Réclamation portée en délégation du personnel à Dunkerque, Grenoble et dans les Tours Société Générale (et sans doute ailleurs:))

 

Monsieur,

L'innovation est une valeur du groupe.

La Direction RH de BDDF nous propose d'innover à 22h00 et de recommencer à travailler le lendemain à 8h00 sans heures supplémentaires (voir pièce jointe).

Le temps de travail est strictement limité par des horaires fixes ou d'autres règles qui doivent être bien connues des RH.

Notamment, il y a la coupure de 11h00 obligatoire dont vous avez la responsabilité d‘application… sauf que cela a recommencé le lendemain à 8h00….

Le temps de travail est limité sur la journée, sur la semaine, sur 14 semaines consécutives.

Le fait de recourir à une valeur du groupe n’exclut pas l’application de la législation en vigueur.  Il est d’ailleurs indiqué dans le code de conduite du groupe que nous respectons la législation…

S’agissant d’un événement RH, on sera surpris du peu d’application de la loi et des accords.

On ne sera dès lors plus étonné du peu d’application des règles et règlement par la RH lorsque les salariés sont directement concernés…

Je vous réclame l'application de la législation sur le temps de travail y compris pour l'innovation ceci relève pleinement de la responsabilité de Société Générale.

Je vous réclame le règlement de l’ensemble des heures supplémentaires effectuées lors de cet événement.

Je vous réclame l’arrêt de publication d’incitation à la violation de la réglementation,

Je vous réclame l’application du code de conduite que visiblement les RH de BDDF n’appliquent pas.

Cordialement,

Publié dans DP Tours ABCE

NEGOCIATION EMPLOI

Il reste 2 réunions de négociation pour tenter d'aboutir à un projet de texte pour remplacer l'accord emploi du 13 février 2013. La réunion du 2 février aura été l'occasion de revenir sur les dispositifs de départs volontaires de l'entreprise. La direction a confirmé réfléchir à certains dispositifs "seniors", en temps de PSE ou non. La possibilité de prendre, hors PSE, un temps partiel payé 65 ou 70% pour faire une activité hors de l'entreprise, rejoint les traditionnels PTA (plans de transition d'activité) qui lors d'un PSE permettent aux salariés à 3 ans de la retraite de partir en préavis payé 70% (+ 50% du variable, plafonné à 50k€). Au delà, la direction a remis en discussion les conditions financières des départs volontaires dans le cadre des PSE, en les limitant aux salariés de plus de 3 ans d’ancienneté et à un plancher de 20.000 € jusqu’à 5 ans d’ancienneté, au-delà celui-ci passerait à 50.000 €. Elle propose d’introduire un booster de 5% pour celles et ceux qui « prendraient le risque supplémentaire de partir dès le 1er mois». Un bon moyen d’aller plus vite ! Suite et (peut être) fin des négociations les 8 et 11 février prochains.

MOYEN-AGE DIGITAL

L'accès à l'intranet de la SG par les syndicats ne date pas d’hier. Il aura fallu à l'époque lutter pendant 5 années pour obtenir en 2003 d’une direction rétrograde l'autorisation de publier des pages web statiques accessibles sur chaque poste de travail. Ce droit n'aura pas été obtenu en vain. Dans les moments les plus difficiles que nous avons connus, les salariés ont pu trouver les informations les concernant sur nos sites. L'annonce de la réorganisation de GBIS en 2012 avait généré 25.000 connexions en quelques jours… juste avant que la direction nous annonce le crash des serveurs qui nous étaient imposés et hébergés par elle. Les nouvelles réorganisations 2015 à peine annoncées, nous avons publié les projets ... avec le même succès et le même résultat sur les serveurs imposés par la direction. La révolution digitale tant brandie en interne aurait pu laisser espérer que ces pratiques étaient du passé, dont nous aurions fait table rase. Que nenni, la direction tente de nous imposer de rebrancher de nouveaux serveurs, sans tenir compte des évolutions technologiques depuis 2003. C'est donc un nouveau combat que nous menons afin d’obtenir des outils modernes et fiables afin que l'information soit au service réel des salariés et ne soit pas reléguée au rang de propagande syndicale, patronale ou sectaire.

