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Contrairement à une idée reçue, la participation à la mobilisation du 14 décembre ne devrait pas plomber votre variable – bien au contraire. Le mouvement aura eu des effets bénéfiques et collectifs. Certes la mobilisation des salariés n’aura malheureusement pas empêché la signature d’accords qui amputent nos primes médailles du travail et nos indemnités de fin de carrière, mais elle aura permis une prise de conscience par la direction du niveau de ras-le-bol. Cela vaut particulièrement pour le réseau où, la consigne a été donnée de revoir à la hausse les enveloppes du variable. La situation est beaucoup plus incertaine dans les services centraux, où les arbitrages sont en cours et s’annoncent très douloureux. Nous avions bien obtenu de la direction qu’une négociation s’ouvre sur les critères d’attribution du variable, « discrétionnaire » - pour ne pas dire carrément arbitraire et foncièrement inéquitable. Mais pour l’heure, signer cet engagement avec la direction n’a pas suffi. Il faut qu’elle se décide enfin à ouvrir les discussions et que, pour changer de l’année dernière, ce soit sur la base de données précises et en bonne foi. Les «annonces 2019», prévues fin février, pourraient être une autre «prise de conscience». Celle de la nécessité d’y avoir travaillé … avant.

REFAIRE LE MONDE
Frédéric Oudéa était annoncé à Davos, avec la ministre du travail, Murielle Penicaud et quelques patrons venus refaire le monde (sans que rien n’y change véritablement, à part le déséquilibre entre les plus riches et les plus pauvres et la montée des populistes). Carlos Ghosn – absent excusé – avait participé l’an dernier à une session pourtant prometteuse : « Vers un meilleur capitalisme ». L’avenir en a décidé autrement.

ACCÉLÉRATION
Faut-il voir un lien entre notre critique du rythme sénatorial des négociations Emploi et l’avalanche de nouvelles dates de réunions ? Quoiqu’il en soit, Février sera déterminant sur les conditions de départs des «séniors», des éventuels plans de départs volontaires dans le cadre des réorganisations, mais aussi sur les dispositifs de mobilité. Les dates qui ont été planifiées ne seront pas de trop pour arriver à un accord équilibré comme ce fut le cas en 2013 et en 2016. A la direction maintenant de se montrer plus constructive qu’elle ne l’a été ces derniers mois.

FONDS DE TIROIRS
Alors que la hausse du carburant, la ponction fiscale sur les transports et, plus généralement, la perte de pouvoir d’achat subies par la majorité des Français ont déclenché le mouvement des gilets jaunes, la baisse des remboursements de transport à la SG fait mesquin. C’est précisément ce que la CGT avait expliqué fin 2018 lorsque la direction nous avait présenté sa volonté de diminuer de 7.63€ à 4€ la prise en charge des transports - après avoir grappillé quelques centimes d’euros sur les cantines des centraux. Plutôt que d’assumer la charge fiscale réclamée par l’URSSAF (au-delà des 4€), la direction a décidé de réduire la prime mensuelle pour 16.147 salariés. Gain de cette nouvelle opération : 1 million €/an. Un irritant et une mesquinerie de plus pour les salariés concernés. Certes, l’épisode est sans commune mesure avec les centaines de millions économisés sur les médailles du travail et les IFC, mais cela témoigne d’un état de santé inquiétant et de l’art de transformer un coût en gain… pour la direction.

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Publié dans Infos 2019

27 NUANCES DE GRIS
A quelques jours de l’annonce des résultats, les bons vœux se sont en plus entremêlés avec les retours du Baromètre Employeur. La «participation solide» (74%) rend les enseignements plus forts et la nécessité d’y remédier incontournable. Les orientations stratégiques sont contestées et de moins en moins soutenues. L’engagement est en berne. Les restitutions en cours dans les différentes BU/SU ont au moins le mérite de relativiser l’argument choc utilisé l’an dernier : «on ne vit pas la transformation de la même manière partout, c’est donc la faute ou la responsabilité du manager». Cette fois-ci, les résultats sont mauvais partout … ou presque. Du coup, premier effet, hasard ou pas, le prestataire qui faisait l’enquête va changer. Exit Ipsos, la prochaine sera faite par BVA. En attendant, comme l’a dit Caroline Guillaumin lors des vœux à la filière RH, il faudra bien en tirer des enseignements : «tenir compte des attentes en terme de proximité des différentes BU, s’attaquer aux irritants pour améliorer significativement l’attractivité (interne et externe) et enfin, savoir s’adapter pour anticiper l’avenir». Des attentes que nous partageons pleinement, même si pour les représentants du personnel, le sort qui leur est réservé est aux antipodes. Ce n’est pas avec un seul CSE (ex-CE) de 35 élus pour 27 BU/SU et 20.000 salariés qu’on va améliorer la proximité dans les centraux !

