PARACHUTES DORÉS
Comme tous les ans, la CGT vous propose de déléguer vos droits de vote des résolutions proposées par le Conseil d’Administration à l’AG des actionnaires qui se tiendra le 23 mai prochain à Emeric Uhring ou tout simplement de vous exprimer vous-même directement en ligne sur le site dédié. Vous trouverez sur nos sites quelles sont nos préconisations en termes de vote et leurs motivations. Deux points importants cette année sont à signaler. Le premier est que nous nous opposons à l’augmentation de 10% du dividende distribué alors que la direction poursuit une politique salariale régressive et sa destruction des acquis sociaux de l’entreprise. Au début de l’année, c’est le régime de retraite supplémentaire qui en a fait les frais. Quelle sera la prochaine cible ? Autre sujet de mécontentement et d’inquiétude, les mandataires sociaux ont jugé bon d’introduire des clauses leur permettant des indemnités de départ correspondant à 2,5 années de rémunération fixe et une autre laissant au Conseil d’Administration la discrétion de s’affranchir de la formule fixée afin de compléter leur rémunération variable. Comme vous le voyez, l’austérité ne s’applique pas à tout le monde ! Autre motif d’inquiétude au sujet de ces parachutes dorés, votés paraît-il à l’unanimité des administrateurs (y compris les élus CFDT et SNB), c’est qu’elle pourrait laisser penser que nos chers directeurs se préparent une confortable sortie. Ce n’est en effet pas la réorganisation annoncée la semaine dernière qui pourrait nous rassurer. Ce grand chamboulement organisationnel ne s’accompagne pas - pour l’instant - d’une vision stratégique claire de la pérennité de la Société Générale.

RISQUE ZERO
On a beaucoup parlé après les résultats du 1er tour du positionnement à avoir pour le second. Rarement les causes d’un tel résultat sont mises en avant. Nous avons souvent décrié les «élites dirigeantes» et leur mépris. Les attaques permanentes du patronat et des gouvernements successifs contre les acquis sociaux, la sécurité sociale, les 35 heures, la retraite, l’emploi et la chasse au chômeur-fraudeur, la loi El Khomri ont marqué le paysage. C’est ce qu’a rappelé la confédération CGT, les résultats du premier tour des élections présidentielles françaises confirment les risques pour la démocratie, les droits des salariés et des citoyens. Ils sont les résultats des politiques libérales, des lois régressives, des remises en cause des droits, comme des renoncements des gouvernements successifs à œuvrer véritablement pour la justice sociale et la réponse aux besoins sociaux et environnementaux. Pour autant, depuis des mois, de nombreux salariés et citoyens contestent ces choix, s’opposent aux mauvais coups, telles la loi travail et la loi Macron et se mobilisent avec leurs organisations syndicales, notamment la CGT. Malgré des résultats beaucoup plus serrés que les pronostics, le premier tour des élections n’aura pas suffi à éloigner le danger que représente l’extrême droite. Il convient donc de ne pas se tromper au second tour. Ne nous trompons pas d'ennemi, de combat et de moments. Chaque chose en son temps. Nous devrons continuer à nous battre pour le progrès social et combattre nos adversaires d’hier qui font le terreau du repli sur soi ! Faire barrage à l’extrême droite et lutter pour le progrès social et la démocratie, passe par le vote au second tour pour démontrer que dans sa très grande majorité le peuple français n’en veut pas … ce qui ne peut se faire autrement qu’en votant pour le seul autre candidat restant en lice. Instruits du passé, l’avenir nécessite que l’on ne prenne aucun risque.  

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Publié dans Infos 2017
Assemblée Générale des actionnaires de la SG – 23 mai 2017

Que voter aux résolutions présentées par le Conseil d’Administration ?

Le principal actionnaire de la Société Générale, ce sont ses salariés. Alors faites-vous entendre !

 

 

1. Approbation des comptes consolidés de l’exercice 2016.

Il n'y a pas de raison de ne pas les approuver et nous voterons en faveur de la résolution.

2. Approbation des comptes annuels de l’exercice 2016.

Il n'y a pas de raison de ne pas les approuver et nous voterons en faveur de la résolution.

3. Affectation du résultat 2016 ; fixation du dividende.

Une fois encore, nous allons nous répéter d’une année sur l’autre : une entreprise est constituée pour distribuer des dividendes à partir de ses résultats. Ces derniers sont très bons mais pas en hausse et ne justifie pas une augmentation de 20% du dividende. D’autant que nous rappelons que c’est l’absence de dividendes qui avait justifié l’absence d’augmentation collective en 2012. Mais depuis, les dividendes ont repris, se portent de mieux en mieux tandis que la politique salariale est devenue de plus en plus restrictive.

Donc la CGT préconise de voter contre cette résolution.

4. Conventions et engagements réglementés.

Si le rapport ne présente rien de blâmable quant au travail des CaC, nous voterons contre les principes de ces engagements spéciaux.

5. Indemnité de départ et clause de non-concurrence de Frédéric Oudéa.

Le Conseil d’administration nous avait déjà fait sortir les mouchoirs en évoquant le renoncement à son contrat de travail par Frédéric Oudéa en 2009 pour justifier un complément de salaire de 300'000 euros par an, qui a depuis été intégré intégralement dans sa rémunération fixe. Aujourd’hui, 8 ans plus tard, l’argument est ressorti pour faire approuver un parachute doré équivalent au total à 2,5 années de rémunération fixe. Sans même parler de la clause qui pourrait permettre au Conseil d’administration d’arrondir la rémunération variable du Directeur Général afin qu’elle atteigne le maximum légal de 200% de son fixe. C’est un peu gros. M. Oudéa préparerait-il sa sortie ?

Donc la CGT préconise de voter contre cette résolution.