REORGANISATION BDDF

"Nous sommes dans l'urgence positive, celle qui permet de bien gérer les projets" nous expliquait Laurent Goutard, le directeur du réseau, après nous avoir présenté la situation des banques et l'inéluctabilité des changements à venir. Nous avions exigé en réponse que chaque présentation de projet de fermeture d'agence (ou de modification de l'accueil) soit dument motivée,  justifiée économiquement auprès des représentants du personnel et que ceux-ci puissent vérifier que toutes les conditions sont réunies. Une exigence de dialogue en local inhabituelle qui a du mal à trouver sa place puisque les mauvaises habitudes du réseau ont repris le dessus dans quelques DEC ... 2016 à peine commencée, les projets étaient présentés aux CE sans les explications nécessaires, histoire de plier rapidement la consultation et passer à autres choses. La CGT a fait un rappel à l’ordre, mais ça relativise la réelle volonté de discussion de la direction. Et cela présage quelques difficultés pour  la suite des projets de réorganisations du réseau qui s'annoncent.

Les infos sous format PDF se trouvent ici

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Publié dans Infos 2016

LE CAS DE DINARD

Les réunions sur l’avenir du réseau se suivent à un rythme plutôt élevé depuis début septembre. 2 nouvelles rencontres se sont déroulées les 13 et 16 octobre. Elles ont essentiellement servi à examiner les conditions du futur maillage de la SG, des modifications de l’accueil dans les agences et des modalités qui vont encadrer tous ces bouleversements. Si nous pensons qu’une des clés pour l’avenir est effectivement de monter en expertise pour répondre aux besoins des clients, ce qui  nécessite donc un investissement sans précédent en termes de formation, nous restons en opposition sur certains aspects de la stratégie 2015-2020 qui résultent manifestement d’une logique purement financière. Ce fût le cas lorsque l’on a constaté que les éventuelles fermetures d’agences en 2016 allaient générer 141 postes en moins (soit une réduction de 66%) ! … Comme si le fait que le client vienne moins à l’avenir en agence faisait disparaître mécaniquement le travail engendré par les relations par téléphone, par mail, qui sont en augmentation. … Comme si le regroupement de la clientèle sur une autre agence allait faire disparaître les contacts dans l’agence regroupée. A l’inverse, nous pensons que nous devrions plutôt chercher le développement de l’activité pour saisir l’opportunité créée par le numérique. Ce fût aussi le cas lorsque Pascal Mère est venu nous présenter les conditions à remplir pour que l’accueil d’une agence soit supprimé (« agence entre 4 et 9 salariés, peu fréquentée, des outils permettant la mutualisation et un aménagement qui soit assez transparent pour ne pas laisser un client seul et perdu dans un hall vide »). Des propos contredits illico par le fait que la direction de BDDF envisage, par exemple, de supprimer l’accueil à Dinard, dont la clientèle est nombreuse, plutôt âgée, peu habituée aux nouvelles technologies et – pour couronner le tout - plutôt aisée. L’explication est simple : la direction veut supprimer 141 postes en même temps que l’accueil de 140 agences. Il y aura donc certaines copies à revoir pour rester dans la stratégie tournée vers l’amélioration de la relation clientèle tout en respectant les critères définis, l’intérêt économique de l’opération et le sort de chaque salarié. Nous avons exigé que les représentants du personnel, élus par les salariés soient intégrés dans l’examen de la situation de chaque fermeture et chaque suppression de l’accueil. C’est une nécessité absolue si l’on pense vraiment que « le projet ne peut réussir qu’avec l’adhésion de tous »… et ce serait une véritable révolution, car on est plutôt habitué à BDDF à décider pour les autres et à imposer à tous.

