Infos 2019 - Le Site Officiel de la CGT de la Société Générale

Infos 2019 (24)

DURA LEX, SED LEX
Les commissions de travail du CSEC auront été l’occasion d’avancées concrètes sur quelques sujets. La direction nous a confirmé que les outils permettant d’accéder aux « congés jeunes parents » vont enfin être mis en place fin juin (pour ce qui concerne l’année 2018). Si d’aventure, vous étiez éligibles au dispositif précédemment (cf la page dédiée sur RH Online et sur notre site), la direction a précisé qu’il faudra «traiter au cas par cas». Il faudra donc, dans ce cas, faire remonter les demandes au fil RH et ne pas hésiter à nous saisir si vous rencontrez des difficultés. La direction a confirmé qu’il n’était « pas question pour elle que la SG n’applique pas la loi » … même si ce n’était pas a priori naturel sans notre intervention et nos relances.

DÉMATÉRIALISATION
Cette réunion de travail a aussi été l’occasion de revenir sur la gestion des arrêts de travail. Pour faire face aux difficultés financières, liées aux retards de paiement des IJSS que rencontraient nos collègues, nous avions demandé la mise en place d’un système de subrogation à la SG. Ces difficultés financières sont trop souvent la double peine qui accompagnent la maladie. Cette fois-ci, la direction nous a présenté un nouveau dispositif et une évolution de la gestion des arrêts de travail qui permettrait de fluidifier les échanges avec la CPAM. La dématérialisation des éléments concernant les arrêts de travail permettrait un flux quotidien et devrait se traduire par une nette amélioration du traitement des dossiers et donc des paiements. C’est l’occasion pour nous de vous appeler une nouvelle fois à voter formellement les résolutions de la Mutuelle. En effet, le taux de participation est actuellement trop faible pour être validé. En dessous de 25% de participation au vote des résolutions, l’ACPR (autorité de contrôle) pourrait y voir un bon prétexte pour accentuer sa pression d’un transfert de la Mutuelle vers une structure plus grande et donc plus chère ! Puisqu’au-delà des prestations, les frais de gestion y seraient beaucoup plus élevés. Vos cotisations serviraient alors à payer aussi des campagnes de publicités et plus seulement des prestations santé. Il reste jusqu’au 17 Juin (16h) pour voter «Pour» les résolutions. Enfin, cette réunion a permis de faire un point sur le logement social et de faire un bilan complet de l’évolution des dispositifs (disponible sur notre site). Il va falloir sérieusement travailler pour rattraper le retard pris depuis la fermeture de la cellule interne d’aide au logement, il y a quelques années, malgré notre ferme opposition.

UN SCRUTIN DÉCISIF
Il reste jusqu’à Mercredi 16H00 pour désigner vos 35 représentants dans les services centraux pour les 4 années qui s’annoncent pour le moins compliquées. Le jour de l’ouverture de la plateforme du plan, 500 rdv ont été pris pour 709 suppressions de postes ! Pendant que certains se résignent à l’abandon d’avantages sociaux tels que l’IP Valmy ou bradent les primes de fin de carrière, nous avons au contraire obtenu que les variables soient enfin intégrées dans les indemnités de départ volontaire. Il reste certes beaucoup à faire, mais nous sommes sur la bonne voie !  Pour renforcer encore notre pouvoir de négociation, votez pour les listes CGT !

LA SURCOTE
Le cours actuel de l’action, en dessous de celui fixé pour le PMAS, rend l’exercice hallucinant. Cette situation démontre qu’une sérieuse négociation devra avoir lieu sur ce système que Frédéric Oudéa mettait en avant pour récompenser la performance collective en l’absence d’augmentation générale, en privilégiant l’intéressement, la participation et le PEE.

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BREAKING NEWS
Les modalités pour bénéficier des « congés jeunes parents » sont maintenant disponibles sur Rh Online et sur notre site intranet/internet. Les bénéficiaires pourront y avoir accès à partir de fin juin. D’ici là, vous pouvez optimiser votre abondement (2000€) en investissant votre intéressement participation avant le 17 juin. Une petite calculette est disponible sur les sites déjà cités. Sur ce point, la CGT a bataillé et obtenu, il y a quelques années, que les 1ères centaines d’euros soient surabondées pour permettre à tous d’avoir accès au dispositif.

L’HEURE DU CHOIX
Elle sonnera entre le 12 et le 19 juin pour les 20.000 salariés des Services Centraux. Au moment où un énième plan de restructuration va supprimer près de 750 emplois supplémentaires à Paris, est-ce l’heure du syndicalisme de résignation et de régressions sociales (CDI kleenex, baisse des médailles du travail, des IFC, une QVT de façade, abandon de l’IP Valmy et de l’aide au logement, etc) ? Le papier glacé et les gadgets peuvent-ils remplacer les 300 élus de proximité sacrifiés par les signataires de l’accord qui met en place la nouvelle instance représentative du personnel à compter du 1er juillet le CSE ? Ce n’est pas notre position. Nous défendons un syndicalisme de proximité, engagé à chaque instant à vos côtés et nous sommes fiers des progrès obtenus ces dernières années : engagement obtenu de ne pas recourir aux licenciements contraints, prise en compte du variable dans les indemnités de départ, télétravail, limites des délocalisations, paiement des jours de carence, application des congés jeunes parents, lutte contre le harcèlement et pour l’égalité professionnelle, etc. Et ces avancées, nous ne les avons pas obtenues seuls, mais grâce à l’appui et à la confiance que vous nous avez apportés. A un moment crucial de la vie de notre entreprise, les salariés des services centraux - y compris les expatriés – ont l’occasion de réaffirmer et renforcer cet appui d’ici le 19 juin. En votant pour nos listes complètes (titulaires et suppléants), vous pourrez non seulement vous assurer pour les 4 années à venir d’avoir toutes les informations, les conseils et la défense dont vous avez peut-être déjà bénéficié ou aurez peut-être besoin, mais en outre vous adresserez un message clair à la direction : assez de régressions sociales et salariales ! Avec la CGT SG, c’est la priorité aux progrès. On compte sur vous !

LE TRUC EN PLUS : 5106
Quand la direction a arrêté de parler de banque universelle au profit d’une banque diversifiée pour habiller la vente de filiales et l’arrêt de toujours plus d’activités, nous avons été les premiers à vous avertir. De même, quand elle essaie de jouer la division (centraux vs réseau, jeunes vs senior, hommes vs femme, etc) pour faire passer des mesures régressives, nous insistons toujours sur l’unité des combats des salariés de la SG. C’est pourquoi nous ne compartimentons pas nos informations. C’est en toute transparence que les analyses et les comptes-rendus de chaque réunion tenue en votre nom sont disponibles sur notre site internet depuis 1998 ! Ces informations, qui concernent toutes les activités SG, représentent plus de 5.000 documents (5106 exactement depuis 2014 et 700 dessins !) qui sont accessibles à tous les salariés. C’est un des enjeux des élections en cours : maintenir l’indispensable proximité avec vous.

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LA DECOTE DECOTEE  
Vous êtes nombreux à vous interroger : où est passée la décote pour la souscription dans le PMAS quand l’action plafonne aux alentours de 22,50 euros ? Comment cette décote a-t-elle fondu de 20% à 3,5% ? C’est simplement un autre effet d’un dividende exagérément gonflé par la direction. Non seulement il prive l’entreprise des capitaux nécessaires à son développement, mais en outre son paiement diminue mécaniquement la valeur de l’action de 2,20 euros. C’est ce qui s’est passé le 26 mai. Comme la décote est calculée avant paiement du dividende et le PMAS effectué après le paiement de ce dernier, vous pouvez avoir le sentiment logique de vous faire avoir. Bien loin des promesses de Frédéric Oudéa de dynamiser l’intéressement et la participation, nous ne pouvons que constater que leur montant reste loin des standards de l’industrie et que le montant de l’abondement est lui aussi bien en-deçà des plafonds légaux. C’est l’un des nombreux combats que la CGT compte bien mener avec vous lors des prochaines années afin d’obtenir une meilleure répartition des richesses créées par votre travail.  

ENFIN !
Deux ans après avoir supprimé la commission logement malgré la bataille menée par la seule CGT, la direction a réuni les organisations syndicales pour savoir comment elles allaient gérer le pactole qu’elle s’apprête à leur verser pour répondre aux demandes de re-logement d’urgence (en cas d’expulsion, de salarié battu ou menacé, etc). Une excellente occasion pour la CGT de rappeler son exigence de structurer une commission paritaire capable de prendre en charge rapidement les demandes de logements et de peser pour que celles-ci aboutissent. Les politiques de logement social successives et l’évolution du marché rendent inévitable ce travail au bénéfice de tous, d’autant que depuis la fermeture de l’aide au logement, l’existence d’une commission logement est devenue une obligation légale.

L’OEIL DU CYCLONE
Dans un réseau déjà à la limite de la rupture, en proie aux difficultés quotidiennes, les nouvelles réorganisations prévues pour 2020, communiquées aux représentants du personnel le 29 Mai et présentées en Webex par les directions locales, vont faire l’objet d’une réunion le 12 juin prochain. Il ne faut pas hésiter à partager avec nous les sujets qui vous concernent directement et qui doivent être traités sérieusement pour que personne ne reste en difficulté sur le bord du chemin. Dans les services centraux, la dernière consultation du CE sur GBIS – IBFS s’est déroulée le 24 Mai. La prochaine étape sera l’envoi des lettres le 3 juin (cf notre site) aux salariés concernés par les suppressions de postes. Avant le démarrage du plan le 1er juillet, une plateforme de prise de RDV ouvrira le 11 juin, ce qui donnera la température. Depuis la 1ère présentation de la réorganisation en avril, 76 postes ont déjà été supprimés (retraites, mobilités actées, démissions, etc). Ce qui va changer le nombre de salariés directement éligibles aux dispositifs du plan : de 1714 à l’origine, ce sont finalement 1277 salariés qui vont recevoir le courrier du 3 juin. «On s’apprête à gérer les frustrations» a dit la direction. L’occasion pour nous d’émettre 2 avertissements : l’heure n’est pas à faire croire que tout le monde pourrait partir (en organisant des ateliers pour favoriser les départs par exemple) mais aussi, au-delà, faites bien attention de ne pas vous mettre bêtement en faute, en envoyant des mails sur vos boites personnelles par exemple. Partir avec une faute plutôt qu’une aide au départ ne se fait pas au même prix. Et cela vaut aussi pour les reclassements à faire.