6. Indemnité de départ et clause de non-concurrence de Séverin Cabannes.

Pour les mêmes raisons que ci-dessus, la CGT préconise de voter contre cette résolution.

7. Indemnité de départ et clause de non-concurrence de Bernardo Sanchez-Incera

Pour les mêmes raisons que ci-dessus, la CGT préconise de voter contre cette résolution.

8. Indemnité de départ et clause de non-concurrence de Didier Valet.

Pour les mêmes raisons que ci-dessus, la CGT préconise de voter contre cette résolution.

9. Politique de rémunération des Président du Conseil d’administration, Directeur général et Directeurs généraux délégués.

Pour les mêmes raisons que ci-dessus, la CGT préconise de voter contre cette résolution.

10. Avis consultatif sur la rémunération due ou attribuée à M. Lorenzo Bini Smaghi, Président du Conseil d’administration.

La rémunération de M. Bini-Smaghi est élevée, mais pas disproportionnée au regard des standards du marché. Il ne perçoit pas de rémunération variable. Nous considérons cependant que, en ne s’opposant pas à la dérive injustifiée de la rémunération du Directeur Général et des Directeurs Généraux Délégués, il ne remplit pas correctement son rôle de Président du Conseil d’Administration.

Par conséquent, nous nous opposerons au vote de cette résolution.

11. Avis consultatif sur la rémunération due ou attribuée à M. Frédéric Oudéa, Directeur général.

Dure année pour M. Oudéa, dont la rémunération variable va baisser de 1,6% à 1'450'262 euros (différée et non-différée). Il aura tout de même toujours droit à 32’717 actions gratuites valorisées à 850'000 euros et à un fixe de 1'300'000 euros pour un total de 3'606'187 euros. Il n’est pas invraisemblable que les dirigeants soient rémunérés au niveau de leurs responsabilités mais il est en revanche indécent que l’austérité en termes de rémunération ne s’applique qu’aux salariés, d’autant que sa rémunération atteint 80 fois le salaire moyen SG (45'239 euros). M. Oudéa et les Directeurs généraux délégués bénéficient en effet d’un régime de faveur : leur rémunération variable est fixée par rapport au taux de réalisation de leurs objectifs qui sert de multiplicateur à un montant maximal fixé à l’avance. Combien d’entre nous se sont entendus dire que le fixe rémunérait la réalisation de 100% des objectifs et que le variable pouvait venir récompenser leur dépassement ?

Comme vous pouvez le constater, l’austérité salariale n’est pas valable à tous les échelons de la banque. Par conséquent, nous voterons contre cette résolution.

12. Avis consultatif sur la rémunération due ou attribuée aux Directeurs généraux délégués.

Les Directeurs généraux délégués ont bénéficié tous les deux d’une progression modérée de leur variable (+4,6% à 744'630 euros pour M. Cabannes et +0,2% à 761'466 euros pour M. Sancez-Incera) et de la valeur des actions gratuites qui leur ont été attribuée (570'000 euros chacun contre 560'000 euros l‘année précédente). Leur rémunération globale s’établit respectivement à 2'134'503 euros et 2'171'027 euros.

Encore une fois, l’exemplarité n’est pas de mise au plus haut niveau de la direction. Par conséquent, nous voterons contre cette résolution.

13. Avis consultatif sur la rémunération versée en 2016 aux personnes régulées visées à l’article L.511-71 du Code monétaire et financier.

Il s’agit de l’application d’une directive complexe à une population plus diverse qu’il n’y paraît au premier abord. Si nous pouvons regretter que 758 personnes (dont les mandataires sociaux) se soient partagé 571,7 millions d’euros (une hausse de 1,7% par rapport à 2015) alors qu’il a été impossible de trouver 30 millions pour la NAO, qui concerne plus de 42'000 salariés, ce mécanisme est essentiel au maintien d’une salle des marchés en France.

Nous voterons donc pour cette résolution, non sans réserves.

14. Renouvellement de Mme Alexandra Schnapveld en qualité d'Administrateur.

15. Renouvellement de Mme Jean-Bernard Levy en qualité d'Administrateur.

En tant qu’actionnaires salariés, sommes-nous satisfaits de l’activité de Mme Schnapveld et M.Levy au cours de leur mandat d’administrateur ? pour autant que nous le sachions, ils ne se sont pas distingués par son leur opposition aux délocalisations destructrices d’emplois en France, aux divers plans d’économies visant avant tout à nous faire travailler plus pour gagner moins tandis que quelques happy few se partagent un gâteau toujours plus important, et plus généralement on ne peut pas dire qu’ils aient démontré une approche sociale (et efficace, car c’est important aussi) de la stratégie de l’entreprise.

Par conséquent, nous nous opposerons au renouvellement de leurs mandats d’administrateurs.

16. Nomination de M. William Connelly en qualité d’Administrateur.

17. Nomination de Mme Lubomira Rochet en qualité d’Administratrice

Le parcours de ces deux candidats est certes brillant mais nous réitérons cependant notre remarque des années précédentes concernant les nouveaux candidats à un poste d’administrateur : ils n’apporteront pas l’expérience des vastes chantiers informatiques qui fait cruellement défaut au niveau du Conseil d’Administration. Ils ne paraissent qui plus est pas en mesure de défendre les intérêts des salariés, actionnaires ou pas, au sein du Conseil d’administration.

Nous voterons contre leurs nominations.

18. Autorisation consentie au Conseil d’administration en vue d’opérer sur les actions ordinaires de la Société dans la limite de 5 % du capital.

La CGT ne soutient, ni ne s'oppose à cette opération purement technique. Pas de vote favorable cependant car ce mécanisme peut permettre la réalisation des opérations d'attribution d'actions gratuites aux mandataires sociaux et nous avons à quels abus cela pouvait mener. La CGT n'est évidemment pas favorable à ce mode de rémunération. Nous nous abstiendrons.

