Délégué national de la CGT SG

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ACCORD SUR LES JOURS DE REPOS ET LE MAINTIEN DE LA REMUNERATION PENDANT L’EPIDEMIE DE COVID-19

Entre, d’une part,

SOCIETE GENERALE représentée par Madame Caroline GUILLAUMIN, Directrice des Ressources Humaines du Groupe,

Et, d’autre part,

les Organisations Syndicales représentatives au niveau national,

Pour la C.F.D.T. représentée par

Pour la C.F.T.C. représentée par

Pour la C.G.T. représentée par

Pour le S.N.B. représentée par

Il est convenu ce qui suit.

               Fait à Paris La Défense, le 2 avril 2020

PREAMBULE

L’épidémie de Covid-19 entraîne des modifications extrêmement radicales et imprévisibles de la vie quotidienne et économique des pays impactés et dans l’activité de leurs entreprises.

En France, au sein de SOCIETE GENERALE, l’ensemble des collaborateurs connaissent depuis
mi-mars des changements très importants dans leur vie personnelle et dans leur activité professionnelle.

Certains collaborateurs ne peuvent plus exercer leur activité et bénéficient de dispositifs d’indemnisations spécifiques en cas de garde d’enfant ou en cas d’un état de santé nécessitant un maintien au domicile. Certains ont été éloignés de leur lieu de travail par l’Entreprise afin d’éviter des risques de contamination.

Pour les autres, dans le travail au quotidien, les nouvelles évolutions induites par cette crise, sont complexes à orchestrer tant nos métiers sont différents les uns des autres, avec d’une part pour certains la mise en place continue du travail à distance et pour d’autres le maintien nécessaire d’un travail sur site et d’autre part des charges de travail très variables, élevées pour les uns et quelquefois très faibles voire inexistantes pour les autres.

SOCIETE GENERALE veille à ce que l’activité professionnelle de chaque salarié soit exercée dans les meilleures conditions sanitaires possibles y compris avec des adaptations importantes de l’organisation du travail, et dans le respect strict et continu des directives données par les pouvoirs publics.

Sur le plan de la rémunération et de la durée du travail, SOCIETE GENERALE propose aux Organisations Syndicales de mettre en place un dispositif spécifique et temporaire portant sur le maintien de leur rémunération et les jours de repos des salariés pendant la période de confinement. De plus, SOCIETE GENERALE s’engage au versement des augmentations prévues au 1er avril 2020 au titre de l’examen annuel des situations 2019.

Au-delà du cadre spécifique de cet accord, qui assure aux salariés de l’Entreprise concernés par un changement de situation lié au Covid-19 un principe de rémunération inchangée pendant le confinement, SOCIETE GENERALE et les Organisations Syndicales entendent réaffirmer, par principe, leur attachement au dialogue social et au respect nécessaire des accords et souhaitent maintenir les grandes règles posées dans les accords conclus précédemment, notamment celles relatives à l’emploi ou à la durée du travail.

SOCIETE GENERALE ne mettra en œuvre aucun nouveau projet dont les incidences sur l’emploi entraîneraient des ruptures collectives de contrats de travail pendant toute l’année 2020 et garantit un moratoire sur les projets en cours jusqu’au 30 septembre 2020.

SOCIETE GENERALE engagera, à la sortie de crise, un échange avec les Organisations Syndicales représentatives pour définir les modalités de reconnaissance financière pour les salariés sollicités dans la continuité d’activité ou dans le maintien des activités en lien direct avec le client.

ARTICLE 1 : CHAMP D’APPLICATION

 

Cet accord s’applique à tous les salariés de SGPM au sein des établissements en France et relevant de la Convention Collective de la Banque.

ARTICLE 2 : DUREE D’APPLICATION DES MESURES

 

Les mesures ci-dessous s’appliquent du 16 mars au 30 juin 2020.

ARTICLE 3 : MAINTIEN DU SALAIRE

  • Au titre de la période du 16 au 28 mars 2020 :

Dans l’attente des mesures fixées par le Gouvernement, SOCIETE GENERALE a maintenu les éléments de rémunération habituels de l’ensemble de ses salariés pour cette période.

Pour les salariés qui n’auraient pas travaillé[1] (sur site ou à distance) durant cette période, SOCIETE GENERALE ne procédera donc pas à une reprise ultérieure.

Cette règle ne vise pas les salariés qui ne seraient pas restés à la disposition de l’employeur et qui ne justifieraient pas valablement de leur absence ainsi que les salariés dont le contrat de travail était suspendu avant cette période et qui bénéficiaient ou non d’un régime particulier d’indemnisation.

  • Au titre de la période démarrant le 29 mars 2020 :

SOCIETE GENERALE maintiendra une rémunération habituelle pour l’ensemble de ses collaborateurs que ceux-ci soient en activité ou qu’ils en aient été totalement ou partiellement dispensés par l’Entreprise ; ou qu’ils soient couverts par une prise en charge indemnisée spécifique à la crise du Covid-19.

Des dispositions dérogatoires ou spécifiques sont détaillées dans les articles 6 à 8 du présent accord.

Cette règle ne vise pas les salariés qui ne seraient pas restés à la disposition de l’employeur et qui ne justifieraient pas valablement de leur absence ainsi que les salariés dont le contrat de travail était suspendu avant cette période et qui bénéficiaient ou non d’un régime particulier d’indemnisation.

ARTICLE 4 : OBLIGATION DE PRISE DE 2 SEMAINES DE REPOS

 

SOCIETE GENERALE impose, sur la période du 16 mars au 30 mai 2020, à tous ses salariés de prendre 2 semaines de repos, continues ou discontinues. Cette période correspond à une période d’ordinaire importante de congés, dans la mesure où les années précédentes les collaborateurs de SOCIETE GENERALE y positionnaient déjà en moyenne plus d’une semaine de congés.

Les dates sont fixées par le manager après échange avec le salarié, avec un délai de prévenance d’au moins 7 jours calendaires, en fonction :

  • Des obligations familiales des salariés, et notamment pour les salariés qui doivent garder leurs enfants pendant les vacances scolaires ;
  • Des contraintes de service, pour lisser la charge de travail au sein des entités et la prise des repos durant la période ;
  • Des obligations syndicales, notamment pour assurer la tenue des instances représentatives du personnel.

Par principe, les 2 semaines de repos seront réparties comme suit : 5 jours ouvrés de congés payés puis 5 jours ouvrés de RTT. La totalité des 10 jours ouvrés de repos sont fractionnables en cas d’accord entre le manager et le salarié.

Pour les salariés à temps partiel ou en forfait jours réduit, ces durées sont recalculées au prorata du nombre de jours travaillés[2]..

Pour les salariés en régime à 37 h 22, le nombre de jours de repos est fixé à 8 jours ouvrés :
5 jours ouvrés de congés payés puis 3 jours ouvrés de RTT.

Les jours de RTT employeur de la période viennent en déduction des jours de repos à poser.

Dès lors que le salarié ne disposerait pas d’un nombre suffisant de jours de congés payés ou de RTT, il devra poser, s’il en a, des jours épargnés sur son compte épargne temps (CET).
A cet égard, et par dérogation aux règles fixées dans l’accord RTT du 12 octobre 2000, le salarié disposera de la faculté de poser moins de 7 jours calendaires épargnés sur son CET.

Le salarié, qui est en arrêt maladie durant les congés payés pris pendant la période de confinement, pourra demander le report des jours de congés payés impactés par son arrêt.
Il devra les prendre, dans la mesure du possible, avant le 30 mai 2020.

Enfin, les salariés gardant des enfants ne pourront pas se voir imposer la prise de 2 semaines consécutives pendant les vacances scolaires. Pour ceux-ci, la prise des 2 semaines de repos se fera en lieu et place des arrêts garde d’enfant prévus par le Gouvernement, qui ne pourront pas en conséquence être fractionnées en moins de 5 jours ouvrés.

ARTICLE 5 : AMENAGEMENTS A LA PRISE OBLIGATOIRE DES 2 SEMAINES DE REPOS

Par exception à la règle posée à l’article 4 du présent accord :

  • Dans l’hypothèse où le salarié n’a pas, à la date de l’accord, 20 jours de repos y compris via son CET, le nombre de jours de repos à prendre sera limité au maximum de 5 jours ouvrés, sans pouvoir réduire le solde ou les droits pour l’année 2020 de repos cumulés à moins de 15 jours ;
  • Pour les salariés ayant déjà posé des congés payés ou jours de RTT y compris les jours RTT employeur ou jours épargnés en CET, à prendre sur la période du 16 mars au 30 mai 2020,
    ces jours viendront en déduction des 2 semaines de repos imposées.

Les jours de repos validés avant le 16 mars 2020, sur la période allant du 16 mars au
30 mai 2020, peuvent être modifiés après accord du manager (pour des raisons techniques, les nouvelles dates ne doivent pas chevaucher les anciennes dates posées). Les jours de repos posés au-delà de 2 semaines, sur la période, pourront être reportés à sa demande ;

  • Pour les salariés qui auraient, sur la période de confinement, des arrêts maladie rémunérés par l’assurance maladie ou la prévoyance (en dehors des arrêts pour garder les enfants ou couvrant les personnes à risque de développer une forme grave d'infection au Covid-19) ne permettant pas d’imposer la prise de 2 semaines de repos, la prise de jours de repos se fera uniquement au terme de ces arrêts ;
  • Les salariés qui ne seraient pas restés à la disposition de l’employeur et qui ne justifieraient pas valablement de leur absence seront invités à poser des jours de repos ou, à défaut, placés en dispense d’activité non rémunérée, au-delà des 2 semaines de repos à prendre ;
  • Pour les salariés, travaillant à distance ou sur site, qui ont une activité continue pendant la période de confinement et dont la prise de congés générerait un risque opérationnel pour la Banque, les dispositions de l’article 4 du présent accord ne leur sont pas applicables.
    Toutefois, afin de préserver leur santé, ils devront prendre 5 jours de repos, consécutifs ou non, avant le 30 juin 2020, fixé par le manager après échange avec le salarié.
    Il appartient à chaque BU/SU, au regard de critères objectifs d’activité, de déterminer les salariés concernés, étant précisé que ces salariés ne sont pas forcément les mêmes que ceux visés par les plans de continuité d’activité.

ARTICLE 6 : CAS PARTICULIER DES SALARIES VIVANT AVEC UNE PERSONNE A RISQUE DE DEVELOPPER UNE FORME GRAVE D'INFECTION AU COVID-19

Les salariés vivant avec des personnes à risque, prises en charge par AMELI (assurées enceintes dans leurs troisième trimestre de grossesse et assurés pris en charge en affections de longue durée telles que définies par le Haut Conseil de la Santé Publique - cf. annexe 1[3]), qui ne peuvent pas travailler y compris à distance et qui ne bénéficient pas d’une prise en charge par les dispositifs prévus par le Gouvernement, peuvent financer leurs absences par des jours de congés payés, de RTT ou des jours épargnés dans leur CET.

