Bonjour à tous,

Près de 800 votes auront été exprimés lors de la consultation de la CGT sur la signature ou non de l’accord encadrant le transfert des activités de la Défense vers Val de Fontenay.

64 % d’entre eux sont favorables à la signature et 36% contre.
Au-delà des remerciements de nombreux salariés pour l’action menée par la CGT (communications régulières des projets de la direction, des comptes rendus, etc.) et de la consultation, qui apparaît être la moindre des choses pour la plupart des salariés, beaucoup de réponses étaient motivées.
Nous ne nous trompions pas en écrivant que l’accord ne  résout pas tout et que la commission de suiviet de recours sera déterminante pour pas mal de situations individuelles.
Nous avons d’ailleurs déjà commencé notre travail en ce sens, en publiant sur nos sites une nouvelle FAQ (Foire Aux Questions) pour permettre à tous les salariés d’y trouver éventuellement la réponse à leur propre situation.

La CGT est donc signataire de l’accord, conformément aux votes des salariés.
Il est arrivé que les salariés nous demandent de ne pas signer un accord qui touche l’emploi et leurs conditions de travail. Ce que nous avions fait.
Par exemple, lors du PSE de SGAM, 68% des salariés s’y étaient opposés. Seule la CGT avait tenu compte de cet avis et n’avait pas signé.
Lors de Mikado, les salariés avaient exprimé leur volonté de ne pas signer l’accord encadrant la volonté d’externalisation-délocalisation d’activités de GBS. Nous n’avions pas signé l’accord qui comportaient des garanties que nous avions largementcontribué à construire.
Cette fois ci les salariés ont considéré le texte comme un point d’appui, une aide face à une décision de réorganisation de l’entreprise qui est potentiellement lourde de conséquences pour certains.

Mais nous avons émis des réserves.
La CGT, soucieuse de limiter le préjudice subi par les salariés par le transfert de plusieurs milliers de postes, a décidé de signer l’accord proposé, conformément au souhait des salariés.
Toutefois, la CGT entend faire toutes réserves quant à l’affirmation de la direction, selon laquelle les sites de La Défense et de Val de Fontenay se situent dans le même « bassin d’emploi ».
Le syndicat CGT ne saurait s’associer à cette appellation ambiguë et ne correspondant à aucune qualification juridique.
Contrairement à ce qu’à affirmé la direction pendant les négociations, la région Ile de France ne constitue pas un bassin d’emploi ou une zone géographique unique. Compte tenu de l’éloignement géographique et du temps de transport séparant ces implantations, il est manifeste que les sites de  La Défense et de Val de Fontenay ne se situent pas dans une même zone géographique.
La CGT souligne que la modification du lieu de travail de La Défense vers Val de Fontenay, constitue donc une modification du contrat de travail des salariés concernés, nécessitant leur accord individuel.
La CGT rappelle que toute décision de mutation unilatérale caractériserait une violation des contrats de travail et constituerait une mesure illicite.

Le travail continu pour nous…
Bien évidemment, nous savons que chaque salarié ne se saisira pas des dispositifs que nous avons obtenus et de l’aide que nous pourrions leur apporter. Mais, nous allons continuer la défense des intérêts des salariés qui nous auront saisis, avec la même détermination que celle qui aura été nécessaire pour obtenir l’accord.
Il va de soit qu’au-delà, nous allons aussi continuer d’intervenir sur les conditions de travail et la qualité de vie au travail générées par le nouvel immeuble, le transfert qu’il implique qui est aussi positif pour certains d’entre vous. Des groupes de travail initiés par la direction sur les «services aux occupants» et l’«organisation du travail» ont débuté dans l’opacité habituelle. Nous invitons les futurs nouveaux occupants des tours de Technopolis à VDF à nous faire part de leurs propositions, leurs demandes et expériences pour que celles-ci soient prises en compte et traduites dans les faits. Il y a d’ailleurs une grande nécessité à maintenir ce lien si l’on en juge par la volonté de la direction (assistée de la CFTC) d’introduire le « flex office» comme mode d’organisation du travail. Nous avons fais retirer de l’accord la possibilité qu’aurait la direction de supprimer des postes de travail et de les transférer sur les « bureaux de passage ». Financièrement rentable, cette opération modifierait profondément la vie dans l’entreprise. Pour nous, il est nécessaire que chacun d’entre vous ait un « espace de travail privé » sur lequel venir travailler et que vous n’ayez pas à vous poser la question chaque matin de savoir ou vous poser, si vous pouvez vous poser. A contrario, le «flex office» a démontré dans certaines entreprises japonaises que, faute d’espace privé, les salariés planquaient ou ils le pouvaient leurs documents de travail, leurs affaires perso, etc…
Pour éviter, qu’après les éventuels problèmes de transports, vous fassiez les frais de la science fiction dans laquelle certains se voient déjà, nous vous invitons à maintenir les liens avec les représentants de la CGT pour avancer plus sereinement sur ces aspects sur le plancher des vaches.

