Délégué national de la CGT SG

THE DAY AFTER    
Bien malin, celui qui, à l’heure où sont écrites ces lignes, peut anticiper l’ampleur de la mobilisation des salariés à l’appel de l’intersyndicale SG (CGT-CFDT-CFTC). Les tentatives, directes ou indirectes, de certains pour casser cette mobilisation n’ont jamais été aussi fortes. Les Amis de la Terre et les gilets jaunes ont provoqué le déploiement d’un plan de continuité de l’activité ... la direction a même donné leur journée à la plupart des salariés dont l’agence sera préventivement fermée ! Ce qui est certain, c’est que sans cette mobilisation, rien n’est possible et ce ne sont pas quelques récentes améliorations très à la marge qui vont saper notre détermination. Mais il convient maintenant de traduire cette mobilisation en monnaie sonnante et trébuchante. Si la direction veut avancer en toute loyauté, transparence et efficacité (et non enfumer les salariés de plusieurs milliers d’euros chacun), nous pouvons négocier de vraies propositions équilibrées, dignes de l’investissement que les salariés ont mis pour faire tourner la boutique contre vents et marées ! Pour construire l’avenir, nous avons ainsi proposé à la direction de renforcer nettement l'intéressement actuel afin, d’une part, de compenser les économies qu’elle souhaite faire sur les indemnités de fin de carrières (IFC) et de la médaille du travail, et d’autre part de renforcer l’attractivité de la banque en s’alignant sur les niveaux atteints par les établissements comparables. Chez ces derniers, intéressement et participation peuvent être de 3 à 5 fois plus importants qu’à la SG. Cette mesure innovante serait donc gagnante-gagnante et, de plus, profiterait aussi bien aux anciens qu’aux nouveaux embauchés.

…ET EN MEME TEMPS
Même Emmanuel Macron a du mal à faire se délier les cordons de la bourse de la SG quand il s’agit des salariés. Alors que sa prime défiscalisée pourrait monter jusqu’à 1.000€, Frédéric Oudéa nous annonce seulement 250€. Et encore, pas pour tout le monde ! il ne manquerait plus qu’il doive prévoir 10 millions de plus pour les salariés… En même temps, dans le même silence assourdissant, les entreprises – dont la nôtre - vont bénéficier du doublement des aides publiques (soit 40 milliards). Une fois au titre du CICE et une fois au titre de l’incorporation du dispositif dans les réductions de cotisations sociales. Les quelques jours qui restent avant la fin de l’année – fiscale - vont donc être déterminants sur ces 2 points (avantages sociaux et prime Macron). Il faut vraiment être dupe pour penser que cette primette distribuée en urgence peut compenser les avantages sociaux qui disparaissent un peu plus chaque année et la prime défiscalisée. Sinon, tout le monde a compris que c’est fromage et dessert.  

HOMMAGE DU VICE A LA VERTU
…enfin, si l’on peut dire. La direction nous a encore envoyé un rappel à l’ordre. Dans cette période troublée, où les «couches intermédiaires» n’ont pas encore disparu du «nouveau monde», malgré l’acharnement de certains, l’avenir passe par la transparence des débats et la conviction. La direction rappelle qu’il n’est pas toléré de partager par mail avec les salariés « les informations sur les négociations en cours »… Tu m’étonnes ! C’est tout l’enjeu du passage au nouveau monde et ce que réclame une bonne partie de la population : transparence et honnêteté. Il faudrait être encore naïf pour croire aux vieilles lunes de l’ancien monde : indépendance, neutralité, apolitique.