Dans le cas où ces salariés ne disposeraient plus que de 20 jours ouvrés maximum de congés payés, RTT ou jours épargnés dans le CET, ils pourront demander, afin de financer leurs absences, à bénéficier, sur la base de justificatifs, d’un don de jours de repos, dans la limite de 10 jours ouvrés, renouvelable une fois. Cette mesure exceptionnelle limitée à la période du présent accord nécessite, pour entrer en vigueur, la conclusion d’un avenant à l’accord du 7 novembre 2019 sur le don jour de repos.

Afin d’accroître la protection de ses salariés et de leurs familles, SOCIETE GENERALE, dans une démarche proactive, communiquera auprès des managers, des RH et par l’intranet sur cette possibilité.

ARTICLE 7 : STATUT DES ARRETS LIES AU COVID-19, JOURS CET ET MAINTIEN DE SALAIRE

 

SOCIETE GENERALE s’engage à neutraliser l’incidence des arrêts liés au Covid-19 (arrêt pour garder les enfants et pour les personnes à risque, …) et la pose des jours de CET pour financer les 2 semaines de repos, au regard de l’acquisition des congés payés, de jours RTT, de l’ancienneté, et du 13ème mois.

SOCIETE GENERALE s’engage à compléter les IJSS versées par la CPAM, dans les conditions de l’article 54 de la Convention Collective de la Banque, en cas d’absence indemnisée au titre d’un maintien à domicile et ce sans condition d’ancienneté.

Par ailleurs, SOCIETE GENERALE s’engage pour ces arrêts à intégrer la neutralisation de ces périodes dans le cadre de la négociation sur la participation et l’intéressement qui devrait se dérouler au cours du 2ème trimestre 2020.

 

 

ARTICLE 8 : MAINTIEN DES INDEMNITES DE GARDE ET DES INDEMNITES DE TRANSPORT

 

SOCIETE GENERALE s’engage à maintenir le versement de l’indemnité de garde telle qu’applicable à SOCIETE GENERALE et des frais de transport, même en cas de gratuité des transports.

A l’occasion des échanges de sortie de crise prévus dans le préambule du présent accord, seront également abordés les sujets de l’indemnisation repas et des tickets restaurant pour les collaborateurs travaillant à domicile.

ARTICLE 9 : FIXATION DES OBJECTIFS ANNUELS

 

La fixation des objectifs annuels reste une étape clé dans l’activité professionnelle des salariés, pour autant, celle-ci doit être adaptée au contexte pendant lesquelles les objectifs doivent être appréciés.

Dans le contexte de crise Covid-19, certains objectifs ne sont plus adaptés et leur maintien rendrait inapproprié le processus d’évaluation. Dans ce cas, la Direction devra intégrer les éléments de contexte liés à la crise Covid-19 dans l’évaluation des objectifs si ceux-ci restent applicables.

Pendant la durée de la crise, les entretiens de fixation d’objectifs restant à tenir seront suspendus.

 

 

ARTICLE 10 : PAS DE RECOURS A L’ACTIVITE PARTIELLE

 

Aucun recours au dispositif gouvernemental d’activité partielle ne sera opéré par
SOCIETE GENERALE au cours du 1er semestre 2020.

ARTICLE 11 : APPLICATION ET DUREE DE L’ACCORD

Le présent accord se fonde, pour partie, sur les dispositions de l’ordonnance n° 2020-323 du
25 mars 2020 portant mesures d’urgence en matière de congés payés, de durée du travail et de jours de repos.

En cas de difficulté d’interprétation du présent accord et notamment sur la prise des congés ou sur des cas familiaux ou individuels (articles 4 et 5), les Organisations Syndicales représentatives peuvent saisir la Direction dès lors qu’aucune solution n‘aura été trouvée avec les DRH de la
BU ou SU concernée, qui s’engage à les traiter avec bienveillance.

En cas de concurrence, entre des nouvelles mesures de même nature ou qui viendraient s’inscrire en contradiction avec le présent accord pendant la durée de l’application de celui-ci, les dispositions de ce dernier prévaudront.

 

Durée et condition d’entrée en vigueur

 

Le présent accord est conclu pour une durée déterminée, et prendra fin le 30 juin 2020.
Il entrera en vigueur à compter de sa signature.

 

Révision

 

Conformément à l’article L. 2222-5 du Code du travail, le présent accord pourra être révisé ou modifié par avenant signé par la Direction et une ou plusieurs Organisations Syndicales signataires ou adhérentes.

Tout signataire introduisant une demande de révision devra l'accompagner d’un projet sur les points révisés.

Toute demande de révision donnera lieu à une réunion de négociation avec l’ensemble des Organisations Syndicales dans un délai de 5 jours ouvrés suivant la réception de la demande.

Toute modification du présent accord donnera lieu à l’établissement d’un avenant.

Ce dernier sera soumis aux mêmes formalités de publicité et de dépôt que celles donnant lieu à la signature du présent accord.

L’avenant de révision de tout ou partie du présent accord se substituera de plein droit aux stipulations de l’accord qu’il modifie.

En cas d’évolution législative ou réglementaire ou de prolongation du confinement

Les parties signataires conviennent de se réunir afin d’en examiner les conséquences sur l’accord, en cas d’évolution législative ou réglementaire.

Si la période de confinement se poursuivait au-delà du présent accord, SOCIETE GENERALE réunira les Organisations Syndicales représentatives, dans le principe de primauté du dialogue social au sein de l’Entreprise, afin de négocier dans les domaines visés par le présent accord.

Dépôt et publicité de l’accord

 

La Direction notifiera, après signature, par courrier recommandé avec accusé de réception
(ou par envoi d’un mail au/à la Délégué(e) Syndical(e) National(e) ou au Délégué Syndical National  Adjoint habilité), le présent accord à l'ensemble des Organisations Syndicales représentatives au niveau national dans l'Entreprise.

Le présent accord fera l'objet d’un dépôt auprès de la DIRECCTE et du secrétariat du greffe du conseil de prud’hommes compétent dans les conditions légales et réglementaires en vigueur.

 

 

 

 

ANNEXE 1 : LISTE DES PERSONNES A RISQUE FIXEE PAR LE GOUVERNEMENT

A titre informatif, le Haut Conseil de la Santé Publique dans un avis rendu le 14 mars 2020 considère que les personnes à risque de développer une forme grave d'infection à SARS-CoV-2 sont les suivantes :

  • Selon les données de la littérature :
    • Personnes âgées de 70 ans et plus ;
    • Les patients aux antécédents (ATCD) cardio-vasculaires : hypertension artérielle compliquée, ATCD d'accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
    • Les diabétiques insulinodépendants non équilibrés ou présentant des complications secondaires à leur pathologie ;
    • Les personnes présentant une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d'une infection virale ;
    • Patients présentant une insuffisance rénale chronique dialysée ;
    • Malades atteints de cancer sous traitement.
  • Malgré l'absence de données dans la littérature, en raison d'un risque présumé compte-tenu des données disponibles sur les autres infections respiratoires, sont également considérés à risque :
    • Les personnes avec une immunodépression congénitale ou acquise :
    • Médicamenteuse : chimiothérapie anti cancéreuse, immunosuppresseur, biothérapie

et/ou une corticothérapie à dose immunosuppressive ;

  • Infection à VIH non contrôlé ou avec des CD4 <200/mm3;
  • Consécutive à une greffe d'organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques ;
  • Liée à une hémopathie maligne en cours de traitement.
  • Les malades atteints de cirrhose au stade B de la classification de Child-Pugh au moins ;
  • Les personnes présentant une obésité morbide (indice de masse corporelle
    > 40 kg/m2) par analogie avec la grippe A(H1N1)09.

 

[1] Il s’agit des salariés :

  • Qui sont en dispense d’activité par l’employeur ;
  • Ceux qui ont un arrêt spécifique lié au Covid-19 (gardant leurs enfants de moins de 16 ans ou sans limite d’âge pour enfant handicapé / populations à risque telles que définies en annexe 1).

[2] Ex : Pour un salarié à 60 % sur 3 jours par semaine, les 5 jours ouvrés à prendre de congés payés sur la période de confinement sont proratés de la manière suivante :

5 x 3/5 = 3 jours ouvrés de CP

Il en est de même pour les JRTT, 5 x 3/5 = 3 jours ouvrés de JRTT

[3] Sur le site « declare.ameli.fr »

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Difficile de résumer la situation dans cette période exceptionnellement dramatique.

=> Donnez-nous votre avis! C'est ici (avant ce 1er avril 2020 - 16h00!!)

Le temps manque.

Même en travaillant nuit et jour comme certains d’entre nous depuis le 13 mars, nous manquons de temps pour répondre rapidement à toutes les sollicitations des salariés, parfois seuls et éloignés d’un représentant CGT. Bien heureusement, notre organisation avait pris de l’avance (grâce aux mails, au site internet, aux pages facebook, etc).

Tout d’abord, je tiens à vous dire la fierté d’avoir vu les équipes CGT sur le terrain pour répondre aux urgences des salariés et des situations d’une crise dont personne ne pouvait envisager l’ampleur.

Nous avons appris sur nous et nos organisations en 3 semaines plus que pendant les 2 dernières décennies. Viendra le temps de faire les bilans des erreurs et des manquements. Pour l’heure, nous pouvons dire aux salariés que les conditions sont radicalement différentes, là où nous étions présents, face aux déserts syndicaux (à la SG et au-delà). Chacun peut le mesurer dans son cercle familial ou amical.  La SG a été la 1ère banque à fermer les guichets quand les mesures de sécurité n’étaient pas réunies, pour ne répondre qu’aux urgences des clients auxquels nous devions trouver des solutions. Les mesures de sécurité ont été plus rapidement prises dans les CDS là où la CGT était présente. Idem pour les CRC.

Nous n’avons pas agi seuls et il faut reconnaître que les autres syndicats ont eu un rôle important, ne serait ce que dans l’intersyndicale que nous avons proposée, portée à bout de bras, mais qui a permis de peser sur le sort des salariés de la SG et dans les récentes discussions avec la direction.

Pour autant, nous devons faire des choix difficiles qui auront des conséquences individuelles et collectives dont l’importance est d’une rare complexité.

Suite à la parution des ordonnances du gouvernement qui donnent les pleins pouvoirs aux directions d’entreprises sur la gestion des jours de repos dans le cadre de la crise, les directions des différentes banques ont pris des mesures pour imposer des congés aux salariés pendant la période du confinement. Notre principal concurrent  a imposé 7 jours de RTT (en plus des congés déjà posés, sans pouvoir bénéficier du jour de fractionnement, des jours RTT employeurs, sans engagement sur le maintien de la rémunération ou l’emploi).

A la Société Générale, les syndicats ont exigé que des engagements soient pris sur l’emploi, la rémunération, les conditions de travail et sur la mise en œuvre des dispositions gouvernementales pour les rééquilibrer en faveur des salariés.

Le dernier texte proposé par la direction est maintenant sur le site (www.cgtsocgen.fr), sur facebook (actu syndicale CGT aux salariés de la Société Générale).

Que dit le projet final soumis à la signature ?

