Afficher les éléments par tag : Grève

Les Echos | Le 07/12 à 16:36, mis à jour à 17:05

Les attentes sont fortes après les augmentations générales chez BNP Paribas.

 
Article(s) associé(s)

L’augmentation collective est au cœur de la négociation salariale de la Société Générale. Les salariés seront fixés ce lundi sur les mesures pour 2015. La banque a annoncé qu’elle consentirait à revaloriser de 1% la grille des salaires minimum et à augmenter le salaire minimum des cadres de plus de 50 ans. Elle ne s’est pas engagée à accorder une augmentation collective ; privilégiant un plan de participation et d’intéressement (P+I) lié aux résultats de l’entreprise.

Les cinq syndicats sont en désaccord : « on a l’impression que le consensus est rompu, indique Philippe Fournil, délégué national CGT à la Société Générale.La direction doit entendre le mécontentement et respecter le pacte social qui a permis de traverser ces 150 dernières années », plaide t-il.

 
 

Appel à la grève

Pour faire entendre leur voix, les syndicats de la banque avaient appelé à la grève vendredi. Le mouvement a été plutôt suivi dans les agences et très peu au siège. Pour la Société Générale, la pression est d’autant plus forte que BNP Paribas a accordé une augmentation générale de 0,5% à ses salariés. Une mesure qui vise certainement à fédérer ses troupes après le choc de l’amende record versée aux Etats-Unis l’été dernier.

Edouard-Malo Henry, directeur des ressources humaines de la Société Générale, considère que les demandes des syndicats, soit 2% d’augmentation générales, sont « déraisonnables ». « Elles pourraient constituer une menace pour l’emploi. Une augmentation de 1,6% de la masse salariale et un accroissement de la participation/intéressement sont déjà de nature à consolider le pacte social », explique t-il. Il est vrai qu’on assiste en Europe à des suppressions d’emplois massives au Royaume-Uni à l’heure d’un engouement pour la banque digitale.

Pour les dirigeants du groupe, cette politique est en ligne avec le contexte économique  : 0,5% de croissance , 0,5% de inflation et 0,5% de taux d’intérêt. «Nous tenons compte d’un environnement de très faible inflation et de pression à la baisse des revenus de la banque de détail», nous assure Frédéric Oudéa.

Ce contexte pèse de fait sur une grande partie des entreprises du CAC 40, engagées elles aussi dans des négociations salariales tendues pour 2015. BNP Paribas a mis la barre très haut alors que le Crédit agricole et le groupe BPCE n’ont pas encore achevé leurs négociations. A la Société Générale, la décision prise aujourd’hui devraient influencer à leur tour les pratiques des autres grands groupes bancaires.

Frank Bournois

ESCP Europe - Directeur général.

Publié dans 1 - Salaire / NAO
Paris, 8 déc 2014

Société générale: "Aucune avancée" dans les négociations salariales (syndicats)

Par AFP, publié le 08/12/2014 à  19:16, mis à jour à  19:16

Paris, 8 déc 2014 - "Aucune avancée" n'a été faite lundi lors de l'ultime négociation annuelle sur les salaires à la Société générale, regrettent les syndicats, la CGT dénonçant le "chantage" de la direction, qui refuse toute augmentation collective en 2015. 

 

 

L'intersyndicale (CFDT, CFTC, FO, CGT, SNB/CFE-CGC) réclame une augmentation salariale collective de 2% et une prime de 750 euros, des demandes rejetées par l'entreprise. Les organisations syndicales avaient appelé l'ensemble des salariés à faire grève vendredi. 

"La direction ne bouge pas et reste sur ses propositions", qui ne prévoient "aucune mesure collective et pérenne" sur les salaires, a indiqué à l'AFP Mathieu Pué, délégué central CFDT. 