DUO SUR CANAPÉ
La négociation de l’accord sur l’emploi 2019 - 2022 aura été l’occasion d’officialiser le retour de Frédéric Clavière-Schiele, revenu d’ALD pour «épauler le directeur des relations sociales». Cette troisième réunion a permis d’aborder le «contrat de génération» et surtout de confirmer les conditions des dispositifs «Congé professionnel» et des «mi-temps seniors» (départ anticipé, rémunéré à 70% de la RAGB et de la moyenne des 2 derniers variables, 2 ans avant la retraite à taux plein, ou 3 ans en cas d’activité avec une association caritative - cf l’accord sur notre site – page 26). Nous avons demandé que soit bien précisé que la SG prend en charge sa part des différentes cotisations vieillesses lorsque le salarié maintient sa part de cotisations. Dans le contexte actuel, où les pensions de retraites font dans certains cas l’objet de retenues (sans parler de la ponction faite via la CSG), nous allons être vigilants sur ce point pour améliorer le dispositif. Concernant le «contrat de génération», les incitations fiscales ont disparu en même temps que l’obligation légale de veiller à l’emploi des jeunes et des séniors. Ce n’est pas pour autant que ces questions ont disparu. Bien au contraire. Mais ce qui a changé depuis 2013 ou 2016, c’est que la direction n’a pas tant un problème de sureffectif à gérer … qu’une véritable hémorragie de démissions à corriger par l’attractivité.

CARTON ROUGE
Alors que la signature par le SNB et la CFTC des accords revoyant à la baisse drastique certains avantages sociaux va permettre à la direction de compenser en partie les trous provoqués dans les résultats par la vente à la casse de quelques filiales, cette dernière a déposé un autre dossier au CSEC (ex CCE) au sujet du régime de retraite sur-complémentaire des cadres HC. Constatant la même opacité de la direction que pour les montants globaux des économies attendues sur les primes des médailles du travail et sur les indemnités de fin de carrière, les élus du CSEC (sauf SNB et CFTC) ont voté une procédure de délit d’entrave et ont décidé d’obtenir du juge la clarté nécessaire sur ces épisodes.

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Publié dans Infos 2019

MEILLEURS VŒUX 2019 
Toute l’équipe de la CGT Société Générale vous souhaite une très bonne année 2019. En tout cas, nous y contribuerons à la hauteur de nos responsabilités et de celles que vous nous confierez. C’est précisément parce que 2018 s’est terminée sous de mauvais auspices, et que 2019 sera l’occasion de fêter les 20 ans de l’échec de l’OPA hostile de la BNP, que notre vœux principal pour cette nouvelle année sera de ne pas vous faire confisquer vos choix et de rester maître de votre avenir. A ce titre 2019 est riche de promesses car avec une action SG qui avoisine les 27 euros, nous sommes dans les records historiques et dans la zone à risques maximum.