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CGT696 carton rouge

CGT Macron T13

CARTON ROUGE !
… ou gilets jaunes, décidément le nouveau monde reproduit les mêmes scénarios que l’ancien. Il n’y a d’ailleurs pas véritablement de raison que cela change puisqu’il tourne toujours dans le même sens et que la surdité reste la même face à l’injustice : mépris et mesquinerie engendrent la même colère. Le paradigme peut changer, quand les efforts demandés aux uns ne sont pas partagés, cela reste de l’injustice. Dans ce contexte, les dernières propositions de la direction concernant les avantages sociaux (médailles du travail et indemnités de fin de carrière) font déborder un vase déjà trop plein. La disparition des augmentations collectives - pour la 8ème année consécutive ! - devait être compensée par l’intéressement et la participation. Il n’en a rien été ! Le PMAS musclé de l’an dernier, avorté dans la confusion, reste ainsi dans les esprits. Au-delà, l’annonce du régime imposé aux enveloppes individuelles (fixe et variable) rend l’exercice plus compliqué d’année en année. Ceux qui attendaient une mobilité pour avoir une augmentation n’ont même plus cette opportunité et les engagements verbaux ne peuvent même pas être tenus. Les attentes individuelles montent en flèche, les budgets fondent… la grogne monte. Le verbatim de la pétition lancée par la CGT compte autant que les milliers de signatures. Nous les avons publiés sur notre site. La souffrance est palpable et le mépris n’est jamais la bonne réponse. C’est pourquoi, la CGT, la CFDT et la CFTC ont décidé de lancer un appel intersyndical à la grève pour le 14 décembre. Mercredi dernier, les salariés de la BNP ont débrayé à l'appel de tous les syndicats pour manifester leur mécontentement face à une prime de 500€. Le mouvement aura permis de ré-ouvrir les négociations. A nous tous de démontrer le 14 décembre la nécessité qu’une vraie négociation peut être utile pour l’emploi, les conditions de travail, les salaires… et le respect !

EN DESSOUS DES ATTENTES
Alors que d’autres entreprises ont bien compris que c’était un vecteur de productivité que de bien traiter ses salariés, les propositions de la direction dans le cadre de la NAO Société Générale (négociation annuelle obligatoire sur les salaires) sont bien en-dessous des attentes. C'est la première fois qu'en entrant dans une salle de négociation pour demander une augmentation des salaires, on en ressort avec la volonté de la direction de diminuer notre rémunération ! Pourtant, le baromètre employeur 2018 (qui va être rendu public et dont la direction a partagé un premier état des lieux avec les syndicats) met bien en avant les points de vigilance auxquels il y a urgence de répondre. Les indicateurs globaux ne sont pas bons (au niveau du Groupe). Vous êtes de moins en moins à trouver que les orientations stratégiques vont dans le bon sens. La baisse de 10% de l’adhésion à la stratégie (de 80% en 2015 à 70% en 2018) et la confiance (de 72% en 2015 à 63% en 2018) sont particulièrement fortes. «Simplification des process», «efficacité informatique» et «reconnaissance financière» forment le TOP 3 des 49163 réponses à la question : «qu’est-ce qui n’a pas changé qui devrait changer ?». C’est une bonne feuille de route, un objectif SMART, si l’on veut réellement améliorer la qualité de vie au travail. Puisque la Direction admet que "les attentes sont fortes", qu'elle y réponde !

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CGT gilet jaune M19

CGT695 NAO truche

Le dialogue et l’écoute doivent retrouver leur place dans notre pays. C’est pourquoi nos organisations
dénoncent toutes formes de violence dans l’expression des revendications.

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Alors que d’autres entreprises ont bien compris que c’était un vecteur de productivité que de bien traiter ses salariés, les propositions de la direction dans le cadre de la NAO Société Générale (négociation annuelle obligatoire sur les salaires) sont bien en dessous des attentes.

C'est la première fois qu'en entrant dans une négociation pour demander une augmentation des salaires, on en ressort avec la volonté de la direction d'une diminution de notre rémunération ! 
Hier les salariés de la BNP ont débrayé à l'appel de tous les syndicats pour manifester leur mécontentement face à une prime de 500€. Le mouvement aura permis de réouvrir les négociations. A la SG, la CGT a proposé une intersyndicale bien en amont des négociations sur les salaires (et l'emploi). Tous les syndicats étaient prêts à travailler ensemble, sauf le SNB qui a refusé. En sombrant dans la campagne électorale (qui explique ses 2 tracts qui comparent les autres syndicats à des autruches attentistes), il franchit la ligne. Au-delà, par une présentation en trompe l'oeil, il vous ment et vous risquez d'en faire les frais.