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natio33mai2019

 

 

 

FESTIVAL DE PALMES
L’A.G. des actionnaires ne brillait pas par l’originalité de son ordre du jour : les deux questions essentielles étaient de savoir comment distribuer le résultat annuel et, surtout, à qui. La réponse était dans les résolutions soumises au vote : d’abord aux actionnaires, et ensuite aux membres actuels et passés de la DG. Signe du mécontentement qui ne cesse de monter parmi les salariés, vous avez délégué cette année près de 30% de voix supplémentaires à la CGT (241.416). L’idéal serait bien sûr de reprendre le contrôle du fonds E, que la direction parvient toujours à faire voter dans son sens grâce à un tour de passe-passe. La présentation des résultats est une tâche ingrate (faite par Diony Lebot) devenue au fil des ans un tourbillon d’allers-et-venues entre les ROE, RONE, ROTE, parfois sous-jacents et d’autres fois pas, maintenant un flou volontaire sur les notions de rentabilité et revenus. Bref, cette année c’est le ROTE sous-jacent, l’indicateur le plus flatteur qui s’établit à 8,4% au T1 2019 contre 10,9% un an auparavant qui crée la nécessité du nouveau plan d’économies. Le ratio CET1, lui, va bien : il est remonté à 11,7% à la fin du T1 2019, c’est-à-dire presque à l’objectif de 12% fixé pour rassurer les investisseurs. Que ce niveau ait été atteint en vendant à la hâte des filiales ou en contraignant des activités de BFI rentables à différer ou ignorer de belles affaires n’est évidemment pas mentionné. De même que l’arrêt brutal des activités de CTY en avril devrait également bénéficier au ratio à court-terme.

… AND THE WINNER IS
La star, c’est lui. Sans note, très à l’aise devant la foule, Frédéric Oudéa a fait le show. Et il le fait bien, attirant l’attention sur les points qu’il a choisi de mettre en valeur et éludant ceux qu’il souhaite faire oublier … Au fait, vous êtes tous formidables, le dialogue social est de qualité mais – et cela n’est pas dit ainsi – vous pouvez vous brosser pour espérer une augmentation : les rémunérations sont en ligne avec le marché et le contrôle des coûts est une priorité. On ne parle plus de banque universelle, nous sommes devenus une banque relationnelle de très long terme, tournée vers l’avenir. Après le lyrisme, vient ensuite le temps du sérieux. La mine grave, Frédéric Oudéa explique que les marchés se trompent. Non, la banque ne vaut pas 20 milliards d’euros de capitalisation. Un petit mea culpa : la communication n’a sans doute pas été bonne, affolant sans raison les investisseurs. Mais que ces derniers se rassurent, le niveau du dividende ne sera pas remis en cause. Lorenzo Bini-Smaghi n’a pu que se féliciter du travail du Conseil d’Administration et de la DG. Il a rappelé que Bernardo Sanchez-Incera avait démissionné considérant que la réorganisation rognait sur ses prérogatives. Difficile de réconcilier cette déclaration avec celle que fera un peu plus tard J.-B. Lévy pour justifier les 2 millions d’indemnités versés à Bernardo : ce serait un «départ contraint» et non une bouderie. Peut-on demander au Conseil d’Administration d’accorder 2,5 ans de salaire à tous ceux d’entre nous qui souhaiteraient claquer la porte de l’entreprise en cas de désaccord avec une réorganisation ? Quant au point visiblement le plus disputé des résolutions en faveur des directeurs généraux (prime de départ « contraint », de non-concurrence, retraites), Jean-Bernard Lévy s’est contenté de rappeler qu’il était en ligne avec le code de conduite du MEDEF. Ces derniers peuvent donc espérer recevoir le même pactole que Bernardo Sanchez-Incera en cas de départ. Il semblerait que la CGT ne soit pas la seule à trouver cela scandaleux puisque près de 32% des voix se sont exprimées contre lors du vote. De toute évidence, il y a aussi de gros investisseurs institutionnels qui ne goûtent guère la gourmandise des dirigeants de la SG.

APPARITION FURTIVE
La notification de votre intéressement participation 2019 va être accessible le 27 mai sur le Self service RH … qui ferme dès le 29 pour une semaine ! C’est du furtif !

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natio32mai2019

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JEU DE DUPES
Évidemment, les 1.000 euros de supplément d’intéressement-participation versés après l’AG seront les bienvenus pour beaucoup. Mais il est impossible de claironner qu’il s’agit d’une formidable avancée sociale. Non seulement cette enveloppe globale d’environ 40 millions d’euros n’est pas récurrente, mais en outre elle représente le prix de l’abandon de 322 millions d’euros appartenant aux salariés par ceux qui ont signé l’accord amputant les primes de médaille du travail et les indemnités de fin de carrière. Pressée par la CGT, la direction a dû en effet révéler les chiffres qu’elle avait cachés pendant les négociations et mettre ainsi au jour le marché de dupes dont vous avez fait les frais. Soyons clairs : elle vous donne 1000 euros pour vous en prendre plus de 8000… Et puisque nous parlons de participation et d’intéressement, rappelons que leur niveau est à la SG bien loin des standards des autres banques françaises. C’est d’autant plus regrettable que Frédéric Oudéa – si fier de tenir ses promesses de dividendes aux actionnaires – a totalement oublié celle qu’il nous a faite il y a déjà de nombreuses années : de compenser l’absence d’augmentations collectives par des montants de rémunération financière enfin conséquents. L’accord fixant la formule de calcul de l’intéressement et de la participation arrive à échéance fin 2020. La négociation devra enfin être honnête.

BDDF : LE MERCATO       
La commission qui réunit la direction de BDDF et les représentants syndicaux nationaux a été l’occasion pour Laurent Goutard de présenter sa remplaçante Marie-Christine Ducholet avant de lui passer la main le 1er Juillet pour rejoindre IBFS/AFMO. Son départ, ainsi que celui de Stéphane Dubois, qui quitte le Groupe, ne sont pas des bonnes nouvelles. Comme l’a dit Laurent Goutard, «les 10 dernières années ont été compliquées, mais les discussions - parfois viriles - auront permis d’anticiper et de gérer en amont les difficultés dans l’intérêt de tous». Nous retiendrons sa capacité d’influer sur un conseil d’administration méconnaissant l’activité bancaire. Stéphane Dubois, quant à lui, portait beaucoup de dossiers en cours qui nous tiennent à cœur (transparence dans l’attribution du variable, nette hausse de la formation visant une réelle montée de l’expertise, suivi individuel au plus proche des salariés concernés par des réorganisations, etc). En pleine réorganisation du réseau, dans toutes ses composantes, avec des impacts majeurs sur les conditions de travail, ces départs simultanés ne sont pas de bon augure.

NOUVELLES DU FRONT
Nous avons demandé à la direction qu’elle nous communique le courrier et/ou le mail qui sera envoyé le 3 juin aux salariés des centraux directement concernés par les suppressions de postes. S’il ne devrait pas y avoir de surprise, nous tenons à prendre quelques précautions pour éviter des dérapages difficilement contrôlables a posteriori. D’autant que la multitude des contacts et des questions posées lors des permanences organisées par la CGT (ou envoyées par mail) démontrent parfois un « certain flou » sur les différents dispositifs de départ ou de reclassement. N’hésitez pas à nous contacter pour lever vos doutes ou pour demander des explications qui vous permettront de prendre les bonnes décisions.

LE TRUC EN PLUS
Vous voulez passer votre permis de conduire et il vous reste des heures de CPF qui seront perdues fin 2019 ? Faites d’une pierre deux coups, utilisez votre CPF et inscrivez-vous au permis de conduire !
Les conditions sur notre site.

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CONGÉS JEUNES PARENTS
Vous étiez nombreux à manifester votre intérêt suite à notre annonce concernant la mise en place à la SG des congés «jeunes parents» résultants des interventions de la CGT depuis le début de l’année. Cette avancée et ce progrès ont été obtenus par la ténacité de nos représentants qui, comme pour la prise en compte améliorée du variable dans les indemnités de départ, ont eu une démarche combative pour faire appliquer vos droits. Dans un document officiel, disponible sur notre site, la direction précise qu’«en attendant la mise en place du dispositif dans le logiciel RH, les salariés ne seront pas privés de leur droit mais qu’elle reviendra vers nous pour préciser les modalités d’application» … modalités qui se font attendre.

UNANIMITÉ
L’accord qui encadre les réorganisations GBIS – IBFS a finalement été signé par tous les syndicats. Il faut dire que c’est la 3ème génération pour ce type d’accords et que les dernières avancées que nous avons obtenues sont en progrès sur les conditions des 11 plans précédents. «L’intégration du variable à partir de 5 ans d’ancienneté est un point sur lequel nous aurons du mal à revenir» a commenté, en fin connaisseur, un représentant de la direction. L’expertise sur la stratégie de la direction est en cours et elle devrait être présentée au CE des centraux fin mai.