L’AVENIR, C’ETAIT DÉJÀ VOUS
Cette année sera donc celle de la commémoration des 20 ans de l’OPA ratée de la BNP lancée le 9 Mars 1999 dans le chaos social et l’inquiétude des salariés. L’irruption de ces derniers - actionnaires principaux - aura heureusement permis une issue positive en plein mois d’août, à laquelle la plupart avait déjà renoncé ou pensait perdue d’avance. Cette issue, défendue bec et ongles par la CGT SG, aura évité un bain de sang social. L’enseignement pour 2019 devrait être de prendre particulièrement soin des salariés. Mais ce ne sont pas les accords salariaux signés juste avant Noël, qui vont aider à se prémunir des mauvais coups à venir. Bien au contraire. D’ailleurs, Séverin Cabanes l’a justement relevé lors du dernier Comité de Groupe Européen. Interpellé par la CGT sur le manque de reconnaissance des salariés depuis 10 ans, il a déclaré qu’il convenait que «la force collective de l’entreprise est essentielle» et qu'à partir du moment où la BCE et les investisseurs considèrent qu'il y aura à l’avenir une consolidation bancaire européenne, la position de la direction est, qu'à ce moment là, SG devra être du bon côté de la fusion. «Je ne souhaiterais pas être responsable dans une fusion future de la disparition de la SG». Pour justifier la lutte contre la décote de l’action SG, tout est examiné. Quitte à rogner sur les avantages sociaux de ceux qui seront au final le meilleur rempart contre les exigences d’un actionnaire activiste ou pire, une nouvelle attaque.  

LES RAPETOU
Accepter le marché de dupes (une prime unique de 1.000 euros contre une perte d’avantages sociaux entre 4.000 et 10.000 euros sur les médailles du travail et les IFC) c’était donc prendre un gros risque sur l’avenir et un mauvais coup porté à chaque salarié – plus encore pour les cadres de moins de 50 ans. Or, seule la CGT a refusé de signer les accords. Dans ce contexte, l’annonce d’une «primette Macron» à 250 euros (au lieu des 1.000 euros défiscalisés) n’aura pas eu l’effet escompté – d’autant que les dividendes vont continuer de pleuvoir pour les actionnaires (2,5 milliards d’euros en 2019 ?). En dehors de la Une du Canard Enchaîné, elle sera, en interne, la cerise sur la bûche indigeste que la direction et la plupart des syndicats ont préparée la veille de Noël. La mobilisation des salariés du 14 Décembre et les pétitions (plus de 5.000 sur celle de la CGT) étaient pourtant un signal fort que les signataires et la direction auraient dû entendre. D’ailleurs, ces accords à peine signés, la direction a remis le couvert en envoyant aux syndicats un projet de réduction de la retraite des cadres HC. Et après ces avantages sociaux rognés, à qui le tour ? Dans ce contexte, nous vous proposons pour 2019 de nous rejoindre. Plus qu’une bonne résolution, c’est surtout une garantie contre les mauvais coups.


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CGT voeux T14

Publié dans Infos 2019

THE DAY AFTER    
Bien malin, celui qui, à l’heure où sont écrites ces lignes, peut anticiper l’ampleur de la mobilisation des salariés à l’appel de l’intersyndicale SG (CGT-CFDT-CFTC). Les tentatives, directes ou indirectes, de certains pour casser cette mobilisation n’ont jamais été aussi fortes. Les Amis de la Terre et les gilets jaunes ont provoqué le déploiement d’un plan de continuité de l’activité ... la direction a même donné leur journée à la plupart des salariés dont l’agence sera préventivement fermée ! Ce qui est certain, c’est que sans cette mobilisation, rien n’est possible et ce ne sont pas quelques récentes améliorations très à la marge qui vont saper notre détermination. Mais il convient maintenant de traduire cette mobilisation en monnaie sonnante et trébuchante. Si la direction veut avancer en toute loyauté, transparence et efficacité (et non enfumer les salariés de plusieurs milliers d’euros chacun), nous pouvons négocier de vraies propositions équilibrées, dignes de l’investissement que les salariés ont mis pour faire tourner la boutique contre vents et marées ! Pour construire l’avenir, nous avons ainsi proposé à la direction de renforcer nettement l'intéressement actuel afin, d’une part, de compenser les économies qu’elle souhaite faire sur les indemnités de fin de carrières (IFC) et de la médaille du travail, et d’autre part de renforcer l’attractivité de la banque en s’alignant sur les niveaux atteints par les établissements comparables. Chez ces derniers, intéressement et participation peuvent être de 3 à 5 fois plus importants qu’à la SG. Cette mesure innovante serait donc gagnante-gagnante et, de plus, profiterait aussi bien aux anciens qu’aux nouveaux embauchés.

