Les EchosLe 21/07 à 18:24Mis à jour à 18:30
 

La banque écope d’une amende de 5 millions d’euros du fait d’insuffisances dans son système de lutte anti-blanchiment.

Après BNP Paribas en juin , c'est au tour de la Société Générale d'être sanctionnée par l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution(ACPR). La banque a écopé vendredi d'une amende de 5 millions d'euros.

Comme sa concurrente, qui avait, elle, écopé d'une amende de 10 millions d'euros, la Société Générale est sanctionnée pour les insuffisances de son dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Dans le détail, la commission des sanctions de l'ACPR relève que « les délais de déclaration à TRACFIN des opérations suspectes que la Société Générale exécute pour le compte de ses clients étaient excessifs en 2014 et 2015 ». Elle reproche aussi à la banque le fait que « quelques opérations qui auraient dû être portées à la connaissance de TRACFIN ne l'ont pas été ».

Les motifs reprochés sont très semblables à ceux dont BNP Paribas a fait l'objet. Mais le montant moindre de la sanction peut s'expliquer par le fait que « la Commission a tenu compte de l'appréciation portée par TRACFIN sur les pratiques déclaratives de la Société Générale, qui étaient jugées globalement satisfaisantes en 2015 ».

 

La Société Générale dispose maintenant de deux mois pour déposer un recours contre cette décision de la commission des sanctions.

Un gendarme de plus en plus vigilant

L'ACPR et TRACFIN se montrent de plus en plus offensifs sur le sujet de la lutte contre le blanchiment. Le total des sanctions infligées par l'autorité ne dépassait en effet pas 6,47 millions d'euros en 2016. En deux amendes, l'ACPR a déjà plus que doublé cette somme.

Deux blâmes, auxquels il faut ajouter une autre récente pénalité de 2 millions d'euros contre la caisse régionale Atlantique Vendée du Crédit Agricole , encore pour des manquements dans la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.

Sans oublier la sanction de 5 millions d'euros contre la Banque Postale fin mai . Cette fois pour des défauts dans une procédure destinée à prévenir ses clients de pertes liées au rachat, avant leur échéance, de contrats d'assurance-vie en unités de compte.

P.S

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/030458934796-lacpr-sanctionne-la-societe-generale-2103578.php#A5JIrgouBRxrTGuE.99

Monsieur,

En complément et suite à notre discussion téléphonique, je vous confirme que lle message de Monsieur Frédéric Oudéa disponible sur le lien :  https://gbis.safe.socgen/fr/detail/-/journal_content/uas_56/12665207/29422108

Le message est clair.  Il y est indiqué en toutes lettres que « La Conformité qui deviendra une Direction à part entière lui sera également rattachée dans la future organisation. ».

Il n’y a ni conditionnel, ni de réserves sur le fait que la modification de structure devra faire l’objet d’une consultation auprès des IRPs.

Cette modification de structure doit faire l’objet d’une présentation aux instances représentatives.

Je vous réclame donc la fin de l’entrave des instances représentatives du personnel fût-elle exercée par la Direction Générale de la Banque.

Cordialement,

 


Monsieur,

 

L'article L2323-1 du code du travail prévoit que "Le comité d'entreprise a pour objet d'assurer une expression collective des salariés permettant la prise en compte permanente de leurs intérêts dans les décisions relatives à la gestion et à l'évolution économique et financière de l'entreprise, à l'organisation du travail, à la formation professionnelle et aux techniques de production.

 

Il est informé et consulté sur les questions intéressant l'organisation, la gestion et la marche générale de l'entreprise, notamment sur les mesures de nature à affecter le volume ou la structure des effectifs, la durée du travail ou les conditions d'emploi, de travail et de formation professionnelle, lorsque ces questions ne font pas l'objet des consultations prévues à l'article L. 2323-6.

 

Il formule, à son initiative, et examine, à la demande de l'employeur, toute proposition de nature à améliorer les conditions de travail, d'emploi et de formation professionnelle des salariés, leurs conditions de vie dans l'entreprise ainsi que les conditions dans lesquelles ils bénéficient de garanties collectives complémentaires mentionnées à l'article L. 911-2 du code de la sécurité sociale."

 

 

L'article L2323-2 du code du travail prévoit que "Les décisions de l'employeur sont précédées de la consultation du comité d'entreprise, sauf, en application de l'article L. 2323-42, avant le lancement d'une offre publique d'acquisition.

 

Les projets d'accord collectif, leur révision ou leur dénonciation ne sont pas soumis à l'avis du comité d'entreprise."