LE CAPITAL, C’EST VOUS !
Tombés vendredi, les résultats de la banque ne sont pas bons mais l’action s’est offert une embellie boursière - éphémère certes - grâce à la progression inattendue du ratio CET1, qui a bondi de 11,2% à 11,7% contre 11,3% attendus par les marchés. A l’origine de ce renforcement des fonds propres de la SG, il y a encore des cessions de filiales - à perte, comme très souvent - mais surtout des «mesures visant à alléger les contraintes en capital» dont la plus significative a été de faire vos poches. De manière furtive bien sûr. Quand la direction a convaincu certains que 1.000 euros de supplément d’intéressement compensaient la réduction drastique des primes liées aux médailles du travail et des indemnités de fin de carrière, elle s’est bien moquée d’eux. Elle a en effet payé 40 millions d’euros une reprise de provisions estimée à 400 millions qui sont venus donner du lustre au titre lors de la présentation des résultats du 1er trimestre 2019. Et incidemment booster un des indicateurs qui sert à déterminer la rémunération des directeurs généraux. Pendant ce temps, les plans de restructuration continuent et les coupes sévères dans les activités de la BFI ont un impact très clair sur les résultats. Alors que ces métiers font mieux que résister chez des concurrents proches, les activités de FICC à la SG sont particulièrement touchées et reculent nettement. Comme le soulignent les analystes, «la performance sous-jacente est inférieure à leurs attentes» et il ne faut pas seulement blâmer les sempiternelles «conditions de marché difficiles». Les coupes à répétition, notamment depuis 2016, et le manque d’investissement dans les systèmes et les hommes se font clairement ressentir. Il est donc assez surprenant de lire dans le message de Séverin Cabannes présentant les résultats de GBIS que ces derniers «confirment la nécessité» de tailler toujours davantage dans le muscle des activités de MARK. Encore une fois, plutôt que de dépouiller les salariés pour récupérer des provisions et de sacrifier des activités pour faire baisser le RWA, la direction ferait mieux d’utiliser les résultats pour renforcer les capitaux propres plutôt que de les distribuer à tout va. La défense des salariés passe aussi par celle des intérêts à long-terme de l’entreprise !

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 natio30mai2019

 

VARIABLES ET PERSEVERANCE
A quoi reconnaît-on le succès d’une lutte ? Ce n’est pas seulement quand elle aboutit, mais aussi lorsque tous s’attribuent la paternité de cette réussite. Y compris les résistants de la dernière heure qui font plus de bruit que d'ouvrage… Mais ne boudons pas notre plaisir : l’inclusion - même incomplète - du variable dans l’indemnité de départ volontaire constitue un précédent très important qui vient récompenser 10 années de demandes constantes de la part de la CGT. De la même façon, nous continuerons à insister sur la mise en place de règles claires et équitables pour la répartition de l’enveloppe de variables pour les salariés qui resteront à la SG. Et c’est cette même vision de l’intérêt des salariés à long terme qui nous fait défendre régulièrement vos droits à la retraite, qu’il s’agisse de la défense de l’IP Valmy, des indemnités de fin de carrière (IFC) - bradées l’année dernière contre 1000 euros alors qu’elles en valaient 10 fois plus - ou encore de la compensation de la nouvelle décote AGIRC-ARRCO (héritée d’un accord national interprofessionnel CGC, CFTC et CFDT) pour les salariés partant dans le cadre d’un PTA et qui leur coûtera 10% de leur retraite complémentaire pendant 3 ans, soit en moyenne 1500 euros par an. Un simple calcul permet de comprendre la position que nous avons défendue sur ce point (augmentation de 70% à 80% de la rémunération du PTA). Maintenant, il nous faut définir notre position par rapport au texte que nous soumet la direction et qui va compléter les dispositions de l’accord d’entreprise du 13 mars dernier en matière d’accompagnement des suppressions de postes chez GBIS et IBFS. Comme nous l’écrivons ci-dessus, des avancées ont été obtenues. Mais sont-elles assez significatives pour justifier d’une signature de notre part ? C’est à vous de nous le dire en votant sur l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou à partir de notre site.

UNITE SYNDICALE
Qu’est-ce qu’un contrat d’opération, tel que prévu par les ordonnances Macron ? Tout simplement un CDI pouvant s’arrêter à tout moment si l’employeur estime – unilatéralement - que le projet est terminé. Imaginez la négociation de votre PPi avec votre « employeur banquier» à la place de votre avance logement. Précarité à la sortie, mais aussi à l’entrée puisque la période d’essai est celle d’un CDI classique. Ce dispositif aurait pu concerner tous les métiers de la banque (sauf commercial dans le réseau). S’appuyant sur une seule organisation syndicale, le patronat bancaire a essayé d’imposer ce contrat jetable dans la branche. Unis dans la contestation de ce projet profondément contraire aux intérêts des salariés, la CGT, la CFDT, la CFTC et FO ont heureusement fait échouer cette manœuvre. En ce lendemain de 1er mai, voilà une belle illustration de la réunion de sensibilités syndicales diverses pour contrer « l’accompagnement » des oukases de la direction que préconisent certains. En cette période difficile pour la SG, c’est bien dans cet esprit rassembleur et combatif que la CGT inscrit son engagement auprès de vous.

UTILISEZ VOTRE CAPITAL
Et puisqu’il est question d’engagement, c’est le moment d’utiliser les droits de vote attachés aux actions SG que vous détenez dans votre PEE. Alors que le PDG de Danone montre l’exemple en renonçant à la fois à sa retraite-chapeau et à sa prime de non-concurrence, les dirigeants de notre banque s’inscrivent à contre-courant de cette «insoutenable concentration des richesses dans le monde». Pour les aider à retrouver le sens commun, votez via Esalia ou confiez vos voix au représentant de la CGT à l’AG (Emeric Uhring, 17 cours valmy, 92972 Paris la Défense) qui se tiendra le 21 mai prochain.

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PRENEZ LE POUVOIR !
Malgré la raréfaction des Plans Mondiaux d’Actionnariat Salarié (PMAS), vous restez les premiers actionnaires de la Société Générale avec 10,91% des droits de vote. De quoi faire entendre votre voix dans la détermination de la stratégie, de la politique de rémunération, etc. ? Pas si vous laissez le Fonds E exercer vos droits de vote à votre place. Par un tour de passe-passe dont elle a le secret, la direction a en effet réussi à garder la haute main sur le Fonds E et sa politique de vote à l’Assemblée Générale des actionnaires. Alors qu’elle nous inflige son 12e plan de restructuration et de suppressions de postes en 10 ans, qu’elle s’obstine à distribuer la majeure partie des résultats de l’entreprise au lieu de les réinvestir pour soutenir l’emploi et la croissance et qu’elle ne cesse de s’attaquer aux acquis négociés depuis des dizaines d’années, le cours de l’action est toujours orienté à la baisse. Ce ne sont plus seulement les salariés qui expriment - à travers notamment du baromètre employeur - leur défiance à l’égard de la stratégie suivie par la direction actuelle, ce sont aussi les investisseurs. Dans ces conditions, est-il possible de laisser voter les résolutions reconduisant les administrateurs responsables d’une stratégie dont vous êtes les premières victimes en termes notamment de dégradations des conditions de travail et de rémunération ? Est-il possible de laisser voter les résolutions protégeant les avantages et parachutes dorés des directeurs généraux ? Si comme nous, vous pensez que non, alors vous pouvez exercer directement vos droits de vote sur Esalia ou alors les déléguer comme chaque année au représentant de la CGT à l’Assemblée Générale, Emeric Uhring (domicilié pour l’occasion à la permanence CGT, Tour SG, 17 cours Valmy, 92972 PARIS LA DEFENSE).

LES EXPERTS, C’EST VOUS
Un premier examen par le CE des Services Centraux Parisiens des 344 pages du projet de réorganisation de GBIS et IBFS – avec ses 752 suppressions de postes prévues – a eu lieu ce jeudi. Un expert a été missionné afin d’en étudier les motivations économiques avancées par la direction et la justification des suppressions de postes. Il dispose d’un petit mois de Mai pour produire son rapport. Mais quelles que soient ses qualités, il a aussi besoin des experts de terrain c’est-à-dire de vous. Les élus CGT sont là pour recueillir vos remarques, questions et suggestions afin de les lui transmettre et nourrir ainsi des contre-propositions destinées à sauvegarder un maximum d’emplois et d’activités. C’est aussi comme ça que nous préserverons la banque des coupes provoquées par l’obsession du rendement à court terme et que nous pourrons contribuer à construire l’avenir.

DES ELECTIONS MARQUANTES
Merci à vous qui avez voté lors du 1er tour des élections du futur CSE des centraux. La CGT SG continue sa progression avec 35,16% des voix exprimées (et même 35.82% parmi les cadres). C’est d’ailleurs la seule organisation syndicale qui progresse. 7 syndicats se présentaient à cette élection. L’UNSA rate son entrée et ne sera pas représentatif. La CFTC perd sa représentativité dans ce périmètre qui représente la moitié des effectifs de la SG en France. Le SNB, secrétaire du CE sortant, perd 0,67%. La CGT fait donc une belle progression (+4% !) avec un taux de participation qui augmente lui aussi de 5,60%. C’est un véritable encouragement à continuer notre syndicalisme combatif et proche de tous les salariés ! Merci !