…ET EN MEME TEMPS
Même Emmanuel Macron a du mal à faire se délier les cordons de la bourse de la SG quand il s’agit des salariés. Alors que sa prime défiscalisée pourrait monter jusqu’à 1.000€, Frédéric Oudéa nous annonce seulement 250€. Et encore, pas pour tout le monde ! il ne manquerait plus qu’il doive prévoir 10 millions de plus pour les salariés… En même temps, dans le même silence assourdissant, les entreprises – dont la nôtre - vont bénéficier du doublement des aides publiques (soit 40 milliards). Une fois au titre du CICE et une fois au titre de l’incorporation du dispositif dans les réductions de cotisations sociales. Les quelques jours qui restent avant la fin de l’année – fiscale - vont donc être déterminants sur ces 2 points (avantages sociaux et prime Macron). Il faut vraiment être dupe pour penser que cette primette distribuée en urgence peut compenser les avantages sociaux qui disparaissent un peu plus chaque année et la prime défiscalisée. Sinon, tout le monde a compris que c’est fromage et dessert.  

HOMMAGE DU VICE A LA VERTU
…enfin, si l’on peut dire. La direction nous a encore envoyé un rappel à l’ordre. Dans cette période troublée, où les «couches intermédiaires» n’ont pas encore disparu du «nouveau monde», malgré l’acharnement de certains, l’avenir passe par la transparence des débats et la conviction. La direction rappelle qu’il n’est pas toléré de partager par mail avec les salariés « les informations sur les négociations en cours »… Tu m’étonnes ! C’est tout l’enjeu du passage au nouveau monde et ce que réclame une bonne partie de la population : transparence et honnêteté. Il faudrait être encore naïf pour croire aux vieilles lunes de l’ancien monde : indépendance, neutralité, apolitique.

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CGT696 carton rouge

CGT Macron T13

Publié dans Infos 2018

CARTON ROUGE !
… ou gilets jaunes, décidément le nouveau monde reproduit les mêmes scénarios que l’ancien. Il n’y a d’ailleurs pas véritablement de raison que cela change puisqu’il tourne toujours dans le même sens et que la surdité reste la même face à l’injustice : mépris et mesquinerie engendrent la même colère. Le paradigme peut changer, quand les efforts demandés aux uns ne sont pas partagés, cela reste de l’injustice. Dans ce contexte, les dernières propositions de la direction concernant les avantages sociaux (médailles du travail et indemnités de fin de carrière) font déborder un vase déjà trop plein. La disparition des augmentations collectives - pour la 8ème année consécutive ! - devait être compensée par l’intéressement et la participation. Il n’en a rien été ! Le PMAS musclé de l’an dernier, avorté dans la confusion, reste ainsi dans les esprits. Au-delà, l’annonce du régime imposé aux enveloppes individuelles (fixe et variable) rend l’exercice plus compliqué d’année en année. Ceux qui attendaient une mobilité pour avoir une augmentation n’ont même plus cette opportunité et les engagements verbaux ne peuvent même pas être tenus. Les attentes individuelles montent en flèche, les budgets fondent… la grogne monte. Le verbatim de la pétition lancée par la CGT compte autant que les milliers de signatures. Nous les avons publiés sur notre site. La souffrance est palpable et le mépris n’est jamais la bonne réponse. C’est pourquoi, la CGT, la CFDT et la CFTC ont décidé de lancer un appel intersyndical à la grève pour le 14 décembre. Mercredi dernier, les salariés de la BNP ont débrayé à l'appel de tous les syndicats pour manifester leur mécontentement face à une prime de 500€. Le mouvement aura permis de ré-ouvrir les négociations. A nous tous de démontrer le 14 décembre la nécessité qu’une vraie négociation peut être utile pour l’emploi, les conditions de travail, les salaires… et le respect !

