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HALLOWEEN

Depuis quelques années, la veille de la fête de tous les saints est marquée par l’apparition soudaine de monstres ou de lutins allant de porte en porte pour demander des friandises. Plus sédentaires, les représentants de la CGT ont enfilé mardi matin leurs costumes de loups-garous pour aller réclamer notre – votre ! – dû auprès de la Direction lors de la première séance de Négociation Annuelle Obligatoire (NAO). Il faut croire que nous étions particulièrement bien grimés et effrayants à souhait car c’est l’ensemble de la délégation patronale qui a poussé de grands cris dès que nous avons exprimé nos demandes. Ces dernières, qui ont été reprises en concertation avec l’ensemble des organisations syndicales, n’étaient pourtant pas bien méchantes : une augmentation pérenne de 1,5% (avec un plancher de 500 euros) pour l’ensemble des salariés, un supplément d’intéressement de 500 euros et une discussion sérieuse sur les critères d’attribution des variables, promise depuis longtemps et sans cesse repoussée. Nos demandes sont d’autant plus raisonnables qu’elles viennent après six longues années de vaches maigres pour les salariés de cette entreprise pourtant prospère. Comme l’écrit si bien notre Directeur Général à l’occasion de la publication des derniers résultats trimestriels : l’entreprise est « forte d’une rentabilité sous-jacente en progression sur les neuf premiers mois de l’année, d’une base de capital solide et de l’engagement de ses équipes ». Et il a bien raison de se féliciter car le Résultat Net Part du Groupe (RNPG) sous-jacent pour les 9 premiers mois de 2017 s’est établi à 3616 millions d’euros, en progression de 16,9% par rapport à l’année précédente. Bref, que pèsent les 50 à 60 millions d’euros que nous demandons pour vous ? à peine 1,35% du RNPG de l’année en cours, même pas 3,5% des dividendes distribués en 2017 au titre des résultats de l’année 2016. Dividendes qui ont été multipliés par plus de 5 en 5 ans, alors que la Direction a refusé constamment toute augmentation pérenne collective aux salariés, oubliant que c’est « l’engagement » de ces derniers qui produit de si jolis résultats. Donc oui, nous avons demandé à ce que l’enveloppe de cette année soit 350 fois plus importante que l’année dernière. Il faut dire qu’avec un superbe total de 170.000 euros, elle n’était vraiment pas généreuse. Pour la 6eme année consécutive, la Direction essaie bien de nous faire croire que cette pingrerie collective est compensée par une générosité au niveau individuel avec une progression moyenne des rémunérations qui serait d’un peu plus de 2%. Mais ce chiffre s’explique avant tout par les enveloppes mobilité qui ne touchent que certains salariés du réseau chaque année. Enfin, il faut souligner qu’en deux ans la proportion de salariés n’ayant pas reçu de revalorisation salariale depuis plus de trois ans a progressé de 50% pour atteindre presque 10% du total. L’intéressement et la participation devaient être la voie royale de la récompense collective. L’augmentation de capital réservée aux salariés devait être musclée… elle est finalement annulée, en attendant mieux. Malgré tous ces éléments qui pointent objectivement vers une meilleure répartition des fruits de la création de valeur au sein de l’entreprise, nos demandes ont été accueillies comme des zombies à un repas de famille…. La Direction a eu l’air surprise de constater que nous ne nous contentions pas d’être payés de mots et de jouir des avancées de la QVT. Mais que voulez-vous ? nous sommes historiquement matérialistes et, de ce fait, ce que nous voulons avant tout ce sont des sous. Suite de nos aventures NAO le 29 novembre prochain ! 

 

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Publié dans Infos 2017

PAPY BOYINGTON

Est-ce pour éviter le «bordel», au sens Macronien, que la Direction Générale s’est dotée d’une nouvelle pantoufle en or à 5 étoiles ? L’atterrissage d’un Top Gun, Général de l’Armée de l’air pour piloter la sécurité n’a pas créé d’émoi pour l’instant. Dans le contexte actuel, on se dit quand même qu’un jeune technicien de la NSA comme Edouard Snowden aurait été plus utile, pour faire de la tricoche, qu’un pilote de mirage 2000. Le groupe a potentiellement plus de difficultés économiques avec les USA qu’avec la Corée du Nord.