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 moon notre dame

 

LA 12e LAME
Alors que les détails du 12e plan de suppressions de postes de l’ère Oudéa viennent de sortir, il faut prendre un peu de recul. 1600 emplois perdus dans le monde, dont plus de 750 à Paris et près de 300 à Londres, ce n’est pas rien. Nous sommes presque au niveau de 2012, mais avec une différence de taille : pas de crise systémique menaçant l’existence de la banque. Tandis que les efforts étaient alors partagés par tous, ils ne sont maintenant supportés que par les salariés. Et au lieu de servir à renforcer le niveau de capital ou de financer les investissements nécessaires à la transformation de la banque, les bénéfices réalisés grâce à votre travail sont dilapidés par la distribution de dividendes excessifs. Comment la direction générale peut-elle parler de rareté du capital pour justifier la fermeture d’activités alors même que le taux de distribution aux actionnaires est de 50% ? C’est le genre de question que devraient poser les représentants des salariés qui siègent au Conseil d’Administration.

ESCAPE GAME, MODE D’EMPLOI
Il paraît que la nouvelle promotion d’inspecteurs sera choisie sur la base d’un escape game. Pour sortir de celui ouvert par le nouveau plan de réorganisation, il y a deux voies. La première est la contestation économique des coupes envisagées. Pour cela, nous avons besoin de vos retours, de vos arguments que nous irons défendre auprès de la direction pour demander le maintien de votre activité. La seconde est la négociation – qui commence le lundi 15 avril – au sujet de la mise en place du dispositif d’accompagnement RH des réorganisations. Nos revendications sont de deux ordres : d’abord la mise en place d’un dispositif à la hauteur des enjeux, et ensuite l’amélioration des dispositions prévue par l’accord-cadre. Ainsi la CGT est pour l’instant la seule à exiger que le variable soit pris en compte pour le calcul de la prime de départ volontaire de tous les salariés optant pour cette solution, et pas seulement pour ceux ayant seulement 20 ans d’ancienneté. Pour que ces revendications puissent aboutir, il est important que nous obtenions le maximum de voix à l’issue du scrutin en cours. La direction en tiendra compte ! 

VOTEZ POUR VOUS
Jusqu’au 18 avril, les salariés des Services Centraux Parisiens élisent les 35 membres du CSE qui se mettra en place le 1er juillet. Juste à temps pour accompagner la 1ère vague de départs et de reclassements du nouveau plan de réorganisation. Seulement 35 élus contre plus de 400 actuellement et près de 2000 salariés directement concernés. Pour avoir un maximum d’élus CGT sur le terrain pour vous accompagner, votez et faites voter pour notre liste !

VICTOIRE !
Suite de notre série sur les «congés jeunes parents» (cf nos infos du 29 Mars). La direction a enfin confirmé à nos représentants qu’elle allait appliquer le dispositif étendu en 2016… mais qu’il fallait pour ça revoir Gerhswin. Le logiciel de paye et de gestion RH étant une application «fragile», il va certainement falloir quelques temps pour qu’il intègre le dispositif. En attendant, si vous avez des enfants, vous avez droit à 2 jours de congés supplémentaires par enfant à charge (dans la limite de 30 jours de congés par an) selon la loi.

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 natio 27 mois davril 2019

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FUITES DE CAPITAUX
Quand il s’agit de rémunérer votre travail, les temps sont durs selon la direction. Mais avec 3,9 milliards d’euros de résultat net, dont la moitié sera distribuée sous forme de dividendes, l’urgence de se lancer dans un énième plan d’économies paraît toute relative. Tout comme est très relative l’augmentation de l’enveloppe allouée à la rémunération financière (intéressement et participation) des salariés : +17% certes, mais à 117 millions d’euros, elle reste très loin de la norme des autres entreprises financières. Et ce ne sont pas les 42 millions de complément d’intéressement consentis par la direction qui permettront de faire oublier les centaines de millions envolés avec la disparition des augmentations collectives annuelles, la baisse récurrente des enveloppes du variable et les coupes sévères dans les divers avantages sociaux effectuées ces dernières années (dont récemment la prime des médailles du travail et les indemnités de fin de carrière). Il n’y a rien de glorieux à se vanter d’avoir été complice de ce tour de passe-passe effectué au détriment des salariés.

A LA DECOUPE
Au-delà de la question du partage des bénéfices avec les salariés, la distribution irréfléchie de dividendes ces dernières années a une conséquence fâcheuse : la SG est en manque de capital. 1% de ratio CET1 pour être précis : soit 3,6 milliards d’euros. Il aurait été logique de garder davantage de bénéfices pour muscler le bilan de la banque, et cela aurait été le rôle des administrateurs salariés de le dire. Mais ils se sont tus, et nous sommes de plus en pleine campagne électorale : Frédéric Oudéa brigue un nouveau mandat d’administrateur. Comme d’autres, il pense flatter ses électeurs avec des cadeaux à courte vue et des promesses pour l’avenir : la SG sera au cœur de la recomposition du paysage bancaire européen. Malheureusement, cette campagne a un coût. Au-delà du manque de capital, le coût social que la direction va vraisemblablement nous présenter le 9 avril prochain sera chèrement payé, notamment par les salariés d’IBFS et de GBIS. A force de coupes répétées, quelle sera la position de la SG dans le futur mécano bancaire européen ?

VOTEZ POUR VOUS !
Puisque c’est de saison, une autre campagne électorale bat son plein : celle pour désigner vos représentants qui seront chargés de vous défendre et de promouvoir les intérêts de tous les salariés des Services Centraux Parisiens au cours des 4 années à venir. L’enjeu est d’importance, car ces années seront cruciales pour l’avenir de la banque. Et, pour commencer, ces nouveaux élus auront la lourde tâche de vous accompagner au cours de la mise en place de la réorganisation de GBIS et IBFS avec les très nombreuses suppressions que l’on peut craindre. S’il y a bien une chose que les précédents PSE ont mis en lumière, c’est le rôle et l’implication sans faille des élus CGT. Mais, attention, une des nouveautés héritées des ordonnances et de l’accord signé par les autres syndicats, fait que la force de frappe de chaque syndicat est déterminée dès le 1er tour (et uniquement !). L’existence d’un vrai contre pouvoir n’est pas inscrite dans le marbre, cela dépend de chacun d’entre vous. Du 11 au 18 avril, ce sera le moment pour vous de faire en sorte que vos élus CGT SG soient très nombreux !

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natio26avri19

 

TARIF JEUNE
Un nouveau dispositif a beaucoup de mal à entrer en application. Contrairement aux «contraintes du nouveau monde», les «nouveaux progrès» n’arrivent pas toujours à être correctement appliqués. Rien de surprenant, c’était pareil dans l’ancien monde. Une belle illustration concerne les congés spécifiques prévus par l’article L.3141-8 du Code du Travail : 2 jours de congés supplémentaires par enfant à charge (sans que l’ensemble des congés ne puisse dépasser 30 jours). En 2016, le dispositif pour les «jeunes mères de famille» (- de 21 ans) a été élargi aux pères et aux plus de 21 ans. Ces congés sont une disposition légale d’ordre public, et il est donc impossible d’y déroger. A la SG, ce point concerne en priorité les nouveaux embauchés ou les salariés qui n’ont pas effectué une année complète (maternité, maladie, etc) et qui n’ont pas atteint le plafond des 30 jours de congés. Saisie début février par la CGT, la direction a répondu fin mars au CE des Centraux. D’après elle, les salariés SG ne sont concernés car ils bénéficient déjà de «jours enfant malade» (et des RTT). C’est faire un lien indu entre ces jours de congés supplémentaires et la justification nécessaire liée à la maladie. Ils n’ont pas le même objet, ni les mêmes modalités d’utilisation. Une copie à revoir ?

LES CLOCHES EN AVANCE !        
35, c’est le nombre d’élus que vous allez pouvoir élire à partir du 11 avril pour vous représenter dans les services centraux pour les 4 prochaines années. Comparés aux 450 représentants du personnel élus en juin 2016, la coupe est sévère après les ordonnances Macron et l’accord signé avec la direction par les autres syndicats de la SG. Pour le moment, c’est Pâques avant l’heure dans les services centraux. Pas de cloches ni de lapins à la manœuvre, mais cela n’empêche pas les distributions de babioles en tous genres en guise d’arguments électoraux. Le contexte actuel nécessiterait plutôt un effort et une réflexion communs afin de porter l’intérêt des salariés face aux mauvais coups. Au contraire, il n’y a jamais eu autant de postulants pour si peu de places…et tant de travail ! Avec 7 syndicats pour 35 postes à pourvoir, nous aurons besoin de tout votre soutien pour reconduire pour les 4 ans à venir la task force de la CGT qui vous défend et vous alimente en informations fiables et indépendantes de la direction. Nous présentons 70 Candidats (35 titulaires et 35 suppléants) issus de 24 BU/SU différentes, 8 techniciens et 62 cadres, 31 femmes et 39 hommes. L’avenir, c’est vous qui l’écrirez dès le 11 avril.

AU BON BEURRE    
Parmi les résolutions proposées aux votes lors de l’assemblée générale des actionnaires cette année, il y a le niveau du dividende, le renouvellement pour 4 ans du mandat de Frédéric Oudéa, et celle concernant l’épargne retraite des directeurs généraux. Alors que les simples salariés ont été privés de l’IP Valmy en 2017 et que les indemnités de fin de carrière et de médaille du travail ont été sévèrement rabotées fin 2018, le dispositif retraite supplémentaire aux directeurs généraux reste très généreux : la SG contribue à hauteur de 8% (au-delà de 160k€), soit 51.000€ pour 800.000€ de rémunération fixe. A comparer à notre propre régime qui se monte à 2% de notre RAGB (dont 0,5% de notre poche).