EN DESSOUS DES ATTENTES
Alors que d’autres entreprises ont bien compris que c’était un vecteur de productivité que de bien traiter ses salariés, les propositions de la direction dans le cadre de la NAO Société Générale (négociation annuelle obligatoire sur les salaires) sont bien en-dessous des attentes. C'est la première fois qu'en entrant dans une salle de négociation pour demander une augmentation des salaires, on en ressort avec la volonté de la direction de diminuer notre rémunération ! Pourtant, le baromètre employeur 2018 (qui va être rendu public et dont la direction a partagé un premier état des lieux avec les syndicats) met bien en avant les points de vigilance auxquels il y a urgence de répondre. Les indicateurs globaux ne sont pas bons (au niveau du Groupe). Vous êtes de moins en moins à trouver que les orientations stratégiques vont dans le bon sens. La baisse de 10% de l’adhésion à la stratégie (de 80% en 2015 à 70% en 2018) et la confiance (de 72% en 2015 à 63% en 2018) sont particulièrement fortes. «Simplification des process», «efficacité informatique» et «reconnaissance financière» forment le TOP 3 des 49163 réponses à la question : «qu’est-ce qui n’a pas changé qui devrait changer ?». C’est une bonne feuille de route, un objectif SMART, si l’on veut réellement améliorer la qualité de vie au travail. Puisque la Direction admet que "les attentes sont fortes", qu'elle y réponde !

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CGT gilet jaune M19

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Publié dans Infos 2018

La négociation piétine, le chantage continu. Signez la pétition avant qu'il ne soit trop tard !

Il aura d'abord fallu attendre 15 minutes pour commencer la négociation sur les salaires et les avantages sociaux. Il est loin le temps où il était de bon ton d'arborer sur les murs de la SG "commencer la réunion à l'heure, est un art". Le directeur des relations sociales est entré dans la salle par un "bon, j'étais en train de rafistoler quelques calculs. J'espère que nous aurons un bon après-midi de négociations, car ça sera la dernière réunion".

 

LE CATECHISME
A l'aide de quelques croquis (toujours les mêmes) et quelques chiffres sur le tableau, il a repris un ton solennel pour représenter les propositions de la direction (que tout le monde connait depuis 15 jours).

  • 7 millions d'euros pour résorber les écarts salariaux ;
  • Mesure salariale pour les salariés en dessous de 28.000 euros (alors qu'à la dernière, il avait déjà lâché en dessous de 32.000), 1% avec un plancher à 250 €.
  • Un supplément d'intéressement de 800 euros "financé par les économies sur les avantages sociaux".
  • A la demande du SNB, une "mesure est en réflexion pour les "Experts" (.. du réseau).

Il a conclu par : "je crois sincèrement que nous avons un menu compliqué… le plan de réduction de coûts n'est pas encore au rendez-vous et nous devons savoir faire les efforts nécessaires. Nous allons pouvoir rassurer les salariés que nous savons faire les choses…. Si nous n'arrivons pas à un accord, je prendrai mes responsabilités (traduire : "dénoncer les acquis")… mais je vais chercher avec vous les portes de sorties."


La direction a donné la parole au SNB "pour commencer par les femmes". C'est en fait Michel Bernard qui a déclaré que "le compte n'y était pas et que les salariés avaient besoin de reconnaissance". La déléguée nationale du SNB a nuancé en rajoutant que "ça fait 7 ans qu'on a rien. Nous voulons 1.200 euros de supplément d'intéressement".

Idem, le seuil de 30.000 euros est jugé trop bas… et le SNB a "noté l'effort significatif sur les écarts salariaux, on ne revient pas sur cette demande". Le SNB a demandé d'"harmoniser les 2 dates pour les avantages sociaux et de prendre l'ancienneté groupe (et pas seulement SG) pour calculer les médailles".

LE CHANTAGE

Pour la CGT, nous avons d'emblée fait remarquer à la direction qu'il manquait les éléménts de transparence sur les sommes en jeu. Le catéchisme de la direction sonne faux. On ne peut pas dire d'un côté, "nous voulons construire une solution socialement acceptable" et de l'autre, refuser de nous donner les éléments chiffrés qui permettent de ne pas faire l'autruche. Nous avions demandé par mail, le détail de certains chiffres pour analyser les prétentions de la direction à court et long terme. Aucun élément qui permette de réellement mesurer les sommes en jeux n'aura été transmis aux syndicats.

Que représente le paiement de 1.000 ou 1.200 euros (one shot) par rapport aux sommes que la direction entend prélever sur les 2 avantages sociaux de manière récurrente ? … une belle économie de plusieurs dizaines de millions par an !

Nous avons noté qu'il n'y avait rien de neuf (à part le chantage au passage en force) dans le panier à provisions de la direction. Pour nous, l'avenir, c'est défaire et refaire le monde … sans se faire avoir !

