MARCHE DE L’ENTREPRISE

Comme chacun a pu le lire, le résultat 1999 de la Société Générale s’élève à 13 milliards de francs, en augmentation de 85%. La rentabilité du fonds propre s’inscrit à 19,1%, pulvérisant l’objectif fixé par la Direction à 15%. On aurait pu penser, compte tenu de cet excellent travail de chacun d’entre nous, que le partage de cette cagnotte se fasse sur des bases sociales plus équilibrées qu’à l’accoutumée. Les membres de la Commission Economique du CCE réunis cette semaine ont pu constater malheureusement qu’il n’en était rien. Nous citions la semaine dernière le montant des bonus distribués : 1,3 milliard en hausse de 85%. N’oublions pas la distribution de stock options : 1,1 milliard de francs en hausse de 45% pour 714 bénéficiaires privilégiés, ni la hausse du dividende par action de 65%. Ces confortables augmentations de revenus pour une poignée d’individus sont à rapprocher des miettes accordées au plus grand nombre dont le salaire moyen augmente dans la même période de …0,7% et l’intéressement de 4%. Sur un plan plus global, ces résultats ne profitent pas non plus à l’emploi. Au contraire tous les artifices possibles sont employés pour le brider. Ainsi, par exemple, on aura pu constater que l’écart entre le nombre de personnes présentes à l’effectif en 1999 était de moins 449 par rapport au nombre de postes budgétaires en début d’année. En clair, comme en 98 d’ailleurs, l’entreprise fonctionne perpétuellement en situation de fort sous-effectif ! Les laborieux, derrière leurs guichets ou leurs postes de travail, comprendront mieux leurs difficultés de tous les jours. Côté prévision 2000, absolument pas en compte le passage aux 35 heures pourtant effectif depuis le début février. Interrogé sur cette " anomalie", M. MICHEL, expert de RSRH, à réussi à mettre tout le monde en colère en se retranchant derrière les négociations supposées en cours… tout en indiquant que l’effet RTT serait de toutes façons très limité. Ainsi, avoue le même MICHEL, le passage de 39 h à 37 h compte pour epsilon compte tenu que les 9 (ou 12) jours actuel de RTT ont été compensé par la reprise d’autres jours autrefois fériés ou de la suppression des jours de fractionnement ! Le chemin de la négociation sera encore long jusqu’à la signature d’un accord !

 

LES NOUVELLES DU FRONT

L’unité et la fermeté ont permis de franchir cette semaine, un pas dans le déroulement des négociations Société Générale. En effet, quelques jours seulement après le lancement de la pétition et la seconde lettre des 5 organisations syndicales lui annonçant leur décision de ne plus participer au simulacre de négociation tant qu’une orientation claire de la Direction ne serait pas clairement définie, BOUTON a enfin accepté de recevoir les Délégués Syndicaux Nationaux. La rencontre aura lieu le 17 avril à 16 h. Restera au Président à transformer l’essai en confirmant les promesses antérieures d’amélioration de la Convention Collective.