19. Pouvoirs pour les formalités.

Résolution classique, à laquelle il n'existe pas de raison de s'opposer.

Nous voterons donc pour. 

 

La procédure pour donner les pouvoirs à notre représentant se trouve en suivant ce lien.

Publié dans Tribune des Salariés

LE CHAMBOULE TOUT

La réunion de signature de l’accord sur le droit syndical à la S.G. aura été l’occasion pour Edouard-Malo Henry de nous présenter le «chamboule tout» annoncé depuis quelques mois. La réorganisation mise en place par Daniel Bouton aura mis 17 ans pour aboutir aux 3 piliers dotés d’«une large autonomie». Place maintenant aux 17 BU (Business Units) et 10 SU (Service Units), plus «agiles» mais aussi «génératrices de synergies»…. La nouvelle organisation devrait être mise en œuvre progressivement à partir de septembre, après les nécessaires consultations des instances représentatives du personnel. Prévu aux alentours d’une quinzaine, le nombre de BU a finalement été un peu plus important. Au delà d’Edouard-Malo Henry qui quitte sa fonction après 5 années en tant que DRH Groupe, la liste des nominations a dû faire l’objet de sévères arbitrages et crêpages de chignons. Caroline Guillaumin prend la DRH, tout en conservant une main sur la Com. Françoise Mercadal Delassalles devient directrice générale déléguée au Crédit Du Nord. Elle sera remplacée à la direction de RESG par Christophe Leblanc qui s’est illustré dans Mikado, Tandem ou encore Tangram. Dans la communication en mode top-down, si le Top 28 (les têtes des BU et SU) commence à s’y retrouver, l’annonce a suscité plus de questions qu’elle n’a apporté de réponses pour de nombreux salariés. Et les premières d’entre elles sont : une nouvelle organisation oui, mais au service de quelle stratégie et avec quel impact sur l’emploi ?

 ASSEMBLEE DES ACTIONNAIRES

C’est la saison. Après les giboulées de mars et l’arrivée du printemps, l’annonce de l’AG des actionnaires est l’occasion pour l’ASSACT de ressortir l’artillerie (aidée cette fois-ci par Talents et Partage), pour démontrer qu’ils existent et qu’ils voudraient bien un siège au Conseil d’Administration. Ce lobbying interne n’est pas une exclusivité, il s’effectue aussi auprès des candidats à la présidentielle, auxquels l’association a demandé une modification de la législation leur permettant de siéger au Conseil. Ce n’est pas le choix fait à la SG et grand bien lui a fait en 1999 lors de l’OPA de la BNP, puisqu’au final ce fut l’intervention des salariés avec leurs représentants syndicaux qui a permis de mettre fin aux espoirs de la banque en vert. C’est pourquoi nous vous conseillons de continuer à donner vos pouvoirs à l’AG à Emeric Uhring (17 cours Valmy – La Défense), faute de quoi, vos voix se perdront ou iront dans l’escarcelle de la direction. Ce qui permet à ce genre de vote, d’être plus proche de la Corée du Nord que d’un exercice démocratique … et utile.

 AU PAYS DE CLOCHEMERLE

C’est avec un soulagement à peine voilé que la quasi-totalité des médias a relayé l’information. «La CFDT passe devant la CGT». Dans les milieux autorisés, cette annonce est l’aboutissement de longs espoirs et d’une longue bataille. Hasard du calendrier, la mesure de la représentativité à la Société Générale s’achevait quelques jours plus tard, contredisant quelque peu ces espoirs. C’est donc un grand merci que nous devons vous adresser, car le cycle électoral de 3 ans (élections des 130 CE qui composent la SG) s’est achevé par une augmentation de 2,5% pour la CGT (avec 18,8%), ce qui lui aura permis de passer devant la CFTC. Cette progression régulière et continue est un formidable encouragement à rester une organisation ouverte, utile, constructive et représentative de l’ensemble des métiers et des populations qui la  composent. Il est d’ailleurs significatif de constater que c’est parmi les cadres que la CGT est la mieux représentée. 

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Publié dans Infos 2017

FRANCE INTOX

Le représentant du MEDEF à la négociation Unedic tentait mercredi matin, sur France Info, de justifier la menace de son patron Pierre Gattaz de quitter la négociation si l’on ne revenait pas à la version originelle du projet de loi El Khomri. «Nous sommes attachés au paritarisme… mais il nous semble suffisant de pouvoir négocier avec un simple représentant du personnel du moment qu’il est élu, pas besoin qu’il soit attaché à une grosse centrale» (suivez mon regard). Au moins les choses sont clairement dites. Cela signifie qu’en tentant de contourner le syndicat (en tant qu’outil à disposition des salariés), le patronat pense trouver des âmes complaisantes pour négocier au cas par cas des sujets qui peuvent être sensiblement pointus et à risque pour les salariés. Isolé, il sera évidemment plus difficile pour l’élu de résister à la pression qu’une négociation sous-tend, d’autant plus si elle est d’ampleur, voire déterminante pour l’emploi. Et que faire si, en cas de tempête ou de tourmente, le fameux élu indépendant a déguerpi et disparu ? Les salariés de la Société Générale sont bien placés pour mesurer la nécessité d’avoir des représentants syndicaux stables et présents par tous les temps. C’est d’ailleurs l’un des enseignements des élections du CE des Centraux. 31,17% des salariés qui se sont exprimés, ont confirmé la confiance qu’ils ont dans le travail des représentants et candidats de la CGT Société Générale. 30,79% des techniciens et plus encore parmi les cadres 31,26 % (voire 42.39% pour les cadres des Tours SG - Basalte). Depuis les crises successives et la fermeture de la SGAM, nos listes au CE ont progressé, au global, de 9,94% à 31%. C’est le résultat du travail effectué pendant les PSE (lors des négociations mais aussi par l’accompagnement quotidien des salariés dans la tourmente), d’une présence quotidienne sur le terrain et d’une transparence de l’information qui concerne les salariés. Le tout n’est possible qu’à la condition d’avoir un outil stable, puissant et efficace. Et pour l’instant, personne n’a inventé mieux que le syndicat dans l’entreprise… n’en déplaise à Monsieur Gattaz. Nous ne pouvons que regretter la division syndicale qui dessert l’intérêt des salariés… et ça ce n’est pas pour déplaire au patron du MEDEF !

