35 HEURES A SUIVRE La CGT a obtenu la réunion anticipée de la Commission de suivi de l’accord 35 heures. Elle va se réunir le 12 décembre et elle aura du travail. Sur les plateformes téléphoniques sortantes, Rennes a débrayé après Lille. A Mantes, le Directeur aussi s’est offert un débrayage. A l’instar de son collègue de Châlon, il s’énerve après la CGT : il ne veut plus discuter avec son représentant, il faudra bien pourtant puisqu’il ne peut choisir ses interlocuteurs syndicaux ! C’est d’ailleurs la mésaventure qui est arrivée à son prédécesseur, devenu depuis patron de Châlon. Auteur d’un poulet qualifiant le représentant CGT de démagogue, il a invité le personnel à en juger… c’était le jour même de l’élection du Comité d’Etablissement où notre candidat est arrivé en tête dans son collège avec 65% des voix. Mais au-delà de ces quelques péripéties, le gros morceau sera constitué par la forfaitisation à la chaîne des cadres des services centraux. Alors que 30% des cadres du réseau seront au forfait, le projet présenté au C.E. des centraux aboutit à classer 95% des cadres de SGIB et plus de 70% des cadres autres secteurs dans les forfaits ! A qui veut-on faire croire que la quasi-totalité des cadres des centraux sont autonomes ? A l’évidence, les directions ont choisi la facilité… comme si elles étaient déchargées des conditions fixées par la loi, qui ne sont pas dérogées par l’accord. Voilà qui pourrait rendre les conventions présentées à la signature contestables.…
NOUVELLE NOUVELLE FORMULE La consultation des comités d’établissements sur l’application locale des 35 heures a commencé, le gros morceau des services centraux est convoqué le 1er décembre. Comme on pouvait s’y attendre, quelques directions ont déjanté tandis que la plupart présentent des projets qui respectent l’accord et les souhaits des salariés. Citons parmi les mauvais élèves le Directeur de Châlon sur Saône, pourtant représentant des directeurs au CCE qui veut imposer à tout le monde la formule 37 h 22… et qui menace " les fortes têtes et les agents installés dans un certain confort " … ainsi que ses collègues de la Rochelle et Epinal qui ont l’imagination fertile en inventant une troisième formule non contenue dans l’accord pour ouvrir du lundi midi au samedi midi. Les dérapages pourraient bien conduire à des débrayages comme celui intervenu à la plateforme téléphonique de Lille qui s’est invitée à la réunion du comité d’établissement au grand complet ou d’autres qui sont en préparation. La CGT qui est signataire de l’accord n’a pas pour autant signé de renoncement à l’action chaque fois que l’esprit de l’accord est détourné. En tout état de cause, une réunion rapide du comité de suivi s’impose, avant même la fin de l’année, pour faire le point et trancher sur les interprétations. COMMISSION PARITAIRE La commission paritaire AFB du 22 novembre aurait pu se tenir par conférence téléphonique. Sur les 2 principaux points de l’ordre du jour, le temps de travail et les pré-retraites, l’AFB n’était pas prête…
CONSIDERABLE Le moins que l’on puisse dire, c’est que notre Président ne parie pas sur l’exception française. Le MEDEF ayant tendance à se substituer à la droite parlementaire, Daniel BOUTON se situe clairement dans le triomphe prochain du modèle économique libéral et parie donc sur la fin des 35 heures d’ici 2002. Fort heureusement cette hypothèse dépend moins de lui que celle concernant ce qu’il appelle la " consolidation européenne ". Autrement dit, si personne ne connaît l’échéance et la forme exacte, il est de ceux qui sont convaincus qu’il ne restera que quelques banques au niveau européen…et cela nous concernera : " il y aura d’ici 3 à 6 ans un mouvement considérable à la Société Générale " a-t-il prédit devant les représentants syndicaux nationaux qu’il recevait le 14 novembre. Qu’on se le dise, les partenariats avec