BIS REPETITA

Après le coup des allocations enfants, le nouveau dérapage d’«Acteurs RH» concerne le versement des primes liées à la médaille du travail. Là encore, une instruction, certes ancienne mais toujours d’actualité, traite le sujet. Pour les salariés qui n’ont pas fait toute leur brillante carrière à la SG, il est prévu que le salarié, à sa convenance, fournisse les éléments justificatifs de ses emplois précédents, sinon « le paiement de l’allocation est effectué sur présentation du diplôme ou du récépissé de dépôt délivré par la mairie ou la préfecture ». Devant le refus réitéré de la direction de payer les primes dans ce cas précis, plusieurs salariés nous ont demandé d’intervenir pour appliquer ce dispositif et faire respecter leur droit. Le dispositif est discriminatoire, puisqu’il prévoit une prime divisée par 2 pour les salariés embauchés après l’an 2000. Le représentant du syndicat qui a signé à l’époque nous avait répondu : « je m’en fous, dans 20 ans, je ne serai plus là ! »…. Sur ce point, il avait raison. Mais ce n’est pas une raison pour la direction, de ne pas verser les primes dues.

LES PEPETTES

La convocation officielle n’est pas encore arrivée dans les permanences syndicales, mais la date des prochaines négociations annuelles obligatoires (prononcez «nâo») devrait être confirmée au 31 octobre. Il semblerait que les bonnes nouvelles soient plutôt travaillées et réservées pour nos chers actionnaires lors de l’Investor Day le 28 novembre. Les «nouveaux efforts significatifs» qui y seront annoncés feront partie du régime sec dans lequel nos dirigeants entendent nous maintenir. Celui-ci devrait donc nous être présenté le 31 octobre. Quoiqu’il en soit, la NAO sera l’occasion pour la CGT de remettre sur la table la nécessité d’avancer sur les critères d’attribution de la part variable qui était - avant les ordonnances Macron - le seul moyen pour la direction de faire baisser le salaire de quelqu’un à «la tête du client» et parfois significativement ! La nouvelle DRH Groupe a une carte à  jouer sur ce point, tout comme d’ailleurs sur l’avenir des évaluations et sur le management toxique. En attendant, l’ensemble des salariés ont eu des nouvelles de l’augmentation de capital réservée aux salariés (PMAS). Le communiqué interne précice que « le cours de la souscription sera fixé le ou aux environs du 1er décembre 2017 par le Directeur Général ». En pratique, il devrait être fixé sur la base des 20 cours précédant la décision du directeur général. Le flou entretenu par la formule retenue (« ou aux environs ») pose question. Echaudés par le coût du Brexit (le cours avait chuté à l’annonce du Brexit, soit le lendemain des opérations d’investissement de l’intéressement participation des salariés dans les fonds … représentant un gap de 20%), nous avons alerté la direction sur les incertitudes et le flou du dispositif. Après tout, une fois, c’est une erreur. Deux fois, ce serait une faute.  

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Publié dans Infos 2017

CALENDRIER BYZANTIN

La rémunération des dirigeants défraie régulièrement la chronique et les derniers remous politico-médiatiques ont réduit en miette la charte éthique du MEDEF, qui prônait la vertu de l’autorégulation. Finalement la loi soumet le sujet au vote des assemblées générales des actionnaires. Cela ne résout pas notre problème, car pour les 99,99% restants, c’est régime sec ! Le 13 janvier, Frédéric Oudéa avait déjà encaissé autant que le salaire fixe moyen d’une année à la SG. Le 21 janvier, c’était le tour de Séverin Cabannes et de Bernardo Sanchez Incéra, sans même prendre en compte le variable. Alors oui, ils trouvent les rémunérations trop élevées… Mais, ils parlent des nôtres, pas des leurs. Alors comme on n’est pas d’accord, que nous savons qu’il ne suffit pas de dire « Non ! », nous avons réclamé un supplément d’intéressement significatif pour 2017. Nous vous proposons de soutenir cette demande en signant la pétition sur www.cgtsocgen.fr (et intranet) ou en nous retournant le formulaire, disponible au dos, en courrier interne ou par fax (01.42.13.08.71) !     

