori naturel sans notre intervention et nos relances.

DÉMATÉRIALISATION
Cette réunion de travail a aussi été l’occasion de revenir sur la gestion des arrêts de travail. Pour faire face aux difficultés financières, liées aux retards de paiement des IJSS que rencontraient nos collègues, nous avions demandé la mise en place d’un système de subrogation à la SG. Ces difficultés financières sont trop souvent la double peine qui accompagnent la maladie. Cette fois-ci, la direction nous a présenté un nouveau dispositif et une évolution de la gestion des arrêts de travail qui permettrait de fluidifier les échanges avec la CPAM. La dématérialisation des éléments concernant les arrêts de travail permettrait un flux quotidien et devrait se traduire par une nette amélioration du traitement des dossiers et donc des paiements. C’est l’occasion pour nous de vous appeler une nouvelle fois à voter formellement les résolutions de la Mutuelle. En effet, le taux de participation est actuellement trop faible pour être validé. En dessous de 25% de participation au vote des résolutions, l’ACPR (autorité de contrôle) pourrait y voir un bon prétexte pour accentuer sa pression d’un transfert de la Mutuelle vers une structure plus grande et donc plus chère ! Puisqu’au-delà des prestations, les frais de gestion y seraient beaucoup plus élevés. Vos cotisations serviraient alors à payer aussi des campagnes de publicités et plus seulement des prestations santé. Il reste jusqu’au 17 Juin (16h) pour voter «Pour» les résolutions. Enfin, cette réunion a permis de faire un point sur le logement social et de faire un bilan complet de l’évolution des dispositifs (disponible sur notre site). Il va falloir sérieusement travailler pour rattraper le retard pris depuis la fermeture de la cellule interne d’aide au logement, il y a quelques années, malgré notre ferme opposition.

UN SCRUTIN DÉCISIF
Il reste jusqu’à Mercredi 16H00 pour désigner vos 35 représentants dans les services centraux pour les 4 années qui s’annoncent pour le moins compliquées. Le jour de l’ouverture de la plateforme du plan, 500 rdv ont été pris pour 709 suppressions de postes ! Pendant que certains se résignent à l’abandon d’avantages sociaux tels que l’IP Valmy ou bradent les primes de fin de carrière, nous avons au contraire obtenu que les variables soient enfin intégrées dans les indemnités de départ volontaire. Il reste certes beaucoup à faire, mais nous sommes sur la bonne voie !  Pour renforcer encore notre pouvoir de négociation, votez pour les listes CGT !

LA SURCOTE
Le cours actuel de l’action, en dessous de celui fixé pour le PMAS, rend l’exercice hallucinant. Cette situation démontre qu’une sérieuse négociation devra avoir lieu sur ce système que Frédéric Oudéa mettait en avant pour récompenser la performance collective en l’absence d’augmentation générale, en privilégiant l’intéressement, la participation et le PEE.

Le fichier PDF avec le dessin 1     (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

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BREAKING NEWS
Les modalités pour bénéficier des « congés jeunes parents » sont maintenant disponibles sur Rh Online et sur notre site intranet/internet. Les bénéficiaires pourront y avoir accès à partir de fin juin. D’ici là, vous pouvez optimiser votre abondement (2000€) en investissant votre intéressement participation avant le 17 juin. Une petite calculette est disponible sur les sites déjà cités. Sur ce point, la CGT a bataillé et obtenu, il y a quelques années, que les 1ères centaines d’euros soient surabondées pour permettre à tous d’avoir accès au dispositif.

L’HEURE DU CHOIX
Elle sonnera entre le 12 et le 19 juin pour les 20.000 salariés des Services Centraux. Au moment où un énième plan de restructuration va supprimer près de 750 emplois supplémentaires à Paris, est-ce l’heure du syndicalisme de résignation et de régressions sociales (CDI kleenex, baisse des médailles du travail, des IFC, une QVT de façade, abandon de l’IP Valmy et de l’aide au logement, etc) ? Le papier glacé et les gadgets peuvent-ils remplacer les 300 élus de proximité sacrifiés par les signataires de l’accord qui met en place la nouvelle instance représentative du personnel à compter du 1er juillet le CSE ? Ce n’est pas notre position. Nous défendons un syndicalisme de proximité, engagé à chaque instant à vos côtés et nous sommes fiers des progrès obtenus ces dernières années : engagement obtenu de ne pas recourir aux licenciements contraints, prise en compte du variable dans les indemnités de départ, télétravail, limites des délocalisations, paiement des jours de carence, application des congés jeunes parents, lutte contre le harcèlement et pour l’égalité professionnelle, etc. Et ces avancées, nous ne les avons pas obtenues seuls, mais grâce à l’appui et à la confiance que vous nous avez apportés. A un moment crucial de la vie de notre entreprise, les salariés des services centraux - y compris les expatriés – ont l’occasion de réaffirmer et renforcer cet appui d’ici le 19 juin. En votant pour nos listes complètes (titulaires et suppléants), vous pourrez non seulement vous assurer pour les 4 années à venir d’avoir toutes les informations, les conseils et la défense dont vous avez peut-être déjà bénéficié ou aurez peut-être besoin, mais en outre vous adresserez un message clair à la direction : assez de régressions sociales et salariales ! Avec la CGT SG, c’est la priorité aux progrès. On compte sur vous !