Lundi, la dernière séance de négociation annuelle obligatoire (NAO) n'a donné lieu à "aucune avancée", malgré une grève jugée "plus que significative" par le responsable du deuxième syndicat de la banque. Une agence sur dix était restée fermée vendredi. 

L'entreprise s'est engagée à augmenter les minima salariaux, ce qu'elle avait "déjà proposé à la réunion précédente", a déploré Philippe Fournil de la CGT, qui fait état du "chantage" de la direction. 

Selon le responsable syndical, l'entreprise aurait conditionné le maintien d'un accord sur le paiement des jours de carence à la signature des mesures proposées (augmentation des minimas salariaux, du congé paternité, du salaire minimal des cadres de plus de 50 ans). 

Supprimer cet accord serait une "remise en cause du socle social" de la Société générale, plus généreuse que la convention collective des banques, selon M. Fournil. 

L'intersyndicale réclame désormais un rendez-vous "dans les plus brefs délais" avec le patron de la Société générale, Frédéric Oudéa. "Dans l'attente de cet entretien avec le PDG", prévient la CGT, les syndicats "ne tiendront plus aucune réunion avec la direction". 

jta/db/ei 


En savoir plus sur http://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/societe-generale-aucune-avancee-dans-les-negociations-salariales-syndicats_1630389.html#8AKuRglyEl5xjE7l.99
Publié dans 1 - Salaire / NAO

LES ECHOS | LE 07/12 À 16:36, MIS À JOUR À 17:05

Les attentes sont fortes après les augmentations générales chez BNP Paribas.

L’augmentation collective est au cœur de la négociation salariale de la Société Générale. Les salariés seront fixés ce lundi sur les mesures pour 2015. La banque a annoncé qu’elle consentirait à revaloriser de 1% la grille des salaires minimum et à augmenter le salaire minimum des cadres de plus de 50 ans. Elle ne s’est pas engagée à accorder une augmentation collective ; privilégiant un plan de participation et d’intéressement (P+I) lié aux résultats de l’entreprise.

Les cinq syndicats sont en désaccord : « on a l’impression que le consensus est rompu, indique Philippe Fournil, délégué national CGT à la Société Générale.La direction doit entendre le mécontentement et respecter le pacte social qui a permis de traverser ces 150 dernières années », plaide t-il.

Appel à la grève

Pour faire entendre leur voix, les syndicats de la banque avaient appelé à la grève vendredi. Le mouvement a été plutôt suivi dans les agences et très peu au siège. Pour la Société Générale, la pression est d’autant plus forte que BNP Paribas a accordé une augmentation générale de 0,5% à ses salariés. Une mesure qui vise certainement à fédérer ses troupes après le choc de l’amende record versée aux Etats-Unis l’été dernier.

Edouard-Malo Henry, directeur des ressources humaines de la Société Générale, considère que les demandes des syndicats, soit 2% d’augmentation générales, sont « déraisonnables ». « Elles pourraient constituer une menace pour l’emploi. Une augmentation de 1,6% de la masse salariale et un accroissement de la participation/intéressement sont déjà de nature à consolider le pacte social », explique t-il. Il est vrai qu’on assiste en Europe à des suppressions d’emplois massives au Royaume-Uni à l’heure d’un engouement pour la banque digitale.

Pour les dirigeants du groupe, cette politique est en ligne avec le contexte économique  : 0,5% de croissance , 0,5% de inflation et 0,5% de taux d’intérêt. «Nous tenons compte d’un environnement de très faible inflation et de pression à la baisse des revenus de la banque de détail», nous assure Frédéric Oudéa.

Ce contexte pèse de fait sur une grande partie des entreprises du CAC 40, engagées elles aussi dans des négociations salariales tendues pour 2015. BNP Paribas a mis la barre très haut alors que le Crédit agricole et le groupe BPCE n’ont pas encore achevé leurs négociations. A la Société Générale, la décision prise aujourd’hui devraient influencer à leur tour les pratiques des autres grands groupes bancaires.