Le temps manque pour entrer dans les détails, mais il repose sur quelques principes. Il vous appartient de lire le projet d’accord et de vous déterminer en tenant compte du contexte social et économique incomparable avec aucune autre période de notre histoire. Personne ne sait quand le confinement pourra être levé et quand chacun d’entre nous pourra reprendre une vie normale. Bien évidemment, il faut avoir en tête que beaucoup de nos collègues sont en arrêt, malades, en quatorzaine, en garde d’enfant, en dispense d’activité, etc. L’activité est fortement réduite dans beaucoup de secteurs,  baissée dans d’autres et fortement  augmentée ailleurs.  L’ensemble de l’organisation doit être repensée et des mesures prioritaires ont été prises dans un premier temps pour protéger le maximum des collègues. Il faut se projeter dans les semaines qui viennent et le projet d’accord tente d’y répondre.

Les principes :

  • Pas de recours au chômage partiel (indemnisé 84% du net pendant 30 jours et 66 % par la suite) ;
  • Maintien globale de la rémunération pour tous pendant la période du confinement (RAGB, variables, augmentations prévues en avril, participation – intéressement, 13ème mois, allocations enfants, transports, etc…) ;
  • Pas de projets destructeurs d’emplois et de ruptures collectives de contrat de travail en 2020.
  • Maintien des accords et application des garanties des accords emplois, RTT, etc.
  • Négociation à la sortie de crise d’une reconnaissance financière (l’histoire de la prime dont les médias parlent) pour les collègues qui auront été sur le pont pendant la crise

En contrepartie la direction a défini avec les syndicats les conditions de la prise de 10 jours de congés jusqu’au 30 mai pour les gens qui ne sont pas en activité continue depuis le début et dont les congés mettraient en risque l’activité de la banque.

Nous avons mis des bornes pour que chaque collègue puisse s’y retrouver et garder des congés pour la suite de la crise que l’on espère la plus proche possible.

Nous vous laissons lire le projet d’accord et participer à la consultation des salariés que nous avons mise sur notre site internet. Les conditions d’une telle consultation ne sont pas optimales. Beaucoup de collègues sont en absences diverses et variées. Beaucoup n’ont pas accès aux messageries professionnelles. N’hésitez pas à partager ce texte pour permettre la consultation du plus grand nombre et notamment les collègues, les plus concernés par les dispositifs qui bénéficient des garanties de l’accord.

Nous avons alerté la direction sur le versement des dividendes qui viendrait en opposition avec cet élan de solidarité qui est demandé aux seuls salariés pour l’instant. Seule une position de place peut permettre d’avancer sur cette question et nous devons la traiter à part, sans l’ignorer. Cette question est maintenant réglée.

Nous avons aussi alerté par mail ce soir l’ensemble des patrons de BU/SU puisqu’il leur revient maintenant de bien appliquer les dispositifs, notamment à BDDF où les salariés ont été au front avec les clients dès le début de la crise.

Ce n’est pas anodin que le délégué national de la CGT, qui se bat depuis des décennies pour conquérir des droits et en obtenir d’autres, vous appelle à bien réfléchir (au-delà de votre propre situation, pour permettre la solidarité nécessaire dans une entreprise comme la nôtre) en approuvant la signature d’un tel accord. Mais la période n’est pas comme les autres et le repli sur soi serait une catastrophe supplémentaire pour beaucoup de nos collègues.

 

 

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Le flash infos de la CGT

Bonjour à tous,

voici le communiqué intersyndical (envoyé à tous les salariés par le SNB cette fois ci). 
Vous trouverez ci-dessous la liste des documents récents publiés sur notre site, qui pourraient vous être utiles et vous intéresser. 

Respectez les consignes / conseils habituels 

Bon courage ! 

L'équipe CGT

La Direction de Société Générale a réuni les 4 Organisations Syndicales Représentatives afin d’examiner l’impact de la crise actuelle et des ordonnances gouvernementales.

Tout d‘abord, elle a tenu à nous rassurer sur la solidité de la banque en nous rappelant que nous avons des fondamentaux robustes. Ensuite, nous avons abordé ensemble les dispositifs gouvernementaux désormais en vigueur donnant aux entreprises les pleins pouvoirs pour décider unilatéralement de certains dispositifs notamment sur le temps de travail.

Nous allons entrer à la Société Générale dans une discussion afin de prévoir des garde-fous et des mesures adaptées aux situations particulières.

Compte tenu d’une baisse prévisible, et probablement assez forte, de l’activité dans les semaines à venir, la Direction nous a présenté les grands principes qu’elle souhaite faire appliquer :

  • demander aux salariés de prendre 2 semaines de congés (10 jours effectifs) avant le 17 mai (fin de la période scolaire)
  • en contrepartie, elle maintient la rémunération sur l’ensemble de la période de confinement pour les salariés, ainsi que tous les dispositifs sociaux actuellement en vigueur à la SG (indemnité de transport, frais de garde….)

Nos 4 organisations syndicales ont exigé que des engagements forts soient pris en termes de rémunérations et d’emploi, et ce bien au-delà des périodes de confinement initialement prévues. Nous avons, par ailleurs, exigé le respect et le maintien de l’accord Emploi de 2019 qui est protecteur pour les salariés et prend l’engagement de ne pas recourir au licenciement.

Nous avons unanimement souligné qu’en échange de ces engagements forts (maintien de rémunération et pas de licenciement), les efforts actuellement fournis par l’ensemble des équipes pour permettre la continuité de l’activité, s’ils devaient s’accompagner d’une contribution sous forme de prises de jours de congé, posait inévitablement la question du versement du dividende. Les efforts doivent en effet être partagés par tous.

La Direction a pris plusieurs engagements dans le cadre de cette réunion et a montré une volonté de discussion avec les partenaires sociaux. Un texte doit être remis aux syndicats lundi matin. Une nouvelle réunion aura lieu le même jour à 17h.

Nos 4 organisations syndicales œuvrent ensemble pour que les meilleurs dispositifs sociaux puissent s’appliquer à l’ensemble des salariés de Société Générale. Nous restons, par ailleurs, extrêmement vigilants et réactifs pour s’assurer que l’ensemble des mesures de sécurité soient strictement appliquées et respectées afin de protéger tous nos collègues exposés d’une façon ou d’une autre, dans le cadre du plan de continuité de l’activité qui nous incombe.

Sachez que nous sommes à vos côtés dans ces moments difficiles. Tous unis pour vaincre le coronavirus et préserver les intérêts de notre entreprise et de ses salariés.


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CoronaVirus - Covid19 :
Covid19 - La nouvelle attestation garde d'enfants - 26 mars 2020
CGT - DLAJ - Indemnités journalières de la sécurité sociale (IJSS) en cas d’isolement, de maintien à domicile et pour les parents en garde d’enfants
PCA Agences - Plan contiuation activité
CGT - Les 3 premières ordonnances COVID19 - 26 mars 2020
LDAJ - L'espace Libertés Droits et Actions Juridiques de la CGT - questions/réponses
Compte rendu de la conf call Coronavirus - services centraux parisiens du 25 mars 2020
Présentation des 25 premières ordonnances prises en application de la loi d’urgence pour faire face à l’épidémie de COVID-19 - Le Gouvernement - 25 mars 2020
Philippe Martinez : « Tous les syndicats sont d'accord pour maintenir les activités indispensables » - 24 mars 2020
INRS - Obligations des employeurs et des salariés en période de pandémie - 25 mars 2020
Nouvelle attestation de déplacement dérogatoire - 25 mars 2020
CGT - Compte rendu de la réunion téléphonique du 23 mars 2020 avec les ministres du Travail et de l’Economie
Covid19 - Q&A Collaborateurs de la DRH - 23 mars 2020
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BDDF - Conf call coronavirus BDDF - les notes de la CGT - 24 Mars 2020
Coronavirus : les assureurs se mobilisent et annoncent de nouvelles mesures exceptionnelles pour protéger les personnes et les entreprises les plus impactées par le virus Covid-19 - 23 mars 20
Lettre aux organisations syndicales sur la sécurité des personnels - F. OUDEA (FBF) 23/03/20
Note CGT sur la Loi d’urgence pour faire face à l’épidémie de Covid-19 - 23 mars 2020

CGT - Assurance chômage et coronavirus - 23 mars 2020
CGT - Mesures concernant le coronavirus : adaptation du dispositif d’activité partielle - 23 mars 2020
LETTRE OUVERTE DU SYNDICAT DES AVOCATS DE FRANCE A MADAME LA MINISTRE DU TRAVAIL - 18 MARS 2020
CGT - Coronavirus et rupture du contrat de travail - 19 mars 2020
SECAFI - Dispositif de chômage partiel et Covid-19 - Note de présentation technique - 16 mars 2020
Coronavirus - Mesures concernant le coronavirus : adaptation du dispositif d’activité partielle - 19 mars 2020
Coronavirus : Société Générale communiqué CFDT CGT CFTC SNB/CGC - 23 Mars 2020
Coronavirus : communiqué CFDT CGT CFTC SNB/CGC - 23 Mars 2020
Covid19 - Attestation garde d'enfants
BDDF CDS : Compte-rendu CGT de la séance plénière exceptionnelle 13 février 2020

CSEC :
CSEC : Commission EPQS Avril 2020 : statistiques sur les rémunérations au 31/12/2019
CSEC : Commission EPQS Avril 2020, Information GPEC
CSEC : Commission EPQS Avril 2020 : bilan social 2019
CSEC : Commission EPQS avril 2020, Ordre du Jour
CSEC - EPQS - Statistiques salariales - Pyramides (globalement et par statut) des âges 2019 - 31/12/2019
CSEC - EPQS - Statistiques salariales - Rémunération 2019 Part des primes - 31/12/2019
CSEC - EPQS - Statistiques salariales - Décomposition des frais de personnel 2019 - 31/12/2019
CSEC - EPQS - Statistiques salariales - Moyenne des rémunérations annuelles de base - 31/12/2019


CSE - Services Centraux  :
SCE des Services Centraux : La Commission des Restaurants, 2ème semestre 2019
CSE Services Centraux - Réunion ordinaire de mars 2020 - 31 mars - 1er avril 2020
CSE Centraux - CRS - Compte-rendu de la Direction - 18 mars 2020

CSE - CDS :
CDS Bordeaux - compte rendu CGT de la conf Call avec la direction du CDS de Bordeaux du 26/03/2020
CDS Toulouse - COMPTE RENDU CGT/FO - CONF CALL DU 19/03/2020 POINT COVID-19
CDS Toulouse - COMPTE RENDU CGT/FO - CONF CALL DU 19/03/2020 - POINT COVID-19
CDS Lille - Compte-rendu CGT du CSE du 26/03/2020
CDS Lille - Compte-rendu CGT CONF CALL ELUS ET DIRECTION - 24 mars 2020
CDS Lille - Compte-rendu CGT CONF CALL ELUS ET DIRECTION - 20 mars 2020



Droit du travail :
LOI n° 2020-290 du 23 mars 2020 d'urgence pour faire face à l'épidémie de covid-19 (1)


Tuto :
Site - Comment se créer un compte sur ce site? - 26 mars 2020

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Les vidéos @CGT SG:
Prenez le temps de réfléchir à vos objectifs !
Egalité Femme Homme, Une Paille !
 

La Direction de Société Générale a réuni les 4 Organisations Syndicales Représentatives afin d’examiner l’impact de la crise actuelle et des ordonnances gouvernementales.