LE TRUC EN PLUS : 5106
Quand la direction a arrêté de parler de banque universelle au profit d’une banque diversifiée pour habiller la vente de filiales et l’arrêt de toujours plus d’activités, nous avons été les premiers à vous avertir. De même, quand elle essaie de jouer la division (centraux vs réseau, jeunes vs senior, hommes vs femme, etc) pour faire passer des mesures régressives, nous insistons toujours sur l’unité des combats des salariés de la SG. C’est pourquoi nous ne compartimentons pas nos informations. C’est en toute transparence que les analyses et les comptes-rendus de chaque réunion tenue en votre nom sont disponibles sur notre site internet depuis 1998 ! Ces informations, qui concernent toutes les activités SG, représentent plus de 5.000 documents (5106 exactement depuis 2014 et 700 dessins !) qui sont accessibles à tous les salariés. C’est un des enjeux des élections en cours : maintenir l’indispensable proximité avec vous.

Le fichier PDF avec le dessin 1     Le fichier PDF avec le dessin 2 (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

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Ce message ne doit pas être considéré comme un conseil d’investissement mais uniquement comme une aide technique à l’optimisation de l’abondement.

La calculette se trouve ici

Le problème est de placer au moins 200 euros sur le fonds E, puis au moins 200 euros sur les fonds diversifiés, puis 800 euros sur chacun des deux dispositifs, puis de répartir astucieusement le solde entre les deux dispositifs sans faire exploser les plafonds. Voici donc une petite calculette qui devrait simplifier la tâche.

Attention, nous déclinons toute responsabilité en cas d’erreur !
Par ailleurs aller au maximum d’abondement implique un investissement dans le fonds E « Actionnariat SG », qui est un fonds à risque que nous payons cette année quasiment « plein pot » du fait de la baisse de l’action et du paiement du dividende avant la possibilité d'investir. Par conséquent tout investissement au delà du maximum d’abondement sur le fonds E est quasiment équivalent à un achat sur le marché.A vous de gérer votre risque ! Pensez toujours à répartir votre risque patrimonial global.

LA DECOTE DECOTEE  
Vous êtes nombreux à vous interroger : où est passée la décote pour la souscription dans le PMAS quand l’action plafonne aux alentours de 22,50 euros ? Comment cette décote a-t-elle fondu de 20% à 3,5% ? C’est simplement un autre effet d’un dividende exagérément gonflé par la direction. Non seulement il prive l’entreprise des capitaux nécessaires à son développement, mais en outre son paiement diminue mécaniquement la valeur de l’action de 2,20 euros. C’est ce qui s’est passé le 26 mai. Comme la décote est calculée avant paiement du dividende et le PMAS effectué après le paiement de ce dernier, vous pouvez avoir le sentiment logique de vous faire avoir. Bien loin des promesses de Frédéric Oudéa de dynamiser l’intéressement et la participation, nous ne pouvons que constater que leur montant reste loin des standards de l’industrie et que le montant de l’abondement est lui aussi bien en-deçà des plafonds légaux. C’est l’un des nombreux combats que la CGT compte bien mener avec vous lors des prochaines années afin d’obtenir une meilleure répartition des richesses créées par votre travail.  

ENFIN !
Deux ans après avoir supprimé la commission logement malgré la bataille menée par la seule CGT, la direction a réuni les organisations syndicales pour savoir comment elles allaient gérer le pactole qu’elle s’apprête à leur verser pour répondre aux demandes de re-logement d’urgence (en cas d’expulsion, de salarié battu ou menacé, etc). Une excellente occasion pour la CGT de rappeler son exigence de structurer une commission paritaire capable de prendre en charge rapidement les demandes de logements et de peser pour que celles-ci aboutissent. Les politiques de logement social successives et l’évolution du marché rendent inévitable ce travail au bénéfice de tous, d’autant que depuis la fermeture de l’aide au logement, l’existence d’une commission logement est devenue une obligation légale.