Le formulaire papier est ici

Le formulaire en ligne est ici

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Publié dans 1 - Salaire / NAO

NEGO SALARIALE : 1ER ROUND
La date de la Nao (négociation annuelle obligatoire sur les salaires) débutera le 27 octobre. Après 5 années de régime sec (pas d’augmentation collective des salaires depuis le 1er janvier 2012, hypersélectivité des mesures individuelles sur le fixe et le variable), ce sera l’occasion dans un premier temps, de faire le bilan de l’évolution des différentes composantes de la masse salariale. Traditionnellement, des statistiques nous sont remises quelques jours avant. Nous les publierons sur notre intranet et site Web…avec notre analyse. En attendant, concernant le télétravail, nous restons dans l’attente du projet d’accord qui devait pourtant être renouvelé avant le 1er octobre. Il ne devrait pas y avoir de surprise dans la version définitive (le dernier projet est aussi disponible sur nos sites) et l’accord devrait être signé rapidement. Enfin, une réunion de négociation est prévue sur l’accord handicap le 11 Octobre.

LES NOUVELLES DU FRONT
Dans le cadre des réorganisations des PSC, les rapports d’expertises ont été publiés. L’un sur les aspects économiques, puis un autre sur les impacts sur la santé et les conditions de travail. Après le comité central d’entreprise, les instances locales vont être consultées. En attendant, les RH ont été formées à la tenue des entretiens de recueil de souhait des salariés qui vont se tenir ensuite. Comme toujours, il vaut mieux prévenir que guérir et c’est pourquoi nous préférons rappeler quelques règles qui ont déjà démontré leur efficacité dans de telles circonstances. L’entretien doit être tenu par la seule RH, sans le manager. L’objectif de cet entretien est de permettre aux salariés de formuler leurs souhaits. C’est au salarié de définir ses attentes (géographique, fonctionnel, salarial, temps plein/temps partiel, etc.). Il ne doit surtout pas s’autocensurer, ni se plier aux éventuelles exigences de la DRH. Si « c’est rester sur place », le souhait doit être enregistré. Il n’y a pas non plus d’obligation à émettre plusieurs souhaits. Enfin, si tel n’était pas le cas, il ne faut pas hésiter à nous en parler. Nous ferons alors corriger le tir, si besoin.

LA MATRICE
La maitrise de la matrice d’Eisenhower risque de devenir une des compétences indispensables pour l’activité commerciale dans les DEC restructurées. Au delà de la montée en expertise requise pour répondre aux exigences accrues de la clientèle, jongler dans l’urgence entre «l’important» et «la priorité» pourrait encore s’accentuer. Les projets de réorganisations sont aussi paradoxalement des projets de développement de l’activité, dont  les suppressions de postes aboutissent à des tailles de portefeuilles excessives, pour ne pas dire délirantes. Pas sûr que le client y trouve son compte et qu’on soit dans le sens de la qualité de vie au travail.

#AVERTISSEMENT
Le 5 octobre, 57% de PRGE a débrayé pour exprimer les inquiétudes et les attentes face au projet de réorganisation / relocalisation qui touche 2 Agences Entreprises parisiennes. Lors de la présentation du projet au CCE, la CGT avait exigé et obtenu que l’ensemble des salariés sans exception (PRGE et Opéra) soient reçus par la direction. Ce sera l’occasion de mesurer si l’avertissement a été entendu et pris en compte. 