Tout d‘abord, elle a tenu à nous rassurer sur la solidité de la banque en nous rappelant que nous avons des fondamentaux robustes. Ensuite, nous avons abordé ensemble les dispositifs gouvernementaux désormais en vigueur donnant aux entreprises les pleins pouvoirs pour décider unilatéralement de certains dispositifs notamment sur le temps de travail. Nous allons entrer, à la Société Générale, dans une discussion afin de prévoir des garde-fous et des mesures adaptées aux situations particulières.

Compte tenu d’une baisse prévisible, et probablement assez forte, de l’activité dans les semaines à venir, la Direction nous a présenté les grands principes qu’elle souhaite faire appliquer :

  • demander aux salariés de prendre 2 semaines de congés (10 jours effectifs) avant le 17 mai (fin de la période scolaire)

  • en contrepartie, elle maintient la rémunération sur l’ensemble de la période de confinement pour les salariés, ainsi que tous les dispositifs sociaux actuellement en vigueur à la SG (indemnité de transport, frais de garde….)

Nos 4 organisations syndicales ont exigé que des engagements forts soient pris en termes de rémunérations et d’emploi, et ce bien au-delà des périodes de confinement initialement prévues. Nous avons, par ailleurs, exigé le respect et le maintien de l’accord Emploi de 2019 qui est protecteur pour les salariés et prend l’engagement de ne pas recourir au licenciement.

Nous avons unanimement souligné qu’en échange de ces engagements forts (maintien de rémunération et pas de licenciement), les efforts actuellement fournis par l’ensemble des équipes pour permettre la continuité de l’activité, s’ils devaient s’accompagner d’une contribution sous forme de prises de jours de congé, posait inévitablement la question du versement du dividende. Les efforts doivent en effet être partagés par tous.

La Direction a pris plusieurs engagements dans le cadre de cette réunion et a montré une volonté de discussion avec les partenaires sociaux. Un texte doit être remis aux syndicats lundi matin. Une nouvelle réunion aura lieu le même jour à 17h.

Nos 4 organisations syndicales œuvrent ensemble pour que les meilleurs dispositifs sociaux puissent s’appliquer à l’ensemble des salariés de Société Générale. Nous restons, par ailleurs, extrêmement vigilants et réactifs pour s’assurer que l’ensemble des mesures de sécurité soient strictement appliquées et respectées afin de protéger tous nos collègues exposés d’une façon ou d’une autre, dans le cadre du plan de continuité de l’activité qui nous incombe.

Sachez que nous sommes à vos côtés dans ces moments difficiles. Tous unis pour vaincre le coronavirus et préserver les intérêts de notre entreprise et de ses salariés.

 

COMPTE-RENDU DE LA REUNION (CONF CALL) DE LA CELLULE D’INFORMATION RESTREINTE SCP
25 MARS 2020

Direction : Sophie DESLOGE PASTORE (HRCO/SSA/IDS), Laetitia BOURDIN (HRCO/SSA/IDS), CHOQUET Pauline (HRCO/SSA/RCO), Bruno COUBES (SEGL/DSG), Sergio PEREIRA ((HRCO/ SSA/ IDS), François BRIAND-LE PAPE (HRCO/SSA/IDS). Françoise SCOFFIER : service de santé au travail.

OS : Isabelle BOUCHERAT et Serge MAHLER (CGT), (SNB), (CFDT) (CFTC), (secrétaire SNB CSEE), (UNSA).

Rappel de la direction du fonctionnement de cette cellule d'information qui se veut réactive et est un moyen de remonter les questions des salariés - de notre côté (direction) nous sommes engorgés et vous allez devoir centraliser vos questions avant de remonter vos points.


SNB : on n'est pas d'accord. On ne peut pas bosser à la place de nos 35 élus….

CGT : Nous sommes d'accord pour travailler via cette cellule et pour centraliser mais il faut que ce soit réactif et fluide. Et si des infos sont données aux secrétaires de SSCT, il faut doublonner avec les membres des différents syndicats de la cellule de crise.


Bruno Coubes (responsable du PCA) nous a présenté le nombre de salariés (par site) présents à 10h30 :

59 haussmann :  56 pers

Cap 18  : 32

Adamas : 1

Tour AC : 180

Les Dunes : 89 

Basalte  : 250

Perspectives Défense  : 4

Val de Fontenay : 150

Espace 21 : 9 personnes (badges)

Plus personne sur les sites de repli (où il y a un peu du Crédit du Nord.. )

Au-delà des 2 mails des 20 et 24 mars sur la fermeture d'immeubles, Peripolis va être fermé ce soir (les quelques salariés seront relocalisés à Dunes 1 Etage 4)


CGT : Nous vous rappelons l'engagement national de rembourser les frais de déplacement en voiture.

Le processus Ameli a changé pour les parents qui gardent leurs enfants : les managers remontent les renseignements à la RH pour faire les déclarations.

Il semble que les salariés ne savent pas combien de jours ont été déclarés. Un point va être fait aux salariés, notamment quand il y a une garde en alternance.  Mais a priori : l'arrêt s'est callé que la fermeture des écoles???…. Et donc pendant le temps scolaire…


CGT : quid des activités en Inde qui est en confinement total pour 3 semaines (les infractions sont punies par de la peine de prison) ?

Pour la direction, Bengalore et Chenai : 6000 accès distants et 80 personnes sur sites (ils faisaient les démarches pour avoir des accès pour venir travailler) mais pour l'instant ils font face.

Sur Mombai : 90% en accès distants.

Les situations des expatriés (environ 600 dont la moitié sur GBIS) sont gérées au cas par cas par les RH.

Des contacts ont été pris pour savoir s'ils étaient population fragile et dans ce cas, ils étaient exfiltrés.

Sinon la SG a appliqué la même politique que les autres entreprises françaises, en proposant le rapatriement des familles. Il n'y avait pas de demandes massives de retours.


SNB : on sait combien de salariés sont dans le cadre d'Ameli ?

S. Desloges : non, les déclarations sont en cours de traitement.


La médecine du travail nous informe que 3 psychologues seront mis à disposition via Preventis sur une plage horaire dédiée.

Il y aura un numéro interne dédié aux salariés SG en France par la médecine du travail SG (de la Défense). Ils ne traiteront pas les situations individuelles mais pourront conseiller ou donner un avis.


Bruno Coubes a fait un point à date des accès VPN :

Il y a une augmentation de la plateforme et de la couche supérieure, ainsi que du pare feu.

GBIS 9000 accès simultanés, RBDF 6000 accès simultanés, CEN + Roumanie 7500 accès. On est monté jusqu'à 23.000 accès simultanés hier. On tente d'atteindre des niveaux supérieurs mais progressivement pour que ça tienne la charge pour ne pas mettre en péril la plateforme RA 2.0 (il y a d'autres accès pulse mais c'est en dehors des centraux parisiens, il y a aussi des accès panda).

La Roumanie et les autres implantations européennes sont dans les 23.000.


Les proxim It sont disponibles sur la ligne externe pour prendre rendez-vous et donner la procédure à suivre en cas de panne. 


Le nombre de cas suspects ou avérés dans les centraux : Pas de chiffres de la médecine du travail.

Bruno Coubes : les données ne sont pas fiables, on a une quarantaine de cas sur la région parisienne et ce sont les personnes qui l'ont signalé. Ce qui paraît très faible au regard de l'épidémie sur l'IDF.

Les prestations ménages : intensif dans un 1er temps, mais 1 personne du ménage a été testée positive et donc les salariés SG vont nettoyer eux-mêmes leur matériel. Tout en maintenant la prestation du soir.

Pour le gardiennage, pas de changement.


Les prestas sont destinataires des com groupe et une com spécifique a été envoyée aux sociétés prestataires par ACHA.


Point sur la restauration : restent ouverts : Pauline : en service rapide, Oasis (dunes ) 50 repas, Bienfait  (Basalte) 150 repas, Exquis(Vvalmy) 50 repas. Fréquentation stable.


La CGT a renouvelé sa demande que les entretiens de définitions des objectifs soient gelés et reportés.

CGT : Un mail et un sms de SG NEWS ont été envoyés ce matin, c'est un virus ou un phishing ? Parce qu'il y a des fautes (collège Vs collègues) et l'envoi est fait par SFR…

Bruno Coubes : mais non, c'est un vrai message…. On a fait dans l'urgence ….

CGT : ah bon, bah on va faire passer le message que c'est un vrai message. Lol


SNB : on veut avoir des chiffres sur le nombre de salariés qui  … (..)

CGT : Il est beaucoup plus important de garantir le maintien de rémunérations que de savoir combien de salariés sont Améli, en télétravail ou autre. Et donc de dédier les équipes à ces tâches plutôt que de fournir des stats qui ne servent à rien. 


SNB : on veut une vision globale des conditions de travail des 19.000 salariés des services centraux, avec des données statistiques et des dossiers.

Direction : on verra courant avril comment organiser une commission SSCT avec une synthèse.

CGT : pourquoi la direction ne fait pas comme au CSEC en ne traitant que les points obligatoires, ce qui permet d'aider nos collègues qui ont besoin de nous … c'est hallucinant.

SNB : on ne va pas niveler par le bas, ce n'est pas parce que le CSEC n'a pas réussi qu'on va laisser tomber. C'est très bien que les instances se réunissent.

Direction : on est d'accord pour que les instances ne traitent que les urgences, mais il nous paraît normal de garder un niveau de dialogue social dans les centraux. Comme les rapports étaient déjà faits, il faut clore les sujets.

CGT : c'est n'importe quoi, ces points sont complétement hors sol, désuets et inutiles dans le contexte actuel.

La CFDT a abondé aussi dans ce sens, en expliquant que les élus sont en contact constant avec les salariés et que les choses ont changé (par exemple l'accès au télétravail….).


Unsa : le télétravail c'est bien mais 1 journée ou 2 , après c'est dur et chiant …. On n'a pas les chaises adaptées pour… il faut aménager les horaires pour reposer le corps. La chaise ça fait mal.

Prochaine réunion le mercredi 1er avril même heure.Uneinvitation sera adressée

 qrfb centraux

Philippe Martinez : « Tous les syndicats sont d'accord pour maintenir les activités indispensables »

Le patron de la CGT prend position sur le travail dans les entreprises : oui, seulement quand c'est nécessaire (la santé, l'agroalimentaire, la logistique, l'énergie…) et si le salarié est protégé. Non, dans tous les autres cas.


Le gouvernement appelle les Français à travailler - tout en recommandant de rester chez soi. les salariés, eux, sont inquiets. L'Afep, qui représente les plus grandes sociétés françaises, appelle à la reprise du travail. La CGT-chimie demande d'arrêter le travail dans les secteurs non nécessaires et votre section énergie recommande un droit de retrait dans la distribution du gaz, nécessaire à tous.