L’OEIL DU CYCLONE
Dans un réseau déjà à la limite de la rupture, en proie aux difficultés quotidiennes, les nouvelles réorganisations prévues pour 2020, communiquées aux représentants du personnel le 29 Mai et présentées en Webex par les directions locales, vont faire l’objet d’une réunion le 12 juin prochain. Il ne faut pas hésiter à partager avec nous les sujets qui vous concernent directement et qui doivent être traités sérieusement pour que personne ne reste en difficulté sur le bord du chemin. Dans les services centraux, la dernière consultation du CE sur GBIS – IBFS s’est déroulée le 24 Mai. La prochaine étape sera l’envoi des lettres le 3 juin (cf notre site) aux salariés concernés par les suppressions de postes. Avant le démarrage du plan le 1er juillet, une plateforme de prise de RDV ouvrira le 11 juin, ce qui donnera la température. Depuis la 1ère présentation de la réorganisation en avril, 76 postes ont déjà été supprimés (retraites, mobilités actées, démissions, etc). Ce qui va changer le nombre de salariés directement éligibles aux dispositifs du plan : de 1714 à l’origine, ce sont finalement 1277 salariés qui vont recevoir le courrier du 3 juin. «On s’apprête à gérer les frustrations» a dit la direction. L’occasion pour nous d’émettre 2 avertissements : l’heure n’est pas à faire croire que tout le monde pourrait partir (en organisant des ateliers pour favoriser les départs par exemple) mais aussi, au-delà, faites bien attention de ne pas vous mettre bêtement en faute, en envoyant des mails sur vos boites personnelles par exemple. Partir avec une faute plutôt qu’une aide au départ ne se fait pas au même prix. Et cela vaut aussi pour les reclassements à faire.

Le fichier PDF avec le dessin 1   (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

natio33mai2019

 

 

 

Cette Assemblée Générale Ordinaire des actionnaires de la Société Générale ne brillait pas par l’originalité de son ordre du jour : Les deux questions essentielles étaient de savoir comment distribuer le résultat annuel de l’entreprise et, surtout, à qui. La réponse était dans les résolutions proposées au vote : d’abord aux actionnaires, et ensuite aux membres actuels et passés de la direction générale.

Signe certainement du mécontentement qui ne cesse de monter parmi les salariés, vous m’avez délégué cette année près de 30% de voix supplémentaires par rapport à l’année dernière : 241'416 exactement contre 187'191. L’idéal serait bien sûr de reprendre le contrôle du fonds E, que la direction parvient toujours à faire voter dans son sens grâce à un tour de passe-passe peu indéfendable, mais ce sera un autre combat… 

En attendant, on ne peut que regretter qu’il semble que seul Frédéric Oudéa ait eu des cours sérieux d’expression en public. Honnêtement, commencer une réunion par une présentation par Lorenzo Bini-Smaghi c’est dur : non seulement il répète les mêmes platitudes chaque année sur les taux bas, la pression réglementaire, le contexte géopolitique, etc. mais en plus il arrive à conclure qu’il s’agit d’un « nouveau contexte » difficile. Je me dis qu’il n’a pas changé ses notes depuis son premiers discours…

  1. Présentation des résultats

Lui succède ensuite Diony Lebot pour la présentation des résultats de l’entreprise. Cette tâche ingrate, qu’elle accomplit cette année pour la première fois, ne contient évidemment pas de nouvelles fracassantes, mais elle a au moins le mérite de poser les bases. Voici donc les chiffres essentiels pour les trois piliers de la banque :

  • Réseaux France : rentabilité de 10,9% pour 7,8 milliards d’euros de revenus
  • Réseaux et Services à l’étranger : rentabilité de 18,1% pour 8,7 milliards de revenus
  • Grande clientèle et BFI : rentabilité de 8,7% pour 8,8 milliards de revenus

Je reste volontairement flou sur les notions de rentabilité et revenus car la présentation des résultats de la SG est devenue au fil des ans un tourbillon d’allers-et-venues entre les ROE, RONE, ROTE… certains parfois sous-jacents et d’autres fois pas. Bref, cette année c’est le ROTE sous-jacent l’indicateur le plus flatteur et il s’établit à 8,4% au T1 2019 contre 10,9% un an auparavant. D’où la nécessité du nouveau plan d’économies.

Mais que les investisseurs soient rassurés, le ratio CET1, lui, va bien : il est remonté à 11,7% à la fin du T1 2019, c’est-à-dire presque à l’objectif de 12% fixé pour rassurer les investisseurs. Que ce niveau ait été atteint en vendant à la hâte des filiales ou en contraignant des activités de BFI rentable à différer ou ignorer de belles affaires n’est évidemment pas mentionné. De même que l’arrêt brutal des activités de CTY en avril devrait également bénéficier au ratio à court-terme, mais doute pas à l’équilibre des activités de la banque.  

  1. One-man show de Frédéric Oudéa

La star, c’est lui. Sans note, désormais très à l’aise devant la foule, Frédéric Oudéa a fait le show. Et il le fait bien, attirant l’attention sur les points qu’il a choisi de mettre en valeur et éludant ceux qu’il souhaite faire oublier. Son intervention doit de ce fait se lire également à la lumière de ce qu’il n’a pas dit.