PSC : C’EST BALLOT

La 4ème réunion de négociation sur les fermetures de PSC s’est effectuée sur la base d’un projet de la direction extrapolé de l’accord emploi du 18 février 2016 (cf compte rendu et document sur nos sites). Alors que, face à l’exigence de la CGT, l’ensemble des autres syndicats et la direction avaient exprimé par trois fois (SGAM en 2008, négo emploi en 2013 et celle de 2016) leur refus d’intégrer le variable dans le calcul des indemnités de départ, la question est revenue une nouvelle fois sur le tapis lors de la réunion du 18 avril. La direction a confirmé sa position, en rappelant aux autres syndicats leur opposition lors des précédentes négociations, notamment celles qui concernaient les services centraux…

ENVOYE SPECIAL A L’A.G.

Les membres de la direction et du conseil d’administration vont bien. Ils prévoient de s’octroyer mutuellement de belles augmentations cette année (résolution 6, 7, 12 et 20) lors de l’Assemblée Générale des actionnaires du 18 mai prochain. Si vous êtes actionnaires vous aussi, vous devez avoir reçu la brochure de convocation et si vous voulez que votre voix pèse du bon côté, nous vous proposons de donner vos pouvoirs à Emeric UHRING (17 cours Valmy, Paris La Défense) avant le 17 mai. En dehors d’être l’actuel secrétaire CGT du CE des Centraux, c’est aussi notre fidèle envoyé spécial à l’AG depuis plusieurs années.

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Publié dans Infos 2016

Voici les préconisations de vote aux diverses résolutions présentées par le Conseil d’Administration de la CGT, représentant le principal actionnaire de la Société Générale – ses salariés.

Ordre du jour

Partie relevant de la compétence d’une Assemblée générale ordinaire

  1. 1.Approbation des comptes consolidés de l’exercice 2015.

Il n'y a pas de raison de ne pas les approuver et nous voterons en faveur de la résolution.

Notons toutefois au passage que, à plus de 4 milliards d’euros, le résultat net part du groupe est en progression de presque 50% d’une année sur l’autre. Comme l’année dernière, on ne peut pas en dire autant de nos rémunérations variables, individuelles et collectives. L’ajustement pèse sur les salariés.

  1. 2.Approbation des comptes annuels de l’exercice 2015.


Il n'y a pas de raison de ne pas les approuver et nous voterons en faveur de la résolution.

  1. 3.Affectation du résultat 2015 ; fixation du dividende.

Une fois encore, nous allons nous répéter d’une année sur l’autre : une entreprise est constituée pour distribuer des dividendes à partir de ses résultats. Comme ces derniers sont en hausse, cela pourrait justifier l’augmentation du dividende. Mais, encore une fois, nous rappelons que l’absence de dividendes avait justifié l’absence d’augmentation collective en 2012. Mais depuis, les dividendes ont repris, se portent de mieux en mieux tandis que la politique salariale est devenue de plus en plus restrictive. Plus encore, l’équivalent d’une augmentation collective de 1,5% a servi à « arrondir » le montant du dividende de 1,97 euro à 2 euros (contre 1,20 euros l’année précédente, soit une hausse de 67%)…

Donc la CGT préconise de voter contre cette résolution.

  1. 4.
Conventions et engagements réglementés.

Si le rapport ne présente rien de blâmable quant au travail des CaC, nous voterons contre les principes de ces engagements spéciaux. Et notamment les 200'000 euros versés en 2014 et 2015 à Lorenzo Bini Smaghi pour deux rapports remis au Conseil d’Administration avant qu’il soit nommé Président du Groupe.

  1. 5.Avis consultatif sur la rémunération due ou attribuée à M. Lorenzo Bini Smaghi, Président du Conseil d’administration depuis le 19 mai 2015, pour l’exercice 2015.


La rémunération de M. Bini-Smaghi est élevée, mais pas disproportionnée au regard des standards du marché. Il ne perçoit pas de rémunération variable. Nous considérons cependant que, en ne s’opposant pas à la dérive injustifiée de la rémunération du Directeur Général et des Directeurs Généraux Délégués, il ne remplit pas correctement son rôle de Président du Conseil d’Administration.

Notons également que la séparation des fonctions de Président et Directeur Général coûte cher : au lieu d’un P-DG émargeant à 1'300'000 euros, nous avons un Président et un Directeur Général coûtant 2'150'000 euros au total. En rémunération fixe…

Par conséquent, nous nous opposerons au vote de cette résolution.

  1. 6.Avis consultatif sur la rémunération due ou attribuée à M. Frédéric Oudéa, Président-Directeur général puis Directeur général depuis le 19 mai 2015, pour l’exercice 2015.

Encore une fois, il fait bon être le compte en banque de M. Oudéa. Grâce au travail acharné des salariés de la SG, il va pouvoir jouir sereinement d’une augmentation de 55% de son bonus annuel qui va atteindre 1'474'200 euros. Sans oublier un petit complément sous la forme de l’attribution de 44'998 actions gratuites valorisées à 850'000 euros. Soit un total de 3'624'000 euros.

