Bonsoir,

Non, il ne s’agit pas de la fameuse construction de Le Corbusier à Marseille mais de la future technopole de Val de Fontenay. Elle s’annonce tellement belle et agréable que la direction semble avoir du mal à comprendre qu’il soit nécessaire de mettre en place de vraies mesures d’accompagnement et que ces dernières ne s’adressent pas qu’à une petite minorité de récalcitrants. Il est vrai aussi qu’elle craint de devoir mettre en place un dispositif RH ad hoc bien dimensionné et, plus encore, la main au portefeuille. Il ne s’agirait pourtant au plus que de quelques millions d’euros, un investissement que l’on peut estimer raisonnable si l’on considère qu’il peut faciliter la réussite d’un projet avec une vingtaine de millions d’euros d’économies annuelles à la clef. Mais voilà… je vous rappelle que le ROE n’était encore que de 8,8% au premier trimestre et que les économies de bouts de chandelle font partie du plan pour atteindre les 10%. Cela dit, nous ne désespérons pas de faire entendre raison à nos interlocuteurs. Il reste pour cela deux séances de discussions et il est clair qu’un bon accord est dans l’intérêt de tous.

Pendant ce temps, nous avons également eu des discussions intéressantes avec les responsables d’IBFS et de BDDF. Comme vous pourrez le constater à la lecture des compte-rendus, ces deux  entités sont confrontées à des défis assez différents. Pour ce qui est d’IBFS, il s’agit avant tout de capter la croissance des marchés émergents où la banque est présente tout en gérant au mieux les risques inhérents à chaque marché. Il n’empêche qu’il faudra une bonne dose de miracles pour que le bourbier russe ne se transforme pas en Bérézina. Mais les plus grandes transformations sont réservées au réseau français, où l’irruption du numérique change radicalement la donne. Comme vous pourrez le lire dans le compte-rendu ci-joint, la direction a de grands projets et on ne peut pas lui reprocher de chercher à esquiver le sujet. La question qui se pose est simplement de savoir comment la transition entre l’ancien et le nouveau modèle de relation clientèle va-t-il s’effectuer, et surtout comment son impact pour le personnel va-t-il être géré. Pour cela, nous réclamons qu’une concertation en bonne et due forme soit mise en place qui prenne en compte les remontées de nos collègues. Laurent Goutard semble prêt à en discuter. Nous en saurons plus à la rentrée.

Pour finir, quelques mots sur l’Assemblée Générale de la Mutuelle qui se tiendra à la fin du mois de juin. Vous serez appelés à voter sur un certain nombre de résolutions. Dès qu’elles seront finalisées, je vous ferai passer les recommandations de notre administratrice.

Cordialement,

Emeric Secrétaire du CE des Service Centraux Parisiens

Délégué du Personnel CGT

http://192.16.214.12/espacesyndicalcgt/

www.cgtsocgen.fr

Publié dans Tribune des Salariés

Bonjour, 

Voilà une semaine placée sous le signe de la future Technopole de VdF, avec une réunion de négociation mardi matin (dont vous trouverez le compte-rendu en pièce jointe) et une nouvelle présentation ce jeudi en Comité d’Etablissement. A chaque instance son rôle : la première était dédiée aux mesures d’accompagnement social du transfert tandis que la seconde s’est focalisée sur les aspects « techniques » (immobilier et transport principalement). En ce qui concerne les mesures d’accompagnement, nous en sommes encore qu’aux premières escarmouches avec la direction. Comme vous le verrez dans le compte-rendu ci-joint, chacun a posé ses jalons : la direction vise à se faciliter la vie en limitant les marges de manoeuvre, mais elle est en même temps bien consciente qu’elle a besoin de votre consentement au moins tacite pour que l’opération ne tourne pas au fiasco. Cela nous donne une marge de négociation, qui est nourrie par les nombreuses remontées que nous avons de la part des salariés potentiellement concernés par ce projet. 