Passons sur les platitudes habituelles sur le contexte difficile, la remédiation, le contrôle des risque, la culture de la responsabilité partagée au sein de la SG et tutti quanti… Au fait, vous êtes tous formidables, le dialogue social est de qualité mais – et cela n’est pas dit ainsi – vous pouvez vous brosser pour espérer une augmentation : les rémunérations sont en ligne avec le marché (d’après Jean-Bernard Lévy) et le contrôle des coûts est une priorité.

Ce qui est intéressant, c’est comment il qualifie la SG : pas une seule fois il n’a parlé de banque universelle, alors que c’était un leitmotiv des AG les années précédentes. Nous sommes une banque relationnelle de très long terme, tournée vers l’avenir. Qu’est-ce que cela signifie pour les différents pôles ?

En ce qui concerne le réseau en France, la petite dernière est clairement la favorite. Il n’y en a que pour Boursorama. Les réseaux traditionnels sont à peine évoqués, ou alors seulement pour souligner qu’ils sont sources de tracas et en repli. Alors que Boursorama a gagné 400'000 clients en un an et que ces 1,8 millions de clients sont servis par seulement 300 salariés. Boursorama sera un jour la banque la plus rentable de France. L’avenir, c’est ça et les yeux de Frédéric Oudéa brillent quand il en parle.

On ne peut pas dire que ce soit le cas quand il évoque les activités de GBIS. Manifestement, il les considère avant tout comme des gouffres à RWA qui doivent être sacrifiés sur l’autel du ratio CET1. Alors qu’un plan de restructuration de grande ampleur vient d’être lancé avec la suppression de 1600 postes dans le monde et l’arrêt complet d’au moins deux activités, Frédéric Oudéa n’a rien d’autre à dire sur ce piler du groupe qui doit sortir de « sa logique transactionnelle », « construire des relations de long terme » et « améliorer sa rentabilité » en renfonçant ses positions de leader. Lesquelles précisément et comment, on n’en saura rien.

Il reprend ensuite de la verve pour évoquer les activités à l’international, et notamment ALD. C’est son autre pépite favorite, qu’il espère voir se développer maintenant dans le leasing pour les particuliers. Il se lance ensuite dans de belles envolées lyriques d’une part sur le financement du développement de l’Afrique et d’autre part sur la SG comme « banquier entrepreneur » avec son accent mis sur le digital et les start-ups internes. Il est tellement parti dans le futur que j’ai parfois l’impression qu’il a oublié que le présent de la banque est pour beaucoup constitué par BDDF et GBIS ou alors qu’il les considère comme des boulets dont il faut se libérer…

Après le lyrisme, vient ensuite le temps du sérieux. La mine grave, Frédéric Oudéa explique que les marchés se trompent. Non, la banque ne vaut pas 20 milliards d’euros de capitalisation. La preuve, les niveaux des capitaux propres et de l’actif net tangible ne cessent de monter depuis 2014 pour atteindre respectivement 61 milliards d’euros et 55,8 milliards d’euros. Il fait un petit mea culpa : la communication n’a sans pas été bonne, affolant sans raison les investisseurs. Mais que ces derniers se rassurent, le niveau du dividende ne sera pas remis en cause et le ratio CET1 atteindra allégrement les objectifs fixés. Ayez confiance.

Vient ensuite sans doute la meilleure partie de l’exposé de Frédéric Oudéa. Il affirme clairement qu’à long terme, les conditions des performances futures sont l’innovation et la responsabilité. Cela lui permet d’enchaîner en douceur sur la politique de la SG en matière de financement des énergies fossiles et renouvelables. Chiffres à l’appui, il a montré que la SG était deux fois plus présente sur les secondes que les premières et répété que si l’objectif était un monde sans énergies carbonées, il fallait également tenir compte des réalités, notamment locales, et accompagner les clients. Ce que Séverin Cabannes résumera plus tard un peu plus rudement par « mieux vaut des centrales au gaz de schiste que des centrales au charbon » en attendant que les énergies renouvelables puissent effectivement prendre le relai. Tout cela n’empêchera pas les militants écolos – qui n’avaient sans doute de toute façon pas envie d’être convaincu – de faire leur happening habituel pendant la séance de questions, à une échelle cependant plus importante que les années précédentes.

Frédéric Oudéa a ensuite conclu par quelques mots pour dire qu’il était fier et exalté à l’idée de rempiler pour quatre années de plus.

  1. Gouvernement d’entreprise et politique de rémunération

Transition logique après le discours du candidat Oudéa, Lorenzo Bini-Smaghi (LBS) n’a pu que se féliciter du travail du Conseil d’Administration et de la Direction Générale.