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CGT609 NAO 2016

Publié dans Infos 2016

LES CANARDS SAUVAGES

Autant vous le dire de suite, il faudra attendre la traditionnelle seconde réunion pour connaître les propositions de la direction dans le cadre de la NAO (négociation annuelle obligatoire sur les salaires). La première réunion se tenait mardi 27 octobre et avait pour but, comme chaque année, de dresser le bilan des mesures décidées l'an dernier et d'analyser les statistiques 2015. Cela a donné l’occasion à Jean François Climent, le directeur des relations sociales, de parler abondamment des mesurettes à l’impact très marginal pour tenter de faire oublier l'absence de mesure collective et pérenne. 512 salariés ont bénéficié du relèvement des minima pour 345 euros en moyenne. 36 cadres de plus de 50 ans ont bénéficié d’une mesure de rattrapage spécifique. 45.994 salariés (en incluant les départs en cours d’année) ont bénéficié du supplément d’intéressement, pour un montant global de 18M€. Concernant les statistiques remises, nous avons fait remarquer que l'absence du montant des rémunérations variables dans la BFI faussait considérablement les tableaux. JFC a répondu qu'il n'était pas possible d'y faire figurer ces données car elles auraient un caractère stratégique et confidentiel, arguant que cela était selon lui de concert avec les organisations syndicales....! Il lui reste à nous expliquer en quoi le variable moyen d’un chargé de back-office de niveau G relève des informations stratégiques dont pourraient se servir nos concurrents. Sans oublier qu’une moyenne par lettre de classification, qui recouvre des métiers extrêmement divers, n’est absolument pas exploitable pour cibler un profil précis de salarié. JFC a ajouté à sa présentation les montants qui découlent de l'accord sur les écarts salariaux. La situation salariale de 818 femmes a été révisée en 2015 pour un montant global de 1.560M€. Sur la durée de l'accord (3 ans), il y a eu 2.639 bénéficiaires pour un coût total de 7.5M€.  Par ailleurs, au 30 juin 2015, 13.933 salariés ont bénéficié d'une révision, soit 39.9%. Toutefois, 8.105 personnes (23.2%) n'ont pas été augmentées au cours des 2 dernières années et 2.228 (6.4%) ne l’ont pas été depuis plus de 3 ans. JFC aura également précisé que l'accord social de 2000 limitait les augmentations discrétionnaires car l’enveloppe globale serait consommée principalement par les revalorisations automatiques. Il a insisté lourdement sur le fait que la SG voulait aller vers de plus en plus de sélectivité. Il a ajouté que peu de personnes n'avaient pas été augmentées dans les 5 ou 6 dernières années et que ces situations sont probablement des "cas marginaux" de personnes absentes de l'entreprise. Une fois la présentation des statistiques et les questions terminées, la parole a été donnée aux organisations syndicales afin de recueillir leurs demandes. Chacune de leur côté, la CFTC et la CFDT s’étaient toutes les deux fendues d’une lettre à la direction. La CGT a souligné que les résultats satisfaisants appelaient une mesure pérenne pour venir récompenser l'implication des équipes. Nous avons également rappelé la nécessité de revaloriser les minima salariaux et notamment les augmentations minimum lors des changements de niveau. En outre, nous avons rappelé qu'il était impératif de discuter enfin de la rémunération variable. Il est en effet toujours aussi inconcevable que les salariés ne puissent pas avoir d'explications ni la possibilité d'exercer un recours concernant cette partie de leur rémunération - notamment en cas de baisse -. JFC a conclu la réunion en renvoyant à la prochaine date fixée au 9 novembre.