BSCH ne sont qu’une phase transitoire. Sur le programme 4D, il s’est voulu rassurant en affirmant que nous étions consultés sur un projet qui n’était pas finalisé, et dont l’objet était d’adopter notre activité dans la banque de détail aux nouveaux comportements de clientèle. Ce n’est pas une restructuration type 93 a-t-il affirmé et l’objectif n’est pas de faire des économies d’emploi. Les inquiétudes que peut susciter le projet sont cependant loin d’être levées. L’outil de gestion informatisé, clé de voûte de 4D, n’existe pas et l’ancien expert du Comité Central d’Entreprise, consulté par la CGT, confirme notre critique ; 4D est un projet qui est défensif et beaucoup inspiré par les…
LECHE BOTTES BLUES Comme on pouvait s’y attendre, le refus unanime des syndicats de signer un accord prolongeant l’attribution en 2001 du Complément de Gratification Unique a conduit la Direction à concocter un projet unilatéral qu’elle soumet à la consultation de la commission sociale puis au CCE le 17. Cette fameuse gratification dont le montant varie de 0 à plus de 50 000 Frs est attribuée à la tête du client sans aucun autre critère que celui de ne surtout pas déplaire à sa hiérarchie. Au total, le complément représente aux environs de 120 millions de francs tandis que les bonus distribués atteignent désormais près de 2 milliards de francs ! La part de rémunération variable dans la masse salariale atteint ainsi à la Société Générale plus de 20%, le double du reste de la profession. Certes les salaires minima sont aussi plus élevés, mais l’ensemble des salaires est loin de suivre la progression des résultats et de la rémunération des actionnaires. Autant dire que c’est la répartition entre le capital et le travail qui a largement basculé en faveur du capital et que le phénomène est encore aggravé par la répartition inéquitable des rémunérations du travail… La CGT a solennellement mis en garde la Direction à la commission sociale contre un éventuel passage en force. En effet ces rémunérations à la tête du client sont contraires au respect des principes du droit communautaire et constitutionnel, à travail égal, salaire égal ainsi que celui de l’égalité professionnelle hommes-femmes. D’autant plus…
VIRAGE A HAUT RISQUE Le CCE sera bientôt réuni pour examiner une partie de la réorganisation du réseau, pompeusement appelée "programme 4D"…"Dispositif de Distribution de Détail de Demain". En résumé, constatant le très fort développement des relations clientèles via Vocalia et Logitel, la Société Générale décide d'organiser sa relation commerciale avec les particuliers autour de deux structures communicantes entre elles par les DR et la direction de DIST : Les Groupes d'agences d'une part, rebaptisés Directions d'Exploitation Commerciale (DEC), et les "Centres de Relation Clientèle multimédias" ( CRCm ), d'autre part. Les DEC, c'est à dire la banque en dur dont on nous réaffirme qu'elle resterait au cœur du dispositif commercial, seraient comme aujourd'hui chargées des relations "physiques", Banque/Clients, via les chargés d'accueil et les chargés de clientèle, au prix de certains aménagements… Ainsi, "les chargés de clientèle seraient dégagés de tâches à faible valeur ajoutée " et les appels téléphoniques entrants qui leur sont destinés seraient dirigés vers les CRCm… Par ailleurs, les différentes agences d'un groupe pourraient être regroupées en unités commerciales " en vue de faciliter l'animation commerciale locale au quotidien, ainsi que la gestion des moyens humains locaux…". Un dossier plus complet sur ce sujet sera examiné ultérieurement. Autre fort sujet d'inquiétude, les SAVQ et secrétariats Banque, actuellement logés dans les agences, s'ils continueraient à traiter à la fois les opérations en provenance des agences et des CRCm, font l'objet de réflexions particulières dont la direction ne veut rien dire actuellement. Les CRCm, définis par la…