Il a ensuite évoqué la procédure de plans de succession déclenchée par la démission de Didier Valet et la réorganisation de la Direction Générale. Il a notamment remarqué que Bernardo Sanchez-Incera avait considéré que cette réorganisation rognait sur ses prérogatives précédentes et remettait donc en cause son mandat et que, de ce fait, il avait décidé de démissionner. C’est assez difficile de réconcilier cette déclaration avec celle que fera un peu plus tard Jean-Bernard Lévy pour justifier les 2 millions d’indemnités versés à Bernardo : ce serait un « départ contraint » et non une bouderie. Je ne crois malheureusement pas possible de demander au Conseil d’Administration d’accorder 2,5 ans de salaire à tous ceux d’entre nous qui souhaiteraient claquer la porte de l’entreprise en cas de désaccord avec une réorganisation…

Sinon il semblerait que nous ne soyons pas les seuls à critiquer la composition un peu fantaisiste et sentant bon l’entre-soi du Conseil d’Administration puisque cette année LBS s’est senti obligé de la justifier avec un graphique illustrant les nombreuse compétences de ses membres. Nous avons ainsi découvert que Frédéric Oudéa en était l’une des lumières majeures en informatique. Ce qui expliquerait son enthousiasme pour le futurisme digital…

Jean-Bernard Lévy est venu ensuite nous expliquer que les salariés de la SG étaient très bien payés mais que son Directeur Général pas du tout. Surtout que Frédéric Oudéa a « spontanément » renoncé à 15% de sa part variable en raison du coût des litiges américains. Séverin Cabannes, lui, n’a lâché que 7,5%. Comment ces chiffres ont-ils été calculé ? mystère… pour ma part, j’ai tendance à penser que le dirigeant d’une société qui se prend des milliards d’amendes pour des faits survenu alors qu’il était déjà aux commandes devrait au moins renoncer à l’ensemble de sa part variable.

Jean-Bernard Lévy a au contraire proposé des modifications sur les modalités de la rémunération variable des directeurs généraux dont il est malheureusement impossible de mesurer l’impact potentiel. Je ne serais pas surpris qu’il soit positif pour les intéressés. Une fois de plus, il paraît incertain de pouvoir obtenir que les formules utilisées pour déterminer les enveloppes de variables pour les salariés soient adaptées si les résultats sont en-deçà de nos attentes.

Quant au point visiblement le plus disputé des résolutions mises au vote, celui des engagements réglementés en faveur des directeurs généraux (prime de départ « contraint », de non-concurrence, retraites), Jean-Bernard Lévy s’est contenté de rappelé qu’il était en ligne avec le code de conduite du MEDEF. Ces derniers peuvent donc espérer recevoir le même pactole que Bernardo Sanchez-Incera en cas de départ. Il semblerait que la CGT ne soit pas la seule à trouver cela scandaleux puisque près de 32% des voix se sont exprimées contre lors du vote. De toute évidence, il y a de gros investisseurs institutionnels qui ne goûtent guère la gourmandise des dirigeants de la SG.

  1. Résultat des votes
  1. Approbation des comptes consolidés de l’exercice 2018.

Il n'y a pas de raison de ne pas les approuver et nous voterons en faveur de la résolution.

Pour : 99,56

Contre : 0,41

Abstention :

  1. Approbation des comptes annuels de l’exercice 2018.

Il n'y a pas de raison de ne pas les approuver et nous voterons en faveur de la résolution.

Pour : 99,62

Contre : 0,35

Abstention :

  1. Affectation du résultat 2018 ; fixation du dividende.

Premier point de désaccord majeur avec la direction : nous voterons contre cette résolution, qui prévoit une nouvelle fois de distribuer un dividende de 2,20 euros par action, soit un montant estimé d’un peu moins de 1,8 milliard d’euros.

Frédéric Oudéa s’obstine à voir dans ce montant un plancher. Alors que la direction ne cesse de répéter que le capital est une ressource rare, qu’il ne faut l’allouer qu’avec parcimonie aux activités et que la capacité d’investissement est contrainte, voilà qu’elle se prive de presque 2 milliards d’euros ! Et cela quelques mois à peine après que les stress-tests de la BCE aient fait ressortir que nous étions en retard de 1% de ratio CET1 par rapport à nos principaux concurrents européens. Soit l’équivalent de 3 milliards d’euros. Conséquence directe de ce déficit en capital, la réduction drastique des effectifs de GBIS et du siège d’IBFS actuellement en cours. 1600 emplois perdus pour sacrifier au fétichisme du dividende affiché par Frédéric Oudéa.

En-dehors même des questions d’équité dans la répartition de la valeur ajoutée au sein du Groupe, cela ne peut qu’amener à s’interroger sur les objectifs visés par la direction actuelle de la banque.

Pour : 98,95

Contre : 1,02

Abstention :

  1. Option pour le paiement du dividende en actions nouvelles

Conséquence directe de la précédente, nous voterons également contre cette résolution.

