Quelle stratégie pour 2020 ?

  • SiJeVeux
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il y a 2 semaines 3 jours - il y a 2 semaines 2 jours #299 par SiJeVeux
SiJeVeux a créé le sujet : Quelle stratégie pour 2020 ?
La stratégie du groupe tourne autour des dividendes. 50% pour les actionnaires !.... et nous ? et nous ? ... quelle stratégie pour BDDF ?
Dernière édition: il y a 2 semaines 2 jours par A131259.
  • Ninie
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il y a 2 semaines 3 jours #304 par Ninie
Ninie a répondu au sujet : Quelle stratégie pour 2020 ?
On fera quoi en 2020
  • JM
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il y a 1 semaine 4 jours #309 par JM
JM a répondu au sujet : Quelle stratégie pour 2020 ?
La questions concerne t elle la société générale ou le syndicat ?
En premier lieu, ce que montre les résultats publiés ces dernières années, c'est que la société générale a des fondamentaux sains :
Malgré les difficultés du secteur économique, et surtout malgré des pratiques éthiques discutables (qu'elles soient des pratiques d'individus particuliers ou des pratiques encouragées par l'ensemble du système), la banque dégage une rentabilité constante avant provisions.
le contournent des règles et des normes n'a pas de rendement à long terme
Les provisions pour risque ayant été établies sur les exercices précédents pour des montants que l'on peut considérer comme suffisants, il n'est pas nécessaire de prendre en compte, dans la stratégie future, les conséquences des manquements passés.

Maintenant, comment envisager les options prisent pour les prochaines années par la direction ?
1/ la fermeture de 500 agences

Le principal argument utilisé est la transformation de la banque des particuliers en plateforme numérique. Dans la croyance que les nouvelles générations éduquées à la consommation en ligne vont abandonner leur venue dans les agences.
c'est partiellement exact, puisque, en effet, la fréquentation des agences a diminué.
Mais c'est oublier plusieurs facteurs :
Adossé à chaque agence, on trouve des distributeurs automatiques dont, la fréquentation, elle, est en hausse.
Le Cash-back (l'utilisation de commerçants pour délivrer des billets de banque) ne peut pas être un remplacement des distributeurs. Si la clientèle (et les commerçants) accepteront, sans doute, de retirer ainsi de petites sommes, il est fort peut probable que ce soit accepté pour des sommes importantes.
Par ailleurs, il est assez probable que l'anonymat et la disponibilité permanente que procure les distributeurs fasse de ceux-ci un instrument incontournable.
Il eu résultera l'utilisation accrue des distributeur présents à la concurrence (et tout particulièrement à la poste)
Ce qui pourrait bien entraîner un reflux de la clientèle vers les agences de cette concurrence pour les "autres" opérations.
la concurrence des transferts directs à coût réduit diminue encore l'intérêt des transfert de petits montants
Si pour les opérations courantes, une part importante du public va utiliser le site en ligne, pour les opérations nécessitant les compétences d'un expert, la préférence sera donnée au face à face.
Et il est particulièrement apprécié que cet expert, en plus de ses compétences propres, dispose d'une autonomie suffisante pour adapter la règle au contexte en individualisant ses décisions.
Il est également important que le conseiller bancaire ait des horaires compatibles avec ceux de sa clientèle
Enfin, l'idée est que ce conseillé participe suffisamment à la vie locale pour pouvoir "détecter les besoins de financement de la communauté" et y répondre.

Par ailleurs, c'est un secteur en très forte concurrence , et même si Boursorama est leader du marché, si tous les clients ne sont pas passés sur ce site, c'est qu'ils trouvent encore un avantage à la formule classique.
le coût et le prix minimum de chaque service n'est pas un argument suffisant.
l'agence physique fidélise la clientèle.


la cession des immeubles abritant les agences fournira des revenus importants
Mais si cette option pourrait se comprendre, dans une période de difficulté économique, la vente de biens immobiliers au moment où la rentabilité du parc immobilier est au plus haut (en particulier pour le parc locatif) est contre-productif.
Par ailleurs, la gestion du parc étant faite en interne du groupe, cela a développé une importante compétence qui se concrétise par des coûts de gestions faibles.
Une diminution du parc immobilier entraînera nécessairement à terme, de nouvelles diminutions de personnel dans les centraux responsables de l'immobilier.