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cgtactio 

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natio25mars2019

TOUR DE CHAUFFE
Séverin Cabannes est venu devant les représentants syndicaux nationaux pour faire un «point d’étape» sur la revue d’activités en cours sur l’ensemble des activités de GBIS. Il nous a présenté l’analyse du contexte global et les anticipations de la DG. Le compte-rendu complet est sur notre site. Quant aux conclusions en termes de restructurations, elles ne devraient pas nous être présentées avant mi-avril. Quelle stratégie adopter face à l’empilement des contraintes réglementaires depuis 10 ans, une concurrence féroce venue d’outre-Atlantique, un abandon de l’Europe, une profonde modification des attentes des clients ? … Pour l’instant, la direction n’a pas répondu à ces questions. Seules quelques fuites ont déjà animé les rédactions. Une autre manière de préparer les esprits. En tout cas, ce n’est pas l’annonce d’une nouvelle cure d’économies qui peut faire une stratégie convaincante tant vis-à-vis des marchés que des salariés. Il faudra beaucoup plus.        

CDI CHEZ KLEENEX           
Le nouveau monde n’en finit pas de réinventer la roue. S’il y a bien besoin d’aide exceptionnelle sur tel ou tel aspect, ou dans telle ou telle circonstance, le CDD ne suffit plus au MEDEF. Les plus anciens se rappelleront que la SG n’avait pas attendu pour abuser des contrats courts. En 2000, le record SG que nous avions rencontré dans nos locaux était un salarié, dans les salles de marché, qui avait cumulé 51 contrats à durée déterminée, pour faire le même job que son collègue du middle office à coté de lui et qui bénéficiait, lui, pleinement des avantages SG et de la convention collective. Grâce à la CGT, il a été intégré tout comme 300 autres salariés des back et middle offices, après que la SG ait été condamnée pour délit de marchandage et prêt de main d’œuvre illicite. En 2019, un projet d’accord est soumis par l’AFB aux syndicats. Il s’agirait de pourvoir tous types d’activités (sauf commerciale en agence !), avec du personnel virable du jour au lendemain. Cela pourrait concerner 1.200 salariés dans une entreprise comme la SG. Il n’est pas prévu de RTT, juste une «attention» à la pose de congés si le contrat dure plus d’un an. Quid de la mutuelle ? Quid de la prévoyance ? Quid de l’ex IP Valmy ? Le projet d’accord de branche nécessite de sérieux garde fous. Il prévoit même que quelque soit la cause, la rupture du contrat est considérée comme fondée sur une cause réelle et sérieuse … Pas vraiment de quoi améliorer l’engagement des salariés !

LOBBYING
Alors qu’en France seuls les syndicats représentatifs (qui  ont eu plus de 10% lors des élections) peuvent normalement entrer dans une salle de réunion et négocier, la direction a réussi à faire signer un accord SG qui permet d’exclure la CGT du suivi de ce dernier au motif qu’elle n’en est pas signataire. Il s’agit ici de l’accord QVT – que nous avions dénoncé comme un marché de dupes – qui aurait tenu sa première réunion de suivi sans la CGT. «Et alors ?» nous direz-vous. Dommage, car nous aurions pu vous expliquer comment la direction a obtenu que l’enquête QVT soit fusionnée avec le Baromètre Employeur, et que la prestation soit dorénavant effectuée par BVA (par ailleurs détenu par Bolloré et condamné pour discrimination syndicale envers la CGT) au détriment d’Ipsos. Tout se passe entre gens de bonne compagnie. D’où l’exclusion de la CGT de l’invitation ... Certains noteront même un lien direct entre la QVT et la contribution de HRCO/SSA à la liste de candidats d’une organisation syndicale aux élections des services centraux. Alors, indépendants ? Oui. C’est bien. Indépendants de la direction, pour un réel contre pouvoir, c’est mieux et c’est même indispensable !

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cgt rentabilite

natio 24mars2019

EMPLOI 2019-2022
L’accord «emploi» a été signé par l’ensemble des syndicats représentatifs. C’est assez rare pour être souligné. Lors de la signature, nous avons alerté Caroline Guillaumin sur 2 sujets sensibles. Le premier concerne l'attribution des variables. Au-delà des limites même de l'exercice et parfois de la brutalité des annonces, il y a encore trop d'endroits où il est discriminatoire (par l'âge, le sexe, la mobilité). De plus, il est souvent incohérent avec le travail rendu et au final, l'exercice est contre-productif. Nous sommes aussi venus sur la pression subie par les salariés des salles (Mark entre autres) et d'autres «secteurs en tension», pour les pousser à la démission. C’est insupportable. Nous avons négocié pour définir les règles du jeu. Nous les avons signées avec la direction. Ce n'est pas pour accepter que quelques cow-boys s'en exonèrent. Elle nous a répondu qu’elle avait pris des engagements et qu’ils seront tenus, avant d’ajouter : «La prochaine étape sera celle de l’explication de l’accord aux RH et aux managers pour qu’il ne puisse pas y avoir d’interprétation possible».

OPACITE DU VARIABLE
Chaque année, les annonces des variables sont l’occasion de mauvaises surprises. Non seulement les évolutions sont erratiques (surtout vers le bas), mais nous sommes frappés par l’opacité dans laquelle se déroule l’exercice. 95% des salariés qui ont répondu à notre enquête sur le sujet nous ont déclaré ne pas avoir connaissance de l’évolution de l’enveloppe de leur propre secteur. Comment dès lors juger si notre travail a été reconnu à sa juste valeur ? ou si au contraire, notre mobilité, notre maternité, notre absence, notre franchise ... ou notre faciès ont été sources de discrimination ? Il est temps de mettre un peu d’ordre et de transparence dans cet exercice, alors que tout le monde - ou presque - pense qu’ «il n’est pas normal que cette part importante de la rémunération soit déterminée à la tête du client» ! A contrario, l’accord signé (sauf par la CGT) sur la mise en place des IRP a généré l’affichage du niveau de classification de tout le monde à tous les étages ! De quoi mettre encore un peu plus d’ambiance et d’épices dans les Tours qui n’en manquent pas ces jours-ci !

EVALUATIONS
C’est quand on rentre dans un restaurant que l’on choisit le menu et en sortant que l’on règle l’addition. Pour les évaluations, c’est pareil. Si vous voulez éviter d’avoir une addition trop salée, il faut prendre un soin tout particulier pour bien calibrer les objectifs. L’exercice débute à peine dans la plupart des secteurs et dans d’autres il est mis en suspens en attendant de savoir si le poste «disparaît en juin». Vous pouvez utilement retrouver sur notre site le compte-rendu de la commission du 12 février sur le sujet. Il existe une instruction SG 13.672 et une aide à ne pas sous-estimer  pour éviter des dérapages : celle d’un représentant du personnel CGT. Un conseil avisé et une petite précaution permettent souvent de s’épargner des gros tracas.

LES URGENTISTES 
La liste de la CGT SG est représentative des différentes activités, issue de toutes origines sociales ou culturelles… et surtout indépendante de la direction ! Elle s’offre aux suffrages des salariés des centraux pour l’élection de leurs représentants pour les 4 ans qui viennent. C’est aussi la seule liste complète qui respecte la parité. L’objectif affiché : être utiles, concrets et efficaces dans la période qui s’annonce dans les services centraux. Cela repose sur beaucoup de travail, de la transparence et pas mal de responsabilité. Mais avant tout, cela n’est possible qu’avec votre vote dès le 11 avril. Bloquez bien la date, on compte sur vous !

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natio23mars2019

cgtbosscash

BONUS : LE PAQUET DE MALUS
Après l’annonce des 500 millions d’euros  d’économies supplémentaires qui viendraient s’ajouter au 1,1 milliard d’euros déjà communiqué fin 2017 à horizon 2020, le traditionnel exercice de l’annonce des évolutions du variable ou du bonus était redouté, tant par les salariés que par la plupart des managers envoyés au casse-pipe et les RH surbookés. Quant aux éventuelles augmentations de salaire, elles ont été réservées à quelques happy few. Malgré les bons résultats globaux en 2018 (3,9 milliards d’euros), les enveloppes ont au mieux été stables (dans le réseau) et au pire ont plongé de 40% (chez MARK/FICC). Les annonces, parfois brutales, ont de plus généré un florilège de dérapages ou de discriminations. Si besoin, vous pouvez retrouver les  dernières statistiques publiées sur le sujet (fixe et variable) sur notre site. Des comportements parfois inappropriés prohibés par le nouveau règlement intérieur de la SG (publié le 1er mars) et dont certains pourraient générer des sanctions : «Tu rentres de congé maternité… tu ne veux pas du variable en plus ?», «Tu étais en mobilité», «Je dois cutter 10% de l’activité…ton bonus va t’aider à réfléchir ! Tu sais ce qu’il te reste à faire !»… Bref, une nouvelle démonstration du célébrissime Esprit d’équipe. Et nous allons donc intervenir auprès des responsables concernés, à chaque fois que vous le jugerez nécessaire, pour leur permettre de corriger leur erreur, avant qu’elle ne devienne une faute qui pourrait générer une sanction… et pas financière, celle-là !          

SG LOW COST
Y aurait-il un lien direct entre les économies espérées par la Direction Générale et le fait que nombre d’entre nous n’ont plus de remboursement de frais de transport ? La question a sérieusement été posée dès mi-février lorsque nous nous sommes aperçus que la direction avait coupé – sans avertissement préalable - les remboursements plutôt que de demander éventuellement des explications nécessaires sur les justificatifs. D’autant que les justificatifs sont bons la plupart du temps. «C’est une question technique…» nous avait répondu la direction. C’est bien ce qui nous inquiète, au-delà de la radinerie, il y a la « technique » (qui a souvent bon dos !). Elle coûte également cher aux salariés qui en subissent en plus les aléas.