NOIX D’HONNEUR … à l’auteur, anonyme du mail adressé au personnel de DECC pour l’inviter à une réunion d’information sur la RTT, 3 lettres qu’il traduit pour les analphabètes dans une parenthèse par récupération du temps de travail ! Lapsus révélateur de l’auteur ? On peut aisément y croire tant il est vrai que le responsable de la réunion, M. MARYNOWER, ou bien Franck comme on l’appelle à DECC, ne s’est pas illustré jusqu’à aujourd’hui par son intérêt pour le droit social… Gageons qu’il a oublié de recueillir " les observations et souhaits des salariés " ainsi que le prévoit le préambule de l’article 4 de l’accord. On attend donc avec curiosité le compte-rendu de cette réunion dans le dossier circonstancié qui sera remis lors de la consultation du Comité d’Etablissement. VENTE FORCEE ET OBJECTIFS La multiplication des initiatives, toujours locales bien sûr, de vente plus ou moins forcée aux clients, de fixation d’objectifs délirants, et des campagnes et challenges qui se succèdent commencent à poser de sérieux problèmes de déontologie. Déjà à la limite de la légalité, la prochaine application aux banques du code de la consommation va aggraver encore les risques pour le personnel qui pourra être individuellement et pénalement responsable ! Autant dire qu’il est urgent de mettre un terme à ces pratiques et faire respecter le tout nouvel article 24 de la convention collective sur les principes de déontologie. Rappelons à ce propos que celui-ci permet à tout salarié qui estime que sa hiérarchie lui demande…
TRAITEMENT SOCIAL Le principal de l’ordre du jour du Comité Européen d’Entreprise qui s’est réuni le 18 octobre portait sur la réorganisation des succursales européennes. Il s’agit du rapatriement des back-offices de Londres, Madrid, Francfort, Milan et Bruxelles. Entre 360 et 400 emplois vont disparaître sur 1900. Plus ou moins protectrices, les législations locales iront du meilleur au pire, c’est-à-dire Londres. La CGT, informée de bonne source, s’est inquiétée du recours à des méthodes connues également à Paris qui consistent à isoler, à placardiser les salariés qu’on veut voir partir. La direction est montée au créneau pour proclamer ses bonnes intentions. Le RH de SGIB, De Talancé a assuré qu’il combattait ces méthodes, le DRH, A. Py a garanti que cette opération sera traitée au niveau social et le DG, P. Citerne s’est engagé à trouver la solution la plus satisfaisante possible… on ne voit pourtant pas bien laquelle puisqu’ aucune des propositions syndicales n’a été acceptée. 120 postes vont être créés à Paris par le rapatriement, mais la DRH se réserve de les pourvoir… au fil de l’eau ! Probablement de la même façon qu’elle gère la disparition de DECC/EMG qui devait être vendu, logiciels, matériel, clients et personnel. L’acheteur ayant renoncé, la vingtaine de salariés est gérée avec l’efficacité que l’on connaît. Il y a ceux qui partent d’eux-mêmes, ceux qui doivent se chercher un poste, ceux qui attendent, … redoutable efficacité de la gestion RH qui restructure sans devoir en payer les frais. NOIX, RESPECTUEUSE, D’HONNEUR ……
CLAIR ET NET Le résultat de la consultation du personnel organisé par la CGT est sans appel. Avec 7434 exprimés, soit plus du quart de l’effectif présent, il est représentatif et la participation est plus forte encore que pour le vote Convention Collective. La CGT a donc signé l’accord compte-tenu du nombre de voix favorables à la signature, 6244 pour soit 84 %.. Le vote conforte l’avis positif formulé par la CGT sur l’accord qui s’avère être le plus favorable dans les 3 " grandes ". C’est le seul qui comporte un engagement de maintien global de l’emploi et un maintien clair du salaire sans dispositif de modération, au contraire il ouvre la perspective pour les salariés de Nantes soumis au régime "De Robien " d’un retour à plein