FAITES-MOI CONFIANCE

La séance plénière du CCE qui s'est tenue le 5 février pour traiter du mariage SG-Paribas, n'a pas rassuré les élus malgré les efforts évidents de BOUTON dans ce sens. Après l'annonce euphorique de ce mariage, les nuages commencent à s'accumuler au-dessus du nouveau couple : critiques de la presse économique, mise sous surveillance des agences de Rating, accueil réservé des marchés et baisse des cours des actions, etc..

Par ailleurs, de la théorie à la pratique, les questions commencent à se poser, particulièrement sur la manière de gérer les redondances des filiales respectives de la SG et de Paribas. Toutes les questions relatives à ces problèmes ont fait l'objet de réponses du genre..." on a le temps de voir ça plus tard", ça fait froid dans le dos. Dans ces conditions, CFDT, CFTC, CGT et FO ont décidé de prendre les devants et ont adressé à Py, dans les heures qui ont suivi cette séance plénière, des propositions concrètes concernant la cellule de concertation et de suivi annoncée précédemment. Cette structure aux compétences étendues à l'ensemble du domaine social et organisationnel du rapprochement devrait être doté de moyens conséquents, et d'un réel pouvoir de proposition. La prise en compte par la direction de ces propositions constituera le premier signe tangible de sa véritable volonté de mettre en place une relation sociale innovante et positive pour tous.

MAIS JUSQU'OÙ S'ARRETERA-T-IL?

Embarqué sur sa lancée, BOUTON a annoncé, au cours du même CCE, son intérêt pour le Crédit Lyonnais prochainement privatisable. Manifestement, la perspective d'un grand groupe à trois enseignes - SG Paribas - Crédit du Nord - Crédit Lyonnais - nourrit actuellement ses rêves. Une perspective qui est loin d'enchanter les représentants du personnel du Lyonnais... comme de la Générale.

PRE-RETRAITES : ARPE

Le 11 février s'est tenue la 1ère réunion avec la direction de la Société Générale pour renouveler l'accord d'entreprise. Le texte proposé est quasiment le même que l'an passé. Cet accord permet à certains agents et sous certaines conditions de partir en pré-retraite :

- être âgé de 58 ans minimum et totaliser 160 trimestres validés

- être âgé de 56 ou 57 ans, totaliser 168 trimestres (ou plus) validés et avoir commencé sa carrière professionnelle à 14 ou 15 ans

- être âgé de 55 ans et totaliser 172 trimestres (ou plus) validés.

Quatre conditions sont également nécessaires:

- être titulaire d'un contrat de travail en cours

- avoir 12 ans d'affiliation au régime d'assurance chômage

- avoir 1 an d'ancienneté minimum à la SG

- ne pas être bénéficiaire d'un complément de ressources lié à une cessation anticipée d'activité.

Cet accord permet l'embauche d'un C.D.I. pour chacun des départs.

La séance de signature aura lieu le 24 février prochain.