Comme vous pouvez le constater, l’austérité salariale n’est pas valable à tous les échelons de la banque. D’autant que M. Oudéa a laissé une partie de ses responsabilités à M. Bini-Smaghi en mai 2015. A rebours de ce que nous vivons au quotidien, il va donc pouvoir travailler moins pour gagner plus. Nous comprenons maintenant pourquoi il suggère une augmentation des jetons de présence au Conseil d’Administration : ce dernier est généreux envers lui.

Par conséquent, nous voterons contre cette résolution.

  1. 7.Avis consultatif sur la rémunération due ou attribuée aux Directeurs généraux délégués pour l’exercice 2015.


Ayant bénéficié d’un sérieux coup de pouce au niveau de leur fixe l’année dernière, les Directeurs généraux délégués ont été raisonnable de ce côté cette année. On note une divergence en ce qui concerne leur variable : M. Cabannes, qui supervise des métiers dont l’enveloppe de variable s’inscrit en baisse cette année, se contente d’une progression de 32% du sien (712'080 euros) tandis que M. Sanchez-Incera, en charge de métiers connaissant paraît-il une légère progression de cette même enveloppe, fait presque aussi bien que le Directeur Générale avec une hausse de 54% à 759'920 euros. Et ils bénéficient tous les deux de l’attribution de 29'992 actions gratuites pour un montant estimé de 567'000 euros chacun. Leur rémunération globale s’établit respectivement à 2'079'080 euros et 2'126'920 euros.

Encore une fois, l’exemplarité n’est pas de mise au plus haut niveau de la direction. Par conséquent, nous voterons contre cette résolution.

  1. 8.Avis consultatif sur la rémunération versée en 2015 aux personnes régulées visées à l’article L.511-71 du Code monétaire et financier.


Il s’agit de l’application d’une directive complexe à une population plus diverse qu’il n’y paraît au premier abord. Si nous pouvons regretter que 679 personnes (dont les mandataires sociaux) se soient partagé 562,3 millions d’euros (une hausse de 26% - soit 117 millions d’euros) alors qu’il a été impossible de trouver 30 millions pour la NAO, qui concerne plus de 42'000 salariés, ce mécanisme est essentiel au maintien d’une salle des marchés en France.

Nous voterons donc pour cette résolution, non sans réserves.

  1. 9.Renouvellement de Mme Nathalie Rachou en qualité d'Administrateur.


En tant qu’actionnaires salariés, sommes-nous satisfaits de l’activité de Mme Rachou au cours de son mandat d’administrateur ? pour autant que nous le sachions, elle ne s’est pas distinguée par son opposition aux délocalisations destructrices d’emplois en France, au divers plans d’économies visant avant tout à nous faire travailler plus pour gagner moins tandis que quelques happy few se partagent un gâteau toujours plus, et plus généralement on ne peut pas dire qu’elle ait démontré une approche sociale (et efficace, car c’est important aussi) de la stratégie de l’entreprise.

Par conséquent, nous nous opposerons au renouvellement de son mandat d’administratrice.

  1. 10.Nomination de M. Juan Maria Nin Genova en qualité d’Administrateur.


Le parcours de M. Juan-Maria Nin-Genova est certes brillant, et il est bien ancré dans le monde bancaire européen. Nous réitérons cependant notre remarque de l’an passé concernant les nouveaux candidats à un poste d’administrateur : M. Nin-Genova n’apportera pas l’expérience des vastes chantiers informatiques qui fait cruellement défaut au niveau du Conseil d’Administration. Par ailleurs, on peut se demander comment une connaissance d’un Directeur Général Délégué pourrait être qualifiée d’administrateur indépendant.

Nous voterons contre sa nomination.

  1. 11.Nomination de M. Emmanuel Roman en qualité d’Administrateur.


M. Emmanuel Roman a également un beau parcours professionnel à faire valoir. Nous regrettons simplement que ce spécialiste de la gestion d’actifs soit proposé pour le Conseil d’Administration alors que la Société Générale n’est plus guère présente dans cette activité. Et, tout comme les autres administrateur, il ne dispose pas de l’expérience en réseaux informatiques dont le groupe aurait besoin à ce niveau. Enfin, il est à craindre qu’il ne soit lui aussi indépendant que de nom.

Nous voterons donc contre sa nomination.

  1. 12.Augmentation de l’enveloppe globale des jetons de présence.


Nous vous en avons déjà parlé dans nos informations de la semaine du 28 mars. La direction propose d’augmenter de 20% le montant des jetons de présence, soit 150’000 euros par tête en moyenne. Pas mal pour du temps partiel. La justification donnée est qu’il est devenu plus difficile d’être administrateur et que cette tâche nécessite davantage de formation. Mais alors, avec la multiplication des formations obligatoires pour raisons réglementaires, nous devrions tous être augmentés de 20%!

Comme cela ressemble vraiment trop à un petit cadeau fait entre amis de bonne compagnie (en contrepartie des généreuses augmentations dont bénéficient les Directeurs Généraux ?), nous allons évidemment voter contre cette résolution.

  1. 13.Autorisation consentie au Conseil d’administration en vue d’opérer sur les actions ordinaires de la Société dans la limite de 5 % du capital.

La CGT ne soutient, ni ne s'oppose à cette opération purement technique. Pas de vote favorable cependant car ce mécanisme peut permettre la réalisation des opérations d'attribution d'actions gratuites aux mandataires sociaux et nous avons à quels abus cela pouvait mener. La CGT n'est évidemment pas favorable à ce mode de rémunération. Nous nous abstiendrons.

Partie relevant de la compétence d’une Assemblée générale extraordinaire

  1. 14.Délégation de compétence consentie au Conseil d’administration à l’effet d’augmenter le capital social avec maintien du droit préférentiel de souscription par émission d’actions ordinaires et/ou de valeurs mobilières donnant accès au capital de la Société Générale et/ou de ses filiales et/ou par incorporation.


Il s’agit d’une résolution avant tout technique.

Nous nous abstiendrons.