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Publié dans Infos 2015

NAO : ROUND ZERO

«Surenchères des syndicats à la SG» titrait un quotidien économique l’an dernier. «Déraisonnables» relayait notre DRH, Edouard-Malo Henry, pour qualifier les demandes intersyndicales, qui «pourraient constituer une menace pour l’emploi». Malgré le soutien de 15.000 salariés via une pétition revendicative et des mouvements de grève, la négociation avec la direction n’a débouché sur aucune augmentation collective. Difficile dans ces conditions d’incriminer la «déraison» syndicale pour justifier les destructions d’emplois de 2015 : 400 suppressions de postes dans les Centraux, 282 dans le réseau… Les statistiques annuelles sur l’évolution des salaires sont édifiantes (cf. nos sites intranet ou internet). L’accord signé, en douce et contre l’avis de l’intersyndicale par la CFTC et le SNB n’aura non seulement pas permis d’obtenir la moindre mesure collective, mais en outre les mesures individuelles brandies pour cacher le vide de l’accord n’auront concerné que 548 salariés ! Ce sont les mesures individuelles générées par les accords antérieurs avec les syndicats (notamment l’accord « statut social » arraché juste après la signature de la convention collective) qui permettent d’afficher une progression globale des rémunérations de 1,8% … sinon, la masse salariale aurait diminué ! Le DRH y gagnera certainement les félicitations du Conseil d’Administration, mais pas celles des salariés. La première réunion de négociation annuelle sur les salaires se tiendra cette année le 27 octobre. Et nous espérons que les syndicats sauront rester unis cette fois ci … et la direction moins sourde.

LE COUTEAU SUISSE

Tel serait le manager idéal : un couteau suisse. Non seulement, il doit gérer l’activité du service, voire les suppressions de postes dans son périmètre, mais il devrait en outre pallier à l’absence de ligne RH (permettant au passage à la direction de réaliser des suppressions de postes en filière RH…). Le nouvel avatar est hérité de la dernière loi sur la formation qui ajoute l’entretien professionnel à celui d’évaluation. Celui-là n’est pas obligatoirement très compliqué à tenir puisqu’il est sensé faire le point sur l’évolution professionnelle du collaborateur... Mais si l’on y ajoute les injonctions RH sur le leadership dans les évaluations, la charge devient lourde et la soupe indigeste. Les nombreux messages de communication et d’explication n’y feront rien, les risques de dérapage sont sérieux dans pas mal d’endroits, principalement parce qu’on aura confondu manager et fonction RH. Tout comme la confusion entre le « feedback régulier » (entre un manager et un salarié) et la demande de 360° incitée par la DRH dans son guide Evaluation … ce qui n’est pas autorisé par l’instruction N°13.672.

HOLD UP

6 milliards d’euros pris dans les poches des salariés, contre (peut-être) 300 millions versés par le patronat qui devraient de toutes façons rapidement être compensés par une baisse équivalente des cotisations «accident de travail». C’est donc la solution qu’auront trouvée la CFDT, la CFTC, la CGC pour financer les 8 milliards nécessaires aux complémentaires retraites en 2020, face à un MEDEF qui refusait de verser 1 kopeck tandis qu’il empochait 40 milliards en CICE. Ce marché de dupes, inéquitable et inefficace, devrait avoir un impact négatif sur les PTA (départs 3 ans avant la retraite) à la SG. La CGT va demander à la direction de compenser toute décote éventuelle.

 

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Publié dans Infos 2015

Docs joints :

Prime 2015 !  -  Accord NAO  -  Compte rendu CGT VDEF

Après la pétition et la grève du 5 décembre, les 5 organisations syndicales attendaient donc une réponse à leur demande d’entretien adressée à Fréderic Oudéa, concernant les salaires 2015 – puisqu’ « officiellement la direction avait définitivement clos la discussion ».

PROLOGUE : « Un cadre normal au dialogue social »
Depuis la grève du 5 décembre et cette lettre du 8 décembre, aucun signe de vie de la DG n’avait été donné aux organisations syndicales. C’est pourquoi, les syndicats avaient convenu de se saisir de la séance plénière du comité central d’entreprise pour interpeller sur le sujet Séverin Cabannes, représentant la direction générale.