Quelle est aujourd'hui la position de la CGT sur ce sujet : qui doit aller travailler ? Quelles sont les activités nécessaires ? 
En ce moment, il faut être humble et modeste, éviter toute position tranchée. Qu'est-ce qui est nécessaire à la santé et à la vie du pays ? J'en parle à chaque fois que je peux avec des membres du gouvernement. Construire un paquebot à Saint-Nazaire ou un bateau de guerre à Brest, continuer à fabriquer des automobiles ou des tramways, est-ce bien nécessaire aujourd'hui ? La question est plus que d'actualité avec Airbus qui vient d'annoncer une reprise du travail : nécessaire ou pas ? Il reste à le démontrer car, à la CGT, nous ne sommes pas convaincus. Le BTP n'est pas essentiel non plus, et la plupart des patrons sont d'accord avec nous, mais pas le gouvernement, qui refuse de discuter sur tous ces points. Qu'est-ce qui reste indispensable ? Le commerce, bien sûr, mais pas n'importe lequel : pas le commerce du style Amazon qui doit être arrêté. La logistique ensuite, la production et livraison de tout ce qui est nourriture, mais pas forcément la fabrication de confiture même si c'est sympathique. Les industries pétrolières, bien sûr. Dans le textile, fabriquer des pantalons n'est plus une obligation, mais si une usine reconvertit ses lignes de production pour faire des masques, alors, oui. Il faut encore des emballages, bien entendu, pour le gel hydroalcoolique par exemple. Mais dans tous les cas, les salariés doivent être protégés, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Nous demandons aux salariés qui n'ont pas de protection suffisante d'exercer leur droit de retrait. Arrêter tout ce qui n'est pas indispensable permettra de libérer des masques et du gel pour ceux qui en ont vraiment besoin, à commencer par les hôpitaux. Nous n'avons aucune réponse précise du gouvernement sur ces sujets. 

La position de la CGT est-elle différente de celle des autres syndicats, ou est-ce l'union sacrée dans ce que le président Macron appelle « un temps de guerre » ? Nous sommes tous d'accord sur l'essentiel. Je suis intervenu, ainsi que Laurent Berger de la CFDT, auprès du gouvernement sur le cas d'Amazon parce que leurs conditions de travail dans les entrepôts sont dangereuses : de nombreux salariés en CDI sont tombés malades, ils ont été remplacés par des intérimaires ou des précaires. Les salariés ne se sont pas laissé faire, nous les avons soutenus et l'entreprise commence à bouger, le gouvernement semble se préoccuper enfin de cette situation Tous les syndicats sont d'accord pour maintenir les activités indispensables, et ils sont d'accord aussi pour s'inquiéter de la loi d'urgence sur les conséquences du coronavirus pour les conditions de travail  : nous condamnons les mesures dérogatoires sur les temps de repos hebdomadaire, l'allongement du temps de travail, la possible réduction des congés. Nous sommes tous d'accord aussi pour dire qu'au sein des entreprises, c'est le rôle du CSE [comité social et économique, qui a remplacé notamment les CHSCT, NDLR]de valider les mesures de protection interne ou la nouvelle organisation des équipes. Nous sommes d'accord pour penser qu'il n'y a pas besoin d'une nouvelle loi pour régler toutes ces questions : on peut en discuter dans les entreprises, régler ces sujets au cas par cas. Les salariés savent que la situation est grave, il n'y a aucun besoin de leur dire de travailler plus. Ce qu'on attend du gouvernement, c'est de la clarté. Le double message « restez chez vous » et « allez travailler »est inaudible. J'ai demandé à Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie, comment il justifiait en ce moment la poursuite de la construction d'un cuirassé militaire. Sera-t-il utile pour tirer des missiles sur le virus ? 
La prime de 1 000 euros qu'une partie des entreprises de distribution comme Auchan, Carrefour ou Intermarché versera à ses salariés, c'est suffisant pour les dédommager des risques encourus ? C'est une mesure de faux-culs, pardonnez-moi l'expression ! Pourquoi la verser maintenant et pas tout le temps ? On découvre l'utilité des gens mal payés comme les vendeurs ou les routiers alors qu'ils sont utiles tout le temps et qu'ils sont pourtant toujours mal payés avec des horaires épouvantables. Si cette crise permet au moins de revoir leur situation, ce sera toujours ça. Et nous y veillerons. 

Le rôle du syndicat auprès des salariés a-t-il changé depuis une semaine ? On reçoit beaucoup de sollicitations en effet, on fonctionne surtout par téléphone mais on a mis en ligne les documents permettant aux salariés de comprendre comment activer leurs droits, dont leur droit de retrait. On discute aussi dans les branches, notamment à La Poste, qui connaît des problèmes en ce moment. Bien entendu, il faut que les bureaux restent ouverts, pour que les gens puissent aller toucher leurs minima sociaux, mais faut-il tout continuer et distribuer n'importe quel produit acheté sur internet ? Cela, ce n'est pas certain. Il faut aussi que les travailleurs précaires, ceux qui travaillent pour les plateformes numériques et ne sont pas salariés, puissent obtenir les mêmes droits et indemnisations que les salariés. 

Quelle est l'attitude du gouvernement avec vous ? Tous les sujets qui fâchent ont été repoussés, on ne parle plus de la réforme des retraites… Le minimum de leur part, c'était de suspendre tout ce qui faisait polémique. Nous avons fait cette demande, et ils ont accepté. On reviendra sur les sujets « retraite » et « chômage » quand il sera temps et il reste quelques sujets à résoudre dont celui de l'indemnisation des intermittents du spectacle. 

Que se passera-t-il après pour relancer la machine économique ? Des mesures difficiles pour les salariés sont possibles. Vous êtes déjà inquiets ? Il est prématuré de se poser la question : il y aura des pressions sur les salariés mais ils ne pourront pas être les seuls à faire des sacrifices. On peut déjà se demander s'il faudra verser des dividendes cette année. Je dis ça comme ça. Il faut anticiper bien sûr mais il faut d'abord gérer ce qui se passe aujourd'hui : il y a beaucoup d'inquiétude et l'inquiétude aujourd'hui, ce n'est pas de perdre son travail dans quelques mois, c'est de perdre la vie maintenant. La situation détériorée des hôpitaux, chacun devra en tirer des leçons. La crise sanitaire révèle tout ce que nous disions depuis longtemps. Après, la reprise du dialogue social, on y sera attentifs, mais en attendant, le fait que le gouvernement nous contacte régulièrement, c'est déjà une bonne chose. Espérons que cette bonne habitude sera maintenue.
par  L'obs

Après avoir géré les premiers effets de la crise sanitaire avec difficultés et parfois dans la confusion, il faut travailler rapidement à une sécurisation de l’espace social des salariés de la Société Générale.

Nous pouvons d’ores et déjà tirer quelques enseignements de ces 2 dernières semaines en termes d’organisation et de communication et travailler à la continuité du dialogue social avec comme objectif l’intérêt général.

Le cadre sanitaire :       
Les salariés, tous secteurs confondus, ont répondu présents et n’ont pas compté leur temps pour que l’activité essentielle à la nation perdure. Informaticiens, conseillers, back office, managers, et beaucoup d’autres ont tenté de répondre à la double injonction : sécuriser le personnel et nos clients, tout en maintenant l’activité essentielle au pays et aux concitoyens.

Mais à quel prix, les salariés du réseau sont le plus souvent livrés à eux-mêmes en matière de sécurité avec la plupart du temps un manque de protection pour leur permettre de faire leur travail en toute sécurité. Nous réitérons donc notre demande de fermeture des agences au public, sauf exceptions pour lesquelles la présence du client est indispensable, afin de limiter les risques sanitaires au maximum pour les salariés et leurs familles. Il faut leur apporter un cadre de travail sécurisé et apaisé afin qu’ils puissent effectuer leurs missions de manière sereine et sans leur rajouter de difficultés supplémentaires, par des tracas financiers et/ou administratifs. Nous attendons aussi de la part des Directions locales de la bienveillance, du soutien et un discours clair et rassurant. Il sera toujours temps, après la crise, d’évoquer les sujets qui ne sont pas prioritaires compte tenu de l’urgence sanitaire.

Le pacte social :             
Il faut rappeler que la priorité est de mettre le maximum de salariés en sécurité / confinement avec maintien de la rémunération. Il faut un moratoire sur les projets de transformation et que chacun se concentre sur l’urgence du moment et que des messages soient clairement passés pour que, tout ce qui ne concerne pas l’urgence absolue soit relégué à des temps plus propices (définition des objectifs, entretiens de recueils de souhaits, entretiens professionnels, etc.). Toutes nos forces doivent être mises aux services de tous, ou mises en sommeil pour ne pas utiliser des moyens en infrastructures dont nous avons tant besoin et qui doivent être exclusivement destinés au traitement de l’activité.

Il faut que les organisations syndicales et la direction maintiennent le lien et les discussions qui existent depuis le début de cette crise. Même si des désaccords existent, la discussion et les échanges permettent d’en surmonter une grosse majorité. Les choix pour l’avenir plus ou moins proches, les mesures gouvernementales doivent être débattues dans ce cadre. Il serait inconcevable que la direction n’entende pas les salariés et leurs représentants pour commencer à réfléchir et prendre des décisions sur ces aspects.

Depuis maintenant plus de deux semaines, l'ensemble de nos équipes sont sur le pont, à vos côtés, pour faire face à la crise sanitaire qui nous menace.

Une priorité : votre sécurité dans le cadre du plan de continuité de l’activité   
Nos élus, localement et nationalement, sont en lien étroit avec les différentes cellules de crise. Nous y faisons remonter fortement la nécessité de mettre en priorité absolue en sécurité les salariés et les clients dans le cadre du plan de continuité de l’activité. Les comptes rendus sont sur notre site (cgtsocgen.fr et sur facebook).  

Partout, les populations à risque ont été rapidement dispensées d’activité et doivent rester confinées.   

Dans les services centraux, les salariés dont l’activité était indispensable, qui pouvaient agir à distance, ont été confinés. Ceux dont l’activité était indispensable, sans pouvoir le faire à distance ont continué à se déplacer. Les autres salariés ont eu accès au télétravail, voire mis en dispense d’activité rémunérée.

Dans le réseau, nos élus sont intervenus pour que « l’ouverture des banques », décrétée par le gouvernement, sans pour autant donner aux salariés les moyens de se protéger (comme la plupart des secteurs ouverts !), se déroule dans le cadre de condition stricte de sécurité. Nous avons bataillé, défendu et souvent obtenu que l’ouverture ne se fasse que pour les urgences, qu’avec le respect des consignes de sécurité, sur rendez-vous et d’informer la clientèle des moyens distants pour répondre à leurs besoins légitimes. Un nombre important d’agences sont restées fermées, tout en répondant aux besoins exprimés par nos clients. A contrario, certains n’ont pas mesuré le risque de propagation et ont parfois pris des risques démesurés pour ouvrir coûte que coûte. Viendra le temps de faire le bilan de ces initiatives individuelles à contrecourant des exigences sanitaires.

Dans les CDS et les CRC, il a fallu (et encore à l’heure actuelle) batailler pour que les activités essentielles soient détectées, que les activités qui peuvent attendre permettent de renvoyer chez eux les salariés concernés et que l’espace ainsi libéré permette de bien respecter l’éloignement des salariés entre eux.

Dans les CRC, l’éloignement a aussi été une bataille. Plus cette règle aura été respectée à la lettre, moins les salariés n’auront couru de risque. Nous attendons toujours des moyens techniques qui permettent de gérer à domicile certaines activités (mails par exemple).

Cela a nécessité de trouver des moyens rapides de communication avec l’ensemble des salariés, quelles que soient leur activité et leur localisation.