  1. 15.Délégation de compétence consentie au Conseil d’administration à l’effet d’augmenter le capital social avec suppression du droit préférentiel de souscription par offre au public, par émission d’actions ordinaires et/ou de valeurs mobilières donnant accès au capital de la Société et/ou de ses filiales.

Comme la précédente, il s’agit d’une résolution avant tout technique qui n’a pas d’incidence sur les salariés.

Nous nous abstiendrons.

  1. 16.Délégation de compétence consentie au Conseil d’administration à l’effet d’augmenter le capital social sans droit préférentiel de souscription pour rémunérer des apports en nature consentis à la Société.

Même chose que précédemment.

Nous nous abstiendrons.

  1. 17.Délégation de compétence consentie au Conseil d’administration à l’effet de procéder à l’émission d’obligations super-subordonnées convertibles contingentes, avec suppression du droit préférentiel de souscription, par placement privé visé au II de l’article L.411-2 du Code monétaire et financier.

Même chose que précédemment.

Nous nous abstiendrons.

  1. 18.Autorisation consentie au Conseil d’administration à l’effet de procéder avec suppression du droit préférentiel de souscription à des opérations d’augmentation de capital ou de cession d’actions réservées aux adhérents à un Plan d’épargne d’entreprise ou de Groupe.

Enfin une mesure potentiellement en votre faveur. Ce n’est pas spécifié dans l’énoncé, mais les adhérents à un Plan d’Epargne ce sont évidemment les salariés. Notons que dans le Rapport du CA sur les résolutions soumises à l’AG, ce dernier semble se réjouir du fait qu’en 2015 la part des salariés dans le capital de l’entreprise soit repassé sous la barre des 7% pour la première fois depuis 1998 (mais en plus en proportion des droits de vote, car l’actionnariat salarié est beaucoup plus stable que la moyenne et bénéficie de ce fait des dispositions augmentant son poids dans la prise de décision).

C’est sans doute la crainte que le poids des salariés dans le capital ne remonte trop rapidement qui pousse la direction à proposer qu’une éventuelle future augmentation de capital dans le cadre d’un prochain PMAS se fasse sur la base d’émission d’actions sans droit préférentiel de souscription. C’est mesquin, mais nous n’allons pas refuser le retour du PMAS.

Par conséquent, nous voterons en faveur de cette résolution.

  1. 19.Autorisation consentie au Conseil d’administration à l’effet de procéder à des attributions gratuites d’actions de performance existantes ou à émettre sans droit préférentiel de souscription, au profit des personnes régulées visées à l’article L.511-71 du Code monétaire et financier ou assimilées.

Cette résolution est perverse. Perverse car elle mêle des éléments rendus obligatoires par l’évolution de la réglementation (le paiement d’une partie des variables des personnes régulées sous formes d’actions différées) avec une partie de la rémunération des mandataires sociaux. Et pour ces derniers, la vie est belle : il faudrait vraiment que leur performance soit lamentable pour qu’ils soient privés de cette partie de leur rémunération variable. Encore une fois, deux poids deux mesures.

Par conséquent, nous voterons contre cette résolution.

  1. 20.
Autorisation consentie au Conseil d’administration à l’effet de procéder à des attributions gratuites d’actions de performance existantes ou à émettre sans droit préférentiel de souscription, au profit des salariés autres que les personnes régulées visées à l’article L.511-71 du Code monétaire et financier et assimilées.

Cette résolution vise à pérenniser la pratique de la distribution d’actions gratuites à quelques happy few (6000 au niveau mondial) que nous avons déjà dénoncée les années précédentes. Le coût de cette distribution est supérieur à celui de ce que serait une augmentation collective telle qu’elle se pratiquait en moyenne jusqu’en 2011.

Nous voterons donc contre cette résolution.

  1. 21.Autorisation consentie au Conseil d’administration à l’effet d’annuler des actions propres détenues par la Société dans la limite de 5 % par période de 24 mois.


Il s’agit d’une résolution avant tout technique. Nous nous abstiendrons.

  1. 22.Pouvoirs pour les formalités.

Résolution classique, à laquelle il n'existe pas de raison de s'opposer.

Nous voterons donc pour.

Publié dans Tribune des Salariés

Bonjour,

L’Assemblée Générale des actionnaires s’est tenue mardi dernier. Et s’il y a bien un point qu’elle a établi sans contestation possible, c’est que les résultats de l’année 2014 étaient bons, voire très bons pour le pôle GBIS. Qui plus est, le 1er trimestre 2015 annonce également une très bonne cuvée pour cette année. Cela pourrait vous surprendre si vous vous souvenez des discours qui ont été tenus lors des discussions salariales, qu’elles aient été individuelles ou collectives. A travers les différentes réunions qui se sont tenues cette semaine, nous pouvons avoir une idée de l’affectation des résultats de votre travail :

  • La plus grande part va être affectée à la distribution d’un dividende, en hausse de 20% cette année. Le taux de distribution du résultat net sera de 40%, avec un objectif de 50% pour les années suivantes.
  • Une part également très importante est destinée aux dépenses d’investissement, et en particulier au chantier de la révolution digitale dont il a été beaucoup question tant au CCE que lors de l’AG de mardi.
  • Une part plus restreinte que les années passées va être consacrée au renforcement des fonds propres, mais ceux-ci sont désormais réputés très solides suite au stress test de la BCE l’été dernier.  
  • Le top management va également toucher  sa part, tandis que celle des 6000+ bénéficiaires d’actions dites « de performance » (sur 145'000 salariés dans le monde) va augmenter en moyenne de 25% par rapport à l’année dernière.