IRRESPONSABLES
C’est le terme repris dans le communiqué  interne pour qualifier l’annonce des chiffres de suppressions de postes qui ont fuité dans la presse il y a 15 jours et qui ont animé quelques rédactions pendant plusieurs jours. En attendant, la CGT a rédigé un «4 pages» – factuel et synthétique – des différents dispositifs contenus dans l’accord emploi soumis à la signature le 13 mars. Ces dispositifs sont un «socle» des mesures qui pourraient être déclenchées en fonction des «échanges» direction – syndicats dans le cadre des réorganisations à venir sur quelques activités et qui vont se tenir en amont des consultations obligatoires des instances représentatives du personnel. Ce « 4 pages» (disponible sur le site ou sur simple demande) a généré une multitude de questions-réponses que nous allons publier sous forme de  FAQ sur notre site internet/intranet. Enfin, au-delà de la transparence et de l’utilité que beaucoup y ont trouvées, il sert aussi à permettre la consultation organisée par la CGT pour savoir s’il faut – ou pas – signer cet accord. Conformément à sa pratique constante, la CGT vous donne la parole avant de signer quoi que ce soit. Et c’est bien votre propre avis qui fera que nous serons signataires ou pas, puisque c’est bien vous qui êtes concernés au premier chef.

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natio 22 mars 2019 v3

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LA GRANDE REVUE
Les activités de la BFI sont toutes passées au crible pour marquer celles qui vont être revues, réduites ou fermées. Tels que présentés par Séverin Cabanes au CSEC, les critères de tri sont un joyeux mélange d’analyse fine de l’allocation de capital au regard du rendement (sans plus de précisions), de maintien de la relation générale avec le client et d’attention aux synergies possibles avec le Groupe. En arrière-salle, la situation semble plus compliquée. Comme toujours, ce serait plutôt la foire d’empoigne habituelle. Les activités de marché ont en effet déjà subi plusieurs coupes claires ces dernières années et nombreuses sont celles qui ont déjà du mal à maintenir une taille critique permettant d’être crédible auprès de leurs clients. Les discussions sont donc serrées. Lors du PSE de 2012, il avait fallu peser très lourdement pour maintenir certaines activités de financement qui font aujourd’hui les beaux jours de la banque. Les coupes de 2016 ont quant à elles déstabilisé l’équilibre général des salles de marché, en concentrant davantage le poids de coûts fixes toujours plus lourds. Il est à craindre que les 500 millions d’économies supplémentaires n’aggravent encore la situation. Séverin Cabanes a répondu à la CGT – sans préciser l’ampleur, ni le périmètre du séisme qui se prépare - que la direction nous reviendra dans 4 à 8 semaines avec des plans plus précis. Comme l’a écrit J-F Grégoire aux équipes concernées : «Si une bonne stratégie de gestion des coûts est essentielle, elle doit aller de pair avec une stratégie d’augmentation des revenus ». Or au cours des dernières années, la première s’est faite au détriment de la seconde. Il a aussi prévenu : « Les mois à venir seront difficiles, mais aussi excitants ». Il n’est pas certain que les annonces des éventuelles révisions individuelles de salaires et l’évolution des variables le soient dans le bon sens.     

LES PÉPETTES
La direction a confirmé aux élus du CSEC qu’un PMAS avait été validé par le Conseil d’Administration et devrait être possible en 2019. La communication reste très contrainte, mais tout devrait être précisé bientôt. La CGT a aussi saisi l’occasion de la présence de Séverin Cabanes et de Caroline Guillaumin au CSEC pour demander le déplafonnement de l’avance logement. Vu le cours de l’action SG, les salariés, qui ne peuvent pas compter sur leur PEE pour financer leur acquisition, pourraient bénéficier d’un plafond plus élevé du dispositif d’avance logement. Déjà utilisé notamment en 2012, ce dispositif avait été bien utile et apprécié. Qui a dit qu’on ne contribuait pas à l’amélioration du baromètre employeur ?

CONSTRUIRE L’AVENIR
Le projet d’accord Emploi « finalisé » a été envoyé le 20 février (cf notre site). Beaucoup de blabla dans les 48 pages, mais aussi des dispositifs qui encadrent les PSE, les indemnités de départ, la mobilité, l’amélioration des départs en retraite anticipés en tous genres. Nous y avons fait inscrire le cadre dans lequel une mission peut être effectuée et fait préciser la nécessité d’un avenant si elle modifie les éléments du contrat de travail. Nous sommes revenus, bien seuls, sur la nécessité de prendre en compte le variable dans le calcul des indemnités de départ. Il y a 10 ans, les autres syndicats s’y étaient opposés. Petit progrès depuis, les salariés qui ont plus de 20 ans d’ancienneté en bénéficient. Mais ils sont les seuls. La direction a toutefois précisé : «c’est un point qui fera l’objet des négociations locales en cas de départs volontaires». Un message clair pour bien choisir vos représentants lors des élections.

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LES GRANDES MANŒUVRES
Gageons que la paix sociale régnera quelques semaines encore, au moins jusqu’à la fin des élections dans les services centraux. Tandis que se déroule la revue des activités susceptibles de subir des coupes claires, la direction ne va pas mettre le feu aux poudres et les annonces devraient être gelées. Il ne faudrait pas risquer une issue redoutée dans les élections. En 2013, le scrutin a reconnu le travail effectué par les délégués de la CGT lors du PSE «historique» de SGIB et son rôle pour mettre fin au projet Roméo (plan massif de licenciements individuels). En 2016, le projet Mikado (externalisation d’activités B.O) s’était soldé par 70% de voix pour les candidats CGT dans le secteur concerné. Il faut dire qu’a contrario de la CGT qui le combattait et obtenait le droit des salariés de rester à la SG, certains syndicats avaient fait venir le DRH d’Accenture pour vanter les conditions du transfert à ceux qui acceptaient l’aventure. Ils ont largement déchanté depuis. En 2019, après la saignée en cours dans le réseau, les nuages s’amoncellent à nouveau sur les services centraux. Les prochaines élections seront donc un moyen de manifester notre rejet d’une stratégie qui se résume aux économies et suppressions d’emplois. C’est parce qu’en 2019, la direction favorise toujours ces interlocuteurs plus malléables, que nous vous invitons au contraire à vous inscrire, sur notre site, à notre comité de campagne pour soutenir nos candidats qui mèneront la bataille dès le mois prochain… et pour les 4 ans qui viennent. Pour l’heure, la stratégie décroissante de la direction va encore se solder par des annonces de bonus et variables «discrétionnaires» en baisse (en dehors de BDDF). Attention, le variable n’est garanti qu’au moment où il est effectivement versé sur votre compte. Toute velléité de départ entre l’annonce et la paye versée fin mars entraînera la disparition immédiate du variable. Enfin, concernant la négociation Emploi, 7 heures de plus ont permis de revoir l’ensemble du projet sur la mobilité, les départs volontaires, les pré-retraites diverses et variées (cf notre site). En principe, cet accord est censé gérer en douceur les suppressions d’emplois décidées par ailleurs. C’est toute la question quant à la justification de celles à venir. Il reste encore une réunion le 19 février pour fixer les curseurs financiers.    

SALUT L’ARTISTE
Depuis 2003, chaque vendredi, nous attendions de rire de son dessin de la semaine (et pour certains de le comprendre). Son trait de la semaine était élégant, toujours pertinent dans le message et impertinent à souhait. Il avait dit l’an dernier, «j’arrête à 700 dessins». Il avait plein de projets pour la suite, pour lui et ses jeunes enfants. Sans avoir jamais cru à cette menace, ni jamais accepté cette idée, pour couper court à ces discussions, nous lui disions : « tu es compétence indispensable». Il en riait. Il avait donc travaillé à sa relève et commencé à donner quelques enseignements à ses «disciples». Il n’aura jamais failli pendant 15 ans, depuis 2003. Chaque jeudi soir, il nous livrait son dessin de la semaine. La maladie lui aura donné raison une dernière fois. François Ganne est décédé vendredi à 15h53. A l’heure où partent habituellement les infos de la CGT et son dessin. Celles-ci auront maintenant un teinte différente et il nous manquera, bien au-delà de ces publications. C’était un fidèle, parmi les fidèles. Malgré son caractère et sa volonté d’indépendance. Un membre de la famille CGT Société Générale vient de tirer sa révérence. Même s’il n’aurait pas vraiment apprécié que nous soyions tristes, sa brusque disparition est un vrai vide. Certains sont morts à cause de leurs dessins, d’autres ont dessiné jusqu’à bout de force. Celui de cette semaine porte le numéro 701.

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LA VAGUE DE TROP ?
La veille de l’annonce des résultats et de la nouvelle purge, Frédéric Oudéa recevait les organisations syndicales. Après une rapide présentation des résultats des 3 pôles, la discussion a essentiellement porté sur la nouvelle vague d’économies. Il s’est appesanti un peu plus sur les résultats de GBIS, très bons sur les financements et le conseil, mais en recul de 19% pour les activités de marché (-30% chez FICC et -15% pour les dérivés actions). Le recul est encore plus brutal à la BNP, - 40% sur les activités de marché, avec une répartition inverse -70% sur les actions mais seulement -15% pour FICC. Le DG s’est ensuite étendu sur les anticipations de la direction concernant la conjoncture économique et les contraintes réglementaires qui génèrent des craintes pour 2019 (et plus encore pour 2020) et aboutissent à l’«ajustement stratégique» présenté au marché. Si la trajectoire pour les réseaux français ne va pas être infléchie, en revanche le DG nous a annoncé un changement de stratégie dans les activités de marché. Ces dernières devront réaliser 500 millions d’euros d’économies supplémentaires d’ici à 2020 et l’effort portera avant tout sur les activités FICC et les fonctions supports associées. Si la revue des activités frappées et son impact sur l’emploi ne sont pas encore achevés, nul doute que cela pourrait générer un désengagement très significatif de ces activités. L’impact sur l’emploi sera certainement important, mais nous ne disposons pas encore de vue sur le sujet. Le directeur général a promis une série de réunions de concertation afin de discuter non seulement des perspectives économiques mais aussi de la gestion sociale de ce choc. Il a réitéré son engagement à ne pas procéder à des départs contraints mais n’a encore donné aucune indication pour le reste. Il va sans dire que la CGT va peser, comme en 2012, pour éviter des coupes injustifiées, veiller à ce que les conditions des «mobilités externes volontaires» (sic) soient les meilleures possibles et que les directions ne choisissent pas au cas par cas quels services pourront bénéficier des dispositions d’un futur accord emploi et lesquels seront contraints à des mobilités vers des fonctions qui recrutent en interne. Plus généralement, alors que nous faisions remarquer que les plans d’économie se succédaient sans que la situation ne se redresse vraiment, ni que les marchés soient convaincus par ces annonces, Frédéric Oudéa nous a répondu que le problème ne venait pas des réductions de coûts - toujours atteintes - mais des objectifs de croissance des revenus - toujours en-dessous des attentes. Mais c’est peut-être bien là que le bât blesse : les coupes successives ne seraient-elles pas justement la cause de cette incapacité à générer davantage d’activité et de revenus? En médecine, il y a bien longtemps que la saignée a été reconnue nocive pour les patients. Sans doute en est-il de même en matière sociale…