salaire. Enfin, contrairement aux autres accords qui font l’impasse sur la flexibilité qu’ils autorisent néanmoins, l’accord SG pose des limites et impose des contraintes qui n’existent pas dans la loi ou la réglementation. Revers de la médaille, il y est clairement fait état de la modulation, des dérogations pour le travail du dimanche ou des jours fériés. C’est notamment sur certains de ces points que la CGT a imposé des modifications et que nous avons obtenu par exemple la disparition de la rédaction qui autorisait l’ouverture des guichets jusqu’à 22 heures une fois par semaine. Comme dit le sage chinois, " il n’y a que l’homme pour croire qu’il respectera la loi qu’il a écrit ". C’est pourquoi la CGT a…
LE FEUILLETON DES 35 HEURES Finalement remise le 2 octobre, l’ultime version du projet d’accord sur les 35 heures sera donc bien soumise à la consultation du CCE le 9 octobre, la réunion de signature a été fixée le 12. L’ultime version ne prévoit plus que 6 formules de mise en œuvre des 35 heures : la semaine de 39 heures avec 56 jours non travaillés, la semaine de 4 jours, la semaine de 37 heures 22 avec fermeture le samedi après-midi dans les guichets ouverts du mardi au samedi, et trois variantes pour les guichets ouverts du lundi au vendredi, soit la fermeture le lundi matin, soit une fermeture collective une après-midi de la semaine, soit une demi-journée prise par rotation entre les salariés sans fermeture. En cas de signature majoritaire de l’accord le 12, c’est donc dans la seconde quinzaine d’octobre que le directeur de chaque groupe devra exposer à son comité d’établissement local sa ou ses propositions. Dans les services centraux, le CE étant unique, il va devoir être consulté sur l’ensemble des services ! L’épilogue du feuilleton pourrait bien connaître quelques épisodes locaux agités, lorsque la direction tentera d’imposer une formule dont le personnel ne veut pas … car si on ne peut contester que dans un accord national aucune formule magique ne réponde à toutes les situations et tous les souhaits, au plan local les directions ne pourront pas ouvrir le parapluie en disant qu’elles ne font qu’appliquer les ordres : ce sont elles qui…
LE FEUILLETON DES 35 HEURES En définitive la direction a attendu le 29 pour remettre une nouvelle version du projet d’accord 35 heures au cours d’une réunion avec les organisations syndicales. La discussion bute toujours sur les mêmes points et notamment sur la formule " 37h22 " dans laquelle se sont engouffrés de nombreux patrons du réseau en interprétant à leur façon une rédaction qui était normalement destinée à permettre l’instauration d’une semaine de 4 jours et demi, essentiellement destinée aux bureaux. Après 3 heures de discussion supplémentaires, le DRH a proposé de revenir lundi 2 avec une nouvelle rédaction de la formule au cours de la dernière réunion de négociation prévue. Sauf nouveau rebondissement du feuilleton, c’est donc le texte qui sortira de cette ultime réunion qui sera soumis à la consultation du comité central d’entreprise convoqué pour le 9 octobre. Mais la particularité d’un accord 35 heures est qu’il doit être majoritairement signé par les organisations syndicales, sous peine de risquer l’annulation … autrement dit l’hypothèse d’absence d’accord à la Société Générale n’est pas impossible, et rien ne dit que le feuilleton ne va pas connaître de nouveaux épisodes. En tout état de cause, comme prévu, lorsque le texte sera définitivement définitif, la CGT engagera une consultation du personnel. COME-BACK Finalement, l’AFB va réunir les fédérations le 22 novembre pour négocier un accord de branche sur … la réduction du temps de travail destiné en particulier aux banques qui n’ont pas d’accord d’entreprise. Comme quoi, plutôt que des…