Merci à vous et nous comptons sur vous !

Philippe FOURNIL - Délégué national de la CGT SG
Emeric UHRING - Secrétaire du CE des services centraux
Vanessa LABIS - Secrétaire du CHSCT de CB3 - Adamas
Morgane Ernoux - Secrétaire du CHSCT des Tours SG - Basalte


 

 Crédit photo : Olivier DRANSART

08/07 - Q : Je suis peut être un peu réfractaire…. Mais quand on nous a présentés l’accord, un distinguo a été fait entre :
1/ les salariés prioritaires
J’ai bien compris le cas des personnes dites prioritaires en ce qui concerne le temps de transport au moins 45mn + 20mn
2/ les salariés bénéficiares
Ils nous a été annoncés le cas des personnes dites « bénéficiaires » et là il y a aussi une notion d’allongement de temps transport qui finalement n’est pas claire ???

[Réponse CGT]
Ce qu'il faut retenir :
c'est qu'il y a une priorité à la mobilité / permutation pour les salariés dont le temps de transport pose problème (au moins 45 mn et un allongement de 20 mn, ou passage au delà de 2 correspondances). Nous avons obtenu que les salariés dont le transfert pose une contrainte familiale, sociale, médicale soient traité de la même manière. Dans ce dernier cas, c'est au salarié de se manifester auprès de la RH (et de nous par précaution).
Les mesures d'accompagnement financières ou autres sont destinés aux bénéficiaires, qui sontau delà des salariés prioiritaires définis ci dessous, les salariés dont le temps de transport est d'au moins 45 mn et qui auront un allongement (non défini) OU ceux qui auront un allongement de plus de 30 minutes.

06/07 - Q - Sur les courriers, il y avait un point pas très claire : ils ont dit que pour savoir si on était prioritaire ou non, chacun peut demander à son manageur car ils le savent déjà et que ca serait écrit dans le courrier…. Je n’ai pas eu à rectifier car mes collègues l’ont fait : « comment connaissez vous les particularités familiale des gens ? ». On en a conclu qu’ils connaissaient les prioritaires en terme de transport mais pas forcément le reste… Il n’empêche que dans la communication, on veut nous faire croire que c’est le courrier qui fera la loi….
[Réponse CGT] Les courriers sont adressés aux salariés et vont préciser à ceux dont le temps de transport est hors limites (de la direction, repris dans l’accord) qu’ils peuvent voir leur RH et qu’ils sont prioritaires pour les RDV, puis les permutations. A ceux ci, nous avons fait rajouter celles et ceux (que la direction ne peut pas connaître a priori) qui s’estimeraient être dans une situation compliquée s’ils devaient suivre. C’est indiqué dans le courrier qu’ils recevront ( du style « si vous estimez être dans une telle situation => appelez la RH). Au delà, des cas prioritaires en terme de temps, des cas compliqués, chaque salarié qui ne voudra pas aller de l’autre coté, pourra prendre contact avec la RH et/ou le campus dès le 1er octobre. Le courrier ne fait pas force de loi … c’est l’accord qui s’applique et si besoin, la commission de suivi qui apporte la bonne interprétation s’il y a une divergence de lecture.

Q - Il y a eu des réactions sur les priorités aux mobilités : « donc moi qui suis en mobilité je vais voir les autres me passer devant ? »
[Réponse CGT] Tout d’abord, nous n’avons pas gelé les mobilités pour permettre à celles et ceux qui sont en mobilité de pouvoir continuer et aboutir sur un poste convenable. Ensuite, il y aura « priorité » en fonction des temps de transport et de la situation familiale des gens (sur la dégradation sensible des conditions de vie et de travail) - pas sur la durée d’inscription en mobilité, qui je le répète n’est pas bloquée.

Q - Sur l’avance logement : « ca veut dire quoi allongement de la période de 24 mois? , c’est pas une augmentation du montant ? la période c’est pas la durée du crédit ? »
[Réponse CGT] Nous avons demandé, re demandé que le montant de l’avance logement soit revu à la hausse (pour tenir compte des prix spécifiquement sur l’Ile de France…)mais, pas obtenu de la direction. La période de 24 mois est l’espace temps pendant lequel le salarié peut faire la demande de son « droit de tirage supplémentaire ». En préambule de cette partie, il est précisé que le déménagement doit être réalisé dans les 6 mois précédants le transfert de leur service et au plus tard dans les 18 mois suivant… Nous en parler si une occasion se présente avant.