L’accord salarial que propose cette année la direction à la signature des organisations syndicales contiendrait des éléments significatifs qui autoriseraient sa signature. Bigre ! Quel changement par rapport aux années précédentes !
Examinons de plus près ce qu’il contient : 

1/ Une enveloppe de 7 millions d’euros sur 3 ans pour accélérer la réduction des écarts salariaux entre les femmes et les hommes. Difficile de ne pas être d’accord. Mais il s’agit tout bonnement d’une obligation légale, que de nouveaux textes viennent encore de renforcer. Il ne s’agit donc pas d’une concession de la direction, mais bel et bien d’une mise en conformité partielle avec la législation. 

2/ Des dispositions pour revaloriser les profils d’experts dans le réseau France. Outre que l’engagement est très vague, soulignons que ces salariés sont très prisés de nos concurrents qui n’hésitent pas à sortir le carnet de chèques pour les attirer à eux. Encore une fois, il ne s’agit pas d’une concession de la direction mais bel et bien d’une mesure de gestion d’urgence destinée à freiner l’hémorragie dans le réseau alors que les sous-effectifs se font déjà sentir partout. 

3/ Une augmentation de 1% des salaires inférieurs ou égaux à 31000 euros avec un plancher de 250 euros. Voilà qui sera bien accueilli par nos 5000 collègues concernés par cette mesure. Mais qu’en est-il des 39000 autres? Et puis soulignons que, au cours de la discussion, la direction a royalement relevé le plafond de 28000 à 31000 euros, ce qui porte son effort budgétaire de 1 à 2 millions d’euros. Soit environ 1% de l’augmentation du Résultat Net Part du Groupe (RNPG) sur les 9 premiers mois de 2018 par rapport à la même période de 2017. RNPG qui se monte à 3721 millions d’euros. Comparée aux économies qu'elle entend faire sur votre rémunération à long terme, la proposition de la direction ne mérite même pas d’être appelée miettes. 

4/ Une modification substantielle des modes de calcul de la prime de médaille du travail et des indemnités de fin de carrière (IFC). Depuis 2004, la SG doit provisionner ces engagements futurs dans les comptes de la banque. La baisse des taux a mécaniquement fait grimper ces provisions qu’elle refuse de nous communiquer, pour des versements annuels estimés à environ 50 millions d’euros. La direction souhaite diminuer ces chiffres d’au moins 30%. Avec un mécanisme amortisseur sur 3 ans pour faire passer la pilule en ce qui concerne les IFC. Mais si vous comptez prendre votre retraite dans plus de 3 ans, vous perdez gros (cf. Calculette jointe). 

5/ Un intéressement exceptionnel de 44 millions d’euros. Il est censé compenser les coupes annoncées dans les IFC et les primes. 44 millions pour environ 44000 salariés, cela fait 1000 euros pour chacun d’entre nous. A première vue, c’est toujours cela de pris. Mais la valeur actualisée des engagements pris envers vous, notamment en matière d’IFC, que la SG se propose de renier représente en moyenne plus de 5000 euros par salarié. La différence n’est pas insignifiante. 

Résumons : un groupe qui vise les 5 milliards de bénéfices en 2018 (et donc 2,5 milliards de dividendes) propose de mettre de côté 2 millions d’euros pour les plus bas salaires. En soi, c’est déjà peu - même pas 1/1000e du montant des dividendes !. Mais de plus, avec un tel accord, un salarié de 40 ans avec une RAGB de 31000 euros va perdre au minimum 4500 euros de droit à IFC, que ne compenseront pas les 1000 euros d’intéressement exceptionnel. La direction a donc pour objectif de lui faire les poches d’au moins 3500 euros nets. 