LES FEUX DE L’AMOUR La CGT ayant démontré en obtenant deux modifications importantes que le texte définitif du 17 juillet sur la mise en œuvre des 35 heures à la Société Générale n’était pas si définitif que cela, la séance du Comité Central d’Entreprise du 15 septembre a été suspendue. Dans la foulée, une lettre co-signée par la CGT, la CFTC, le SNB et FO a été adressée à la Direction pour définir les conditions, c’est-à-dire les améliorations du projet, qu’elles posaient pour permettre la signature de l’accord. Première conséquence bénéfique d’une unité syndicale qui ne s’était jamais manifestée auparavant sur ce sujet, la réunion de négociation qui s’est tenue le 21 avec le DRH Alain PY a abouti à des avancées significatives sur plusieurs points de cette lettre, dont le rétablissement de la possibilité de bénéficier des 2 jours de fractionnement ainsi qu’un engagement de maintien global de l’emploi jusqu’à fin 2002. Il aura fallu quand même pour cela une réunion qui débute à 9 heures et se termine vers 22 heures. Mais le dernier texte ne répondait pas à toutes les conditions posées par la lettre des 4 organisations. La Direction est donc repartie réfléchir et devrait remettre une nouvelle ultime version corrigée en principe le 25 avant de reconvoquer le Comité Central d’Entreprise début octobre. En fin de réunion, les 5 organisations syndicales se sont concertées, et elles ont convenu de se consulter avant de réagir aux propositions de la Direction au prochain Comité Central d’Entreprise… Enfin,…
LE FEUILLETON DES 35 HEURES Deux nouveaux rebondissements dans notre interminable feuilleton…C'est finalement sur un texte modifié que la direction est venue recueillir l'avis des élus du CCE le 15 septembre sur le projet 35H. Le texte non modifiable et définitif du 17 juillet a subit les modifications que nous avions présentées comme incontournables. Ainsi, les ouvertures tardives et répétitives au delà de 19H30 jusqu'à 22H00 sont devenues une possibilité dans le cadre d'opérations commerciales ponctuelles et non systématiques. L'augmentation de la pause déjeuner jusqu'à 2 heures (voire 3 heures avec accord) est finalement revue : Une modification de plus de 30 minutes de cette plage ne peut se faire qu'après avis de non opposition du CE (droit de veto), il en est de même pour instaurer une plage supérieure à 2 heures. Ces nouvelles avancées étaient les éléments nécessaires que nous avions défendus pour pouvoir consulter le personnel qui en avait perçu tous les enjeux… En dehors de ces avancées et au cours de la séance, la direction a été amenée à s'expliquer sur les différences qui existeraient entre les points positifs de l'accord du Crédit du Nord et l'accord SG. Finalement la direction a décidé de reprendre la discussion avec les organisations syndicales…avant de recueillir l'avis définitif des élus du CCE. Notons cependant que le projet d'accord du Crédit du Nord est loin d'être une référence, non seulement aucun signataire ne s'est manifesté, mais les syndicats de l'établissement ont même jugé utile de demander ensemble l'intervention du ministre…
LE FEUILLETON DES 35 HEURES Deux nouveaux rebondissements dans notre interminable feuilleton…C'est finalement sur un texte modifié que la direction est venue recueillir l'avis des élus du CCE le 15 septembre sur le projet 35H. Le texte non modifiable et définitif du 17 juillet a subit les modifications que nous avions présentées comme incontournables. Ainsi, les ouvertures tardives et répétitives au delà de 19H30 jusqu'à 22H00 sont devenues une possibilité dans le cadre d'opérations commerciales ponctuelles et non systématiques. L'augmentation de la pause déjeuner jusqu'à 2 heures (voire 3 heures avec accord) est finalement revue : Une modification de plus de 30 minutes de cette plage ne peut se faire qu'après avis de non opposition du CE (droit de veto), il en est de même pour instaurer une plage supérieure à 2 heures. Ces nouvelles avancées