Frank Bournois

ESCP Europe - Directeur général

Publié dans A - Rémunération

Une grève d'employés de la Société Générale réclamant une augmentation salariale est prévue vendredi, avec un risque de fermetures d'agences bancaires dans certaines villes. 

IGrève pour les salaires à la Société Générale

Les agences de Marseille, Lyon, et Lille devraient être particulièrement touchées par ce mouvement de grève.

afp.com/Pascal Guyot

Les cinq syndicats de la Société Générale (CFDT, CFTC, FO, CGT, SNB/CFE-CGC) ont lancé un appel à la "mobilisation générale". La CGT prévoit "une mobilisation assez forte", notamment du côté de Marseille, Lyon et Lille, "avec un nombre d'agences fermées assez significatif", selon Philippe Fournil, délégué national à la Société Générale.  

L'intersyndicale réclame une augmentation salariale de 2% et une prime de 750 euros pour l'ensemble des salariés. 

Une pétition de 15 000 signatures

La direction précise dans un communiqué que la négociation annuelle obligatoire (NAO) "est actuellement en cours". "Sans préjuger de l'issue des négociations, nous tenons à privilégier le dialogue avec les partenaires sociaux qui se poursuit", ajoute-t-elle. Une pétition réclamant une hausse des salaires aurait déjà recueilli 15 000 signatures, selon Philippe Fournil, soit un peu moins de la moitié des effectifs. 

Les salariés ont "ras-le-bol de faire des efforts" sans contrepartie financière et veulent "marquer le coup" avant la prochaine négociation salariale de lundi, relève Régis Dos Santos, président du SNB/CFE-CGC, l'un des 5 syndicats de l'entreprise. 

En cas de réunion infructueuse, l'intersyndicale envisagera "la possibilité d'une nouvelle journée d'action le 24 décembre", prévient-elle dans son communiqué. 


En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/greve-pour-les-salaires-a-la-societe-generale_1629289.html#1fMriXgsZK7xizIS.99
Publié dans 1 - Salaire / NAO

Environ 10% des agences de la Société Générale étaient fermées aujourd'hui en raison d'une grève sur les salaires, a-t-on appris auprès de la direction, qui évoque un "mouvement d'ampleur limitée".

En milieu d'après-midi, la banque avait comptabilisé "12% de collaborateurs en grève en France et environ 10% d'agences bancaires fermées" sur les quelque 2200 de son réseau.

Les grévistes protestent contre l'absence d'augmentation collective générale, qui a cours depuis trois ans selon eux. Le mouvement social, décrété par une intersyndicale, entend peser sur la rencontre prévue lundi entre partenaires sociaux dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO).

 

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/12/05/97002-20141205FILWWW00427-societe-generalegreve10-d-agences-fermees.php

Publié dans 1 - Salaire / NAO

Le Monde.fr avec AFP | 04.12.2014 à 20h25 • Mis à jour le 04.12.2014 à 20h33

Une grève d'employés de la Société générale réclamant une augmentation salariale est prévue vendredi 4 décembre, avec un risque de fermetures d'agences dans certaines villes. Les organisations CFDT, CFTC, FO, CGT, SNB/CFE-CGC ont lancé un appel à la « mobilisation générale » contre l'« austérité » salariale et pour « peser sur l'avenir du pacte social » de l'entreprise.

La CGT prévoit « une mobilisation assez forte », notamment du côté de Marseille, Lyon et Lille, « avec un nombre d'agences fermées assez significatif », selon Philippe Fournil, délégué national à la Société générale. L'intersyndicale réclame une augmentation salariale de 2 % et une prime de 750 euros pour l'ensemble des salariés.

La direction précise, de son coté, que la négociation annuelle obligatoire « est actuellement en cours ». « Sans préjuger de l'issue des négociations, nous tenons à privilégier le dialogue avec les partenaires sociaux qui se poursuit », ajoute-t-elle.