29/06 – Q : Un salarié qui aujourd’hui met 15 à 20 mn en voiture et qui mettra 1h15 demain en transport en commun est exclu de l'accord. Prendre une nounou est inenvisageable pour moi étant donné la situation de mon enfant. Je lis et relis le projet d’accord et je ne vois pas comment je peux faire pour être considérée comme « prioritaire » dans les mobilités.
[Réponse CGT] : 1/ Prendre rdv avec ta RH quand tu auras le courrier de la Direction pour VDF, 2/ Exposer les éléments qui font que tu ne peux pas aller à VDF (temps de transport, nounou, enfant à suivre médicalement…), 3/ Si ta RH ne te propose pas de solution, nous saisir pour traiter ton cas en Commission de Recours

Q : Je voulais te consulter sur une question qui concerne l’un de mes collègues qui est en train de se faire embaucher par la SG, il y a marqué sur son contrat le fait que son lieu de travail est Val de Fontenay (alors que ce n’est pas le cas aujourd’hui et ce n’est même pas sur que son service déménage), est-ce normal ? est-ce que le fait de signer cette clause peut faire qu’ensuite il soit obligé d’y aller sans même avoir un mot à dire ?
[Réponse CGT] : En effet la nouvelle clause fait que cette personne est obligée d'aller à VDF sans mot à dire et aussi sans bénéficier de l'accord.

Q : La semaine dernière je suis allée voir la RH à fin de m’inscrire car je suis éligible au PTA ; par contre, la RH m’a dit que comme j’habitais à Champs sur Marne soit 20 mn de porte à porte avec le déménagement sur VDF ; aussi, je ne pourrais y prétendre. Qu’en pensez-vous ?
[Réponse CGT] : Dans l’accord, il n’est absolument plus question de « temps de transport » concernant les PTA. Malgré que la direction ai voulu accorder les PTA seulement aux « prioritaires » ( ce qui concernait selon la direction environ 12 personnes…), la CGT a exigé que cette mesure soit étendue à toutes les personnes étant à moins de 36 mois de liquider leur retraite à taux plein et étant dans les services concernés. ( ce qui concerne 120 personnes!) Vous avez donc droit au PTA !

Q : Mon temps de trajet est d’environ 55 minutes d’après RATP/SNCF et passe à 1H20 après déménagement. J’arrive tout juste d’une mobilité (le 15 juin) et mon nouveau poste part aussi à VdF, difficile de l’éviter avec les offres actuelles, donc ca me parait compliqué.
[Réponse CGT] : C’est bien évidemment un choix personnel. Mais rien n’empêche de faire le choix d’opter pour une nouvelle mobilité pour éviter 3 heures de transport par jour. Cas particulier à discuter et à défendre en Commission de Recours.

Q : Il me semble important de préciser quel est le protocole de mesure du temps de trajet dont on parle. Doit on utiliser le site de la ratp ou transilien.com ? Doit-on considérer les stations de transport en commun proche de notre domicile ou notre adresse exacte vs adresse de l’immeuble à val de fontenay ?
[Réponse CGT] : La Direction s'appuie sur un site de calcul de transport avec les transports en commun qui combine Ratp, SNCF et autres. Il faut prendre ton adresse exacte jusque la gare de Val de Fontenay (plus 5 minutes pour aller au nouvel immeuble) avec le chemin le plus rapide (et non pas avec le moins de correspondance ou le moins de marche à pied). Il faut prendre pendant les heures de bureau. Je ne connais pas le site de la Direction car elle a pris une société extérieure pour faire ses calculs mais tu peux prendre par exemple ce site: https://www.vianavigo.com/ (dispo sur le site du stif : http://www.stif.info/ )

Q : Qui estime le nouveau temps de trajet et le compare avec l’actuel ? Moi ou les RH ?
[Réponse CGT] : Le temps de transport est évalué uniquement selon le mode transport en commun, le plus rapide. La Direction ne regardera pas ton mode de transport individuel mais le trajet « domicile – immeuble de travail ».

Q : Je contacte les RH une fois que j’aurai été notifié en leur indiquant que je suis éligible mais que je renonce à déménager et que par conséquent j’ai droit à la prime de 1000 Euros brut ?
[Réponse CGT] : Une fois que tu auras vu l'allongement du temps de transport en commun selon le mode le plus rapide, tu verras si tu es éligible et en effet tu contacteras ta RH après avoir reçu le courrier de la Direction pour voir si tu as droit à la prime pour renonciation au déménagement.