LA BANQUE DU DIGITAL
Si vous êtes abonné à notre newsletter et que vous attendiez impatiemment le compte-rendu de la négociation sur l’emploi de lundi, vous avez pu attendre parfois jusqu’à 4 jours pour recevoir le mail pourtant fait le soir même. C’est une vieille habitude de la maison. Dès lors qu’un plan social est dans l’air, la technique dérape suffisamment pour ralentir la diffusion des informations. Par 2 fois déjà, les serveurs SG où était logé notre site intranet ont crashé (malencontreusement ou opportunément..) sous le poids des consultations en ligne. Cette fois-ci, ce sont les mails qui mettent plusieurs jours à arriver aux abonnés. En attendant, les informations sont toujours disponibles sur notre site. Il faut préciser qu’échaudés, nous les avons logés sur nos propres serveurs.

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natio 20 bis fevrier 2019 t20

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DIAFIORUS

A quelques jours de la publication des comptes, les rumeurs de coupes sombres dans les effectifs et activités ont généré toutes sortes d’articles de presse. Après le profit warning émis il y a quelques jours, la question n’est plus de savoir si les résultats vont être accompagnés de mauvaises nouvelles, mais de connaitre l’ampleur de la nouvelle saignée – d’emplois ou rémunérations. Tels les médecins de Molière, la stratégie que nous subissons depuis quelques années repose sur des coupes plus ou moins aveugles. Ce qui a déjà dégradé les capacités de la banque. La diminution des résultats du 4ème trimestre de la BFI ne peut pas justifier la découpe de certaines activités, sauf à vouloir accélérer le déclin, et qui mène en partie aux résultats, alors que le dividende est d’ores et déjà garanti pour 2019. Les informations fiables et confirmées seront disponibles sur notre site intranet / internet.          

3 SECONDES CHRONO       

Dans le nouveau monde, le nombre d’appels téléphoniques à sa banque devait baisser. En tout cas, c’était le postulat du programme de transformation des CRC (centres d’appels du réseau). Sauf que ce n’est pas encore le cas cette année – tout comme les précédentes. Et le sous-effectif continue à faire sentir ses effets sur les collègues. La direction va donc « refaire » une revue de l’attractivité pour tenter de corriger la tendance. La responsable d’OTX, Sandrine Beltran est venue rendre compte de la situation devant les représentants du CSEC. Le nouvel outil qui prévoit 3 secondes pour réagir après chaque appel, avant qu’un nouvel appel soit transmis.  « Ca a été corrigé et validé par les pilotes». Ah bon ? En fait, il a été effectivement dit à certaines équipes que le timing passait de 3 à 7 secondes. Mais, le « correctif » n’est pas à la hauteur des attentes. Ce n’est pas ce genre de correction qui va permettre d’améliorer l’attractivité. Il y a, par contre, des propositions concrètes et réalistes que les représentants CGT ont formulé ces derniers temps dans les 4 CE concernés. Nous allons demander un entretien avec la direction d’OTX pour avoir une vraie discussion, avant que les conditions de travail ne se détériorent encore un peu plus, que l’image se dégrade, que la pression déborde et que les démissions augmentent encore. Il y a urgence.

UN P'TIT MIEUX?

Alors que la CGT a obtenu, à la Société Générale, le paiement des jours de carence (les 3ers jours d’arrêt maladie) par l’accord salarial de décembre 2016, nous avions demandé un suivi sur le nombre de maintiens de salaire dans le cadre de la note 1513 (spécifiquement en cas de maladie listée dans la note) ou via le dispositif interne de RSE (rétablissement de solde entière). La suppression du comité social par la direction et du rapport élaboré par le service social générait un brouillard complet. A l’occasion du débat de la commission du CSEC sur le sujet, nous avons demandé – à nouveau - la mise en place de la subrogation (rémunération versée directement par la SG et non plus par l’intermédiaire des indemnités journalières de la Sécurité Sociale), dispositif refusé jusqu’à maintenant par la direction. Avec la mise en place du prélèvement à la source, certaines banques viennent de le mettre en place… et c’est un dispositif réclamé depuis longtemps par les salariés et leurs représentants.

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cgt t natio 19bis janvier 2019

cgt634 sucrette

cgt crc m23

E=MC2
Contrairement à une idée reçue, la participation à la mobilisation du 14 décembre ne devrait pas plomber votre variable – bien au contraire. Le mouvement aura eu des effets bénéfiques et collectifs. Certes la mobilisation des salariés n’aura malheureusement pas empêché la signature d’accords qui amputent nos primes médailles du travail et nos indemnités de fin de carrière, mais elle aura permis une prise de conscience par la direction du niveau de ras-le-bol. Cela vaut particulièrement pour le réseau où, la consigne a été donnée de revoir à la hausse les enveloppes du variable. La situation est beaucoup plus incertaine dans les services centraux, où les arbitrages sont en cours et s’annoncent très douloureux. Nous avions bien obtenu de la direction qu’une négociation s’ouvre sur les critères d’attribution du variable, « discrétionnaire » - pour ne pas dire carrément arbitraire et foncièrement inéquitable. Mais pour l’heure, signer cet engagement avec la direction n’a pas suffi. Il faut qu’elle se décide enfin à ouvrir les discussions et que, pour changer de l’année dernière, ce soit sur la base de données précises et en bonne foi. Les «annonces 2019», prévues fin février, pourraient être une autre «prise de conscience». Celle de la nécessité d’y avoir travaillé … avant.

REFAIRE LE MONDE
Frédéric Oudéa était annoncé à Davos, avec la ministre du travail, Murielle Penicaud et quelques patrons venus refaire le monde (sans que rien n’y change véritablement, à part le déséquilibre entre les plus riches et les plus pauvres et la montée des populistes). Carlos Ghosn – absent excusé – avait participé l’an dernier à une session pourtant prometteuse : « Vers un meilleur capitalisme ». L’avenir en a décidé autrement.

ACCÉLÉRATION
Faut-il voir un lien entre notre critique du rythme sénatorial des négociations Emploi et l’avalanche de nouvelles dates de réunions ? Quoiqu’il en soit, Février sera déterminant sur les conditions de départs des «séniors», des éventuels plans de départs volontaires dans le cadre des réorganisations, mais aussi sur les dispositifs de mobilité. Les dates qui ont été planifiées ne seront pas de trop pour arriver à un accord équilibré comme ce fut le cas en 2013 et en 2016. A la direction maintenant de se montrer plus constructive qu’elle ne l’a été ces derniers mois.

FONDS DE TIROIRS
Alors que la hausse du carburant, la ponction fiscale sur les transports et, plus généralement, la perte de pouvoir d’achat subies par la majorité des Français ont déclenché le mouvement des gilets jaunes, la baisse des remboursements de transport à la SG fait mesquin. C’est précisément ce que la CGT avait expliqué fin 2018 lorsque la direction nous avait présenté sa volonté de diminuer de 7.63€ à 4€ la prise en charge des transports - après avoir grappillé quelques centimes d’euros sur les cantines des centraux. Plutôt que d’assumer la charge fiscale réclamée par l’URSSAF (au-delà des 4€), la direction a décidé de réduire la prime mensuelle pour 16.147 salariés. Gain de cette nouvelle opération : 1 million €/an. Un irritant et une mesquinerie de plus pour les salariés concernés. Certes, l’épisode est sans commune mesure avec les centaines de millions économisés sur les médailles du travail et les IFC, mais cela témoigne d’un état de santé inquiétant et de l’art de transformer un coût en gain… pour la direction.

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cgt701 remuration variable

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cgt natio18 janvier 2019 t17

27 NUANCES DE GRIS
A quelques jours de l’annonce des résultats, les bons vœux se sont en plus entremêlés avec les retours du Baromètre Employeur. La «participation solide» (74%) rend les enseignements plus forts et la nécessité d’y remédier incontournable. Les orientations stratégiques sont contestées et de moins en moins soutenues. L’engagement est en berne. Les restitutions en cours dans les différentes BU/SU ont au moins le mérite de relativiser l’argument choc utilisé l’an dernier : «on ne vit pas la transformation de la même manière partout, c’est donc la faute ou la responsabilité du manager». Cette fois-ci, les résultats sont mauvais partout … ou presque. Du coup, premier effet, hasard ou pas, le prestataire qui faisait l’enquête va changer. Exit Ipsos, la prochaine sera faite par BVA. En attendant, comme l’a dit Caroline Guillaumin lors des vœux à la filière RH, il faudra bien en tirer des enseignements : «tenir compte des attentes en terme de proximité des différentes BU, s’attaquer aux irritants pour améliorer significativement l’attractivité (interne et externe) et enfin, savoir s’adapter pour anticiper l’avenir». Des attentes que nous partageons pleinement, même si pour les représentants du personnel, le sort qui leur est réservé est aux antipodes. Ce n’est pas avec un seul CSE (ex-CE) de 35 élus pour 27 BU/SU et 20.000 salariés qu’on va améliorer la proximité dans les centraux !

