MUTUELLE : L’ADDITION

La négociation portant sur l’avenir de la mutuelle de la Société Générale s’est engagée le 15, elle durera jusqu’en mars. Cible de tous les appétits, la  complémentaire santé est en danger de marchandisation. Conséquence conjuguée de l’édiction des normes IAS, d’une directive européenne sur « l’harmonisation » des normes prudentielles, et des décisions du gouvernement qui accroissent la charge du remboursement des soins sur les mutuelles, notre mutuelle est sur le grill. Nous ne croyons pas à une coïncidence, la disparition des vraies mutuelles est voulue, au profit des assurances. C’est pourquoi la CGT s’est étonnée d’entendre une proposition de la CFDT de lancer un appel d’offres pour faire reprendre la couverture santé de notre mutuelle, proposition approuvée par la direction, avec empressement. De son côté, la direction est venue en proposant de séparer en 2  régimes, l’un obligatoire pour les agents et l’autre facultatif pour les ayants droits et les retraités. Le second régime étant cloisonné, et déficitaire, la direction se débarrasserait du colis en versant un chèque pour solde de tout compte. Ceci bafoue le principe de solidarité mutualiste, mais satisferait aux normes IAS. Rappelons que la CGT a fait la proposition alternative de transférer la responsabilité du financement de la mutuelle au CCE. La prochaine réunion devrait aborder la question des cotisations, et en particulier de la répartition de celles-ci entre le salarié et l’employeur.

 

LE PRÉSIDENT EST DÉÇU

Il arrive parfois que l’on se fasse rattraper par la réalité. En visite dans la DEC de Saint Quentin en Yvelines, Daniel Bouton s’est mis dans la peau d’un client qui demande un prêt immobilier (un PPI). Le responsable de l’agence n’ayant plus qu’à exécuter, voilà l’impétrant Président qui attend un bon quart d’heure que les documents veuillent bien sortir de l’imprimante… L’agent explique alors qu’il ne faut pas s’en étonner, le délai étant toujours très long !!! Daniel a fait savoir qu’il était très déçu, mais la question serait plutôt : était-il surpris ? En effet, nous avions depuis le début critiqué ces conséquences de la restructuration du réseau et de 4D… Une critique renouvelée lors de la séance du CCE du 14 décembre. La CGT a fait une déclaration, à l’occasion de la présentation des opérations 4D 2006, pour démontrer certains effets « pervers » de l’organisation 4D, comme par exemple l’allongement des délais de traitement de certaines opérations de clientèle, ou le mauvais climat qui se généralise entre les différentes entités, DEC, PSC et CRCM.  Retrouvez l’intégrale de la déclaration et le compte-rendu de la séance sur notre site Intranet.

 

360°

C’est une épidémie, ITEC a lancé en toute illégalité, une opération d’autoévaluation baptisée « Formulaire 360° », dont la gestion a été confiée à une société américaine, Feedback. L’objet du formulaire est d’apprécier le travail de ses propres collègues. Il n’est venu à l’idée de personne que tout ceci devait respecter les directives de la CNIL, notamment la toute récente du 10 novembre, et que les institutions représentatives du personnel devaient être informées, au moins, voire consultées.