Q : Il me semble indispensable et plus juste que deux modes de calcul de temps de trajets soient mis en place. La RH connaît parfaitement nos modes de transport puisque nous remplissions chaque année une déclaration sur l’honneur à ce sujet. En effet, le calcul unilatéral des temps de trajet sur la base des transports en commun va limiter le nombre de collaborateurs concernés prioritaires. La prise de risque n’est d’ailleurs pas bien grande pour l’employeur, puisqu’il nous annonce depuis le début que VdF n’est qu’à 20 minutes de la Défense quelque soit le mode de transport ….
[Réponse CGT] : La Direction ne veut pas estimer le temps de transport selon le mode de transport de chacun. Elle ne se base que sur le mode "transport en commun" avec l'option "le plus rapide". Tu peux prendre par exemple ce site: https://www.vianavigo.com/ - En cas de difficultés, il faut nous en parler.

Q : Pourquoi pas une mobilité prioritaire pour les gens proches de la Défense aujourd'hui qui verraient leur situation dégradée en ayant à prendre les transports en commun?
[Réponse CGT] : Malgré nos discussions, notre volonté de prendre en compte tous les salariés dont le déménagement dégraderait la situation actuelle, la Direction n'a pas voulu prendre en compte la dégradation de la situation des salariés. Pour les gens proches de la Défense, c'est soit déménagement avec aides, soit demande de mobilité naturelle (hors VDF), soit demande de permutation, soit Commission de Recours.

Q : Connaît-on le montant du droit supplémentaire à avance logement ?
[Réponse CGT] : L'avance logement reste à 140.000€, c'est juste un droit supplémentaire, pas un montant supplémentaire ( nous avions demandé de passer le montant de 140.000 à 180.000 euros pour tenir compte des prix en ile de France, mais la direction a refusé)

Q : Les personnes ayant un temps de trajet court actuellement et qui va être multiplié par trois ne sont à priori pas accompagnés.
[Réponse CGT] : Ceux dont le temps de transport est allongé de plus de 30 minutes bénéficient des mesures d’accompagnement financières. Elles peuvent aussi demander une permutation ou une mobilité.

Q : Si mon déménagement pour me rapprocher de VDF a lieu avant les 12 mois du transfert de mon activité, ai-je droit à la prime de 1.500€?
[Réponse CGT] : Il faut que le déménagement ait lieu 6 mois avant le transfert de ton activité ou 18 mois après. A voir avec ta RH sinon Commission de Recours.

Q : Est-ce que le fait de passer de 2 à 3 correspondances permettra de faire partie des personnes prioritaires pour rencontrer le RH car pour ma part, c’est mon cas?
[Réponse CGT] : Si le nombre de correspondances, en prenant le chemin le plus rapide selon la RATP, passe à 3 correspondances ou plus, alors oui tu es prioritaire.

Q : C’est nous, salariés, qui allons demander un rdv avec la RH mais la RH aura-t-elle déjà défini qui sont les salariés prioritaires (de manière nominative)?
[Réponse CGT] : Oui ce sont les salariés qui demanderont le rdv avec leur HRBP et non le HRBP n'aura pas établi de liste nominative de salariés prioritaires.
Pourquoi? Parce qu'ils ne peuvent pas savoir à l'avance les cas particuliers (handicap, enfant, garde alternée…) de chacun.

Q : Je comprends qu’il faut avoir au moins 45 minutes de transport ET une différence de plus de 20 min entre le temps de trajet Domicile – La Défense / Domicile – Val-de-Fontenay ? La marge d’appréciation de 20% s’applique sur quoi : Le temps de trajet mais s’applique t’elle sur les 20 minutes de différence ?? Auquel cas, si La Direction décide de suivre à la lettre ce texte, je ne rentre pas dans les critères. Qu’en pensez-vous ?
[Réponse CGT] : Les 20% de marge sont inclus dans les temps qui sont retenus dans l’accord. Pour être prioritaire en terme de permutation/mobilité, il faut avoir au moins 45 minutes actuellement et un allongement de 20 minutes lors du transfert. Les salariés qui souhaitent une mobilité/permutation, et qui sont au-delà de ces critères peuvent faire part de leur situation/demande auprès de leur RH. En cas de difficultés, il faut nous saisir. Pour être éligible aux mesures d’aides, le dispositif est en plus étendu aux salariés ayant un allongement au-delà de 45 minutes ou ayant un allongement de plus de 30 minutes.