« RAS-LE-BOL DE FAIRE DES EFFORTS »

Une pétition réclamant une hausse des salaires aurait déjà recueilli 15 000 signatures, selon M. Fournil, soit un peu moins de la moitié des effectifs. Les salariés en ont « ras-le-bol de faire des efforts » sans contrepartie financière et veulent « marquer le coup » avant la prochaine négociation salariale de lundi, relève Régis Dos Santos, président du SNB/CFE-CGC. En cas de réunion infructueuse, l'intersyndicale a déclaré qu'elle envisagerait « la possibilité d'une nouvelle journée d'action le 24 décembre ».

 
Publié dans 1 - Salaire / NAO

Voici un court message afin de vous rappeler que l’ensemble des organisations syndicales de la SG a appelé à un mouvement de grève national ce vendredi, mais aussi à des rassemblements le 8 décembre suivant afin de prolonger l’écho de votre mécontentement quant à la politique salariale menée par la direction depuis quelques années. Vous connaissez tous l’évolution de votre situation personnelle. Voici les chiffres illustrant la politique de répression salariale à la SG depuis 2007 :

·        De 27 millions à 0 : le budget consacré aux augmentations pérennes de la RAGB est passé d’une moyenne annuelle de 27 millions d’euros sur la période 2004-2007 à 0 sur la période 2012-2015 si la direction maintient sa position lors de la dernière séance de négociation le 8 décembre. A mettre en regard avec les plus de 36 millions d’euros d’actions gratuites distribuées à 6000 privilégiés dans le monde. Mais comme le dit le DRH du Groupe, « 6000 euros par personne, ce n’est pas beaucoup »…

·        6,6% < 13,0% : c’est la différence entre l’évolution de la rémunération mensuelle moyenne d’un salarié des centraux et l’inflation entre 2007 et 2013. Soit une perte de pouvoir d’achat de 6,4%, matraquage fiscal non compris. Qui va oser dire que la politique salariale de ces dernières années a été follement expansionniste ? pas à la SG en tout cas. Sauf au plus haut niveau : sur la période 2009-2013, la rémunération totale de notre PDG a bondi de 142% (http://www.journaldunet.com/business/salaire/patron/frederic-oudea).

·        +20,4% : c’est l’évolution du nombre de jours d’arrêt de travail par salarié des services centraux entre 2007 et 2013. Cette augmentation est constante au fil des années, reflétant la dégradation des conditions de travail et la pression toujours accrue exercée sur les salariés de tous niveaux pour que les objectifs ambitieux soient atteints avec moins de moyens.

Je pourrais encore citer beaucoup de chiffres édifiants, tirés pour la plupart du bilan social qui nous est remis chaque année en CE. Ils ne font que refléter ce que vous ressentez sur votre lieu de travail. Alors que ce soit pour une heure ou pour la journée, faites-vous entendre vendredi ! la richesse de la SG, c’est vous !

Cordialement,

Emeric Uhring

Secrétaire du CE des Service Centraux Parisiens

Délégué du Personnel CGT

http://192.16.214.12/espacesyndicalcgt/

www.cgtsocgen.fr

Publié dans Grève

Bonjour,

 

Voici quelques informations pratiques sur ce qui va se dérouler dans les jours à venir à la SG.

 

Quelques actes de pressions contre la grève du 5 sont à déplorer. Mais c’est le jeu pourrions nous dire et les acteurs de ces pressions prennent le risque d’une condamnation.

Ce qui est plus significatif, c’est que dans le réseau, l’artillerie lourde observée habituellement n’a pas été sortie. Ce qui pourrait laisser penser que l’encadrement de BDDF a bien compris qu’au delà de la bataille des salaires, l’avenir du réseau était en jeu. Tout comme celui dans les services centraux des réorganisations à venir, sans parler de la capacité de discuter convenablement du déménagement de près de 5.000 salariés d’Ouest vers l’Est.