Maintenant, c’est à vous de vous exprimer. Deux pétitions sont disponibles

- Celle de soutien à la politique de la direction, favorable à l’accord tel qu’il est proposé ;

- Celle de défense de vos droits, de lutte contre les reculs sociaux à répétition que veut imposer la direction. Elle est disponible en suivant ce lien : https://cgtsocgen.fr/petition-avantages-sociaux

Il y a de nombreux points communs entre le gouvernement et la direction, mais deux sont particulièrement frappants. Le premier est leur absence totale de compréhension de la situation sur le terrain. Le second est que tous deux ne comprennent que le rapport de force. Vous pouvez aussi demander aux syndicats de travailler ensemble à un appel intersyndical à la grève.

Exprimez-vous !
Rejoignez-nous ! Ce n’est pas en acceptant l’aumône de 30 deniers que l’on est pragmatique, encore moins que l’on se fait respecter. 

L'avenir, c'est faire et défaire le monde ... sans se faire avoir !


Philippe FOURNIL
Délégué national de la CGT Société Générale

 20181206ComparaisonCoutsDividendesSalaires

La négociation piétine, le chantage continu. Signez la pétition avant qu'il ne soit trop tard !

Il aura d'abord fallu attendre 15 minutes pour commencer la négociation sur les salaires et les avantages sociaux. Il est loin le temps où il était de bon ton d'arborer sur les murs de la SG "commencer la réunion à l'heure, est un art". Le directeur des relations sociales est entré dans la salle par un "bon, j'étais en train de rafistoler quelques calculs. J'espère que nous aurons un bon après-midi de négociations, car ça sera la dernière réunion".

 

LE CATECHISME
A l'aide de quelques croquis (toujours les mêmes) et quelques chiffres sur le tableau, il a repris un ton solennel pour représenter les propositions de la direction (que tout le monde connait depuis 15 jours).

  • 7 millions d'euros pour résorber les écarts salariaux ;
  • Mesure salariale pour les salariés en dessous de 28.000 euros (alors qu'à la dernière, il avait déjà lâché en dessous de 32.000), 1% avec un plancher à 250 €.
  • Un supplément d'intéressement de 800 euros "financé par les économies sur les avantages sociaux".
  • A la demande du SNB, une "mesure est en réflexion pour les "Experts" (.. du réseau).

Il a conclu par : "je crois sincèrement que nous avons un menu compliqué… le plan de réduction de coûts n'est pas encore au rendez-vous et nous devons savoir faire les efforts nécessaires. Nous allons pouvoir rassurer les salariés que nous savons faire les choses…. Si nous n'arrivons pas à un accord, je prendrai mes responsabilités (traduire : "dénoncer les acquis")… mais je vais chercher avec vous les portes de sorties."


La direction a donné la parole au SNB "pour commencer par les femmes". C'est en fait Michel Bernard qui a déclaré que "le compte n'y était pas et que les salariés avaient besoin de reconnaissance". La déléguée nationale du SNB a nuancé en rajoutant que "ça fait 7 ans qu'on a rien. Nous voulons 1.200 euros de supplément d'intéressement".

Idem, le seuil de 30.000 euros est jugé trop bas… et le SNB a "noté l'effort significatif sur les écarts salariaux, on ne revient pas sur cette demande". Le SNB a demandé d'"harmoniser les 2 dates pour les avantages sociaux et de prendre l'ancienneté groupe (et pas seulement SG) pour calculer les médailles".

LE CHANTAGE

Pour la CGT, nous avons d'emblée fait remarquer à la direction qu'il manquait les éléménts de transparence sur les sommes en jeu. Le catéchisme de la direction sonne faux. On ne peut pas dire d'un côté, "nous voulons construire une solution socialement acceptable" et de l'autre, refuser de nous donner les éléments chiffrés qui permettent de ne pas faire l'autruche. Nous avions demandé par mail, le détail de certains chiffres pour analyser les prétentions de la direction à court et long terme. Aucun élément qui permette de réellement mesurer les sommes en jeux n'aura été transmis aux syndicats.