Q : Qu’en est-il pour les gens qui n’habitent pas en Région Parisienne? Le logiciel de calcul d’itinéraire RATP ne connaît même pas ma gare de départ.
[Réponse CGT] : Il faut prendre en compte le temps de trajet sur le site SNCF « domicile – gare d’arrivée sur Paris » et y ajouter les temps obtenu ensuite sur le site du STIF. En cas de difficultés, nous saisir.

Q : Le calcul est-il bien effectué sur un trajet porte à porte car le logiciel de calcul d’itinéraire ne prend pas le porte à porte?
[Réponse CGT] : En fait la Direction rentre ton adresse déclarée à la SG dans "Départ" et Val de Fontenay dans "Arrivée" et elle lance le calcul selon le plus rapide sur les heures de pointe du matin sur le site du STIF.


26/06 Q - sur « Rh online », comme l email le précise tu arrive a un autre menu précisant les mesures d’accompagnement. Concernant le dernier point, « Les salariés dont les entités ne sont pas concernées par le transfert mais qui souhaiteraient rejoindre le nouvel ensemble de Val de Fontenay pourront consulter les offres de postes ouverts sur la Bourse des Emplois à compter du mois d'octobre 2015 ». Ne devrait-on pas également demander aux salariés qui souhaiteraient rejoindre le nouvel ensemble de Val de Fontenay « de se faire connaitre de la RH pour remonter leur souhait afin que leur profil de poste puisse être rajouté à la bourse des emplois ? »
[Réponse CGT >] Les salariés non concernés mais volontaires pour demander le transfert vers Val de Fontenay ont 2 possibilités :
- soit ils demandent, dès qu’ils le souhaitent, à être en mobilité en vue de migrer vers VDF – la hiérarchie peut refuser ou reporter (accord de février 2013) & la commission de suivi peut être saisie si problème. Leur profil est alors sur la bourse des emplois, mais ils sont officiellement en mobilité – ce n’est pas le choix retenu dans l’accord, nous avons préféré la méthode ci dessous, plus souple pour le salarié ;
- soit ils attendent de voir une annonce sur la bourse des emplois qui corresponde à leur profil (poste libéré par des salariés de la Défense qui ne veulent pas suivre à VDF) et ils n’ont qu’à cliquer – avec accord de leur hiérarchie, mais sans être pour autant estampillé « En Mobilité ».

Q - En ce qui me concerne, ce texte ne me convient pas, puisque j’ai appris que n’étant pas « prioritaire », ma mobilité « classique » prévue à la rentrée, après +4 ans dans le même service sera très reléguée au second plan, par rapport aux mobilités VDF des « prioritaires », et par rapport à d’autres collègues qui viennent d’arriver dans le service mais qui eux ont plus de 45 minutes de trajet. Mon seul recours est d’aller exposer ma situation personnelle en octobre, et le fait que si je pars à Val de Fontenay, je ne pourrai plus récupérer mes filles (4 ans !! et 8 ans) à l’école le soir… Elles se retrouveront donc au poste de police…. Bref, je n’ai pas d’avis à formuler sur ce texte, qui est certes une avancée par rapport à ce qui était prévu initialement et qui pourra sans doute aider un certain nombre de collaborateurs, mais qui personnellement ne m’apporte aucune solution. Merci en tous cas des informations que vous nous faites parvenir régulièrement et de vos démarches sur ce texte.
[Réponse CGT >]Nous avons martelé auprès de la direction lors de la négociation que les situations particulières ne pouvaient s’entendre au sens strict voulu par DRHG/RSO, en précisant que certains salariés avaient des difficultés familiales, ou sociales, ou médicales (par exemple des soins réguliers auprès des centres médicaux proches de la Défense).
Vous n’avez pas à attendre le 1er octobre pour aller voir votre RH pour lui expliquer que vous ne voulez pas tenter l’aventure car ce n’est pas compatible avec les rythmes de vos enfants. Cf extrait de l’accord ci dessous, que nous avons arraché in extremis. Si vous rencontrez des difficultés, n’hésitez pas à nous revenir.

24/06 Q - Qu’en est-il pour les collaborateurs habitant à coté de la défense, dont le temps de trajet sera plus que doublé, voir triplé ?
Merci

[Réponse CGT >] Accessoirement et financièrement, ils font partie des salariés à qui sont destiné les aides pour se rapprocher de leur lieux de travail, s’ils le souhaitent et/ou s’ils le peuvent. Sinon, et suivant le degré d’urgence, ils peuvent saisir leur RH s’ils souhaitent rester sur la Défense : soit par une permutation, soit par une mobilité.
Nous pouvons dans ce cas être de précieux secours, en conseils ou en appui direct dans la commission de recours.