Le blocage et le mépris sont très répandus et se retrouvent un peu partout. La résonnance avec les événements qui ont émaillé tout le week-end est flagrante sauf pour la Direction (et le gouvernement).

Concernant la mesure catégorielle, nous sommes typiquement dans le marché de dupes. C'est une mesure de politique de gestion qui n'a rien à voir dans le cadre d'une négociation collective pour l'ensemble des salariés. C'est pourquoi nous avons averti la direction (et les syndicats qui seraient tentés par l'aventure) que la pente était dangereuse car elle joue sur le mépris et les oppositions (réseau Vs Centraux, senior Vs Jeune, Homme Vs Femme, etc.).

Nous avons rappelé que le budget de 7 millions d'euros ne suffit même pas pour corriger les 2/3 des discriminations salariales dont sont victimes les femmes … et que la direction reconnaît elle-même !

Enfin, c'est un message contre productif que de dénoncer les avantages qui toucheront en priorité les - de 50 ans (puisque l'avenir, c'est eux) en pleine transformation. C'est un anticoagulant qui va accélerer l'hémorragie observée dans la plupart des métiers !


La CFTC a pris note de l'augmentation de votre proposition (salaire en-dessous de 28.000 à 30.000), tout en demandant une mesure jusqu'à 32.000.

Le supplément à 800 euros est insuffisant. Il ne doit pas être en-dessous de 1.200 euros.

Elle a pris note de la proposition pour les experts, demandé que l'ancienneté groupe soit retenue pour la médaille du travail et que "les plus de 55 ans puissent bénéficier de façon complète aux avantages sociaux".


La CFDT a rappelé que "l'égalité c'est la loi…." et qu'elle n'allait pas accompagner la direction dans une attaque sans précédent … qui s'apparente à du chantage. "Même si vous pensez que nous ne pourrons pas mobiliser, nous misons sur le long terme. "


Après ce premier tour de table, le directeur des relations sociales a déclaré :

"Il y a la volonté forte de trouver une solution. Nous regardons ce que nous voulons comme avantages sociaux pour les prochaines générations. Nous n'avons pas le choix…"


La CGT lui a fait remarquer que les avantages des plus jeunes sont bradés sur l'autel de la réduction des coûts. Nous lui avons d'ailleurs demandé quels étaient les efforts et la contribution à l'effort collectif de la DG et du conseil d'administration ?

Nous avons rappelé au directeur des relations sociales, l'amateurisme avec lequel les dernières discussions sur les rémunérations se sont crashées ces dernières années (investissement des avoirs dans le fond de l'entreprise la veille du Brexit - bilan -20%, mise en place d'un PMAS musclé - finalement crashé fin 2017 .. Pour finir sur la proposition de supplément d'intéressement de 1.000 euros que la CGT avait demandé, pétition à l'appui ! …).


Après une pause réclamée par la direction, il a déclaré "me battre pour un accord me va bien, mais je prendrai mes responsabilités. Je passe le salaire plafond à 31.000 euros soit 6.700 salariés éligibles. Pour les avantages sociaux : gel des droits acquis à fin 2020 pour les IFC. C'est très significatif, vous pourrez faire vous-mêmes les calculs (sic). Sur la médaille du travail ma marge est très faible. Il faut faire des choix…je repousse à janvier 2021. (soit un décalage de 8 mois de la même mesure… ). En faisant ça, je reviens sur l'intéressement : 1.200 €, on ne peut pas. Mais 1.000 euros, oui. On vous transmettra demain le document, j'attends votre retour pour vendredi 7 décembre Midi.


Avant de partir, la CFTC a parlé de la mesure catégorielle de 6 à 7 millions d euros qui disparait.

La direction a répondu : "ça devrait se faire dans le cadre du variable… Au final, on a un sujet qui n'est pas facile mais je dois compter sur vous. L'équilibre social n'est pas parfait pour tout le monde mais c'est le mieux que ce qu'on pouvait faire."