Une déclaration commune a donc été lue en préalable à la réunion «ordinaire» pour demander que les délégués nationaux soient reçus, sans délai. Séverin Cabannes a répondu en précisant qu’il était « favorable à la poursuite du dialogue social dans son cadre normal» et que par conséquent, il mandatait immédiatement le directeur des relations sociales pour qu’il ré-ouvre la négociation annuelle sur les salaires et qu’il fasse part de la nouvelle proposition de la direction.

La CGT a répondu que le directeur des relations avait été au bout de son mandat, qu’il avait atteint la limite de la légitimité pour reprendre la négociation et qu’en tout état de cause, s’il revenait avec une mesure insuffisante, c’était prendre le risque de maintenir le conflit ouvert.

Le comité central d’entreprise a donc été suspendu, le temps de cette nouvelle réunion. Accessoirement, Séverin Cabannes en aura profité pour se faire la belle, en précisant qu’il ne sera plus disponible pour une reprise de la réunion.

Acte 1 :  « Rappel des propositions »
Mandaté par la direction générale, le directeur des relations sociales a donc reçu les 5 délégués nationaux pour leur faire part de la «proposition significative».

Après avoir rappelé les propositions, que tous avaient jugées insuffisantes (cf cr précédents, déclaration à 5 et courrier à Frédéric Oudéa), la direction a déclaré être prête à avancer sur 2 points (attention les cardiaques, ça décoiffe !...) :

-          Passage du supplément d’intéressement de 200 euros (en moyenne) à 300 euros. Cette enveloppe de 14 millions d’euros (soit 18 fiscalement et socialement chargés)  serait soumise au Conseil d’administration en février. Il est donc du ressort des organisations syndicales d’en discuter le mode de répartition. Donc, soit 300 euros pour tous, soit 2 propositions de répartition travaillées par la direction :

·       Un plancher à 450 euros pour les salaires inférieurs à 28.000 euros (9.000 salariés), puis dégréssif jusqu’à 38.000 euros, et 200 euros au-delà ;

·       Un plancher à 400 euros pour les salaires inférieurs à 28.000 euros, puis dégressif jusqu’à 49.000 euros et 200 euros au-delà.

Pour mémoire, la proposition suite à la grève du 5 décembre, était de 200 euros en moyenne, ce qui permettait un versement entre 350 et 100 euros. La nouvelle proposition double donc pour les salaires au dessus de 49.000 euros et n’apporte « que » 50 euros de plus pour les plus bas salaires.

-          Une communication plus large sur le variable : La direction accepte de communiquer la médiane par catégorie, pour 8 métiers du réseau.

La direction a précisé que « l’ensemble de ces points » feront l’objet d’un accord salarial 2015 (cf pj) et qu’ensuite, en cas de signatures, 2 autres accords seront soumis à la signature (avenant à l’accord social et accord sur le supplément d’intéressement).

Acte 2 : «Les réactions syndicales» Scène 1 : la CGT

La CGT a alors formulé 3 observations. La première aura été de demander à la direction de renoncer au chantage fait aux organisations syndicales (tu as les améliorations au statut social, si tu signes la primette).

La seconde aura été pour qualifier de « notoirement insuffisante » la nouvelle proposition. Elle est sensiblement à la même hauteur que les mesures de l’an dernier qui avaient suscité dans le personnel un véritable sentiment d’injustice. Depuis, l’annonce de la suppression de la décote lors du PMAS, la baisse de l’intéressement 2014, n’ont fait qu’exacerber les tensions et conduit directement au conflit. Nous avons prévenu la direction que le personnel n’allait pas accepter l’austérité dans laquelle la direction tente d’enfermer les organisations syndicales, d’autant que la suppression de la décote finance à elle seule la proposition sur la table (bien au-delà même puisque notre estimation tourne autour de 30 millions). Si l’on y ajoute le fait que les mandataires sociaux se sont octroyés une belle augmentation du fixe pour se préserver des nouvelles contraintes sur l’attribution de leur variable… le climat ne risque pas de s’améliorer.