Q - Je viens d’acheter à Asnières, et étant séparé, c’est une obligation pour moi afin de pouvoir demander la garde alternée de mon enfant (mon ex conjointe habite Asnières) , donc je ne pourrai me rapprocher de VdF ? Penses tu qu’il soit nécessaire de solliciter les RH dès maintenant ?
[Réponse CGT >] En fait, ils vont envoyer un mail dès la fin de la consultation du CE. C’est à partir de ce moment qu’il faut saisir la RH … et nous tenir informé si ca pédale dans la semoule.
C’est typiquement le genre de situation que nous avons demandé à prendre en compte dans l’accord et la direction a déverrouiller sa position au dernier moment pour écrire :
« Toutefois, les salariés qui ne relèvent pas des critères de priorité ci-dessus et qui souhaitent faire valoir une situation personnelle particulière pour laquelle l’allongement de trajet apporte une contrainte supplémentaire importante, seront reçus par leur gestionnaire ressources humaines dans les meilleurs délais, selon les modalités définies ci-après. »

 

23/06 Q - Il y a des rumeurs de geler les mobilités à partir de septembre ? est ce possible ?
[Réponse CGT >] non, ce n’est pas possible…. Sans l’accord des OS.

Q - A la réception du courrier si notre HRBP n’est pas là suite aux congés d’été , a qui s’adresse t on ?
[Réponse CGT >]à celui qui le remplacera…. Et nous, en copie, ça évite qu’on s’endorme sur la demande.

Q- En lisant le projet d’accord, je suis tombé sur cet extrait :« Les salariés qui renonceraient à déménager et par conséquent aux mesures
d’accompagnement afférentes au déménagement, bénéficieront d’une prime forfaitaire de 1000 € bruts.” J’habite à Carrières sur Seine, soit à environ 30mns de mon lieu de travail et je n’ai pas l’intention de déménager à l’occasion du transfert d’une partie de mon entité à val de Fontenay
La prime de 1.000€ bruts serait-elle applicable dans mon cas ?

[Réponse CGT >] Oui, si actuellement votre temps de transport est de plus de 45 minutes de porte à porte (domicile - travail). Ce qui est le cas.

Q - Je suis concernée par VDF et je souhaite remonter ce point concernant le cas des personnes qui comme moi viennent de la direction Cergy et avaient un pass Navigo zone 3-5 (72€30 par mois).
Pour VDF, le pass Navigo passera à Zone 1-5 (109€50 par mois) , il y a une différence de tarif qui sera prise à 50 % par SG et le reste sera à notre charge. Avez-vous envisager ce cas ?
[Réponse CGT >] En fait la ratp et la sncf (le STIF) va dézonner les pass, vous allez payer dès septembre 2015 : 70 euros…. Soit un gain de 2euros 30.

Q - quand un salarié renonce aux avantages d’accompagnement ( 6500 € + avange logement ) la compensation est de 1000€ brut (avant impôts) ça fait mesquin !
Petit point dont je me suis rendu compte, il n’y a rien qui parle de la prise en charge des couts de transports en commun.
Dans mon cas je suis en zone 4 – la Defense en zone 3, carte Navigo nouveau tarif 63.80€ => cout salarié : 31.40€, Futur VDF « passe toutes zones » 70€ => cout salarié : 35 €, Cela va me couter 3.60€ par mois (12 cafés !) - Je vote quand même pour !
Y’a un boulot impressionnant entre la proposition SG et l’accord définitif !

[Réponse CGT >] Voici effectivement le message de la RATP : "Suite à une décision du STIF, une évolution tarifaire des forfaits de transports Navigo Annuel interviendra le 1er septembre 2015.
Les forfaits zones 1-2, 1-3, 1-4, 1-5, 2-4, 2-5 et 3-5 ne seront plus vendus et seront remplacés par le forfait « toutes zones », aux mensualités de 70 €, qui permettra de voyager sur l'ensemble du réseau d'Île-de-France (sauf Orlyval), tous les jours de l’année, de façon illimitée. Les forfaits zones 2-3, 3-4 et 4-5 restent commercialisés et donnent lieu à une majoration tarifaire. Ils conservent le dézonage le week-end, les jours fériés, pendant les petites vacances scolaires de la zone C et de mi-juillet à mi-août : www.navigo.fr). Vos prochains prélèvements seront réajustés en tenant compte de ce nouveau tarif (voir l’attestation ci-jointe). Cette attestation est à conserver pour transmission à votre employeur si nécessaire. Par ailleurs, sachez que vous pouvez obtenir une attestation de forfait toute l'année en appelant le serveur vocal interactif de l'Agence Navigo Annuel au 09 69 39 22 22 (appel non surtaxé). L'attestation vous est envoyée par email dans la journée. "



