LES NOUVELLES DU FRONT

Il faudra continuer à exercer la pression des salariés sur la négociation pour qu’elle aboutisse. Ceux qui s’interrogent sur l’urgence d’attendre la fin des négociations le 17 pour savoir s’ il est nécessaire de se lancer dans la grève finale ont été instruits par l’attitude patronale à la paritaire du 8 décembre. Chasser le naturel, il revient au galop… L’AFB s’est déjà un peu remise de la grève du 30 et espère peut-être encore que c’était notre baroud d’honneur. La séance a illustré à merveille la tentation de la délégation patronale : un pas en avant, deux en arrière. Consacrée pour l’essentiel à la discussion du texte remis la veille sur le système salarial, il a fallu que les fédérations reviennent encore sur les critiques et les propositions maintes fois formulées, tout le monde soulignant que les premières concessions patronales étaient insuffisantes, par exemple sur les niveaux des minima ou sur la garantie salariale individuelle. Il aura fallu que le ton monte pour que sur ce dernier point, Lemée, le DRH BNP, vienne calmer en admettant que l’AFB devrait faire une nouvelle proposition sur le taux, la durée et la population concernée. En bref donc, aucun progrès n’a été fait directement en séance et il va falloir encore attendre une nouvelle version pour juger. Ceci explique pourquoi les fédérations doutent dans leur communiqué de leur volonté réelle de négocier. Il a fallu aussi que nous prenions l’initiative de réclamer de nouvelles séances de négociations le 15 et le 16 et c’est l’AFB qui était indisponible le 14 ! Content de lui, De Massy aurait bien conclu en se contentant d’avoir " noté " nos réactions sur son texte… ce sont à nouveau les représentants fédéraux qui lui ont demandé de revenir sur la question de la mobilité en lui rappelant que c’était un point dur, et que la question n’était pas résolue par le simple retrait de l’article du projet patronal. Sur le temps de travail, nous avons dû rappeler que la Convention Collective ne pouvait être muette sur les congés, les jours fériés etc… De Massy a noté, et la question devrait être débattue entre le 16 et le 17 ! Il est donc clair que la semaine prochaine sera décisive et que la grève du 15 pèsera très lourd. Rien ne dit que l’affaire sera close le 17 décembre, sauf si la pression du personnel est insuffisante.

Tout doit être fait pour réussir et ôter définitivement tout espoir à l’AFB de s’en sortir en ne lâchant qu’un minimum. La grève du 30 a clairement montré que le mur de l’AFB n’avait pour fondation que notre passivité : les reculs du 3 décembre étaient spectaculaires, mais ce n’était qu’une étape qu’il faut confirmer. 3 jours revêtiront pour nous une importance exceptionnelle la semaine prochaine : le 15, le 16 et le 17. Cela mérite bien un investissement de chacun de nous.

CARTON ROUGE

Alors que les militants syndicaux se démènent pour obtenir une bonne convention collective pour le bien de tous, quelques tristes sires s’illustrent, genre j’existe moi aussi … C’est ainsi que le directeur du groupe de Montpellier prétend interdire au personnel en grève de se réunir dans le hall et poursuit de sa vindicte la secrétaire du CE. Celui de Rennes harcèle de son côté le secrétaire du CE à propos du financement des transports pour la manifestation nationale… Quand on a eu 90 % de grévistes dans son groupe et 2 bus à la manif, on évite de faire le fier ! Ces messieurs qui étaient bien contents de nous voir dehors le 27 Août feraient bien de se souvenir que leur siège était alors éjectable …