mercredi, 13 mai 2020 12:06

Conf call BDDF - 12 Mai 2020 Spécial

Écrit par
Évaluer cet élément
(5 Votes)

BDDF : cellule de crise et conf call du 12 Mai 2020 

Direction : Valérie Migrenne (VM), Michel Galiay (MG), Frédéric Clavière Schiele (FCS),  Patrick Antoniazzi, Xavier Amouret.
CGT : Philippe Fournil / Ludovic Lefebvre / Yoann Bérard
CFDT - SNB - CFTC
(réunions précédentes au niveau national : 16 - 18 - 24 mars - 7 - 17 - 23 - 30 avril 2020)


En résumé :
« Nous allons devoir avancer avec humilité » nous a dit Michel Galiay. Pourtant quelques éléments - pas seulement locaux - n’ont pas manqué de nous inquiéter, voire de nous faire réagir plus nettement.

1/ Point d’actualité de BDDF (par Michel Galiay) :
« Les points d’attention ont essentiellement été concentrés sur les sujets du PGE, notamment Cli Pro (car la cli com ça va mieux) : une tension particulière la semaine dernière car le process est nouveau et a été monté très rapidement. Les task force ont permis de surmonter les problèmes.
D’après nos informations, le stock est traité d'ici la fin de la semaine. »

Ouverture du réseau : 85% d'ouvertures en moyenne (de 92% pour la DRIF Nord à 80%). C’est passage de 92 à 80 ? ou les 80 sont pour une autre DRIF ??)
CDS : 44% de présence.
CRC : 75% de présence. « On note une augmentation des contacts. »
AEP : 70% de présence et une majorité hors site (équipée).

« Pour les collaborateurs qui l'acceptent, nous avançons sur une possibilité de connexion sur des outils perso. Une information aux secrétaires de CSE va être faite et un questionnaire va être envoyé aux salariés (pour avoir leur accord, quels logiciels sont utilisés sur leurs pc, etc).
Nous avons plus de 9.000 connexions à distance pour le réseau depuis le début de la crise ».

Mise en œuvre des dispositions sanitaires : «Bon accueil. Pas de remarque particulière, sauf pour les masques. Avant, c'était un problème quand il n'y en avait pas, maintenant qu'on en a, c'est un problème pour certains.
Le port du masque, c'est tout le temps sinon ça devient très aléatoire…
Nous passons des consignes et nous faisons de la pédagogie sur l'instruction donnée (ne pas les respecter est une faute… mais ce n'est pas notre objectif, nous faisons de la pédagogie). »

Valérie Migrenne a ajouté : «On a beaucoup travaillé avec la com pour avoir des informations les plus simples et compréhensibles pour qu’elles ne créent pas de difficultés.»

2/ Questions – réponses :
Conf call oblige, les questions (ou interventions) des syndicats sont posées par ordre alphabétique. Ce qui rend extrêmement compliqué de bien traiter un sujet. Et le jeu de questions/réponses n’est pas la seule difficulté … Il faut encore que le temps nécessaire soit prévu pour ce type d’échanges. Hier, la direction avait prévu 1 heure de réunion. Le jour (ou le lendemain) du déconfinement dans le réseau, ce n’était pas sérieux et de nombreux points sont restés en suspens…bien malgré nous.            

Le SNB est revenu sur les attestations dans le cadre de la garde d’enfants. Sujet que nous avions fait corrigé rapidement dès que certaines RH de DR avaient demandé des attestations des écoles pour justifier les arrêts « garde d’enfants ». Nous étions intervenus et nous avions vu que la volonté de BDDF était au départ de répondre à la demande de salariés qui voulaient mettre leurs enfants à l’école (qui ne jugeait « pas prioritaire » le retour des enfants des employés de banque…). Le sujet est normalement réglé. En tout cas, jusqu’au 1er juin, puisque la ministre du travail change de jour en jour de position sur le sujet.
En attendant, d’ici là, une attestation sur l’honneur suffit.

Le SNB et la CGT sont revenus sur la question des mi-temps seniors, suspendus à cause de la réforme des retraites (elle-même suspendue « grâce » au Covid).