Remarquez au passage que l’existence de cette résolution est une justification indirecte des critiques que nous exprimons ci-dessus : consciente malgré tout de la folie qu’il y a distribuer aussi largement une « ressource rare », la direction espère limiter ainsi les effets de sa prodigalité irresponsable. L’émission d’actions nouvelles en guise de dividende permet en effet de conserver davantage de liquidités indispensables à l’investissement et aux fonctionnement des activités. Decote de 10%

Pour : 98,17

Contre : 1,80

Abstention :

  1. Renouvellement de Frédéric Oudéa en qualité d’administrateur

Nous voterons contre cette résolution.

En 10 ans, le cours de l’action Société Générale s’est effondré. Comme toutes les banques, mais plus que toutes les banques. Les arguments que nous avançons pour nous opposer à la politique de dividendes valent également pour nous opposer au renouvellement de l’équipe qui en est responable. Surtout, nous nous opposons à la politique de la direction qui a consisté depuis 10 ans à faire payer aux salariés l’échec de sa stratégie boursière par des pertes d’emplois (plusieurs milliers de suppressions de postes), d’acquis sociaux propres à la SG, par une politique de régression salariale et enfin par une dégradation générale des conditions de travail.

Pour : 96,22

Contre : 3,75

Abstention :

  1. Renouvellement de Kyra Hazou en qualité d’administrateur 

Nous voterons contre cette résolution.

Membre depuis 8 ans d’un Conseil d’administration dont nous contestons les orientations, nous ne pensons pas que Mme Hazou doive y rester 4 années de plus.

Pour : 97,63

Contre : 2,27

Abstention :

  1. Renouvellement de Gérard Mestrallet en qualité d’administrateur 

Nous voterons contre cette résolution.

Membre depuis 4 ans d’un Conseil d’administration dont nous contestons les orientations, nous ne pensons pas que M. Mestrallet doive y rester 4 années de plus et cela d’autant plus qu’il se distingue par son rôle au Comité des Rémunérations. Nous lui devons à la fois la politique salariale répressive à l’encontre des salariés et la défense de celle beaucoup plus protégée des mandataires sociaux. A 70 ans, il est temps qu’il cesse de sévir au sein des entreprises françaises.

Pour : 97,24

Contre : 2,65

Abstention :

  1. Conventions et engagements réglementés.

Si le rapport ne présente rien de blâmable quant au travail des CaC, nous voterons contre les principes de ces engagements spéciaux.

Par conséquent, nous nous opposerons au vote de cette résolution.

Pour : 70,77

Contre : 29,18

Abstention :

  1. Conventions et engagement réglementés au bénéfice de Frédéric Oudéa

Nous voterons contre cette résolution.

Pour faire simple, il s’agit du parachute doré que toucherait Frédéric Oudéa s’il devait quitter la SG. Etant donné tout ce que nous avons dit plus haut, nous ne voyons rien qui puisse justifier un tel traitement de faveur, d’autant plus qu’un mouvement se dessine très nettement pour l’abandon de ces compléments de rémunération très confortables. Puisque notre direction adore commencer les AG par des petits films vantant les engagements socialement responsables de la SG, ce serait bien que nos dirigeants prennent exemple sur celui de Danone qui a volontairement renoncé à sa retraite-chapeau ainsi qu’à son indemnité de non-concurrence. Non seulement il ne s’en plaint pas, mais il trouve cela parfaitement naturel.

Pour : 68,13

Contre : 31,81

Abstention :

  1. Conventions et engagement réglementés au bénéfice de Séverin Cabannes 

Nous voterons contre cette résolution, pour les mêmes raisons que ci-dessus.

Pour : 68,2

Contre : 31,76

Abstention :

  1. Conventions et engagement réglementés au bénéfice de Philippe Aymerich

Nous voterons contre cette résolution, pour les mêmes raisons que ci-dessus.

Pour : 68,32

Contre : 31,64

Abstention :

  1. Conventions et engagement réglementés au bénéfice de Philippe Heim  

Nous voterons contre cette résolution, pour les mêmes raisons que ci-dessus.

Pour : 68,19

Contre : 31,77

Abstention :

  1. Conventions et engagement réglementés au bénéfice de Diony Lebot 

Nous voterons contre cette résolution, pour les mêmes raisons que ci-dessus.

Pour : 68,19

Contre : 31,77

Abstention :

  1. Politique de rémunération du Président du Conseil d’administration

Il ne s’agit pas là d’approuver des montants mais une méthode de détermination. Nous n’avons pas d’opposition de principe sur le fait qu’il perçoive uniquement une rémunération fixe, sans variable ni jetons de présence. C’est même plutôt sain. En revanche, ce qui l’est moins c’est de justifier l’évolution de son niveau de rémunération par celui de ses pairs européens. D’une part, tous n’ont pas le même bilan à présenter et, d’autre part, tout ce petit monde très fermé tend à être lancé dans une course à l’échalote en matière de rémunération déconnectée de la réalité salariale de la masse des salariés.