 
 

Les dispositions pénales sur l'entrave sont prévues à l'article L2328-1 du code du travail.

Je le cite "Le fait d'apporter une entrave soit à la constitution d'un comité d'entreprise, d'un comité d'établissement ou d'un comité central d'entreprise, soit à la libre désignation de leurs membres, notamment par la méconnaissance des dispositions des articles L. 2324-3 à L. 2324-5 et L. 2324-8, est puni d'un emprisonnement d'un an et d'une amende de 7 500 €.

 

Le fait d'apporter une entrave à leur fonctionnement régulier est puni d'une amende de 7 500 €. "

 

est reproduit ci-après

"Le directeur de la banque de financement et d’investissement de Société Générale devient directeur général délégué. Il supervisera les activités de marché de l’établissement en lieu et place de Séverin Cabannes, qui assurera désormais le pilotage du contrôle et de la conformité.

 

Avant de formaliser ses nouvelles ambitions stratégiques, Société Générale a décidé d'élargir son Etat-major pour se doter d'une gouvernance plus « agile ». Composée jusqu'alors de Frédéric Oudéa et de deux directeurs généraux délégués, Bernardo Sanchez Incera et Séverin Cabannes, la direction générale de la banque s'étend à Didier Valet, actuel directeur de la banque de financement et d'investissement (BFI), de la banque privée, de la gestion d'actifs et des métiers titres du groupe. « Dans de nombreuses banques, le patron de la BFI est membre du premier cercle, c'est désormais le cas chez Société Générale », résume un proche de la banque.

 

Réputé « sobre et efficace », cet ancien analyste financier qui vient d'avoir quarante-neuf ans, pilotera donc la BFI du groupe en tant que troisième directeur général délégué. Par ailleurs, il conservera ses fonctions à la tête de la banque privée, de la gestion d'actifs et des métiers titres.

 

Proche de Frédéric Oudéa , qu'il a appris à connaître lorsqu'il était responsable des relations investisseurs de la banque entre 2003 et 2006, Didier Valet a vu sa carrière propulsée lorsqu'il a été nommé directeur financier de Société Générale en 2008. L'affaire Kerviel avait libéré ce poste - occupé jusqu'alors par Frédéric Oudéa - plus tôt que prévu. Depuis, ce polytechnicien, père de trois enfants, s'est dédié aux métiers de marché. En 2011, il avait succédé à Michel Péretié, responsable de la banque de financement et d'investissement de Société Générale, en tandem avec Christophe Mianné.

 

De son côté, Severin Cabannes, l'homme de marchés du groupe, qui supervisait jusqu'à présent sa BFI, se voit confier une nouvelle fonction de vigie. Le directeur général délégué sera chargé de veiller exclusivement sur le contrôle des risques, les finances, les ressources et la conformité de Société Générale. Signe que la banque se conforme aux nouveaux standards de contrôle interne de l'industrie qui privilégient l'indépendance des équipes de contrôle. « C'était une recommandation du régulateur d'isoler le pilotage de la conformité des autres métiers du groupe », explique la banque."

 

Nous y apprenons que "la banque se conforme aux nouveaux standards de contrôle interne de l'industrie qui privilégient l'indépendance des équipes de contrôle. C'était une recommandation du régulateur d'isoler le pilotage de la conformité des autres métiers du groupe".

Nous avons donc une recommandation qui n'est pas une injonction.  Nous apprenons également que la décision a déjà été prise.

 

De sources proches du Comité d'Entreprise ou du Comité Central d'Entreprise, ces instances représentatives à consulter à minima avant ce genre de décision, ils n'ont pas été consultées.

 

Je vous réclame l'application des textes de loi susmentionnés et de cesser d'entraver le fonctionnement des instances représentatives du personnel.

Il est dommage pour notre nouveau Directeur Général - Didier VALET - de voir sa nomination entachée d'une telle entrave envers les représentants du personnel.

 

Cordialement,

 

 

English Version
 
https://enews.fr.world.socgen/fr-FR/CommunityLogo/DisplayActual/173
 
  
 

A l'ensemble des équipes GBIS

Bonjour à tous,

Permettez-moi de partager avec vous le message de Frédéric annonçant ma nomination en tant que Directeur général délégué à compter d’aujourd’hui. C’est avec fierté, enthousiasme et humilité que j’aborde ces nouvelles responsabilités.

Fierté car c’est un honneur de diriger une équipe avec ce niveau de professionnalisme. Nous pouvons chacun être fier des résultats collectivement obtenus depuis 5 ans. Ensemble, nous avons poursuivi et accéléré la transformation de l’ensemble des activités de GBIS pour mieux servir nos grands clients – grandes entreprises, investisseurs institutionnels, souverains ou encore clientèle fortunée – tout en maitrisant nos risques et en nous adaptant au nouvel environnement réglementaire et financier.