Car il y a encore loin entre les beaux slogans et la réalité. Prenons par exemple la présentation que nous a faite ce matin Sophie Février, qui est en charge du projet chez RESG/IMM. Avec de jolies diapositives, elle nous a déroulé ce qu’elle espère être une « belle aventure humaine » dans un espace favorable à l’innovation, à l’ouverture sur le monde et au bien-être au travail. Premier hic, nous avions découvert la veille que les espaces initialement prévus pour le CE et l’UASG avaient disparus des plans. Un bel accroc dans la Responsabilité Sociale de l’Entreprise (RSE) Interpellée sur le sujet, Sophie Février nous a assuré que la réflexion sur le sujet n’était pas terminée. Il ne reste plus qu’à espérer que la direction se décide ensuite à augmenter le nombre de salariés mis à notre disposition afin que nous puissions contribuer à faire de ses nouveaux bâtiments des lieux de vie conviviaux pour ceux d’entre vous qui s’y retrouveront. Cela leur permettra aussi d’oublier que, en ce qui concerne l’accessibilité par les transports en commun, la réflexion n’a pas été aussi poussée que pour l’aménagement « d’espaces de travail modernes et innovants ». C’est là qu’on se rend compte que les membres de la direction prennent assez peu le RER et ne connaissent pas l’engorgement de la gare de Val de Fontenay aux heures de pointe. Problème qui sera résolu pendant les étés 2017 à 2021 par la fermeture de la ligne A pour travaux. Mais, tout comme pour les fermetures de cet été et de 2016, la direction n’a prévu aucun plan B. 

Pour résumer, nous aurons certainement un très beau bâtiment avec un magnifique plan de communication mais les détails importants concernant les conditions de transfert puis de travail sont encore largement perfectibles. Heureusement, il nous reste encore près de 18 mois pour pousser la direction à faire des efforts dans ces domaines essentiels. Il lui faut apprendre à ne pas soigner que les apparences. 

Cordialement, 

Emeric Uhring

Secrétaire du CE des Service Centraux Parisiens

Délégué du Personnel CGT

http://192.16.214.12/espacesyndicalcgt/

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Publié dans Tribune des Salariés
Sharon Wajsbrot / Journaliste | Le 01/04 à 19:05, mis à jour le 02/04 à 10:39
 
 

Le déménagement, prévu en 2016, devrait alléger les coûts de structure de la banque.

C’est un vaste chantier auquel s’atèle aujourd’hui la banque de la Défense, qui dans quelques mois portera moins bien son nom. Engagée de longue date dans un projet qui vise à désengorger ses tours de l’Ouest parisien, au profit de son site situé à Val de Fontenay, Société Générale vient d’amorcer des discussions en interne pour déterminer quelles directions seront amenées à déménager à l’autre bout de la ligne du RER A, d’ici à fin 2016.

Dans le groupe, le sujet est sensible : au total, la banque projette de faire migrer 5.000 salariés -sur les 20.000 qui travaillent actuellement sur son site de la Défense- vers Val de Fontenay. Le groupe y a engagé la construction d’un nouveau « campus » pour les accueillir. In fine, Société Générale portera ainsi ses effectifs dans l’Est de Paris à près de 10.000 salariés. Un transfert sans précédent pour la banque.

 

Fonctions informatiques

Concrètement, ce sont les fonctions informatiques du groupe qui devraient être principalement concernées par ce déménagement. A la mi-mars, la direction du groupe a en effet informé ses représentants syndicaux qu’une partie des directions informatiques des réseaux de banque de détail en France du groupe (SIOP), celle dédiée à l’infrastructure du groupe (RESG) et celle de sa banque d’investissement seraient concernées (GBIS). Reste toutefois pour la banque à préciser quels salariés, individuellement, seront appelés à déménager, puisque, cumulées, les directions concernées dépassent largement le nombre de départs visés. Le sujet promet quelques débats. « Il faudra trouver des solutions pour tous les salariés qui habitent dans l’Ouest de Paris et pour qui il n’est pas question de déménager », fait valoir un représentant syndical CGT. Autant de questions que la banque abordera dans les prochains mois avec les représentants du personnel.

Pour la Société Générale, l’objectif d’un tel déménagement est double. Il s’agit tout d’abord de se doter d’un « pôle technologique » et d'être en mesure d’assurer la résilience de ses activités en cas de difficultés sur son site de la Défense. « La construction d’un nouveau bâtiment à Val de Fontenay va permettre de créer à l’Est de Paris un technopole qui sera l’incarnation de la transition numérique », se félicite la banque.

Mais à l’heure où les revenus de sa banque de détail en France sont en berne, il s’agit aussi pour Société Générale de réaliser des économies sur ses coûts de structure. De sources syndicales, en réduisant ses effectifs à la Défense à près de 15.000 personnes, la banque sera en mesure d’économiser 4.400 euros par an et par poste de travail.

 

Sharon Wajsbrot
Publié dans La Presse