mardi, 19 mai 2020 16:25

BDDF : vers le déconfinement ? conf call du 19 mars 2020 Spécial

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BDDF : cellule de crise et conf call du 19 Mai 2020 

Direction : Valérie Migrenne (VM), Michel Galiay (MG), Fredéric Clavière Schiele (FCS), Claire Gathier Caillaud, Patrick Antoniazzi
CGT : Philippe Fournil / Ludovic Lefebvre / Yoann Bérard
CFDT - SNB - CFTC 

Etat des lieux des activités de BDDF par Michel Galiay :
« La situation sur l'ensemble du réseau en termes d'effectifs et d'absence on est à un point bas actuellement.
85% d'agences ouvertes. On regarde toujours Strasbourg (18% de fermetures). Ca se passe plutôt bien.
CDS : présence de 43% (47% aujourd'hui). 96% sur les activités vitales et critiques.
CRC : 96 % de présence ou télétravail
AEP : 64% (télétravail compris). 

Sinon, peu de choses particulières. Les mesures de renfort ont été prises dans les DR pour le PGE (en amont de l'analyse des dossiers … et décalées en aval par la suite). On a des points d'engorgements qui se déplacent mais on continue à travailler dessus, car l'aventure des PGE va continuer avec les PGE saisons nouvellement créés par le gouvernement. Ce n'est pas simple et fluide.

Sur le déconfinement, il reste 7.000 plexis à faire parvenir. 
»

Déconfinement : Le passage du niveau 3 au niveau 2.    
Le document suivant nous a été remis en séance par la direction (comprendre : le document nous a été envoyé par mail en séance...). Il va donc devoir être modifié pour tenir compte des échanges et notamment de la nécessité d'échanges localement avec les représentants locaux du personnel dans les jours qui viennent.   (Voici la version 2 du document du 20 mai)       

(Pour mémoire, pour visualiser le doc PDF, il faut être connecté sur le site avant de cliquer sur le lien).

Michel Galiay – MG : «Où en est-on aujourd'hui ? Quand on observe, les choses se passent plutôt bien après les calages (transports, aménagements, réouvertures des commerces, etc.) l’activité reprend. Les confrères sont plus proches de la situation du commerce que de la nôtre. Sur presque l'ensemble du territoire, les agences réouvrent sur filtrage (VS sur RDV). On a un pays qui reprend son activité tout en préservant les mesures sanitaires.

Nos propres mesures sanitaires sont mises en place et sont bien connues. On a une bonne visibilité (à part pour les plexis). Les clients souhaitent la reprise progressive. On le voit aussi sur l'utilisation des moyens de paiement (on est remonté à -20% de l'activité habituelle, après être descendu à -50%).

Des clients ne comprennent pas le fort décalage avec les confrères et les commerces. Le nombre d'incivilités augmente fortement (notamment sur les CRC). Cela crée de la souffrance de certains collègues. Les remontées en conf call par nos délégués régionaux sont unanimes.

On voudrait faire évoluer notre dispositif (du niveau 3 au niveau 2).  Les changements sont sur les splits et le filtrage le matin.

On ne peut pas le faire partout. Lorsque les conditions locales le justifieraient (car les mesures ne seraient pas remplies), les filtrages ne seraient pas mis en place, on ne reviendrait pas sur les splits.

Il faut que les effectifs soient suffisants en agence par exemple (pour faire le filtrage notamment) et que les conditions sanitaires soient remplies (par exemple avoir les plexis).

Pour les agences avec caisse, nous nous démarquons de la concurrence, mais nous tenons à ce que la personne soit identifiée et sinon, elle doit enlever le masque le temps de l'identifier (et de la filmer).

Le niveau 2 permet de revenir sur les horaires réduits, mais en fonction des conditions locales, on peut les maintenir.

Ces dispositions vont s'appliquer sur l'ensemble du territoire mais doivent être modulées localement (sauf Alsace Lorraine pour traumatisme, la Champagne pour cause de congés…). 

Nous voulons avancer à partir du mardi 26 mai pour prendre le temps de pédagogie auprès des partenaires sociaux, collègues et clients. La décision ne pouvant être prise qu'au plus près de l'endroit où on actionne.