Enthousiasme car, tout en continuant à superviser les activités de GBIS, j’apporterai avec votre soutien ma contribution à la mise en place d’une organisation du Groupe plus agile, encore plus tournée vers le client et porteuse de sens pour nous ainsi que pour l’ensemble de nos partenaires externes.

Humilité car c’est en équipe que nous réussissons et donc demain tout autant qu’hier ou aujourd’hui, je sais que j’aurai besoin de vous pour relever ce nouveau challenge en combinant responsabilité et esprit d’équipe.

Au sein de la Direction Générale, nous allons dès aujourd’hui commencer à travailler sur l’adaptation de l’organisation pour renforcer notre capacité à améliorer l’expérience de nos clients, à innover et à délivrer une stratégie ambitieuse pour 2020, visant à être parmi les gagnants du secteur bancaire européen.

Cette adaptation s’inscrit dans la poursuite des précédentes étapes déjà mises en place : i) création des trois piliers en 2013, conduisant à un recentrage métiers/géographies, à un renforcement des synergies et à la mutualisation de moyens puis ii) création des filières de contrôles intégrées en 2015, pour harmoniser et renforcer le cadre de ces contrôles. Ceci nous permet désormais d’engager la phase de simplification de cette organisation et de renforcer les responsabilités des lignes métiers et/ou des géographies dans l’exécution future de notre stratégie.

En attendant les décisions à venir, la gouvernance de GBIS reste la même, focalisée sur la poursuite des grands axes de notre feuille de route : une performance pérenne pour nos collaborateurs et nos clients !

Merci à chacun d'entre vous pour votre soutien et votre engagement continus.

Didier Valet

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Message de Frédéric Oudéa

Chers Ambassadors,J’ai proposé au Conseil d’administration qui l’a validée, une évolution de la Direction générale du Groupe avec la nomination d’un troisième Directeur général délégué, Didier Valet, aux côtés de Séverin Cabannes et Bernardo Sanchez Incera. Cette évolution constitue une première étape vers un nouveau mode de gouvernance du Groupe plus agile que nous allons définir très rapidement.Comme vous le savez, notre Groupe s'est engagé depuis plusieurs années dans un plan de transformation ambitieux qui vise à renforcer notre orientation client et adapter notre modèle opérationnel pour faire face aux évolutions majeures qui touchent le marché bancaire au niveau mondial.


La mise en place en 2013 d'une organisation des métiers en trois piliers a facilité l’optimisation du portefeuille d’activités et de l’allocation des ressources, et permis le développement des synergies de revenus et les mutualisations de moyens. En parallèle, au-delà de la gestion indépendante des risques et de la conformité, nous avons décidé en 2015 d’intégrer au niveau du Groupe d’autres fonctions comme la finance et la communication pour mieux répondre aux enjeux réglementaires et de réputation. Sans perdre les bénéfices apportés par ces modes de fonctionnement en termes de synergies et de cohérence, nous souhaitons aujourd’hui impulser une nouvelle dynamique managériale pour renforcer davantage notre approche client et la capacité d’action des métiers en rendant la gouvernance du Groupe plus simple et efficiente.A compter du 16 janvier 2017, sous mon autorité en tant que Directeur général, l’équipe de Direction générale est donc composée de :- Séverin Cabannes, Directeur général délégué, en charge de la coordination du contrôle interne et des directions Finance, Risques, Ressources qui lui sont rattachées. La Conformité qui deviendra une Direction à part entière lui sera également rattachée dans la future organisation.

Bernardo Sanchez Incera, Directeur général délégué, en charge des activités de Banque de détail en France et à l’international, Services Financiers et Assurances.
Didier Valet, Directeur général délégué, en charge des activités de Banque de financement et d'investissement, Banque privée, Gestion d'actifs, Métiers titres dont il conserve la direction opérationnelle au titre de GBIS/DIR.

Je vais continuer de superviser directement le Secrétariat Général, le Contrôle Périodique, les Ressources Humaines, la Communication et le Programme Culture & Conduite.


Cette nouvelle structure de gouvernance permettra à Bernardo et Didier de respectivement renforcer notre approche des clients individuels-PME 'retail' d’un côté, et des grands clients entreprises & investisseurs 'wholesale’ de l’autre. Séverin pourra assurer la supervision des fonctions de pilotage et de contrôle, y compris la conformité, de façon complètement séparée de la supervision des métiers, comme le recommandent les autorités de régulation.Notre nouvelle équipe de Direction générale définira dans les deux prochains mois l’organisation et la gouvernance les plus adaptées aux ambitions stratégiques et aux enjeux de transformation de notre Groupe. Pendant cette période de réflexion et de transition, la gouvernance actuelle reste en vigueur.