2/ la création d'agence a 1 seul agent
De telles agences engendre un risque d'exploitation accru aussi bien pour les agents, que pour l'entreprise et ses clients
Cela compliquera les congés, la gestion des maladies
et augmentera le risque d'infractions (qui sera ensuite reproché aux agents)
Il vaudrait mieux créer des agences à au moins 3 agents, mais à ouverture au public décalées. Ouvertes un jour sur trois, le nombre d'agents serait identiques mais pas les conséquences négatives.

3/ la "culture" des FinTechs
Même si elles ne sont pas la panacée, les FinTechs sont un renouvellement de la culture de l'entreprise.
Elles permettent de concevoir et de tester de nouveaux projets en limitant le risque financier et juridique (grâce à leur statut d'entité juridique autonome)
Elles augmentent, également, la "créolisation" de la culture d'entreprise grâce à l'intégration dans la même entité de salariés de divers horizons (internes ou externes)
Culture et connaissances que ces salariés pourront ramener dans leur entreprises respectives.
il faudra donner une attention particulière au statut des salariés détachés, pour leur permettre de revenir dans leur entité d'origine, si nécessaire, dans de bonnes conditions.

les FinTechs, n'étant pas nécessairement, soumises aux conventions de la banque, il faudra également s'assurer que les salariés qui y sont affectés n'en soient pas lésés
Il faudra également être attentif à leur participation "intellectuelle" et aux partages des gains engendrés par leur créations, qu'ils restent dans la nouvelle structure ou reviennent dans leur entité d'origine.
Il serait possible de créer un pool de salariés dédiés à participer, plus ou moins ponctuellement, aux nouvelles structures qui en auraient besoin.
faisant partager à toute l'entreprise la richesse d'innovation des FinTechs.

4/ les filiales de location et leasing
le chargement de culture des jeunes générations associé à la diminution de moyens des générations précédentes devrait renforcer le secteur de la location et du leasing.
la mise en place de nouvelle flottes de Véhicules automatisés devrais renforcer, encore, ce secteur.
Une réduction de leur personnel y serait donc particulièrement mal venue.

5/ l'international
Si le Private Equity verra sans doute son activité se réduire, il est à craindre que l'outsourcing, particulièrement des activités de back office se développe de plus en plus et cela malgré les risques avérés de perte de connaissances et de compétences que cela cause et malgré les risques de rupture de l'exploitation qui augmentent.
Le développement de contrats à statut local réduit la sécurité des salariés (particulièrement en ce qui concerne les droits sociaux (retraite et chômage))
Il faudrait s'attacher à privilégier les contrats Français pour les stagiaires et alternants embauchés à l'étranger
Aussi, tous les chiffres publiés devraient faire la différence entre emplois sur le territoire français et emplois à l'étranger.

En revanche, le financement international devrait continuer à s'étendre, et il réclame du personnel expert et spécialisé dont la formation ne peut pas être exclusivement scolaire. Il sera donc nécessaire d'amplifier le tutorat et le transfert de connaissances entre les anciens des services et les nouveaux arrivants


En résumé, si les points choisit pour les prochaines années sont biens ceux qu'il faut privilégier, leur traitement ne semble pas optimum pour l'avenir de l'entreprise. (et encore moins du point de vue des salariés)
Pourtant les salariés sont le premier groupe d'actionnaires de la société générale. C'est un point fort pour une entreprise qui veut résister à des concentrations hostiles.

On peut se demander pour qui sont prévues ces mesures qui ne peuvent amener qu'à un démembrement, à terme, de l'entreprise
Modérateurs: A131259SpizOlivierD
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