La CGT et le SNB sont intervenus sur les conditions sanitaires dans les CRC.        
L’histoire des masques n’est pas terminée. Après avoir emboité le pas du gouvernement sur la pénurie des masques et expliqué que « les masques n’étaient pas la protection destinée au grand public », la position de la direction qui vise à imposer le masque partout et en toute circonstance pose un vrai problème notamment sur les CRC (dont l’activité reste quand même de parler toute la journée dans ces masques…).
Après une discussion virtuelle un peu mouvementée la direction « a pris le point » et nous a proposé de se laisser le temps de la pédagogie et de voir comment cela allait évoluer.

Nous lui avons dit qu’on n’allait pas attendre longtemps et qu’il fallait relâcher la pression sur le port du masque dès lors que sur cette activité les distances de sécurité sont largement respectées … Ca ne gênait personne de demander aux collègues de prendre les transports depuis le début sans masque et de travailler en respectant les distances de sécurité que nous avons fait mettre en place.
Aucun cluster n’a d’ailleurs été développé depuis le début car les salariés sont grands et savent pertinemment observer scrupuleusement les consignes sanitaires (lavage de mains, gel dès lors qu’il y en a…).
De là à rester 8 heures en conversation téléphonique avec un masque, il y a un pas …

«Un pas de trop »    
La question est d’autant plus importante, que nous avons vu ici ou là, notamment dans diverses webex organisées par les DR sur le déconfinement, brandir des menaces de sanctions disciplinaires.
Nous savons tous qu’il faut respecter les consignes sanitaires et que faute de les observer, la sanction sera collective (le risque de reconfinement reste élevé).
Mais là encore, de là à menacer de fautes professionnelles, il y a un pas que nous ne pouvons pas accepter. Nous avons exigé que toute menace de faute professionnelle soit levée et qu’on reste dans un travail collectif pour que le déconfinement soit une réussite.
La direction, avant de mettre fin à la réunion, nous avait répondu : « nous sommes dans un contexte de protection du collègue et non pas dans le disciplinaire. La sanction est accessoire, secondaire et pas recherchée. ». Ce qui est loin d’être suffisant et satisfaisant pour nous ! 

Nous avons regretté que, cette fois-ci (en dehors du temps restreint accordé à toutes ces questions), la direction emploie pas mal d'arguments d'autorité. « les autorités pensent que », « Tout le monde dit que ».

Mais comme nous l’avons tous vu, les positions officielles varient d'une période à une autre, parfois à 180°, comme pour les masques.
Nous ne voulons pas passer d’une période où, pour maintenir l’activité on prenait des risques, à un nouveau stade où, à contrario on menacerait les salariés de sanctions pour travailler dans des conditions qui respectent l’équilibre entre les exigences liées à la santé publique et la capacité de pouvoir faire leur activité.

Questions diverses des syndicats :
Les plexi glass sont encore insuffisants et des commandes sont en cours pour éviter de devoir se prêter les plexis avec les risques que l’opération présente.        

Les indemnités kilométriques doivent être maintenues, notamment dans les zones rouges en attente de stabilité dans les transports.

Nous avons regretté que le retour des alternants (qui devait se faire « progressivement en niveau 3 ») ne soit pas sur la base du volontariat, en tenant compte des contraintes de transports, notamment en zone rouge. La direction nous demande de remonter les sujets individuels en cas de problème.

La prise de rendez-vous par les CRC : la consigne aurait changé pour permettre de reprendre des rdv pour les conseillers … ce que nous avons demandé d’abandonner à ce niveau car il faut laisser la main aux conseillers pour juger de la nécessité, de l'urgence du rdv et si les conditions sont bien remplies. La direction va revoir car à sa connaissance, les CRC n’avaient pas voulu.

Nous sommes revenus sur l’aménagement des horaires dans certains endroits. Cela doit permettre des allègements d’horaires (notamment si les activités sont pénibles du fait des contraintes exposées plus haut par exemple). Nous avons demandé à la direction de ne pas serrer les boulons sur les demandes d'allègement et d’aménagement. La DRH nous a répondu que les consignes bienveillantes avaient été passées et de lui remonter les difficultés si nécessaire. « Nous avons donné des instructions de souplesse donc si vous constatez des problèmes de rigidité, remontez-nous les endroits ».

Incivilité : La reprise d’activité et le déconfinement ont généré une montée de la fréquentation et parfois une montée des incivilités. Il faut les signaler (cf procédure à appliquer pour chaque incivilité) et aussi nous en faire part.

Sur le PGE, nous avons à nouveau attiré l’attention de la direction sur le risque de réputation si l’on n’est pas à la hauteur sur le sujet. Ce n'est pas le moment de bloquer sur les congés, par exemple.