Ensemble, nous aurons par ailleurs à définir et mettre en œuvre le nouveau plan stratégique, en s’appuyant sur cette nouvelle organisation et avec l’ambition de conforter notre position parmi les grandes banques européennes.Vous trouverez ci-joint le communiqué adressé ce matin à la presse ainsi qu'un document questions-réponses pour vous aider à répondre à vos équipes. Je répondrai également à vos questions à l’occasion de notre prochain Dialogue Ambassadors le 23 janvier prochain.

Frédéric Oudéa

Directeur général


Publié dans DP Tours ABCE
 
L’enquête interne de la CGT dédouane son ancien dirigeant Thierry Lepaon de toute responsabilité dans l’affaire de la rénovation de son bureau et de son appartement de fonction, a annoncé mardi son nouveau secrétaire général, Philippe Martinez .

Selon ce document, Thierry Lepaon n’est pas intervenu dans la commande de ces prestations, n’a pas vu les devis et « a découvert les travaux une fois ceux-ci achevés ».

En outre, l’entreprise avec laquelle la CGT avait l’habitude de travailler aurait surfacturé les travaux.

« La Confédération étudie la façon de recouvrir le trop payé et se réserve la possibilité d’utiliser tous les recours juridiques », a précisé Philippe Martinez devant la commission exécutive confédérale.

«  La vérité éclate enfin. Je retrouve mon honneur, ma dignité, le fruit de mes engagements », a réagi dans l’Opinion, à paraître mercredi, l’ancien « patron » de la centrale, qui était resté silencieux depuis son éviction.

« J’ai le sentiment d’avoir été trahi. Des documents internes à la CGT se sont retrouvés dans la presse. Il y avait pourtant d’autres manières de traiter les sujets qui faisaient débat », a-t-il ajouté.

Source Reuters

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/economie-france/social/0216678607-lepaon-blanchi-par-la-cgt-dans-laffaire-de-son-appartement-1111243.php?r2zFiUuUId1XYFLa.99#xtor=RSS37
Publié dans La Presse
Sharon Wajsbrot / Journaliste | Le 01/04 à 19:05, mis à jour le 02/04 à 10:39
 
 

Le déménagement, prévu en 2016, devrait alléger les coûts de structure de la banque.

C’est un vaste chantier auquel s’atèle aujourd’hui la banque de la Défense, qui dans quelques mois portera moins bien son nom. Engagée de longue date dans un projet qui vise à désengorger ses tours de l’Ouest parisien, au profit de son site situé à Val de Fontenay, Société Générale vient d’amorcer des discussions en interne pour déterminer quelles directions seront amenées à déménager à l’autre bout de la ligne du RER A, d’ici à fin 2016.

Dans le groupe, le sujet est sensible : au total, la banque projette de faire migrer 5.000 salariés -sur les 20.000 qui travaillent actuellement sur son site de la Défense- vers Val de Fontenay. Le groupe y a engagé la construction d’un nouveau « campus » pour les accueillir. In fine, Société Générale portera ainsi ses effectifs dans l’Est de Paris à près de 10.000 salariés. Un transfert sans précédent pour la banque.

 

Fonctions informatiques

Concrètement, ce sont les fonctions informatiques du groupe qui devraient être principalement concernées par ce déménagement. A la mi-mars, la direction du groupe a en effet informé ses représentants syndicaux qu’une partie des directions informatiques des réseaux de banque de détail en France du groupe (SIOP), celle dédiée à l’infrastructure du groupe (RESG) et celle de sa banque d’investissement seraient concernées (GBIS). Reste toutefois pour la banque à préciser quels salariés, individuellement, seront appelés à déménager, puisque, cumulées, les directions concernées dépassent largement le nombre de départs visés. Le sujet promet quelques débats. « Il faudra trouver des solutions pour tous les salariés qui habitent dans l’Ouest de Paris et pour qui il n’est pas question de déménager », fait valoir un représentant syndical CGT. Autant de questions que la banque abordera dans les prochains mois avec les représentants du personnel.

Pour la Société Générale, l’objectif d’un tel déménagement est double. Il s’agit tout d’abord de se doter d’un « pôle technologique » et d'être en mesure d’assurer la résilience de ses activités en cas de difficultés sur son site de la Défense. « La construction d’un nouveau bâtiment à Val de Fontenay va permettre de créer à l’Est de Paris un technopole qui sera l’incarnation de la transition numérique », se félicite la banque.