Mieux vous informer, pour mieux défendre vos demandes
Nous avons rapidement augmenté les moyens techniques pour permettre les échanges avec les salariés en poste ou confinés, sans peser sur les capacités de « bande passante » nécessaires à la poursuite des activités. Nous avons augmenté la présence et la gestion sécurisée de notre page Facebook, et alimenté notre site internet avec des consignes à respecter, des documents importants, etc.

Les choses vont extrêmement vite et nécessitent des adaptations sans cesse. Tant pour tenir compte de l’évolution sanitaire, que des injonctions lancées par le gouvernement (et les autorités réglementaires), que des moyens déployés pour permettre au maximum de salariés de rester confinés. Pour maintenir le lien nécessaire pour être extrêmement réactifs, nous vous proposons de vous inscrire sur la page Facebook destinée  :

    à l’ensemble des salariés SG,
qrfacebook  


et parfois même, nos élus ont créé une page pour la DCR ou le CDS (Rennes, Arras, Bordeaux, Valence, Grenoble, etc).


Les mesures sociales - ou pas

La paye de Mars va passer et celle d'avril devrait passer sans trop de difficulté (avec du personnel réduit, les ajustements risquent d'avoir quelques difficultés). Le gouvernement change la donne avec les ordonnances en cours. Vous êtes extrêmement nombreux à vous poser de multiples questions, notamment avec les mesures que le gouvernement veut prendre rapidement (récupérer des jours RTT, imposer des congés, etc). Nous ne pouvons pas répondre aux très nombreux mails sur toutes ces questions légitimes. Mais nous pouvons grâce aux réseaux sociaux (Facebook là encore...), échanger entre nous et répondre aux inquiétudes des uns et des autres. Voire aussi, grâce à vos suggestions, faire des propositions pour qu’au-delà de la crise sanitaire que nous connaissons, nous ne subissions pas ensuite une crise sociale.


Le rire est le propre de l’homme

Maintenir le lien, c’est aussi une nécessité pour beaucoup d’entre nous, pour se détendre pendant cette période de tension extrême. Certains d’entre nous sont parfois extrêmement isolés et nous savons qu’en mettant en commun notre ingéniosité, nous pouvons inventer de belles choses.          

Enfin, pour ne pas perdre de vue que le rire est salutaire, nous avons mis sur notre page Facebook "L'actu Syndicale CGT à l'attention de tous les salariés SG Société Générale", un album photo des meilleures blagues sur la situation actuelle. Le rire est contagieux, mais pas dangereux.

Plus jamais, faites attention à vous et vos proches,
Respectez les consignes et vous pouvez compter sur nous !

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(Rappel : pour pouvoir consulter les documents sur notre site, vous devez vous être connecté avant, sur intranet via votre identifiant + code Sésame
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CoronaVirus - Covid19 :
CDS Lille - Compte-rendu CGT CONF CALL ELUS ET DIRECTION - 20 mars 2020
Le texte du PJL d'urgence sanitaire - 19 mars 2020

Covid19 - SECAFI Repères et recommandations pour les CSE
Compte rendu de la conf call BDDF 18 mars 2020 ( 14h30 / 15h49)

Frédéric Oudéa sur RTL - 16 mars 2020
Coronavirus : Le question / réponse RH - mis à jour le 16 mars 2020
Les notes de la conf call avec Caroline Guillaumin (drh du groupe) - 16 Mars 2020
Conférence téléphonique BDDF 13:30/14 :46 - Valérie Migrenne (DRH de BDDF) - Michel Galiay (secrétaire général de BDDF, ex Pascal Mère) – Frédéric Clavieres (directeur des relations sociales) - 16 Mars 2020
Covid19 - Communiqué du ministère du travail - 15 mars 2020
Instructions agences face au Covid19
Coronasvirus - mobilisation total des banques françaises - des modalités simples et concrètes au service des entreprise - FBF 15 mars 2020
Nouvelles mesures de prévention du groupe en France concernant le covid-19 (coronavirus) - 15 mars 2020
Rencontre avec Murielle Penicaud - compte rendu et intervention CGT - 14 Mars 2020

CSEE Réseaux :
CDS Lille - Compte-rendu conférence téléphonique - 17 mars 2020
Compte-rendu CGT CSE DCR Arras exceptionnel 17 Mars 2020 - coronavirus
Coronavirus : Compte rendu du CSE du CDS de Bordeaux - 17 Mars 2020
Instructions DEC Drôme Ardèche - 17 mars 2020 à 8h17

CSEE Centraux :
Cellule d’information restreinte Services Centraux Parisiens - Réunion SKYPE 18 mars 2020
CSEE Centraux - Rapport commission économique budget - 5 mars 2020

Emploi :
compte rendu de la rencontre CGT - Ministre du travail : 17 mars 2020




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Les vidéos @CGT SG:
Prenez le temps de réfléchir à vos objectifs !
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CDS de BORDEAUX  - COMPTE RENDU CGT/CFDT du CSEE DU 17 MARS 2020

COVID – 19 : POINT SUR LA SITUATION


QUESTIONS – REPONSES

Q : Au CDS de Bordeaux, nous avons une configuration en open-space où la distance minimum d’un mètre n’est vraiment respectée entre les postes des agents. Quelles autres mesures vont être prises ?
R : Le problème de proximité sera réglé dès ce soir car les mesures de restriction de circulation des personnes vont impliquer un nombre réduit de collaborateur, environ 30 personnes en tout sur le CDS (chiffre en cours d’affinage) amenés à venir travailler sur des process critiques et vitaux. Il pourrait y avoir un roulement des équipes sur la durée du confinement.

Q : comment seront choisi les personnes qui viendront travailler ?
R : La Direction ressence ceux qui sont les plus compétents et les plus polyvalents sur les process critiques et vitaux de la banque. La Direction compte sur la bonne volonté des collaborateurs pour assurer ces process. Cependant, un salarié qui invoquerait une situation de risques pour lui-même ou pour ses proches pourrait être dispensé de venir travailler.

Q : Qu’en est-il de l’accès à distance ?
R : Des modalités sont en cours de définition via des tablettes à domicile

Q :Aurons-nous le laisser-passer demandé par le gouvernement ?
R : Les contrôles ne seront effectifs qu’à partir de demain. Tous les salariés devant se rendre sur site auront un document de l’employeur (attestation).

Q : Que doivent faire les personnes reconnues RQTH ?
R : Si elles le souhaitent, elles peuvent rentrer chez elles en envoyant un mail à la RH.
La Direction précise que ces personnes ne se déplaceront pas sur site pendant la durée du confinement.

Q : Y aura-t- suppression des écrêtages et/ou mise en place d’heures supplémentaires payées ?
R : la Direction affirme qu’il n’y aura pas de pénalisation des personnes qui seront volontaires.
Q : y a -t-il assez de gel hydroalcoolique, essuie-mains ? masques à disposition, gants ?
R : la Direction a un stock et a demandé un réassort sachant que le besoin sera moindre une fois que l’effectif présent sera réduit. Il n’est pas prévu d’avoir des gants et des masques car les recommandations des autorités n’en font pas mention à aujourd’hui.


CAS SUSPECT AU SERVICE COMPTABILITE

Une personne a présenté des symptômes jeudi dernier, personne fragile avec suspicion de COVID-19.
Cette personne est en arrêt depuis jeudi midi ; elle a prévenu la Direction hier et des mesures ont été prises :
Recueil de la liste des personnes en contact avec ce collaborateur pendant les 24h avant l’apparition des symptômes (recommandation de l’ARS)
Un nettoyage particulier du bureau du salarié a été effectué.
Tous les collaborateurs identifiés sont en confinement pour 14 jours comme recommandé.
Le RDO a décidé de rester chez lui en confirment pendant 14 jour. Les autres collaborateurs n’ont pas de raison d’être confinés (recommandation de l’ARS). Beaucoup de collaborateurs ont demandé à rentrer chez eux par mesure d’éloignement ; dans tous les cas, la Direction a accepté.
La COMPTA ne serait pas considérée comme activité vitale et les collaborateurs devront peut-être rester chez eux.

Les élus restent à votre disposition pour les points qui resteraient en suspens.

Morgane Ernoux 

Mes notes de la conf call 


Conférence téléphonique BDDF 13:30/14 :46 - Valérie Migrenne (DRH de BDDF) - Michel Galiay (secrétaire général de BDDF, ex Pascal Mère) – Frédéric Clavieres (directeur des relations sociales)

Point d'actualité BDDF et organisation de la gestion de crise

MG : on va distinguer les centraux et du réseau.

Dans les centraux, tout ce qui est vital et critique, split entre équipe A et équipe B. Le reste est soit chez eux (dispense d'activité rémunérée), soit télétravail. On a une contrainte de maintien de capacité des plateformes. Donc, certaines activités ne sont pas autorisées à travailler toute la journée.

Sur le réseau, la contrainte plus forte : pas de capacité de  télétravail. Mais continuité exigée par le gouvernement (activité vitale et essentielle). On a intégré l'angoisse légitime des collaborateurs.

Pour tout le monde, pas de déplacements chez les clients ou ailleurs.

Pour l'accueil (pri pro) dans les guichets, juste sur RDV (position de place appliquée par l'ensemble des banques) et possibilités d'accueil au guichet avec un nombre limité (donc filtrage à l'entrée, vigile, ). Accord pour autoriser les véhicules perso et défrayer totalement et on cherche de développer les capacités de télétravail.

Ce matin, les ouvertures se sont pas bien passées Les points prévus pour l'organisation se sont passés comme prévu. Mais pas de distribution de masques…. A notre connaissance, les autres n'ont plus distribuer de masques. Les autorités sanitaires n'ont pas dit que les masques étaient satisfaisants.

Le gel est commandé … mais un certain nombre n'a pas encore été livré. Le gel a été réquisitionné par les autorités.

Cgt : si les consignes ne sont pas claires, ca va être l'anarchie en France. Il faut que la priorité soit la protection du personnel et de la clientèle.

Les Masques ? mais toutes les équipes de santé  en sont équipées … Le virus ne va pas épargner les employés de banque, ni la clinetèle.

A-t-on la capacité de désinfecter ? De vraiemet filtrer la clientèle qui se présente ?

Accueil limitée : ok mais seulement sur rdv "urgent et traité".

Il faut de vrais mesures de sécurité (masques, gel hydroalcoolique ) puisque la priorité est à la protection du personnel

Si vous ne prenez pas les mesures nécessaires, vous allez perdre les qui maintiennent l'activité et répondent présents… jusqu'à maintenant.

Cgt : On a des injonctions contradictoires du gouvernement (pas de gel, ouverture obligatoire, et ne pas sortir de chez soi même pour aller dans la foret…).

Le confinage complet est il à l'ordre du jour ?

Mg on a une contrainte externe. Les masques sont requis pour les activités prioritaires. L'activité bancaire est essentielle. Mais demain l'activité va être relativement faible…

Cgt : ce n'est pas ce qui s'est passé dans les commerces.

Mg : on a l'exemple italien, qui a 8 jours d'avance. Les paiements entreprise et particuliers sont indispensables. Les autres activités vont être neutralisées au maximum. En Italie, les guichets continuent exclusivement sur rdv. C'est le mouvement qui va se mettre en place.