étaient les éléments nécessaires que nous avions défendus pour pouvoir consulter le personnel qui en avait perçu tous les enjeux… En dehors de ces avancées et au cours de la séance, la direction a été amenée à s'expliquer sur les différences qui existeraient entre les points positifs de l'accord du Crédit du Nord et l'accord SG. Finalement la direction a décidé de reprendre la discussion avec les organisations syndicales…avant de recueillir l'avis définitif des élus du CCE. Notons cependant que le projet d'accord du Crédit du Nord est loin d'être une référence, non seulement aucun signataire ne s'est manifesté, mais les syndicats de l'établissement ont même jugé utile de demander ensemble l'intervention du ministre…
LE FEUILLETON DES 35 HEURES La direction a finalement accepté de réunir 2 fois le comité central d’entreprise, le 8 et le 15 septembre, alors qu’elle pensait avoir expédié la question dès le 8 pour fixer la réunion de signature au plus vite. Plutôt que de se lancer dans des pronostics hasardeux sur la possibilité ou non de contraindre la direction à modifier ou non son texte, la CGT a commencé la diffusion d’un document qui tente de donner le plus d’éléments objectifs de jugement au personnel, sachant qu’après tout, il ne s’agit que d’un texte applicable au 1er janvier 2001. Entre les sarcasmes sur les signatures annoncées chez les autres grandes banques et l’affirmation que plus rien ne bougera, nous verrons bien si le refus unanime de signer un texte qui autorise chaque directeur de groupe à ouvrir une fois par semaine jusqu’à 22 heures sans condition ou à porter la pause déjeuner à deux heures, voire trois, ne serait pas susceptible de faire bouger définitivement la rédaction. En tout état de cause, la CGT ne se contentera pas de consulter ses adhérents avant de prendre position sur un tel sujet qui nécessite à nos yeux l’organisation d’un vote comme pour la signature de la convention collective… et ceci ne représente pas pour nous un argument électoraliste mais un choix dans l’établissement de nouveaux rapports entre les syndicats et les salariés. PLUS BLANC QUE BLANC Désormais, lorsque un membre du personnel demande à bénéficier d’un droit, on ne manque…
MEMOIRE Il ne sera pas dit que l’anniversaire d’août 44 passera aux oubliettes. Fidèle à sa tradition amnésique, la communication officielle de la Société Générale publie de son côté dans le numéro de juillet de Sogéchos un article sur … l’entre-2-guerres ! Et pour en savoir plus recommande une trilogie d’un professeur bordelais. Mais si vous voulez vraiment en savoir plus sur les hommes et le comportement des banques, nous vous recommandons plutôt 2 ouvrages : " Industriels et banquiers sous l’occupation " d’Annie Lacroix-Ruiz chez Armand Colin et " la banque sous l’occupation " de Claire Andrieu aux presses de la fondation des sciences politiques … où l’on remarquera, entre-autres, la participation de la Société Générale à l’aryanisation (c’est-à-dire l’exclusion de tous les dirigeants et la spoliation des actionnaires d’origine juive) de la Compagnie Française des Pétroles au cours de l’assemblée générale extraordinaire du 24 décembre 1940. CFP devenue plus tard, Total, puis Total Elf… dont notre actuel Président est administrateur… Quelle fidélité ! LES COPAINS D’ABORD Soulignons toutefois que vu son âge, Daniel BOUTON n’a strictement aucun rapport avec cette époque, mais notre mauvais esprit observera quand même son sens aigu de la caste à laquelle il appartient puisqu’il est justement allé recruter chez Elf le nouveau secrétaire général adjoint, Patrick Suet, qui risquait de se retrouver chômeur après la victoire de Total … entre anciens du cabinet d’Alain JUPPE puis d’Edouard BALLADUR, ils vont pouvoir être assez nombreux pour organiser un tournoi de golf. LA REFONDATION PLOMBEE…