Mais à l’heure où les revenus de sa banque de détail en France sont en berne, il s’agit aussi pour Société Générale de réaliser des économies sur ses coûts de structure. De sources syndicales, en réduisant ses effectifs à la Défense à près de 15.000 personnes, la banque sera en mesure d’économiser 4.400 euros par an et par poste de travail.

 

Sharon Wajsbrot
Publié dans La Presse

 

La banque distribue des tablettes tactiles auprès de 90.000 collaborateurs. Une démarche «  plus complexe qu'elle n'y paraît  », juge Françoise Mercadal-Delasalles, directrice des ressources et de l'innovation.

 

La Société Générale rêve d'une banque dans laquelle 90.000 collaborateurs se pencheront sur leurs tablettes tactiles pour réserver une salle de réunion au siège ou contacter le service informatique. Annoncé en septembre dernier par son PDG, Frédéric Oudéa, le programme « Digital For All » devient peu à peu réalité depuis février. « Ce programme, que nous avons lancé dans le cadre du 150e anniversaire de la banque, est très ambitieux, explique Frédéric Oudéa aux « Echos Business ». C'est aussi un lourd investissement, qui a pour but de susciter un choc dans les modes de travail. Avec leurs tablettes, nos collaborateurs vont voir ce que ça veut dire, la mobilité. »

La distribution de tablettes a débuté auprès de 1.000 « early adopters ». D'ici à septembre, la quasi-totalité des salariés français et environ 30.000 autres à l'international auront reçu la leur, pour une utilisation professionnelle et de loisir. En équipant ses salariés, la banque de La Défense entend les ouvrir à des pratiques numériques déjà bien comprises par une part de plus en plus importante de clients.

 

Une distribution complexe des tablettes à la Société Générale

« Techniquement, mais aussi en termes de logistique et de management, la distribution est plus complexe qu'elle n'y paraît », souligne Françoise Mercadal-Delasalles, directrice des ressources et de l'innovation. Chargée de la transformation numérique de la Société Générale, elle estime qu'un tiers des 148.000 salariés du groupe sont déjà hyperconnectés. L'enjeu porte sur les autres. « Les premiers équipés, répartis partout dans le groupe, doivent devenir des ambassadeurs », relève la dirigeante.

La distribution proprement dite est confiée à des professionnels de la logistique externe. Sur tous les sites, hors agences, les collaborateurs viennent retirer leurs tablettes. Ils apprennent alors les rudiments de son utilisation. S'ils suivent la charte de bonne pratique qui leur est exposée à ce moment-là, tout dérapage de réputation en ligne, pour la banque comme pour eux-mêmes, devrait être évité.

 

Un pas vers le BYOD, des travaux pour le Wi-Fi

Techniquement, la DSI s'est engagée sur deux fronts. D'abord au niveau logiciel. Les informaticiens de la banque ont développé une vingtaine d'applications destinées aux collaborateurs, du mail à la consultation de vidéos internes en passant par l'annuaire ou le service de réservation de place en crèche. Trente autres devraient suivre prochainement mais les applications métiers proprement dites, celles utilisées par les conseillers en agence, ne sont pas prévues pour tout de suite. Pour connecter les tablettes, le wi-fi sera déployé dans tous les bâtiments de bureau. C'est le deuxième chantier de la DSI, avec des professionnels du bâtiment. A La Défense, les travaux se déroulent la nuit et le week-end aux étages de bureaux occupés la journée.

« Au plan informatique, nous sommes prêts pour le Bring Your Own Device (les salariés utilisent professionnellement leur propre matériel informatique) », estime également Françoise Mercadal-Delasalles. Pas sûr donc que la banque suive le rythme effréné de l'obsolescence de tels gadgets high-tech. La prochaine fois, les collaborateurs tombés accros devront sûrement s'équiper par eux-mêmes.

 

Un arbitrage financier pour preuve d'agilité

Aujourd'hui, le programme « Digital For All » coûte déjà cher à la banque. En tout cas suffisamment pour revenir en partie sur le programme de fusion des systèmes d'information des trois réseaux bancaires du groupe. « Il y a cinq ans, nous avons lancé un programme d'informatique lourde mais entre-temps est venue la révolution numérique : nous avons su être agiles dans cet arbitrage », se félicite Françoise Mercadal-Delasalles.