La CGT votera donc contre cette résolution.   

Pour : 95,03

Contre : 4,93

Abstention :

  1. Politique de rémunération du Directeur général et des Directeurs généraux délégués.  

Il y aurait beaucoup à dire sur les nombreux critères retenus pour allouer les diverses rémunérations fixes et variables du Directeur Général et des Directeurs Généraux Délégués encore épargnés par les enquêtes en cours. Tous convergent pour leur assurer une rémunération plus que confortable et relativement protégée des aléas économiques. Pas de variable à 0 pour eux s’ils sont simplement « au-niveau des attentes » grâce à des indicateurs soigneusement choisis.

Mais il en est un qui nous dérange particulièrement, c’est le coefficient d’exploitation. Autrement, le variable des mandataires sociaux part à la hausse quand la rémunération des salariés part à la baisse. CQFD.

Pour cette raison et toutes les autres, la CGT votera contre cette résolution.

Pour : 95,12

Contre : 4,84

Abstention :

  1. Rémunération et avantages versée ou attribués à M. Lorenzo Bini Smaghi, Président du Conseil d’administration.

La CGT votera contre cette résolution.

Alors que les salariés sont depuis de longues années réduits à la portion congrue en matière d’évolution salariale, M. Bini-Smaghi touche chaque année 925'000 euros pour laisser la direction s’obstiner dans une stratégie que nous contestons. Etant données notamment les interrogations soulevées au sujet de la 3e résolution, cela nous paraît totalement injustifié. Pour nous, M. Bini-Smaghi ne remplit pas correctement son rôle de Président du Conseil d’Administration.

Pour : 94,91

Contre : 5,04

Abstention :

  1. Avis consultatif sur la rémunération due ou attribuée à Frédéric Oudéa

Pour : 91,76

Contre : 8,19

Abstention :

  1. Avis consultatif sur la rémunération due ou attribuée à Philippe Aymerich

Pour : 92,12

Contre : 7,83

Abstention :

  1. Avis consultatif sur la rémunération due ou attribuée à Séverin Cabannes.

Pour : 91,8

Contre : 8,16

Abstention :

  1. Avis consultatif sur la rémunération due ou attribuée à Philippe Heim

Pour : 92

Contre : 7,95

Abstention :

  1. Avis consultatif sur la rémunération due ou attribuée à Diony Lebot

Pour : 92,02

Contre : 7,93

Abstention :

  1. Avis consultatif sur la rémunération due ou attribuée Bernardo Sanchez-Incera

Pour : 70,13

Contre : 29,81

Abstention :

  1. Avis consultatif sur la rémunération due ou attribuée à M. Didier Valet

Pour : 96,53

Contre : 3,42

Abstention :

La CGT votera contre toutes ces résolutions.

Pour le détail des rémunérations individuelles, je vais vous laisser vous référer aux documents préparatoires de l’Assemblée Générale. Ce qui nous conduit une fois de plus à nous opposer à la rémunération des mandataires sociaux, c’est que cette dernière est conçue pour qu’ils ne soient jamais réellement perdants quels que soit la santé réelle de l’entreprise. Pour simplifier, disons que sa structure est conçue pour qu’ils bénéficient à plein des bonnes années et ne soient pas trop affectés par les mauvaises. Et pour couronner le tout, ils peuvent partir avec un joli pactole quand cela tourne vraiement mal pour eux. Et ce n’est pas Bernardo Sanchez-Incera qui dira le contraire, poussé dehors certes… mais avec un chèque de 2,2 millions d’euros pour le consoler.

  1. Avis consultatif sur la rémunération versée en 2018 aux personnes régulées visées à l’article L.511-71 du Code monétaire et financier.


Il s’agit de l’application d’une directive européenne complexe à une population plus diverse qu’il n’y paraît au premier abord. Si nous pouvons regretter que quelques centaines de personnes (dont les mandataires sociaux) se partagent 451,4 millions d’euros (en baisse de 8,5% par rapport à 2017) alors qu’il a encore été impossible de trouver 30 millions pour la NAO, qui concerne plus de 42'000 salariés, ce mécanisme est essentiel au maintien d’une salle des marchés en France.

Nous voterons donc pour cette résolution, non sans réserves.

Pour : 97,43

Contre : 2,51

Abstention :

  1. Autorisation consentie au Conseil d’administration en vue d’opérer sur les actions ordinaires de la Société dans la limite de 5 % du capital.

La CGT ne soutient, ni ne s'oppose à cette opération purement technique. Pas de vote favorable cependant car ce mécanisme peut permettre la réalisation des opérations d'attribution d'actions gratuites aux mandataires sociaux et nous avons à quels abus cela pouvait mener. La CGT n'est évidemment pas favorable à ce mode de rémunération.