DU RESPECT DES USAGES On se souvient qu’après la dénonciation de la convention collective, la direction avait adressé aux syndicats une lettre dénonçant les accords d’entreprise liés à la convention collective et annonçant son intention " d’aménager " également les usages, le tout devant faire l’objet de négociations au cours de l’année 99 en fonction de la négociation convention collective. La note, publiée en septembre 98, avait suscité une légitime émotion. On sait aujourd’hui qu’il aura fallu attendre juillet 2000 pour qu’un nouvel accord social se substitue aux anciens accords auquel s’ajoute une liste des avantages maintenus publiée en février… en foi de quoi la foule d’usages plus ou moins répertoriés qui ne figurent pas dans cette liste sont considérés comme purement et simplement supprimés !… à ceci près que pour être légalement supprimés, chacun de ces usages doivent faire l’objet d’une lettre de dénonciation adressée individuellement à chaque salarié, une hypothèse qui avait d’ailleurs été évoquée alors que personne ne savait si une nouvelle convention collective serait signée. Il n’est donc pas question de laisser la DRH apprécier seule ce qui doit être maintenu ou supprimé… Voilà qui pourrait motiver une urgente réunion de la toute nouvelle commission de concertation. En attendant, nous incitons chacun à nous faire part de toute remise en cause arbitraire de ce type. LA TENTATION TOTALITAIRE La séparation en deux entités quasi-filiales de la Société Générale a beaucoup suscité d’inquiétudes, inquiétudes nourries par les rumeurs persistantes de filialisation ou d ‘externalisation de certaines activités.…
LES VAUTOURS Le jour même de l'annonce des résultats semestriels de la Société Générale, en hausse de 28%, le cours s'effondre de 9,6%. Ce type d'effondrement devient cyclique dès lors que l'appétit de la libérale économie n'est pas assouvie. Il témoigne de l'incroyable pression qui fuse depuis quelques mois et qui espère désespérément une fusion bancaire…qui nous mènerait tout droit au carnage. Certes la Barclays affiche des résultats spectaculaires (+90% avant impôts) mais au prix des 8000 suppressions d'emplois prévues, on comprend mieux sur quel dos l'appétit des vautours peut être rassasié. A la Générale aussi on a les dents qui poussent…les nôtres ! Il y aura de quoi dire en négociations salariales pour répartir les bénéfices un peu plus équitablement. Côté champion français, la BNP-Paribas finalise sa fusion…et affiche 4311 suppressions d'emplois sur 3 ans. Chiffres contestés par l'inspection du travail qui vient de l'épingler pour carence de plan social. LE FEUILLETON DES 35 H Au niveau de l'AFB, on regarde de près la conclusion des accords 35H des grandes banques avant d'envisager toute discussion du chapitre manquant de la convention collective sur le temps de travail. Le Crédit Lyonnais, après avoir annoncé précipitamment que son accord serait le premier signé, se voit imposé par les tribunaux de prendre le temps de consulter le CCE le 15 septembre… La BNP fait aussi parler d'elle. Dans son feuilleton des 35H, la signature annoncée par la CFDT-BNP est remise en cause par sa fédération …ce qui laisserait la direction avec un…
ERNEST LE GRAND Insupportable pour Ernest Antoine, le baron des entrepreneurs, Martine Aubry a refusé la convention instituant le PARE. Interviewé sur France 2 le soir même, Ernest, qui ne va pas tarder à se prendre pour le vrai patron du pays a vitupéré en réponse au journaliste qui lui demandait quels arguments opposait-il aux critiques du gouvernement, que la CFDT est un grand syndicat, la CFTC est aussi un grand syndicat et je représente moi-même tous les entrepreneurs... Voilà en effet du paritarisme et de la refondation, 3 grands qui en imposent à la majorité syndicale et politique du pays, c'est ça la vraie grandeur ! On pourra regretter que des syndicats se soient embarqués dans cette