L'équilibre social n'est pas respecté. Les éléments financiers sont cachés. L'autisme de la direction n'a jamais été aussi important. 
Testez vous même la calculette pour chiffrer votre perte : calculette .... et signez la pétition ! 

blanche neige

BLACK FRIDAY
Si cela vous a échappé, cette année, non seulement la direction ne veut pas entendre parler d’augmentation collective pour la 8ème année consécutive – sauf pour les salaires en-dessous de 28.000€ - mais en plus, elle veut revenir sur des avantages sociaux (définis par accord ou instruction). Pour ne pas subir sans réagir ce racket, activité très répandue en France actuellement, la CGT a lancé une pétition nationale afin de faire comprendre à la Direction Générale et au directeur des relations sociales que nous ne sommes pas prêts à payer les frasques qui, au plus haut niveau, nous ont coûté au moins 3,3 milliards d’euros en 2 ans en rognant sur nos maigres enveloppes ! La pétition «Halte au racket !» est disponible sur notre site (et auprès de nos délégués). Nous avons proposé aux autres organisations syndicales de faire front ensemble. Sans succès pour l’instant. Les élections, ici ou là, sont malheureusement plus propices à la distribution de calendriers carton triple épaisseur qu’à la lutte collective. Alors que les avantages sociaux sont attaqués de toutes parts, par le gouvernement comme au sein de notre entreprise, la direction applique résolument sa stratégie du salami à l’encontre des compléments tant vantés par la RH au moment de votre recrutement. Après l’IP Valmy, ce sont maintenant les avantages liés à l’ancienneté qui sont concernés : les primes liées à la médaille du travail et les indemnités de fin de carrière. Et demain ? ... Frédéric Oudéa nous a répondu «pour l’instant, des discussions sont en cours. Laissons les choses avancer et, si besoin, revoyons-nous. » En signant la pétition, vous pouvez donc manifester votre attachement aux avantages actuels et montrer votre détermination pour que ces projets soient définitivement abandonnés.

OBJECTIF ? …. « NON » !
La période des évaluations bat son plein. Nous avions mis récemment en avant les risques de la nouvelle rubrique «Revue conduite et conformité » dans le formulaire de clôture 2018. Face au tollé et à la volonté de la direction de déployer un objectif unique pour 1.200 salariés de GBIS (« connaître et respecter les exigences des Lois SRAB/Volker »), une nouvelle commission Evaluation devrait se tenir mi-janvier. On observe au travers de ces « éléments fluctuants » un véritable bouleversement des responsabilités individuelles qui pèsent sur chacun d’entre nous. Certes, l’histoire a démontré que nous devions être irréprochables. Mais face à des règles fluctuantes, les risques sont très élevés. A travers ce formulaire, un manager disposerait, sans contrôle, d’un droit de vie et de mort professionnelles sur ses subordonnés. Un avis défavorable ferait en effet perdre à ces derniers les accréditations dont ils ont besoin pour intervenir sur les marchés. Dans ces conditions, la direction doit clarifier les règles. Nous avons obtenu 2 entretiens (avec IGAD et la Conformité) programmés mi-décembre. Ce sera l’occasion d’examiner aussi la politique de défense des intérêts des salariés et la nécessité d’une éventuelle assistance juridique face à ces risques. Pour ce qui est du formulaire d’évaluations 2018, nous vous conseillons, si la rubrique « Revue conduite et conformité » est taguée OUI (c'est-à-dire, « plan d’action nécessaire » car « non respect des consignes »), de prendre contact avec nous afin d’y apporter des commentaires et réserves nécessaires. Si les évaluations sont, en plus, injustement à charge, nous vous conseillons de ne pas clore l’exercice, en refusant de signer et en venant nous en parler.

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Publié dans Infos 2018

PAPY BOYINGTON

Est-ce pour éviter le «bordel», au sens Macronien, que la Direction Générale s’est dotée d’une nouvelle pantoufle en or à 5 étoiles ? L’atterrissage d’un Top Gun, Général de l’Armée de l’air pour piloter la sécurité n’a pas créé d’émoi pour l’instant. Dans le contexte actuel, on se dit quand même qu’un jeune technicien de la NSA comme Edouard Snowden aurait été plus utile, pour faire de la tricoche, qu’un pilote de mirage 2000. Le groupe a potentiellement plus de difficultés économiques avec les USA qu’avec la Corée du Nord.