Enfin, la troisième réaction à chaud aura concerné le variable. Nous avons rappelé que nous devions avoir une négociation – ou même une discussion – sur le sujet pour permettre aux salariés d’avoir une visibilité sur les critères d’attribution de leur part variable et sur le montant qu’il leur est attribué. Il est donc hors de propos de se contenter de la grande avancée concernant la communication de la médiane de 8 métiers du réseau…

Scène 2 : la réponse de la direction

«Ce n’est pas du chantage de notre part, mais nous respectons les textes juridiques sur la négociation annuelle obligatoire».

Bah … c’est au bas mot, une « condition forte » avons-nous rétorqué.

Le directeur des relations sociales aura rappelé que « la proposition de la direction se veut être une mesure de protection qui vise les plus bas salaires » et que «la grille des minimas est la seule du secteur, en tout cas, avec des montants aussi élevés – y compris pour les cadres de + de 50 ans». En tout état de cause, ces mesures restent très symboliques et ne touchent (« heureusement ») que très peu de monde.

Sur le variable, après avoir rappelé que nous étions passé au fil des années d’une « vision très comptable » (provision, reprise de provision, etc), les montants communiqués sont maintenant plus précis, tant dans les centraux que dans le réseau (en global par PSC, Crcm et DEC). « Nous savons qu’en diminuant les attributions collectives, nous devons donner plus de visibilité sur le variable des métiers réels (Vs les métiers repères de la convention collective – ndlr).

Scène 3 : Les autres organisations

La CFDT a demandé le coût de la proposition de la direction en cas de mesure pérenne collective. La direction a chiffré à une évolution de la masse salariale de 0,66%.

La CFTC, après avoir pris acte que la mesure n’était pas suffisante, s’est déclarée favorable à un plancher à 450 euros.

Le SNB a qualifiée la proposition de « pas inintéressante» et a précisé qu’ils allaient consulter.

FO a précisé qu’ils allaient consulter.

Acte 3 : Pour la CGT

Dans le contexte où l’on annonce déjà des enveloppes de variables en baisse, d’une suppression de la décote lors du PMAS, nous avons redit à la direction, que le choix de proposer cette mesure salariale, tant sur le fond et sur le montant, ne nous permettrait pas de signer l’accord salarial.

Epilogue :
Conformément à nos habitudes et à notre pratique syndicale constante, nous demandons à chaque salarié de se positionner sur la signature ou non de ces propositions.

Mais au-delà de cette consultation, il est bon de rappeler que sans la pétition, la grève et le soutien du personnel, la pièce n’aura pas eu la même fin. Il était clairement prévu et assumé par la direction qu’aucune mesure salariale ne soit prise pour 2015. Nous pouvons déjà remercier à nouveau tous ceux, parmi les salariés, qui ont contribué à faire bouger cette première ligne.

Ensuite, tout ceci n’aurait pas été possible sans le travail intersyndical qui, même si les manœuvres de la direction auront finalement réussi à créer une brèche sur la fin de la négociation salariale, sera un point d’appui nécessaire dans les prochaines discussions à venir sur les réorganisations de l’entreprise. Après consultation, nous allons voir la position des uns et des autres. Ce qui déterminera s’il y a possibilité de maintenir cette intersyndicale sur les salaires.

Pour autant, cette proposition de la direction est un message qui ne s’adresse qu’au réseau, ajoutant au manque de réponse satisfaisante en terme salarial, une division dans l’entreprise qui n’a pas besoin de ça en ce moment.

Dans l’attente de vos retours,
Bon courage à tous !

Philippe FOURNIL
Délégué national de la CGT SG

LES ECHOS | LE 07/12 À 16:36, MIS À JOUR À 17:05

Les attentes sont fortes après les augmentations générales chez BNP Paribas.