galère, et qu'ils laissent au plus tôt la barque d' Ernest le Grand sombrer seule, car cette conférence de presse commune avait un drôle de parfum. Pour notre part, nous ne bouderons pas le plaisir de voir re-disparaître les contrats de mission, ou de chantier, que nous avions réussi à faire retirer du projet AFB pour la convention collective et qui étaient revenus dans cet accord MEDEF-CFTC-CFDT. LA VALSE DES DENIERS Il y a des chiffres qui laissent perplexe…il en est certainement ainsi pour le grand public qui écoutait les joutes orales Aubry – Ernest le Grand. Sur les 75 milliards de francs d'excédents prévus d'ici à 2003, les signataires de la convention d'assurance chômage avaient décidé d'en consacrer 71 aux baisses de cotisations des employeurs et seulement 4 milliards pour résoudre…
NOYER LE POISSON Il y a des nuances parfois qui sont difficilement perceptibles…Pourtant dans le message du 20 juillet signé par la DRH au sujet des dispositions transitoires, elle est de taille ! La CGT avait annoncé qu'elle ne serait pas signataire d'un accord transitoire sur les 35H pour l'année 2000 alors que la direction s'obstinait à maintenir dans le projet global des points comme la pause déjeuner extensible jusqu'à 2 heures (voire 3) et les heures d'ouverture des points de vente (jusqu'à 22H un jour par semaine). C'est donc ce que nous avons répété lors de la réunion du 17 juillet à la direction. Refusant de "remettre en cause l'équilibre du texte global", elle n'en demandait pas moins la signature unanime de son accord transitoire. Au final, elle n'a obtenu de toutes les organisations syndicales qu'une déclaration de principe prenant acte du dispositif transitoire unilatéralement appliqué. D'un "prenant acte" revendicatif à une "acceptation des 5", il y a une nuance embarrassante sur le fond pour la direction, mais qui ne l'empêche pas d'essayer de noyer le poisson…en entraînant une fois de plus, la confusion dans le personnel. BIS REPETITA Alors que tout semblait réglé pour l'organisation d'un référendum sur les 35H, la DRH a crut bon d'en rajouter une louche pour finalement obtenir que nous soyons les seuls à maintenir notre demande … qu'elle s'est empressée de refuser ! Ainsi, bis repetita, comme nous avions consulté le personnel avant la signature de la convention collective, la CGT organisera seule…
LE MARATHON DES 35 HEURES Ce sont quelques 15 H de réunion cette semaine qui nous ont mené au projet dit final…Certes, nous sommes allés au-delà des changements de virgules. Il n’en reste pas moins que devant l’obstination de la direction, le personnel risque de passer à coté d’un bon accord 35H. Le document comporte les points positifs qui étaient les bases de la négociation pour les syndicats : 205 jours de travail à 7H 48 pour la formule principale, une autre qui devrait privilégier la semaine de 4 jours et demi,…Il reste néanmoins que les contreparties sont lourdes de conséquences. La possibilité de travailler dans les points de vente jusqu’à 22 h un jour par semaine, une pause déjeuner flexible de 45 minutes à 2H (voire 3)… vont certainement amener le personnel à ne pas accepter ces risques. Ce serait d’autant plus dommageable qu’hormis ces chiffons rouges, nous étions proches d’un bon accord. Py s’est voulu rassurant quant à l’ouverture des points de vente dans les centres commerciaux et les plates-formes… " ils ne travailleront pas entre 22H00 et 6H00 " ! L’obstination à vouloir camper sur ces 2 points risque de conduire le personnel à désavouer un éventuel accord, comme on a pu le voir dans d’autres entreprises ! Dans la même logique, la validation de cet accord étant loin d’être garantie, il ne nous apparaît pas cohérent de parapher un accord proposé comme solde de tout compte pour cette année 2000…d’autant plus que le personnel est dans…
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