BIS REPETITA

Après le coup des allocations enfants, le nouveau dérapage d’«Acteurs RH» concerne le versement des primes liées à la médaille du travail. Là encore, une instruction, certes ancienne mais toujours d’actualité, traite le sujet. Pour les salariés qui n’ont pas fait toute leur brillante carrière à la SG, il est prévu que le salarié, à sa convenance, fournisse les éléments justificatifs de ses emplois précédents, sinon « le paiement de l’allocation est effectué sur présentation du diplôme ou du récépissé de dépôt délivré par la mairie ou la préfecture ». Devant le refus réitéré de la direction de payer les primes dans ce cas précis, plusieurs salariés nous ont demandé d’intervenir pour appliquer ce dispositif et faire respecter leur droit. Le dispositif est discriminatoire, puisqu’il prévoit une prime divisée par 2 pour les salariés embauchés après l’an 2000. Le représentant du syndicat qui a signé à l’époque nous avait répondu : « je m’en fous, dans 20 ans, je ne serai plus là ! »…. Sur ce point, il avait raison. Mais ce n’est pas une raison pour la direction, de ne pas verser les primes dues.

LES PEPETTES

La convocation officielle n’est pas encore arrivée dans les permanences syndicales, mais la date des prochaines négociations annuelles obligatoires (prononcez «nâo») devrait être confirmée au 31 octobre. Il semblerait que les bonnes nouvelles soient plutôt travaillées et réservées pour nos chers actionnaires lors de l’Investor Day le 28 novembre. Les «nouveaux efforts significatifs» qui y seront annoncés feront partie du régime sec dans lequel nos dirigeants entendent nous maintenir. Celui-ci devrait donc nous être présenté le 31 octobre. Quoiqu’il en soit, la NAO sera l’occasion pour la CGT de remettre sur la table la nécessité d’avancer sur les critères d’attribution de la part variable qui était - avant les ordonnances Macron - le seul moyen pour la direction de faire baisser le salaire de quelqu’un à «la tête du client» et parfois significativement ! La nouvelle DRH Groupe a une carte à  jouer sur ce point, tout comme d’ailleurs sur l’avenir des évaluations et sur le management toxique. En attendant, l’ensemble des salariés ont eu des nouvelles de l’augmentation de capital réservée aux salariés (PMAS). Le communiqué interne précice que « le cours de la souscription sera fixé le ou aux environs du 1er décembre 2017 par le Directeur Général ». En pratique, il devrait être fixé sur la base des 20 cours précédant la décision du directeur général. Le flou entretenu par la formule retenue (« ou aux environs ») pose question. Echaudés par le coût du Brexit (le cours avait chuté à l’annonce du Brexit, soit le lendemain des opérations d’investissement de l’intéressement participation des salariés dans les fonds … représentant un gap de 20%), nous avons alerté la direction sur les incertitudes et le flou du dispositif. Après tout, une fois, c’est une erreur. Deux fois, ce serait une faute.  

Le fichier en PDF

 

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Publié dans Infos 2017

Monsieur,

 

L’instruction N°003781 traite des médailles d’honneur du travail.

 

Il prévoit qu’en application du décret n°2000-1015 du 17 octobre 200 que la Médaille d’honneur du travail comporte quatre échelons :

-          La médaille d’argent décernée après vingt ans de services,

-          La médaille vermeil décernée après trente ans de services,

-          La médaille d’or décernée pour trente cinq ans de services,

-          La grande médaille d’or décernée pour quarante ans de services.

 

Cette instruction prévoit en son article « 6.2 Cas des salariés ayant accompli la totalité de leur carrière à la Société Générale » que

« RSRH/GAP, qui dispose des informations nécessaires, établit un certificat de travail dès que la durée de service exigée est atteinte par le salarié.  L’édition est effectuée mensuellement dans la première semaine du mois qui suit l’acquisition de la durée de service. »

 

Visiblement des salariés partit en plan de transition d’activité n’ont pas reçu ce document permettant d’engager la procédure.

 

Je vous réclame la communication de ce document aux salariés concernés dès qu’ils ont l’ancienneté prévue comme prévu par l’instruction,

Je vous réclame la communication aux salariés « partis » - en transition d’activité par exemple – toujours salariés mais non destinataire de ce document.

 

Cordialement,

Publié dans DP Tours ABCE