Vm : l'inquiétude monte et ce n'est pas le moment d'avoir un discours managérial…

Cgt : … y a pas que l'inquiétude. c'est une course contre la montre. Les chiffres grimpent et les scenarios sont pessimistes. Le communiqué de la FBF est hallucinant ("venez dans les banques, c'est open bar"). Il faut clairement faire en sorte que la priorité n°1 soit la protection des salariés et de la clientèle.

Vm : notre communication sera managériale…

Cgt : on ne pourra pas avoir une nouvelle comm globale satisfaisante, on voit que c'est différement déployé selon les endroits, le droit de retrait est individuel si le salarié ne s'estime pas en sécurité.

Ca ne peut pas être soumis à l'appréciation des managers, des directeurs, etc. Il faut rappeler :

Ouverture  sécurisée juste sur rdv (et pour urgence).

Protection de la clientèle et des salariés.

Mg : tous les points/ règles sont précis et sont clairement exposés à nos directeurs, managers.

On cherche la cohérence et l'alignement. Les choses vont changées rapidement et on devra rapidement faire un nouveau point.

 

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LA MESSE DU JEUDI NOIR
L’heure n’est pas à la polémique. L’exercice oratoire du Président était annoncé et attendu depuis quelques jours et son discours s’est voulu consensuel dans une période troublée, reconnaissant les mérites de la santé publique (martyrisée par les coupes budgétaires et dont tous les acteurs sont en grève depuis plus d’un an dans l’indifférence quasi-générale… jusqu’à présent). Il aura même salué les mérites de l’«Etat-Providence» qui nous permet de surmonter les différentes crises. Ces revirements sont les bienvenus après une année d’alertes, de manifestations ou de grèves. Il va falloir maintenant que les actes succèdent aux paroles et aux promesses d’un soir, et que cesse le matraquage de tous ceux qui ne font pas partie du cercle de courtisans qui entourent le Président. Ce sont en effet les gens ordinaires et notamment les salariés qui risquent encore de faire les frais des multiples restrictions qui ont frappé ces dernières années la santé publique, l’assurance chômage, les retraites, la protection sociale, etc.

CORONAVIRUS
En écho à l’allocution présidentielle, le message de Frédéric Oudéa - pourtant envoyé quelques heures plus tôt – aura finalement suscité moins de réactions que la suspension du télétravail dans les Centraux ou que le plan de continuité de l’activité qui se met progressivement en place. Il faut reconnaître qu’en telle période de crise, la communication peut rapidement être périmée.  La suspension du télétravail a d’abord monopolisé l’attention dans les Centraux et soulevé nombre de questions légitimes. Puis c’est la fermeture des établissements scolaires qui en a suscité de nouvelles. Des instructions par BU / SU, puis un nouveau mail adressé à tous vendredi après-midi tente de clarifier quelques points pour répondre simultanément à deux objectifs : préserver la santé des collègues, notamment les plus menacés par le virus, et maintenir l’activité. Si vous êtes fragilisés par des maladies chroniques ou respiratoires, vous restez chez vous et rémunérés. Votre manager gère votre travail à distance ou votre dispense d’activité. Les activités critiques seront sauvegardées et les gardes d’enfants gérées. Plus encore que l’utilisation de la «bande passante», c’est d’équiper rapidement les salariés en matériel portable qui pose problème. Les instructions pour garde d’enfants doivent encore être précisées pour tenir compte des instructions gouvernementales, mais il n’est pas question d’avoir un impact sur la rémunération (quel que soit l’âge de vos enfants). Au-delà de ces points urgents, nous avons demandé quelles actions menaient les banques pour faire face à la crise actuelle.

ET PENDANT CE TEMPS LA … suite
Dans tout ce brouhaha, les priorités de l’«avant crise» sont souvent reléguées au second plan. Les réunions se font à distance, les formations en présentiel sont suspendues. Il en est une que la direction entend maintenir pour l’instant : la consultation du conseil de surveillance qui gère les fonds des salariés actionnaires. Sous couvert de la loi Pacte et du Code monétaire, la direction entend bien faire voter jeudi un projet qui lui permet de garder la gouvernance du fonds E. Qui décidera des votes du Fonds E (celui des salariés, 1er actionnaire) notamment des résolutions aux AG ? Si la question n’est pas anecdotique, elle ne peut être traitée dans la précipitation.
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 cgt493l

 

 

De : COMMUNICATION GROUPE <Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.>
Envoyé : vendredi 13 mars 2020 14:39
Objet : [POUR INFORMATION] Nouvelles mesures de prévention du Groupe concernant le COVID-19 (Coronavirus)

 

Bonjour,

Suite aux recommandations et décisions prises par le Président de la République hier, il est de notre responsabilité d’aider à endiguer cette épidémie et d’agir de manière responsable et adaptée. Vous trouverez ci-dessous les mesures mises en œuvre au sein de Société Générale en France qui prendront effet pour la semaine du 16 au 22 mars.

- Si vous faites partie des collaborateurs susceptibles d’être fragilisés par des maladies chroniques ou respiratoires, ou par une situation de handicap, vous pouvez rester chez vous. En fonction du plan de continuité d’activité de votre BU/SU, et de l’accord de votre manager et gestionnaire RH,  vous pourrez soit travailler à distance, soit être en dispense d’activité rémunérée.

- Si vous faites partie des collaborateurs qui devront garder leurs enfants à partir de la fermeture des écoles lundi, vous pourrez rester chez vous afin d’assurer votre responsabilité parentale. Quatre cas de figure peuvent se présenter :

1/ vous avez la possibilité de travailler à distance malgré la garde de vos enfants, vous êtes identifiés par votre BU/SU comme faisant partie des activités critiques et vous bénéficiez dans ce cadre d’un accès travail à distance dans le cadre défini pour la continuité d’activité par votre BU/SU :

    • si vous étiez prévu en travail à distance la semaine prochaine, pas de changement.
    • si vous n’étiez pas prévu en travail à distance la semaine prochaine, vous pouvez vous mettre en travail en distance sauf pour les activités GBIS pour lesquelles vous devez vous coordonner avec votre manager qui décidera si vous pouvez travailler à distance, si vous devez être sur le site ou si vous êtes en dispense d’activité rémunérée.

2/ vos activités ne sont pas définies comme activité critique, vous bénéficiez d’accès à distance, nous vous demandons de ne pas vous connecter à distance par VPN avant d’avoir eu les consignes de votre manager. Si vous avez boxer sur téléphone mobile, vous pouvez travailler à distance avec l’accord de votre manager.

Si ce n’est pas déjà fait, votre entité vous communiquera ce jour le statut de votre activité (critique, non critique).

3/ vous aviez déposé une période de congé, celle-ci n’est pas remise en cause sauf si consigne spécifique de votre manager dans le cadre de la continuité d’activité de votre activité.  

4/ la garde de vos enfants ne vous permet pas de travailler à distance dans de bonnes conditions, ou votre activité ne bénéficie pas de la capacité de travail à distance (certaines activités de BDDF, CDN ou Boursorama par exemple), vous serez en dispense d’activité rémunéré.  Dans ce cas (dispense d’activité la semaine prochaine pour raison de fermeture d’école), vous serez rémunéré par l’entreprise dans l’attente des mécanismes annoncés hier par le Gouvernement mais qui n’ont pas été encore précisés.

Pour tous les autres collaborateurs, il n’y a pas de changement à votre activité sauf consignes particulières de votre manager. Les réseaux BDDF et CDN communiqueront sur leur dispositif spécifique de continuité d’activité.

Merci de respecter l’ensemble de ces consignes à la lettre.

Enfin, nous vous rappelons l’importance d’adopter régulièrement les bons gestes*. Ils sont simples et efficaces. La vigilance de chacun d’entre nous permettra de préserver la sécurité de tous.

La Direction des Ressources Humaines

** Les bons gestes : éviter poignées de mains et embrassades, se laver fréquemment et soigneusement les mains avec de l’eau et du savon ou avec des solutions hydroalcooliques, éviter de toucher son visage avec les mains, privilégier les échanges à distance, éviter tout contact rapproché avec des personnes présentant des symptômes d'infection respiratoire : ex. fièvre, toux et difficultés respiratoires.

De : Salarié
Envoyé : jeudi 12 mars 2020 09:42
À : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Objet : TR: [POUR INFORMATION] Nouvelles mesures de prévention du Groupe concernant le COVID-19 (Coronavirus) - Suspension du télétravail

Bonjour,

Je prends connaissance de la communication groupe concernant le dispositif de continuité d’activité concernant le COVID.

Je ne vous cache pas que je suis très inquiet à ce sujet, prenant les transports en commun au quotidien et étant père de 2 enfants.

Je comprends que la SG est des problèmes d’infrastructures techniques mais j’ai du mal a accepter que le groupe ne se donne pas les moyens nécessaires de « protéger » l’ensemble de ses collaborateurs !

L’activité sur laquelle je suis n’est pas considérée comme étant vitale ou critique et je comprends que je vais devoir continuer à aller travailler sur site en prenant un risque tous les jours alors que les autres pays européens prennent des mesures plus radicales.

Pensez-vous que ce soit une position ferme de la direction et des risques ?

Merci d’avance,

Cordialement,

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De : cgt sg [mailto:Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.]
Envoyé : jeudi 12 mars 2020 10:03
À : Salarié
Objet : [POUR INFORMATION] Nouvelles mesures de prévention du Groupe concernant le COVID-19 (Coronavirus) - Suspension du télétravail

Bonjour,

Merci d’avoir partagé votre sentiment et votre crainte face à la suspension du télétravail. Malheureusement, la situation évolue de jours en jours (et d’heure en heure). La cellule de crise nationale tente de lisser les effets du coronavirus. Pour l’instant, il n’y a pas de cas avérés à la SG et nous ne pouvons que nous en féliciter. La crainte de contamination et les mesures mises en place doivent obligatoirement permettre de gérer 2 fronts (la maladie et nos emplois).

Concrètement, si la direction a pu augmenter le télétravail et le travail alterné dans un premier temps, l’évolution probable en stade 3 pousse à privilégier la sécurité des activités critiques, sans pour autant délaisser les autres activités (toutes aussi indispensables à notre communauté de travail). Toute la bande passante leur est donc attribué pour l’instant (ainsi que les salariés qui ont un avis médical). Parallèlement (et ce n’est pas dans le mail de la direction) des moyens supplémentaires d’augmenter les possibilités de télétravail sont en cours d’acquisition. L’objectif est de stabiliser le PCA et de permettre au BU / SU de s’organiser pour ne pas faire prendre de risque aux collègues.

Enfin, pour finir, provisoirement, les délégués nationaux des syndicats sont réunis à 14H sur le sujet. Ce sera aussi l’occasion de remonter les craintes que cette décision génère.

Cordialement

Philippe Fournil

Délégué national de la CGT Société Générale.

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De : COMMUNICATION GROUPE <Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.;
Envoyé : mercredi 11 mars 2020 19:40
Objet : [POUR INFORMATION] Nouvelles mesures de prévention du Groupe concernant le COVID-19 (Coronavirus) - Suspension du télétravail

 

Bonjour,

Compte-tenu de l’évolution de la situation du Covid-19 à date, comme annoncé la semaine dernière, chaque BU/SU s’organise pour assurer la continuité de son activité, dans les meilleures conditions possibles et en cohérence avec le dispositif d’ensemble du Groupe.