Il est nécessaire d'avancer mais d'une manière prudente, tant du point de vue de l'activité que sur l'aspect sanitaire. »

CGT : Tant en termes d'activité que sur les mesures sanitaires, il faut être extrêmement vigilants au contexte local et réactifs (dans un sens comme dans un autre). Mais il ne faut pas confondre vitesse et précipitations. Les échanges avec les élus locaux sont indispensables. Notamment en zone rouge et ils ne peuvent pas avoir lieu avec seulement le secrétaire de CSE, mais avec l’ensemble des élus disponibles.

Par ailleurs, quid du travail à distance lors du passage en niveau 2 ?

Sinon, à plus long terme, la campagne de recrutement des auxiliaires de vacances semble acter une diminution de 30%, voire 50% sur certains périmètres, et même plus aucun auxiliaire sur d’autres DCR. Si certaines directions de DCR ont eu une attitude assez courageuse de maintenir le même nombre que l’année dernière dans leur demande, malgré les pressions, il y a quand même eu des coupes de 30% à 100%.

La campagne d’économie sur l’intérim commence à faire sentir ses effets. Cependant c’est une très mauvaise idée pour les raisons suivantes :

  • L’été 2019 avait été catastrophique sur notre périmètre et d’autres certainement. Des agences avec un effectif de 9 ou même 15 personnes se sont retrouvées à 2 ou 3 personnes. Les salariés sont sortis lessivés de l’été et cela d’ailleurs s’est ensuite traduit dans le baromètre collaborateur dégradé
  • sur un périmètre avec des zones touristiques et il semblerait que la fréquentation ne soit pas en baisse bien au contraire en Bretagne dans le contexte COVID : plages nombreuses et spacieuses, été 2019 très ensoleillé, relative proximité de Paris.
  • Subsisteront des absences pour gardes d’enfants car les structures d’accueil risquent de ne pas ou peu fonctionner cet été et il reste pas mal de congés à prendre.
  • Cumulé à l’arrêt des recrutements cela risque de produire des situations très tendues cet été

Ce sont des économies qui peuvent coûter très cher pour la santé des salariés et même vis-à-vis des clients. Donc après le stress occasionné par la crise qui n’est pas encore terminée, ajouter une couche avec un été tendu, c’est s’exposer à des risques majeurs. Les directions locales subissent des directives qu’elles ne partagent pas du tout mais n’ont pas leur mot à dire. En effet ce sera à eux de gérer le SAV qui risque d’être coton. Evidemment on connaîtra un nombre plus important de fermetures d’agences mais cela ne résout pas totalement le problème.

L’argument sanitaire pour réduire les intérimaires ne paraît pas acceptable tant les autres risques bien réels sont clairement identifiables.

CFTC : on déplore de ne pas être associés et on est une chambre d'enregistrement des décisions prises. Entre le 19 et le 26 mai, il n'y a qu'une semaine … et pas 2. 
Il n'y a plus de zone rouge ?? Il faut attendre le 2 juin.

CFDT : Aucun rapport avec les présentations précédentes. Il devait y avoir des échanges pour le déconfinement. Je ne suis pas là pour papoter. Car certaines DR ont déjà commencé à travailler comme d'habitude. Combien d'incivilités ? Je ne suis pas convaincu et chacun prendra ses responsabilités. Demande de statistiques de connexions (horaires ? Etc). C'est la concurrence qui va définir la carte d'ouverture de la SG ?

SNB : vous parlez d’une mise en application le 26 mai, mais c'est déjà le cas dans certains endroits. Initiatives locales (suppressions des splittes). Sur la région parisienne, les transports posent problème.

Sur les ELS, comment vont se passer les filtrages ??? Il faut un nombre max comme dans les commerces.

Il faut une consultation sur les passages en niveau 2. Il faut réunir les CSE.

F. Clavière - FCS : «Il faut que l'instance locale soit associée. La taille d'agence va jouer, tout comme  la sollicitation des clients, les exigences opérationnelles en matériel.

Le split était gérable en présence de clients limitée. Mais plus la présence de client est élevée, plus la pression sur le salarié est élevée. Donc il faut regarder ces points localement. De même que la spécificité des locaux.

L'ensemble des éléments (masques, gel, plexis, marquage, etc) arrivent en quantité suffisante et cela reste un préalable. On est en capacité d'assurer la garantie de sécurité.

Les conditions d'ouverture, les aménagements d'horaires, ou autres doivent être traités en local.

On va regarder pour qu'il y ait un échange non seulement avec le secrétaire, mais aussi avec l'ensemble du CSE.