Souple en matière d'attribution des budgets, la banque se veut en revanche inflexible sur les mesures de sécurité. L'accès aux applications est protégé par un mot de passe modifié régulièrement, rassure la Société Générale. La protection de l'espace personnel de chaque salarié reste à leur discrétion.

 

En savoir plus sur http://business.lesechos.fr/directions-numeriques/0204246216283-du-digital-pour-tous-a-la-societe-generale-109625.php?9kDTa65ersPeGW1v.99

 

 

Publié dans La Presse

Les mesures d’augmentation générale sont devenues l’exception.

Les établissements privilégient les bas salaires et les mesures créatives.

 

Les négociations annuelles obligatoires (NAO) dans les grandes banques françaises touchent à leur fin, et elles s’avèrent moins fructueuses que l’an passé. Une inflation au plancher et les performances peu dynamiques des réseaux bancaires français au deuxième semestre 2014 ont pesé pour 2015.

 

De rares mesures pérennes

Seules deux banques ont à ce jour accordé une augmentation générale de salaire à leurs équipes. Le  Crédit Mutuel-CIC, qui est traditionnellement le mieux-disant, a signé un accord prévoyant une augmentation de 0,8 % au 1er janvier 2015, avec un plancher de 300 euros. Il s’agit toutefois d’une proposition en retrait par rapport à la hausse de + 1,1 % de l’an dernier. A l’inverse,  BNP Paribas, qui s’était refusé en 2014 à toute mesure pérenne, a signé pour une augmentation générale de 0,5 % au 1er avril 2015, assortie d’un montant plancher de 250 euros brut, à laquelle s’ajoute une prime de 450 euros au titre de supplément d’intéressement. S’étant vu infliger cet l’été une amende record de 9 milliards de dollars, la direction de la banque s’était engagée à ce que celle-ci n’ait  « pas de conséquence sur la politique de rémunération ». Ce qui avait donné un levier aux organisations syndicales.

 

Les plus bas salaires privilégiés

Si certaines banques, comme  Crédit Agricole SA,  LCL ou  la Société Générale se sont refusées à toute mesure d’augmentation pour 2015, d’autres ont choisi de limiter leur effort aux salaires les plus bas. C’est notamment le cas de Natixis, qui répartira des augmentations annuelles allant de 200 à 270 euros brut en fonction des tranches de salaires (voir le tableau ci-dessus). De même, La Banque Postale propose d’accorder une augmentation de 400 euros aux salariés dont la rémunération brute annuelle ne dépasse pas 40.000 euros, et une hausse de 0,5 % pour les salaires compris entre 40.000 et 50.000 euros. Les Banques Populaires ont de leur côté proposé une prime brute de 200 euros aux salariés aux revenus inférieurs à 35.000 euros. Une mesure jugée  « indécente et scandaleuse » par l’intersyndicale CFDT-CFTC-CGT-FO-SNB-Unsa.

 
 

Un coup de pouce pour le logement chez LCL

Dans un  « contexte économique contraignant », à défaut d’augmentations, la direction de LCL veut aider ses collaborateurs dans leur accession au logement. La direction propose l’écrêtement de leurs prêts immobiliers, moyennant des frais de dossiers « discount ». L’opération sera menée au siège et non en agence, et devrait concerner plus de 70 % des prêts en cours. En outre, la banque s’engage à ouvrir une réflexion globale sur le logement, et notamment sur la mise en place par LCL d’une caution bancaire pour ses salariés. D’autres banques ont eu recours aux « mesures annexes ». Pour 2015, la Société Générale s’est par exemple engagée à accorder deux jours de congé paternité supplémentaires. Pour calmer les esprits après la grève qui a secoué l’établissement en fin d’année, elle a aussi accordé un supplément d’intéressement à l’ensemble de ses salariés, qui varie entre 200 à 400 euros en fonction du salaire.

 

L’AFB à pas mesurés

Fin décembre, l’Association française des banques (AFB) a proposé dans le cadre des NAO 2015 de revaloriser de 1,5 % les salaires minimums de la branche et de créer un salaire minimum de base de 33.000 euros pour les cadres de plus de 50 ans. Les syndicats soulignent toutefois que ces mesures ne ciblent qu’une toute petite minorité de salariés.

Véronique Chocron, Les Echos
Sharon Wajsbrot, Les Echos

 

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/0204064873036-les-negociations-salariales-dans-les-banques-patissent-de-la-crise-1081651.php?xtor=RSS37&xmksZ4fyYb8rhmAX.99
Publié dans La Presse

Les grandes banques françaises ont toutes décidé de relever le plafond des bonus.Elles doivent obtenir l'aval de leur actionnaires.