 

Bonsoir,

Non, il ne s’agit pas de la fameuse construction de Le Corbusier à Marseille mais de la future technopole de Val de Fontenay. Elle s’annonce tellement belle et agréable que la direction semble avoir du mal à comprendre qu’il soit nécessaire de mettre en place de vraies mesures d’accompagnement et que ces dernières ne s’adressent pas qu’à une petite minorité de récalcitrants. Il est vrai aussi qu’elle craint de devoir mettre en place un dispositif RH ad hoc bien dimensionné et, plus encore, la main au portefeuille. Il ne s’agirait pourtant au plus que de quelques millions d’euros, un investissement que l’on peut estimer raisonnable si l’on considère qu’il peut faciliter la réussite d’un projet avec une vingtaine de millions d’euros d’économies annuelles à la clef. Mais voilà… je vous rappelle que le ROE n’était encore que de 8,8% au premier trimestre et que les économies de bouts de chandelle font partie du plan pour atteindre les 10%. Cela dit, nous ne désespérons pas de faire entendre raison à nos interlocuteurs. Il reste pour cela deux séances de discussions et il est clair qu’un bon accord est dans l’intérêt de tous.

Pendant ce temps, nous avons également eu des discussions intéressantes avec les responsables d’IBFS et de BDDF. Comme vous pourrez le constater à la lecture des compte-rendus, ces deux  entités sont confrontées à des défis assez différents. Pour ce qui est d’IBFS, il s’agit avant tout de capter la croissance des marchés émergents où la banque est présente tout en gérant au mieux les risques inhérents à chaque marché. Il n’empêche qu’il faudra une bonne dose de miracles pour que le bourbier russe ne se transforme pas en Bérézina. Mais les plus grandes transformations sont réservées au réseau français, où l’irruption du numérique change radicalement la donne. Comme vous pourrez le lire dans le compte-rendu ci-joint, la direction a de grands projets et on ne peut pas lui reprocher de chercher à esquiver le sujet. La question qui se pose est simplement de savoir comment la transition entre l’ancien et le nouveau modèle de relation clientèle va-t-il s’effectuer, et surtout comment son impact pour le personnel va-t-il être géré. Pour cela, nous réclamons qu’une concertation en bonne et due forme soit mise en place qui prenne en compte les remontées de nos collègues. Laurent Goutard semble prêt à en discuter. Nous en saurons plus à la rentrée.

Pour finir, quelques mots sur l’Assemblée Générale de la Mutuelle qui se tiendra à la fin du mois de juin. Vous serez appelés à voter sur un certain nombre de résolutions. Dès qu’elles seront finalisées, je vous ferai passer les recommandations de notre administratrice.

Cordialement,

Emeric Secrétaire du CE des Service Centraux Parisiens

Délégué du Personnel CGT

http://192.16.214.12/espacesyndicalcgt/

www.cgtsocgen.fr

Publié dans Tribune des Salariés

Bonjour, 

Voilà une semaine placée sous le signe de la future Technopole de VdF, avec une réunion de négociation mardi matin (dont vous trouverez le compte-rendu en pièce jointe) et une nouvelle présentation ce jeudi en Comité d’Etablissement. A chaque instance son rôle : la première était dédiée aux mesures d’accompagnement social du transfert tandis que la seconde s’est focalisée sur les aspects « techniques » (immobilier et transport principalement). En ce qui concerne les mesures d’accompagnement, nous en sommes encore qu’aux premières escarmouches avec la direction. Comme vous le verrez dans le compte-rendu ci-joint, chacun a posé ses jalons : la direction vise à se faciliter la vie en limitant les marges de manoeuvre, mais elle est en même temps bien consciente qu’elle a besoin de votre consentement au moins tacite pour que l’opération ne tourne pas au fiasco. Cela nous donne une marge de négociation, qui est nourrie par les nombreuses remontées que nous avons de la part des salariés potentiellement concernés par ce projet. 