Mais il manque une ligne : celle concernant la rémunération – fixe et variable, individuelle et collective – des salariés. Et pour cause : comme tous les frais fixes, elle a vocation à baisser afin d’atteindre le plus rapidement possible le chiffre magique de 10% de rendement du capital (ROE). Or ce dernier n’était encore que de 8,8% au 1er trimestre 2015, malgré des résultats excellents. Séverin Cabannes a donc pu se féliciter que les frais fixes aient baissé de 2% en 2014, et tous les intervenants de la direction répéter en chœur que l’effort devait se poursuivre. Il ne faut donc pas se laisser tromper par les chiffres partiels qui nous ont été distribué lors de la réunion de concertation sur la rémunération variable. Ils excluent ainsi toute la BFI où, si l’on en croit les déclarations en AG, les bonus ont baissé de 35% l’année même où les résultats augmentaient de près de 40%. Plus généralement, la disparition de l’augmentation de capital réservée a également permis à la direction d’économiser environ 40 millions d’euros.

La réponse à la question initiale est donc claire. Les bons résultats ne profitent certainement pas aux salariés. Nos objectifs dans les discussions au sujet de la rémunération variable sont notamment d’assurer un partage plus équitable et plus transparent de la valeur ajoutée créée par l’entreprise. Et dans le même ordre d’idée, puisque le transfert de près de 2800 de nos collègues de La Défense vers Val de Fontenay à l’horizon 2016-17 doit permettre des économies annuelles d’environ 20 millions d’euros, nous estimons qu’il est normal et équitable que la direction fasse des efforts significatifs pour les accompagner dans ce bouleversement. Nous attendons donc de sa part des propositions enfin sérieuses sur le sujet. Peut-être mercredi prochain…

Bon week-end !

Emeric

Secrétaire du CE des Service Centraux Parisiens

Délégué du Personnel CGT

Publié dans Tribune des Salariés

Bonjour,

S’il y a bien un domaine où la com’ ne chôme pas à la SG, c’est bien celui du social. Depuis quelques années, nous sommes littéralement ensevelis sous un flot de messages vantant la QVT, le RSE, le label Top Employer, les ateliers Life at Work, etc. Mais parallèlement, et de façon inversement proportionnelle, nous avons clairement le sentiment que la situation des salariés au sein de l’entreprise se dégrade : objectifs, rythmes de travail, rémunérations, disparition des augmentations de capital… tous les indicateurs objectifs sont en recul, à l’inverse des résultats de la banque. Nous pouvons protester lors des élections et dans le cadre des instances représentatives du personnel (CE, etc.), mais nous pouvons également le faire lors de l’Assemblée Générale des actionnaires en nous exprimant sur les résolutions soumises au vote. Comme la direction confisque les votes du fonds E, la CGT vous invite comme tous les ans à confier vos pouvoirs à son représentant. En l’occurrence, cette année encore, ce sera moi. Vous trouverez la démarche à suivre un peu plus bas.

Une fois muni de vos pouvoirs, que vais-je en faire ? Le détail de nos votes et leur explication est donné dans la pièce jointe à ce message. Mais il y a des points saillants : la politique de rémunération des mandataires sociaux par exemple, avec Bernardo Sanchez-Incera qui se fait offrir une augmentation de plus de 14% de son salaire fixe (soit 100'000 euros de plus annuellement) au prétexte qu’ils ne sont plus que deux directeurs délégués au lieu de trois. Quand il y a des suppressions de poste dans un service ou une agence, le salaire des collègues qui restent n’est pas augmenté que je sache. Il leur est demandé de faire des gains de productivité. Pourquoi cela ne s’appliquerait-il pas à nos chers directeurs ? Quant à la proposition de nommer Gérard Mestrallet au Conseil d’Administration, j’espère qu’il s’agit d’une erreur de jugement involontaire. Comment peut-on parler de responsabilité sociale de l’entreprise et envisager d’accueillir ainsi un homme dont la retraite-chapeau de près de 900'000 euros par an a généré une telle polémique ? qui plus est alors qu’il s’apprête à laisser GDF-Suez dans une situation assez moyenne après avoir détruit autant d’emplois ? quelle exemplarité !

Pour résumer, il est important de faire entendre votre voix à l’Assemblée Générale des actionnaires le 19 mai prochain. Car c’est là que seront entérinées les décisions stratégiques de la direction, dont sa politique de rémunération. Si vous êtes en désaccord avec la politique menée ces dernières années, faites-le savoir !

 

Cordialement,

 

Emeric Uhring

Secrétaire du CE des Service Centraux Parisiens

Délégué du Personnel CGT

http://192.16.214.12/espacesyndicalcgt/

www.cgtsocgen.fr

 

PS : procédure de délégation

http://cgtsocgen.fr/1219-votez-utile-a-l-assemblee-generale-donnez-pouvoir-a-un-elu-cgt

 

ATTENTION ! IL Y A DEUX MANIPULATIONS A FAIRE

Vous pouvez donc, dès maintenant, et jusqu’au 18 mai lui donner vos pouvoirs en vous rendant sur

Sur Nominet / Sharinbox(pour vos 40 actions gratuites)

Oubli des codes :https://sharinbox.societegenerale.com/obtenirCodesChoix.do

ET

Sur Esalia(pour le fond E)

Oubli des codes : 09 69 32 15 21

 

 

Informations utiles pour donner les pouvoirs

Emeric UHRING - syndicat CGT SG, 17 cours Valmy - Paris la Défense

Publié dans Tribune des Salariés

Procédure pour donner votre pouvoir à un élu CGT lors de la prochaine Assemblée Générale.

Les informations suivantes à copier/coller
Prénom: Emeric
Nom: UHRING
N° et libellé de voie: syndicat CGT SG, 17 cours valmy
Localité: Paris la Défense

Vous trouverez ci-dessous une présentation succincte des résolutions, ainsi que notre vote :

 

Première résolution : approbation des comptes consolidés

Il n'y a pas de raison de ne pas les approuver et nous voterons en faveur de la résolution.