Que représente le paiement de 1.000 ou 1.200 euros (one shot) par rapport aux sommes que la direction entend prélever sur les 2 avantages sociaux de manière récurrente ? … une belle économie de plusieurs dizaines de millions par an !

Nous avons noté qu'il n'y avait rien de neuf (à part le chantage au passage en force) dans le panier à provisions de la direction. Pour nous, l'avenir, c'est défaire et refaire le monde … sans se faire avoir !

Le blocage et le mépris sont très répandus et se retrouvent un peu partout. La résonnance avec les événements qui ont émaillé tout le week-end est flagrante sauf pour la Direction (et le gouvernement).

Concernant la mesure catégorielle, nous sommes typiquement dans le marché de dupes. C'est une mesure de politique de gestion qui n'a rien à voir dans le cadre d'une négociation collective pour l'ensemble des salariés. C'est pourquoi nous avons averti la direction (et les syndicats qui seraient tentés par l'aventure) que la pente était dangereuse car elle joue sur le mépris et les oppositions (réseau Vs Centraux, senior Vs Jeune, Homme Vs Femme, etc.).

Nous avons rappelé que le budget de 7 millions d'euros ne suffit même pas pour corriger les 2/3 des discriminations salariales dont sont victimes les femmes … et que la direction reconnaît elle-même !

Enfin, c'est un message contre productif que de dénoncer les avantages qui toucheront en priorité les - de 50 ans (puisque l'avenir, c'est eux) en pleine transformation. C'est un anticoagulant qui va accélerer l'hémorragie observée dans la plupart des métiers !


La CFTC a pris note de l'augmentation de votre proposition (salaire en-dessous de 28.000 à 30.000), tout en demandant une mesure jusqu'à 32.000.

Le supplément à 800 euros est insuffisant. Il ne doit pas être en-dessous de 1.200 euros.

Elle a pris note de la proposition pour les experts, demandé que l'ancienneté groupe soit retenue pour la médaille du travail et que "les plus de 55 ans puissent bénéficier de façon complète aux avantages sociaux".


La CFDT a rappelé que "l'égalité c'est la loi…." et qu'elle n'allait pas accompagner la direction dans une attaque sans précédent … qui s'apparente à du chantage. "Même si vous pensez que nous ne pourrons pas mobiliser, nous misons sur le long terme. "


Après ce premier tour de table, le directeur des relations sociales a déclaré :

"Il y a la volonté forte de trouver une solution. Nous regardons ce que nous voulons comme avantages sociaux pour les prochaines générations. Nous n'avons pas le choix…"


La CGT lui a fait remarquer que les avantages des plus jeunes sont bradés sur l'autel de la réduction des coûts. Nous lui avons d'ailleurs demandé quels étaient les efforts et la contribution à l'effort collectif de la DG et du conseil d'administration ?

Nous avons rappelé au directeur des relations sociales, l'amateurisme avec lequel les dernières discussions sur les rémunérations se sont crashées ces dernières années (investissement des avoirs dans le fond de l'entreprise la veille du Brexit - bilan -20%, mise en place d'un PMAS musclé - finalement crashé fin 2017 .. Pour finir sur la proposition de supplément d'intéressement de 1.000 euros que la CGT avait demandé, pétition à l'appui ! …).


Après une pause réclamée par la direction, il a déclaré "me battre pour un accord me va bien, mais je prendrai mes responsabilités. Je passe le salaire plafond à 31.000 euros soit 6.700 salariés éligibles. Pour les avantages sociaux : gel des droits acquis à fin 2020 pour les IFC. C'est très significatif, vous pourrez faire vous-mêmes les calculs (sic). Sur la médaille du travail ma marge est très faible. Il faut faire des choix…je repousse à janvier 2021. (soit un décalage de 8 mois de la même mesure… ). En faisant ça, je reviens sur l'intéressement : 1.200 €, on ne peut pas. Mais 1.000 euros, oui. On vous transmettra demain le document, j'attends votre retour pour vendredi 7 décembre Midi.