Chaque salarié, quelque soit son niveau hiérarchique, avec qui nous avons échangé ces derniers jours est bien conscient que l’avenir de la SG n’est pas inscrit dans le marbre et que le contexte n’est pas radieux. Personne n’envisage la grève avec légèreté. Beaucoup, qu’ils soient « grévistes à priori » ou non, nous ont fait part de leur volonté de changement sur les salaires et au delà. Sur le fait par exemple, qu’ils ont le sentiment de payer des décisions hasardeuses dont les décideurs s’exonèrent eux même en plus.

Je ne peux que renouveler l’appel des 5 syndicats, réunis sur le constat et sur la seule alternative à la position de « non négociation » de la direction générale. La journée du 5 décembre doit être une journée historique dans notre entreprise, celle qui marque la volonté du personnel d’un choix différent. Différent au déclin dans lequel le conseil d’administration tente de nous emmener.

Au delà du 5 décembre, une réunion de négociation aura lieu lundi 8 décembre à 14h00. Celle ci permettra de mesurer si la réponse au message envoyé par le personnel est à la hauteur des attentes.

Nous invitons chaque salarié qui le veut à participer à un rassemblement devant les Tours de la SG à la Défense ce lundi 8 décembre dès 13h00.

La réunion de négociation se tiendra ensuite à l’Espace 21 et un compte rendu de la négociation pourra être fait dans la foulée.

La pièce jointe, la communication aux Ambassadors et RH, démontre qu’il est encore possible de faire changer les choses …  puisqu’elle convient, comme nous, qu’«Une dernière réunion est prévue le 8 décembre».

 

Encore une fois, on compte sur vous !

 

Bon courage à tous,

Publié dans Grève

Petit mail reçu ce jour et reflet actuel de l'esprit maison :

L'esprit d'équipe est une expression singulière signifiant, à la Société Générale, augmentation individuelle. Cela fait vingt ans que je traîne mes guêtres à la direction de l'informatique de la Société Générale, et je pense avoir mon mot à dire sur l'évolution de la Maison. L'esprit d'équipe, je connais. Ou plutôt : j'ai connu. Les mises en production le week-end ou à 3 heures du matin, le stress des grands projets, les développements à faire en urgence pour répondre au besoin d'un gros client. Cela doit parler à pas mal d'anciens. Même en temps de crise ou de rigueur budgétaire, il nous arrivait de rester de bonne humeur voire même d'aller aider sans rechigner un autre projet qui connaissait des problèmes, quand bien même c'était de sa faute et que nous n'y étions pas obligés. La grande valeur qui nous unissait était sans doute le professionnalisme, que je retrouve aujourd'hui encore avec un grand étonnement dans la Maison, malgré les désastreuses orientations données à l'outil informatique de la Société Générale (notamment dans la banque de détail). J ai vu et connu des collaborateurs se battre pour tenter de sauver ce qui pouvait l'être et faire marcher au mieux des systèmes voués au dysfonctionnement suite à des décisions stratégiques hasardeuses et vouées à l'échec.

Moi, je suis frappé, voire choqué, de cette opposition entre ces collaborateurs si impliqués et si professionnels pour la plupart, et ce quasi-amateurisme dans les prises de décision de nos dirigeants. Je parle de mon expérience, dans mon domaine : la fusion des informatiques de BDDF et de Crédit du Nord a été décidée sur de graves approximations et sur des impressions, plus que sur des analyses sérieuses ou sur une réflexion approfondie. On voit aujourd'hui les dégâts sur notre outil de travail et sur la motivation de tous. Quand les 3/4 des collaborateurs disent qu ils pensent que les objectifs ne sont pas réalistes, il n y a que nos dirigeants pour croire que c'est par paresse, mauvaise volonté ou peur du changement. Et je suis tout autant étonné de voir l'énergie que ces mêmes collaborateurs ont déployé pour essayer quand même de trouver des solutions et faire avancer le projet.