 

Les actionnaires des banques françaises découvrent ce printemps la nouvelle arme dont ils disposent pour limiter le bonus des « preneurs de risques » au sein des établissements. La directive européenne dite « CRD4 », voté en juin 2013, stipule en effet que la rémunération variable de ces banquiers ne peut plus excéder le montant de leur rémunération fixe. Toutefois, elle permet aux établissements de la porter au maximum au double de la rémunération fixe (règle dite du « 2 pour 1 »), à condition que les actionnaires donnent leur feu vert.

BNP Paribas a expérimenté la première ce nouveau dispositif, lors de son assemblée générale annuelle, mercredi 14 mai. La banque a demandé à ses actionnaires l'autorisation de verser un bonus pouvant atteindre 200 % de la rémunération fixe à sa « population régulée », à savoir les dirigeants du groupe, les responsables des activités de marché, les traders ou les salariés exerçant une fonction de contrôle.

Les actionnaires ont finalement approuvé à 81,5 % cette résolution. Soit un score très inférieur à celui réuni autour de l'augmentation de la rémunération du directeur général de la banque, Jean-Laurent Bonnafé, approuvée à 96,54 %. Le président de BNP Paribas, Baudouin Prot, avait pourtant défendu la règle du « 2 pour 1 » avec vigueur, la qualifiant de « particulièrement importante » pour le groupe. Faisant valoir que « les banques américaines et asiatiques ne seront pas soumises aux même règles d'encadrement des rémunérations », il avait mis en avant la possibilité, grâce au relèvement du plafond des bonus, « de recruter et de retenir les meilleurs collaborateurs visés par cette mesure ».

Qui sont exactement ces collaborateurs ? Il s'agit, chez BNP Paribas, d'une population de 357 « preneurs de risques », dont la rémunération fixe cumulée s'est élevée à 107 millions d'euros, pour une rémunération variable de 240 millions attribuée au titre de 2013. Selon la nouvelle règle européenne, à revenus fixes identiques, ces responsables devraient donc voir, en théorie, leurs variables attribuées au titre de 2014 reculer en masse globale d'environ 10 %.

 

Nombre restreint de bénéficiaires

Pour éviter un tel recul, toutes les grandes banques françaises ont décidé de faire voter le « 2 pour 1 ». C'est pour les banques le meilleur moyen de ne pas augmenter les rémunérations fixes, « ce qui renchérirait leur base de coûts, altérerait les résultats et, in fine, le versement de dividendes aux actionnaires », indique un banquier. Les banques françaises ont d'autant moins d'état d'âme à recourir au relèvement du plafond qu'elles ont fortement réduit la base de leur population strictement réglementée (par neuf pour BNP Paribas, huit pour Société Générale, quatre pour Natixis et trois pour le Crédit Agricole) : le nombre de bénéficiaires, plus restreint, s'aligne ainsi sur celui des banques européennes.

Enfin, les salaires restent inférieurs à ceux des banques britanniques et, surtout, la politique de versement des bonus est globalement en ligne avec les résultats, à la grande différence des banques britanniques. La City a d'ailleurs connu ces derniers temps un vent de fronde : le gouvernement britannique a bloqué le projet de RBS d'augmenter le plafond des bonus. Chez Barclays, près d'un quart des actionnaires a voté contre les rémunérations des dirigeants versées au titre de l'an dernier, et ils étaient plus de 40 % à s'y opposer chez Standard Chartered.

 

 

À noter

Les assemblées générales de Natixis et de Société Générale se tiendront le 20 mai, celle de Crédit Agricole SA, le 21 mai.

 
Publié dans La Presse

Source: http://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/societe-generale-accord-salarial-signe-par-deux-syndicats_1633886.html#33t50kMqsmJZ131O.99

 

Paris, 18 déc 2014
Par AFP, publié le 18/12/2014 à  12:06, mis à jour à  12:06

Paris, 18 déc 2014 - Deux syndicats de la Société Générale ont signé un accord salarial pour 2015, malgré l'absence d'augmentation collective réclamée par l'intersyndicale, qui avait mené une grève début décembre, a-t-on appris jeudi de sources syndicales. 


 

L'accord signé par le SNB/CFE-CGC et la CFTC, respectivement première et troisième organisations syndicales à la Société Générale, prévoit une enveloppe de 18 millions d'euros en supplément d'intéressement, ont indiqué ces mêmes sources. 

La prime variera entre 200 et 400 euros par personne, les plus bas salaires empochant la plus grande part, selon un document consulté jeudi par l'AFP. 

Contactée, la direction n'était pas en mesure de commenter ces informations dans l'immédiat. 