Avant de partir, la CFTC a parlé de la mesure catégorielle de 6 à 7 millions d euros qui disparait.

La direction a répondu : "ça devrait se faire dans le cadre du variable… Au final, on a un sujet qui n'est pas facile mais je dois compter sur vous. L'équilibre social n'est pas parfait pour tout le monde mais c'est le mieux que ce qu'on pouvait faire."


L'équilibre social n'est pas respecté. Les éléments financiers sont cachés. L'autisme de la direction n'a jamais été aussi important. 
Testez vous même la calculette pour chiffrer votre perte : calculette .... et signez la pétition ! 

blanche neige

L’ENFUMAGE
Alors que la direction de la BNP a réussi à mettre le feu aux poudres et recréer les conditions d’un appel à la grève intersyndical en proposant uniquement une prime de 500€, la direction de la SG multiplie les signaux contradictoires. Si, dans le cadre de la négociation annuelle sur les salaires, elle avance une mesure d’augmentation de 1% pour les salaires en dessous de 28.000 € (ou 32.000 €, selon les versions) avec un plancher à 250€, elle cherche aussi et surtout à sabrer encore une fois dans des avantages sociaux déjà bien attaqués ces dernières années. Cette fois-ci, il s’agit de renier les engagements pris auprès de vous lors de votre embauche en matière de prime de médaille du travail et d’indemnités de fin de carrière (IFC). Ce que la direction appelle un accord gagnant-gagnant, c’est donner 1 ou 2 millions d’un côté pour en reprendre 10 ou 15 de l’autre… sans compter les reprises de provisions de quelques dizaines de millions d’euros qui permettront de maquiller un peu les trous faits par les amendes à répétition dans les résultats. Bref, elle veut encore nous faire payer la promesse faite aux marchés fin 2017, d’autant que les réformes sur la retraite à venir risquent d’allonger la durée de vie au travail et par là même, la nécessité de provisionner. Pour que chacun comprenne l’impact, la CGT a mis sur son site une calculette qui permet de mesurer la conséquence sur sa propre situation et de la comparer au « supplément d’intéressement significatif » mis en avant par la direction. Soit à peine 30 millions d’euros, l’équivalent de l’arrondi du dividende de 1,97 à 2 euros en 2016 et qualifié alors de « peanuts » lors du Conseil d’Administration. Plus tard, personne au Conseil d’Administration ne s’est non plus opposé aux parachutes dorés. Les salariés ne veulent plus se contenter de quelques cacahuètes et il va falloir sortir quelque chose de plus consistant pour éviter le risque d’un conflit social. Si comme nous, vous pensez que le compte n’est pas bon, nous vous conseillons de peser pour rétablir l’équilibre en signant la pétition disponible sur notre site internet. Un geste utile en prévision de la prochaine réunion qui aura lieu lundi 3 Décembre.

COURSE AUX ECHALOTES       
La pression mise en termes de conformité et celle générée par les plans de remédiation est énorme. Le sujet est d’une telle complexité que personne ne peut entièrement le maîtriser. Il génère stress et lassitude parmi les équipes. Pourtant, des documents sont présentés aux salariés pour «validation» (nouvelle charte de déontologie par exemple). Dans ce contexte, notre responsabilité est de rappeler qu’on ne peut opposer ces exigences au droit français du travail. Les salariés doivent obéir aux instructions, mais on ne peut leur imposer de « reconnaître avoir pris connaissance de leur contenu juridique », et encore moins leur demander de les valider.        