Si nous avions basé notre position sur la concurrence, nous serions ouverts depuis le 11 mai, nous ne serions pas en rémunération à 100%, etc. »

MG : « Il faut qu'on reste assez manœuvrant. Nous n'avons pas raison tout seul. Il faut qu'on soit souple pour avoir un dialogue ensemble avec 1 ou 2 jours de plus. Mais c'est compliqué de rester décalé pendant 3 semaines … Il faut rester dans l'action, sans être simpliste (car j'ai toujours parlé du respect absolu des mesures de sécurité des salariés en priorité). Nous ne sommes pas un facteur de contamination (sauf en terme de transports - NDLR).

Notre mode de fonctionnement crée de la douleur chez nos collègues qu'on a entendue et donc on n'a pas attendu le 2 juin pour avancer là où c’est possible.

Mais nous parlons juste de faire rentrer les gens dans des conditions sécurisées en agence. Ce n'est pas pareil que les restaurants. »

FCS : «Nous allons prendre le temps des échanges locaux, c'est le fond qui va compter et non la forme».

MG : « Pour gérer le filtrage, ça doit être discuté en local. Sur les ELS, il y a le mode d'accueil contrôlé (porte débloquée dès que la capacité d'accueil le permet). »

Valérie Migrenne - VM : «Il y a les marquages et les affichages et si besoin, on fera appel à un vigile.»

VM : « Sur les auxiliaires de vacances, on a voulu tenir compte des mesures sanitaires. On a regardé les sites et l'empreinte sanitaire des auxiliaires. On a travaillé avec le local. Mais si vous avez des difficultés à remonter, nous sommes preneurs.

Sur les intérimaires, on a regardé le cadre budgétaire. Les demandes locales ont été revues à la baisse. »

FCS : « On a ouvert le process en mars/avril et les réponses sont en cours. Le dispositif est adapté à 2 niveaux sanitaires (centraux et plus adaptés à BDDF). »

CGT : ce ne sont pas les éléments qui nous sont partagés. On va vous envoyer les endroits où ça pose problème. (Donc si vous avez besoin, Faites nous remonter vos difficultés SVP)

CGT : La réduction des horaires, le télétravail sont des éléments qui vont rendre acceptables ce que vous appelez «la remise en action» et le passage en niveau 2. Il faut pouvoir maintenir le travail à distance et en définir les modalités.

MG : « Sur le télétravail, je comprends votre point. Lorsque c'est compatible avec les organisations, ça doit rester la norme. Il n'y a pas de logique de réduction du télétravail dans le passage au niveau 2.

Nous pourrions d'ailleurs repasser au niveau 3 dans quelques semaines. On ne sait pas. »

CGT : Et pour le port du masque sur les postes de travail, notamment les CRC ?

FCS : « Dès lors que les mesures sanitaires et les distances de sécurité le permettent, sur le poste de travail, on doit pouvoir évoluer et on étudie la cible. »

MG : « On est dans l'accompagnement du déconfinement, il est évident que si le contexte le permet, on est dans une démarche et une dynamique qui doivent permettre des échanges locaux. Et je souhaite que vous puissiez avoir des propositions et des éléments de suggestions pour la suite. Si les choses se passent bien, nous devons y réfléchir collectivement. »

Questions diverses restantes :

Arrêts maladies et visite de reprise ?
La visite est :
obligatoire pour les arrêts retours de malade Covid,
favorisée pour les retours de gens en quatorzaine,
pas prévue pour les salariés en reprise arrêt garde d'enfants ou conjoint sensible.

Fontaines à eau : condamnée lorsqu'il y a accès à la clientèle. Pour les autres, le nettoyage doit être fait comme le reste (dispositif sanitaire). Si ce n'est pas possible, bouteilles à eau. C'est à voir en local.

Restaurants inter-entreprise fermés et salariés sur site ?
La situation sera traitée dans les jours qui viennent lors de la négo de sortie de crise.

Tickets restaurants - salariés en dispense d'activité ou en travail à distance :
Le TR est acquis dès lors que l'activité professionnelle est possible.
4 cas où TR pas donné (droit commun) : maladie, congés, garde d'enfants, personne sensible.
Les salariés potentiellement dans la possibilité de travail ont les tickets restaurants.
Les corrections auront lieu en juillet et août.

CGT : et les centraux ? Il y a deux poids, deux mesures…
FCS : les gens qui ont les TR conservent les TR ….

Une prochaine réunion sera organisée la semaine prochaine. N'hésitez pas à partager vos réflexions, vos propositions, ou vos demandes.

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