L'intersyndicale (SNB/CFE-CGC, CFDT, CFTC, CGT, FO) réclamait une augmentation salariale collective et pérenne de 2% et le versement d'une prime de 750 euros.  

Elle avait mené le 8 décembre une grève qui avait conduit à la fermeture d'une agence sur dix. Une pétition lancée auprès des salariés pour réclamer une augmentation collective a par ailleurs recueilli entre 15.000 et 20.000 signatures. 

"On avait réussi à mener un front syndical et on tenait le bon bout", s'est désolé Mathieu Pué, délégué national de la CFDT (2e syndicat), qui a "refusé en bloc la proposition" de la direction. 

L'accord salarial "ne correspond absolument pas aux exigences" portées par l'intersyndicale, a ajouté le responsable CFDT, déçu que deux organisations syndicales aient "plié au chantage de la direction". 

Le SNB/CFE-CGC a accepté l'offre car "c'était ça ou rien", a indiqué Daniel Petrucci, son secrétaire général, qui salue une "prime d'intéressement correcte pour les classes intermédiaires". 

Selon le syndicaliste, la Société Générale a augmenté son offre initiale, qui était de 13 millions d'euros. 

jta/bow/it


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Sharon Wajsbrot / Journaliste | Le 09/12 à 06:00

BANQUE :Lundi, la dernière séance de négociation annuelle obligatoire à la Société Générale n'a donné lieu à  « aucune avancée », a indiqué l'intersyndicale de la banque. Selon la CGT, l'entreprise aurait conditionné le maintien d'un accord sur le paiement des jours de carence à la signature des mesures proposées. L'intersyndicale réclame désormais un rendez-vous  « dans les plus brefs délais » avec le patron de la Société Générale, Frédéric Oudéa. 

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/journal20141209/lec2_finance_et_marches/0204001151397-societe-generale-les-negociations-salariales-se-corsent-1072871.php?ECZiV60mPErz4M3q.99
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Les Echos | Le 07/12 à 16:36, mis à jour à 17:05

Les attentes sont fortes après les augmentations générales chez BNP Paribas.

 
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L’augmentation collective est au cœur de la négociation salariale de la Société Générale. Les salariés seront fixés ce lundi sur les mesures pour 2015. La banque a annoncé qu’elle consentirait à revaloriser de 1% la grille des salaires minimum et à augmenter le salaire minimum des cadres de plus de 50 ans. Elle ne s’est pas engagée à accorder une augmentation collective ; privilégiant un plan de participation et d’intéressement (P+I) lié aux résultats de l’entreprise.

Les cinq syndicats sont en désaccord : « on a l’impression que le consensus est rompu, indique Philippe Fournil, délégué national CGT à la Société Générale.La direction doit entendre le mécontentement et respecter le pacte social qui a permis de traverser ces 150 dernières années », plaide t-il.

 
 

Appel à la grève

Pour faire entendre leur voix, les syndicats de la banque avaient appelé à la grève vendredi. Le mouvement a été plutôt suivi dans les agences et très peu au siège. Pour la Société Générale, la pression est d’autant plus forte que BNP Paribas a accordé une augmentation générale de 0,5% à ses salariés. Une mesure qui vise certainement à fédérer ses troupes après le choc de l’amende record versée aux Etats-Unis l’été dernier.

Edouard-Malo Henry, directeur des ressources humaines de la Société Générale, considère que les demandes des syndicats, soit 2% d’augmentation générales, sont « déraisonnables ». « Elles pourraient constituer une menace pour l’emploi. Une augmentation de 1,6% de la masse salariale et un accroissement de la participation/intéressement sont déjà de nature à consolider le pacte social », explique t-il. Il est vrai qu’on assiste en Europe à des suppressions d’emplois massives au Royaume-Uni à l’heure d’un engouement pour la banque digitale.

Pour les dirigeants du groupe, cette politique est en ligne avec le contexte économique  : 0,5% de croissance , 0,5% de inflation et 0,5% de taux d’intérêt. «Nous tenons compte d’un environnement de très faible inflation et de pression à la baisse des revenus de la banque de détail», nous assure Frédéric Oudéa.

Ce contexte pèse de fait sur une grande partie des entreprises du CAC 40, engagées elles aussi dans des négociations salariales tendues pour 2015. BNP Paribas a mis la barre très haut alors que le Crédit agricole et le groupe BPCE n’ont pas encore achevé leurs négociations. A la Société Générale, la décision prise aujourd’hui devraient influencer à leur tour les pratiques des autres grands groupes bancaires.

Frank Bournois

ESCP Europe - Directeur général.

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