Sur le « télétravail » ou travail à distance, la direction a répondu qu’on en parlerait « pas en 2021, mais pas en mai ».

Le passage d'un niveau à l'autre du déconfinement doit se faire collégialement d’après la direction. Ce qui veut dire qu’une simple information au secrétaire de CSE n’est pas suffisante et qu’il faut que les élus locaux soient dans la boucle.

«On doit pouvoir passer les informations en étant réactifs. Ca ne doit pas passer par le seul secrétaire, mais cela ne doit pas prendre un temps trop long et trop compliqué. Il doit y avoir un mode de communication collégial. » nous a répondu la direction.

« Il n’y a pas de délai. Pour le moment, on essaye de bien passer en niveau 3 et de s'y stabiliser. Personne ne peut fixer des critères, mais un contexte peut - ou pas - permettre de changer de niveau. Cela dépend du niveau de confiance de tous et nous devons avancer avec humilité. » a ajouté Michel Galiay.

Sur les climatisations, 2 équipements ne posent pas du tout de problème, mais 30 agences - équipées d’un autre système - nécessitent un contrôle supplémentaire (mais ce n'est pas une exigence ou requis par des aspects réglementaires)

Protocole d'accès aux coffres : On n'est pas favorables aux gants.

Passage entre les niveaux : je ne fixe pas de délai, pour le moment on essaye de bien passer en niveau 3 et de s'y stabiliser. Personne ne peut fixer des critères, mais un contexte peut ou pas permettre de changer de niveau. Cela dépend du niveau de confiance de tous et nous devons avancer dans l'humilité.

La question de l’utilisation des Outils personnels pour télétravailler :
En fait, dès le début de la crise, nous avions favorisé le maintien à domicile des salariés qui n’étaient pas sur des activités vitales ou critiques. Rapidement des recherches de travail à distance ont été travaillées et très rapidement la direction a trouvé des moyens techniques qui, jusqu’à présent n’étaient pas envisageables.
Une première fois, en début de crise sanitaire, la direction de BDDF nous a parlé de permettre certaines activités sur des outils personnels. A ce stade, nous avons demandé à encadrer ces pratiques et bien sûr, à y être associés.
Abandonnée dans un second temps, l’idée est revenue finalement hier. La direction nous a informés qu’une information allait être faite aux secrétaires de CSE (en contradiction notamment avec les « discussions collégiales» ci-dessus) pour « tester » et « expérimenter » ce mode de travail. L’ensemble des syndicats a mis le pied sur le frein. Autant au début de la crise, il y avait urgence. Autant commencer la discussion sur le télétravail par des expérimentations sur du matériel fourni par les salariés, ne nous semble pas une bonne idée. Nous avons bien vu les risques de sanctions (pouvant aller jusqu’au licenciement lorsque nous ne prenons pas quelques précautions !), sans parler du coût financier qui passe coté salarié. Nous avons donc exigé qu’une présentation, rapide s’il y a urgence (ça on sait faire… et ce ne sont pas les syndicats qui ont changé 2 ou 3 fois d’avis sur la question). Faute de quoi, l’entrave pourrait être constatée et considérée comme un délit. Nous savons que des tests sont déjà en cours depuis la semaine dernière. Mais la direction ferait bien de regarder cette question de près.


Conclusion temporaire :    
C’est sur cet état d’esprit que nous avons terminé la réunion, bien malgré nous.  
On voit que le déconfinement qui se voulait «lent et progressif» va encore nécessiter beaucoup d’attention de la part des élus et d’interventions si nous ne voulons pas que les choses dérapent (dans un sens comme dans un autre : trop contraignante pour les menaces de fautes professionnelle ou le masque en CRC … et pas assez quand il s’agit de faire prendre les transports pour que l’activité reprenne. Par exemple).

Nous avons jugé qu’une réunion d’une heure et des réponses « la semaine suivante » n’étaient pas un mode sérieux pour traiter ces points. Nous avons regretté le déroulement de cette réunion et espéré que le mode futur des échanges permette de traiter véritablement chaque point.    

La prochaine réunion est prévue le 19 mai. N'hésitez pas à partager avec nous vos difficultés et vos réflexions.  
    

logo014

 

 

Informations supplémentaires

  • onesignal: 1
Lu 909 fois Dernière modification le mercredi, 13 mai 2020 15:46
Connectez-vous pour commenter