Car il y a encore loin entre les beaux slogans et la réalité. Prenons par exemple la présentation que nous a faite ce matin Sophie Février, qui est en charge du projet chez RESG/IMM. Avec de jolies diapositives, elle nous a déroulé ce qu’elle espère être une « belle aventure humaine » dans un espace favorable à l’innovation, à l’ouverture sur le monde et au bien-être au travail. Premier hic, nous avions découvert la veille que les espaces initialement prévus pour le CE et l’UASG avaient disparus des plans. Un bel accroc dans la Responsabilité Sociale de l’Entreprise (RSE) Interpellée sur le sujet, Sophie Février nous a assuré que la réflexion sur le sujet n’était pas terminée. Il ne reste plus qu’à espérer que la direction se décide ensuite à augmenter le nombre de salariés mis à notre disposition afin que nous puissions contribuer à faire de ses nouveaux bâtiments des lieux de vie conviviaux pour ceux d’entre vous qui s’y retrouveront. Cela leur permettra aussi d’oublier que, en ce qui concerne l’accessibilité par les transports en commun, la réflexion n’a pas été aussi poussée que pour l’aménagement « d’espaces de travail modernes et innovants ». C’est là qu’on se rend compte que les membres de la direction prennent assez peu le RER et ne connaissent pas l’engorgement de la gare de Val de Fontenay aux heures de pointe. Problème qui sera résolu pendant les étés 2017 à 2021 par la fermeture de la ligne A pour travaux. Mais, tout comme pour les fermetures de cet été et de 2016, la direction n’a prévu aucun plan B. 

Pour résumer, nous aurons certainement un très beau bâtiment avec un magnifique plan de communication mais les détails importants concernant les conditions de transfert puis de travail sont encore largement perfectibles. Heureusement, il nous reste encore près de 18 mois pour pousser la direction à faire des efforts dans ces domaines essentiels. Il lui faut apprendre à ne pas soigner que les apparences. 

Cordialement, 

Emeric Uhring

Secrétaire du CE des Service Centraux Parisiens

Délégué du Personnel CGT

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Publié dans Tribune des Salariés
Sharon Wajsbrot / Journaliste | Le 01/04 à 19:05, mis à jour le 02/04 à 10:39
 
 

Le déménagement, prévu en 2016, devrait alléger les coûts de structure de la banque.

C’est un vaste chantier auquel s’atèle aujourd’hui la banque de la Défense, qui dans quelques mois portera moins bien son nom. Engagée de longue date dans un projet qui vise à désengorger ses tours de l’Ouest parisien, au profit de son site situé à Val de Fontenay, Société Générale vient d’amorcer des discussions en interne pour déterminer quelles directions seront amenées à déménager à l’autre bout de la ligne du RER A, d’ici à fin 2016.

Dans le groupe, le sujet est sensible : au total, la banque projette de faire migrer 5.000 salariés -sur les 20.000 qui travaillent actuellement sur son site de la Défense- vers Val de Fontenay. Le groupe y a engagé la construction d’un nouveau « campus » pour les accueillir. In fine, Société Générale portera ainsi ses effectifs dans l’Est de Paris à près de 10.000 salariés. Un transfert sans précédent pour la banque.

 

Fonctions informatiques

Concrètement, ce sont les fonctions informatiques du groupe qui devraient être principalement concernées par ce déménagement. A la mi-mars, la direction du groupe a en effet informé ses représentants syndicaux qu’une partie des directions informatiques des réseaux de banque de détail en France du groupe (SIOP), celle dédiée à l’infrastructure du groupe (RESG) et celle de sa banque d’investissement seraient concernées (GBIS). Reste toutefois pour la banque à préciser quels salariés, individuellement, seront appelés à déménager, puisque, cumulées, les directions concernées dépassent largement le nombre de départs visés. Le sujet promet quelques débats. « Il faudra trouver des solutions pour tous les salariés qui habitent dans l’Ouest de Paris et pour qui il n’est pas question de déménager », fait valoir un représentant syndical CGT. Autant de questions que la banque abordera dans les prochains mois avec les représentants du personnel.

Pour la Société Générale, l’objectif d’un tel déménagement est double. Il s’agit tout d’abord de se doter d’un « pôle technologique » et d'être en mesure d’assurer la résilience de ses activités en cas de difficultés sur son site de la Défense. « La construction d’un nouveau bâtiment à Val de Fontenay va permettre de créer à l’Est de Paris un technopole qui sera l’incarnation de la transition numérique », se félicite la banque.

Mais à l’heure où les revenus de sa banque de détail en France sont en berne, il s’agit aussi pour Société Générale de réaliser des économies sur ses coûts de structure. De sources syndicales, en réduisant ses effectifs à la Défense à près de 15.000 personnes, la banque sera en mesure d’économiser 4.400 euros par an et par poste de travail.

 

Sharon Wajsbrot
Publié dans La Presse