LES TONTONS FLINGUEURS      
Après avoir sabré la représentation du personnel dans le réseau, la direction a présenté aux syndicats un ultime projet pour les services centraux. Si le projet est signé, près de 65% de vos représentants qui peuvent actuellement vous aider, conseiller et agir pour la défense de vos intérêts, vont disparaitre. De 450 représentants de proximité (pour 20.000 salariés, dans 20 immeubles, toutes BU et SU confondus), la proposition de la direction réduit la force de travail à 150. Difficile de trouver la proposition équilibrée. D’autant qu’il faudra en plus redoubler d’efforts pour faire face aux enjeux qui s’annoncent douloureux dans les services centraux.

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MEDAILLE2 

CGT694 Phishing et barometre

 

BLACK FRIDAY
Si cela vous a échappé, cette année, non seulement la direction ne veut pas entendre parler d’augmentation collective pour la 8ème année consécutive – sauf pour les salaires en-dessous de 28.000€ - mais en plus, elle veut revenir sur des avantages sociaux (définis par accord ou instruction). Pour ne pas subir sans réagir ce racket, activité très répandue en France actuellement, la CGT a lancé une pétition nationale afin de faire comprendre à la Direction Générale et au directeur des relations sociales que nous ne sommes pas prêts à payer les frasques qui, au plus haut niveau, nous ont coûté au moins 3,3 milliards d’euros en 2 ans en rognant sur nos maigres enveloppes ! La pétition «Halte au racket !» est disponible sur notre site (et auprès de nos délégués). Nous avons proposé aux autres organisations syndicales de faire front ensemble. Sans succès pour l’instant. Les élections, ici ou là, sont malheureusement plus propices à la distribution de calendriers carton triple épaisseur qu’à la lutte collective. Alors que les avantages sociaux sont attaqués de toutes parts, par le gouvernement comme au sein de notre entreprise, la direction applique résolument sa stratégie du salami à l’encontre des compléments tant vantés par la RH au moment de votre recrutement. Après l’IP Valmy, ce sont maintenant les avantages liés à l’ancienneté qui sont concernés : les primes liées à la médaille du travail et les indemnités de fin de carrière. Et demain ? ... Frédéric Oudéa nous a répondu «pour l’instant, des discussions sont en cours. Laissons les choses avancer et, si besoin, revoyons-nous. » En signant la pétition, vous pouvez donc manifester votre attachement aux avantages actuels et montrer votre détermination pour que ces projets soient définitivement abandonnés.

OBJECTIF ? …. « NON » !
La période des évaluations bat son plein. Nous avions mis récemment en avant les risques de la nouvelle rubrique «Revue conduite et conformité » dans le formulaire de clôture 2018. Face au tollé et à la volonté de la direction de déployer un objectif unique pour 1.200 salariés de GBIS (« connaître et respecter les exigences des Lois SRAB/Volker »), une nouvelle commission Evaluation devrait se tenir mi-janvier. On observe au travers de ces « éléments fluctuants » un véritable bouleversement des responsabilités individuelles qui pèsent sur chacun d’entre nous. Certes, l’histoire a démontré que nous devions être irréprochables. Mais face à des règles fluctuantes, les risques sont très élevés. A travers ce formulaire, un manager disposerait, sans contrôle, d’un droit de vie et de mort professionnelles sur ses subordonnés. Un avis défavorable ferait en effet perdre à ces derniers les accréditations dont ils ont besoin pour intervenir sur les marchés. Dans ces conditions, la direction doit clarifier les règles. Nous avons obtenu 2 entretiens (avec IGAD et la Conformité) programmés mi-décembre. Ce sera l’occasion d’examiner aussi la politique de défense des intérêts des salariés et la nécessité d’une éventuelle assistance juridique face à ces risques. Pour ce qui est du formulaire d’évaluations 2018, nous vous conseillons, si la rubrique « Revue conduite et conformité » est taguée OUI (c'est-à-dire, « plan d’action nécessaire » car « non respect des consignes »), de prendre contact avec nous afin d’y apporter des commentaires et réserves nécessaires. Si les évaluations sont, en plus, injustement à charge, nous vous conseillons de ne pas clore l’exercice, en refusant de signer et en venant nous en parler.