Par mesure de précaution et pour assurer la sécurité de tous les collaborateurs, vous trouverez ci-dessous les nouvelles mesures mises en place ainsi qu’un récapitulatif des principales mesures déjà prises.

Concernant le travail à distance/télétravail :

Il est important de préserver notre capacité de travail à distance pour nos activités dites « critiques » au cas où la crise s’intensifierait ou se prolongerait (protection de nos salariés, protection des fonds de commerce et de l’activité de nos clients, projets réglementaires...). Cette capacité est aujourd’hui contrainte. Elle sera renforcée progressivement dans les prochaines semaines.

Dans cette période intermédiaire, il est nécessaire que chaque responsable de BU/SU dispose de toute la capacité nécessaire pour une allocation des accès à distance adaptée à la crise sanitaire actuelle, avec en particulier une priorité pour les activités vitales et critiques.

À cette fin, nous avons décidé de suspendre temporairement l’ensemble des dispositifs de télétravail tels que formalisés dans vos avenants (si vous en bénéficiez) et ce à compter du lundi 16 mars inclus. Chaque BU/SU est en train de procéder à une revue générale des moyens de travail à distance en vue d’une allocation optimale. Vous en serez informé par vos managers.

  • Cette mesure ne concerne pas les collaborateurs dont le travail à distance résulte d’une disposition particulière validée par le médecin du travail.
  • Chaque BU/SU va mettre en place graduellement le principe de la séparation en 2 équipes « Team Split » sur certaines activités « critiques » telles que définies dans son plan de continuité d’activité.

Concernant le quotidien au travail :

  • les formations prévues en présentiel et qui ne peuvent pas être transformées en formation en ligne ou en webcast sont suspendues à partir du lundi 16 mars et jusqu’à nouvel ordre ;
  • les réunions, évènements, conférences,… en auditorium et en amphithéâtre sont annulées à partir de lundi 16 mars et pourront être remplacées le cas échéant par des présentations à distance ;
  • les réunions physiques sont limitées au strict nécessaire. Les échanges à distance (téléphone ou Skype) sont à privilégier ;
  • les visiteurs se rendant dans nos locaux doivent être limités au strict minimum.

Pour rappel :

  • les personnes travaillant en flex-office sont invitées à rester sur les mêmes postes de travail ;
  • l'immeuble Basalte est isolé depuis lundi 9 mars;
  • tous les collaborateurs équipés d'un PC portable sont invités à emporter leur matériel (ordinateur, chargeur et casque téléphonique) tous les soirs.

Concernant la gestion d’un cas suspect/ cas confirmé :

  • des mesures de nettoyage ainsi que des mesures d’éloignement de l’entourage direct* de travail, pouvant aller jusqu’à la quarantaine, seront mises en place si nous identifions un cas suspect/confirmé.

Dans ce contexte de forte mobilisation des moyens informatiques de la Banque, nous vous remercions pour votre vigilance en matière de cybersécurité. Des cas suspects d’auteurs de cybermenaces profitant de la situation du Coronavirus nous ont été signalés (phishing/demandes de rançon...).

Enfin, nous vous rappelons l’importance d’adopter régulièrement les bons gestes**. Ils sont simples et efficaces. La vigilance de chacun d’entre nous permettra de préserver la sécurité de nos environnements de travail.

La Direction des Ressources Humaines

* Entourage direct : personne travaillant dans le même bureau et/ou dans un rayon de 3 mètres en cas d’open-space ou ayant été en contact prolongé (réunion, lors d’un déjeuner) avec la personne concernée dans les 24h précédant l’apparition des symptômes.

** Les bons gestes : éviter poignées de mains et embrassades, se laver fréquemment et soigneusement les mains avec de l’eau et du savon ou avec des solutions hydroalcooliques, éviter de toucher son visage avec les mains, privilégier les échanges à distance, éviter tout contact rapproché avec des personnes présentant des symptômes d'infection respiratoire : ex. fièvre, toux et difficultés respiratoires.

 

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De : salarié 2

Envoyé : jeudi 12 mars 2020 09:45
À : CGT Société Générale
Objet : RE: [IRP] Coronavirus / PCA : Compte rendu du CSE des services centraux exceptionnel du 6 Mars 2020

Bonjour,

Un message du Groupe vient de suspendre le télétravail.

Quels sont les recours ?

A l’heure où :

  • Toutes les analyses épidémiologiques montre que l’urgence est de ralentir la contamination, en particulier en limitant les contacts (bureau, transports en commun, etc.)
  • Nous sommes nombreux à être entourés de personnes vulnérables (personnes âgées, immunodéprimées, avec des difficultés respiratoires)
  • Les écoles et structures collectives commencent à fermer
  • Les urgences sont encombrées et le materiel manque (respirateur, protection des soignants, etc.)
  • Le Groupe se dote depuis des années de technologies Cloud, en particulier Office365 -incl Skype et Outlook- et One Drive (et se vante de sa compétence dans ce domaine)
  • Les grèves de cet hiver ont montré la capacité des employés à télétravailler
  • La fibre ou l’ADSL permettent à la grande majorité des employés d’avoir une bonne connexion de chez eux
  • Les entreprises auxquelles nous aimons nous comparer (ex. Google) demandent à leurs employés de rester chez eux autant que possible
  • Les écoles et structures collectives commencent à fermer

Ce message est inacceptable.

Il est

  • Dangereux, car il pousse les employés SG à devenir des vecteurs de contamination – et donc de mise en danger de la société
  • Insultant, car il considère que la santé des employés est secondaire
  • Stupide, car il dégrade une situation déjà peu satisfaisante

Comment isoler les bâtiments si on force les personnels à prendre des transports où la promiscuité le dispute à l’insalubre (barre du métro, etc.) ?

Merci d’avance de m’indiquer les voies de recours face à ce message.

Cordialement

Salarié 2

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De : cgt sg [mailto:Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.]
Envoyé : jeudi 12 mars 2020 10:29
À : salarié 2
Objet : RE: [IRP] Coronavirus / PCA : Compte rendu du CSE des services centraux exceptionnel du 6 Mars 2020

Bonjour,

Merci d’avoir partagé votre sentiment et votre mécontentement face à la suspension du télétravail.

Malheureusement, la situation évolue de jours en jours malgré les mesures prises au-delà de la SG, au niveau national.

La cellule de crise nationale de la SG tente de lisser les effets du coronavirus. Pour l’instant, il n’y a pas de cas avérés à la SG et nous ne pouvons que nous en féliciter. La crainte de contamination et les mesures mises en place doivent obligatoirement permettre de gérer 2 fronts (la maladie et nos emplois).

Concrètement, si la direction a pu augmenter le télétravail et le travail alterné dans un premier temps, l’évolution probable en stade 3 pousse à privilégier la sécurité des activités critiques (qui n’étaient pas en travail à distance jusqu’à présent), sans pour autant délaisser les autres activités (toutes aussi indispensables à notre communauté de travail).

Toute la bande passante leur est donc attribué pour l’instant (ainsi que les salariés qui ont un avis médical). Parallèlement (et ce n’est pas clairement dans le mail de la direction) des moyens supplémentaires d’augmenter les possibilités de télétravail sont en cours d’acquisition. L’objectif est de stabiliser le PCA et de permettre au BU / SU de s’organiser pour ne pas faire prendre de risque aux collègues et de limiter au maximum le temps de la suspension.

Enfin, pour finir, provisoirement, les délégués nationaux des syndicats sont réunis à 14H sur le sujet. Ce sera aussi l’occasion de remonter les craintes et le mécontentement que cette décision génère.

Cordialement

Philippe Fournil

Délégué national de la CGT Société Générale.

HIGHLANDER
Le CSE des services centraux a été réuni en urgence vendredi 6 mars pour examiner le plan de continuité de l’activité des prochaines semaines à venir. Ségrégation des immeubles, séparation des équipes par activité, télétravail et/ou travail alterné, l’organisation (prestataires compris) est fondamentalement revue et adaptée pour tenir compte du nouveau contexte lié au coronavirus. Au-delà des services centraux, chaque jour connaît son lot d’instructions, de communications ou d’éléments de langage qui évoluent au fil du temps et de l’évolution de la situation. N’hésitez pas à nous solliciter si vous le jugez nécessaire. Les consignes peuvent être claires, précises et pourtant subir une interprétation très locale ou individuelle, qui nécessite une «bonne vieille intervention humaine» d’un délégué CGT. Enfin, chacun commence à prendre conscience que la réalité va modifier - profondément et durablement -le paradigme économique qu’on nous présentait jusqu’à présent, comme certain et inévitable. Ce sera l’occasion de redéfinir les priorités, économiques ou sociales. Et cette réflexion n’épargnera pas le groupe et sa stratégie.

UBER BANK - SUITE
La Cour de cassation a donné un bon argument pour que le projet test de la Caisse d’Epargne de Bretagne visant à ubériser la profession bancaire prenne l’eau. En considérant que les chauffeurs «indépendants» d’Uber ne sont rien d’autre que des salariés à sa disposition, et que l’indépendance est «fictive», la plus haute juridiction française a remis le modèle économique en cause. Profondément. Lui aussi.

… ET PENDANT CE TEMPS LA
Si tout le monde avait compris que le gouvernement ne se posait plus la question de l’utilisation du 49-3, mais s’inquiétait plutôt de trouver le moment adéquat et indolore pour la majorité LREM, peu de monde aurait osé pronostiquer un déclenchement de l’arsenal «anti-opposition» à la réforme des retraites, un samedi soir, en pleine crise du coronavirus. Peu glorieux et condamné par 71% des sondés, l’utilisation du 49-3 dans le cadre de cette réforme des retraites ne clôt pas le sujet. Il ne fait que maintenir l’enfumage soigneusement entretenu depuis le début. Sans pouvoir contenir le mécontentement, qui va donc perdurer, il aura été déclenché juste avant d’examiner la définition de l’âge pivot, du fameux point et des conditions de son évolution. Les sujets devenaient trop sensibles pour le gouvernement, les élections municipales trop proches pour la majorité LREM. Le texte est donc passé en l’état – sans tenir compte des oppositions de toutes parts, syndicales, politiques, Conseil d’Etat compris. Il va bien atterrir au sénat avec quelques amendements. Mais le fond ne change pas. La majorité des organisations syndicales, représentant la majorité des salariés, a donc pris date : Une nouvelle journée d’action nationale et interprofessionnelle est d’ores et déjà fixée au 31 mars. Chacun d’entre nous pourra, à nouveau, peser sur le débat et l’avenir de notre système de retraite, un des piliers de notre modèle social. En attendant, les élections municipales seront passées. Ce sera aussi un bon indicateur du mécontentement réel que les sondages mettent en avant. Décidément, c’est pourtant vrai. L’avenir, c’est vous. Et ça c’est, finalement la vraie bonne nouvelle !

Le fichier PDF avec le dessin de Moon  Le fichier PDF avec le dessin de Tif  
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natio64

 

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