Nous nous abstiendrons.

Pour : 98

Contre : 1,87

Abstention :

  1. Pouvoirs pour les formalités.

Résolution classique, à laquelle il n'existe pas de raison de s'opposer.

Nous voterons donc pour.

Pour : 99,62

Contre : 0,34

Abstention :

 

FESTIVAL DE PALMES
L’A.G. des actionnaires ne brillait pas par l’originalité de son ordre du jour : les deux questions essentielles étaient de savoir comment distribuer le résultat annuel et, surtout, à qui. La réponse était dans les résolutions soumises au vote : d’abord aux actionnaires, et ensuite aux membres actuels et passés de la DG. Signe du mécontentement qui ne cesse de monter parmi les salariés, vous avez délégué cette année près de 30% de voix supplémentaires à la CGT (241.416). L’idéal serait bien sûr de reprendre le contrôle du fonds E, que la direction parvient toujours à faire voter dans son sens grâce à un tour de passe-passe. La présentation des résultats est une tâche ingrate (faite par Diony Lebot) devenue au fil des ans un tourbillon d’allers-et-venues entre les ROE, RONE, ROTE, parfois sous-jacents et d’autres fois pas, maintenant un flou volontaire sur les notions de rentabilité et revenus. Bref, cette année c’est le ROTE sous-jacent, l’indicateur le plus flatteur qui s’établit à 8,4% au T1 2019 contre 10,9% un an auparavant qui crée la nécessité du nouveau plan d’économies. Le ratio CET1, lui, va bien : il est remonté à 11,7% à la fin du T1 2019, c’est-à-dire presque à l’objectif de 12% fixé pour rassurer les investisseurs. Que ce niveau ait été atteint en vendant à la hâte des filiales ou en contraignant des activités de BFI rentables à différer ou ignorer de belles affaires n’est évidemment pas mentionné. De même que l’arrêt brutal des activités de CTY en avril devrait également bénéficier au ratio à court-terme.

… AND THE WINNER IS
La star, c’est lui. Sans note, très à l’aise devant la foule, Frédéric Oudéa a fait le show. Et il le fait bien, attirant l’attention sur les points qu’il a choisi de mettre en valeur et éludant ceux qu’il souhaite faire oublier … Au fait, vous êtes tous formidables, le dialogue social est de qualité mais – et cela n’est pas dit ainsi – vous pouvez vous brosser pour espérer une augmentation : les rémunérations sont en ligne avec le marché et le contrôle des coûts est une priorité. On ne parle plus de banque universelle, nous sommes devenus une banque relationnelle de très long terme, tournée vers l’avenir. Après le lyrisme, vient ensuite le temps du sérieux. La mine grave, Frédéric Oudéa explique que les marchés se trompent. Non, la banque ne vaut pas 20 milliards d’euros de capitalisation. Un petit mea culpa : la communication n’a sans doute pas été bonne, affolant sans raison les investisseurs. Mais que ces derniers se rassurent, le niveau du dividende ne sera pas remis en cause. Lorenzo Bini-Smaghi n’a pu que se féliciter du travail du Conseil d’Administration et de la DG. Il a rappelé que Bernardo Sanchez-Incera avait démissionné considérant que la réorganisation rognait sur ses prérogatives. Difficile de réconcilier cette déclaration avec celle que fera un peu plus tard J.-B. Lévy pour justifier les 2 millions d’indemnités versés à Bernardo : ce serait un «départ contraint» et non une bouderie. Peut-on demander au Conseil d’Administration d’accorder 2,5 ans de salaire à tous ceux d’entre nous qui souhaiteraient claquer la porte de l’entreprise en cas de désaccord avec une réorganisation ? Quant au point visiblement le plus disputé des résolutions en faveur des directeurs généraux (prime de départ « contraint », de non-concurrence, retraites), Jean-Bernard Lévy s’est contenté de rappeler qu’il était en ligne avec le code de conduite du MEDEF. Ces derniers peuvent donc espérer recevoir le même pactole que Bernardo Sanchez-Incera en cas de départ. Il semblerait que la CGT ne soit pas la seule à trouver cela scandaleux puisque près de 32% des voix se sont exprimées contre lors du vote. De toute évidence, il y a aussi de gros investisseurs institutionnels qui ne goûtent guère la gourmandise des dirigeants de la SG.

APPARITION FURTIVE
La notification de votre intéressement participation 2019 va être accessible le 27 mai sur le Self service RH … qui ferme dès le 29 pour une semaine ! C’est du furtif !

Le fichier PDF avec le dessin 1  Le fichier PDF avec le dessin 2    (vous devez vous connecter pour avoir accès au fichier PDF).

natio32mai2019

cgtbanana

 

 

 

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