Signe des temps, le Groupe est en train de revoir nos valeurs, et c'est le professionnalisme qui passe à la trappe alors que c'était le seul qui avait encore un sens dans la Maison. A la place, on nous parle de responsabilité et d'engagement, des mots qui doivent plaire dans les cabinets de conseil et sur les plaquettes des actionnaires. L'esprit d'équipe est en pleine déliquescence, et notre professionnalisme est désormais miné par la chasse au gaspi, où l'on pousse l'injonction paradoxale jusqu'à préférer un produit pourri à un produit fiable et fonctionnel, du moment qu il soit livré à l'heure et qu'il contribue à la réduction des dépenses.

Quitte à réduire les dépenses, autant arrêter le projet de tablettes pour tous, ersatz de cadeau qui va se transformer à n'en pas douter en nouvel outil professionnel. Beau cadeau, et bel exemple encore de décision prise à la va-vite. Tout ce qu'on aura eu pour les 150 ans de la Générale, c'est un café dilué avec des croissants rassis (ils avaient 150 ans, eux aussi) et une tablette tactile qui servira au mieux à caler une table ou un bureau. Personne n'en veut, mais tout le monde en aura. Ainsi a-t-on décidé là haut, et ainsi peut-on claironner et fanfaronner devant la presse que l on est à la pointe de la technique et aux petits soins avec ses collaborateurs, en leur donnant le dernier cri de la technologie. Vous n'avez pas le choix ni le droit de discuter. Soyez contents. Et dormez tranquille. On est même obligé de lancer des concours pour trouver une utilité à cette tablette !

Ultime provocation : la disparition du fond E, qu'on nous a tant vanté comme un avantage financier et qui constituait également un ciment entre les salariés et leur entreprise en les rendant actionnaires donc responsables. Mais avoir trop de salariés actionnaires devait également déplaire aux pontes et aux agences de notation. On a dont préférer sacrifier le seul outil permettant à la fois cohésion et complément de revenu, le comble tant que sa valeur était grandement conditionnée par les résultats du Groupe. Vous avez dit esprit d'équipe ?

Le 5 décembre, je ferai donc grève pour la première fois de ma vie. Non pas pour une hypothétique augmentation de salaire, mais pour répondre au mépris et la plus parfaite incompétence des nos hautes sphères. Cela ne me remplit pas de joie, bien au contraire : c'est avec la plus profonde tristesse que je vois nos valeurs, nos vraies valeurs, disparaître.

Publié dans Tribune des Salariés

Grève, mode d’emploi rapide

D’abord, la grève est un droit absolu qui ne doit faire l’objet d’aucune pression, d’aucune rétorsion ni d’aucune sanction. Celles-ci ont légèrement tendance à être des délits.

Qui peut faire grève ?

Tous les salariés, syndiqués ou pas. Le 5 décembre, c'est simple : une journée de grève, c'est une journée sans travail et sans les transports qui vont avec..

Faut-il vous déclarer avant ?

Non, vous faites grève quand vous avez décidé de le faire, c’est l’ennui de cette forme de protestation, elle a tendance à gêner la production et à rendre son organisation difficile.
En somme, si votre manager vous demande si vous faites grève, vous pouvez lui dire qu’il verra bien, ce n’est d’ailleurs pas parce que vous aurez dit non que vous serez engagé. Un droit absolu vous dit-on.

Faut-il vous déclarer après ?

On connaît des managers qui, pour éviter la « honte » d’avoir des protestataires dans leurs équipes « omettent » de les déclarer. Ce n’est d’ailleurs pas légal, mais ça diminue évidemment les statistiques qui remontent à la direction, laquelle connaît quand même la combine mais autant ne pas la laisser se bercer d’illusions. Vérifiez simplement que vous avez bien été comptabilisés.