L’augmentation collective est au cœur de la négociation salariale de la Société Générale. Les salariés seront fixés ce lundi sur les mesures pour 2015. La banque a annoncé qu’elle consentirait à revaloriser de 1% la grille des salaires minimum et à augmenter le salaire minimum des cadres de plus de 50 ans. Elle ne s’est pas engagée à accorder une augmentation collective ; privilégiant un plan de participation et d’intéressement (P+I) lié aux résultats de l’entreprise.

Les cinq syndicats sont en désaccord : « on a l’impression que le consensus est rompu, indique Philippe Fournil, délégué national CGT à la Société Générale.La direction doit entendre le mécontentement et respecter le pacte social qui a permis de traverser ces 150 dernières années », plaide t-il.

Appel à la grève

Pour faire entendre leur voix, les syndicats de la banque avaient appelé à la grève vendredi. Le mouvement a été plutôt suivi dans les agences et très peu au siège. Pour la Société Générale, la pression est d’autant plus forte que BNP Paribas a accordé une augmentation générale de 0,5% à ses salariés. Une mesure qui vise certainement à fédérer ses troupes après le choc de l’amende record versée aux Etats-Unis l’été dernier.

Edouard-Malo Henry, directeur des ressources humaines de la Société Générale, considère que les demandes des syndicats, soit 2% d’augmentation générales, sont « déraisonnables ». « Elles pourraient constituer une menace pour l’emploi. Une augmentation de 1,6% de la masse salariale et un accroissement de la participation/intéressement sont déjà de nature à consolider le pacte social », explique t-il. Il est vrai qu’on assiste en Europe à des suppressions d’emplois massives au Royaume-Uni à l’heure d’un engouement pour la banque digitale.

Pour les dirigeants du groupe, cette politique est en ligne avec le contexte économique  : 0,5% de croissance , 0,5% de inflation et 0,5% de taux d’intérêt. «Nous tenons compte d’un environnement de très faible inflation et de pression à la baisse des revenus de la banque de détail», nous assure Frédéric Oudéa.

Ce contexte pèse de fait sur une grande partie des entreprises du CAC 40, engagées elles aussi dans des négociations salariales tendues pour 2015. BNP Paribas a mis la barre très haut alors que le Crédit agricole et le groupe BPCE n’ont pas encore achevé leurs négociations. A la Société Générale, la décision prise aujourd’hui devraient influencer à leur tour les pratiques des autres grands groupes bancaires.

Frank Bournois

ESCP Europe - Directeur général

Publié dans A - Rémunération

Grève, mode d’emploi rapide

D’abord, la grève est un droit absolu qui ne doit faire l’objet d’aucune pression, d’aucune rétorsion ni d’aucune sanction. Celles-ci ont légèrement tendance à être des délits.

Qui peut faire grève ?

Tous les salariés, syndiqués ou pas. Le 5 décembre, c'est simple : une journée de grève, c'est une journée sans travail et sans les transports qui vont avec..

Faut-il vous déclarer avant ?

Non, vous faites grève quand vous avez décidé de le faire, c’est l’ennui de cette forme de protestation, elle a tendance à gêner la production et à rendre son organisation difficile.
En somme, si votre manager vous demande si vous faites grève, vous pouvez lui dire qu’il verra bien, ce n’est d’ailleurs pas parce que vous aurez dit non que vous serez engagé. Un droit absolu vous dit-on.

Faut-il vous déclarer après ?

On connaît des managers qui, pour éviter la « honte » d’avoir des protestataires dans leurs équipes « omettent » de les déclarer. Ce n’est d’ailleurs pas légal, mais ça diminue évidemment les statistiques qui remontent à la direction, laquelle connaît quand même la combine mais autant ne pas la laisser se bercer d’illusions. Vérifiez simplement que vous avez bien été comptabilisés.

Qui a la charge de vous déclarer gréviste ?

C’est l’employeur, autrement dit la hiérarchie (si tant est qu’elle ne fasse pas grève elle aussi J).

Peut-on vous retirer plus de salaire que vous n’avez cessé de travailler ?

Non. On ne peut déduire de votre salaire que le temps effectif de cessation du travail.

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