DUO SUR CANAPÉ
La négociation de l’accord sur l’emploi 2019 - 2022 aura été l’occasion d’officialiser le retour de Frédéric Clavière-Schiele, revenu d’ALD pour «épauler le directeur des relations sociales». Cette troisième réunion a permis d’aborder le «contrat de génération» et surtout de confirmer les conditions des dispositifs «Congé professionnel» et des «mi-temps seniors» (départ anticipé, rémunéré à 70% de la RAGB et de la moyenne des 2 derniers variables, 2 ans avant la retraite à taux plein, ou 3 ans en cas d’activité avec une association caritative - cf l’accord sur notre site – page 26). Nous avons demandé que soit bien précisé que la SG prend en charge sa part des différentes cotisations vieillesses lorsque le salarié maintient sa part de cotisations. Dans le contexte actuel, où les pensions de retraites font dans certains cas l’objet de retenues (sans parler de la ponction faite via la CSG), nous allons être vigilants sur ce point pour améliorer le dispositif. Concernant le «contrat de génération», les incitations fiscales ont disparu en même temps que l’obligation légale de veiller à l’emploi des jeunes et des séniors. Ce n’est pas pour autant que ces questions ont disparu. Bien au contraire. Mais ce qui a changé depuis 2013 ou 2016, c’est que la direction n’a pas tant un problème de sureffectif à gérer … qu’une véritable hémorragie de démissions à corriger par l’attractivité.

CARTON ROUGE
Alors que la signature par le SNB et la CFTC des accords revoyant à la baisse drastique certains avantages sociaux va permettre à la direction de compenser en partie les trous provoqués dans les résultats par la vente à la casse de quelques filiales, cette dernière a déposé un autre dossier au CSEC (ex CCE) au sujet du régime de retraite sur-complémentaire des cadres HC. Constatant la même opacité de la direction que pour les montants globaux des économies attendues sur les primes des médailles du travail et sur les indemnités de fin de carrière, les élus du CSEC (sauf SNB et CFTC) ont voté une procédure de délit d’entrave et ont décidé d’obtenir du juge la clarté nécessaire sur ces épisodes.

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AVEC LE TEMPS…VA.
Fin octobre, il y avait 8 699 télétravailleurs à la SG. C’est le bilan présenté lors de la commission paritaire sur l’accord Télétravail. Soit une bonne progression : près de 2 000 nouveaux accédants en 2018. En tant que signataire, la CGT a rappelé quelques engagements arrachés à la direction et qui semblent s’estomper avec le temps : le télétravail reste un pré-requis au déploiement du flex et il ne peut y avoir moins de capacité d’accueil de postes dans les quartiers que de salariés – télétravailleurs ou non. Nous avons demandé la cartographie des services en flex et ceux en télétravail, histoire de vérifier que les engagements sont bien tenus.

#EMPLOI 2023
Au rythme sénatorial, la 3ème réunion de négociation sur le renouvellement de l’accord emploi va s’ouvrir le 16 janvier. Après avoir fait le bilan de l’accord en novembre et celui de la mobilité en décembre, la négociation avance … mais pas très vite. Que l’on ne s’y méprenne pas, les enjeux sont pourtant élevés. C’est dans cette phase de discussion triennale que l’on fixe les curseurs et les process de mobilité, les conditions dans lesquelles se font les réorganisations et les garanties qui encadrent les plans sociaux (barèmes et autres). Pour l’heure, il aura fallu insister pour avoir un engagement plus ou moins ferme que l’avenir ne se fera pas sous la menace de licenciements contraints. Il faudra aussi être solide comme un chêne pour obtenir que les garanties apportées aux salariés soient inscrites clairement noir sur blanc pour affronter les turbulences qui s’annoncent.

CARTON ROUGE
Vous nous avez suffisamment entendus dénoncer les ordonnances Macron et notamment l’instauration des fameux « barèmes prud'homaux » (qui plafonnent - très bas - les indemnités et donc les risques pour l’employeur en cas de litiges) pour que nous boudions notre plaisir de partager avec vous l’annonce de 4 jugements récents de tribunaux de prud'hommes qui actent ces barèmes comme « non-conformes avec le droit européen ». Ce sont 4 bonnes nouvelles car les entreprises – SG compris – avaient déjà revu à la baisse les montants mis sur la table dans le cadre des négociations lors de départs contraints. Quand les dérapages du «nouveau monde» sont rattrapés par le droit, on ne peut que s’en réjouir. Et tant pis si cela fait «has been» de défendre avec détermination les salariés.

HARCELEMENT
Dans le cadre de la lutte contre les comportements inappropriés et le harcèlement, la direction nous a présenté ses nouvelles politique Groupe et procédure qui en découle. La CGT a demandé, et obtenu, de Caroline Guillaumin, la transparence nécessaire pour nous assurer que la machine ne s’emballe pas et qu’elle ne devienne pas un permis de licencier. De même, la DRH Groupe a apporté des modifications au dispositif interne que nous demandions pour que les processus ne soient pas condamnés à l’échec (un salarié peut se faire aider et épauler par un représentant du personnel pendant les phases d’écoute et d’enquête, par exemple..). Mais il reste que la grève du 14 décembre à la SG avait reporté la rencontre avec la direction d’IGAD pour ajuster les process de l’inspection et qu’il est inconcevable que SSA (la direction des relations sociales) soit référente-chef des «enquêteurs auto-désignés par la direction ». SSA, gardienne du temple de l’impartialité et de la neutralité de la direction… on n’aurait pas autant ri depuis bien longtemps, si le sujet n’était pas aussi grave.

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 cgt699 harcelement

cgt tltravail t15

MEILLEURS VŒUX 2019 
Toute l’équipe de la CGT Société Générale vous souhaite une très bonne année 2019. En tout cas, nous y contribuerons à la hauteur de nos responsabilités et de celles que vous nous confierez. C’est précisément parce que 2018 s’est terminée sous de mauvais auspices, et que 2019 sera l’occasion de fêter les 20 ans de l’échec de l’OPA hostile de la BNP, que notre vœux principal pour cette nouvelle année sera de ne pas vous faire confisquer vos choix et de rester maître de votre avenir. A ce titre 2019 est riche de promesses car avec une action SG qui avoisine les 27 euros, nous sommes dans les records historiques et dans la zone à risques maximum.

L’AVENIR, C’ETAIT DÉJÀ VOUS
Cette année sera donc celle de la commémoration des 20 ans de l’OPA ratée de la BNP lancée le 9 Mars 1999 dans le chaos social et l’inquiétude des salariés. L’irruption de ces derniers - actionnaires principaux - aura heureusement permis une issue positive en plein mois d’août, à laquelle la plupart avait déjà renoncé ou pensait perdue d’avance. Cette issue, défendue bec et ongles par la CGT SG, aura évité un bain de sang social. L’enseignement pour 2019 devrait être de prendre particulièrement soin des salariés. Mais ce ne sont pas les accords salariaux signés juste avant Noël, qui vont aider à se prémunir des mauvais coups à venir. Bien au contraire. D’ailleurs, Séverin Cabanes l’a justement relevé lors du dernier Comité de Groupe Européen. Interpellé par la CGT sur le manque de reconnaissance des salariés depuis 10 ans, il a déclaré qu’il convenait que «la force collective de l’entreprise est essentielle» et qu'à partir du moment où la BCE et les investisseurs considèrent qu'il y aura à l’avenir une consolidation bancaire européenne, la position de la direction est, qu'à ce moment là, SG devra être du bon côté de la fusion. «Je ne souhaiterais pas être responsable dans une fusion future de la disparition de la SG». Pour justifier la lutte contre la décote de l’action SG, tout est examiné. Quitte à rogner sur les avantages sociaux de ceux qui seront au final le meilleur rempart contre les exigences d’un actionnaire activiste ou pire, une nouvelle attaque.  

LES RAPETOU
Accepter le marché de dupes (une prime unique de 1.000 euros contre une perte d’avantages sociaux entre 4.000 et 10.000 euros sur les médailles du travail et les IFC) c’était donc prendre un gros risque sur l’avenir et un mauvais coup porté à chaque salarié – plus encore pour les cadres de moins de 50 ans. Or, seule la CGT a refusé de signer les accords. Dans ce contexte, l’annonce d’une «primette Macron» à 250 euros (au lieu des 1.000 euros défiscalisés) n’aura pas eu l’effet escompté – d’autant que les dividendes vont continuer de pleuvoir pour les actionnaires (2,5 milliards d’euros en 2019 ?). En dehors de la Une du Canard Enchaîné, elle sera, en interne, la cerise sur la bûche indigeste que la direction et la plupart des syndicats ont préparée la veille de Noël. La mobilisation des salariés du 14 Décembre et les pétitions (plus de 5.000 sur celle de la CGT) étaient pourtant un signal fort que les signataires et la direction auraient dû entendre. D’ailleurs, ces accords à peine signés, la direction a remis le couvert en envoyant aux syndicats un projet de réduction de la retraite des cadres HC. Et après ces avantages sociaux rognés, à qui le tour ? Dans ce contexte, nous vous proposons pour 2019 de nous rejoindre. Plus qu’une bonne résolution, c’est surtout une garantie contre les mauvais coups.


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 CGT698 2019 an neuf

CGThny M20

CGT voeux T14