EDOUARD AUX MAINS D’ARGENT

Notre DRH Edouard Malo Henry aura pris un recul planétaire pour faire un point de la situation dans la Tribune du 15 Octobre. L’occasion de prodiguer aux lecteurs que nous sommes un résumé des différentes réorganisations qui touchent le groupe et des défis qui s’offrent à tous. Côté people, on y apprend que, tout fraîchement formé à Twitter, il place beaucoup d’espoirs dans les Mooc (prononcez mouc pour être dans le vent) : « Il s’agit là de la révolution numérique de la formation, il n’y a plus besoin de prendre le train ou l’avion et de s’enfermer dans une classe.». Comme le directeur des relations sociales,  en bon soldat,  venait juste de nous faire le pitch la veille lors de la négociation Egalité Professionnelle, nous avons demandé que ces cours en ligne soient bien dispensés sur le temps de travail et que cela soit bien précisé dans l’accord.

Les infos sous format PDF se trouvent ici

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Publié dans Infos 2015

Bonsoir,

Non, il ne s’agit pas de la fameuse construction de Le Corbusier à Marseille mais de la future technopole de Val de Fontenay. Elle s’annonce tellement belle et agréable que la direction semble avoir du mal à comprendre qu’il soit nécessaire de mettre en place de vraies mesures d’accompagnement et que ces dernières ne s’adressent pas qu’à une petite minorité de récalcitrants. Il est vrai aussi qu’elle craint de devoir mettre en place un dispositif RH ad hoc bien dimensionné et, plus encore, la main au portefeuille. Il ne s’agirait pourtant au plus que de quelques millions d’euros, un investissement que l’on peut estimer raisonnable si l’on considère qu’il peut faciliter la réussite d’un projet avec une vingtaine de millions d’euros d’économies annuelles à la clef. Mais voilà… je vous rappelle que le ROE n’était encore que de 8,8% au premier trimestre et que les économies de bouts de chandelle font partie du plan pour atteindre les 10%. Cela dit, nous ne désespérons pas de faire entendre raison à nos interlocuteurs. Il reste pour cela deux séances de discussions et il est clair qu’un bon accord est dans l’intérêt de tous.

Pendant ce temps, nous avons également eu des discussions intéressantes avec les responsables d’IBFS et de BDDF. Comme vous pourrez le constater à la lecture des compte-rendus, ces deux  entités sont confrontées à des défis assez différents. Pour ce qui est d’IBFS, il s’agit avant tout de capter la croissance des marchés émergents où la banque est présente tout en gérant au mieux les risques inhérents à chaque marché. Il n’empêche qu’il faudra une bonne dose de miracles pour que le bourbier russe ne se transforme pas en Bérézina. Mais les plus grandes transformations sont réservées au réseau français, où l’irruption du numérique change radicalement la donne. Comme vous pourrez le lire dans le compte-rendu ci-joint, la direction a de grands projets et on ne peut pas lui reprocher de chercher à esquiver le sujet. La question qui se pose est simplement de savoir comment la transition entre l’ancien et le nouveau modèle de relation clientèle va-t-il s’effectuer, et surtout comment son impact pour le personnel va-t-il être géré. Pour cela, nous réclamons qu’une concertation en bonne et due forme soit mise en place qui prenne en compte les remontées de nos collègues. Laurent Goutard semble prêt à en discuter. Nous en saurons plus à la rentrée.

Pour finir, quelques mots sur l’Assemblée Générale de la Mutuelle qui se tiendra à la fin du mois de juin. Vous serez appelés à voter sur un certain nombre de résolutions. Dès qu’elles seront finalisées, je vous ferai passer les recommandations de notre administratrice.

Cordialement,

Emeric Secrétaire du CE des Service Centraux Parisiens

Délégué du Personnel CGT

http://192.16.214.12/espacesyndicalcgt/

www.cgtsocgen.fr

Publié dans Tribune des Salariés