Notons toutefois au passage que, à 2,7 milliards d’euros, le résultat net part du groupe est en progression de presque 32% d’une année sur l’autre. On ne peut pas en dire autant de nos rémunérations variables, individuelle et collective. D’où un coefficient d’exploitation qui passe de 71,5% à 68% en un an, ce qui est montre l’importance de l’ajustement subi par les salariés.

Deuxième résolution : approbation des comptes annuels

Il n'y a pas de raison de ne pas les approuver et nous voterons en faveur de la résolution.

Troisième résolution : affectation du résultat et fixation du dividende

Certes la hausse du résultat net en 2014 pourrait justifier l’augmentation de 20% du dividende qui est proposée cette année. Nous nous rappelons toutefois que, en 2012, la direction avait argué de l'absence de dividende pour faire passer l'absence d'augmentation collective. Or le premier est revenu en force, pas la seconde. C'est la raison pour laquelle nous voterons contre cette résolution.

Quatrième résolution : rapport spécial des Commissaires aux Comptes sur les conventions et engagements réglementés (clause de non-concurrence de F. Oudéa, retraites de B. Sanchez-Incera, J-F Sammarceli, et S. Cabannes, convention avec L. Bini-Smaghi)

Si le rapport ne présente rien de blâmable quant au travail des CaC, nous voterons contre les principes de ces engagements spéciaux.

Cinquième résolution : Avis consultatif sur la rémunération de Frédéric Oudéa

Nous constatons qu’un taux global de réalisation de ses objectifs de 64% lui donne droit à un variable représentant 86% de sa rémunération annuelle fixe. Il nous semble que cela ne colle pas avec les consignes données pour vos évaluations de fin d’année et leur traduction en matière de variable. Par conséquent, nous voterons contre cette résolution.

Sixième résolution : Avis consultatif sur la rémunération des directeurs généraux délégués

Si la rémunération de notre PDG nous a interpellé, que dire de celle des directeurs généraux délégués ? Séverin Cabannes s’est octroyé une petite augmentation de 50'000 euros annuels tandis que Bernardo Sanchez-Incera s’est carrément montré plus gourmand avec 100'000 euros de plus pour atteindre une rémunération fixe de 800'000 euros. Sans compter que les critères d’attribution de leurs variables respectifs sont les mêmes que ceux de Frédéric Oudéa. Nous voterons contre cette résolution. Doublement, si c’était possible.

Septième résolution : Avis consultatif sur la rémunération versée aux personnes régulées

Il s’agit de l’application d’une directive complexe à une population plus diverse qu’il n’y paraît au premier abord. Si nous pouvons regretter que 553 personnes (dont les mandataires sociaux) se soient partagé 445 millions d’euros alors qu’il a été impossible de trouver 30 millions pour la NAO, qui concerne plus de 42'000 salariés, ce mécanisme est essentiel au maintien d’une salle des marchés en France. Nous voterons donc pour cette résolution, non sans réserves.

Huitième résolution : renouvellement du mandat d'administrateur de Frédéric Oudéa

Puisque, en tant que PDG, M. Oudéa est personnellement responsable de la politique sociale régressive menée depuis plusieurs années dans notre entreprise, nous voterons contre le renouvellement de son mandat.

Neuvième résolution : renouvellement du mandat d'administrateur de Kyra Hazou

Par son activité au sein du Conseil d’Administration depuis 2011, elle est également responsable de la politique sociale régressive menée depuis plusieurs années dans notre entreprise, nous voterons contre le renouvellement de son mandat.

Dixième résolution : renouvellement du mandat d'administrateur d’Ana Maria Llopis Rivas

Par son activité au sein du Conseil d’Administration depuis 2011, elle est également responsable de la politique sociale régressive menée depuis plusieurs années dans notre entreprise, nous voterons contre le renouvellement de son mandat.

Onzième résolution : nomination de Barbara Dalibard en tant qu'administrateur

Le parcours de Barbara Dalibard est certes brillant, mais il ne comporte aucune expérience significative qui serait utile pour un groupe bancaire pour le nôtre. L’expérience de Convergence l’a notamment montré : quitte à faire venir des administrateurs de l’extérieur autant qu’ils soient en mesure d’embrasser et de maîtriser les chantiers informatiques d’ampleur qui attendent notre entreprise. Il est à craindre qu’elle ne soit elle aussi indépendante que de nom. Nous voterons contre sa nomination.

Douzième résolution : nomination de Gérard Mestrallet en tant qu'administrateur

Alors que la candidature de Barbara Dalibard ne suscitait chez nous qu’une opposition modérée, celle de Gérard Mestrallet est autrement plus problématique. Le moindre souci est que son expérience n’est pas plus pertinente dans le cadre des enjeux à venir. Plus grave est ce qu’il représente en matière de faillite de la gouvernance des grandes entreprises française. Après un passage pour le moins mitigé au sein du groupe GDF Suez, Gérard Mestrallet s’est surtout distingué par l’énormité de sa retraite chapeau lors de son départ. Près de 900'000 euros annuels. Alors que l’entreprise qu’il quitte enregistre des pertes importantes et prépare des réductions d’effectifs. On fait mieux en matière de RSE. Nous voterons contre sa nomination.

Treizième résolution : renouvellement de l'autorisation de rachat d'actions

La CGT ne soutient, ni ne s'oppose à cette opération purement technique. Pas de vote favorable cependant car ce mécanisme peut permettre la réalisation des opérations d'attribution d'actions gratuites aux mandataires sociaux et nous avons à quels abus cela pouvait mener. La CGT n'est évidemment pas favorable à ce mode de rémunération. Nous nous abstiedrons.

Quatorzième résolution : pouvoirs généraux pour formalités

Résolution classique, à laquelle il n'existe pas de raison de s'opposer. Nous voterons donc pour.

Publié dans Tribune des Salariés