Qui a la charge de vous déclarer gréviste ?

C’est l’employeur, autrement dit la hiérarchie (si tant est qu’elle ne fasse pas grève elle aussi J).

Peut-on vous retirer plus de salaire que vous n’avez cessé de travailler ?

Non. On ne peut déduire de votre salaire que le temps effectif de cessation du travail.

De : FOURNIL Philippe 
Objet : RE: [IRP] Négociation annuelle sur les salaires - NAO : le Cran au dessus

Bonjour XXXXX,

merci de cette contribution à la réflexion sur la situation actuelle. La question avec les autres syndicats n'est pas tranchée (grève, pas grève, quelles suites, etc).

L'enjeu auquel nous sommes confrontés n'est pas habituel. Nous ne cherchons à obtenir un peu plus que ce qui est proposé, mais à modifier une decision stratégique. Nous ne cherchons à communiquer à la direction un début de mécontentement, mais à faire face au choix politique de celle ci de ne recourir qu'aux augmentations individuelles - et encore !

Il est difficile de trouver le mode universel de manifester son mécontentement.

Nous sommes convenus d'une journée de grève en intersyndical. Après chaque salarié prendra ses responsabilités et y mettra les moyens qu'il peut. L'important est que ce jour là, les salariés puissent manifester leur mécontement.

La question des conséquences économiques d'une journée de grève est toute relative cette fois ci, car la direction a clairement affiché le fait que dorénavant il n'y aura plus d'augmentation collective. Nous n'agissons pas seulement pour 2015, mais bien au delà.

Sans parler des conséquences sur l'emploi du réseau et des centraux, des conditions de travail (transfert géographique de l'ouest à l'est de Paris, etc)

J'ai bien noté la proposition et vais tenter de trouver une bonne combinaison dans les différents moyens d'expression.

slm,

       
 

Philippe Fournil

 
 

 


De :
[>]  Envoyé : mardi 18 novembre 2014 15:00
Objet : RE: [IRP] Négociation annuelle sur les salaires - NAO : le Cran au dessus

Bonjour,

Je me permets de vous écrire afin de revenir sur votre décision d’une journée de grève comme conséquence à ces négociations qui n’ont que le nom.

En effet, je ne suis pas contre cette idée mais l’immense majorité du personnel ne la suivra pas pour deux raisons :

-          Ces conséquences économiques… vous parlez d’augmentation de salaire mais la grève n’occasionnera qu’une baisse de revenu pour chacun,

-          Sa portée limitée… ok pour une journée. Mais ensuite, quelle est la prochaine étape ? Une autre journée ? A la fin du mois, il faut bien payer son crédit, son loyer, la cantine des enfants, etc…

Par conséquent, conscient de ces différents retours par mes collègues,  pourquoi ne pas proposer une journée de mobilisation générale différente ?

Une mobilisation du type « bureaux vides à 16h »… tout le monde à la maison !

Ne connaissant pas les chiffres, je pense qu’une grande partie du personnel sont des cadres prêts à raccourcir leur journée pour signifier leur mécontentement.

En tant que cadres au forfait, ils n’ont pas à respecter un horaire rigide (merci les heures supp. non payées) et par conséquent ce départ massif à 16h n’engendrera aucune sanction financière à personne, sauf à la Direction de se retrouver bien seule à 16h.

Pour ce qui des techniciens, en commençant exceptionnellement plus tôt, ils pourraient suivre à 17h… dans les mêmes conditions (je ne sais malheureusement pas s’il y a des contraintes horaires).

L’avantage de cette idée c’est qu’elle ne sacrifie aucun euro à personne, surtout dans une période où les fins de mois sont difficiles pour tous.

2ème avantage, c’est sa portée… cette opération peut bien être répétée en cas de surdité de la Direction.

Cordialement,

Publié dans Tribune des Salariés
Page 2 sur 2