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CGTecoM18   CGT693 handicap 2018 

 

NAO – ACTE 1

La négociation annuelle obligatoire (NAO) sur les salaires s’est ouverte le 15 novembre pour se poursuivre le lendemain par une rencontre au 35ème étage avec Frédéric Oudéa. La première (et seule réunion planifiée pour l’instant) a permis de faire le bilan de l’année 2017 en terme de rémunérations et au-delà des conséquences visibles de tous (la grogne et l’hémorragie). Seules les rémunérations des salariés de niveau K augmentent sensiblement (2%). La masse salariale globale progresse de 2,2%, alors que l’inflation glissante sur 12 mois est aussi de 2,2% et que la moitié des salariés auraient bénéficié d’une mesure individuelle (vous seriez même 92% à avoir été augmentés sur les 3 dernières années..). Le prélèvement à la source en janvier 2019 aurait généré en 2018 une hausse significative de la monétisation des jours en CET (les 10ers n’étant pas fiscalisés). Les bonus ont baissé de 5M€, les variables des centraux (hors GBIS) de 4M€ et ceux du réseau ont stagné malgré une baisse de 4% du nombre de bénéficiaires. Au total, les variables ont donc baissé de près de 10 millions d’euros. Notre demande de négocier les critères d’attribution de ces centaines de millions n’en devient que plus d’actualité. Après quelques pirouettes sur le contexte difficile, la direction a rappelé que « la philosophie » déployée depuis 7-8 ans n’allait pas changer. Pas d’augmentation collective prévue en 2019. Par contre, la direction nous a proposé une mesure « pour les bas salaires » (RAGB inférieure à 28.000€) : 1% d’augmentation avec un plancher à 250€. Nous avons estimé cette proposition, qualifiée par la direction de « très sérieuse », à environ 700.000€. Enfin, la direction a proposé un budget de 7M€ sur 3 ans pour corriger les écarts salariaux hommes/femmes (qui passent en 1 an d’après nos calculs de 23,95% à 25,15%). Ces propositions ont provoqué un tollé général mais ce n’était rien par rapport à ce qui allait suivre. La direction a proposé aux syndicats de « travailler sur une réduction de 20 à 25% des avantages sociaux » (médailles du travail et indemnités de fin de carrière). Ces dispositifs ne « seraient plus en phase avec les nouvelles générations »… L’autre raison avancée pour nous faire les poches est plus crédible : la réalisation du plan d’économies promis aux actionnaires (1 milliard) doit être accélérée et la promesse de maintenir un dividende malgré les tempêtes tenue. Le thermomètre social va vite monter si ces décisions sont maintenues.

L’AVENIR : AVEC OU SANS VOUS ?

C’est humain. Chacun peut s’identifier dans le slogan de la marque «C’est vous l’avenir». Doit-on y voir un acte de confiance délivré pour l’avenir ? Qu’il s’écrira «avec» et «pour» les salariés ? Qu’il en sera ce que vous en ferez ? Un message d’humilité face aux enjeux de notre planète ? … tant de questions qui nécessiteront du temps, avant d’avoir les premiers actes concrets qui permettront de déchiffrer le message. En attendant, RIP l’«esprit d’équipe» nécessaire par le passé. Place à l’avenir. Mais alors, comment interpréter la volonté de taper au porte-monnaie des salariés dont l’ancienneté est la plus importante ? En voulant toucher à la prime de la médaille du travail et aux indemnités de fin de carrière, la direction cible les plus fidèles, ceux qui n’ont pas traversé la route… pour passer à la concurrence malgré les crises. Est-ce un début de réponse au sens originel du message subliminal qu'il faut lire en contre jour dans la nouvelle marque ? en tout cas, ce n’est pas nous qui allons jouer le conflit intergénérationnel … ni alimenter la menace «salaire vs emploi».

 

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cgtavenirm17cgt692 nao 2018 

 

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